Europe

7:38:26 2016.07.01
Malheureusement je ne crois plus au Brexit on ne peut plus clair à l'attention de la tour de Babel qui se dresse à l'est de Bruxelles. Mais j'ai comme un doute. Si je partage l'enthousiasme manifesté sur ce site et savoure l'écume politique à laquelle nous assistons, j'ai toujours été sceptique quant à la concrétisation du Brexit en cas de victoire du "Leave". Je le suis d'autant plus depuis une semaine, et ce pour trois raisons. La première est que l'expérience récente concernant ce genre de consultation n'est guère encourageante, particulièrement lorsque l'on commence à s'intéresser sérieusement à la politique lors du referendum sur la Constitution Européenne de 2005 (j'avais à l'époque 15 ans). Alors que mon imaginaire de collégien se souvenait du cours d'Histoire sur le départ de De Gaulle en 1969, l'Union Européenne et ses partisans m'ont appris que le sens de l'honneur n'était plus d'époque et que l'avis du "peuple" n'avait de valeur que lorsqu'il était sans conséquences.  Leçon qui fut d'ailleurs confirmée par la suite avec les deux referendums irlandais (qui auraient pu être trois ou quatre si cela avait été nécessaire), le cas de la Grèce ou encore le "non" de la Hollande il y a quelques semaines concernant l'accord d'association avec l'Ukraine dont la commission a déclaré "prendre note". Bien que méprisés, aucun des peuples précédemment cités ne s'est soulevé ou n'a manifesté afin que sa voix soit respectée et que l'Union Européenne arrête sa dérive vers une Union Soviétique en déficit de testostérone. Pourquoi cela serait-il différent cette fois-ci ? La question posée était certes plus claire, mais la réponse demeure non-contraignante juridiquement. Après avoir sans vergogne fait avancer leur "projet" par le mensonge ou le déni démocratique, je vois mal tous les partisans de l'Union Européenne (pas forcément européens d'ailleurs, les oints du seigneurs outre-atlantique se sont également invités dans la bataille) abandonner si facilement leur plan de carrière parce que quelques "bouseux" des Midlands ou du Yorkshire le leur demandent. La deuxième raison est l'attitude du premier ministre David Cameron. Durant la campagne, il n'a cessé de répéter que l'article 50 permettant le retrait du Royaume-Uni serait invoqué juste après le vote "car le peuple britannique attendrait avec raison que cela se fasse immédiatement". Or il a annoncé en parallèle de sa démission que ça ne se passerait pas tel qu'il l'avait promis. Pour le moment, la situation politique britannique et les déclarations des principaux concernés semblent suggérer un délai de plusieurs mois. Ce retournement de veste de la part de David Cameron met une pression immense sur le futur premier ministre britannique dont le passage au 10 Downing Street sera sans aucun doute de très courte durée. Si ce dernier décide d'invoquer l'article 50, il y a de fortes chances pour que le divorce soit houleux car l'humeur atrabilaire des dirigeants européens démontre (pour ceux qui en doutaient encore) qu'ils ne souhaitent ni coopérer ou négocier avec le Royaume-Uni, mais le punir et le soumettre. S'il s'y refuse, il perdra tout soutien et crédibilité de la part des conservateurs. Cette décision est également vicieuse sur un autre point: elle donne un délai aux "Remainers" pour organiser la contre-offensive. La dernière raison est qu'en effet nous assistons à une véritable campagne de la part des opposants aux Brexit pour instiller le doute dans l'esprit des britanniques et de leurs dirigeants. Le but avoué étant que ce référendum demeure sans répercussions, tout au plus un épisode cocasse que l'on racontera la mine joyeusement effrayée autour d'un bon Earl Grey. Notez qu'en moins d'une semaine, nous avons vu émerger:

1) Une pétition hautement médiatisée pour l'organisation d'un deuxième référendum comptabilisant près de 3 millions de signatures (pas toutes authentiques il faut l'avouer).

2) Des centaines d'articles et reportages tentant de déligitimer le résultat car principalement le fait de gens modestes, non éduqués, âgés ou racistes (et pourquoi pas le tout à la fois). Si les idiots sont partout, ils ne sont certainement pas sous-représentés chez les lapins de coursives scandant à tue-tête "il faut plus d'Europe". Tout est fait pour diviser le pays avec des arguments fallacieux (par exemple, le clivage jeune/vieux alors que 64% des 18-24 ne sont pas allés voter).

3) Des experts s'efforçant de trouver un moyen "démocratique" de bloquer le Brexit. Notamment en passant par le parlement.

4) Des menaces de sécession de la part de l'Écosse ou de l'Irlande du Nord. Divide ut regnes.

5) Et pour clouer le tout, des promesses d'hausses d'impôts et de baisse de dépenses sans véritable justification macroéconomique à l'heure actuelle.

Les responsables politiques britanniques font donc aujourd'hui face à une société plus que jamais fracturée, que les médias angoissent d'une main et rassure de l'autre avec la perspective d'un "contre-vote". J'imagine que d'ici quelques jours nous aurons un sondage déclarant que si le vote était à refaire le Brexit échouerait. Dans de telles conditions, tout élu marche sur des oeufs et pourrait bien hésiter avant d'engager son pays dans la voie d'un divorce conflictuel et préférer une renégociation ou l'avis du parlement pour se couvrir. À l'heure où j'écris ces lignes, Boris Johnson vient d'annoncer qu'il ne sera pas candidat pour le poste ingrat de premier ministre post-Brexit. Mauvais signe s'il en est. Depuis avant-hier les marchés ont récupéré les pertes engendrées par le vote. Mais quelque chose me dit que c'est en partie parce qu'ils anticipent que la séparation n'aura pas lieu. J'espère me tromper. Mais si ce n'est pas le cas, le seul arbitre légitime qui pourrait imposer le Brexit serait Sa Majesté la Reine. D'après les rumeurs, elle est plutôt d'accord avec la majorité du peuple. La démocratie enterrée par les partisans de l'UE et sauvée par la Couronne, avouez que ce serait croustillant.
5:06:05 2015.05.06
Réagissons tant qu’il est encore temps: projet de loi relatif aux renseignements www.institutdeslibertes.org/loirenseignement   Lettre à votre sénateur - Lobbying IDL     Amis lecteurs, Il ne vous aura pas échappé que hier soir, les députés ont voté massivement pour l'adoption du texte N°2669 intitulé "projet de loi sur le renseignement".La liste des votants pour ceux qui voudrait en avoir le coeur net, est ici. Alors bien sur, nous pourrions vous prescrire de féliciter chaudement votre député (ce qui est toujours possible) pour sa remarquable prise de position liberticide. Si certain en ont le coeur, voici leurs adresses. Toutefois, afin de rester constructif, l'Institut des Libertés préfère vous proposer d'écrire à votre sénateur qui, bientôt, va aussi se prononcer sur cette loi après le rapport de la Commission Sénatoriale. Nous ne sommes pas les Etats-unis ou le lobbying peut prendre une ampleur colossale mais nous restons persuadés à L'IdL, que tout ce qu'il faut pour qu'un régime de terreur s'instaure , c'est un manque d'engagement des hommes  et de femmes de  la société civile, pour paraphraser Edmund Burke. Parce qu'on "a pas le temps", parce "qu'on ne comprend pas", parce que "cela à l'air trop compliqué pour moi". Cela ne l'est pas. Tout ce que vous avez à faire est:
  • Lire  ce qui suit et en comprendre les enjeux
  • En choisir les paragraphes ( Il y a 4 idées majeures, vous pouvez toutes les inclure ou n'en mettre que certaines)
  • La Couper/Coller.
  • Remplir avec les coordonnées de votre sénateur
  • Lui envoyer à l'adresse que vous trouverez suivant votre département.
 
  Vos coordonnées : Nom Prénom Rue Code postal Ville Téléphone Adresse E-mail  

Monsieur Jean-Pierre Pinard

Sénateur du Dur

1 place de la mairie

00000 Groland

Le 6 Mai 2015 à XXXXX Objet : Projet de loi sur le renseignement N°2669   Monsieur le Sénateur, Le projet de loi sur le renseignement qui vient d’être adopté à l’Assemblé nationale le 5 mai dernier menace gravement les libertés publiques et c’est en tant que garant des institutions de la Vème République, que cette lettre vous est adressée. Les députés ont failli, monsieur le Sénateur ; il vous incombe donc la douloureuse tâche de faire front. En effet, ce projet de loi sur le renseignement ne couvre pas seulement la lutte contre le terrorisme contrairement à ce que le gouvernement expose. Les services pourront recourir aux techniques pour le recueil de pas moins de sept missions de « défense des intérêts publics », dont les domaines d’application concrets laissent largement part au subjectif et donc à l’arbitraire. Parmi eux, la « prévention du terrorisme » mais aussi « la défense des intérêts économiques, industriels ou scientifiques majeurs en France » «  la prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions de violence collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale », « la lutte contre la reconstitutions ou des actions tendant au maintien de groupement dissouts ou la défense des intérêts majeurs de la politique étrangère » et « la prévention de toute forme d’ingérence étrangère ». Autant dire des pleins pouvoirs sous couvert de défense d’intérêts économiques assez facilement qualifiables et laissés à l’arbitraire d’ enquêteurs auto saisis. Par ailleurs, ce projet de loi opère un véritable renversement de la présomption d’innocence et n’est pas compatible avec notre système judiciaire.Il faut, monsieur le sénateur, s’inscrire dans le cadre de la continuité de notre système légal hérité de notre grande tradition humaniste du siècle des lumières et ne pas céder à la tentation sécuritaire obsessionnelle. Nous devons rester innocents jusqu’à preuve du contraire et devons être traités comme tel. De plus, la commission de contrôle mise en place par le projet de loi n’a qu’une voie consultative et sa composition est par ailleurs plus que contestable. A tout moment, le premier ministre qui aura tous pouvoirs entre ses mains pourra passer outre. En cas de désaccord, la commission qui ne disposera pas d’un droit de véto pourra simplement saisir le conseil d’état. Qui pourra arrêter cette machine si elle venait à s’emballer ? La constitution française dans son article 66 dispose que l’autorité judiciaire est gardienne des libertés individuelles. Or, aucun contrôle par le judiciaire n’est prévu dans ce texte de loi. La France ne peut se prétendre une démocratie et ainsi bafouer un des principes les plus élémentaire de séparation des pouvoirs. La force de la Loi ne peut pas être dans les mains de l’exécutif. La force de la loi, Monsieur le sénateur est votre et vous a été confiée par le peuple, que je représente. Pour toutes ces raisons, Monsieur le Sénateur, c’est en tant que citoyen soucieux du bon fonctionnement des institutions de mon pays et des libertés individuelles qui le sous-tendent depuis des générations que je vous demande d’intervenir en vous opposant à ce projet de loi sur le renseignement. Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de ma respectueuse considération. (Votre nom)
Nous allons tenter, de notre coté, de monter une application un peu plus sophistiquée afin de developer ce qui est désormais, une action de résistance. A défaut, il ne restera que le  conseil constitutionnel mais peut on faire confiance à un outil politique pour défendre un bastion de nos libertés? "L'adversaire d'une vraie liberté est un désir excessif de sécurité. » Jean de La Fontaine

N'hésitez pas à partager,  citer,  reprendre.

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