Charles Gave

7:31:09 2018.07.16
Nouvelles (brèves) du front
7:32:23 2018.07.09
Un livre à avoir sur le dernier étage de sa bibliothèque… https://acton.org/ Publications, séminaires, formations à destination des religieux ou des laïcs, vidéos, s’enchainent et sont mis à la disposition de tous ceux qui ne peuvent se déplacer pour aller dans le Michigan, à Rome, où une université « Acton « a été créée. Des milliers de prêtres, d’évêques, de laïcs sont passés par ces universités qui ont changé leur vision du monde. Pendant ce temps, le Père Sirico sillonne les cinq continents pour porter la bonne parole… Pour ceux qui voudraient mieux comprendre la personnalité et les idées du Père Sirico, ils peuvent aller sur son site personnel à cette adresse[M1]  :http://www.robertsirico.com/ Malgré l’incroyable succès de son Institut, le père Sirico a tenu à demeurer le curé de la paroisse où il avait été nommé après son ordination. Il reste le pasteur de son troupeau… Venons-en à son dernier livre dont j’ai l’honneur de préfacer la traduction française : Catholique et Liberal. Les raisons morales d’une économie libre » Chez Salvator Dans cet ouvrage, l’auteur explique pourquoi et comment une économie libre est toujours préférable à une économie de la contrainte et pourquoi une telle économie est la seule qui soit compatible avec les Evangiles. Aussi curieux que cela paraisse, le raisonnement rejoint celui de l’un des grands philosophes américains, de la période moderne, John Rawls qui, réfléchissant sur les problèmes de justice sociale, soutenait qu’un système était juste si et seulement si, le sort des plus défavorisés s’améliorait au travers du temps. Et pour arriver à ce résultat, et c’est là la contribution principale du père Sirico au débat, la meilleure solution est de donner « aux petits » les moyens de s’en sortir tous seuls, suivant en cela le précepte du Christ : « Tout ce que vous aurez fait pour les plus pauvres, vous l’aurez fait pour moi ». Car en rendant leur liberté aux plus pauvres, on leur rend de ce fait leur dignité. C’est ce que le Père Sirico montre en concluant que seul le capitalisme est moral. C’est en effet le seul système qui dans l’histoire soit arrivé à ce résultat, et toujours en s’appuyant sur la liberté individuelle aussi bien de celui qui aide que de celui qui est aidé, et jamais sur la contrainte. De ce fait, le capitalisme est et reste le seul système qui soit conforme aux Evangiles alors que le socialisme et le collectivisme en sont l’antinomie. Dans ces temps de relativisme moral et de confusion intellectuelle dans lesquels nous baignons, il me semble évident que tout chrétien d’abord, mais surtout tout citoyen ensuite devrait lire ce livre en se souvenant de la phrase prophétique de Jean-Paul II : «   N’ayez pas peur « Et pour ne pas avoir peur, il faut savoir entendre la vérité. Et la vérité ne peut pas être entremêlée « d’en même temps » contradictoires et superfétatoires, qui ne peuventt être que la marque d’un esprit confus et retors. Car, comme l’a dit le Christ à qui le père Sirico a consacré sa vie : » Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non. Tout le reste vient du Malin « Et je peux assurer le lecteur que dans les écrits du père Sirico, le oui est un oui, et le non est un non. Ayant suivi celui qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » voila qui ne devrait surprendre personne. »        
7:02:45 2018.07.02
En route vers la Récession Mondiale de 2019. Le commerce international va donc se viander dans les six mois qui viennent, ce qui dans le passé a toujours déclenché soit une récession dans la zone de l’OCDE, soit ailleurs, le meilleur exemple étant la grande crise asiatique/ russe de 1997-1998. L’étape suivante est bien entendu une baisse des matières premières, ce qui est bien normal puisque le niveau d’activité est en train de plonger et que la demande de cuivre, d’acier, de coton etc. va donc baisser ou baisse déjà. Et de là nous passons fort logiquement à une baisse des marchés financiers des pays fournissant les matières premières et qui dépendent de la croissance mondiale pour leurs exportations, je veux parler bien sur des pays émergents. Et comme ces pays sont endettés, ceux qui leur ont prêté de l’argent, c’est-à-dire les banques, voient leur cours s’effondrer, ce qui parait bien normal. Et comme tout cela se passe parce qu’il y a une pénurie mondiale de dollars, le cours du dollar monte (en fait les autres monnaies baissent).   Conclusion Nous sommes en train d’entrer dans une crise de liquidités dollar tout à fait classique, la septième depuis 1973. J’en ai déjà traversé six dans ma carrière, c’est vous dire si je connais le scénario. D’habitude, la seule solution est de se mettre en dollar cash et d’attendre que la poussière retombe. Le pari que je fais dans ce cycle actuel est d’avoir une partie importante de mes actifs en monnaie chinoise tant je suis persuadé que la banque centrale locale (BOC) a vu arriver le coup et s’est fort bien préparée. Et cette confiance, je la reporte sur tous les pays qui ont des accords de swaps avec la BOC et la plupart d’entre eux sont en Asie. Qui plus est, je suis à peu près certain que la zone Euro en général et l’Italie en particulier sont complètement incapables de supporter une autre récession et je veux être le plus loin possible géographiquement de cette dernière, tant la BCE n’a plus aucun outil pour traiter les problèmes qui vont se poser. L’Asie est loin, très loin de l’Europe. En tout cas plus loin que les USA. Notre seule chance serait que le cours du pétrole s’écroule dans les quelques semaines qui viennent puisque cette baisse « libèrerait » des dollars. Ou alors que la Fed se remette a imprimer des dollars, ce qui me parait peu probable tant que nous n’avons pas eu de crise financière Et du coup le dollar monte, ce qui ne fait qu’aggraver la situation. Je reste très inquiet. Je plains monsieur Macron. Gérer un pays quand on ne comprend rien à l’économie n’est pas facile.                    
7:24:42 2018.06.25
Dans la série : outils utiles, la courbe des taux   Comme le lecteur peut s’en rendre compte, voilà une courbe qui est tout sauf « stable ». A certains moments, comme en 2010, les taux à 10 ans rapportent plus de 300 points de base (3 %) de plus que les taux à trois mois, ce qui parait très généreux. A d’autres moments, comme en 1974, les taux à trois mois rapportent plus que les taux à 10 ans, ce qui parait être une incongruité. Il est d’usage de dire à ces moments là que la courbe des taux est inversée et ces moments sont indiquées sur le graphique quand la ligne rouge passe sous la ligne verte. Et le processus pendant lequel nous passons de +3 % d’écart entre les taux courts et les taux longs à zéro s’appelle un « aplatissement » de la courbe des taux qui, en général, se produit avant une inversion qui elle-même précède une récession. Car, comme l’astucieux lecteur de l’IDL l’a certainement remarqué (tous les lecteurs de l’IDL sont astucieux), chaque fois que cela s’est produit depuis 1968, nous avons eu une récession aux USA quelques mois après (graphique hachurée de bas en haut en gris). Et c’est pour cela que nos journalistes économiques et nos économistes parlent d’un aplatissement de la courbe des taux qui serait une « mauvaise nouvelle », puisqu’elle précède toujours une inversion, signe annonciateur d’une récession. Mais le même lecteur, toujours aussi astucieux, remarquera une chose : Il s’agit là d’une constatation puisque cela a marché à chaque fois, mais en rien d’une explication. On ne nous explique jamais pourquoi le fait que mon épargne à court terme soit plus rémunérée que mon épargne à long terme amène à chaque fois à une récession. Et pourquoi ? Tout simplement parce que les économistes en question n’ont aucune explication rationnelle pour cet enchainement, pétris qu’ils sont de doxa keynésienne qui stipule que les récessions sont créées par un excèdent d’épargne, ce qui est une ânerie monumentale (et Keynésienne). « Feignons d’être les organisateurs de ces évènements qui nous dépassent » semble être la réaction générale de tous nos Diafoirus. Et pourtant, l’explication a été fournie par un économiste Suédois Knut Wicksell, il y a plus de 100 ans, mais personne ne la retient car elle implique que la DOXA Keynésienne actuelle aurait tout faux. Cette explication la voici.
  • Le taux à court terme est une approximation correcte du taux auquel les entreprises se financent.
  • Les taux à long terme donnent quant à eux une bonne idée du taux de croissance de l’économie vers qui convergent les taux de croissance des bénéfices des entreprises.
  • Tant que la croissance de mes bénéfices est supérieure au cout de mes emprunts, emprunter est raisonnable.
  • En revanche, emprunter à 3 % par an quand mes bénéfices stagnent requiert une certaine inconscience, voir incompétence.
Pour faire simple (et un peu faux), si la rentabilité du capital passe en dessous du coût du capital, il faut être idiot pour emprunter et c’est ce que nous dit Wicksell. Mais aussi, cela veut dire que quand les taux courts deviennent trop élevés, les gens endettés font faillite et que le cycle bascule de la croissance à contraction. Mais Wicksell explique donc à que moment dans le cycle, l’inversion a lieu : quand la rentabilité du capital passe en dessous du cout du capital. Imaginez que pendant dix ans vous ayez pu acheter des actifs rapportant 2 % en empruntant à 1 % à la place d’acheter de nouvelles machines ou de bâtir de nouveaux immeubles. Bien entendu, vous avez emprunté avec enthousiasme pour réaliser cette opération qui ne peut pas rater et vous vous sentez « riche », alors que la seule variable qui ait augmenté dans l’économie est la dette, et non pas la capacité de production. La seule chose qui se soit passée est en effet que vous avez plus d’actifs et plus de dettes mais que le système est plus fragile à cause de cet endettement qui n ‘est fondée que sur une subvention aux emprunteurs donnée par la banque centrale. Quelque temps après, imaginons que la banque centrale (qui contrôle les taux courts) fasse monter ces taux courts à 3% alors que vos actifs ne rapportent toujours que 2 %. Vous voilà en cash-flow négatif, et vous devez virer immédiatement la moitié de votre personnel. Vous devez couper aussi tous vos investissements, vous essayez de vendre vos actifs en perte (à qui ?), l’économie et les marchés financiers s’écroulent parce que, bien entendu vous n’avez pas été le seul à vous livrer à ces acrobaties, et nous rentrons en récession. Ce que nous dit Wicksell est simple : des taux trop bas amènent inéluctablement à une hausse de la valeur des actifs existants et à une explosion de l’endettement, qui eux-mêmes amènent à des recessions, à des dépressions et à des crises financières lorsque les taux reviennent à des prix de marché où vous et moi avons envie d’épargner à nouveau. Des taux trop bas, en m’empêchant d’épargner, amènent nécessairement à un effondrement de l’investissement puisque sur le long terme l’épargne est égale à l’investissement. Ce qui monte quand les taux sont trop bas, ce n’est pas l’investissement, c’est l’endettement. Que se passe t’il quand la bulle d’endettement implose ? Eh bien, les taux longs ne montent pas, voir s’écroulent parce que la croissance du PIB va s’effondrer puisque que les faillites financières ont commencé. D’où l’inversion. Et donc, après chaque crise financière créée par un endettement excessif, les taux courts s’écroulent comme on l’a fort bien vu en 2009 ou en 2012 Des taux trop bas entrainent donc inéluctablement à une hausse de l’endettement, à un ralentissement de la croissance, à une baisse de la productivité, à un appauvrissement des pauvres, à un enrichissement des riches et enfin à une arrivée au pouvoir de démagogues comme la période actuelle le prouve amplement. Et tout cela se termine dans une crise financière. Ou en sommes-nous aujourd’hui ? Le nouveau gouverneur de la banque centrale US a décidé de siffler la fin de la recréation, le système bancaire US étant redevenu sain. Du coup, la banque centrale américaine ramène lentement, très lentement, les taux courts US à des prix de marché, mieux vaut tard que jamais En tant qu’épargnant, j’ai aujourd’hui le choix. Ou je place mon épargne en obligations françaises à 0.78 % par an (youppie !) et je suis à peu près certain de perdre de l’argent en termes réels sur les 10 ans qui viennent, ou je me mets en bons du trésor US qui me rapportent à peu près 2 % (ce qui est au-dessus de l’inflation) et si je les remplace par des obligations à 10 ans US, j’ai une petite chance de gagner de l’argent si par hasard le dollar venait à monter et qu’il y ait une grave crise financière en Europe. En fait, la courbe des taux, entre les taux courts américains et les taux longs français est donc déjà inversée. Tous ceux qui ont emprunté des dollars pour acheter des saloperies en France, en Italie, en Espagne, en Grèce, en Allemagne se retrouvent en cash-flow négatif sur ces opérations. Voilà qui semble augurer de quelques difficultés Et laissez-moi vous donner les dates des dernières inversions de cette courbe des taux d’une nature un peu spéciale : 1974, 1980-1982, 1989, 2000, 2007 J’engage le lecteur à vérifier ce que la bourse de Paris a fait après ces inversions.    
7:28:40 2018.06.18
La question fondamentale   Chaque fois depuis 1972 que la base monétaire mondiale en dollars est passée en dessous de zéro, nous avons eu des problèmes, des gros problèmes. (La seule fois où nous avons eu des problèmes sans que nous soyons passés en dessous de zéro fût en 2008 quand Paulson, le ministre des finances US, laissa Lehmann Brothers faire faillite, écroulant non pas la base monétaire mais la pyramide du crédit elle-même, ce qui était une imbécillité incommensurable. A l’époque je pensais que tout le monde savait depuis les années trente qu’il ne fallait JAMAIS laisser faire faillite à une banque…je me trompais).   Or la base monétaire mondiale est en train de passer en dessous de zéro, ce qui revient à dire qu’il y a moins de dollars qu’il y a un an dans le système, et le Président Trump, en suivant une politique protectionniste rend l’acquisition de dollars par les non américains plus difficile qu’à l’accoutumée. Et déjà, les pays endettés en dollar et qui souffrent d’un déficit de leur commerce extérieur sont en train d’aller au tapis les uns après les autres. Citons la Turquie, dont j’ai déjà parlé deux fois récemment dans ces chroniques, mais aussi l’Argentine, le Brésil, l’Afrique du Sud, le Mexique… Déjà aussi, les pays très dépendants de leurs importations de pétrole -qui sont bien sûr libellées en dollar- voient leurs taux longs monter… Citons par exemple l’Italie et l’Espagne, ce qui démontre l’échec de la BCE et met en danger la pérennité même de l’Euro. Mais après tout, l’un des objectifs de monsieur Trump est de se payer l’Allemagne avec ses excédents du commerce extérieur de plus de 8 % de son PIB, ce qui est monstrueux et ne s’explique que par la sous-évaluation de la monnaie allemande, elle-même conséquence de l’Euro.   Mais que cherche à faire monsieur Trump exactement ? Monsieur Trump ne croit qu’en la Nation et il veut donc simplement sortir du monde multilatéral dans lequel nous vivons.. II veut que son pays redevienne le premier pays au monde et le proclame haut et fort « America first ». Et pour cela, il faut sortir du multilatéralisme et revenir au bilatéralisme.   Depuis 1990 et la chute du mur de Berlin, les hommes de Davos n’ont eu qu’une idée, enlever morceau par morceau sa souveraineté à chaque nation pour la transférer à des technocrates non-élus, et pour se faire ils ont inventé l’Euro, les traités de commerce multilatéraux, les cours de justice internationale, les traités sur le climat et que sais-je encore.   Le but était et reste toujours était de brider l’expression de toute volonté nationale et il fallait donc enchainer les électorats et rendre le vote inutile, un peu comme en URSS.   Le président Trump à l’évidence veut libérer Gulliver des chaines qui enserrent le géant américain et cela va passer par une crise de l’ordre international installé par les hommes de Davos depuis 1990, il ne peut en être autrement.   Le multilatéralisme est mort (quid de l’Otan ?) Je ne dis pas que cela est bien ou que cela est mal, je dis simplement que c’est une évidence.   Le nouveau Président américain est en train de rappeler aux hommes de Davos ce que disait de Gaulle : « les Nations n’ont pas d’amis, elles n’ont que des intérêts » et c’est ce que pensent aussi toute l’Europe de l’Est, la Chine, la Russie et la quasi-totalité du reste de l’Asie.   Il s’agit donc d’un mouvement éminemment populaire, ce que les hommes de Davos traduisent par populiste. Et ce mouvement apparait inarrêtable.   Attachez vos ceintures car la construction européenne est au cœur même du multilatéralisme et ses représentants du style Delors, Bernard Lamy ou Jean-Claude Trichet en ont été les fers de lance. Le dernier survivant de cette classe encore au pouvoir est bien sûr notre cher Président, si jeune en âge et si vieux en pensée, sans grande légitimité car porté au pouvoir par un coup d’état judiciaire et médiatique et qui ne comprend que le monde qui est en train de disparaitre.   La diplomatie française est donc sans-doute à la veille de connaitre un véritable effondrement de ses principes directeurs car la France a à sa tête un homme qui ne semble pas avoir intégré que partout dans le monde les peuples veulent redevenir maitres de leurs destins. Et que les peuples n’aiment pas que les élites gouvernent contre leurs volontés.   Nous vivons la fin d’un âge technocratique et nul ne peut arrêter la marée quand elle se met à monter. Je ne saurai trop conseiller aux lecteurs de réfléchir par eux-mêmes tant il me semble évident que nous rentrons dans des temps troublés. Un seul conseil : restez flexibles.        
7:01:13 2018.06.11
Le grand retour du peuple et de la nation souveraine.
6:19:42 2018.05.21
Et si on parlait du bonheur national brut
7:11:13 2018.05.14
 Lire la presse est dangereux pour votre santé financière Comment les conservateurs arrivent-ils à ce résultat miraculeux ? En faisant baisser les effectifs de la fonction publique à chaque fois quand ils sont élus, ce qui est socialement insupportable et ne peut amener qu’à une dépression comme chacun devrait le savoir.   Les conservateurs (ces monstres), à partir de 2009, ont viré 1 million de fonctionnaires ou assimilés (les effectifs de la fonction publique passent de 6.4 millions à 5.4 millions en quelques années, échelle de droite) et la loi dite de Charles Gave se vérifie une fois de plus : pour chaque fonctionnaire qui disparaît, trois emplois au moins sont créés par le secteur privé, les emplois du secteur privé passant de 21.5 millions à 24.5 millions pendant la même période. Notons de plus qu’il n’y a jamais eu autant de Britanniques au travail, 71% de la population contre 61 % en France et que le nombre d’emplois créés au Royaume-Uni a été plus de deux fois supérieur au nombre d’emplois créés en France depuis 2010…   Et comme la croissance du secteur privé est bonne, voilà qui favorise les rentrées fiscales… Et comme le maintien sous contrôle des dépenses de l’état reste très fort, à terme, le pays revient à l’équilibre budgétaire. En fait, d’après des chiffres préliminaires, il n’est pas impossible que le budget britannique repasse en excèdent dès 2018. Personne n’en parle en France…   Et qu’en est-il du commerce extérieur ?   Hors zone Euro, rien à signaler. En fait, la plus grosse partie du déficit extérieur vient de la zone euro, frappée de stagnation depuis au moins 10 ans et donc incapables d’importer des produits anglais… alors que les britanniques importaient joyeusement des produits européens. Conclusion La Grande- Bretagne va bien et continuera à aller de mieux en mieux puisque les emplois sont de vrais emplois créés par le secteur marchand… Et donc certainement, la bourse de Londres doit être au plus haut par rapport à la bourse de Paris …. Pas du tout ! Rarement la Grande-Bretagne a-t-elle été aussi bon marché par rapport à la France…   Le graphique montre que sur le long-terme la rentabilité des deux marchés des actions représentant des pays similaires est la même. Il ne peut pas en être différemment puisque la rentabilité du capital investi entre deux pays converge automatiquement vers le même niveau, à condition bien sûr que le taux de change entre les deux ne soit pas bloqué. Et donc, de temps en temps, il faut acheter le marché qui est trop bon marché et vendre celui qui est trop cher pour bénéficier d’un inévitable retour à la moyenne. Aujourd’hui, il faut à l’évidence vendre la France et acheter la Grande-Bretagne …tout simplement parce que l’incertitude politique perçue est très grande au Royaume-Uni. Ce qui m’amène à dire un petit mot sur la relation entre évènements politiques et résultats boursiers. Quand le FMI était à Londres en 1977, il fallait bien sûr acheter la Grande-Bretagne et vendre la France de Giscard, pour la racheter dès que Mitterrand fût élu. Quand Nixon est déposé fin 1974, il faut acheter et non pas vendre et vendre quand Carter est élu. Il faut savoir acheter au son du canon et vendre au son des violons. Dans le fond, la politique donne aux esprits paresseux une raison pour acheter au plus haut et vendre au plus bas. La conclusion est simple : se laisser influencer par la Presse, c’est être certain de voir son capital fondre comme neige au soleil. Et comme toute la presse me dit que la situation politique en France est très stable (?) alors qu’elle serait très instable (?) en Grande-Bretagne, je me dis qu’il faut vendre la France et acheter la Grande-Bretagne toutes affaires cessantes puisque ces perceptions, qui ont de bonnes chances d’être fausses, sont certainement déjà prises en compte par les marchés. Si les journalistes du Monde le savent, je ne vois pas qui pourrait l’ignorer. Dans le fond, lire la presse est dangereux pour sa propre santé financière.