Economie

8:16:32 2017.07.11
Travailler, Comprendre, Partager
7:35:02 2017.07.03
Les trois techniques d’investissement. france vs the US in French   Les marchés financiers servent à mesurer la rentabilité du capital investi à tout moment. Sur le long terme, la rentabilité des sociétés françaises et américaines doit être la même et donc le ratio ne  peut pas avoir de tendance,  sinon, en l’absence de contrôle des changes, tout le capital disponible irait dans le pays à la plus forte rentabilité, ce qui ferait monter le taux de change du pays le plus  profitable et donc ferait baisser la rentabilité du capital dans ce pays. Comme on le voit, depuis 1970 le ratio des indices des deux marchés n’a en effet aucune tendance (ligne jaune qui est parfaitement horizontale)…   ce qui n’empêche pas  le ratio des indices (ligne noire) de s’écarter massivement de la moyenne de temps en temps, pour des raisons en générale politiques comme en 1981 ou en 2016. Ce sont ces écarts dus à des paniques qu’il faut savoir utiliser à bon escient… Par exemple, en ce qui concerne le dernier cycle, en 2008-2009, il fallait acheter la bourse américaine et vendre la bourse française, pour jouer le retour à la moyenne. Depuis le début de 2017, il fallait faire le contraire, vendre les USA et acheter la France. En fait, depuis 1970, il y a eu sept grandes occasions d’acheter la France en vendant les USA et six occasions de faire le contraire, c'est-à-dire une occasion d’arbitrer à peu près tous les quatre ans. 2.La deuxième façon de gérer son argent est elle aussi très connue et consiste à  « suivre le mouvement » : si «ça» monte j’achète, si «ça » baisse, je vends. Pour déterminer le sens du mouvement, les partisans de cette méthode utilisent des concepts tels celui de la moyenne mobile. Prenons l’or par exemple pour lequel il est difficile de faire une analyse objective de ce que serait sa valeur intrinsèque et comparons son cours journalier avec sa moyenne mobile à quatre ans par exemple. OR ET MMA QUATRE EN FRANCAIS Le raisonnement est simple : si le cours de l’or est inférieur à sa moyenne mobile à quatre ans (pourquoi quatre ans? parce qu’historiquement, c’est ce qui a marché le mieux et donné le moins de faux signaux), l’or est structurellement orienté à la baisse et ce n’est pas la peine d’en avoir. Dans le cas contraire, en avoir peut se justifier. Il est intéressant de constater que le cours est aujourd’hui à 1241 $ par once et la moyenne mobile à 1245 $, soit a 4 $, ce qui n’est rien. La période négative pour l’or qui avait commencé en Décembre 2012 est peut être en train de toucher à sa fin… Et comme le dollar baisse… A surveiller, de près… Ceux qui suivent cette technique n’achètent jamais au plus bas mais ne se font que très rarement prendre dans des énormes gamelles. 3 . La troisième façon de gagner de l’argent en bourse est d’emprunter à un taux bas pour acheter quelque chose qui rapporte plus. Par exemple, j’emprunte à 2% auprès de ma banque pour acheter une action qui me donne un dividende de 4 %...C’est de loin la technique la plus dangereuse tant la dette est certaine et le dividende incertain (il peut être supprimé à tout moment). Mon expérience personnelle a été qu’il est très difficile de s’enrichir avec l’argent des autres. Je déteste la dette, je dois le confesser, tant la dette est une atteinte à ma liberté individuelle.  Pourtant, c’est cette technique que les banques centrales ont favorisé massivement depuis 2002 en maintenant des taux très bas, qui bien sur n’ont en rien favorisé la croissance économique mais ont certainement aidé les riches à devenir plus riches, puisque que comme tout un chacun le sait, les banques ne prêtent qu’aux riches… et les banques centrales sont elles bien embêtées : si elles retirent maintenant leur soutien aux marchés, ils risquent de se casser la figure. Et si elles ne le retirent pas, des émeutes sont à craindre et ils risquent d’être pendus. Le lecteur aura compris qu’en ce qui me concerne, je suis instinctivement un partisan de la première méthode et que je n’hésite pas à utiliser la deuxième pour affiner mon « timing ».  Le lecteur aura compris aussi que j’ai la plus grande répugnance à utiliser la troisième tant l’idée de m’endetter me rend mal  à l’aise. Un vieux fond paysan sans doute… En ce qui concerne son portefeuille, le lecteur aura compris que le conseil de sortir des Etats-Unis pour investir ailleurs reste valable et que le moment de surveiller le cours de l’or, à tout hasard, est sans doute arrivé. Tout mouvement de hausse du métal jaune à partir du cours d’aujourd’hui déclencherait en effet un signal d’achat que chacun décidera de suivre- ou de ne pas suivre- selon qu’il est un ‘’ momentum player ‘’ ou pas… La deuxième question qu’il nous faut maintenant traiter est : quels sont les  actifs qu’il faut acheter parce qu’ils sont très en dessous de leur valeur théorique et quels sont ceux qu’il faut vendre. A l’achat sur les monnaies je ne trouve guère que le yen et un peu moins la livre sterling. En ce qui concerne les marchés obligataires, à l’achat, je mets la Russie, l’Inde, l’Indonésie. En ce qui concerne les marchés des actions, toujours à l’achat, à  peu près tout sauf les USA et l’Allemagne, avec une préférence pour les exportatrices en Grande-Bretagne, l’Asie du Nord et du Sud Est et le Japon. En ce qui concerne les placements à éviter à tout prix : toutes les obligations de la zone euro qui n’offrent plus aucun rendement et souffrent même de rendements négatifs ici ou là, et en plus dans  une monnaie qui n’est plus sous évaluée depuis sa hausse récente. Pour les actions américaines, sans être exagérément négatif, je préfère être ailleurs. Passons au momentum. En ce qui le concerne la plupart des marchés sont bien orientés et n’apparaissent pas dans une situation très dangereuse, quoique ces choses la puissent se retourner très rapidement. Et enfin, pour ceux intéressés par les techniques de portage (carry trade), les marchés les plus vulnérables sont sans doute les obligations de sociétés aux USA tant de nombreux fonds spéculatifs  voir même des particuliers ont massivement emprunté pour toucher un rendement supérieur au cout de l’emprunt. Si tout le monde veut sortir à la fois, la porte risque d’être étroite et ce d’autant plus que les grandes banques centrales semblent vouloir arrêter les distributions d’argent gratuit   Conclusion Préférez les actions en dehors des USA, sauf en Allemagne, ayez vos obligations en Asie tout cela n’est pas bien neuf. La seule addition consiste à surveiller le cours de l’or qui offre une configuration technique intéressante en ce moment Je n’aime pas l’or, mais s’il se met a monter, je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas participer. Bonne chance et n’oubliez jamais que la première position que vous devez vendre sera celle qui vous empêche de dormir parce que vous avez déjà trop perdu. Vous gérez un bilan et non pas un compte d’exploitation. Vendez à perte si nécessaire vos mauvaises décisions. Gardez le reste
8:01:23 2017.06.26
Une autre contre vérité : les taux d’intérêt bas favorisent la croissance économique
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Trump et l’Etat Profond : Un complot fort bien monté
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Lettre ouverte à notre nouveau Président
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Rupture entre le monde Anglo-Saxon et le monde Européen.
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A propos de l’épargne de liberté
7:27:05 2017.05.22
Les chances de réussite de monsieur Macron france allemagne       De 1970 à 2000, la variable d’ajustement fut le taux de change entre le franc et le DM, et le DM passa de 1.25 FF /dm à 3.3 FF/dm tandis que la croissance économique en France était au moins aussi forte en France qu’en Allemagne. En 2000, « on » a bloqué le taux de change, les sociétés françaises cessent rapidement d’être  concurrentielles, la variable d’ajustement devient la croissance qui accélère en Allemagne et  qui s’effondre en France, ce qui entraîne hausse du chômage et déficits budgétaires chez nous et le contraire chez les allemands….Pour faire court, le taux de change fixe subventionne les entreprises allemandes et pénalise les entreprises françaises puisque le coût du super siège social « Etat» est supérieur en France à ce qu’il est en Allemagne. Et c’est de ça que nous crevons.     Conclusion   TOUS les Présidents de la République depuis monsieur Mitterrand ont eu comme projet de créer de toutes pièces une Nation Européenne, alors qu’il n’y a pas de volonté de vivre ensemble en Europe, ce qui veut dire que l’Europe n’est pas une Nation.   Il s’agit-là d’une immense erreur conceptuelle de la part d’une classe dirigeante obsédée par l’Allemagne, comparable un peu à la Ligne Maginot dans les années 30 que les mêmes élites, Pétain en premier, soutinrent jusqu'à ce que les allemands entrent dans Paris (de Gaulle y était opposé). Or monsieur Macron, le poulain sélectionné par cette même élite veut accélérer le mouvement vers la Nation Européenne, ce qui ne va faire qu’aggraver les choses. Faire plus de quelque chose qui ne marche pas, c’est ce que fit le communisme pendant un siècle, et chacun en a constaté les résultats heureux.   Pour arriver à ses fins, notre Président va devoir virer environ 40 % des fonctionnaires français ou bien faire baisser leurs salaires et ceux du secteur privé, ce qui a déjà été essayé en Grèce depuis quelques années ou en France en 1934 avec monsieur Laval. Ou alors, les allemands devront transférer aux autorités françaises le montant de la subvention qu’ils touchent grâce au taux de change, ce qui est inenvisageable, même si l’on présente cela comme une contribution à la Défense de l’Allemagne. Enfin, si l’on baisse le salaire du français compétent et travailleur, il ira se faire embaucher ailleurs, en Allemagne ou à Hong-Kong par exemple et ne resteront chez nous que les mauvais, ce qui ne va pas favoriser la croissance… Dans le premier cas, notre volonté de vivre ensemble va exploser. Dans le second, nous allons devenir comme le Sud de l’Italie. Nous irons quémander des subventions ou des emplois en Allemagne comme les Napolitains le font à Milan et la seule industrie de croissance sera la corruption. A mon avis, il n’y a pas, et il ne peut pas y avoir de solution intermédiaire, et monsieur Macron va donc échouer, comme tout le monde avant lui. La réalité est toute simple et c’est cette réalité que le nouveau Président refuse de considérer. Cette réalité, la voici et elle n’a pas changé depuis 17 ans :
  1. On peut avoir 70 % de fonctionnaires de plus que l’Allemagne
  2. On peut avoir un taux de change fixe avec l’Allemagne
  3. On ne peut pas avoir les deux à la fois.
  Jamais je n’ai plus souhaité avoir tort.