Mis en avant

3:05:55 2018.09.19
L’immigration illégale n’est pas l’avenir de l’Europe
8:44:18 2018.09.13
Crises en série en Amérique latine
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Les actions américaines sont au plus haut alors que la guerre commerciale fait rage verbalement  
7:45:02 2018.09.10
L’écologie , une nouvelle Foi à la veille de se produire mais qu’heureusement, les élites qui nous gouvernent feront le nécessaire pour limiter les dégâts, à condition que les gens d’en bas les laissent travailler tranquillement. Tant que les communistes au couteau entre les dents étaient la, ce n’était pas vraiment la peine de se fatiguer à créer des dangers imaginaires tant il y en avait un bien réel et bien sinistre. Une fois le mur tombé, il fallait de toute urgence trouver quelque chose pour maintenir le peuple dans une obéissance de bon aloi. Et dans ce registre, il faut dire que nos chers Oints du Seigneur ont fait très fort en découvrant que ce qui marchait le mieux pour foutre la trouille aux gens c’était l’écologie qu’ils ont réussi   à transformer en une nouvelle religion. Quel est en effet le modus operandi de tout être qui veut vivre aux dépens des autres (voir à ce sujet Astérix : le Devin, de Goscinny et Uderzo) ·       D’abord, il faut convaincre les gogos qu’ils ont commis un énorme péché contre la divinité (dans ce cas précis, la déesse Terre, Gaia) et que celle-ci va se venger en exterminant les méchants pêcheurs. ·       Affolé, le gogo de service, commence à paniquer et demande s’il n’y a pas quelque chose qui pourrait être fait pour détourner le courroux de la divinité. ·       Il est tard, très tard, peut-être trop tard disent à ce moment-là les prêtres de la nouvelle religion, mais sans doute pourront-ils faire quelque chose si les nouveaux croyants procèdent à des sacrifices rituels tels que de grasses prébendes versées à nos nouveaux prêtres qui ont heureusement une ligne directe avec la Divinité et qui donc pourront intercéder en leur faveur. Seuls ceux qui auront vraiment craché au bassinet ont une chance d’être pardonnés, et chacun comprend le mérite de cette position. ·       Ce qui permettra aux enfants et petits-enfants des Oints du du Seigneur de s’installer dans une aisance heureuse et une prospérité de bon aloi Et l’on voit se remettre en place le vieux mécanisme de manipulation de l’opinion d’une classe qui n’a pas envie de travailler mais qui réussit à convaincre une partie de la population qu’elle a commis un gros péché contre les dieux, ce qui est impardonnable. .. Cependant, les nouveaux ODS (à ne pas confondre avec les nouveaux philosophes, bien qu’ils s’agissent souvent des mêmes), par pure bonté d’âme peuvent intercéder aupres des dieux, à condition que des sommes importantes leur soient transférées, ce qui atténuera ou empêchera l’inévitable châtiment. Ce qui m’amène à l’Ecologie aujourd’hui. Dans le film Uranus, tiré d’une pièce de Marcel Aymé, le cafetier du village, joué par Gerard Depardieu, prononce cette phrase admirable : « Monsieur ! Je suis cafetier, socialiste et franc-maçon, c’est vous dire si j’en ai entendu des conneries dans ma vie ! »   Et j’ai envie de la paraphraser en disant : « Monsieur ! J’ai 75 ans, je suis économiste, libéral, et Catholique c’est vous dire si j’en ai entendu des conneries dans ma vie » Je m’explique Tout cela a commencé au début des années 70 avec quelque chose qui s’appelait le Club de Rome et qui fut fondé par …David Rockefeller, également fondateur du groupe Bilderberg et de la Trilatérale. Chacun comprend la stratégie de ce grand homme. Dans le fond, la démocratie est une mauvaise idée, nous avons besoin d’un gouvernement mondial ou le pouvoir appartiendra à ceux qui savent et qui se réuniront en secret (Bilderberg et Trilatérale), mais il faut aussi foutre la trouille au petit peuple pour qu’il reste tranquille, d’où le Club de Rome. Au début, le Club de Rome part sur une mauvaise piste, déjà popularisée par Malthus : la croissance économique-infinie- est incompatible avec les ressources de la planète qui sont bien entendu finies. Et de nous expliquer qu’en 1990, il n’y aura plus de pétrole et que la moitie de la population indienne allait mourir de faim avant la fin du XX -ème siècle. Pas de chance, le monde consommait à l’époque 60 millions de barils de pétrole avec des réserves d’une quinzaine d’années, et aujourd’hui, nous consommons 100 millions de barils par jour avec des réserves de 25 ans. Quant à l’Inde, elle exporte des céréales… A l’évidence ces gens-là ont dit des bêtises et l’ennui est que ces bêtises ont été prouvées comme étant fausses. Il fallait trouver autre chose. Et l’idée de génie fut de faire intervenir non plus des économistes dont chacun connait la capacite à prévoir l’avenir mais des scientifiques, car la SCIENCE, cela ne se discute pas. Et donc fut inventé le réchauffement atmosphérique créé par l’activité humaine. Et bien entendu, ce problème ne peut pas être réglé par chaque Nation mais réclame, comme chacun l’a déjà deviné un…gouvernement mondial. Ben voyons…. Venons-en aux faits, et cela fait quarante ans que je lis sur le sujet. Premier problème : La mesure de la température. Déjà, nos scientifiques intègres se sont fait prendre à plusieurs reprises maquillant les données de température (scandale du hockey stick au Canada, scandale des pressions amicales sur les universitaires en Grande-Bretagne) pour « prouver » l’augmentation des températures. Et pourquoi ces maquillages ? Pour continuer à percevoir leurs subventions étatiques, tant il est vrai que les seuls à toucher ces subventions sont les « scientifiques » qui cherchent à prouver l’augmentation des températures, les autres étant interdits de publication et d’enseignement, bien entendu.   Mais je suis bon prince, je veux bien admettre que la température a augmenté depuis quelques décennies. L’embêtant est que ce n’est pas la première fois dans l’histoire. Ainsi, au XII -ème siècle, on cultivait la vigne au Groenland (=terre verte, aujourd’hui couverte de glaciers) et que toutes les périodes de réchauffement dans l’histoire ont été des moments où les civilisations les plus belles ont prospérées…Apres tout, peut -être la hausse des températures est-elle une bonne nouvelle ? Pas du tout, cela ne peut être qu’une mauvaise nouvelle et nous allons tous mourir de faim et de soif et ceux qui dient le contraire sont les memes que ceux qui nient l'existence des camps nazis, argument imparable pour emepcher toute discussion. Mais il y a peut-être une explication naturelle à cette hausse ? Serait-il possible que le réchauffement actuel n’ait rien à voir avec l’activité humaine et que nous soyons simplement en face d’un phénomène naturel ? Que nenni, homme de peu de Foi, me disent alors mes scientifiques : nous avons bâti des « modèles mathématiques » qui nous permettent d’être surs de ce que nous affirmons Et là, je ne peux pas m’empêcher de sourire finement. En tant qu’économiste, j’ai construit des modèles toute ma vie dont certains ont fonctionné (jusqu’au moment où ils ne fonctionnaient plus). Mais tous mes modèles avaient une caractéristique essentielle : ils m’aidaient à comprendre le PASSE.  Et ce qui est amusant c’est que la quasi-totalité des modèles du climat que j’ai vu sont complètement incapables d’expliquer le passé. Ils vous disent ce qui va se passer dans cent ans mais sont totalement inutiles pour expliquer ce qui s’est passé dans les 10 dernières années et sont tout autant inaptes a prevoir ce qui va se passer dans les 10  ans qui viennent… Et pourquoi ? J’ai compris la raison de ce désastre scientifique en lisant il y a quelques années un livre écrit par le patron du service de la climatologie a la NASA.  D’après ce livre, la plus forte influence sur le climat est exercée par les nuages (l’eau en suspension dans l’atmosphère), qu’il y a des centaines de formes de nuages et que personne n’a la moindre idée de la façon dont tous ces nuages se créent et interfèrent les uns avec les autres, personne.  Il n’y donc aucune façon de modéliser ces interactions. Par exemple, une augmentation des nuages liées au réchauffement pourrait tout à fait faire baisser la température, ou la faire monter, personne n’en sait rien. Et donc les modèles de nos nouveaux Lyssenko ne prennent pas en compte la seule chose qui ait de l’importance…  Dans le fond, nos scientifiques s’évertuent a prévoir quelque chose qu’ils ne comprennent pas et leur grande crainte est qu’un jour le monde entier ne s’aperçoive que le Roi est nu. Je continue à être bon prince : Admettons qu’il y ait un réchauffement atmosphérique et acceptons qu’il soit causé par les activités humaines qui dégageraient trop de CO2. Que faut-il faire d’après eux ?   Reponse:Il faut réduire de toute urgence les émissions de gaz carbonique, nous disent les nouveaux clercs en arrêtant de bruler des combustibles fossiles, ce qui revient à interdire tout développement aux pays émergents et donc maintenir dans la misère des milliards de gens, ou alors, et c’est ce que préconisait le Traité de Paris, forcer les Etats- Unis et tous les autres pays développés à en émettre beaucoup moins, ce qui implique une chute profonde des niveaux de vies chez nous. Et qui distribuera les tickets de rationnement :Nos Oints du Seigneur bien sur   A la suite de ces mesures de salubrité publique, seuls nos Oints du Seigneur auront donc le droit de prendre des voitures qui les amèneront à leurs avions pour les transporter vers leurs conférences internationales. Quant à nous, nous irons pieds nus dans des sandales, couverts de robes de bure en faisant la queue pour acheter de maigres portions de viande (toutes les vaches ayant été tuées puisqu’une grosse partie du C02 émis le serait par les pets des vaches), en espérant trouver de la place dans des transports publics a pédales, ce qui sera tes bon pour notre cœur. Voilà qui rappellerait fâcheusement l’URSS, dont les anciens partisans se sont reconvertis dans la nouvelle religion au point que la plaisanterie court que les écologistes sont au fond comme les pastèques, verts à l’extérieur et rouges à l’intérieur. Soyons sérieux. Comme l’avait dit le ministre du pétrole Saoudien des années 70, le Cheik Yamani : « l’âge de pierre ne s’est pas terminé a cause d’un manque de cailloux » Tout le monde est favorable à l’arrêt de la pollution d’où qu’elle vienne, mais une fois de plus la solution ne viendra pas de l’Etat ou de la force publique, mais d’une invention faite dans une cuisine par un quelconque farfelu qui trouvera une façon rentable de stocker l’électricité. Ce jour-là, le pétrole et le charbon resteront et pour toujours soigneusement enfouis dans les entrailles de la terre, le Moyen Orient n’intéressera plus personne, les voitures ne feront plus de bruit et je peux assurer le lecteur que nous n’en sommes pas très loin. A ce moment-là, et pour ceux qui veulent acheter de l’immobilier, je recommanderai aux lecteurs d’acheter des appartements au premier étage des immeubles situés sur les rues les plus passantes puisqu’il n’y aura plus ni bruit ni pollution. Et plus personne ne parlera du réchauffement atmosphérique.
3:15:01 2018.09.07
Libéral et Chrétien : oui, il le peut. cf : Excellent ouvrage de Jean-Baptiste Noé : la parenthèse libérale). L’économie de marché nourrit et pacifie les hommes. Ce qui me permet d’arriver à la transition d’une excellente question posée par Alexandre Del Valle que je résumerai ainsi « : "que devrait être l’attitude du Chrétien devant les vagues d’immigration illégales que connaissent nos pays ». Non sans un certain humour, le père Sirico rappela alors son origine Italo-Américaine d’une famille de 13 enfants pour s’interroger sur les différences entre cette émigration de 1905 (Aux USA) et l’immigration actuelle. L’intervention de l’état ; encore une fois, est venu galvauder une charité qui fonctionnait par l’entraide entre famille et proches. La création de subsides, de « droits » « de protections sociales » a enrayé le processus d’assimilation naturelle. Par ailleurs, s’il est établi qu’il existe une telle chose que les Nations (à tort ou à raison), alors il existe une telle chose que les frontières. Il est vrai qu’un premier chantier « caritatif », consiste à donner gratuitement à ceux qui sont dans le dénuement absolu, à nourrir dans l’urgence ceux qui ont faim, à habiller dans l’urgence ceux qui sont nus.Mais il y a des chantiers plus vastes, ceux qui permettent d’éviter que les hommes ne se retrouvent dans des situations d’urgence, nus et affamés. La politique, qui vise à créer un État juste et efficient, est manifestement l’un de ces grands chantiers. La recherche scientifique, qui vise à trouver les moyens d’utiliser les lois de la nature pour mieux servir les fins humaines, en est un autre. Les hommes qui ont fait l’économie moderne aux XIXe et X Xe siècles et qui ont abouti à l’extinction du paupérisme en Europe, ont peut-être été plus fraternels que les plus fraternels des « petits frères des pauvres », s’ils ont travaillé à construire et à faire subsister une société où il fait meilleur vivre que dans le monde de pénuries et de catastrophes qu’a connu le Moyen Âge et qu’ont recréé les socialismes modernes de droite et de gauche. Il est réducteur de dire que l’employé qui fait habilement son travail, le cadre qui gère justement et à propos, l’entrepreneur qui crée des activités, en recevant pour cela la rémunération stipulée par leur contrat de travail ou celle du marché, font seulement œuvre de justice. D’abord, en travaillant pour se nourrir eux-mêmes et leurs familles, ils délivrent autrui du soin de les nourrir ou du désarroi de les voir dans la misère, ce qui peut être estimé charitable, si cela rend disponible la charité d’autrui pour ceux qui sont véritablement dans le besoin. Et s'il est une valeur que l'homme ne doit jamais jamais perdre de vue et à fortiori le Chrétien, c'est l'espoir. L'espoir et l'absolue confiance que nous trouverons les ressources humaines,pratiques, intellectuelles pour tous nous tirer vers le haut.  

Vous trouverez ci après, les textes en Anglais puis en Français originaux:

Rev. Robert Sirico Catholique et libéral. Les raisons morales d'une économie libre 6 September 2018 Paris, France   It is so often the case that when one speaks of a market economy, or of free markets, one thinks first about money or abstract calculus or wealth. It is certainly understandable that finances and equations and other abstractions come into play when making economic analysis, because, of course, these help us to understand the world of limited resources and their best application. But I think there is something far more fundamental and essential that is at the heart of economics.  Fundamentally, economics is the process by which human beings act in ways they deem best to meet their needs and the needs of their families. It is a fair question to ask what economics has to do with religion or morality. Or why a priest would write a book so boldly setting out to offer a specifically moral defense of the free economy? If I were to attempt to answer what it is that I see in a right ordering of economic life that captures my moral imagination I would have relate an encounter from my earliest years as a child that provides a backdrop to the way I think about these matters. I write about this encounter with a neighbor, Mrs. Schneider, in my book. Growing up, I lived in a small apartment in Brooklyn, New York next door to Mr. and Mrs. Schneider.  Mrs. Schneider was often in her kitchen, working and baking, and I would often talk with her through the window opening just a few feet away.  I recall on a beautiful spring day I was standing at the window sill looking into Mrs. Schneider’s kitchen, and she was making something.  She had a kind of 1950’s dress on with short sleeves, and she was adding ingredients, and stirring them in her mixing bowl.  It turned out that she was making rugelach, a flaky and delectable Eastern European pastry. The ingredients are walnuts and raisins, cinnamon, sugar, butter, and of course, flour.  She rolled out the dough, and cut it into triangles.  Then she dropped in some of the ingredients and rolled them into crescents, and placed them onto a cookie sheet, which she slid into her Wedgwood oven. Pretty soon the fragrance was wafting from her window into my window, and I was mesmerized by her undulating motions, sliding the rugelach gracefully into the oven, and gracefully back out.  During this whole time, Mrs. Schneider didn’t look at me once.  She was busy making the rugelach - until the end, when she pulled out the tray of rugelach, looked directly at me, and said “You come, I’ll give you (something) to eat.” So I scampered up over my windowsill and walked the two or three steps to her windowsill and held out my greedy-little hands, and she placed a napkin onto them, and proceeded to place these lush, warm rugelach into the napkin, and I could smell them and feel the warmth of them. And as Mrs. Schneider did this, I noticed that there were a series of blue tattooed numbers on her forearm.  I didn’t know what that meant, and to be honest with you, I was concentrating on the rugelach. I thanked her and went back into my kitchen, and immediately wrapped the pastries up nicely and moved the bread box just slightly so I could move them behind it to hide them from my siblings.  (The Siricos raised no dumb children.) My mother was working around the house that day, and she was half-paying attention to me in the kitchen, and I told her that Mrs. Schneider had given me these goodies, and I said “Mom, why does Mrs. Schneider have these numbers on her arm?”  And she sat me down at our kitchen table, and she said “you know when you watch the Western movies on television on Saturday morning, and the cowboys will catch a calf, and brand them?  That’s what some people did to Mr. and Mrs. Schneider. They thought they owned them, and that they could do that to them.  That’s what those numbers are – they’re “branded”.  I was horrified. And I remember very clearly my initial visceral, instinctual repulsion that anyone would treat another human being like an animal.  That conversation I had with my mother formed the way that I viewed everything else that unfolded in the world at that time in history.  It caused me to see the civil rights movement in a whole new way, when I saw young people being beaten up by police, or hosed down with fire hoses because they wanted to eat at a Woolworths, when I saw the unfolding of what happened in Cuba, or the Vietnam war, or in China. As I began to observe the world around me, I observed all of it from the lens of who human beings are, and their inherent dignity.  For a number of those years, especially in the 1970’s, I was very much about activism and about defending human rights. I can’t say that I understood it then as well as I do now, but the primary motivator of all of that, was this anthropological vision, that unless we understand who human beings are, unless we get the anthropology right, no matter what political or economic systems we put in place, we won’t get anything else right. Right in that whole experience and what I learned became the seed of what I would later found in the Acton Institute.  It became the grounding of my whole understanding of human relationships, mainly that human beings have a dignity beyond their utility. That human beings have an inherent dignity that’s part and parcel of who they are because they are. And what this lesson in anthropology taught me about economics, is that to have any kind of economic system that could be called just, or could be worthy of the human person, it has to have the human being at the center. Human beings are not (merely) instrumental for someone else’s use, yet economics is the action that human beings take on behalf of themselves and on behalf of their families, for human betterment and human flourishing.  So really this whole encounter contained the seeds of what I understand to be an authentic understanding of economics.  My mother didn’t have an 8th grade education, but in that moment, she communicated to me the most profound lesson in moral theology and moral philosophy that I have ever had from then until now. It all goes back to that dish of rugelach that Mrs. Schneider gave me that spring day. I see such economic matters of human freedom in the market, the right to private property, contract, and similar things as intimately tied to human persons, because all these things are created by human beings and for human beings, who are themselves created by God in whose image they are fashioned, and are endowed with a vocation to themselves be creative and productive and responsible. The holocaust is, of course, singular in its evil, but it proceeds from the same anthropological error as other forms of socialism: a disregard for the inherent dignity and unrepeatability of human persons in their uniqueness and capacity to engage their minds with the material world to draw out of the natural resources of the material world which can be placed at the service of the human family. In economic terms this process of discovery and creation is call a market.  But it is only when we see human persons at the center of the market, as the market’s creator and beneficiary, that we can see the moral potential of the market. And it is this reality that I seek to point to in my book. I would hope that it would not be necessary to have to say it, but I will nonetheless say it emphatically, that in offering a moral defense of the free economy I am not offering a moral defense for everything a free market produces or offers. That would be worse than absurd; it would be blasphemous.  Perhaps the citation of a friend of mine in the book enables us to better understand the nature of markets and their moral potential as well as their moral peril.]  The late Reverend Edmund Opitz, in Religion and Capitalism: Allies, Not Enemies (Arlington House, 1970) states it this way: “The market will exhibit all the shortcomings and failures that people, in their peaceful acting, will exhibit.” What this means is that our increasing interconnectedness hold great potential for offenses against human dignity.  Advances in technology and communication, along with globalization, can make it easier to distribute things that are not only good for us, but things that are bad for us as well.  It makes it easier to distribute materials that promote the degradation of human sexuality, or the exploitation of women, and an inflated sense of our rights along with a lessening sense of social responsibility. But these cultural problems are accompanied by positive opportunities as well, including an invitation for religious communities to do what they do best, which is to lead men and woman to a conversion of life, so that all their values and choices, including those in the economic sphere, reflect their encounter with the truth about God and human nature. Since Christianity is universal, we are now well situated to extend its message throughout the entire world.  That truth and the community around it embolden us to proclaim the absolute dignity of all human persons, and to build political, charitable, and market institutions that reflect that dignity.  The challenge now is to use the opportunities that globalization affords us, for a new evangelization that will transform the global culture for the better.             Conclusion: For much of the last century we have seen an ideology that captured the moral imagination of many people in offering an explanatory taxonomy of the world.  It held that there is a fundamental antagonism embedded in human relations that requires a constant struggle between those who own the means of production and workers who use the means of production to produce things. In that view, this antagonism requires a continual conflict of classes, indeed a “warfare” that would continue until private property of the means of production were socialized so as to insure the well-being of the poor and downtrodden. An alternate vision of social reality in contradistinction to economic class warfare might be described by the phrase used as the title to a very good book by Fredrick Bastiat, “Economic Harmonies”. To my mind it is very intriguing that it was not an economist who succeeded in identifying and demolishing Karl Marx’s error, but a nun, St. Teresa of Calcutta.]  Neither an economist nor a theologian, in her book entitled No Greater Love (New World Library, 1989), she succinctly states “We have no right to judge the rich. For our part, what we desire is not a class struggle but a class encounter, in which the rich save the poor, and the poor save the rich.”     Français:  

Père Robert Sirico Catholique et libéral. Les raisons morales d'une économie libre 6 septembre 2018 -  Paris, France

Bien souvent, lorsque quelqu'un parle d'économie de marché ou de marchés libres, l'on pense à de l'argent, à un calcul abstrait ou à de la richesse. Il est sans aucun doute compréhensible que les finances, les équations ou autres abstractions entrent en jeu lorsque l'on procède à une analyse économique, car elles nous aident bien sûr à comprendre le monde des ressources limitées et par là même à savoir comment les utiliser au mieux. Je crois cependant que quelque chose de bien plus fondamental et essentiel se trouve au cœur de l'économie. Fondamentalement, l'économie est le processus par lequel les êtres humains agissent des manières qu'ils estiment les plus compatibles avec leurs besoins ainsi que ceux de leurs familles. Il est juste de se demander ce que l'économie a à voir avec la religion et la moralité. Ou encore de s'interroger sur les raisons qui ont conduit un prêtre à écrire un livre si audacieux pour offrir une défense spécifiquement morale à l'économie libre. Si je devais tenter d'expliquer ce qui, dans une vie économique bien ordonnée, saisit mon imagination morale, je relaterais une rencontre que j'ai faite dans ma petite enfance et qui constitue la toile de fond dans ma manière de penser ces questions. Je me réfère à ma rencontre avec une voisine, Mme Schneider, dont il est question dans mon livre. J'ai grandi dans un petit appartement du quartier de Brooklyn, à New York, situé juste en face de chez M. et Mme Schneider. Mme Schneider passait beaucoup de temps dans sa cuisine, à travailler et à faire des gâteaux. Je pouvais souvent lui parler par sa fenêtre ouverte qui était à un mètre à peine de la mienne. Je me souviens d'une splendide journée de printemps, où je me tenais à ma fenêtre, regardant une fois encore la cuisine de Mme Schneider. Celle-ci préparait quelque chose. Vêtue d'une robe à manches courtes d'un style années 50, elle assemblait des ingrédients, en les mélangeant dans un saladier. Il s'avéra qu'elle préparait des rugelachs, une pâtisserie feuilletée délicieuse provenant d'Europe de l'Est. Le rugelach était fait de noix, de raisins secs, de cannelle, de sucre, de beurre et bien sûr de farine. Ma voisine déroulait la pâte et la découpait en petits triangles. Elle y répartissait ensuite les ingrédients mélangés et enroulait les triangles pour former des croissants. Elle les plaçait enfin sur une plaque à biscuits qu'elle glissait dans son four Wedgwood. Bien vite, un parfum enivrant s'est diffusé de sa fenêtre jusqu'à la mienne. J'étais déjà hypnotisé par ses mouvements ondulatoires, alors qu'elle glissait gracieusement les rugelachs dans le four, et les en retirait tout aussi élégamment. Durant tout ce temps, Mme Schneider ne m'avait par regardé une seule fois. Elle était focalisée sur ses pâtisseries, jusqu'à ce qu'elle ne sorte la dernière plaque et me regarde directement en disant : « Viens, je vais te donner quelque chose à manger ». J'ai alors escaladé le rebord de ma fenêtre et ai fait deux ou trois pas jusqu'à la sienne, tendant mes petites mains avides. Elle a déposé dessus une serviette pour y placer les rugelachs chauds et savoureux : je pouvais sentir leur parfum et leur chaleur. Tandis que Mme Schneider s'exécutait, j'ai remarqué qu'elle avait une série de numéros bleus tatoués sur l'avant-bras. J'ignorais ce que cela pouvait bien être, et pour être tout à fait honnête, j'étais davantage absorbé par les friandises. Je l'ai remerciée et ai regagné ma cuisine, enveloppant immédiatement mes biscuits avec soin. J'ai alors légèrement déplacé la boîte à pain, afin de les cacher derrière, à l'abri de mes frères et sœurs (les Sirico n'ont pas mis au monde des idiots!). Ma mère effectuait des tâches à la maison ce jour-là, et ne me prêtait qu'une attention distraite dans la cuisine. Après lui avoir rapporté que Mme Schneider m’avait donné des friandises, je lui ai dit : « Maman, pourquoi Mme Schneider a-t-elle des numéros sur son bras ? ». Elle m’a fait asseoir à la table de la cuisine et m’a interrogé : « Vois-tu les westerns que tu regardes à la télévision le samedi matin, avec les cowboys qui attrapent les veaux et les marquent au fer rouge ? C’est ce que des personnes ont fait à M. et Mme Schneider. Ils pensaient les posséder, qu’ils avaient le droit de leur faire cela. C’était donc ce que signifiaient ces numéros : ils étaient « marqués au fer rouge ». J’étais horrifié. Et je me souviens très clairement de mon premier sentiment de dégoût, viscéral et instinctif, face à l’idée que quiconque puisse traiter un autre être humain comme un animal. Cette conversation que j’ai eue avec ma mère a façonné ma façon de percevoir tout ce qui se déroulait dans le monde à cette époque de l’histoire. Cela m’a fait voir le mouvement des droits civiques d’une tout autre façon, lorsque je voyais des jeunes être frappés par la police, ou chassés à coups de jets d’eau parce qu’ils voulaient manger dans un magasin Woolworths, lorsque je voyais les événements de Cuba, du Vietnam en guerre, ou de Chine. Alors que je commençais à observer le monde autour de moi, je le percevais sous le prisme de la dignité inhérente à l’être humain. Durant un certain nombre de ces années, spécialement dans les années 1970, j’étais très porté sur l’activisme et la défense des droits de l’homme. On ne peut pas dire que je la comprenais aussi bien qu’aujourd’hui, mais ma motivation première prenait racine dans une vision anthropologique. Une vision selon laquelle nous ne pouvons rien appréhender de la bonne façon si nous ne comprenons pas ce que sont les êtres humains, si nous ne comprenons pas l’anthropologie correctement, peu importe les systèmes politiques et économiques que l’on met en place. Rien de ce que nous ferons n’ira dans le bon sens en l'absence de ces éléments fondamentaux. C’est précisément dans toutes ces expériences et dans ce qu'elles m'ont enseigné que se trouvait la semence de ce que j’allais ensuite bâtir avec l’Institut Acton. C’est devenu la pierre angulaire de toute ma compréhension des relations humaines, qui veut que les êtres humains soient dotés d’une dignité qui va au-delà de leur utilité. Les êtres humains possèdent une dignité innée faisant partie intégrante de ce qu'ils sont, parce qu'ils sont. Et ce que cette leçon d'anthropologie m'a appris de l'économie est que tout système que l'on pourrait qualifier de juste, ou qui serait digne de l'humain, place la personne humaine en son centre. Si les êtres humains ne sont pas (simplement) destinés à être utiles aux autres, l'économie représente néanmoins l'action que les humains accomplissent pour leur propre compte et celui de leurs familles en vue de l'amélioration et de l'épanouissement humain dans son ensemble. Toute cette rencontre contenait donc les germes de ce qui me semble être une authentique appréhension de l'économie. Ma mère n'avait même pas son brevet des collèges mais ce jour-là, elle m'a donné ce qui restera l'une des leçons de théologie et de philosophie morales les plus profondes de ma vie. Tout remonte à ce plat de rugelachs que Mme Schneider m'a offert, ce fameux jour de printemps. Je retrouve ces questions économiques de la liberté humaine dans le marché, le droit de la propriété privée, des contrats et autres choses similaires en tant qu'éléments intimement liés à la personne humaine, car toutes ces choses sont créées par des êtres humains pour des êtres humains, qui eux-mêmes sont créés par Dieu et façonnés à Son image. Ils se voient attribuer une vocation pour être à leur tour créatifs, productifs et responsables. L'holocauste est, bien entendu, un mal tout à fait singulier, mais il procède de la même erreur anthropologique que toutes les autres formes de socialisme: un mépris envers l'unicité et la dignité inhérente à chaque être, envers sa capacité à faire usage de son esprit dans le monde matériel pour en extraire les ressources naturelles qui peuvent être mises au service de la famille humaine. En termes économiques, le processus de découverte et de création s'appelle le marché. Mais ce n'est que lorsque les personnes humaines sont placées au centre du marché, en tant qu'il appartient à la fois au créateur et au bénéficiaire, que nous pouvons percevoir le potentiel moral de ce marché. Et c'est cette réalité que j'essaye de mettre en lumière dans mon livre. J'aimerais croire qu'il n'est pas nécessaire de le dire, mais je vais le faire au cas où, et avec insistance : en proposant une défense morale de l'économie libre, je ne suis en aucun cas en train d'apporter une caution morale à tout ce qu'un marché libre produit et offre. Ce serait plus qu’absurde ; ce serait blasphématoire. Une citation d’un de mes amis reprise dans le livre peut sans doute nous aider à mieux comprendre la nature des marchés et leur potentiel moral, de même que leur péril moral. Le regretté père Edmund Opitz, dans Religion and Capitalism : Allies, Not Enemies (Arlington House, 1970) déclare la chose suivante : « Le marché fera apparaître tous les défauts et les défaillances que les personnes, dans leur action pacifique, montreront ». Cela signifie que notre interconnexion accrue contient un grand potentiel d’offenses à la dignité humaine. Les progrès en matière de technologie et de communication, de concert avec la mondialisation, facilitent la distribution de choses qui ne sont pas uniquement bonnes pour nous, et qui peuvent également être mauvaises. Il devient plus facile de diffuser du matériel promouvant la dégradation de la sexualité humaine, l’exploitation de la femme, ou d’encourager une perception démesurée de nos droits ainsi qu’une diminution du sentiment de responsabilité sociale. Cependant, tous ces problèmes culturels ne vont pas sans un lot d’opportunités positives, notamment l’invitation pour les communautés religieuses à faire ce qu’elles font de mieux, à savoir guider hommes et femmes vers une conversion de vie, afin que leurs valeurs et leurs choix – y compris dans la sphère économique – reflètent leur rencontre avec la vérité de Dieu et de la nature humaine. Puisque le christianisme est universel, nous sommes à présent en position d’étendre son message au monde entier. Cette vérité, et la communauté qui se forme autour d’elle, nous enjoint à proclamer l’absolue dignité de chaque personne humaine, de bâtir des institutions politiques, caritatives et de marché qui reflètent cette approche. Le défi qui se pose à présent est celui de savoir utiliser les opportunités que la globalisation met à notre disposition, pour une nouvelle évangélisation qui transformera positivement la culture mondiale.   Conclusion: Durant toute une partie du siècle passé, j’ai vu une idéologie s’emparer de l’imagination morale d’un grand nombre de personnes en offrant une taxonomie explicative du monde. Celle-ci soutenait qu’il existait un antagonisme fondamental ancré dans les relations humaines, lequel exigeait une lutte constante entre ceux qui possèdent les moyens de production et les travailleurs qui utilisent les moyens de production pour produire des choses. Dans cette perspective, un tel antagonisme nécessite une lutte des classes continuelle, une véritable « guerre » qui se poursuivrait jusqu’à ce que la propriété privée des moyens de production soient collectivisés, afin d’assurer le bien-être des pauvres et des opprimés. Une vision alternative de la réalité sociale par opposition à la lutte des classes pourrait être illustrée par le titre d’un très bon ouvrage de Frédéric Bastiat, Harmonies économiques. Curieusement, l’une des personnes ayant le mieux réussi à identifier et à démolir l’erreur de Karl Marx n’est pas un économiste mais une religieuse, sainte Teresa de Calcutta. Dans son livre Il n’y a pas de plus grand amour (JC Lattès, 1997), cette femme, qui n’est pas non plus une théologienne, déclare simplement : « Nous ne considérons pas avoir le droit de juger les riches. Nous ne croyons pas en une lutte entre les classes, mais à une rencontre entre les classes, rencontre dans laquelle le riche sauve le pauvre, et le pauvre sauve le riche ».     Catholique et libéral – Les raisons morales d’une économie libre (Robert Sirico), 288 pages, Éditions Salvator (Paris).
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