Economie

8:06:00 2016.12.05
Le crépuscule des démagogues
8:09:03 2016.11.28
Fillon ou l’espoir du désespoir e17ac29471ce411f832d8327e8057a7f Depuis 1990 (début de mes données fournies par l’OCDE), le poids de l’Etat est passé de 47% du PIB (là où est l’Allemagne aujourd’hui) à 54.5 % du PIB, ce qui fait de notre pays le recordman absolu des pays de l’OCDE. Et cela est un FAIT.   Le deuxième constat est un peu plus compliqué à accepter. Comme le disait Milton Friedman : « Un repas gratuit, ca n’existe pas » et par là il voulait  rappeler que rien en ce bas monde n’est gratuit. Donc si l’Etat a vu son poids monter, cela veut dire que le poids de quelque chose d’autre a baissé.  Quelqu’un dans le système économique français a payé pour compenser cette croissance effrénée de notre moloch étatique, et ce quelqu’un c’est bien sur l’entrepreneur, dont la rentabilité s’est effondrée. 98fbf98484d04f4eb5807c136e737b90 98fbf98484d04f4eb5807c136e737b90   Pendant que le poids de l’Etat passait (de 1987 à aujourd’hui)  de 47 % à 54.5%, soit 7.5 points de PIB en plus, la rentabilité  des entreprises elle passait de 28 % du PIB à 22 % du même PIB, soit 6 points en moins. Quelle importance, va me dire à nouveau un économiste atterrant, cela veut simplement dire que la politique suivie a été la bonne puisqu’elle a mené  à une baisse de l’exploitation de l’homme par l’homme, c'est-à-dire à une baisse des profits, cette chose abominable. L’ennui est que dans n’importe que pays, à n’importe quelle époque, une baisse des profits amène toujours avec un retard d’environ un an à une hausse du chômage, comme en fait foi le graphique suivant. Qui engendre par sa politique la  baisse des profits crée automatiquement  la hausse du chômage, telle est la réalité. e17ac29471ce411f832d8327e8057a7f 83ae6c010be046d8b4c245bdcf542c5d     C’est ce qu’il est convenu d’appeler le théorème d’Helmut Schmidt, le chancelier Social Démocrate Allemand : « Les profits d’aujourd‘hui sont les dépenses d’investissements de demain et les emplois d’après demain ». Gros mensonge, vont me rétorquer les Filoche ou Mélenchon de ce bas monde : Tout le monde sait que les profits des sociétés françaises font des plus hauts tous les ans et donc je serais pris en flagrant délit de mensonge, ce qui n’est pas le cas. Pour mes calculs je n’ai retenu en effet que les profits faits par des entreprises- françaises ou pas- opérant sur le territoire français dont sont exclus  donc les profits faits par les sociétés françaises à l’étranger.  Et donc il apparait que nous avons bien de la chance d’avoir des patrons et des entrepreneurs compétents  qui réussissent à gagner de l’argent en dehors de France pour pouvoir verser des dividendes aux pauvres actionnaires français. Parce qu’il est tout à fait évident que si les entreprises françaises devaient travailler uniquement à partir du territoire géographique français, elles seraient toutes en faillite depuis longtemps… Et donc nos patrons, en maintenant un appareil de production viable en dehors de France ont été de vrais patriotes alors que ceux qui ont réussi à rendre la France non attrayante en tant que territoire d’investissement sont des traitres, des escrocs et des voleurs, et bien entendu, je veux parler ici des politiciens. Et c’est là  qu’intervient une troisième notion dont monsieur Fillon a également parlé, le recours  à la dette pour boucher les trous de trésorerie que les actions de nos politiques engendrent Dans un monde normal, les seules entreprises qui peuvent croitre sont celles qui font des profits, les autres disparaissent et cela s’appelle la destruction créatrice. Cela n’est hélas pas le cas pour une activité étatique car, même si elle est en cash flow négatif, c’est à dire qu’elle perde de l’argent, elle perdurera jusqu'à la fin des temps pour peu qu’elle soit dans le giron de l’Etat, qui empruntera  les sommes nécessaires pour maintenir en vie ce qui devrait disparaitre.   Poids de l'état Et du coup, la dette étatique explose, comme le montre le dernier graphique. La hausse du poids de l’Etat est la cause unique de la hausse du chômage et de la hausse de la dette. Ce graphique est terrifiant. Réfléchissons une seconde : Si les taux passent de 0 %, où ils sont aujourd’hui, à 3 % en moyenne, le service de la dette va exploser. Or cette dette est détenue au deux tiers par des non résidents. Comme la croissance sera dans le meilleur des cas de 2 % par an, cela veut dire que TOUT l’accroissement de richesse devra être transféré à des étrangers chaque année, et que donc le niveau de vie pour le français de base ne pourra pas ne pas baisser. La France est donc à la veille de rentrer dans une trappe à dettes d’anthologie. Si vous capitalisez votre richesse à 2 % par an et que vous  empruntez  3 % pour servir une dette qui est égale à votre création de richesse, il ne faut pas être grand clerc pour réaliser que le niveau de vie moyen va baisser de 1 % par an jusqu’ à la fin des temps.   Conclusion  Que nous dit monsieur Fillon ? Il nous dit
  1. Que les entreprises ne gagnent pas assez d’argent et qu’il faut cesser de les martyriser, sans quoi le chômage ne pourra qu’augmenter, ce qui est vrai.
  2. Que l’Etat est beaucoup trop gros et qu’il faut le faire maigrir en faisant sortir de son emprise tout ce que le secteur privé ferait mieux que lui, ce qui est vrai
  3. Que la dette étatique est beaucoup trop importante, et a atteint un niveau ou toute hausse des taux serait un désastre  car si les taux montent,  tout deviendra beaucoup, beaucoup plus difficile, ce qui est vrai.
  4. Que le temps de la procrastination est terminé. Ou nous agissons maintenant, brutalement ou bien il sera trop tard.
Pour qu’une politique de réforme réussisse, il faut d’abord et avant tout que les hommes au pouvoir aient compris ce qu’étaient les problèmes. Monsieur Fillon a sans aucun doute compris. La première condition est donc remplie. Ensuite, il faut que le corps social accepte les réformes, ce qui veut dire qu’il va falloir que monsieur Fillon se paye toute une série de pouvoirs bien résolus à ne rien lâcher. Je vivais en Grande Bretagne pendant les reformes de Thatcher et le pays a littéralement traversé une guerre civile larvée qui opposait le gouvernement et les syndicats. Mais la Dame de Fer ne lâcha rien. Espérons donc  que monsieur Fillon aura le courage qui a cruellement manqué  à Chirac ou à Sarkozy, il en aura besoin. Enfin, je n’ai JAMAIS vu dans l’histoire une politique telle que celle préconisée par monsieur Fillon qui ne  fût accompagnée par une dévaluation profonde et temporaire de la monnaie. Or l’Euro l’interdit. Il nous faut donc espérer soit que les Italiens ou les Bataves nous débarrasserons de ce monstre financier qu’est la monnaie unique avant notre élection, soit que monsieur Fillon se souvienne de ce que disait son mentor Philippe Seguin sur l’euro, machine à détruire l’Europe et la France et fasse le boulot lui-même, ce qui ramène au point précédent.…. « Puissiez-vous vivre dans des temps intéressants » dit la malédiction Chinoise. Je peux assurer le lecteur que les temps qui viennent vont être passionnants, mais je n’aimerais pas être   à la place du prochain Président.    
7:20:46 2016.11.21
Le grand retour des prix de marché mexico-purchasing-parity-in-french Le Peso Mexicain 45 % sous évalué, voila qui est un coup terrible pour l’Argentine, le Chili, le Brésil voir le Canada et bien sur les Etats-Unis et la zone Euro.Un autre prix est en train de se libérer et de monter de façon tout à fait remarquable : les taux longs aux USA sur les obligations gouvernementales et du secteur privé. Depuis la fin Juin, les taux longs sur le trente ans américain sont passés de 2.20% à 3.03 % au moment où j’écris ces lignes. Et du coup, les taux longs commencent aussi à monter en Europe… ce qui veut dire que la BCE va devoir enregistrer des pertes épouvantables, tout simplement parce qu’elle a acheté des tombereaux d’obligations à des prix n’ayant rien à voir avec la réalité. Bien évidemment, cela veut dire que les pays qui ont été crucifiés par l’euro vont devoir payer plus cher pour leur dette, ce qui leur est quasiment impossible puisqu’en Italie, déjà, les taux d’intérêts sont au dessus du taux de croissance de l’économie. Ce qui veut dire que l’Italie est dans une trappe à dette, qui se caractérise par la dette croissant plus vite que la richesse créée, ce qui ne peut pas ne pas se terminer par une faillite. Et donc, il me semble que les Italiens vont voter NON à leur prochain referendum et que monsieur Renzi va devoir s’en aller, en convoquant les électeurs aux urnes.  Ces élections devraient avoir lieu quelque part dans le premier semestre de 2017, à peu prés en même temps que les élections Françaises et un peu après les élections néerlandaises. Et ces élections vont être de fait un peu partout un referendum sur l’Europe et nulle part le vote est plus incertain qu’en Italie. Si le mouvement des cinq étoiles, acoquiné avec la ligue du Nord et ce qui reste du parti de monsieur Berlusconi (tous favorables à  la sortie de l’Italie), semblent avoir ne serait ce qu’une chance raisonnable de l’emporter, alors je peux assurer le lecteur que le marché obligataire Italien va devenir complètement incotable et que les taux longs vont passer ‘’ au travers du toit » bien avant que l’élection n’ait lieu, ce qui rendra le résultat complètement inéluctable. Pour moi en tout cas (et je peux me tromper, ca m’est arrivé fréquemment), il me semble tout à fait évident que l’Italie va voter non au referendum et voter ensuite pour sortir de l’Euro et donc de l’Europe. Si j’ai raison, cela veut dire que tous les actifs dont les prix ont été faussés par la BCE (et je songe ici aux obligations françaises, italiennes, espagnoles, Portugaises) vont voir leurs prix s’écrouler bien avant que les élections n’aient lieu, un peu comme le peso Mexicain a baissé bien avant que l’élection de monsieur Trump ne devienne une réalité. Et cela va rendre la tache de monsieur Draghi impossible (ce qu’elle était déjà). Comment un Italien pourrait t’il rester a la tète de la BCE si l’Italie quitte l’Europe... ? Bref, la BCE d’ici quelque temps risque de n’être qu’une structure de défaisance où chacun des anciens participants au capital essaiera de limiter au maximum les pertes de son pays. Voila qui va faite le jeu de l’AFD en Allemagne qui milite depuis le début pour le retour au DM, et qui aura eu raison sur toute la ligne. Sans parler du boulevard que ces événements vont créer en France pour le FN et pour Marine... Conclusion En 2002, dans des Lions menés par des ânes, j’écrivais tristement que l’Euro allait tuer l’Europe que j’aimais. Voila qui est fait. Il ne reste plus qu’à entériner le désastre pour repartir de zéro. La grande question politique des années qui viennent va donc être : Comment sauver l’Europe après le désastre de l’euro?  Et avec qui ? Je suis loin d’avoir la réponse. Mais cela implique d’abord que tous les hommes politiques qui nous ont amené dans ce désastre soient virés. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai des doutes.
8:34:54 2016.11.14
Réflexions électorales 03z-1
1:04:01 2016.10.30
Coup de tonnerre dans la campagne présidentielle américaine
9:41:56 2016.10.22
Pour Charles Gave, c’est « l’État, non merci ! »

7:45:56 2016.10.17
Une bien curieuse élection femmehomme     Explications diverses et variées Cette information permet de comprendre  en grande partie le coté irréel des débats. Dans le fond madame Clinton se dit qu’elle n’a pas besoin de faire campagne puisque le seul fait d’être une femme lui assure d’être élue, ce que semble indiquer une majorité de sondages. L’ennui pour elle est bien entendu que son Bill de mari traine toute une série de casseroles tant il semble avoir été pendant toute sa vie ce que les tribunaux américains appellent un «prédateur sexuel », c'est-à-dire un homme sur lequel pèsent de nombreuses accusations de viol. Et les femmes qui portent ces accusations sur Bill disent toutes que loin de leur témoigner la moindre compassion, madame Clinton a essayé à chaque fois d’enfoncer les victimes en les abreuvant d’injures et en les menaçant des pires ennuis si elles parlaient. Or  tout le monde sait que quand les Clinton menacent, il vaut mieux ne pas traverser une rue sans regarder. Toutes ces accusations contre l’ex Président Clinton, largement prouvées, s’étalent sur les trente dernières années au moins, et dans l’un des cas, les époux Clinton ont même versé $ 850000 à l’une des victimes pour que cette dernière ne porte pas plainte. Il n’y a guère de discussion possible sur les méfaits de Bill. En conséquence, il est urgent de montrer aux femmes des Etats-Unis que l’autre candidat ne vaut pas mieux. Et donc, pour désamorcer toute ces affaires, fort opportunément, de nombreuses femmes se mettent à  témoigner que Trump leur a pincé les fesses à un moment ou à un autre dans les trente dernières années, ou qu’il a dit des horreurs sur la gent féminine , ce qu’il reconnait dans ce cas précis.                                                                                                                                                                                  Et toutes ces accusations sortent dans le mois qui précède le vote ce qui ne laisse guère le temps de faire des enquêtes sérieuses. Mais les dégâts sont faits. Dans le fond, il semble que la principale raison d’élire madame Clinton serait qu’elle est une femme et que le moment d’avoir un président femme est arrivé-enfin. Elle compte donc sur le vote des femmes pour lui assurer son élection…, un peu comme Obama a conté sur les voix des noirs, et si j’en crois les sondages, elle a raison. En conséquence,  toute la campagne de madame Clinton consiste à expliquer que Trump est un horrible macho, sans guère se donner la peine de présenter un programme ou de justifier de ses décisions passées. Monsieur Trump est un méchant, elle est gentille,  et voila qui devrait suffire à le disqualifier. On reconnait une fois encore le modus operandi des oints du seigneur de qualité. Apres tout, si les femmes votent pour elle comme semblent l’indiquer les sondages, alors elle sera élue sans aucun problème et c’est tout ce qui compte. Ce qui a toujours compte pour les Clinton c’est de gagner et gagner de façon déshonorante ne les a jamais gênés. C’est de bonne guerre me dira t’on, ce qui, dans leur monde, est parfaitement exact.   Mais ce qui me surprend le plus est le point suivant. Je n’ai jamais vu dans une élection aux USA une telle partialité de la grande presse.Qu’elle aille fouiller dans le passé de monsieur Trump me parait normal.Qu’elle ne parle pour ainsi dire jamais des casseroles que trainent les Clinton commence à attirer l’attention du vertueux Wall-Street journal qui a du mal à comprendre pourquoi cette même grande presse  monte en épingle les peccadilles supposées de monsieur Trump et refuse de parler des crimes des Clinton. Car, Il semble bien que les journalistes de cette même grande presse soient prêts à tout pour faire élire leur candidate, comme par exemple  en transmettant  les questions qui lui seront posées avant que l’interview n’ait eu lieu ou en refusant de filmer les foules qui viennent aux réunions de monsieur Trump. Que  les journalistes soient à la fois de gauche et vendus au pouvoir en place, voila qui n’étonnera que les naïfs. Qu’ils en arrivent à trahir leur propre déontologie de façon aussi évidente est plus surprenant. Et du coup, un autre phénomène est en train de se produire qui me laisse un peu pantois : le système de l’information aux USA, le fameux quatrième pouvoir est en train de se scinder en deux groupes violemment hostiles…ce qui est nouveau.
  • Du coté de Clinton nous trouvons toute la presse officielle, c'est-à-dire  en gros les journaux, les grandes chaines de télévision, les agences d’information, tout ce qui constitue la presse du passé qui  unis comme un seul homme soutiennent la candidate démocrate à un point qui dépasse l’entendement
  • Du coté de Trump s’aligne Fox News, la chaine de télévision « officiellement de droite » astucieusement créée par Rupert Murdoch pour capturer les voix de ce courant de pensée ainsi qu’une grande partie de la blogosphère centrée autour de deux grands succès , Zéro Hedge et Breitbart qui sortent toutes les affaires anti Clinton les unes après les autres, entretiennent toute une série de show télévisés apparaissant en boucle sur You tube et qui comptent des millions de visiteurs par jour.
Et  nous assistons à une véritable guerre à mort entre les deux systèmes,  qui continuera bien après que l’élection présidentielle ait eu lieu.Car comme les coûts sont immenses dans le premier système et que ce premier système est en pertes,  et très légers dans le deuxième avec une forte rentabilité , si Trump venait à l’emporter je n’ai pas le moindre doute que ce serait rapidement la débandade dans la presse bien pensante dont les recettes publicitaires s’écrouleraient puisque cette grande presse n’aurait pas réussi à faire élire la candidate des riches et des puissants, qui de ce fait la laisseraient tomber sans vergogne, puisque a l’évidence, elle ne servirait plus a rien. Ce que je dis avec beaucoup de tristesse est donc que la grande presse américaine est constituée aujourd’hui de valets ayant peur pour leur job et donc suivant les ordres qu’on leur donne. Les journalistes  classiques en fait soutiennent Clinton parce qu’ils savent fort bien que si Trump était élu, alors ils se retrouveraient au chômage très rapidement, et que le chômage c’est acceptable pour le peuple mais pas pour eux. Ce conflit a aussi bien entendu des racines sociologiques anciennes  qui se trouvent dans l’opposition entre les hommes des arbres (ancrés dans la réalité géographique) et les hommes des bateaux qui se veulent indépendants de toute appartenance à une nation. C’est le même conflit que celui que nous avons eu en Grande-Bretagne pour le Brexit. Et l’on peut sans doute se servir de ce qui s’est passé en Grande-Bretagne pour analyser ce qui risque de se passer pour l’élection Présidentielle aux USA.   Dans le fond que s’est-il passé en Grande-Bretagne ? Des hommes comme Nigel Farage, Daniel Hannan  ou Jacob  Rees-Mogg ont réussi l’exploit de faire voter 2. 5 millions d’électeurs qui jusque là n’avaient JAMAIS voté. Et c’est l’arrivée sur la scène politique de tous ces gens qui par définition n’avaient jamais été sondés qui a été à l’origine de l’immense surprise du Brexit. Si l’on transporte ce scenario aux USA, cela voudrait dire qu’environ 10 millions de citoyens américains du type « gens des arbres » qui n’auraient jamais voté jusque là  se rendraient aux urnes pour voter, et je n’imagine pas une seconde que ce serait pour déposer un bulletin pour madame Clinton qui risque de plus de souffrir d’une certaine désaffection de l’électorat afro-américain.   La question est donc : monsieur Trump  va-t’il réussir à mobiliser les hommes des arbres ou pas ? S’il y parvient, il sera Président. Si ne vont voter que ceux qui votent d’habitude, il sera battu. Réponse le 8 Novembre. Nous aurons une idée assez rapidement dans la journée simplement en suivant  la participation électorale heure par heure. Si elle est anormalement élevée, alors je parierai sur monsieur Trump. Si elle est normale ou faible, madame Clinton sera élue. Mais dans tous les cas de figure, cette campagne va laisser des traces tant la haine entre les deux groupes est devenue apparente.        
7:24:35 2016.10.10
Pessimiste ? (Sire, surtout ne faites rien, vous nous avez assez aidés…) vient donc d’être publié chez Jean-Cyrille Godefroy et un certain nombre d’échos me reviennent selon lesquels je serai un individu essentiellement pessimiste. Voila qui est curieux, et à mon avis un peu injuste car je n’ai pas du tout l’impression de souffrir de morosité congénitale. En fait, j’ai la sensation d’être assez gai dans l’ensemble. De plus, comme le recommande Schumpeter, le scientifique n’a pas à laisser ses préférences personnelles influencer  son raisonnement et dans mes analyses je m’efforce de n’être ni pessimiste ni optimiste, juste réaliste. Et donc, je travaille autant que je le peux en suivant la méthode Schumpetérienne qui était aussi celle d’Alfred Sauvy, en partant des faits pour les passer au crible de l’expérience et arriver finalement à une conclusion. Au travers des années, j’ai été amené à développer une compréhension d’abord intuitive, ensuite plus structurée de ce qui marche aussi bien dans le domaine politique que dans la sphère de l’économie ou des marchés financiers. Et fort heureusement ce qui marche bien a été parfaitement décrit par Karl Popper dans ses livres sur la Société Ouverte. Dans la première partie de mon livre, je décris donc les conditions pour qu’une société ouverte « à la Karl Popper »fonctionne. Je suis un peu trop vieux cependant pour ne pas m’être rendu compte que cette société ouverte a de nombreux ennemis qui les ennemis de la Liberté et donc j’ai essayé de les décrire dans mon livre, en identifiant du mieux que je le pouvais les techniques qu’ils utilisaient toujours pour restreindre nos libertés. Cette recherche a constitué la seconde partie du livre. Et dans la troisième partie, je développe un certain nombre d’études de cas où j’ai effectué en temps réel l’analyse de situations, au moment où les événements avaient lieu. Et donc, dans le fond, je me demande où mon pessimisme naturel s’est exprimé ?
  • Est-ce dans la définition des principes de fonctionnement d’une société libre, c'est-à-dire dans la première partie ? Voila qui serait surprenant dans la mesure ou je ne fais que reprendre ce qu’avait dit bien avant moi Abélard, Montesquieu, Locke, Tocqueville, Bastiat, Karl Popper, Schumpeter, Raymond Aron …
 
  • Est-ce dans la description des ennemis de la Liberté, Hommes de Davos, Oints du seigneur, Socialistes, Communistes, partisans du capitalisme de connivence , Fascistes, Bonapartistes ou que sais je encore qui lentement mais surement mènent notre pays à la ruine ?
 
  • Est-ce dans la description de leurs méthodes telles la chasse en meute, l’exclusion des media pour ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, les procès trafiqués, la reductio ad Hitlerium, l’anathème et l’excommunication ? Si c’est le cas, cela voudrait peut être dire que ceux qui m’accusent de pessimisme font eux-mêmes parti de tous ces nuisibles, et ne pouvant répondre, ils diffament comme toujours (calomniez, calomniez, Il en restera toujours quelque chose…). Peu probable mais pas impossible…
 
  • Ou est ce en raison des conclusions auxquelles j’arrive dans ma description de la réalité ? Car beaucoup de ces descriptions m’amènent à tirer des conclusions qui en effet sont plutôt sombres sur notre avenir? Mais est-ce être pessimiste que de tirer des conclusions désagréables de faits incontournables après avoir suivi un parcours logique du début à la fin ?
 
  • Où alors sommes-nous dans un monde où seules les conclusions positives et flatteuses pour le pouvoir en place seraient autorisées ?
Tout cela est possible, mais je crois que beaucoup de gens pensent qu’une conclusion est pessimiste implique simplement que la personne qui la propose est pessimiste de nature, ce qui est une erreur logique. Ce qui veut dire que ces personnes ne comprennent pas l’enchainement de pensées qui amène à une conclusion et ne s’intéressent qu’au résultat final. Et cela signifie qu’ils ne jugent pas une pensée à la qualité des faits qui sont présentés au début ou à la pertinence du déroulement logique qui est suivi mais en fonction de sa conclusion qui est ou non en faveur de la doxa dominante. Si l’on prévoit un dénouement final différent de celui qu’autorise la pensée unique, alors on est pessimiste et donc il n’est pas besoin d’écouter cette personne, ce qui explique fort bien la façon dont tous ces braves gens ont traité Raymond Aron, JF Revel, René Girard ou Raymond Boudon. Il me faut donc ici décrire la méthode de travail qui me permet d’arriver à mes conclusions, non que cela soit particulièrement intéressant mais simplement pour mettre les choses au clair. Au début d’une analyse il y a les faits. Ensuite une méthode de travail. Et enfin une conclusion. Faire l’impasse sur la méthode de travail, c’est ne rien comprendre à la science. La partie la plus longue du travail consiste à rassembler les faits et il faut bien se rendre compte que les ennemis de la Liberté se donneront un mal de chien pour que ces faits ne soient pas aisément disponibles. Il faut donc fouiller la presse étrangère, se brancher sur des banques de données de qualité, trouver des gens qui comme vous cherchent l’information non biaisée, partager l’information avec eux, parler à des acteurs de l’économie ou de la politique… Une fois les données rassemblées arrive ensuite l’heure de la réflexion. Qu’est que ces faits peuvent bien vouloir dire, et comment les organiser pour comprendre le message qu’ils véhiculent? Cette deuxième étape peut prendre beaucoup de temps. Car aussi curieux que cela paraisse, il faut laisser du temps au temps pour intégrer les faits dans la réflexion et par là je veux dire qu’une fois l’information acquise, il est parfois urgent de ne rien faire. Il faut littéralement dormir dessus pendant une période qui peut être assez longue, pour que les choses mûrissent tranquillement, à leur propre rythme, pour que la compréhension lentement mais surement permette aux faits de se mettre en ordre de bataille. Par exemple, j’ai littéralement « porté » pendant des années «Un Liberal nommé Jésus» et un jour je me suis assis, et il a été écrit en six semaines… Hélas, en ce qui concerne les marchés financiers ou pendant les crises politiques il faut parfois agir « à chaud» ce qui me rend toujours très inconfortable. C’est pendant ces périodes où il faut arriver à une conclusion «rapide» que j’ai commis la plupart de mes erreurs puisque c’est dans ces circonstances que les préférences personnelles tendent à prendre le dessus. Dans le fond, il ya une intelligence rapide et une intelligence lente et les deux doivent être utilisées si l’on veut que le résultat soit de qualité. Arrive enfin le moment de l’écriture. Car c’est en fait en écrivant que l’on comprend si l’on a vraiment compris… Et souvent, je crois que j’ai compris et en fait je n’ai rien compris du tout. Et donc à peu prés la moitié des papiers que je commence, je ne les finis pas tout simplement parce que je ne peux donner un sens aux faits que j’ai recensé ou plus exactement parce qu’il y a des trous « logiques » dans mon raisonnement que je n’arrive pas à combler. Et lorsque cela se produit, toute conclusion à laquelle j’arriverais serait forcement présentée en fonction de mes préférences personnelles, ce qui est contraire à l’esprit scientifique et non acceptable. Et donc la mémoire de mon ordinateur est encombrée de dizaines de papiers aussi bien en anglais qu’en français qui traînent là, un peu comme des immeubles abandonnés en cours de construction. Parfois j’en reprends un et j’arrive à le terminer, mais la plupart du temps, un mauvais papier reste un mauvais papier… Me dire que je suis pessimiste c’est donc me dire que mes émotions l’emportent sur la réflexion, ce que je trouve non justifié. Prenons des exemples ; · Est-ce être pessimiste que d’annoncer en 2000 que l’euro ne marchera pas, d’expliquer pourquoi il ne marchera pas, d’ajouter qu’il allait foutre en l’air l’Europe que j’aimais et d’avoir raison sur toute la ligne ? · Est-ce être pessimiste de déclarer il ya six ans que les taux d’intérêts bas ne stimulent pas la croissance bien au contraire, mais favorisent les riches en pénalisant les pauvres et que de ce fait nous allons avoir une montée en puissance des démagogues ce qui sera un risque pour nos démocraties ? · Est-ce être pessimiste que de constater que lorsque le poids de l’état dans l’économie augmente le chômage monte à chaque fois et que s’il diminue le chômage baisse et donc que l’on ne peut être Keynésien et scientifique à la fois ? · Est- ce être pessimiste que de remarquer que l’Europe de Bruxelles devenait une technocratie ce qui forcerait les anglais à s’en aller ? Beaucoup de gens me traitent cependant de pessimiste, ce qui veut dire qu’ils ne me comprennent pas. Je suis en fait devant un problème assez inhabituel pour moi, c'est-à-dire un problème de communication. Et donc la solution est d’appliquer ma méthode de travail pour essayer de dénouer ce problème d’un genre nouveau. En bon logicien, ayant rassemblé les faits, les ayant mis en ordre de bataille il me faut donc maintenant donner une explication à cette curieuse constatation que mes contemporains sont totalement incapables de faire la différence entre une opinion personnelle et un raisonnement structuré, ce qui me semble être une preuve de plus de l’affaiblissement intellectuel de notre pays. Voici cette explication. Nous sommes entrés dans une période du relativisme moral depuis la fin du mythe du socialisme scientifique et l’écroulement des idéologies auquel beaucoup de gens avaient cru, ce qu’avait fort bien vu Benoit XVI. Et au cœur de ce relativisme on trouve l’idée que comme ils ont eu tort, et oh combien, alors la vérité objective n’existe pas (ce qui est vrai) et donc n’importe quelle opinion est défendable en tant qu’opinion puisque la réalité n’existe pas (ce qui est faux)… Certes, certes, je sais mieux que quiconque que la vérité est inatteignable… Mais cela ne veut en aucun cas dire que l’erreur ne peut être démontrée. Et tous ceux qui se sont trompés depuis toujours en adoptant les idéologies communistes, socialistes, tiers-mondistes … ne peuvent simplement pas admettre que quelqu’un d’autre ne se soit pas trompé, car ils ne font pas la différence intellectuelle entre énoncer une vérité et dénoncer une erreur. On retrouve d’ailleurs le même phénomène dans le monde artistique. Et comme tout n’est qu’opinion, si quelqu’un arrive et dit tranquillement dans un débat en essayant de ne pas s’énerver (ce qui croyez moi est difficile quand on a en face de soi la bêtise au front de taureau…) que ce que la personne en face vient de raconter est une grosse ânerie et que vous le démontriez, alors vous mettez en cause ce relativisme dominant et vous êtes immédiatement traité soit de pessimiste soit d’intolérant. Et vous n’êtes plus réinvités. Et comme j’ai tendance à penser comme Claudel que : « la tolérance il y a des maisons pour ça », voila qui ne facilite pas ma carrière médiatique. Par exemple, je ne suis pas certain que mes recommandations pour redresser l’économie française marcheraient. Par contre je peux dire avec certitude que si les politiques actuelles continuent (euro, accroissement du poids de l’état dans l’économie, droit du travail débile, capitalisme de connivence etc.…) nous allons droit dans le mur. Bien entendu, ce que je ne peux pas déterminer c’est quand le crash aura lieu, mais il est absolument certain que ce crash aura lieu. Qui plus est, prédire une réussite est aléatoire dans la mesure où définir ce qu’est une réussite est extrêmement difficile. Encore aujourd’hui, de nombreux hommes de gauche nous expliquent que Thatcher ou Reagan ont lamentablement échoué, ce qui me laisse songeur. Par contre dire que le Venezuela, Cuba la Chine des années Mao, l’URSS ou la France de monsieur Hollande sont ou ont été de grands succès est plus difficile, quoique certains s’y emploient encore avec ardeur. Et donc le simple fait de dire que ce que dit votre interlocuteur est une erreur ou un mensonge vous fait immédiatement classer comme un esprit dogmatique et sectaire, ce qui je dois le dire sans aucune fausse honte me laisse profondément indifférent. Et voici ma conclusion. Apres tout le Christ nous a dit « Je hais les tièdes. Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non, tout le reste vient du Malin». La vérité scientifique n’est pour ainsi dire jamais le résultat d’un consensus et presque toujours la conséquence d’un esprit individuel qui a vu la lumière. Si pour être entendu des media je dois rejoindre la pensée mollassonne qui caractérise notre époque, eh bien je resterai tout seul dans mon coin et je continuerai à dire « Et pourtant elle tourne», même si personne ne m’entend. Et je continuerai à gagner de l’argent dans les marchés financiers qui eux savent encore ce qu’est une erreur. Rien de grave donc, je ne mourrai pas de faim.