Mis en avant

7:20:27 2018.05.24
En banlieue, on brûle des milliards L’article 72-2 de la Constitution dispose que « La loi prévoit des dispositifs de péréquation destinés à favoriser l'égalité entre les collectivités territoriales ». Voici comment la définit l’État français :   « Littéralement, la péréquation consiste à égaliser les situations. Elle doit atténuer les disparités de ressources entre collectivités territoriales au regard des charges auxquelles elles doivent faire face. Ressources et charges dépendent en effet de contraintes géographiques, humaines (ex. : revenu des habitants) et économiques (ex. : dynamisme des bases fiscales, importance du tissu industriel ou tertiaire, etc.), qui ne garantissent pas a priori une adéquation des ressources aux charges de chaque collectivité. »   Ainsi, en 2017, le département des Yvelines a dû payer 40 millions d’euros au titre de la péréquation, montant qui sert essentiellement à financer le département de Seine-Saint-Denis. Le 93 est certes un département très endetté, mais aussi l’un des plus riches de France, car l’un de ceux qui reçoit le plus d’aides et de subventions publiques, sans compter l’ensemble des aménagements (RER, autoroutes, etc.) à quoi va s’ajouter la manne des Jeux olympiques. Pénalisant la vertu pour encourager la gabegie, la péréquation dissout les liens locaux et n’encourage pas la bonne gestion.   Le drame des logements sociaux   Difficile de faire comprendre que le logement social n’a rien de social et qu’il est un désastre pour le logement en France, notamment pour les plus pauvres. La loi SRU a aggravé la pénurie de logements, causant une hausse des prix sans précédent. C’est elle qui est en partie responsable de la difficulté des Français à se loger, bien que la majeure partie de la population croie encore que c’est avec plus d’aides et d’interventions de l’État que leur situation pourra s’améliorer. En imposant 25% de logements sociaux dans les constructions nouvelles, c'est-à-dire 25% de logements qui sont payés moins cher que le coût de construction, cela oblige les constructeurs à répartir le manque à gagner sur les autres logements, donc à les vendre plus cher. Des personnes qui payent donc un tarif plus élevé que le marché, pour se retrouver dans des logements identiques que des populations qui payent beaucoup moins cher. Il y a de quoi se sentir floué. D’autant que les différences de vie font que la cohabitation n’est pas toujours aisée.   Puisqu’il faut 25% de logements sociaux partout, sans tenir compte des besoins et du marché, dans certaines villes, les logements sont vides. Dans d’autres, les propriétaires ne peuvent pas acheter des logements qui coutent trop cher, ce qui oblige les constructeurs à renoncer à certains programmes, alors que la demande est forte. D’où un marché en tension, qui accroît la hausse des prix.   Abroger la loi SRU, supprimer les logements sociaux, notamment en vendant le parc existant, est la meilleure façon de redonner de la souplesse au marché et de produire une baisse des prix. La loi SRU répondait à un calcul cynique : en imposant 20% de logements sociaux (quand elle fut créée), les socialistes espéraient imposer 20% de population qui leur était favorable et donc gagner ainsi des communes lors des municipales. Un calcul de boutique politicienne dont toute la population souffre aujourd'hui.   Pour les maires récalcitrants qui ne veulent pas de 25% de logements sociaux, des amendes étaient prévues. Mais le calcul était vite fait : il était plus rentable de payer l’amende que de construire des HLM, d’autant que la population qui vit dans les HLM est une grande consommatrice de services municipaux et de gratuité, donc elle coûte très cher. La loi Duflot a changé la donne : en plus de l’amende, qui a fortement augmenté, le préfet peut préempter des terrains et organiser des constructions forcées. C’est la fin des libertés communales et la mainmise complète de l’État. C’est dans le logement que la politique communiste est encore active, pour le malheur des populations modestes qui souffrent de cette mauvaise politique de la ville.    
6:19:42 2018.05.21
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7:11:13 2018.05.14
 Lire la presse est dangereux pour votre santé financière Comment les conservateurs arrivent-ils à ce résultat miraculeux ? En faisant baisser les effectifs de la fonction publique à chaque fois quand ils sont élus, ce qui est socialement insupportable et ne peut amener qu’à une dépression comme chacun devrait le savoir.   Les conservateurs (ces monstres), à partir de 2009, ont viré 1 million de fonctionnaires ou assimilés (les effectifs de la fonction publique passent de 6.4 millions à 5.4 millions en quelques années, échelle de droite) et la loi dite de Charles Gave se vérifie une fois de plus : pour chaque fonctionnaire qui disparaît, trois emplois au moins sont créés par le secteur privé, les emplois du secteur privé passant de 21.5 millions à 24.5 millions pendant la même période. Notons de plus qu’il n’y a jamais eu autant de Britanniques au travail, 71% de la population contre 61 % en France et que le nombre d’emplois créés au Royaume-Uni a été plus de deux fois supérieur au nombre d’emplois créés en France depuis 2010…   Et comme la croissance du secteur privé est bonne, voilà qui favorise les rentrées fiscales… Et comme le maintien sous contrôle des dépenses de l’état reste très fort, à terme, le pays revient à l’équilibre budgétaire. En fait, d’après des chiffres préliminaires, il n’est pas impossible que le budget britannique repasse en excèdent dès 2018. Personne n’en parle en France…   Et qu’en est-il du commerce extérieur ?   Hors zone Euro, rien à signaler. En fait, la plus grosse partie du déficit extérieur vient de la zone euro, frappée de stagnation depuis au moins 10 ans et donc incapables d’importer des produits anglais… alors que les britanniques importaient joyeusement des produits européens. Conclusion La Grande- Bretagne va bien et continuera à aller de mieux en mieux puisque les emplois sont de vrais emplois créés par le secteur marchand… Et donc certainement, la bourse de Londres doit être au plus haut par rapport à la bourse de Paris …. Pas du tout ! Rarement la Grande-Bretagne a-t-elle été aussi bon marché par rapport à la France…   Le graphique montre que sur le long-terme la rentabilité des deux marchés des actions représentant des pays similaires est la même. Il ne peut pas en être différemment puisque la rentabilité du capital investi entre deux pays converge automatiquement vers le même niveau, à condition bien sûr que le taux de change entre les deux ne soit pas bloqué. Et donc, de temps en temps, il faut acheter le marché qui est trop bon marché et vendre celui qui est trop cher pour bénéficier d’un inévitable retour à la moyenne. Aujourd’hui, il faut à l’évidence vendre la France et acheter la Grande-Bretagne …tout simplement parce que l’incertitude politique perçue est très grande au Royaume-Uni. Ce qui m’amène à dire un petit mot sur la relation entre évènements politiques et résultats boursiers. Quand le FMI était à Londres en 1977, il fallait bien sûr acheter la Grande-Bretagne et vendre la France de Giscard, pour la racheter dès que Mitterrand fût élu. Quand Nixon est déposé fin 1974, il faut acheter et non pas vendre et vendre quand Carter est élu. Il faut savoir acheter au son du canon et vendre au son des violons. Dans le fond, la politique donne aux esprits paresseux une raison pour acheter au plus haut et vendre au plus bas. La conclusion est simple : se laisser influencer par la Presse, c’est être certain de voir son capital fondre comme neige au soleil. Et comme toute la presse me dit que la situation politique en France est très stable (?) alors qu’elle serait très instable (?) en Grande-Bretagne, je me dis qu’il faut vendre la France et acheter la Grande-Bretagne toutes affaires cessantes puisque ces perceptions, qui ont de bonnes chances d’être fausses, sont certainement déjà prises en compte par les marchés. Si les journalistes du Monde le savent, je ne vois pas qui pourrait l’ignorer. Dans le fond, lire la presse est dangereux pour sa propre santé financière.  
7:11:06 2018.05.10
Nouvelle-Calédonie : un enjeu stratégique
7:57:57 2018.05.07
Retour au boulot et étude d’un cas pratique   Reportons cette ligne verte sur le graphique suivant, en commençant après la sortie de la couronne du serpent monétaire européen et la quasi-faillite de la Suède en 1992 et rajoutons le taux de change entre les deux pays le tout base 1 en 2013. La ligne verte représente la parité des pouvoirs d’achat c’est-à-dire le niveau où le taux de change devrait être si les marchés étaient parfaits, ce qu’ils ne sont pas, puisque le marché c’est la ligne rouge (le taux de change) qui passe son temps à se balader au-dessus de la ligne verte (France non compétitive), ou en dessous (Suède non compétitive) comme le lecteur peut le voir. Ce qui compte, c’est bien entendu la différence en pourcentage entre la ligne verte et la ligne rouge qui apparait dans le graphique suivant, et qui est bien horizontale. La Couronne est donc sous-évaluée par rapport à l’Euro-France d’environ 10 % et comme le lecteur peut le voir, nous retournons TOUJOURS à la parité des pouvoirs d’achat (ligne verte au milieu) et cela prend en général environ trois ans. La bande bleue correspond aux périodes où la couronne est de façon statistique « A SON PRIX » (un écart type de chaque côté) et où il est urgent de ne rien faire. Conclusions d’investissement Ici, je n’essaie pas de répondre à la question : faut il être investi dans les marchés mais à la question, si je VEUX rester investi, où vaut-il mieux mettre son argent, ce qui n’est pas la même chose, du tout.
  • Commençons par le cash
Bien entendu il faut vendre toutes ses sicav de trésorerie en Euro pour se mettre en sicav de trésorerie en Couronne puisque l’espérance de gain à environ 3 ans est d’environ 10 % si je retourne à la ligne verte, et près de 15 % si la couronne passe de sous-évaluée à sur- évaluée
  • Venons-en aux marchés obligataires
Les taux à 10 ans en Suède sont à 0.7 % et en France à 0. 78 %.  Léger avantage pour la France donc. Mais l’espérance de gain dans les trois ans qui viennent sur la couronne par rapport à l’Euro est d’environ 10 %. Vendre les obligations françaises pour se bourrer d’obligations Suédoises me parait donc évident… Et comme la Suède fait partie de l’Europe, cela doit pouvoir se faire sans aucune contrainte dans le cadre légal des Assurances- Vie françaises. Je choisirai des obligations à 5 ans.
  • Finissons par les Actions
La ligne verte en bas du graphique est simplement la ligne verte du graphique précèdent montrant la  différence entre là où la Couronne est et la ou elle devrait être. La ligne rouge est plus intéressante. Il s’agit du ratio entre la rentabilité TOTALE (dividendes et taux de change inclus) du marché Suédois contre le marché français, et plusieurs remarques s’imposent ici.
  1. Depuis 1994, le marché Suédois a surperformé le marché français de 74 %, ce qui est bien, mais parfaitement normal compte tenu du fait que les entreprises suédoises ont la chance de ne pas être dans le Frankenstein financier qu’est l’euro.
  2. Les périodes où il fallait acheter le marché Suédois et vendre le marché français correspondent EXACTEMENT au moment ou la couronne Suédoise était très sous-évaluée par rapport à l’Euro et sont marquées sur le graphique par des flèches verticales.
  3. Celui qui a fait ces arbitrages aux bons moments a en général fait 50 % de plus dans les trois années qui suivaient que s’il était resté investi à Paris.
La conclusion pour mon lecteur grognon est donc de tout vendre en France et de se refugier en Suède. Soit il gagnera plus d’argent en Suède qu’en France, soit il en perdra moins. Et comme il n’en perdra en termes absolus que si une nouvelle crise financière nous tombe dessus et que cette crise sera fatale à l’Euro, je n’ai pas le moindre doute que dans ce cas-là, il pourra convertir ses couronnes en beaucoup, beaucoup de francs français qui seront de retour, pour acheter des choses qui ne seront vraiment pas chères en France.                  
7:52:31 2018.05.03
Chine : la nouvelle révolution culturelle