Economie

7:13:20 2017.10.09
Comment gagner de l’argent sans travailler…mais en réfléchissant.     La ligne jaune est simplement le rapport entre la rentabilité du marché français, dividendes réinvestis en dollar divisée par la rentabilité du marché anglais, dividendes réinvestis, en dollar également. Voilà qui parait très compliqué et qui ne l’est pas du tout. Si la ligne jaune monte, cela veut dire que la bourse de Paris fait mieux que sa consœur britannique. Si elle baisse, le contraire.   Quelques remarques s’imposent.  
  1. Sur le long terme, la performance des deux marchés est EXACTEMENT la même puisque la moyenne historique du ratio depuis 1978 est à 1. Il ne peut en être autrement puisque la rentabilité du capital investi entre deux pays voisins et dans un régime de libre concurrence internationale ne peut être différente, sinon tout le monde irait investir dans le pays le plus rentable, dont la rentabilité du capital baisserait devant cet afflux…
  2. Sur le moyen terme, cependant, nous nous éloignons fréquemment et fortement de cette moyenne (on passe de 1.3 à 0.75 fréquemment, voir le graphique). Historiquement, quand nous sommes à plus de deux écarts types d’un côté ou de l’autre de la moyenne (au-dessus de 1.3 ou en dessous de 0.8), ce qui ne se produit que moins de 5 % du temps statistiquement, il est intelligent de vendre le pays « surévalué » pour racheter le « pays sous-évalué ».
  3. Un point important doit être mentionné ici : Faire cette manœuvre en utilisant des critères politiques amène presque à chaque fois au désastre, comme le montre fort bien le graphique. Il fallait vendre la GB quand monsieur Mitterrand a été élu pour acheter la France et revendre la France dès que la droite gagna les élections législatives cinq ans plus tard pour un gain « relatif » de plus de 50 %, et recommencer dès que monsieur Jospin devint premier ministre pour revendre dès que monsieur Chirac fut élu à la Présidence. Aujourd’hui la presse mondiale adore monsieur Macron et n’a que mépris pour madame May, ce qui devrait inciter tout un chacun à se bourrer de Grande-Bretagne.
Première règle donc : la VALEUR a une importance extrême (dans ce cas la valeur relative d’un marché par rapport à l’autre) et la politique n’a aucun intérêt pour arriver à notre but qui est de s’enrichir en dormant, bien au contraire. Gardant donc notre but initial bien en tête (ie s’enrichir sans travailler), la question suivante doit être : Où en sommes-nous aujourd’hui ? La réponse est simple : Le marché français est à plus de deux écarts types surévalué par rapport au marché anglais. Je commence donc à me lécher les babines en me disant que nous arrivons dans une situation intéressante… Le lecteur particulièrement paresseux peut s’arrêter là et aller passer ses ordres. Le lecteur plus curieux voudra savoir pourquoi dans les années qui viennent la bourse de Londres va sans doute faire mieux que la bourse de Paris. En voici la raison : Tout passe par le taux de change. Aujourd’hui, la monnaie anglaise est sous-évaluée de près de 20 % par rapport à la monnaie française comme en fait foi le graphique suivant. Qu’est qui va se passer chez notre voisin ? Réfléchissons. Le niveau de vie des « rentiers » (retraités, fonctionnaires) a beaucoup baissé compte tenu de la baisse de la monnaie dans laquelle ils touchent leur rente. Ils vont donc acheter beaucoup moins de produits « importés » (dont les prix ont beaucoup monté compte tenu de la dévaluation de la Livre) et vont devoir se rabattre sur les produits « domestiques », peut être de moindre qualité mais les producteurs locaux vont enregistrer une forte hausse de leurs marges de toute façon (on n’achète plus une BMW mais une Vauxhall ou une Ford). Quant aux industries liées à l’exportation, déjà rentables avant la baisse de la Livre, elles vont connaitre un boom tant leur marge s’est accrue et les entrepreneurs dans ces secteurs vont gagner de l’argent « gros comme eux ». Voilà qui va amener à une amélioration sensible du commerce extérieur britannique. Le re-balancement entre importations et exportations se produit en général dans les deux à trois ans qui suivent la dévaluation (ces choses la prennent du temps) et comme celle-ci a commencé aux environs de la fin 2015, début 2016, nous arrivons donc au moment où les améliorations devraient commencer à être perceptibles au Royaume Uni. Et bien sûr, exactement l’inverse va se passer chez nous, où nous allons avoir un transfert massif de richesse des entrepreneurs vers les rentiers (une fois de plus ! Nous sommes décidemment les champions du monde de ces transferts étant depuis toujours gouvernés par des rentiers/ fonctionnaires). Pour faire simple : Une dévaluation n’est rien d’autre qu’un transfert massif de pouvoir d’achat des rentiers vers les entrepreneurs. Toute dévaluation amène à une baisse du poids de l’Etat (les rentiers) dans l’économie et à une hausse du secteur privé (les entrepreneurs) dans cette même économie. Et que l’on ne me dise pas que la Grande-Bretagne n’a rien à vendre, ce sont et de loin les plus gros exportateurs de services dans le monde et leur appareil industriel est plus important aujourd’hui que celui de notre cher et vieux pays. Et le contraire va se passer chez nous. Et comme le rôle de la Bourse est de mesurer la rentabilité du capital investi par ces mêmes entrepreneurs, il ne faut pas avoir fait de longues études pour comprendre pourquoi par exemple la bourse française a surperformé la bourse anglaise de 1981 à 1987, puisque les folies Mitterrandiennes avaient envoyé au tapis le franc français, ce qui avait fait fortement monter la rentabilité sur capital investi dans notre beau pays et le CAC 40 avait fort normalement suivi. Continuons. Pour l’instant nous avons identifié deux éléments importants et nécessaires pour prendre une décision rationnelle : le premier c’était la valeur intrinsèque du placement et le deuxième était le mécanisme logique qui allait permettre à cette valeur latente de se concrétiser en valeur de marché. Les tous meilleurs parmi les gérants sont capables de repérer un troisième élément, mais là je dois dire que je ne suis pas très bon (ce qui veut dire que je suis mauvais) et je veux parler bien sûr du timing parfait de l’achat ou de la vente. A mon avis il s’agit là d’une chimère. La seule fois de ma vie où j’ai acheté au plus bas (en 1974), j’avais tellement peur que j’ai acheté les mauvais titres (ceux qui n’avaient pas baissé). Mon conseil est donc simple: Laissez tomber le timing parfait. Une fois que les conditions « fondamentales » sont réunies, faites un premier mouvement puis un deuxième deux mois après et un troisième encore deux mois plus tard, et quand vous aurez fini, partez en vacances et regardez votre compte un ou deux ans plus tard. Comme le dit le proverbe boursier : On gagne toujours plus d’argent avec son derrière (en restant assis) qu’on n’en gagne avec son cerveau. Il est bon de se servir de sa cervelle, mais il ne faut surtout pas en abuser. Conclusion Résumons-nous, avant d’investir vous devez considérer la valeur « intrinsèque » de votre futur investissement en premier, puis comprendre quel sont les mécanismes qui permettraient à cette valeur de monter vers sa valeur théorique, analyser combien de temps il faut en moyenne pour que le retour à cette valeur théorique ait lieu, et puis, quand tout est en place, acheter sur une période de 6 mois, et partir en vacances ensuite. Dans le fond, gagner de l’argent sans travailler, c’est facile, mais ça requiert non pas de travailler (pouah, quelle horreur !) mais de savoir comment réfléchir et surtout quand s’arrêter de réfléchir. Et le plus dur est certainement de s’arrêter de réfléchir. Je recommande le cigare et le Châteauneuf du Pape blanc pour atteindre cet état, désirable entre tous.        
12:35:04 2017.09.18
Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaine ?
7:49:10 2017.09.11
Qu’est ce que le Libéralisme ? avec d'autres) et qui n’a rien à voir avec le libéralisme. Pour des raisons qui m‘échappent, ce capitalisme dévoyé a reçu en France le nom de "libéralisme", ou de "néo-libéralisme" ou "d’hyper libéralisme" alors qu’il en est l’absolu contraire. "Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde "disait Camus. Et donc les criminels au pouvoir et leurs valets dans la presse savent très bien que si la France se convertissait au libéralisme, ils perdraient tous leurs pouvoirs et donc ils peignent le libéralisme comme une monstruosité alors même que c’est la seule solution aux malheurs de notre pays. Soyons bien clairs : le gouvernement par des copains et des coquins s’appuyant sur l’Etat pour s’enrichir n’a rien à voir avec le libéralisme et tout à voir avec le grand banditisme. Nous avons un gouvernement mafieux mais certainement pas un gouvernement libéral car dans un pays libéral tous ces gens seraient en prison et depuis longtemps. Toujours optimiste, je ne désespère pas de voir arriver le jour ou le libéralisme s’imposera en France. J’ai toujours été un grand idéaliste.            

Pour nos amis libéraux du Sud Ouest, 

Charles Gave interviendra la Samedi matin à 9 heures au

 8 ème Weekend de la Liberté 22, 23 et 24 septembre 2017

 

8ème Weekend de la Liberté,
à l’hôtel Sourceo de Saint-Paul-lès-Dax,
du 22 septembre 2017 à 12h au 24 septembre 2017 au déjeuner.

Sur le thème :

Les 100 jours sous le regard de Frédéric Bastiat.
Laissez faire ou se laisser faire ?

« Le déplacement de la responsabilité a faussé l’opinion populaire. Le peuple, accoutumé à tout attendre de l’État, ne l’accuse pas de trop...

Brochure complète du congrès
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7:20:50 2017.09.04
La Peste Blanche https://www.steynonline.com/    
8:16:32 2017.07.11
Travailler, Comprendre, Partager
7:35:02 2017.07.03
Les trois techniques d’investissement. france vs the US in French   Les marchés financiers servent à mesurer la rentabilité du capital investi à tout moment. Sur le long terme, la rentabilité des sociétés françaises et américaines doit être la même et donc le ratio ne  peut pas avoir de tendance,  sinon, en l’absence de contrôle des changes, tout le capital disponible irait dans le pays à la plus forte rentabilité, ce qui ferait monter le taux de change du pays le plus  profitable et donc ferait baisser la rentabilité du capital dans ce pays. Comme on le voit, depuis 1970 le ratio des indices des deux marchés n’a en effet aucune tendance (ligne jaune qui est parfaitement horizontale)…   ce qui n’empêche pas  le ratio des indices (ligne noire) de s’écarter massivement de la moyenne de temps en temps, pour des raisons en générale politiques comme en 1981 ou en 2016. Ce sont ces écarts dus à des paniques qu’il faut savoir utiliser à bon escient… Par exemple, en ce qui concerne le dernier cycle, en 2008-2009, il fallait acheter la bourse américaine et vendre la bourse française, pour jouer le retour à la moyenne. Depuis le début de 2017, il fallait faire le contraire, vendre les USA et acheter la France. En fait, depuis 1970, il y a eu sept grandes occasions d’acheter la France en vendant les USA et six occasions de faire le contraire, c'est-à-dire une occasion d’arbitrer à peu près tous les quatre ans. 2.La deuxième façon de gérer son argent est elle aussi très connue et consiste à  « suivre le mouvement » : si «ça» monte j’achète, si «ça » baisse, je vends. Pour déterminer le sens du mouvement, les partisans de cette méthode utilisent des concepts tels celui de la moyenne mobile. Prenons l’or par exemple pour lequel il est difficile de faire une analyse objective de ce que serait sa valeur intrinsèque et comparons son cours journalier avec sa moyenne mobile à quatre ans par exemple. OR ET MMA QUATRE EN FRANCAIS Le raisonnement est simple : si le cours de l’or est inférieur à sa moyenne mobile à quatre ans (pourquoi quatre ans? parce qu’historiquement, c’est ce qui a marché le mieux et donné le moins de faux signaux), l’or est structurellement orienté à la baisse et ce n’est pas la peine d’en avoir. Dans le cas contraire, en avoir peut se justifier. Il est intéressant de constater que le cours est aujourd’hui à 1241 $ par once et la moyenne mobile à 1245 $, soit a 4 $, ce qui n’est rien. La période négative pour l’or qui avait commencé en Décembre 2012 est peut être en train de toucher à sa fin… Et comme le dollar baisse… A surveiller, de près… Ceux qui suivent cette technique n’achètent jamais au plus bas mais ne se font que très rarement prendre dans des énormes gamelles. 3 . La troisième façon de gagner de l’argent en bourse est d’emprunter à un taux bas pour acheter quelque chose qui rapporte plus. Par exemple, j’emprunte à 2% auprès de ma banque pour acheter une action qui me donne un dividende de 4 %...C’est de loin la technique la plus dangereuse tant la dette est certaine et le dividende incertain (il peut être supprimé à tout moment). Mon expérience personnelle a été qu’il est très difficile de s’enrichir avec l’argent des autres. Je déteste la dette, je dois le confesser, tant la dette est une atteinte à ma liberté individuelle.  Pourtant, c’est cette technique que les banques centrales ont favorisé massivement depuis 2002 en maintenant des taux très bas, qui bien sur n’ont en rien favorisé la croissance économique mais ont certainement aidé les riches à devenir plus riches, puisque que comme tout un chacun le sait, les banques ne prêtent qu’aux riches… et les banques centrales sont elles bien embêtées : si elles retirent maintenant leur soutien aux marchés, ils risquent de se casser la figure. Et si elles ne le retirent pas, des émeutes sont à craindre et ils risquent d’être pendus. Le lecteur aura compris qu’en ce qui me concerne, je suis instinctivement un partisan de la première méthode et que je n’hésite pas à utiliser la deuxième pour affiner mon « timing ».  Le lecteur aura compris aussi que j’ai la plus grande répugnance à utiliser la troisième tant l’idée de m’endetter me rend mal  à l’aise. Un vieux fond paysan sans doute… En ce qui concerne son portefeuille, le lecteur aura compris que le conseil de sortir des Etats-Unis pour investir ailleurs reste valable et que le moment de surveiller le cours de l’or, à tout hasard, est sans doute arrivé. Tout mouvement de hausse du métal jaune à partir du cours d’aujourd’hui déclencherait en effet un signal d’achat que chacun décidera de suivre- ou de ne pas suivre- selon qu’il est un ‘’ momentum player ‘’ ou pas… La deuxième question qu’il nous faut maintenant traiter est : quels sont les  actifs qu’il faut acheter parce qu’ils sont très en dessous de leur valeur théorique et quels sont ceux qu’il faut vendre. A l’achat sur les monnaies je ne trouve guère que le yen et un peu moins la livre sterling. En ce qui concerne les marchés obligataires, à l’achat, je mets la Russie, l’Inde, l’Indonésie. En ce qui concerne les marchés des actions, toujours à l’achat, à  peu près tout sauf les USA et l’Allemagne, avec une préférence pour les exportatrices en Grande-Bretagne, l’Asie du Nord et du Sud Est et le Japon. En ce qui concerne les placements à éviter à tout prix : toutes les obligations de la zone euro qui n’offrent plus aucun rendement et souffrent même de rendements négatifs ici ou là, et en plus dans  une monnaie qui n’est plus sous évaluée depuis sa hausse récente. Pour les actions américaines, sans être exagérément négatif, je préfère être ailleurs. Passons au momentum. En ce qui le concerne la plupart des marchés sont bien orientés et n’apparaissent pas dans une situation très dangereuse, quoique ces choses la puissent se retourner très rapidement. Et enfin, pour ceux intéressés par les techniques de portage (carry trade), les marchés les plus vulnérables sont sans doute les obligations de sociétés aux USA tant de nombreux fonds spéculatifs  voir même des particuliers ont massivement emprunté pour toucher un rendement supérieur au cout de l’emprunt. Si tout le monde veut sortir à la fois, la porte risque d’être étroite et ce d’autant plus que les grandes banques centrales semblent vouloir arrêter les distributions d’argent gratuit   Conclusion Préférez les actions en dehors des USA, sauf en Allemagne, ayez vos obligations en Asie tout cela n’est pas bien neuf. La seule addition consiste à surveiller le cours de l’or qui offre une configuration technique intéressante en ce moment Je n’aime pas l’or, mais s’il se met a monter, je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas participer. Bonne chance et n’oubliez jamais que la première position que vous devez vendre sera celle qui vous empêche de dormir parce que vous avez déjà trop perdu. Vous gérez un bilan et non pas un compte d’exploitation. Vendez à perte si nécessaire vos mauvaises décisions. Gardez le reste
8:01:23 2017.06.26
Une autre contre vérité : les taux d’intérêt bas favorisent la croissance économique
7:57:33 2017.06.19
Trump et l’Etat Profond : Un complot fort bien monté