Le sujet qui me tracasse.

Je veux parler aujourd’hui de ce qui me parait devoir être le principal problème des années qui viennent : une insuffisance quantité d’épargne à l’échelle mondiale.

Dans les années qui viennent, il va falloir :

  1. Financer les infrastructures nécessaires pour que la croissance de la zone dite du cercle de Valeriepieris (4500km de rayon dans un cercle ayant comme centre HK) ait bien lieu.

A la louche nous allons avoir besoin de 2000 milliards de dollars, qui heureusement sont déjà en dépôts dans les banques de HK.

  1. En allant vers l’Ouest et en venant de HK, il va falloir financer les investissements en infrastructure de l’Inde aux 1.4 milliard d’habitants, qui ont besoin de trains, d’aéroports, de ports, de centrales nucléaires, de centrales thermiques, de logements et que sais je encore…

A la louche encore, 2000 milliards de dollars me semble un minimum.

  1. Continuons vers l’Ouest. Il va falloir rebâtir quasiment tout le Moyen-Orient en partant de Beyrouth, en terminant par Islamabad, Damas, Baghdad et Téhéran et en passant aussi par les Emirats.

Voilà qui va demander encore au minimum 2000 milliards de dollars

  1. Remontons au Nord, et il va falloir terminer les voies qui relient l’Asie du Nord (Kazakhstan etc..) et la Sibérie à l’Inde ou à la Chine.

Au minimum, encore une fois , comptons 2000 milliards de dollars

  1. Dans nos pays et ailleurs dans le monde est en train d’émerger un nouveau monstre énergivore, l’intelligence artificielle qui lui aussi va requerir 2000 milliards de dollars.
  2. Chez nous, en Europe, une population vieillissante va requérir de plus en plus d’argent pour être soignée et pour vivre sans travailler.
  3. Aux USA, le simple service de la dette et le budget militaire s’additionnent à 2000 milliards de dollar par an.

Bien sûr, je n’ai pas les chiffres mais je peux assurer que la création de nouvelle épargne (l’ancienne est déjà investie) est très inferieure à la nouvelle demande de capitaux décrite sommairement dans les points 1 à 5.

  • Il va donc falloir que le monde entier se mette à épargner beaucoup, beaucoup plus
  • Et cela ne se produira que si les marchés se mettent à payer beaucoup plus les épargnants.
  • Ce qui revient a dire que nous avons devant nous des hausses gigantesques des taux d’intérêts réels.

Et c’est à ce point du raisonnement que je commence à avoir un problème.

Compte tenu du stock de dettes accumulé dans les vingt dernières années par des pays comme la France, la Grande- Bretagne ou les USA et du niveau actuel des taux d’intérêts, ces trois pays se retrouveront d’abord dans une trappe à dettes et assez rapidement devant une crise financière d’une ampleur sans précèdent.

Prenons la France comme exemple.

 

S le taux de croissance de l’économie est à 3.11% sur les dix dernières années alors que les taux d’intérêts sont à 3.75 % pour les taux a 10 ans, cela veut dire que vous empruntez   à 3.75 % et placez à 3/11%, c’est à dire que la faillite est mathématiquement inéluctable puisque la dette croit plus vite que la richesse créée pour la repayer..

Pire encore : Sur les 12 derniers mois nous en sommes à 1. 9 % pour la croissance et à 3.75% pour les intérêts, la dette est à 120 % du PIB et une récession se profile.

Sauve qui peut !

La France est depuis longtemps dans une situation périlleuse comme chacun le sait.

Et les taux d’intérêts vont grimper d’au moins 200 points de base pour atteindre pres de 6%.

Comme le disait Churchill en 1940 : la situation est désespérée mais non sérieuse.

Si moi je le sais, les marchés le savent encore plus et donc la France emprunte déjà beaucoup plus cher que le nouveau pays sans risque, la Chine.

Vérifions.

 

 

Aujourd’hui, compte tenu de la baisse des taux en Chine, de la hausse des taux en France et de la baisse de l’euro vis-à-vis du renminbi, on peut dire sans crainte de se tromper que le cout des emprunts français a grimpé de près de 50 % par rapport au cout des emprunts Chinois et que cette hausse ne fait que commencer.

 

Conclusion

Nous avons devant nous une immense contradiction entre les besoins d’investissement en infrastructure de pays éminemment solvables et des besoins d’emprunts qui permettent la survie de systèmes sociaux insoutenables dans des pays en quasi faillite.

Les pays en faillite ne vont donc plus avoir accès a l’épargne

Rueff nous a donné la solution à ce genre de problème, et il y a bien longtemps

« Le taux de change est l’égout collecteur des droits non gagnés »

Et les pays qui ont émis énormément de droits non gagnés ont en effet rarement leur taux de change qui monte.

Les faux droits sont toujours payés en monnaie de singe.

Les monnaies des trois pays mentionnés plus haut vont s’effondrer et cet écroulement a déjà commencé.

Je le répète une fois de plus : n’ayez aucun contrat, (cash ou obligation) aux USA, en Grande Bretagne, ou aux USA et dans l’euro.

En Europe, vous pouvez avoir des contrats en franc Suisse et en Couronne Suédoise, qui sont de vraies monnaies, émises par de vrais pays, avec une préférence pour la monnaie suédoise  (et Norvégienne) qui ne sont vraiment pas chères.

 

 

 

 

 

Pacte migratoire européen : l’Europe veut toujours contrôler les migrations

La dernière brique du Pacte migratoire européen a été posée ce lundi avec l’adoption du règlement retour. Négocié depuis deux ans, ce Pacte devrait entrer en vigueur le 12 juin. Les pays membres de l’UE affichent une volonté commune : celle de lutter contre l’immigration illégale. On voit mal néanmoins comment ce pacte pourrait résoudre un problème majeur et complexe.

 

Il a fallu plus de deux ans de négociations pour arriver au terme d’un texte composé de neuf règlements et d’une directive. L’objectif est de réformer en profondeur le régime européen de l’asile et le contrôle des frontières extérieures. In extremis, il a été complété par le règlement retour, sur lequel les États se disputaient depuis 2018.

 

Ce que contient le pacte

 

L’esprit du pacte tient en une logique simple : mieux filtrer aux frontières, accélérer le traitement des demandes, et surtout mieux répartir l’effort entre les 27. Le but est de soulager les pays qui reçoivent le plus de migrants, à savoir la Grèce, l’Espagne et l’Italie, et qui doivent donc fournir l’essentiel du travail et supporter les coûts. Trois pays qui devaient fournir les efforts pour protéger les autres. Le maître mot est celui de la solidarité, c’est-à-dire faire désormais porter l’effort sur l’ensemble des pays, qui devront davantage contribuer dans les financements et les apports humains. La question se pose notamment des centres d’accueil saturés et des délais interminables dans le traitement des dossiers. Désormais, les États qui ne souhaitent pas accueillir de demandeurs d’asile peuvent contribuer financièrement ou matériellement à l’effort commun.

 

À cela s’ajoute un dispositif d’identification renforcé à l’entrée du territoire – le « screening » – qui doit orienter chaque arrivant vers une procédure normale ou accélérée selon son profil et son pays d’origine. L’objectif affiché est double : réduire les entrées irrégulières et rendre les expulsions effectives. Or, c’est bien là que le problème se pose : seules 20 % des OQTF sont exécutées sur le territoire européen. La loi est donc constamment bafouée.

Le nouveau texte allonge donc la durée de rétention administrative de 18 à 24 mois, avec une prolongation possible. Il étend les motifs de placement en rétention, il autorise des contrôles à domicile ainsi que la fouille des appareils électroniques pour vérifier les identités, et il pose un principe : le retour forcé devient la norme, là où le départ volontaire prévalait jusqu’ici.

 

La mesure qui fâche : les centres de retour

 

Mais c’est une disposition particulière, et somme toute anecdotique par rapport à l’ensemble du texte, qui a fait le plus parler : la possibilité, pour les États qui le souhaitent, de renvoyer des migrants déboutés vers des « centres de retour » situés dans des pays tiers ; y compris des pays avec lesquels ces migrants n’ont aucun lien. Le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne et les Pays-Bas se sont déjà tournés vers le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan. Ces pays y voient un très lucratif commerce.

 

L’idée n’est pas neuve, elle vient du Royaume-Uni et de Boris Johnson, qui avait signé en 2022 un accord avec le Rwanda pour que celui-ci accueille les migrants dont ni l’Angleterre ni les pays d’origine ne voulait. L’accord avait déchiré la classe politique anglaise et a ensuite été annulé par Keir Starmer. Mais au-delà des querelles politiques, cet accord est un gouffre financier et un immense échec. Le RU a ainsi payé 290 millions de livres au Rwanda, pour y envoyer uniquement quatre migrants. En Italie, Giorgia Meloni a signé un accord similaire avec l’Albanie, avec là aussi des résultats très faibles. La France s’est d’ailleurs montrée très réservée sur cette mesure, qu’elle ne souhaite pas mettre en place.

 

Les limites : efficacité douteuse, principes fragilisés

 

Le problème de ces centres étrangers est de transformer les migrants en véritable marchandise, qui seront vendus de main en main à travers le monde. D’abord avec les réseaux criminels et mafieux, qui contrôlent les trafics d’êtres humains, commerce très lucratif, du Sahel à l’Europe, puis avec les pays, tel le Rwanda, qui se feront payer pour accueillir les mêmes migrants. De quoi créer un trafic humain institutionnalisé et une dépense financière sans fond et sans résultat.

 

L’autre problème posé par ce texte est l’atteinte à la vie privée. En autorisant les fouilles des téléphones portables et les irruptions au domicile privé, sous couvert de « sécurité », on sait bien que l’on s’attaque à un principe fondamental des sociétés libérales. En ne respectant pas ces principes, sous prétexte de défendre les frontières et de lutter contre l’immigration illégale, c’est en réalité un recul dangereux des libertés fondamentales qui est engagé. On ouvre ainsi un précédent qui ne pourra que s’étendre à d’autres domaines et dimensions.

 

Le véritable problème de ce texte est de ne pas s’attaquer aux causes. Il s’attaque aux migrants illégaux, qui sont le symptôme de la crise migratoire, mais jamais aux causes et aux réseaux, qui permettent cette crise. Or, ce sont d’abord les réseaux criminels qu’il faut démanteler, en Afrique et en Europe. Ce n’est pas non plus en Europe qu’il faut ériger des murs, mais dès le front méditerranéen, sur les côtes de Tunisie et de Lybie, et en mer. Enfin, la mécanisation et notamment la robotisation sont une autre solution pour rendre les migrants illégaux inutiles pour l’économie, afin de faire cesser l’appel d’air.

 

C’est ici que le bât blesse. Le pacte parie sur la fermeté, mais cette fermeté repose en partie sur des instruments dont l’inefficacité est déjà démontrée. L’exemple britannique le montre : des centaines de millions dépensées pour quelques départs symboliques.

 

Une fermeté qui cherche encore sa cohérence

 

Reste l’essentiel. Le pacte traduit un basculement assumé : l’Europe veut maîtriser ses frontières extérieures, condition, dit-elle, du maintien de la libre circulation intérieure. L’argument n’est pas illégitime : Schengen ne tient que si les frontières externes sont gardées. Et les chiffres avancés par le gouvernement français, près de 45 % de baisse des entrées irrégulières cette année, plaident pour une certaine efficacité de la coopération européenne et de Frontex. Mais empêcher les migrants de rentrer ne résout rien ; ni les trafiquants qui vivent de cette exploitation de la main-d’œuvre ni les politiques qui vivent de son instrumentalisation. Que les 27 se soient entendus est une bonne chose, mais nous sommes encore très loin d’une politique efficace et utile.

 

 

Réflexions sur la nature de la dette française.

Il y a deux sortes de dette.

  1. Celle qui prépare l’avenir.
  2. Celle qui hypothèque l’avenir.

Traitons d’abord du premier cas.

Un pays consommateur net d’énergie veut réduire sa dépendance aux énergies fossiles et bâtir une centrale nucléaire. Il faudra cinq ans pour construire la centrale qui coutera 200 millions par an soit un total de 1 milliard pour être construite, et durer ensuite 70 ans.

Effets économiques de cette décision.

Le pays va devoir payer ceux qui vont bâtir une centrale qui pendant cinq ans ne produira rien, ainsi que les intérêts sur la dette encourue.

Imaginons que cet argent soit emprunté à un consortium bancaire.

Sur la période de construction, la masse monétaire va augmenter de 1 milliard, sans que rien de visible ne soit produit, ce qui pourrait être inflationniste : Plus d’argent dans le système, même quantité de biens produite= hausse des prix.

Voilà qui pourrait aussi amener en plus à un déficit du commerce extérieur puisqu’une demande intérieure excessive amène toujours à une hausse des importations et, parfois, à  une attaque sur la monnaie si le déficit extérieur est trop important.

Une banque centrale compétente (il y en a) mettra donc les taux d’intérêts à un niveau suffisamment élevé pour que le public épargne de lui-même 1 milliard de plus, ce qui empêchera aussi toute attaque sur la monnaie locale.

Mais la consommation locale sera tout sauf glorieuse.

Quand la centrale entrera en production et deviendra rentable, dans un premier temps, mettons au moins 10 ans, les prêts seront remboursés et donc la masse monétaire baissera, ce qui amènera la banque centrale à baisser les taux pour inciter les citoyens à consommer plus et à épargner moins. C’est alors qu’il faut acheter les valeurs de consommation locales.

Au bout de vingt ans (hypothèse), la centrale sera amortie et les propriétaires pourront commencer à distribuer des dividendes aux actionnaires de départ qui, jusqu’à ce point, n’ont pas vu grand-chose

Leur capital de départ étant libéré, ils pourront songer à construire une autre centrale nucléaire avec les profits qu’ils tirent de la première.

Dans ce system « sain » on voit bien que l’augmentation de la masse monétaire au passif correspond à l’actif à une augmentation du stock de capital du pays.

Grosso modo, le scenario que je viens de décrire est celui de la Chine depuis vingt ans.

La Chine certes a une dette considérable par rapport à son PIB, mais cette dette a été souscrite par la population locale et en face de cette dette se trouvent des actifs d’une valeur comptable certainement supérieure à la dette émise.

Si le gouvernement veut réduire la dette , il luis suffira d’introduire en bourse la centrale nucléaire nouvellement  construite.

Venons-en au deuxième cas, la dette qui hypothèque l’avenir.

Dans ce cas, un pays gouverné par des démagogues, des vrais, a distribué des droits non gagnés. Pour servir ces droits non gagnés, soit la banque centrale achète des obligations de l’Etat directement, soit le Tresor vend ces obligations à des épargnants étrangers.

  • Si la banque centrale monétise les droits non gagnés, le taux de change se casse la figure puisque l’inflation va partir à la hausse.
  • Si le trésor vend des obligations à des in institutions étrangères, le passif du pays augmentera et l’actif d’un autre pays augmentera du montant équivalent.

Notre bilan vis-à-vis du reste du monde se détériorera .

Et là, je voudrais revenir à une idée centrale que j’ai déjà utilisé de nombreuses fois dans ces chroniques.

L’ECONOMIE CE N’EST QUE DE L’ENERGIE TRANSFORMEE,

Je m’explique

En vendant de la dette a l’étranger, nous savons que cette dette sera remboursée et servie par le travail futur des Français.

Mais ces français auront besoin de plus d’énergie pour produire les biens et les services qui serviront à solder cette dette et cette énergie risque de devoir être importée.

C’est donc dire que le gouvernement français en empruntant pour « maintenir la consommation » vend automatiquement   à découvert l’energie nécessaire à la production de ces biens et services, et le prix de cette énergie peut varier historiquement de façon gigantesque.

Ce qui fragilise énormément l’économie de notre pays, qui devient beaucoup plus vulnérable à des hausses du prix de l’ergie.

Ce que je veux dire est simple et je reviens une fois encore à Frederic Bastiat, et à son célèbre : « Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas »

Quand la France emprunte à l’étranger, on voit apparaitre cette dette au passif de son bilan. Mais on ne voit pas apparaitre au passif de ce même bilan le cout de l’energie qu’il faudra acheter pour servir et rembourser cette dette.

Et le cout de cette énergie peut varier énormément au travers du temps, comme le montre le graphique ci-dessous.

 

 

Remarquons d’abord que nombre de recessions en France ont été déclenchées par une hausse des prix de l’energie (ligne rouge qui monte avant un hachurage gris). La hausse récente de la ligne rouge (+34 %) pourrait donc déclencher une récession, ce qui serait un désastre compte tenu de notre situation financière actuelle.

Remarquons ensuite qu’emprunter en Franc Français de 1985 à 2000 était très intelligent, puisque le cout de l’energie par rapport au PIB ne cessait de baisser

Emprunter en euro de 2005 à 2014 était stupide

Ce que je veux dire est donc très simple

Tout le monde me parle et avec raison de la dette hors bilan de l’Etat Français (retraites, garanties de passif à la SNCF etc…)

Personne ne me parle JAMAIS de la dette hors bilan que constitue l’achat d’énergie pour servir et rembourser notre dette.

Là encore, il s’agit d’une dette certaine mais que nul ne peut provisionner puisque nul ne connait le prix de l’energie la semaine prochaine et encore moins dans cinq ans.

Conclusion

Plus j’étudie ces sujets et plus je me dis :

  1. Nous avons été gouvernés depuis des lustres par des criminels ignares.
  2. Pour vous protéger, achetez des actions Total.