Economie

6:32:01 2016.06.20
La vraie signification du débat sur le BREXIT
6:57:32 2016.06.13
Ô temps suspends ton vol
7:38:57 2016.06.06
L’étalon or
7:37:18 2016.05.30
Histoire de Petits Cochons Qu'est ce que l’Occident  »). Et détruire ces vieilles canalisations, œuvre à laquelle s’est attachée depuis des lustres toute ce qui se dit de gauche chez nous, est en train de faire monter l’eau dans les caves un peu partout, ce qui commence à agacer beaucoup ceux qui vivent aux réez de chaussée. Essayons de faire aussi bref que possible.
  • Le message des Grecs peut se résumer en une phrase, celle de Socrate « Connais-toi toi-même»
  • Le message du Christ peut aussi se résumer aussi en une phrase « Dieu ne sait compter que jusqu'à un »
Ce que voulait dire Socrate (et cette phrase a été commentée à l’infini par toute la philosophie occidentale depuis plus de 2000 ans) est que chaque homme est différent et que lui et lui seul peut essayer de comprendre qui il est. Ce que voulait dire Jésus (c’est du moins mon interprétation) est que Dieu n’est pas intéressé par le collectif, mais par chacun d’entre nous individuellement. Il n’est intéressé que par des relations de personne à personne. Jésus ne dit jamais à l’un de ses apôtres « Va dire à Pierre ou à Jean de faire ceci ou cela ». Il dit toujours « Si tu penses que quelque chose doit être fait, fais-le-toi-même » Ces deux vérités essentielles impliquent que seule compte l’individu et que la Tribu avec ses codes et ses excès (recherche du bouc émissaire, emballement collectif, pensée unique, justice « sociale », tabous, parti-pris etc..) doit être abandonnée. Nul ne peut dire « ce n’est pas de ma faute » ou « je ne l’ai pas voulu » ou encore « je ne l’ai pas fait exprès » ou enfin « je n’étais pas au courant ». Et c’est de cet abandon du collectif irresponsable et égoïste au profit de l’action individuelle qu’est née toute notre civilisation. Samuel Huntington, l’auteur du « Clash des civilisations », qui a fort bien annoncé les difficultés actuelles entre le monde Musulman et toutes les autres civilisations disait que la caractéristique singulière de la civilisation occidentale était qu’elle prônait sans cesse la prééminence de l’individu sur le collectif, et qu’elle était la seule à le faire. Et de cette réalité sont venus l’abandon de l’esclavage, les progrès de la Science, la Démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes l’amélioration du sort des plus démunis… Nous vivons de fait un recul terrible et le pire est que nous sommes abandonnés par ceux qui devraient nous guider, nos chefs politiques, nos élites et certains chefs de nos Eglises (pas tous, heureusement) qui retournent vers le collectif comme le chien retourne vers son vomi, car c’est la pente de la nature humaine : trouver des excuses extérieures à soi même après les inévitables échecs qui marquent chaque vie… Mais le message reste vrai : il n’existe d’amélioration durable dans le monde qui si chacun de nous cherche à mieux se connaitre et pour cela, avoir des incitations « sociales » qui nous y incitent est la seule chose qui marche. Et par exemple, l’égalité des chances au départ dans l’éducation est le but le plus noble qui soit. Que tout le monde ait les mêmes résultats à l’arrivée par décret est par contre une saloperie puisque cela empêche chacun de se connaitre vraiment. Retrouver sa Liberté individuelle est donc le but que chacun doit se fixer. Et peu d’époques y ont été aussi peu propices que l’époque actuelle.                                    
6:22:43 2016.05.23
De l’imbécilité foudroyante du Keynésianisme uk ratio secteur public sur secteur prive   La ligne rouge représente la moyenne  à 7 ans du ratio secteur public sur secteur privé en Grande Bretagne. Que le lecteur considère cette ligne un peu comme la tendance « lourde ». La ligne bleue représente la moyenne annuelle du même ratio et elle est bien sûr plus volatile. Si une récession se produit, on verra la ligne bleue monter en raison de la hausse temporaire des dépenses de l’Etat créée par cette récession, mais tant que la ligne rouge ne monte pas on peut être certain que la hausse du poids de l’Etat n’est pas structurelle mais cyclique, et donc que tout va bien. Comme le lecteur le voit, les travaillistes au pouvoir amènent TOUJOURS à une hausse du poids de l’Etat, les Conservateurs toujours à une baisse. Rappelons en passant que les travaillistes furent directement responsables de l’arrivée du FMI à  Londres à la fin des années 70 (Grande- Bretagne en faillite), ce qui explique sans doute pourquoi les Conservateurs restèrent au pouvoir  pendant si longtemps ensuite… Ce point ayant été établi, passons à la deuxième étape et regardons la relation entre la tendance structurelle du poids de l’Etat Anglais dans l’économie et la croissance tout aussi structurelle du PIB en Grande Bretagne. Voici le graphique. uk ratio secteur public sur secteur prive et croissance structurelle   Le lecteur voit bien que plus le poids de l’Etat est important (échelle inversée à gauche), plus la croissance économique est faible. Les Travaillistes ont brillamment amené en environ dix ans le taux de croissance moyen sur les 7 années précédentes d’environ 2 .5% par an à 0.5% par an. Depuis leur départ, le taux de croissance est repassé de 0. 5 % à 1. 5 %, ce qui est quand même beaucoup mieux que notre pauvre pays qui lui a vu, comme toujours et quels que soient les partis au pouvoir une hausse du poids de l’Etat depuis sept ans.  Jamais, depuis 1973, le poids de l’Etat dans l’économie Française n’a baissé sur 7 ans, les deux plus fortes hausses étant intervenues durant les Présidences de Giscard et de Sarkozy. Et encore bravo à la soit disant Droite. Certes, certes, va me dire le lecteur, mais le chômage a du monter puisque les pauvres travailleurs ne sont plus payés à creuser et à reboucher des trous et vont donc devoir s’inscrire au chômage ? Vérifions, vérifions toujours, vérifions encore… Ciel ! image006 C’est l’inverse qui s’est passé. Le taux de chômage de la population active est passé d’un peu plus de 8 % après la grande crise financière à 5.1  %. Ce qui semble indiquer que si l’Etat vire les cantonniers qui creusent et qui bouchent des trous qui ne servent à rien, l’emploi va monter. Voila qui parait un peu excessif, mais vérifions tout de même. image008 Où l’on voit que depuis 2010, le secteur public en Grande Bretagne a PERDU environ un million d’emplois (échelle de droite ligne rouge) tandis que le secteur privé en gagnait un peu moins de 4 millions (échelle de gauche, ligne noire). Et je retrouve là une fois de plus ma règle habituelle : si l’Etat vire un fonctionnaire, trois emplois sont créés dans le secteur privé presque immédiatement, le contraire étant également vrai. Et cette règle, je la retrouve à peu prés dans tous les pays du monde, et à toutes les époques. A mon avis les prescriptions budgétaires du prophète de Cambridge sont donc tout aussi stupides que ses prescriptions monétaires Ce qui m’amène à ma conclusion et à quelques réflexions philosophiques: Mais pourquoi donc les classes dirigeantes s’entêtent-elles à suivre des politiques qui appauvrissent la majorité de la population ? La réponse est toute simple : c’est parce qu’ils VEULENT que la majorité de la population s’appauvrisse car c’est sur cet appauvrissement qu’ils fondent leur pouvoir.Le plein emploi amène toujours à des hommes libres, à une société ouverte, à une robuste méfiance envers les Oints du Seigneur, comme en Suisse.Qui connait le nom d’un politicien Suisse ? Une société qui s’appauvrit se tourne vers l’Etat pour être « protégé » et donc la seule façon de forcer des hommes libres à se tourner vers l’Etat est de les appauvrir. CQFD. Et si c’est cela le but à atteindre, alors le Keynésianisme remplit parfaitement ses objectifs.Il permet de ruiner les gens tout en leur donnant l’impression que l’on est généreux. Une combinaison imbattable.    
6:51:14 2016.05.16
De l’imbécilité foudroyante du Keynésianisme taux reels aux USA L’une des grandes idées de Keynes a été d’avancer l’idée que si l’économie ne croissait pas c’était à cause des « Rentiers », qui à la place de dépenser leurs revenus, les thésaurisaient en les mettant par exemple dans un matelas, ce qui faisait baisser la vitesse de circulation de la monnaie et empêchait toute croissance.   La solution était alors simple : il fallait cesser de rémunérer la rente, et pour cela mettre les taux d’intérêts sur les placements sans risques (bons du trésor à 3 mois) à un niveau tel que le rentier n’aurait le choix qu’entre s’appauvrir ou consommer. Ce qui voulait dire, mettre les taux réels à un niveau où ils seraient inferieurs à l’inflation (taux réels négatifs dans le jargon des économistes). Sur le graphique ci-dessus, ces périodes ont été hachurées en vert, et donc, pendant ces périodes l’on peut dire sans crainte d’être démentie que la Banque centrale US suivait une politique Keynésienne. Nous avons eu donc trois expériences Keynésiennes de taux réels négatifs aux USA : le début des années 50, les années 70 et la période actuelle qui a commencé en 2002. D’après la Doxa Keynésienne, ces trois périodes auraient dû être des périodes de forte croissance économique. Vérifions, vérifions encore, vérifions toujours. Taux reels negatifs et pib par habitant aux usa Catastrophe ! (pour les Keynésiens, ce dont je me contrefous, mais surtout pour les petites gens, ce qui m’importe beaucoup) : toutes les périodes de taux réels négatifs ont été suivies par de véritables effondrements de la croissance du PIB par habitant, comme le graphique le montre. Aujourd’hui, après plus de 10 ans de politique Keynésienne, JAMAIS le taux de croissance du PIB par habitant aux USA n’a été aussi bas, à 0,435% par an depuis 10 ans… à la place des 2 % habituels. Et comme le lecteur peut le voir, des effondrements similaires se sont produits dans les deux précédentes périodes Keynésiennes, les années 70 et la fin des années 50 et le début des années 60. Bref, nous assistons à un véritable désastre en temps réel, et l’idée de mettre les taux d’intérêts très bas pour favoriser la croissance semble être aussi intelligente que celle de madame Aubry de réduire le temps de travail pour faire diminuer le chômage… La constatation est simple : ça ne marche pas. Mais encore faut il comprendre pourquoi et le graphique suivant va nous en donner la raison.   Ciel ! L’explication est toute simple !. Quand les taux d’intérêts sont bas, la productivité du travail s’effondre.  Ce qui veut dire que les salaires ne peuvent augmenter et que donc le revenu disponible stagne.taux reels et productivite Fort bien va me dire le lecteur toujours curieux : mais pourquoi la productivité baisse t’elle ? Facile, va répondre l’économiste : parce que les investissements s’écroulent. tauax negatifs et depenses d'investiisement   Voila qui apparait irréfutable.   Donc quand les taux réels deviennent négatifs, 18 mois après, les investissements commencent à s’écrouler, ce qui amène automatiquement à une baisse de la productivité, ce qui est logique et de là à une baisse du niveau de vie, ce qui l’est encore. Mais je sens que le lecteur va encore me poser une question : mais pourquoi les investissements s’écroulent t’ils alors que l’argent est donné dans la rue ? Les entrepreneurs ne devraient ils pas s’endetter pour acheter des nouvelles machines ?
Et bien pas du tout, au contraire. Les entrepreneurs s’endettent certes, mais non pour acheter des machines mais bien pour acquérir leurs concurrents, ou bien encore leurs propres titres ou pour payer de gras dividendes aux actionnaires. Le prix des actifs existants montent, mais pas le stock d’actifs avec lesquels la population travaille, et donc la productivité, qui ne dépend que de l’accroissement du stock de capital cesse d’augmenter.   Qui plus est, quand le coût de l’argent est trop bas, nombre d’entreprises qui ne devraient PAS avoir accès au capital parce qu’elles n’ont pas une rentabilité suffisante y ont accès quand même et donc nous assistons à la survie de ce qu’il est convenu d’appeler les sociétés mortes-vivantes ou sociétés zombies, ce qui pèse sur les marges des autres et empêchent la circulation fluide du capital et du travail.   Pour le dire brutalement, des taux d’intérêts bas amènent à une allocation parfaitement désastreuse de ce bien rare entre tous qu’est le capital et de là à un ralentissement constant et durable de l’économie. Pour faire simple, je dirai que des taux bas, dans le processus de destruction créatrice cher à Schumpeter empêchent la destruction et donc automatiquement empêchent la création.   Et encore une fois, c’est ce qu’avait parfaitement annoncé Schumpeter dans « Capitalisme, Socialisme et Démocratie » : La classe des intellectuels de second ordre (traduire : la classe dirigeante Française, de gauche ou de droite) prend le contrôle du système politique et se sert du monopole de la violence légitime pour «maintenir» les avantages acquis. A l’arrivée la faillite et la perte de toute souveraineté (voir la Grèce), et « C’est pour ca que votre fille est muette », bien sur.   Voila qui conclut cette première partie. La semaine prochaine nous étudierons comment cette classe de nuisibles pour consolider son pouvoir a comme ambition de faire croitre la part de l’état dans l’économie, ce qui est d’autant plus facile quand les taux sont bas et comment cette dérive amène automatiquement à un appauvrissement général , dont ne souffre pas bien entendu notre classe de nuisibles.      
7:27:14 2016.05.09
Point sur l’Economie Américaine et conséquences pour les élections à venir ip+ private sector gdp d12 Jamais cet indice n’est tombé en dessous de zero sans que nous ayons une récession. Mon indice est à zéro, ce qui revient a dire que les Etats- Unis sont au bord de la récession et que l’activité économique à sèchement baissé depuis la fin de l’année dernière. Voila qui ne semble pas être conforme au discours officiel. Analysons une deuxième variable dont tous mes lecteurs savent qu’elle est très importante et je veux parler des profits des sociétés, cotées ou non cotées, telles qu’ils apparaissent dans les statistiques de la comptabilité nationale américaine. Voici le graphique. image004 Comme le lecteur peut le voir, chaque fois que les profits ont été en baisse sur  les deux années précédentes, (graphique hachuré en rose), nous avons eu une récession, à une exception près, en1986, où nous avions eu à la place  un effondrement des prix du pétrole, des taux d’intérêts et du dollar. Quand on voit que Wall-Street est au plus haut alors que les profits baissent depuis deux ans, on se tapote le menton… Venons en à l’emploi et regardons non pas les statistiques du chômage, dont tout le monde sait qu’elles peuvent être facilement manipulées en changeant une définition ici ou là (sauf en France, bien entendu où règne une République vertueuse) et regardons plutôt quelle part de la population travaille en pourcentage de ceux qui pourraient travailler. Voici le graphique. image006-1 Et donc on se rend compte que le chômage a « soi disant baissé », mais que le  pourcentage d’Américains en âge de travailler- et travaillant -est à un plus bas depuis…1978. Merveilleuse illusion ! Et la conséquence inéluctable de ce non travail est visible dans le graphique suivant : Plus de la moitié de la population a vu son niveau de vie BAISSER année après année  et ce depuis prés de 15 ans. Inutile à ce point de souligner qu’une nouvelle récession ferait baisser à nouveau ce revenu médian. image008 Le revenu médian ajusté pour l’inflation est donc 53657 dollars par ménage, en baisse de plus de 7.5 % depuis 2000, ce qui veut dire que LA MOITIE de la population a un revenu inferieur à ce chiffre  et que tous ces gens ont également vu baisser leurs niveaux de vie depuis bientôt 15 ans. Car ce revenu médian baisse depuis 2002 (date ou les banques centrales ont commencé leur folies),  pour se retrouver à un niveau légèrement supérieur à  ce qu’il était en …1990. Un quart de siècle de baisse du revenu médian, cela ne s’était JAMAIS produit dans l’histoire des USA, même pendant la grande dépression. On ne peut que féliciter les hommes politiques et les banquiers centraux aux USA… Conclusion : Etonnez vous que monsieur Trump soit populaire ! La classe dirigeante depuis des lustres suit une politique qui favorise la ploutocratie aux USA, comme je n’ai cessé de le dire. Monsieur Trump a parfaitement vu, non pas ou était le problème, cela seul l’avenir le dira, mais beaucoup plus simplement que l’Américain de base était fou furieux parce qu’il travaillait de plus en plus et gagnait de moins en moins, ce qui est bien normal. Et monsieur Trump capitalise sur ce mécontentement, d’où son énorme succès. Il a eu le courage de dire le Roi est nu, et il a été le seul. Madame Clinton, dont il n’est pas certain qu’elle sera candidate, quant à elle représente la ploutocratie triomphante qui trait les USA à son profit  depuis vingt and au moins aux USA et n’en fait aucun mystère. Elle n’a bien entendu rien compris à cette vague de fond, qui risquerait de se transformer en Tsunami si une récession se manifestait de façon évidente avant les élections de Novembre. Elle essaie encore et toujours de faire ce qu’il est convenu d’appeler de la « triangulation » électorale, concept inventé par son mari : On s’appuie sur les minorités, les femmes et les « intellectuels » pour obtenir une majorité.  L’ennui est que les noirs aux USA ont vu leur niveau de vie baisser comme jamais pendant la Présidence Obama, que les femmes ne lui font pas confiance puisqu’elle a toujours soutenu un mari à la réputation douteuse, et enfin les intellectuels préfèrent l’autre candidat démocrate. La parole reviendra au peuple Américain, in fine, mais pour une fois ils auront le choix entre un candidat libre et un candidat aux ordres. . Car pour la première fois depuis Reagan, chez les Républicains, ce ne sont pas les élites qui auront sélectionné les candidats grâce à l’argent qu’elles mettaient en jeu, mais un candidat autonome a qui sa campagne a couté très peu d’argent, ce qui est une grande nouveauté. Peut être sera-t-il un désastre s’il est élu, mais pour une fois un ploutocrate ne devra pas son élection  à la ploutocratie, ce qui n’est pas le cas de madame Clinton.   *                                            *                                                  *

Les graphiques inclus dans cet article sont la propriété de l'Institut des Libertés.

Toute reprise serait soumise à un accord écrit spécifique préalable.

(ceci incluant et non limité à l'usage après coupure des bandeaux visuels "Institut des Libertés"

 
6:00:51 2016.05.02
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