Economie

7:54:03 2017.04.10
Le seul sport conforme aux Evangiles
7:01:24 2017.04.03
Pas de problème de compréhension en ce qui concerne l’économie; gros problèmes à comprendre les économistes. image002-2 Ce graphique est extraordinairement simple.
  • La ligne noire, c’est simplement la croissance structurelle du PIB Américain qui se lit sur l’échelle de gauche. Sur les 10 dernières années, la croissance moyenne annuelle est tombée de 3 % par an en 2007 à 1. 38 % par an en 2017.
  • Le hachurage rouge correspond aux moments ou les taux d’intérêts réels (c’est à dire déduction faite de l’inflation) étaient à moins de 1 % par an.
  • Les deux grandes baisses structurelles de la croissance aux USA (1968 à 1982 et 2003 à aujourd’hui) se sont produites pendant que les taux d’intérêts étaient BAS, tandis que les autres ont vu le taux de croissance se maintenir sans aucun effort à 3 % par an, voir au-dessus
  • Et je peux montrer les mêmes résultats pour la Grande Bretagne, le Japon, la France etc.
Il semble donc que manipuler le prix de la monnaie pour le bloquer à un taux très bas amène à des résultats toujours désastreux, ce qui ne surprendra que ceux qui tirent leurs informations de la presse officielle. En fait, théoriquement il ne peut pas en être autrement, et voici pourquoi. Le taux d’intérêt, dans un monde parfait, est le prix auquel la demande d’épargne égale l’offre d’épargne. Imaginons que ce taux soit à 5 %. Imaginons de plus que le gouvernement dans sa grande sagesse estime que cela est trop haut et le mette artificiellement à 2 %. Immédiatement, tous ceux qui peuvent emprunter, c'est-à-dire ceux qui ont des actifs (les riches) vont pouvoir emprunter pour acheter des affaires ou des actifs existants qui rapportent plus que 2 %. Si j’emprunte à 2 % pour acheter quelque chose qui rapporte 4 %, je gagne à tous les coups et sans prendre de risque. Et donc le « levier » dans le système, c'est-à-dire l’endettement va monter très fortement. Ce qui rend le système plus vulnérable en cas de ralentissement. Le prix des actifs existants va se mettre à monter et donc les riches deviennent plus riches tandis que les « pauvres », souvent les jeunes, ont du mal à se loger et deviennent plus pauvres. Comme il est très facile de s’enrichir sans prendre de risque, plus personne n’investit dans une augmentation du stock de capital qui impliquerait une prise de risque et donc la productivité se met à baisser Et quand la productivité baisse, le niveau de vie des pauvres suit. Et la croissance structurelle s’écroule puisque la productivité s’écroule. Et la productivité s’écroule par manque d’investissement. Les rentiers font plein d’argent, les entrepreneurs ne peuvent se financer. Voilà ce qu’amènent des taux trop bas. Et à l’arrivée, tout le monde, sauf les rentiers, vote pour des « démagogues », nom donné par les rentiers à ceux qui cherchent à aider les pauvres. La conclusion à tirer c’est bien sûr que les taux bas sont l’outil central dont se servent les coquins et les copains pour se livrer à leur sport préféré, le capitalisme de connivence. Encore une fois, les gagnants sont ceux qui sont près du pouvoir, et les perdants les « petites gens » qui n’ont pas d’amis à la banque centrale. En fait, je ne peux pas croire qu’un économiste honnête intellectuellement ne soit pas capable de comprendre ce qui est une évidence à la fois logique et scientifique. J’en arrive donc à la conclusion que la plupart des économistes, travaillant dans des banques, des universités, des grandes sociétés ou des organisations internationales roulent pour ceux qui les payent, un peu comme les journalistes des grands media. Et que donc ils disent ce que leurs maitres leur disent de dire. Et comme leurs maitres ont besoin d’avoir des taux bas pour s’enrichir sans prendre de risque, eh bien, ils défendent les taux bas au prétexte que ce serait une mesure sociale. Dans le fond, je suis bien content de ne pas être considéré comme un économiste sérieux en France.   .        
7:45:26 2017.03.27
Et qu’est ce qu’on fait avec nos sous ? image002 Chacun peut voir que depuis 1969, les deux marchés financiers ont eu la même rentabilité mais que de temps en temps, Paris est trop cher (comme en  1990 ou en 2007) et que donc il faut le vendre et que de temps en temps Paris est trop bon marché (comme aujourd’hui) et que donc il faut l’acheter. Aujourd’hui, Paris est aussi bon marché que pendant les grandes années de l’union de la gauche de 1981 à 1983 ,à deux écarts types de sous évaluation par rapport à la tendance à  long terme. Celui qui achète Paris aujourd’hui est quasiment assuré de surperformer le marché Américain sur les cinq prochaines années. Dans les semaines qui viennent, il va donc falloir vendre NY et acheter Paris, accélérant les achats si Paris se cassait la figure pour des raisons politiques. Dans le fond,  prendre des décisions en fonction de la politique est une façon pour le mauvais gérant d’acheter cher et de vendre bon marché. Dans la réalité, Il faut acheter quand monsieur Mitterrand arrive et vendre quand monsieur Chirac devient Premier Ministre et non pas l’inverse. Faisons le même calcul en regardant cette fois l’évolution du CAC contre le DAX Allemand. Nous constatons la même chose : aucune tendance sur le long terme et une sous évaluation patente du CAC vis-à-vis du DAX. Remarquons que depuis l’introduction de l’euro, la bourse de Paris a fait beaucoup moins bien que la bourse allemande (248 contre 328) et que du coup le ratio des valorisations est à un plus bas historique. Et donc, le marché français est « donné dans la rue » vis-à-vis de deux de ses principaux concurrents … Or, d’après tous mes savants calculs, la bourse américaine est en train de devenir objectivement chère, ce qui veut dire que le S&P 500 est non seulement cher par rapport au CAC mais cher par rapport a son histoire propre tandis que la bourse de Francfort s’écroulerait si l’euro venait à disparaitre et cela pour une raison toute simple : les sociétés allemandes produisent et vendent à partir du territoire allemand, et la réapparition d’un DM en forte hausse ferait s’écrouler leurs profits comme jamais. La bourse allemande sera certainement la plus  touchée si l’euro venait à disparaitre. Par contre, la réapparition du franc n’aurait aucun impact organisationnel sur les sociétés françaises qui produisent partout dans le monde et assez peu en France et leurs cours de bourse monteraient sans aucun doute dans le cas d’une baisse du franc. Et donc, et pour la première fois depuis des années, j’ai envie d’acheter des actions en France, parce qu’elles sont françaises. Le risque boursier sur la France  aujourd’hui est sans doute très inferieur à celui qui existe sur les Etats-Unis et sur l’Allemagne, ce qui parait paradoxal mais ne l’est pas tout simplement parce que le risque politique Français est déjà largement pris en compte dans les cours. Je garderai cependant les positions que j’aurais pu établir en Grande-Bretagne et au Japon qui présentent les mêmes caractéristiques que la France. On va encore dire que je ne suis pas raisonnable, façon polie de dire que je suis fou comme un lapin.  A ce propos, je voudrai dire encore une fois que rien ne prouve que les gens raisonnables prennent de meilleures décisions en bourse que les fêlés. En fait, je crois sincèrement que dans les trois mois qui viennent, une chance historique d’acheter la bourse de Paris à des niveaux très attrayants va se produire. Si j’étais encore gérant, je commencerai a mettre des ordres « limites » très en dessous des cours actuels en espérant que ces cours pourraient être touchés lors d’une panique. Bonne chance.    
7:22:19 2017.03.13
Grande-Bretagne et Europe : Une situation surréaliste. 7067112a11cb4c508f8c8951a36ad111       Explication du Commissaire européen lambda ou de l’homme de Davos de base. Les exportations de la Grande Bretagne vers la zone euro ne progressent plus depuis 10 ans, alors que ses importations de la même zone montent fortement. Cela veut donc dire que l’économie britannique n’est pas compétitive avec les économies de la zone euro et/ou n’a rien à vendre au reste de l’Europe. A la place de se reformer pour redevenir compétitifs, les britanniques ont choisi de sortir de l’Europe et comme ils sont inefficaces, qu’ils n’ont rien à vendre et qu’ils ne seront plus protégés par Bruxelles, leur économie va s’effondrer et ils n’auront que ce qu’ils méritent. Explication de Lord King, ancien gouverneur de la banque d’Angleterre Les exportations de la Grande Bretagne vers le reste du monde hors zone euro se développent admirablement ainsi que les importations anglaises en provenance de cette zone (voir le graphique du bas).  Les exportations anglaises vers l’Europe ne croissent pas tout simplement parce que la zone euro hors Allemagne stagne depuis 20 ans, et donc les importations françaises, italiennes, espagnoles, grecques, portugaises s’écroulent puisque les niveaux de vie locaux se sont ratatinés dans tous ces pays depuis vingt ans également. Et cette chute sans précédent des niveaux de vie en Europe continentale a été créée de toutes pièces par la coexistence de l’euro et de la folie réglementaire de Bruxelles (Cf. le dernier livre de Lord King, the end of Financial alchimy ». En sortant de l’Europe, la Grande-Bretagne coupe donc le lien qui reliait la chaloupe Anglaise au Titanic Bruxellois en train de sombrer, et ce faisant, la Grande-Bretagne se sauve. Bien entendu, si vous croyez comme mon haut fonctionnaire européen que la première thèse est la bonne, par charité il va vous falloir «punir» la Grande –Bretagne pour empêcher la France, l’Italie ou l’Espagne de se suicider. Si vous pensez comme Lord King que le problème est la stagnation de l’Europe et non pas la sortie de la Grande-Bretagne , alors, vous allez dire que depuis vingt ans la Grande- Bretagne achète beaucoup plus au reste de l’Europe qu’elle ne le devrait sans que les européens lui rendent la politesse, tout simplement parce qu’on les y force (politique agricole commune par exemple)  et qu’il vaudrait beaucoup mieux pour l’économie anglaise qu’il achètent ailleurs et moins cher, ce qui ferait monter le niveau de vie des électeurs anglais. Sortir de l’Europe, c’est donc rendre sa liberté de choix au citoyen britannique. Quand j’étais enfant, j’entendais souvent une phrase : « le client est roi » Le lecteur sans instruction remarquera que les anglais nous achètent infiniment plus qu’ils ne nous vendent, que donc ce sont nos clients et qu’il serait peut-être raisonnable d’être aimables avec eux.  Nous devrions en fait être d’une gentillesse extrême puisqu’énormément d’emplois chez nous sont dépendants de leurs achats. Hélas, ceux qui nous gouvernent sont très instruits et on fait l’école nationale d’administration. Et ces génies pensent que si les anglais ont un déficit, c’est tout simplement parce qu’ils sont mal gérés et qu’il est urgent de punir les gens mal gérés sans même réfléchir une seconde que ces incapables sont nos clients. Les punir, c’est les inciter à acheter ailleurs. Il faut quand même être complètement crétin, ou avoir fait de très longues études, ou être fonctionnaire, ou les trois à la fois pour punir financièrement ceux qui vous achètent beaucoup plus de produits qu’ils ne nous en vendent. Or, c’est ce que propose de faire les Barnier et Juncker de ce monde. Bien entendu s’ils le font, les usines VW et BMW fermeront à Wolfsburg et à Munich tout simplement parce que les anglais iront acheter leurs voitures en Suède, en Corée ou au Japon. Ce ne sont pas les fabricants de voitures qui manquent et la moitié des surplus allemands est due à des exportations de voitures dont plus personne n’aura besoin dans 10 ans. Je peux par contre assurer le lecteur que tout le monde aura toujours besoin des services de la City dans 10 ans. Et la zone Euro pendant ces mêmes 10 ans continuera de s’enfoncer de façon imperturbable et cela durera tant que les Barnier and Co ne seront pas virés, c'est-à-dire tant que les peuples ne se seront pas libérés… Aux urnes citoyens, Formez vos bataillons Allons, allons !
7:33:25 2017.03.06
Petit inventaire des méthodes sordides employées par les hommes de Davos pour enfumer les populations et rester au pouvoir.
7:00:01 2017.02.20
Macron ou comment le vide peut envahir l’espace politique
7:21:40 2017.02.13
La Révolte des Tolérants