24 janvier, 2023

« La réforme des retraites dont la France a besoin n’aura pas lieu »

Depuis la retraite à 60 ans de François Mitterrand en 1983 les gouvernements de droite comme de gauche essayent de remettre en cause cette décision stupide qui a très largement contribué, avec celle des 35 heures, à la dégradation de la compétitivité de l’industrie française et donc à la désindustrialisation de notre pays. Depuis cette époque la France est installée dans un déni de réalité démographique et budgétaire dont elle ne veut pas sortir.

 

La dérive des comptes de l’Etat n’est pas tenable

Aujourd’hui, la France est un des pays où l’on prend sa retraite le plus tôt. Faisant partie des pays qui consacrent le plus d’argent public à la retraite (14% du PIB soit le double de la Suède, la Norvège et la Suisse) elle est aussi le pays où les taux de cotisation sont les plus élevés (27% à comparer avec la moyenne de l’OCDE de 18,4%). En clair nous dépensons plus que les autres pour obtenir moins car entre un employeur et un salarié, c’est l’Etat, compte tenu de tous les prélèvements qu’il réalise, qui perçoit le plus d’argent !

Le poids des retraites représente 345 Md€  en 2021 dont 90 Md pour les retraites des fonctionnaires, qui ne cotisent pas sur leurs primes contrairement au privé et des bénéficiaires des régimes spéciaux soit 28% des dépenses pour 17% des actifs. Le régime général donne un taux de remplacement d’environ 60% en moyenne. Les droits à pension sont calculés sur les 25 meilleures années pour la retraite de base et sur l’ensemble de la carrière pour la retraite complémentaire. La retraite à taux plein est accordée à 62 ans à condition d’avoir tous ses trimestres (172 pour la génération née en 1973).

Les indépendants cotisent entre 10 et 18% seulement mais leur taux de remplacement est d’environ 40%. Leurs caisses ont 24Md€ de réserves pour les professions libérales et 17 Md€ pour les indépendants.

Au pays du chèque en bois, toutes ces dépenses sont nos impôts d’aujourd’hui et nos dettes  de demain. Il faut se préoccuper de cette générosité débordante d’un Etat totalement fauché et lourdement endetté. Cette dérive des comptes de l’Etat n’est pas tenable

 

La France ne peut plus conserver un système de répartition pur

 

Le poids de la démographie est incontournable. La France comptait 4 cotisants par retraité en 1960. Aujourd’hui le ratio n’est plus que 1,7. Il devrait chuter à 1,4 dans moins de 20 ans. Les prévisions du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) sont fondées sur des hypothèses de chômage et de productivité optimistes. Les français doivent absolument admettre qu’ils vieillissent. L’espérance de vie pour un garçon né l’année dernière est de 90,3 ans.

On s’accroche à la retraite par répartition mise au point par le CNR (Conseil National de la Résistance). Il faut rappeler que « le modèle social français » résulte d’un compromis réalisé en 1945 entre les gaullistes et les communistes. A cette époque, les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France. Il s’agit aujourd’hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance: Caisses de Sécurité sociale, statut de la fonction publique, représentation syndicale, régimes complémentaires de retraite Malheureusement les gardiens du temple sont nombreux pour préserver un système que la France n’a plus les moyens de faire fonctionner. .

Le mécanisme de solidarité intergénérationnelle ne peut fonctionner convenablement que dans un pays avec des paramètres démographiques favorables. Comme ce n’est plus le cas en France depuis longtemps, c’est l’état qui doit abonder sans cesse le système pour l’équilibrer. Il faut donc « réformer les retraites » et créer des fonds de réserve de capitalisation qui pourraient lisser légèrement l’effet des évolutions démographiques qui sont très négatives.

La réforme Borne est une réforme a minima

Depuis Le Livre Blanc de Michel Rocard en 1991. Quatre réformes des retraites ont eu lieu dont deux ont échoué. Celle de Madame Borne est la cinquième. Pour faire accepter une mesure d’âge impopulaire son gouvernement a multiplié les exceptions à la règle et les mesures d’accompagnement social (carrières longues, métiers pénibles…) qui risquent en s’additionnant de se révéler très coûteuses. L’argument de bon sens « on vit plus longtemps, il faut donc travailler plus longtemps » fait toujours l’objet de milliers de négations par des « experts »  et des « économistes » proches de l’opposition ou des syndicats.

 

Le déficit prévisionnel du système de retraite est de 17,7 Md€ à l’horizon 2030. Pour équilibrer les comptes des caisses de retraite il y a trois solutions: 1/ Réduire les pensions de retraite. Le montant de la retraite moyenne est de 1544€. Il va continuer de baisser en raison de la sous indexation des pensions.  2/ Allonger la durée de cotisation des salariés. Faire travailler les français plus longtemps est sans doute la solution la moins douloureuse 3/ Accroitre le taux de cotisation actuellement de 28% du salaire brut. La France a déjà les niveaux les plus élevés ce qui nuit à la compétitivité des entreprises et pénalise l’emploi.  Gabriel Attal ministre délégué chargé des comptes publics ne veut pas « augmenter les impôts ni faire exploser la dette des générations futures ». Il confond impôt et cotisation sociale et les comptes de l’Etat avec les comptes sociaux.  Un impôt est un versement obligatoire et sans contrepartie aux administrations publiques. Une cotisation sociale obéit à la logique de l’assurance contre les risques. Pour l’assurance maladie chacun cotise en proportion de ses revenus alors que les prestations sont les mêmes pour tous. Pour les cotisations chômage et retraite elles sont « contributives ». La retraite n’est rien d’autre qu’un salaire différé.

La mesure phare de la réforme Borne est le report de l’âge légal de départ à 64 ans et non pas 65 ans comme annoncé pendant la campagne présidentielle. Cet âge restera l’un des plus bas d’Europe. La durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite à taux plein sera portée à 43 ans en 2027 au lieu de 2035 auparavant. Par rapport à ces mesures est ajoutée toute une série de compensations qui représentent 40% des effets de la réforme. C’est donc une réforme à minima. En clair le gouvernement a multiplié les gestes pour ménager les catégories de travailleurs les plus syndiqués (RATP, SNCF, EDF….)

 

 

Il aurait fallu :1/ Décaler l’âge de départ à la retraite à 65 ans d’ici 2028. En reportant d’un quadrimestre pour tous les salariés à partir de 2020 (=10 Md€ d’économies).; 2/Aligner les modes de calcul des pensions publiques et des régimes spéciaux sur le régime général (= 2Md€ d’économies); 3/ Supprimer le supplément familial de traitement que les fonctionnaires touchent en plus de leurs allocations familiales (=plus d’1 Md€ d’économies); 4/ Augmenter le temps de travail dans les trois fonctions publiques à 1718 h par an (= 6Md€ d’économies); 5/ Fusionner toutes les allocations sous condition de ressources en une allocation sociale unique et plafonnée (= plusieurs Md€ d’économies).

Le bonneteau dans les comptes de l’Etat est permanent

L’Etat voudrait faire main basse sur les réserves des retraites complémentaires

Le gouvernement voudrait confier à l’Urssaf le soin de collecter les 80 Md€ perçus chaque année par l’ Agirc- Arrco organisme de gestion paritaire des retraites complémentaires des salariés du privé. Pourquoi vouloir étatiser un système qui fonctionne bien ? La réponse se trouve dans le niveau des réserves qui est de 65 Md€. Cela permettrait à l’Etat d’y puiser pour éponger les dettes des autres régimes !

Les français ont un rapport tout à fait malsain avec le budget de l’état. Pour arriver à l’équilibre cette année, il manquait 600M€. Ils seront comblés par un transfert de la sécurité sociale via la branche accidents du travail qui se trouve être excédentaire ! Quand on prend le temps de regarder de près le détail des comptes on constate que des cotisations sont prélevées sans droits au sein des régimes de retraite complémentaires, que des cotisations sont transformées en contribution à l’assurance chômage. On voit aussi des imposition de cotisations indues, des cotisations identiques mais donnant droit au chômage dégressifs pour les cadres etc… Comme en matière de santé on est dans la triple irresponsabilité : celle des députés qui votent, celle des organismes de retraite et enfin celle des bénéficiaires de pensions …

La volonté de lutter contre la fraude n’existe pas . Il y a 1,250M de retraités qui vivent à l’étranger  dont 40% au Maghreb. Le total des prestations versées atteint 6,5Md€. La loi française prévoit que « un certificat de vie » suffit pour toucher sa retraite à l’étranger.  Le taux de fraude à l’étranger s’élève au moins à 15%. Rapporté aux 6,5Md€ versés cela représente 1md€ siphonnés.

Des sondages montrent que la réforme ne recueillerait pas plus de 30% d’approbation. Ce qui montre à quel point elle a été mal expliquée. Il est curieux de voir le décalage entre la timidité de la réforme et l’indignation qu’elle suscite. L’abus de pouvoir de minorités activistes et violentes met en cause le fonctionnement de la démocratie.  Pour sauver le système de retraite il fallait bien sûr travailler plus mais aussi épargner plus. Des Fonds d’Epargne Retraite auraient pu participer à la création de richesse pour le pays,  ce que ne peut faire à aucun moment un système de répartition pur.

Auteur: Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux, titulaire d’une licence en droit de l’Université de Paris X. Il a été successivement fondé de pouvoir à la charge Sellier, puis associé chez Nivard Flornoy, Agent de Change. En 1987, il est nommé Executive Director chez Shearson Lehman Brothers à Londres en charge des marchés européens et membre du directoire de Banque Shearson Lehman Brothers à Paris. Après avoir été directeur général associé du Groupe Revenu Français, et membre du directoire de Aerospace Media Publishing à Genève, il a créé en 1996 Concerto et Associés, société de conseil dans les domaines de le bourse et d’internet, puis SelectBourse, broker en ligne, dont il a assuré la présidence jusqu’à l’ absorption du CCF par le Groupe HSBC. Il a été ensuite Head of Strategy de la société de gestion Montpensier Finance.

29 Commentaires

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  • GILOU

    28 janvier 2023

    Trop drôle de voir entre un à deux millions de médiocres sous culturés économiquement et assistés mentalement défiler pour défendre la retraite par répartition, ce système de Ponzi qui a envoyé en prison Madoff, où il est mort.
    A l’origine; la décision criminelle de MItterrand et de sa clique qui ont abaissé l’âge de la retraite de 65 à 60 ans.
    N’oublions pas l’encouragement, depuis des décennies, à l’accueil incessant des bac-12, et l’acharnement contres les bac+12 et autres créateurs de richesses en France, qui sont résignés à l’exil. Ces vases communicants entre ces populations, outre les problèmes annexes engendrés (niveau scolaire, insécurité, santé,, communautarisme, terrorisme,…) aggravent chaque jour le système de répartition des retraites, basé sur les cotisations versées par les actifs,actifs qui produisent donc de moins en moins de valeur ajoutée et cotisent bien moins que les anciens , d’où une augmentation arithmétique inéluctable du déficit. Seule une bonne dose ce capitalisation (déjà existante chez les agents de l’Etat nantis, la PREFON) pourra diminuer de déficit.

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  • Patrice Pimoulle

    27 janvier 2023

    Le principe essentiel est celui de « l’intangibilite des avantages acquis »; la reforme a pour resultat, dans l’esprit des salaries, de remettre en cause les « avantages acquis »; le declenchement d’un mouvement insurrectionnel est donc inevitable; c’est bien ce qui s’est produit en 1995.

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  • Patrice Pimoulle

    26 janvier 2023

    Il y a un grand principe politique d’apres lequel la lutte des classes sert a ameliorer la condition ouvriere; ail ya un effet de « cliquet » le systeme ne peut aller que dans le sens du progres; en parlant de « reforme » le pouvoir donne a entendre qu’il veut reduire les avantages acquis; il suscite aussitot une insurrection. C’est inevitable. Ce fut une erreur, commandee purement par la demagogie , de reduire l’age de la retraite a 60 ans. La demagogie qui a ouvert la voie aux « Guignols de l’Info » se paye aujourd’hui.

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  • Mandataire

    26 janvier 2023

    Merci des précisions:  » les faits sont têtus ».

    Renvoi à la ligne dans la liste pour fluidifier la lecture et additionner?
    « Il aurait fallu :
    1/ … 10 Md€ d’économies
    2/… 2 Md€ d’économies
    3/… 1 Md€ d’économies
    4/… 6 Md€ d’économies
    5/… 3 Md€ d’économies ???
    … 1 Md€ d’économies fraude
    = ±24 Md€ d’économies potentielles

    Plus encore en faisant maigrir l’Obèse État: 2 000 000 de Ponctionnaires… au moins?

    Merci encore des informations…

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  • le chinois

    26 janvier 2023

    Bjr,
    Il faudrait prendre en compte, que ses dernière 42 ans , les gouvernement successives ont
    installé -je ne sais pas exactement- disons 10 millions immigrés, donc vu leurs age, 10 M
    actives.
    Ils cotisent peu, a cause du chromage plus élevé, en touche de piano , n’auront jamais
    42 ans de cotisation.
    Donc quand on parle d’actives 1,7 pour 1 actif, en fait c’est beaucoup moins.
    De 27 millions on passe a très peu .
    Alors payer les retraites par la cotisation des actifs, …il faut abandonner.
    Seul le BCE en créditant le déficit peut équilibrer les comptes.
    Et abandonner tot de suite la folie des 35 heures.

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  • Robert

    25 janvier 2023

    La Prefon est une retraite complémentaire des fonctionnaires, appoint minime à la pension statutaire.
    Quant à la retraite par capitalisation elle n’ est pas plus décriée par les fonctionnaires que par les salariés du privé à ma connaissance.

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  • Xavier D.

    25 janvier 2023

    Il existe une solution simple : prévoir un référendum en laissant les français choisir. Et évidemment, bien expliquer les différents choix et les conséquences de ces différents choix. Ainsi, si cela se casse la figure, les politiques pourront toujours dire : vous avez choisi et maintenant c’estàvous d’assumer. Mais la France reste un état patriarcal. Papa décide et les enfants obéissent, en criant un peu avant. Peut-être serait-il temps de changer de méthode et responsabiliser davantage la population. En Suisse, cela fonctionne très bien.

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    • Antoine

      25 janvier 2023

      Les suisses votent contre une semaine supplémentaire de vacances et pour élever l’âge de la retraite. Pas sûr que cela se passerait comme cela en France

    • GLARDON

      25 janvier 2023

      @ xAVIER D : bonjour Mais sans machine à voter .

    • Robert

      25 janvier 2023

      En Suisse les syndicats ne sont pas, comme en France, les satellites d’ un parti politique.
      Il est vrai aussi que leur influence est limitée car ils ont peu d’ adhérents.

  • Antoine

    25 janvier 2023

    Les 35 heures ne sont pas la cause de la perte de la compétitivité française, mais simplement sa conséquence! Comme les entreprises ne sont plus compétitives, il y a moins de travail.
    La croissance anémique va rendre les systèmes par capitalisation difficiles maintenir, les systèmes par répartitions ont encore se l’avenir. Le problème est que trop d’argent est gaspillé par l’état. Prélèvements très élevés et prestations faibles.

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  • NOYON J JACQUES

    25 janvier 2023

    Je rajouterai qu’aux U.S.A. avec la Retraite par Capitalisation les citoyen(ne)s peuvent toucher leur retraite bien avant 60 ans s’ils le souhaitent et s’ils en ont les moyens, mais un grand nombre travaillent encore et bien plus que jq 64 ans…

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  • NOYON J JACQUES

    25 janvier 2023

    Macron avait dans son Programme et en position 1ère la Retraite par Capitalisation. A partir de là je l’avais écouté, pour assez rapidement analysé à travers l’écran qu’une fois élu nous vivrons dans l’Imposture totale. Nous y sommes. Si Macron présente une Réforme de la Retraite elle ne doit être que celle là. Surtout qu’il Gouverne à travers les U.S.A. et que les Retraites aux U.S. sont bien plus avantageuses; mais il doit sauver Black Rock, et le recul des U.S.A. par rapport à d’autres Puissances….et U.E. soumise.

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  • pascal Lafond

    25 janvier 2023

    Vous avez tout faux, d’autres experts vous contredirons facilement même le COR ne dit pas cela.
    J’ai 64 ans et si vôtre métier ne vous a pas usé, tant mieux pour vous, mais il est vrai que tirer les ouvriers jusqu’au bout c’est tout bénéf, pas de retraite à verser car ceux-ci seront morts avant ou peu de temps après leur cessation d’activité pro.

    Répondre
    • GLARDON

      25 janvier 2023

      faire référence au COR ? cad à BAYROU?

  • CHOLLEY

    25 janvier 2023

    Il faut ajouter que les fonctionnaires bénéficient du régime Préfon qui est un système par capitalisation décrié par les mêmes fonctionnaires pour les autres.
    J’ai cru aussi comprendre que ce sont les régimes spéciaux et le régime des fonctionnaires qui sont déficitaires et mériteraient d’une réforme.

    Répondre
  • LANGLOIS

    25 janvier 2023

    TOUT ce que propose macron le fossoyeur est anti-FRANCAIS !!!!
    ce type, ce malade ne pense qu’à « emmerder » les FRANCAIS ….
    Il faut commencer par le jeter lui pour sauver la FRANCE .

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  • A. Ravoux

    25 janvier 2023

    Bonjour, ce qui m’épate le plus c’est que la réforme des retraite ne jouera son plein effet que dans 40 ans et tout le monde s’imagine que tour continuera à aller câlin caha d’ici là or il suffit de regarder la démographie pour se rendre compte que la France sera musulmane bien avant 40 ans et autant que je sache, nous serons passés à la charia avant même la 6eme république . Les blancs qui nous gouvernent s’imaginent quils seront encore au pouvoir dici là. J’ajoute que deja, dans l’objectif des mondialistes, la France aura laisse sa place a des lands ou regions alors se la couler douce a la retraite va relever de l’utopie. Se figurer que les immigres vont travailler pour payer des retraités me semble urluberlu. Continuons à faire l’autruche et à penser après moi le déluge. Les polonais sarment, les allemands aussi, nous on parle retraite. Remarquez en 1939 on parlait congés payés. Le coq gaulois continuera à chanter les deux pattes dans la m….

    Répondre
  • Vero31

    25 janvier 2023

    Pour l’ARGIC-ARCO vous confondait le recouvrement qui devait être confié à l’URSSAF et la gestion qui devait rester à l’ARGIC-ARCO. La confusion est de l’ordre « on confit le recouvrement à un cabinet d’huissier de ce fait c’est le cabinet d’huissier qui gère maintenant l’entreprise » .

    A noter, pour la complémentaire, un trimestre cotisé participe à hauteur de 0.6% (173 trimestres total sur une carrière) mais un trimestre non cotisé est sanctionné à hauteur de 1.25% . Donc une personne à qui il manque 20 trimestres (5 ans), aura cotisé 12% de moins mais sera pénalisé de 25% sur le montant de sa complémentaire ( plus éventuellement 10 % de pénalité).
    Il serait temps de laisser le choix aux personnes d’une retraite complémentaires par répartition ou capitalisation comme au Danemark, au Pays-bas….
    En dernier lieu, je suis étonné de lire nulle part que l’Argic-arco est géré par les partenaires sociaux, donc les syndicats qui sont juge et partie dans cette histoire.

    Répondre
  • Patrice Pimoulle

    25 janvier 2023

    Le systeme de la repartition a ete invente en 1947 pour servir une retraite aux cadres dont l’epargnena vait ete ruinee par l adevaluation; c’etait un « expedient provisoire »; les actuaires s’en sont rapidement apercu et ont prevu des mesures destinees a remplacer, progressivement, la repartition par la capitalisation. Malheuesment lorganisation politique fait que les pouvoirs publics n’ont pas d’autorite, alors que, justement, la retraite est un sujet passionnel. Il n’est pas sur que l’actuel gouvernement, dont la legitimite est plus qu douteuse, y survive.

    Répondre
  • Robert

    25 janvier 2023

    Ce pays ne se réforme vraiment qu’ en situation de crise violente, type « mai 68 ».
    Nous allons donc continuer à glisser vers le déclassement, encore quelques années, jusqu’à ce que le déni collectif ne se fracasse sur le mur de la réalité …

    Répondre
  • le chinois

    25 janvier 2023

    oui,oui,oui,mais le BCE pourrait sans difficulté créditer aux Etats par ex leurs dépense de Education, Santé
    Il faut innover, je trouve stupide de financer notre civilisation par nos impôts.
    Nous avons manifestement plus grand ,que nos bras peuvent tenir haute.
    Notre haute civilisation sécrete une chose précieuse: l’Euro, ceux qui en veulent posséder, devront payer pour posséder, comme on paye pour un Cézanne . Donc nous avons la possibilité d’imprimer. Les sommes ainsi économisés peuvent être redirigées vers la retraite, réduction, diff tax.
    Les Sociétés Humaines sont complexes. On ne peut réduire leurs complexité, car la Société se défaire.
    ……………………………………
    La retraite n’est pas un pb comptable.

    Répondre
    • settler

      25 janvier 2023

      Oulaaaa donc votre solution est simplement de créer de l’EURO (bien que pas sure d’avoir compris votre message)

      Clair que si la majorité des français comprend l’économie et le système monétaire de la même manière ca va être compliqué

      Point utile, vous confirmez mon choix de ne surtout pas posséder d’EUR

  • breizh

    24 janvier 2023

    par principe la répartition ne peut fonctionner car la solidarité intergénérationnelle est un mythe socialiste.
    la seule solution est de passer au plus tôt à la capitalisation en parallèle du système actuel qu’il faut laisser mourir.
    Mais beaucoup trop de monde profite du système actuel, surtout ceux qui le gèrent pour leur plus grand intérêt.

    Répondre
    • Robert

      25 janvier 2023

      A vous lire la capitalisation est le remède miracle. C’ est oublier un peu vite les problèmes rencontrés par les systèmes étrangers basés sur la capitalisation après la crise financière des subprimes, les bénéficiaires ayant dû supporter des baisses de leur retraite.
      Un système mixte comme en Suisse, basé sur trois financements, paraît plus adapté à condition de le faire évoluer de façon pragmatique.

    • Ghislain

      25 janvier 2023

      ce n’est pas totalement faux mais quand la bourse explose plus de retraites par capitalisation, quand cela génère des monstres type blackrock qui détruisent la société cela ne pose pas de problème la capitalisation ?

    • Jacques B.

      25 janvier 2023

      @ Robert : le problème, dans ce cas, n’est pas la capitalisation, mais la gestion de la monnaie par les politiques, qui s’y entendent comme personne pour ruiner les épargnants. C’est là qu’il faut porter l’effort : interdire aux politiques de faire n’importe quoi avec la monnaie. Pour le reste, la capitalisation est le seul système vraiment libéral, celui qui laisse aux gens leur liberté et leur responsabilité personnelles pleines et entières ; quand la répartition est par essence un système étatique et socialiste (redistribution, tout ça), donc voué à l’échec, à plus ou moins long terme, comme tout ce qui est socialiste.

    • Robert

      25 janvier 2023

      JacquesB: Votre raisonnement est juste mais quant à interdire au politique de gérer la monnaie cela ressemble un vœu pieux.
      La BCE s’ y est essayé avec le résultat que l’ on sait !

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