Charles Gave

6:58:31 2017.12.11
Bitcoin et Big Brother
6:53:21 2017.12.04
Correspondance
6:36:49 2017.11.27
HIBOO ici si vous désirez obtenir plus de renseignements sur les abonnements payants.   Nos valeurs   Ce sont ces valeurs qui ont motivé la création de Hiboo et qui quotidiennement animent ceux qui travaillent à son développement :
  1. La liberté de pensée : ne pas se laisser enfermer dans un schéma de pensée dominant, ouvrir son esprit à des idées nouvelles, écouter les entrepreneurs et les managers et comprendre leur culture sont nécessaires pour une analyse pertinente dans un monde divers et en mutation. Nous l’apprécions également chez les managers dans leurs décisions pour leur entreprise.
  2. La transparence: nous justifions nos avis et portons à la connaissance des investisseurs et des entreprises les éléments sur lesquels ils ont été fondés. Plus globalement, convaincus que la connaissance fonde la confiance, nous nous engageons pour une information plus accessible.
  3. La mesure: notre travail d’analyse peut affecter tant les entreprises que nous étudions que les investisseurs qui utilisent notre travail. Nous sommes très attentifs à ce que nous mettons en ligne et à qualifier le niveau de confianceque nous avons dans nos appréciations.
  Cette nouvelle aventure  dans laquelle se lance mon ami Guillaume Rouvier commence exactement là où l’Institut des Libertés s’arrête. Sur ce site, vous trouverez tout ce dont vous pourrez avoir besoin pour choisir en connaissance de cause les valeurs qui constitueront le socle de votre épargne et la philosophie est exactement la même que la nôtre : honnêteté intellectuelle, gratuité, vues alternatives, conseils tirés d’une longue expérience… En réalité, un individu de bonne volonté se retrouve avec ces deux sites aussi bien équipé pour gérer une épargne que les grandes banques de la place. Voila le vrai miracle de l’Internet : permettre à chacun de retrouver son autonomie en échappant à la main mise monopolistique des grandes institutions sur notre épargne. Si vous consacrez quelques heures par semaine à vous occuper enfin de vos avoirs, alors vous deviendrez libre. C’est tout le mal que je vous souhaite. Mais HIBOO  vous sera nécessaire.  
6:16:26 2017.11.20
Hollywood prépare un nouveau film catastrophe : La Turquie va sauter !     Quand la quantité de monnaie augmente (ligne bleue qui monte), le prix de la monnaie baisse (ligne rouge qui monte=Euro qui monte contre la Livre Turque et donc Livre Turque qui baisse). Variations sur 12 mois dans les deux cas. Voila qui est fort logique. Si la quantité de quelque chose augmente, son prix baisse… Ce qui est plus embêtant est que la Turquie depuis des années a emprunté des sommes considérables en monnaies étrangères. On parle de plus de 450 milliards de dollars, ce qui n’est pas rien… Et comme le taux de change se casse la figure, financer cette dette devient de plus en plus difficile. Par exemple comme la Livre Turque a baissé de prés de 30 % depuis un an, le service de la dette coûte aujourd’hui  30 % de plus qu’il y a un an et demain peut être 60 % si la Livre continue de baisser. Sous l’effet de ces sorties de capitaux, le déficit du commerce extérieur se creuse de plus en plus. Or et il est déjà à près de 5 % du PIB Turc…et la question se pose : qui va  investir de l’argent frais dans un pays dont la monnaie s’effondre ? Et bien sûr une hausse des taux d’intérêts phénoménale suit, sous l’effet de deux facteurs :
  • Tous ceux qui ont des dettes et un cash flow négatif cherchent à emprunter pour servir des frais financiers qui explosent de façon «inattendue».
  • Par contre, les résidents qui ont une épargné ou sont en cash flow positif n’ont qu’une idée et c’est de sortir leur argent aussi vite que possible du pays pour protéger leur capital.
Et  surprise, surprise !  Si la demande de prêts augmente considérablement et si l’offre d’épargne diminue, et bien le prix auquel l’offre d’épargne = la demande d’épargne, c’est à dire les taux d’intérêts montent au travers du toit. Et c’est ce que montre le graphique suivant.   Et  comme l’inflation monte et que l’activité économique s’écroule puisque plus personne n’investit, ne pouvant trouver l’argent pour le faire, nous rentrons dans une dépression inflationniste tandis que les banques se mettent à sauter comme des bouchons puisque plus personne ne les rembourse. C’est en général le moment ou les gens du FMI à Washington  devraient se mettre à réserver leurs billets d’avion pour Istanbul ou Ankara… L’embêtant est que dans la catégorie « idéologue fou », monsieur Erdogan est parmi les tous meilleurs au monde en ce moment (malgré une sévère concurrence) et que l’idée qu’il a eu tort ne l’effleurera même pas. Les responsables sont bien entendu (je laisse le lecteur choisir) : les Juifs, les Arméniens les Américains, les trois ensemble, les Chrétiens, l’Intelligence Service, les Grecs (peu crédibles cette fois ci), le « mur de l’argent », les gnomes de Zurich ou de Wall-Street, et j’en oublie surement. Il va donc continuer d’accumuler les erreurs que bien d’autres ont fait avant lui du style contrôle des prix, contrôle des changes, contrôle du crédit, mises en prison de commerçants ou de banquiers, trafiquants fusillés sévèrement, diplomates étrangers expulsés, journalistes disparaissant mystérieusement… avant que d’être chassé du pouvoir par la rue ou par l’armée. Mais avant de réfléchir aux nouvelles âneries que le Président Turc nous réserve, il me faut d’abord expliquer pourquoi et comment il a tenu aussi longtemps. La Turquie a depuis  un grand moment un important déficit de son commerce extérieur, (aux alentours de 5 % du PIB), ce qui veut dire qu’elle achète pour 5 %  de plus à l’étranger qu’elle ne lui vend. Cela n’est possible sur le long terme que si « quelqu’un » lui prête la différence, c'est-à-dire environ bon an mal an 5 % du PIB. Ce quelqu’un, d’après ce que je crois savoir aurait été l’Arabie Saoudite. Et donc, depuis années, la Turquie vivait au dessus de ses moyens parce que l’Arabie Saoudite la subventionnait dans le cadre de la  lutte millénaire entre Sunnites et Chiites au Moyen-Orient (voir mes papiers sur le sujet). L’embêtant est que le royaume Saoudien a un nouveau maitre qui s’est rendu compte qu’il n’y avait plus un rond dans les caisses et qui du coup cesse de subventionner les autres pays Sunnites…Plus de subventions à attendre donc et du coup la monnaie se casse la figure. Et que le lecteur ne croit pas que cela va affecter uniquement la Turquie. Les monnaies Libanaises, Bahreïni, Qatari  Egyptienne, voir Algérienne ne sont tenues que grâce aux Saoudiens. Et donc, partout dans le monde sunnite et arabe les monnaies locales vont s’effondrer, ce qui est rarement favorable à la stabilité politique. Depuis 1973, les économies de ces pays vivent dans une fausse économie basée sur ce que les économistes appellent la rente minière. La rente minière disparaissant, il est à craindre que les populations locales payées à ne rien faire depuis des lustres ne se mettent à crever de faim et que du coup elles partent – à  pied- pour rejoindre de nouveaux pays d’accueil où elles seront nourries. Les crises financières et politiques au Moyen-Orient risquent bien de relancer l’immigration vers chez nous, ce qui ne va pas arranger les affaires dans notre vieux continent. Pour conclure. (Sur des considérations bassement boursières (Pouah !)) La première étape de la crise du Moyen-Orient impliquait d’un coté la Russie et l’Iran et de l’autre l’Arabie Saoudite et la Turquie. La Russie et l’Iran ont gagné cette première manche, ce qui était parfaitement prévisible. Du coup, l’Arabie Saoudite se retire dans son bunker et laisse tomber les autres Sunnites, dont les régimes vont s’écrouler, ce qui va déclencher de nouveaux mouvements d’immigrés et quelques perturbations financières, je le crains.
  • Je me suis laissé dire par exemple que les banques françaises et allemandes étaient parmi les plus grands créditeurs de la Turquie. Voila des dettes qui ne seront jamais remboursées…et pour ça, je fais tout à fait confiance à monsieur Erdogan.
  • Il apparait aussi que les plus gros clients de nos vendeurs d’armes en Europe seraient les monarchies sunnites dont tout laisse à penser qu’elles vont droit à la faillite. Détenir ces valeurs en bourse me parait peu souhaitable.
  • De gros contrats viennent d’être passés par Airbus avec la compagnie aérienne Emirats. J’attendrais un peu avant d’acheter Airbus, à tout hasard.
  • J’achèterai bien des obligations Russes (à 8 %), pour me prémunir contre une hausse des prix du pétrole et des obligations chinoises (à 4%), pour me protéger contre des ennuis avec mes euros.
  • Je maintiens ce que je dis depuis des années, n’ayez aucune valeur financière ni aucune obligation de la zone euro en portefeuille, sauf si vous aimez perdre de l’argent.
  • Je vendrai volontiers les fonds investis en obligations des pays émergents, si j’en avais, ce qui n’est pas le cas.
  • Et pour finir, je lèverai bien un peu de cash dans mon portefeuille actions, que je mettrai en dollar US, à tout hasard.
6:28:07 2017.11.13
Nouvelle Leçon sur les façons de gagner de l’argent sans travailler… Mais en réfléchissant !
  • La ligne rouge représente les sociétés du secteur « libre », dont j’ai calculé un indice en prenant les secteurs où l’Etat n’a pas son mot à dire : consommation, matières premières, valeurs industrielles, pétrole, technologie, pharmaceutiques…  Un portefeuille constitué des valeurs « libres » depuis 2010 est passé de 90 à 170, ce qui est nettement plus que l’inflation et en plus son heureux détenteur a touché des dividendes en hausse sensible.
  • La ligne noire représente l’indice des valeurs « administrées » et chacun peut voir que depuis 2010, il n’a pas gagné grand-chose…  qui plus est, dans ces secteurs les suppressions de dividendes ont été nombreuses. Rajoutons enfin que comme tous ces sociétés dépendent de l’Etat, si celui-ci venait à connaitre des difficultés financières, il est à craindre qu’elles seraient les premières à faire faillite. Acheter ces valeurs est donc à peu près aussi idiot que d’acheter des obligations de ces mêmes états.
  Pour conclure sur les actions : si vous achetez des actions, c’est parce que vous pensez que le capitalisme marche. Il est donc complètement contreproductif  d’acheter des sociétés soumises aux foucades et caprices de l’Etat. Si vous jouez le capitalisme, jouez-le vraiment ! Pour conclure enfin sur les placements en général, j’ai coutume de dire à ceux qui me le demandent qu’il faut avoir en actions 100 moins son âge. J’ai 74 ans et donc je devrais avoir 26 % d’actions, le reste en obligations. Mais détenir ce portefeuille, c’est vraiment être masochiste puisque je suis sûr de perdre sur au moins 74 % du portefeuille puisque le cours des obligations en Europe est complètement manipulé par les banques centrales, sauf en Asie bien sûr. Il faut donc aujourd’hui avoir ses obligations en Asie (et peut être aux USA, qui semblent revenir à la raison) et ses actions dans le secteur libre de chaque pays et uniquement dans le secteur libre, et dans ce cas de figure, le pays a beaucoup moins d’importance. Et si le lecteur ne peut pas acheter des obligations asiatiques, alors il lui faut avoir plus d’actions et supporter la volatilité de ses actifs, en grinçant des dents…    
7:20:22 2017.11.06
Trump : La chasse aux Rino est ouverte aux USA.
7:28:50 2017.10.23
Les élections en Autriche ou le grand retour de l’Empire Austro-Hongrois.
7:29:47 2017.10.16
Philippe Nemo ou le plaisir de se sentir intelligent.