Finance

6:59:18 2017.02.21
Les programmes des candidats pour casser l’économie française Pourquoi et comment l’Euro détruit l’Europe »     Le protectionnisme de Marine le Pen est une mauvaise idée   La France a déjà expérimenté dans le passé une tentative de protectionnisme qui n’a pas duré très longtemps. Napoléon avait déclaré « les îles britanniques en état de blocus » en 1806. C’était le début de la guerre économique que l’Empereur entendait mener contre la Grande-Bretagne. Pratiquement, cela interdisait toute importation anglaise sur le territoire français. Une foule de règlements douaniers  instaure « un système continental » censé servir d’instrument d’attaque et de conquête économique.   Face à ce blocus, les anglais décident en 1809 d’interdire à tout navire britannique d’accoster en Europe. La France et l’Europe dominée par Napoléon n’a plus accès aux denrées qualifiées à l’époque de « coloniales » (coton, sucre,café, indigo)   Dans un premier temps, l’économie française est confortée par la suppression de la concurrence anglaise. L’industrie du coton prospère en particulier les entreprises Oberkampf (les toiles de Jouy) et Richard Lenoir,  mais très vite les matières premières viennent à manquer et il devient impossible d’importer de nouvelles machines textiles que seuls les anglais savent fabriquer ni évidemment les pièces de rechange. La consommation augmente entre 1807 et 1810. Malheureusement, avec la concurrence des « fabriques allemandes », les chiffres du commerce extérieur se dégradent très vite. La stratégie qui consiste à « punir » l’Angleterre qui va quitter l’Union Européenne serait une mauvaise stratégie.     Le revenu universel de Benoit Hamon est un miroir aux alouettes   Le revenu universel sans condition est un nouvel avatar des 35 heures qui va s’ajouter à l’ensemble des aides du Père Noël étatique, miroir aux alouettes qui dispense chacun de se sentir responsable de son destin. Prétendre que l’on va instituer l’autonomie universelle grâce à une allocation universelle, c’est militer pour la dislocation du corps social   C’est dommage qu’il n’y ait pas de débat, car  les dépenses de protection sociale explosent. Elles atteignent aujourd’hui 620Md€. Ces dépenses sont financées par les cotisations sociales, par l’impôt mais aussi par le déficit de la dette publique. Une centaine d’aides sociales différentes sont versées par une multitude d’acteurs publics, ce qui double le coût de distribution des aides (1,46% du PIB contre 0,88% en moyenne dans l’UE. Le Royaume Uni a décidé d’unifier ses 51 aides sociales en un « crédit universel » plafonné au niveau du revenu moyen. En France, réunir le RSA, les allocations logement, la PPE, l’AAH en une seule allocation plafonnée avec un seul guichet et un seul fichier permettrait au minimum d’économiser 800M€ par an. Une allocation sociale unique qui aurait pour objectif  d’ancrer dans la société la conviction qu’il est plus intéressant de travailler que de vivre de minimum sociaux serait une bonne idée.     L’exemple vénézuélien est devant nous   Les programmes économiques des candidats farfelus suivent dans les grandes lignes ce qui a été mis en place en Argentine, au Venezuela ou à Cuba.  Les résultats, seront un appauvrissement généralisé et une fuite de tous les cerveaux sur fonds de démagogie sociale. Inutile de dire que dans ces conditions, il est illusoire d’espérer que nous puissions conserver un taux de change fixe avec qui que ce soit. Il faut regarder l’évolution du cours des monnaies des trois pays mentionnés plus haut, ainsi que l’évolution de leurs niveaux de vie. L’immobilier à Caracas ou à Buenos Aires n’a pas été un très bon placement, sans parler de La Havane, si chère à la gauche Française. Tocqueville constatait déjà que « Les Français préfèrent l’égalité dans la misère à la prospérité dans l’inégalité »   Rappelons tout de même que en mars 2013,  Victorin Lurel, le ministre des Outre-mer de François Hollande a représenté la France aux obsèques du président vénézuélien Hugo Chávez. Il a transmis à cette occasion un message d'amitié de la France aux autorités et au peuple vénézuéliens conclut le bref texte (Le Point 07/03/2013)   En revanche, quand le Royaume-Uni a enterré le mercredi 17 avril 2013 Margaret Thatcher, aucun ministre français n'a traversé la Manche pour assister aux funérailles du premier ministre anglais de 1979 à 1990. Quelle tristesse…  
7:07:35 2017.02.15
Le népotisme de gauche s’est beaucoup développé sous François Hollande
8:30:57 2017.02.08
Marine Le Pen commence à inquiéter sérieusement les investisseurs étrangers croissance économique à partir de processus et de décisions microéconomiques. Elle est apparue en réponse aux modèles de croissance exogène, qui fondait la croissance économique sur le progrès technique, mais n'expliquait pas l'origine de ce progrès. Joseph Stiglitz économiste américain, prix Nobel, grand keynésien a été interviewé dans Le Monde du 03/02/2017 par Gaël Giraud présenté comme chef économiste de l’Agence Française de Développement. Il est aussi  prêtre catholique, membre de la Compagnie de Jésus, mais ce n’est nulle part mentionné. Donc, la solution, d'après le prix Nobel d’économie, c'est d'augmenter le salaire minimum, de taxer les riches pour donner aux pauvres, et d'accorder un pouvoir plus grand aux syndicats pour être bien sûr que les salaires augmentent. Notre Robin des Bois des temps modernes   estime que le fait que les revenus des riches aient augmenté plus vite que ceux des pauvres est d'autant plus problématique que les revenus des plus riches ne ruissellent plus vers les plus pauvres. Il est l’auteur de « L'Euro. Comment la monnaie unique menace l'avenir de l'Europe » Il peut devenir nécessaire de quitter l'Euro pour sauver l'Europe. L'abandon de l'Euro par l'Allemagne est la solution la plus facile. Les autres pays ne peuvent pas continuer de souffrir parce que l'Allemagne refuse les solutions de mutualisations soutenues aujourd'hui par la plupart des économistes. Luc Boltanski et Arnaud Esquerre sont deux sociologues qui viennent de publier « Enrichissement. Une critique de la marchandise ». les deux auteurs avancent qu’ils font preuve d’une grande originalité dans l’étude de la société de commerce. Selon eux « le riche » est prêt à payer un méta-prix pour acheter un objet « devenir musée » plutôt qu’une machine à laver qui comme chacun le sait est un objet « devenir déchet » !  Les économistes qui ont soutenu François Hollande  dans Le Monde du  18/04/2011 ont souvent tendance à l’avoir oublié. Il est très important quand on les écoute de savoir d’où ils parlent. Voilà donc la liste :  Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (Paris X Nanterre), Daniel Cohen (ENS), Elie Cohen (Directeur de Recherche du Cevipof de Sciences Po), Jean Hervé Lorenzi (Paris Dauphine et Banque Edmond de Rothschild),Thomas Piketty (EHESS), Françoise Bélorgey (Irest), Françoise Benhamou (Paris XIII), Julia Cagé (Harvard), Thomas Chalumeau (Sciences Po), Brigitte Dormont (Paris Dauphine), Samuel Fraiberger (New York University), André Gauron (Cour des Comptes), Jacques Mistral (Harvard), El Mouhoub Mouhoud (Paris Dauphine), Fabrice Murtin (Sciences Po), Dominique Namur (Paris XIII), Thomas Philippon (New York University), Romain Rancière (Ecole d’Economie de Paris), Laurence Taubiana (Sciences Po), Joëlle Toledano (Supélec). Il devient facile de pointer du doigt une Allemagne qui réussit Un consensus anti allemand est en train de monter. On nous explique que « les excédents allemands battent des records et agacent ».  Au lieu de s’inspirer de l’Allemagne qui mené des réformes courageuses sous Gerhard Schröder le monde politique français ne cesse de s’en prendre à l’Allemagne. La France est malade sans projet ni vision depuis de nombreuses années. La perte d’influence de la France au profit de l’Allemagne est évidente. Elle a choisi la socialisation généralisée plutôt que l’économie de responsabilité. L’avenir de la France se joue à pile ou face Jamais l’issue de la campagne présidentielle en France n’a été plus incertaine. Avant l’organisation des primaires de la droite,  Alain Juppé était le grand gagnant selon les sondages. Il ne pouvait pas perdre une « élection imperdable ». Puis nous avons eu François Fillon grand vainqueur de ces primaires que rien ne pouvait arrêter. Ensuite la campagne médiatique d’une rare violence avec le parquet financier qui intervient dans la foulée des articles du Canard Enchainé et du Monde avec audition des premiers témoins à charge sous 48 heures…Après dix jours de lynchage médiatique François Fillon fait une conférence de presse au cours de laquelle il explique les faits. Pendant cette période une véritable « macronite » s’est emparée de la France. Il a recueille les soutiens plutôt encombrants de personnes qui se souvent trompées dans des vies antérieures. Il profite des difficultés de François Fillon. Pendant ce temps on ne parle pas  des revers de l’industrie malade de l’intervention de l’Etat actionnaire. Areva incarne la déconfiture du nucléaire français…. EDF a ses propres problèmes plus l’obligation qui lui est imposée par l’Etat d’aller au secours d’Areva.  La SNCF croule sous les dettes…STMicroelectronics, le champion franco italien de  l’industrie des semi conducteurs a vu son chiffre d’affaires baisser de 30% en cinq ans… Soitec l’espoir grenoblois cumule les pertes …Altis le groupe dirigé par Yazid Sabeg est vendu à l’allemand X-Fab…Le secteur des objets connectés qui devait être le graal de la high tech française est à la peine. Ce qui est en cause ce sont des produits souvent inutiles et chers. Une révolution des transports est en train de se produire sous nos yeux. Le seul sujet de débat semble être limité aux chauffeurs de la maison Uber. Tout cela est consternant…
7:33:37 2016.12.14
La Chine aura du mal à imposer le Renminbi comme monnaie de réserve
8:50:09 2016.12.07
Les politiques européens devraient mieux connaître la Chine
7:58:48 2016.11.30
Le domino italien risque de vaciller
7:53:14 2016.11.23
Si la droite se décidait enfin à jouer la vraie carte libérale
2:22:44 2016.11.15
Après l’Amérique, le vent de révolte contre les élites va se poursuivre