Charles Gave

7:22:19 2017.03.13
Grande-Bretagne et Europe : Une situation surréaliste. 7067112a11cb4c508f8c8951a36ad111       Explication du Commissaire européen lambda ou de l’homme de Davos de base. Les exportations de la Grande Bretagne vers la zone euro ne progressent plus depuis 10 ans, alors que ses importations de la même zone montent fortement. Cela veut donc dire que l’économie britannique n’est pas compétitive avec les économies de la zone euro et/ou n’a rien à vendre au reste de l’Europe. A la place de se reformer pour redevenir compétitifs, les britanniques ont choisi de sortir de l’Europe et comme ils sont inefficaces, qu’ils n’ont rien à vendre et qu’ils ne seront plus protégés par Bruxelles, leur économie va s’effondrer et ils n’auront que ce qu’ils méritent. Explication de Lord King, ancien gouverneur de la banque d’Angleterre Les exportations de la Grande Bretagne vers le reste du monde hors zone euro se développent admirablement ainsi que les importations anglaises en provenance de cette zone (voir le graphique du bas).  Les exportations anglaises vers l’Europe ne croissent pas tout simplement parce que la zone euro hors Allemagne stagne depuis 20 ans, et donc les importations françaises, italiennes, espagnoles, grecques, portugaises s’écroulent puisque les niveaux de vie locaux se sont ratatinés dans tous ces pays depuis vingt ans également. Et cette chute sans précédent des niveaux de vie en Europe continentale a été créée de toutes pièces par la coexistence de l’euro et de la folie réglementaire de Bruxelles (Cf. le dernier livre de Lord King, the end of Financial alchimy ». En sortant de l’Europe, la Grande-Bretagne coupe donc le lien qui reliait la chaloupe Anglaise au Titanic Bruxellois en train de sombrer, et ce faisant, la Grande-Bretagne se sauve. Bien entendu, si vous croyez comme mon haut fonctionnaire européen que la première thèse est la bonne, par charité il va vous falloir «punir» la Grande –Bretagne pour empêcher la France, l’Italie ou l’Espagne de se suicider. Si vous pensez comme Lord King que le problème est la stagnation de l’Europe et non pas la sortie de la Grande-Bretagne , alors, vous allez dire que depuis vingt ans la Grande- Bretagne achète beaucoup plus au reste de l’Europe qu’elle ne le devrait sans que les européens lui rendent la politesse, tout simplement parce qu’on les y force (politique agricole commune par exemple)  et qu’il vaudrait beaucoup mieux pour l’économie anglaise qu’il achètent ailleurs et moins cher, ce qui ferait monter le niveau de vie des électeurs anglais. Sortir de l’Europe, c’est donc rendre sa liberté de choix au citoyen britannique. Quand j’étais enfant, j’entendais souvent une phrase : « le client est roi » Le lecteur sans instruction remarquera que les anglais nous achètent infiniment plus qu’ils ne nous vendent, que donc ce sont nos clients et qu’il serait peut-être raisonnable d’être aimables avec eux.  Nous devrions en fait être d’une gentillesse extrême puisqu’énormément d’emplois chez nous sont dépendants de leurs achats. Hélas, ceux qui nous gouvernent sont très instruits et on fait l’école nationale d’administration. Et ces génies pensent que si les anglais ont un déficit, c’est tout simplement parce qu’ils sont mal gérés et qu’il est urgent de punir les gens mal gérés sans même réfléchir une seconde que ces incapables sont nos clients. Les punir, c’est les inciter à acheter ailleurs. Il faut quand même être complètement crétin, ou avoir fait de très longues études, ou être fonctionnaire, ou les trois à la fois pour punir financièrement ceux qui vous achètent beaucoup plus de produits qu’ils ne nous en vendent. Or, c’est ce que propose de faire les Barnier et Juncker de ce monde. Bien entendu s’ils le font, les usines VW et BMW fermeront à Wolfsburg et à Munich tout simplement parce que les anglais iront acheter leurs voitures en Suède, en Corée ou au Japon. Ce ne sont pas les fabricants de voitures qui manquent et la moitié des surplus allemands est due à des exportations de voitures dont plus personne n’aura besoin dans 10 ans. Je peux par contre assurer le lecteur que tout le monde aura toujours besoin des services de la City dans 10 ans. Et la zone Euro pendant ces mêmes 10 ans continuera de s’enfoncer de façon imperturbable et cela durera tant que les Barnier and Co ne seront pas virés, c'est-à-dire tant que les peuples ne se seront pas libérés… Aux urnes citoyens, Formez vos bataillons Allons, allons !
7:16:39 2017.02.27
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La Révolte des Tolérants
6:58:28 2017.02.06
Trump, le Logos et les Révolutionnaires Français

La Haine du Monde ,totalitarismes et postmodernité», aux éditions du cerf ,

Car j’ai enfin compris, grâce à elle,  pourquoi les grandes dictatures du dernier siècle s’appuyaient toutes sur une tentative de destruction de la Raison, du Logos et donc de Dieu.

En voici l’explication, ou la raison, les deux mots étant merveilleusement synonymes dans ce cas.

Au XVIII, comme chacun le sait, nous avons eu en Ecosse, en Grande-Bretagne, aux USA et en France un bouillonnement d’idées que l’on a coutume d’appeler « Les Lumières ».

Les Lumières anglo-saxonnes s’attachèrent à établir un système de gouvernement –la Démocratie- qui permettait à  chaque homme de se réaliser pleinement  en limitant la capacité  qu’avait le pouvoir de brouiller le Logos.

En France, il en alla différemment. 

Le but n’était pas d’établir un système de gouvernement qui permette aux hommes de discuter entre eux sans entre-tuer mais de prendre le pouvoir politique pour changer l’homme et créer de ce fait un « homme nouveau ».

Et pour créer cet homme nouveau, il fallait d’abord casser tous les liens qu’il pouvait avoir avec les autres hommes et donc détruire tous les corps intermédiaires tels les affinités locales, les églises, les écoles les familles… 

Il fallait créer un homme sans racines.

Et le lien le plus profond qui nous unit aux autres, c’est bien sur le langage, le « logos » qu’il fallait détruire en priorité si l’on voulait construire cet homme nouveau.

Les anglo-saxons voulaient établir une Société conforme aux demandes du Logos, les Français, tels Satan avant eux, voulaient remplacer le Logos et devenir des Dieux et bien sur ils amenèrent l’enfer en se prenant pour des démiurges.   

Pour arriver au résultât cherché, les héritiers des lumières françaises mirent en effet en place une tyrannie comme l’histoire en connut peu. Cette tentative échoua comme chacun le sait dans le sang, les massacres de dizaines de million d’innocent et la misère physique, morale et intellectuelle. 

Et donc il est exclu de recommencer une fois encore à tuer des gens par millions pour engendrer un homme nouveau.

Mais l’idée n’a pas disparue, bien au contraire, et ses partisans continuent à la pousser en utilisant sans répit deux armes extraordinairement puissantes.

La première c’est l’exclusion et la deuxième c’est la dérision.

Commençons par l’exclusion. 

La novlangue était une tentative pour renverser le sens même du Logos et cela ne pouvait marcher que s’il existait des camps de concentration. Faute de camp de concentration, les partisans de l’homme nouveau ont décidé que quiconque parlerait de racines chrétiennes, locales, familiales, professionnelles, historiques et que sais je encore serait d’abord interdit d’expression dans tous les média ou dans tous les lieux de savoir et ensuite que sa carrière s’arrêterait  pour toujours (Voir le sort des universitaires qui ont contribué au Livre Noir du Communisme par exemple, ou les ennuis de Renaud Camus). 

Et en bons Marxistes / Trotskistes, ils ont manœuvré depuis trente ans pour prendre le contrôle de toutes les institutions ou la parole s’exprime.  Et pour mieux repérer les déviants, ils ont remplacé la novlangue, fondée sur le mensonge, par le politiquement correct, c'est-à-dire par l’interdiction faite  à quiconque de prononcer certains mots comme Patrie, Famille, Ville, Chrétienté pour en finir par interdire les mots « homme » ou « femme ».

 Le nouvel homme –ou la nouvelle femme-ne peuvent même plus se rattacher à leur sexe puisqu’il DOIT être détaché de tout ce qui  relierait à  ses racines. Et pour arriver à leurs fins, ils pratiquent  non seulement l’exclusion mais aussi et surtout la dérision.

Quiconque en effet  a un discours fondé sur l’enracinement de la personne humaine dans sa famille, dans sa ville, dans sa Nation ou que sais je encore est automatiquement traité comme un débile profond, un "beauf " qu’il est urgent de couvrir de sarcasmes et d’insultes du type Français rancis ou Pétainistes, de  partisans de la petite Angleterre pour ceux qui ont voté le Brexit, le comble ayant été atteint quand Madame Clinton a traité la moitié de la population Américaine de «déplorables».

Pour faire bref, la Liberté d’expression est pour eux et pour eux seuls tant il est entendu que ceux qui ne sont pas d’accord ne peuvent être que fous

Ce que disait déjà leurs grands amis des totalitarismes précédents qui, ne pouvant plus massacrer leurs opposants les mettaient dans des asiles de fous.

Il est donc tout à fait évident qu’ « ils » ont remplacé le totalitarisme «dur» par un totalitarisme « mou » aussi efficace que son ancêtre pour empêcher le Logos de dominer le monde comme il le devrait.Et cela fait trente ans qu’ils y travaillent sans relâche, ce qui explique le désert intellectuel qui règne dans tous nos pays.

Et tout d’un coup, stupéfaction !

Monsieur Trump est élu en ayant prononcé au cours de sa campagne TOUS les mots interdits et il a un but et un seul, faire disparaître le pouvoir que ces nuisibles s’étaient accaparé.

Et du coup on assiste à un spectacle extraordinaire : tous ces gens la courent en rond comme des poulets sans tête en proclamant son « illégitimité »  ou en disant qu’il est fou, ce qui exactement ce que disait les communistes à Moscou de leurs opposants.

Mais la réalité est différente : C’est eux qui sont illégitimes puisqu’ils ont voulu imposer au peuple ce que le peuple ne voulait pas, au nom de je en sais quel  cauchemar millénariste.

La réalité profonde est que le Peuple aime ses racines.

Et  je ne peux m’empêcher de sourire : encore une fois, « les voies du Seigneur sont impénétrables » puisque le Logos est en tain d’être rétabli à grands coups de Tweeters par le Président élu le plus improbable de l’histoire américaine.

Le règne du Logos rétabli par Tweeter : On me l’aurait dit, je n’y aurai pas cru.   

 

 

7:50:53 2017.01.30
Le Revenu Universel ou quand les Oints du Seigneur (ODS) proposent une nouvelle ânerie.
4:26:24 2017.01.22
Réfléchissons, encore, un peu. cela prouve surtout ce que je ne cesse de dire : l’investisseur de base gagne plus d’argent en restant assis qu’en bougeant comme un fou. Ou comme le dit plaisamment le proverbe boursier : On gagne plus d’argent avec son derrière qu’avec sa tète. Je pense que l’élection de monsieur Trump devrait amener chacun  des lecteurs de l’IDL à relire l’article de 2013 et à se poser des questions sur l’évolution à venir des comptes courants US et sur les conséquences que cette évolution va avoir sur le reste du monde en général et sur leur portefeuille en particulier. Certaines des questions que je posais à l’époque ont  déjà eu un début de réponse (hausse du dollar, baisse des taux aux USA, baisse du pétrole, émergence du Renminbi, problèmes en Russie etc.…) D’autres restent en suspens : sort du moyen orient, protection militaire de l’Europe (survie de l’Otan ou pas), balance militaire en Asie, sort du commerce international ... Mais la vraie question est la suivante : Que va-t’il arriver au dollar ? Le nouveau Président veut ramener la balance commerciale des Etats-Unis à l’équilibre. Ce qui veut dire en termes clairs que s’il réussissait les dollars devraient devenir de plus en plus rares et que ceux qui en ont emprunté vont donc se retrouver dans une situation très difficile s’ils n’ont pas de cash flow en dollar.  Et c’est ce que monsieur Trump veut organiser, même s’il ne s’en rend pas compte. Et donc, aussi curieux que cela paraisse, l’élection de monsieur Trump rend plus élevée la probabilité d’une crise financière dans les mois qui viennent, surtout si le nouveau Président devient franchement protectionniste. Si le cycle à venir était normal, logiquement chacun devrait vendre aujourd’hui ses positions en actions et en obligations US et utiliser les dollars ainsi libérés pour accumuler des actifs de bonne qualité en Europe ou en Asie. En effet, le dollar est surévalué, les actions US sont surévaluées par rapport à tous les autres marchés dans le monde et pour les obligations il en est de même. Mais si monsieur Trump change les règles du jeu, penser que nous sommes dans un cycle normal pourrait se révéler très couteux. Il faut se souvenir par exemple que la grande crise de 1929 a vraiment accéléré quand les banques américaines ont rappelé tous les prêts qu’elles avaient consenties à l’Allemagne ou à l’Autriche dans la décennie précédente, entrainant la faillite des banques autrichiennes et allemandes. Et donc je ne suis pas sur que les règles qui ont présidées au fonctionnement du monde depuis la seconde guerre mondiale soient encore valables… Et  du coup je conseille à tous les lecteurs de réfléchir un bon coup et le cas échéant de communiquer leurs réflexions à tous les autres lecteurs du site. Réfléchir à plusieurs est souvent plus profitable que de réfléchir tout seul, même si la décision reste individuelle. Comme le disait Clemenceau, toute décision doit être prise par un nombre impair de gens, et trois c’est déjà trop.       

Article de 2013

Rien n’est plus pénible que de réfléchir tout seul dans son coin, surtout quand une période est aussi agitée que celle que nous traversons. La tentation dans ces moments là  est plutôt de réagir à tout événement, important ou pas, et avec violence, plutôt que de réfléchir… Or, plus  les événements apparaissent insensés, moins il faut réagir et plus il faut réfléchir. Mais qu’est que veut dire « réfléchir » en pratique? Une chose toute simple: Il faut s’efforcer de faire le tri entre le bruit et les tendances de fond, et pour y arriver, bien sur, il faut s’extraire de l’esclavage du quotidien. L’une des façons de procéder est de « repérer » une variable essentielle dans le système économique dont il est à peu prés certain qu’elle va connaitre des changements fondamentaux et d’essayer de comprendre  quelles seront les conséquences  logiques des changements qui vont l’affecter. Dans cet esprit, il me semble que le moment est venu de consacrer un article à l’une de ces variables, les comptes courants Américains. Qu’est que « les comptes courants », va me demander le non initié ?  La réponse est simple: c’est tout simplement la différence comptable entre ce qu’un pays achète et  vend à l’étranger. Autrefois, cela s’appelait la balance commerciale. Et peu de choses ont autant d’impact sur le monde que l’évolution des comptes courants Américains, comme le démontre le graphique ci joint. Je vais d’abord expliquer la construction du graphique, puis les raisons qui en font un outil très important dans une politique de placement, pour terminer par un essai d’analyse de son évolution (probable) à venir. Commençons par la construction de notre graphique.
  1. Je prends la statistique des comptes courants Américains telle qu’elle est publiée et je divise le chiffre par le PIB US pour calculer le déficit ou le surplus extérieur des Etats-Unis en pourcentage de la richesse créée chaque année dans ce pays, pour pouvoir comparer le déficit ou le surplus à   d’autres périodes dans l’histoire des 60 dernières années.
  2. Je calcule la variationde ce ratio sur les 12 derniers mois, en termes absolus.
iii.            Je l’inverse, ce qui veut dire que si les comptes courants Américains se sont améliorés depuis un an de 1 % du PIB, le point correspondant sera à +1 % (en dessous de zéro) sur l’échelle de gauche, s’ils se sont détériorés nous serons à -1 (au dessus de zéro).   image002-1  A ce point, la deuxième question que le lecteur doit se poser doit être : Mais pourquoi est-ce si important? Pour y répondre, il faut faire un petit détour pour expliquer ce qu’est une monnaie de réserve. Les Etats-Unis contrôlent la monnaie de  réserve mondiale, le dollar ce qui veut tout simplement dire qu’ils sont le seul pays au monde à ne pas avoir de contrainte du commerce extérieur. Et donc, quand les USA ont un déficit extérieur, ils le soldent en envoyant  des  DOLLARS sur le compte des créditeurs. Et ces dollars deviennent des réserves de change pour les autres pays qui se mettent à commercer entre eux en utilisant ces mêmes dollars. Quand la Corée du Sud commerce avec la Thaïlande (par exemple),  les comptes sont soldés en dollars US. Le déficit extérieur Américain est donc la source principale de liquidités pour le commerce mondial, un peu comme une banque centrale l’est pour un pays. Et donc si les comptes extérieurs US  se « détériorent », le déficit commercial Américain devient plus important, ce qui est une très bonne nouvelle pour le reste du monde qui se met à croitre très fortement, n’ayant aucun problème de déficit extérieur puisque les USA ont un déficit. Pour faire simple, les US importent plus qu’ils n’exportent et en contrepartie exportent du cash (de la liquidité), ce qui fait que tout le monde est à l’aise et que l’on peut attendre des marchés haussiers un peu partout. Par contre, si les comptes US « s’améliorent », cela veut dire que les Etats Unis importent moins (première mauvaise nouvelle), exportent plus (deuxième mauvaise nouvelle, la concurrence est rude) et envoient  moins d’argent à l’étranger qu’un an plus tôt (troisième mauvaise nouvelle). Et donc TOUTES les grandes crises économiques et financières se sont produites quand les comtes courants Américains « s’amélioraient  »  de plus d’un demi point du PIB d’année en année. Et cela pour une raison très simple: certains emprunteurs en dollar (souvent des pays) ne réussissaient plus à  se procurer les dollars dont ils auraient besoin pour servir leurs dettes et donc  se mettaient à faire faillite (voir certains noms sur le graphique). Or les comptes courants Américains vont s’améliorer de façon inéluctable dans les 3 ans qui viennent  et ceci sous l’effet de trois forces:
  • L’hyper compétitivité du Dollar US,  dont le taux de change est grotesquement sous évalué aujourd’hui.
  • La révolution énergétique en cours qui va rendre les USA indépendants énergétiquement assez vite (ce qui correspond à la moitié de leur déficit extérieur actuel).
  • La robotisation du travail qui a bien commencé dans le monde entier mais surtout en Chine, ce qui va amener les entreprises Américaines à fermer leurs usines en Chine pour les rouvrir aux USA.
Sous l’effet de ces trois tendances lourdes on peut « craindre » que les comptes courants Américains ne deviennent EXCEDENTAIRES à relativement court terme pour la première fois depuis 1971 (début des changes flottants). Et là le monde va rentrer dans une situation complètement nouvelle qui devrait amener tout un chacun à se poser nombre de questions.
  • Allons-nous avoir une grave crise financière dans les trimestres qui viennent? 
  • Qui va procurer de la Liquidité en quantité suffisante au commerce international ?
  • D’ou va venir l’argent pour solder les dettes du passé en dollar ?
  • Allons-nous rentrer durablement dans une pénurie DURABLE de dollar?
  • Ce qui impliquerait une hausse formidable, à venir, de la monnaie US, mettant encore plus en danger les pays déjà endettés dans cette monnaie?
  • D’autres monnaies de règlements du commerce international vont-elles émerger? (On espérait l’Euro et ce sera sans doute le Renminbi)
  • Que va-t’il se passer au Moyen Orient si le prix du pétrole s’écroule, ce qui parait probable ?
  • Si les USA deviennent auto suffisants énergétiquement, pourquoi devraient-ils continuer à conserver des forces militaires importantes en Europe et au Moyen Orient ?
  • Et s’ils s’en vont, qui va protéger l’Europe militairement?
  • Que va- t’il se passer en Russie si le pétrole s’écroule ?
  • etc.…
A toutes ces questions je n’ai pas de réponse, ce qui ne m’empêche pas de réfléchir à des réponses possibles. Maïs  en attendant d’en apprendre un peu plus, je sais une chose avec certitude: tout investissement qui va me donner des cash flow positifs en dollar US pendant les années qui viennent va beaucoup, beaucoup monter et me donner de profondes satisfactions financières, ce qui est déjà quelque chose. Et donc j’attends paisiblement  avec une large part de mon portefeuille constituée, et depuis bien longtemps, d’actifs qui présentent cette caractéristique. Ce qui me permet de réfléchir.