Jean-Jacques Netter

2:16:01 2017.08.10
Les livres qu’il faudrait avoir lu (2)
2:15:17 2017.08.10
Les livres qu’il faudrait avoir lu (1)
9:52:08 2017.07.21
Le populisme est devenu un mot valise qui comporte de multiples facettes
5:01:03 2017.07.13
La réduction des inégalités ne doit pas être traitée de façon idéologique et sectaire https://www.youtube.com/watch?v=jtGbVoeuv0s  
5:23:44 2017.07.05
La situation favorable de l’Europe va aider un peu la France à se réformer
3:07:13 2017.06.27
Il est temps de « dépikettyser » la France marché du travail qui ont eu lieu en Allemagne sous le mandat du chancelier Gerhard Schröder (SPD). Conduites par l’ancien DRH de Volkswagen,  elles avaient pour but de renforcer la lutte contre le chômage volontaire et d'améliorer le retour en activité des bénéficiaires d'allocations . Ces réformes visaient à adapter le droit du travail et la fiscalité à la nouvelle donne économique dans le secteur des services. La Loi Hartz IV a été la plus importante. Avec cette réforme, les indemnités de chômage n’étaient plus versées pendant 32 mois mais pendant seulement 12 mois (18 mois pour les plus de 55 ans). C’est la phase « Arbeitslosengeld I ». Ensuite, le chômeur est considéré comme chômeur de longue durée et reçoit le « Arbeitslosengeld II », sensiblement moins élevé. À travers l'« Arbeitslosengeld II », l'état verse le « Regelsatz » qui était  de 364 € par mois en septembre 2009 pour une personne, auquel il fallait ajouter le paiement complet d'un logement « décent » (en dessous d'un plafond de 280 € par mois), l'assurance maladie et une cotisation retraite. Dans un couple, chaque personne pouvait recevoir l'Alg II. Ces revenus sont considérés comme le minimum vital auquel a droit tout citoyen allemand qui s'inscrit à l'« Arbeitsamt » (= Pôle emploi). Il est possible de toucher un salaire et l'Alg II simultanément. Le salaire reçu est soustrait du montant de l'Arbeitslosengeld II, ce qui permet en quelque sorte d'assurer un revenu plancher aux inscrits dans un pays qui n'avait pas de salaire minimum proprement dit.   La mesure la plus importante de cette réforme a été la réduction des indemnités versées aux chômeurs de longue durée qui refusaient d'accepter des emplois en dessous de leur qualification.  De plus, ces chômeurs pouvaient  être embauchés à des salaires inférieurs (1 €/heure) à la convention collective du secteur. D'autres mesures ont été critiquées à l’époque, telle que la possibilité de réduire les allocations d'un chômeur dont les ascendants ou descendants ont des économies. Ces mesures du SPD, votées avec le soutien de la majorité CDU du Bundesrat, ont donné lieu à l’époque  en particulier en ex-RDA à des manifestations. Cette mobilisation a contribué aux revers électoraux de la majorité de Gerhard Schröder en 2005. Le nom « Hartz IV» a ainsi été largement associé par les Allemands à ces réductions des prestations versées à de nombreux sans-emplois. Avec le recul, ce sont les mesures qui ont permis à l’économie allemande de se redresser vertueusement avec le succès que l’on sait.   La dépykettisation de l’enseignement de l’économie doit intervenir rapidement   Thomas Piketty le théoricien de la montée des inégalités vient de conseiller Jérémy Corbyn en Grande Bretagne et Benoit Hamon en France. Tous les deux ont connu des échecs électoraux spectaculaires.  Son livre  « Le Capital au XXIème siècle » a été un best-seller mondial alors que ses arguments  reposent sur une série de présupposés idéologiques extrêmement naïfs et irrationnels.   Première idée fausse : « il serait à la fois impossible et inopportun de réduire les dépenses publiques en France » : « Pour l’essentiel, nous prenons comme données la structure des transferts et les dépenses publiques actuellement en vigueur en France et le niveau global des prélèvements obligatoires nécessaire pour les financer ». Donc 50 % d’impôts, c’est parfait ! De quoi les Français se plaindraient-ils, puisqu’ils ont des services publics impeccables, qu’il n’y a aucun gaspillage, et qu’ils n’utiliseraient pas mieux leur argent si on les laissait en disposer librement.  Le problème de la fiscalité n’est donc pas de diminuer les dépenses publiques, il est de trouver les moyens les plus astucieux et les plus simples de les augmenter. Mais alors, pourquoi tous nos voisins ont-ils choisi la voie inverse.   Deuxième idée fausse :  « L’impôt n’est juste que s’il est progressif ». En adoptant la conception du Manifeste communiste de Marx, Piketty tient pour acquis que l’impôt ne sert pas tant à payer à leur juste prix les services rendus par l’État qu’à réduire les inégalités sociales. L’impôt pris au « riche » a pour seul but de le rendre plus pauvre. C’est un impôt sans contrepartie. Symétriquement, les « pauvres » ont le droit de recevoir de l’argent de l’État, non pas en échange d’un travail, mais simplement au titre d’une compensation de leur pauvreté relative. Spoliation d’un côté, assistanat de l’autre, voilà la justice selon lui.   Troisième idée fausse : « La richesse des riches serait le fruit de l’« exploitation » des pauvres ».  La science économique a amplement montré que cette théorie de l’exploitation de l’homme par l’homme était absurde. L’économie n’est pas un jeu à somme nulle. L’immense croissance survenue depuis plus de deux siècles a créé des richesses ex nihilo, parce que la liberté économique a permis une meilleure division du travail, qui a elle-même rendu possible une multiplication des savoirs.   Tomas Piketty a tout faut. Depuis trente ans toutes les statistiques montrent que les inégalités de revenus ne se sont pas aggravées en particulier en  France. Le vrai combat d’aujourd’hui, ce sont les inégalités de chances et l’immobilisme social. Le vrai drame n’est pas du tout qu’il y ait trop de riches mais pas assez.           Les trois M : Macro, Micro, Macron   Dans le domaine de la macro économie, la croissance française repart,  le brent est en dessous de 45$ le baril pour la première fois depuis novembre dernier… Dans le domaine de la micro économie,  l’année 2017 s’annonce florissante pour les entreprises de taille intermédiaire. le climat des affaires est au plus haut depuis l’été 2011 Emmanuel Macron  est sur le petit nuage de la macronie. Il a tous les pouvoirs ce qui ne donne pas toujours d’heureux résultats dans l’histoire de France.  Pour le moment Il bénéficie d’un environnement favorable qui devrait lui permettre  de réformer rapidement. Souhaitons lui de réussir tout en restant lucide et attentif….  
7:34:11 2017.06.20
Il faut maintenant redresser la situation financière désastreuse de la France
3:15:04 2017.06.06
Donald Trump a raison d’obliger tout le monde à réfléchir sur les accords de la COP 21 réchauffement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue ». C’est la raison pour laquelle le GIEC a toujours fonctionné de façon politique et le réchauffement climatique est devenu pour lui depuis longtemps un enjeu purement idéologique. Ce qui pose problème c’est que les effets du rayonnement solaire ou des nuages sur la température sont insuffisamment étudiés, tout cela parce que le lobby du GIEC tire tous ses budgets sur le seul thème de l'effet de l'activité humaine sur la température. La déforestation est probablement aussi importante dans l’augmentation du CO2. Depuis 1990, plus de 130 millions d’hectares de forêt ont été brûlés ou arrachés, remplacés par des villes ou des terres agricoles. Le Brésil a détruit pendant cette période 531 000km2 de forêt, l’Indonésie 275 000km2, Le Nigéria 102 000lm2, l’argentine 76 000km2 ….. Etre climato-sceptique, ce n'est pas nier que la température de la planète augmente, que la banquise fond et que le niveau de la mer monte. C'est s'interroger sur le gros soufflé que des politiques de différents pays, la France en tête, ont monté en utilisant inconsidérément l'argent du contribuable. Les modèles climatiques utilisés sont d’autant moins fiables que la « science climatique » est incapable de prédire correctement l’ensemble des phénomènes. Parmi les nombreuses incertitudes, on connaît mal l’influence des variations des émissions solaires et le rôle joué par les nuages. Et pourtant l’effet de serre des nuages, à supposer qu’un tel effet existe, serait 219 fois plus important que celui du CO2 atmosphérique. Quant au CO2 dû aux émissions humaines, il ne représenterait que 6% du stock de CO2 atmosphérique. Un jour la science prouvera peut-être que l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère était due au réchauffement causé par exemple par les variations du soleil, et non que le réchauffement était dû principalement aux émissions humaines de CO2, comme une désinformation systématique le fait penser aux Européens. Ceux qui prétendent que la science a parlé sont en général des hommes politiques qui ont fait de la protection de la planète une véritable religion, dont toute critique est apparentée à un blasphème. Un peu moins d'idéologie et un peu plus de science permettraient d’analyser objectivement la situation.   Tout le monde peut être d’accord qu’il faut préparer une transition énergétique vers les industries renouvelables qui devra s’accompagner progressivement d’un changement de modèle de production et de consommation. Tout cela sera possible grâce à l’innovation apportée par la technologie, ce qui suppose des investissements très importants. En revanche, aucun résultat sérieux ne sera obtenu à coup de  « fiscalité écologique, de réduction du temps de travail dans une économie sociale et solidaire » !!!   Tant que l’on restera dans l’obscurantisme écolo-bobo-bio très bien décrit par  Jean de Kervasdoué dans son livre « Ils croient que la nature est bonne » on ne pourra pas avancer.  Il ne s’agit pas d’un combat idéologique consistant à développer « un impératif vert face au fiasco des politiques néolibérales telles qu'elles sont défendues à Davos ». Il n’y a pas d’un côté le “bien” de Ségolène Royal avec ses mots vertueux: écologie, environnement, éolienne, lanceur d’alerte, santé et ses qualificatifs tout aussi positifs: vert, naturel, durable, circulaire, biodynamique, biologique, photovoltaïque, recyclé, économe, local, associatif, décentralisé… Il n’y a pas de l’autre le mal avec ses mots abominables comme  charbon, pesticides, OGM, nucléaire, pollution, croissance, climato-sceptique et ses qualificatifs négatifs: polluant, dangereux, intensif, capitaliste, industriel, cancérigène, corrompu… Ce qui est grave est c’est que les verts s’adonnent autant que les autres aux manœuvres d’appareil. Ils ont brouillé toutes les cartes sur l’écologie qui doit être un combat concernant tous les habitants de la planète.   Pour diminuer leur dépendance par rapport à l’OPEP et surtout à l’Arabie Saoudite, les Etats Unis se sont mis à développer depuis 2006 le pétrole et le gaz de schiste chez eux. Cela a été possible grâce à de nombreuses innovations technologiques rendues possibles par des investissements financés par les américains eux mêmes. Le résultat c’est que le rôle de « swing state », c’est à dire de l’état qui régule sur le plan mondial le prix du pétrole, n’est plus l’Arabie Saoudite mais les Etats unis eux mêmes   Le secteur des services pétroliers est le grand perdant du moment   Toutes les sociétés de services pétroliers ont été très touchées par la baisse du prix du pétrole de 115$ à un plus bas de 27$ et sont dans une situation délicate   En France, Technip FMC malgré le rapprochement des deux entreprises a toujours du mal à retrouver des marges convenables. Elle a du licencier 6000 personnes pour s’adapter à son carnet de commandes.  CGG Veritas  après avoir racheté en 2007 Veritas pour 3,1 Md$ et en 2012 Fugro pour 1 Md$ est en grande difficulté. Bourbon est aussi à la peine.   Aux Etats Unis Halliburton le numéro un mondial est en baisse de 16% depuis le début de l’année. Le fait que la société réalise 65% de son chiffre d’affaires aux Etats Unis lui permet de mieux résister que ses concurrents. Schlumberger qui réalise de son côté 65% de ses revenus en dehors des Etats Unis aura encore plusieurs trimestres difficiles.   En Europe, plusieurs sociétés que l’on retrouvait dans de nombreux  portefeuilles n’offrent pas des perspectives très brillantes notamment  Schoeller Bleckmann en Autriche et Seadrill en Norvège qui a failli déposer son bilan au début de l’année.   L’économie verte va se développer fortement   Le secteur de l’économie verte est celui qui permettra réellement de lutter contre le gaspillage de l’énergie et le réchauffement climatique. On trouve les sociétés les plus intéressantes dans l’efficacité énergétique, le stockage d’énergie, la désalinisation de l’eau de mer, la distribution et la purification de l’eau. A suivre…