Economie

7:01:20 2016.02.08
Des réformes faciles à faire, et qui ne coûteraient rien
  1. interdit de publication (me suis-je laissé dire), et bien sur par un gouvernement de droite, ce qui est proprement invraisemblable. Supprimer la notion même de syndicats représentatifs, voila qui serait une belle réforme. Après tout la seule chose qui donne un caractère représentatif à un élu, c’est que l’élection ait été libre. Nous en sommes loin, très loin.
  2. Et enfin, la dernière des réformes qui ne couterait rien et pourrait rapporter gros, ce serait de sortir l’Etat de tout ce qui a à voir avec l’information ou la culture. Supprimer toutes les subventions, supprimer toutes les chaines d’informations « nationales », supprimer les avantages fiscaux dont bénéficient les journalistes, supprimer le ministère de la culture, supprimer le service à Matignon chargé de filer des enveloppes  à l’Humanité, à Libération, au Monde, à Ouest France, au Figaro etc. au nom de la soi disant diversité de la Presse serait faire œuvre de salubrité publique. La liberté  de la Presse est antinomique avec la subvention Etatique. Des journalistes subventionnés sont des chiens à la niche, et c’est bien pour cela que ces subventions existent, pour les garder à la niche, avec un bon collier autour du cou. La Liberté, c’est d’avoir un compte d’exploitation en excédent en ne prenant en compte que les revenus provenant des lecteurs et de la publicité. A ce titre, il n’y a en France qu’un seul journal libre, et c’est le Canard Enchainé. Et cela se voit.
  Je ne prétends pas faire de la politique mais j’ai un métier dans lequel j’ai appris, tout au long de ma vie, à ma remettre perpétuellement en cause, car telle est la vrai nature de l’homme. Si je peux donner des conseils financiers aux lecteurs de l’IdL, je n’ai en revanche AUCUN conseil politique à donner. A  chacun d’entre eux de se forger une opinion. Mais pour ce faire, ils devraient envoyer à tous ceux qui espèrent être élus la liste de ces sept réformes. Ceux qui répondraient qu’ils seraient prêts à les mettre en œuvre dans les 100 premiers jours de leurs mandats devraient à mon avis bénéficier d’un préjugé favorable. Quant aux autres ce sont au pire des menteurs et au mieux des jean foutre à écarter avec la plus grande célérité de toute envie de vote.
7:38:22 2016.02.01
Taux d’intérêt et taux de change: le pays de la soif Institut des Libertés"    
9:07:05 2016.01.26
Qui a peur de la concurrence ?

Sophie de Menthon

le   9  février 2016  dans les locaux de l'ENA

Pour une conférence/table ronde réunissant chefs d'entreprises,historiens et intellectuels autour du thème de la concurrence.

Toutes les informations dans le PDF ci joint.

invitation_concurrence_200116-3

NDLR:Il s'agit d'une journée complète d'intervention  avec un cocktail qui est proposée par l'organisateur pour nos lecteur à 60 Euros (au lieu des 80 Euros). Cela reste un budget, certes.

7:32:51 2016.01.25
Bear Market : Ours brun ou Grizzly ?

l'Institut des Libertés" en AMONT de l'article. C'est à dire précisément içi.

Sans AUCUNE exception //AUCUN Changement au texte accepté.

  En tant au président de L'Institut des Libertés, mon souhait le plus cher serait de pouvoir commenter les idées présentes dans le monde intellectuel du moment. Las. En effet,il me semble que ce pays aime plus à parler de "gens" que "d'idées" . Je me résous donc à m'entretenir avec mes fidèles lecteurs de l'IdL de la situation mouvementée sur les places financières actuelles, puisque "faute de grives etc". Il est d’usage d’appeler un marché  qui baisse un « bear market» et un marché  qui monte un « bull market ». Pour être honnête, je ne sais pas très bien d’où viennent ces deux descriptions. J’ai lu beaucoup d’explications à ce sujet, mais aucune ne m’a vraiment satisfaite. Quoiqu’il en soit, depuis pas mal de temps, j’ai essayé de prévenir les lecteurs de l’IDL que la probabilité d’un bear market augmentait jour après jour et que la seule façon de se protéger était d’avoir un portefeuille 50 % en actions de qualité et 50 % en obligations très longues aux USA. Un tel portefeuille n’a pas baissé dans le carnage de ce début d’année, ce qui est une bonne nouvelle. Qui plus est, il est encore en hausse sensible depuis que je l’ai recommandé pour la première fois, il y a un peu plus d’un an, ce qui est bien. Compte tenu du massacre dans les marchés des actions  depuis le début de cette année, je vais partir de l’hypothèse dans la chronique de cette semaine que nous sommes rentrés dans un marché baissier, un vrai (ce que beaucoup de gens n’acceptent pas encore.) Et c’est là où les choses se compliquent. En étudiant l’histoire financière -et au travers de ma propre expérience- je me suis rendu compte que dans le fonds il y avait deux sortes de Bear Markets.
  1. Dans les premiers, que j’appellerai des «ours bruns», l’indice baisse de 20 % à  25 % sur ses plus hauts, et cette baisse dure en général de 12 à 18 mois. Désagréables  ces bear markets sont, comme dirait Yoda, mais dans le fonds on s’en remet assez facilement.
  2. Dans les seconds, que j’appelle des « Grands Grizzlys », c’est une toute autre affaire. La baisse sur les plus hauts en termes réels atteint facilement 50 % et il faut souvent attendre quatre ans ou plus pour retrouver les plus hauts. Et encore, pas toujours : le Nikkei n’a toujours pas retrouvé ses cours de fin 1989…
L’ennui, c’est que les deux commencent de façon similaire et que ce n’est qu’au bout d’un certain temps que l’on se rend compte que l’ours contre lequel on lutte est un Grizzly et non pas un ours brun. Le fait d’admettre que nous soyons rentrés effectivement dans un marché baissier ne règle donc en rien mon problème.  
  • Dans le premier cas, celui du gentil ours brun, comme pas mal de titres ont déjà baissé de 20 % sur leurs plus hauts, je dois me préparer ne serait ce qu’intellectuellement à racheter et à augmenter le niveau de risque dans mon portefeuille.
  • Dans le second cas, le Grizzly,  il faut que je reste bien au chaud le plus longtemps possible et que je n’achète  les plus belles valeurs que lorsqu'elles seront «données dans la rue », ce qui est loin d’être le cas encore.
Comment savoir donc au début du mouvement  si je vais avoir à faire à  un Ursus Minus ou à un Ursus Magnus ? C'est effectivement une question que le lecteur de l'IdL serait à même d'avoir. Voici un début de réponse, que je propose avec toutes les précautions d’usage, en gardant en mémoire que les articles que je commets en ce lieu, qui est un peu ma tanière de vieil ours de la finance, n'ont aucune vocation commerciale et ne constituent absolument pas une stratégie de placement envers mes fidèles lecteurs amis. Dans ma classification des bear markets, selon moi, les premiers, les gentils, se passent parce que le marché est un peu cher et qu’il faut le ramener à une valorisation plus normale. L’archétype  est bien sur 1987 où les marchés ont baissé de 25 % en une journée, et  hop, le bear market était fini. Les deuxièmes se produisent parce que le Capital, ce bien rare entre tous, a été mal utilisé par ceux qui y ont eu accès. Et il faut donc corriger cette mauvaise allocation, ce qui prend beaucoup plus de temps et cause beaucoup plus de dégâts. Les fidèles lecteurs du site  de l'IdL se souviendront que j’ai souvent écrit que les grands bear markets se produisaient parce que l’une ou plusieurs de ces erreurs de politique économique suivantes avaient été commises par les autorités :
  • une guerre,
  • une augmentation des impôts,
  • une augmentation des réglementations,
  • un mouvement vers le protectionnisme et enfin
  • une erreur de politique monétaire.
Toutes ces erreurs amènent en effet d’une façon ou d’une autre  à une baisse de la rentabilité marginale du capital investi. Dans les années 30, la quasi totalité des gouvernements dans le monde entier se sont laissés aller à commettre toutes ces erreurs à la fois, et chacun se souvient des résultats. Aujourd’hui, nous semblons être en train de répéter les mêmes erreurs, les dévaluations étant une forme de protectionnisme, la situation de la paix dans le monde étant quelque peu compromise, les réglementations proliférant comme jamais (voir par exemple le code du travail en France) tandis que le poids de l’Etat dans l’économie ne cesse de monter, sauf en Grande-Bretagne et peut-être aux USA. D’après moi cependant la pire des erreurs a été et reste une erreur de politique monétaire, un peu comme dans les années trente et cette erreur a commencé aux USA. Comme je l’ai dit et écrit souvent, taux d’intérêts et taux de change sont les deux prix les plus importants dans tout système économique puisque de ces deux prix dépendent tous les autres prix.  Si ces deux prix sont faux, tous les autres prix le seront. Et comme le seul système d’information dont dépendent les entrepreneurs sont les prix, tous ces faux prix amèneront à de mauvaises décisions et un jour ou l’autre il faudra que ces mauvaises décisions soient corrigées, ce qui nous créera de toutes pièces un très long et très vilain bear market. On le voit dans les matières premières et le pétrole en ce moment, mais ce n’est que le début, je le crains.   Je vais essayer de montrer cette réalité sous forme graphique comme je le fais souvent. Ce graphique le voici URSUS MAGNUS and negative real rates

(Graphique original soumis à Droit d'Auteur- Aucune reprise sans autorisation expresse spécifique au cas par cas)

  • La Ligne bleue, représente l’indice SP 500 en termes réels, c'est-à-dire déflatée de la hausse des prix aux USA (échelle de gauche)
  • Les barres rouges représentent les «grizzlys» où il a fallu attendre au moins 4 ans et parfois plus pour retrouver son capital.
  • Et enfin, les périodes hachurées vertes sont celles où la banque centrale maintient des taux d’intérêts en dessous du taux d’inflation et donc procèdent  à «l’euthanasie du rentier», si chère à Lord Keynes.
  Comme chacun peut le voir, les taux réels négatifs sont toujours  accompagnés ou suivis par des Grizzlys. En d’autres termes, les politiques Keynésiennes d’augmentation de la dépense publique accompagnées de l’euthanasie du rentier amènent toujours à un appauvrissement général et à des crises financières. Et depuis 1998 (ou 2002), nous n’avons cessé de suivre des politiques Keynésiennes et nous avons déjà eu deux Grizzlys. Je  crains donc que le bear market dans lequel nous venons de rentrer  ne soit un bon vieux Grizzly, un de plus… Si l’expérience nous a enseigné quelque chose, c’est bien qu’une gestion par des gens omniscients, ou qui se croient tels amène toujours à des désastres. Je pense donc qu’un grizzly est en train d’arriver et que pour la première fois dans leur histoire les banques centrales n’ont plus aucune arme en réserve. Et donc, pour l’instant, je ne change pas la structure de mon portefeuille. A mon avis, j’ai tout le temps devant moi…          
7:47:03 2016.01.11
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