Mis en avant

7:05:44 2019.03.20
Sélection de sept années de chroniques de Jean Jacques Netter

« L’avenir de l’Europe n’est pas dans le fédéralisme ». (13/03/2019)

« La souveraineté nationale s’opposera aux empiétements de Bruxelles lors des prochaines élections européennes » (25/10/2018)

« L’Europe à l’heure des shadoks : il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien » (23/07/2012)

« L’Europe est incapable de défendre ses banques face aux Etats-Unis » (20/06/2018)

« La dollarisation de l’économie mondiale menace l’Europe » (06/10/2016)

 

IMMIGRATION

« L’immigration illégale n’est pas l’avenir de l’Europe »  (19/09/2018)

« Immigration : les français sont endormis par le muezzin médiatique » (26/06/2018)

« Certains auteurs musulmans devraient être mieux mis en avant dans le débat public » (27/05/2018)

ECONOMIE

Les riches…

« Idée fausse n° 1 : Il faut faire payer les riches »(29/01/2019)

« Il vaut mieux attirer « les riches » et tous ceux qui ont du talent que de les faire fuir » (16/09/2015)

« N’ayez pas peur. L’immigration massive des « riches » n’aura pas lieu » (17/10/2017)

« La fiscalité punitive contre les actionnaires a eu des effets catastrophiques » (01/11/2016)

« En France, la fiscalité punitive détruit des emplois et fragilise les plus faibles » (18/06/2014)

« L’euthanasie du rentier et du retraité se poursuit » (18/02/2015)

« L’overdose fiscale est en train de provoquer l’effondrement de l’économie française » (12/12/2012)

« Les idées fausses sur les riches » (25/06/2015)

« Et si toujours plus taxer « les riches » appauvrissait tous les français ? » (10/09/2012)

« ll est temps de « dépikettyser » la France » (27/06/2017)

« L’ultrakeynésianisme est en train de détruire l’économie » (14/10/2015)

« La France va bientôt ressembler à Cuba ou la Grèce, mais sans le soleil » (04/02/2015)

« Le combat entre les talibans de l’austérité et les économistes keynésiens se poursuit » (09/10/2012)

« La télévision montre toujours ce qui se passe mal dans l’économie » (05/12/2017)

 

Le « modèle français »

« Le manque de débat sur l’allocation universelle est consternant » (09/11/2016)

« La machine à détruire les emplois poursuit ses ravages en France » (24/05/2016)

« La réduction des inégalités ne doit pas être traitée de façon idéologique et sectaire » (13/07/2017)

L’Euro

« Si la France continue à ce rythme, c’est elle qui devra bientôt quitter la zone euro » (19/04/2016)

« Les taux administrés ne font que soutenir pour un temps l’endettement des États » (15/03/2016)

« La salle de shoot mondiale est devenue incontrôlable » (19/01/2016)

L’endettement

« La dette de la France est artificielle, il suffit de ne pas la rembourser » (20/02/2019)

« Le mépris du monde politique et médiatique pour l’économie réelle est stupéfiant » (01/12/2015)

Le libéralisme

« Il faut sauver le vrai libéralisme » (21/11/2018)

« Les Ayatollas de gauche et de droite considèrent que le libéralisme est responsable de tout ce qui ne va pas » (02/05/2018)

« Les Petits Hommes Gris n’aiment pas les entrepreneurs » (22/03/2016)

« Les grands échecs de l’Etat français stratège industriel » (02/02/2016)

« Le lénino-capitalisme devra évoluer pour permettre à la Chine de dépasser durablement les Etats Unis » (22/11/2017)

POLITIQUE

Les fractures

« Les livres décrivant les fractures idéologiques »

« La France est coupée en trois » (27/10/2016)

« Le déni français sur son modèle social est pathétique » (14/06/2016)

Le Populisme

« Le populisme a été pour le moment déclaré illégitime par les élites… » (02/10/2018)

« Le populisme est devenu un mot valise qui comporte de multiples facettes » (21/07/2017)

« Les électeurs ont maintenant besoin de régler leurs comptes avec leurs élites » (07/03/2017)

Le Macronisme

« Le macronisme devra tout faire pour ne pas ressembler au hollandisme » (10/05/2017)

« La France d’Emmanuel Macron risque d’être ingouvernable » (26/04/2017)

« La grande illusion du centrisme » (14/03/2017)

La Droite

« Si la droite se décidait enfin à jouer la vraie carte libérale » (23/11/2016)

« Les hommes d’honneur sont en train de se lever » (19/11/2013)

MONDIALISATION

« Le marché de la tomate est un très mauvais exemple de fonctionnement de la mondialisation »

« La science fiction peut contribuer à améliorer la qualité de la prévision économique »

7:36:06 2019.03.18
Mais pourquoi voter ?
7:05:42 2019.03.15
Syrie : le grand fourvoiement
12:10:57 2019.03.13
Idée Fausse n°3 : L’avenir de l’Europe est dans le fédéralisme…
7:26:06 2019.03.11
Le grand retour de la pensée magique.
10:21:20 2019.03.07
Macron, tout en haut de l’affiche
8:57:52 2019.03.07
L’inflation et une pénurie de dollars pourraient changer la règle du jeu
6:18:54 2019.03.04
Retour en terre de connaissance, l’Euro un transfert de richesse du Sud vers le Nord   Commençons par une remarque simple : les taux de croissance structurels étaient exactement les mêmes entre les 3 pays de 1960 à 2000 (les 3 lignes pointillées sont exactement parallèles.) Mais cette parfaite convergence se brise à partir de l’an 2000. Les concepteurs de l’euro ont donc brisé quelque chose qui marchait très bien pour le remplacer par quelque chose qui ne marche pas du tout. Et l’on voit apparaitre la conséquence de ce changement en regardant le premier graphique :  A la fin de 2018, le PIB par habitant Batave est d’environ 1100 Euros par habitant supérieur à ce qu’il aurait dû être, le PIB français est d’un peu plus de 4000 euros inferieur à ce qu’il aurait dû être tandis que le PIB Italien lui est inférieur à sa tendance de plus de 9000 Euros.   Et le gain ou la perte totale par habitant depuis l’arrivée de l’euro c’est simplement surface entre la ligne pointillée et la ligne pleine depuis l’an 2000, qui se montent à peu près + 20.000 e pour les Pays Bas, -55000 euros pour la France et- 75000 euros pour l’Italie.   Il est amusant de constater que les chiffres sont similaires aux chiffres de l’étude allemande, alors même que la méthode de calcul est complètement différente. En fait, ces chiffres confirment donc parfaitement ce que j’annonçais comme inéluctable dans mon premier livre « des Lions menés par des ânes » paru en 2003. Apparemment, les allemands et les hollandais ont donc été les grands gagnants de l’euro, ce qui ne surprendra que ceux qui n’ont lu ni mon livre, ni les dizaines d’article que j’ai consacré à ce destructeur d’Europe que fût et que reste la monnaie commune. Et bien entendu, RIEN n’est réglé, bien au contraire. A la prochaine récession européenne, les dégâts vont  être beaucoup plus sévères pour les sociétés françaises ou italiennes que pour les sociétés hollandaises ou allemandes  et pour une simple raison : comme les sociétés françaises ou Italiennes ont été beaucoup moins rentables que les sociétés allemandes depuis deux décennies (à cause de l’euro), elles ont donc beaucoup moins de réserves en fonds propres et sauteront beaucoup plus vite à la prochaine récession, qui d’ailleurs a peut-être déjà commencé. Voila qui explique pourquoi d’horribles populistes sont au pouvoir en Italie et pourquoi la classe dirigeante française encore au pouvoir chez nous (mais pour combien de temps… ?) se terre dans les palais nationaux sous la protection de sa maréchaussée, en espérant que le jaune va cesser d’être à la mode cet été pour qu’ils puissent aller retrouver leurs copains de Davos à Saint-Tropez et dire du mal des pauvres, ce qui reste leur sport favori. Et donc l’euro a été un désastre pour l’Europe du Sud et il est assez aisé dans le fond de MESURER la perte sèche enregistrée par l’Italie ou la France. Mais le plus extraordinaire a été que, comme ces deux économies ralentissaient fortement (à cause de l’euro), les rentrées fiscales baissaient et du coup Bruxelles exigeait que ces deux pays augmentent leurs impôts, ce qui faisait plonger encore plus leurs économies, et ainsi de suite. Seuls des Inspecteurs des Finances Français ont pu créer un système aussi idiot. Mais je voudrais attirer l’attention du lecteur sur un deuxième point, qui est le temps qu’il a fallu pour que tout un chacun se rende compte des dégâts que l’euro occasionnait et pour cela je vais utiliser trois indices boursiers.
  • Le premier représente les pays européens ne faisant pas partie de la zone euro, tels la Grande-Bretagne, la Suède, la Norvège, la Suisse, la Pologne etc…
  • Le deuxième couvre les valeurs cotées dans n’importe quel pays de la zone euro à l’exception de l’Allemagne.
  • Et le troisième représente l’évolution du cours des banques européennes.
L’idée est simple : Si mon analyse est correcte les sociétés opérant dans un pays en Europe mais pas dans la zone euro devraient avoir une rentabilité supérieure à celles opérant dans la zone euro, si j’exclue l’Allemagne qui a été le grand bénéficiaire de la zone euro. Et du coup, leurs performances boursières devraient être meilleures que celles opérant dans la zone euro. Et les valeurs bancaires, comme a l’habitude me serviront de canaris dans la mine puisque leurs cours plongeront BIEN AVANT que le public ne se rende compte qu’il y a un loup. Vérifions.   De 2000 à 2007, calme plat.  Les banques commencent à se casser la figure dès le début de 2008, bien avant le déclenchement de la crise aux USA. Premier mauvais signe… Arrive la grande crise de 2008-2009. Les valeurs bancaires baissent beaucoup plus que le reste.  Deuxième mauvais signe. De 2010 à 2012, les banques européennes s’effondrent à nouveau… Arrivent les crise Grecque, Espagnole et Italienne et la zone euro sous performe massivement l’Europe ex Euro. La réalité apparait alors : l’euro est un désastre. Alerte à bord, tous aux canots de sauvetage. J’ai cru alors que nous allions être débarrassés du monstre. Que nenni ! Les eurocrates en 2012 avec monsieur Draghi aux commandes doublent la mise, violent tous les traités et décident de sacrifier le Sud plutôt que de reconnaitre qu’ils avaient eu tort, de demander pardon et de disparaitre. Bien sûr, ils échouent et les banques, depuis le début de 2018, se cassent à nouveau la figure tandis que la zone euro sous-performe à nouveau l’Europe ex Euro… Car depuis 2012, la situation s’est encore fortement détériorée… l’Allemagne   elle-même semble plonger. Si l’indice des banques passe en dessous de 25, alors là il faudra aller tous aux abris Et donc, 7 ans après la grande crise, nous avons toujours un système monétaire complétement dysfonctionnel, aucune solution n’est en vue et tout va continuer à se dégrader, jusqu’à ce que nous ayons une crise abominable et tout cela parce que le parti de l’étranger a une fois de plus décidé de trahir… J’enrage.