Economie

7:28:07 2016.09.26
Lettre d’un ami Anglais sur le Brexit
7:45:57 2016.09.19
L’effondrement à venir de la Gauche Classique
6:53:33 2016.09.05
Au boulot! [1],   Cet ouvrage reprend un certain nombre de chroniques du lundi que j’ai écrites pour l’IDL et je tiens d’abord à remercier les lecteurs (nombreux) qui ont participé au petit devoir de vacances que je leur avais suggéré. J’ai reçu en effet beaucoup de « listes » des 10 meilleurs papiers et cela m’a grandement aidé dans la sélection fort douloureuse que j’ai dû effectuer. Qu’ils en soient remerciés ici. Je tiens à préciser que j’ai abandonné tous mes droits d’auteur au profit de l’IDL, ainsi que tous les droits afférents à mes livres précédents qui vont être republiés par l’IDL. Une bonne façon d’aider notre Institut sera donc de commander le nouveau livre chez Amazon ou chez votre libraire favori et les livres un peu anciens à l’IDL. Surtout n’hésitez pas à les offrir à toutes vos connaissances, au curé de votre village, au professeur principal de vos enfants, à vos élus locaux etc.… Vous ferez d’une pierre deux coups. Ils cesseront de vous parler tant ils vous considéreront comme un ultra libéral et vous aiderez l’IDL à survivre !  Alors, elle est pas belle la vie ?   Ce dernier livre sortira vers la mi-octobre, et comme promis, nous organiserons une signature dans les locaux de nos amis de l’Institut de Formation Politique situé aussi rue du Ranelagh à Paris où des boissons de faible qualité mais fortement alcoolisées seront servies pour permettre à chacun de repartir de bonne humeur avec quelques dizaines d’exemplaires dédicacés du nouvel ouvrage sous le bras. La date et le lieu exact de cette petite sauterie seront annoncées sur le site d’ici peu ou pour les plus prudent (info@institutdeslibertes.org).   En deuxième lieu, l’IDL va ouvrir une « antenne » à Bruxelles qui sera créée par Emmanuelle  qui déménage là bas. Le but est de prendre contact avec les libéraux belges (il y en a plus qu’en France) et d’essayer de voir s’il en existe encore quelques uns dans les cercles européens qui sévissent dans cette ville depuis longtemps. « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre » comme disait le baron de Coubertin.   Troisièmement, le jeune Romain Metivet, le « délégué général » de l’Institut, va quitter Hong-Kong après une année passée dans les bureaux de Gavekal pour rejoindre le bureau de Paris et y retrouver Jean- Jacques et moi qui comptons beaucoup sur lui pour créer une offre de services plus étendue, du style des chroniques régulières sur ce qui se passe en Russie (qu’il connait fort bien), ce pays risquant de devenir une pièce importante des évolutions à venir en Europe.   Et enfin, j’ai pris la décision de revenir en France pour aider au développement  de l’une des filiales de Gavekal Research, qui pour une fois n’est pas basée à Hong-Kong mais en France et qui fait dans l’intelligence artificielle. A partir de Janvier prochain, je serai donc, sauf contre–ordre, résident français à nouveau pour la première fois depuis 1981 (tiens, pourquoi 1981 ?).  Et je m’en réjouis beaucoup car cela va me permettre d’être un peu plus disponible pour participer aux débats d’idées qui vont faire rage en France dans les années qui viennent et qui s’annoncent agités.   Ce qui m’amène à mon deuxième point. Il va se passer beaucoup, beaucoup de choses dans les 12 mois qui viennent et j’espère que les Oints du Seigneur et autres hommes de Davos vont aller de défaite en défaite, la première de ce que j’espère être une longue série ayant été le Brexit.   Dans l’ordre chronologique nous allons avoir :  
  • Le deuxième deuxième tour de l’élection présidentielle en Autriche. Comme chacun le sait quelques fraudes avaient entaché le deuxième tour précédent et la Cour Suprême Autrichienne a décidé qu’il fallait voter à nouveau. J’attends le résultat sans trop de trépidations. Si la droite l’emporte, nous allons voir surgir immédiatement une alliance Hongrie-Pologne- Autriche Tchéquie qui dans le fond ne sera que la résurrection du vieil empire Austro Hongrois, ce qui va déplaire souverainement à la Prusse, pardon, je veux dire l’Allemagne.
 
  • Puis nous aurons le referendum en Italie portant sur une réforme constitutionnelle proposé par monsieur Renzi qui n’est jamais que le troisième premier ministre Italien que personne n’a élu depuis le coup d’Etat contre monsieur Berlusconi qui fut le dernier premier ministre Italien élu et il fut viré comme un quelconque président Ukrainien ou premier ministre Grec.  Monsieur Renzi a fait savoir que si le vote était négatif, il démissionnerait ce qui contraindrait à avoir des élections législatives au printemps 2017, qui risquent fort d’être gagnées par le mouvement des cinq étoiles. Et officiellement, ce mouvement veut sortir de l’euro. Et comme on ne peut pas sortir de l’euro sans sortir de l’Europe… (Bravo Trichet, bravo Delors…)
 
  • Viendra alors le plat de résistance, les élections présidentielles aux Etats-Unis. Madame Clinton qui porte tous les espoirs de  Wall-Street et des hommes de Davos a vraiment, vraiment intérêt à gagner, faute de quoi elle pourrait bien se retrouver en prison où elle rejoindrait sans doute un nombre important de ses supporters. Je crains cependant pour elle que monsieur Assange de Wikileaks ne se soit vu fournir les emails que le FBI n’a pas retrouvé par le président Poutine (on vient d’en « trouver » 15000 de plus, alors que madame Clinton avait juré les avoir tous donné…) et que ces emails ne soient bien compromettants. Monsieur Assange a fait savoir que la prochaine livraison aurait lieu en Octobre, sans doute juste avant le troisième et décisif débat entre monsieur Trump et madame Clinton. Il a aussi dit que ces emails étaient très intéressants, voire amusants, et que certains d’entre eux étaient même surprenants compte tenu du destinataire.  Monsieur Assange n’aime certes pas monsieur Trump, mais à l’évidence il hait et méprise madame et monsieur Clinton. Comme le dit le proverbe, ceux qui vivent dans une maison de verre ne devraient pas lancer de cailloux...
  • Suivront des élections aux Pays Bas que le parti de Geert Wilders risque de remporter. Et comme il a un programme qui est totalement incompatible avec la doxa bruxelloise, on peut penser que là aussi nous allons avoir des étincelles. Si 300000 néerlandais demandent un référendum, le gouvernement doit l’organiser. Ce référendum n’est que consultatif bien sur, mais on voit mal un gouvernement ne pas en tenir compte surtout après les résultats du Brexit. Si cela venait à se produire, le Danemark et la Suède ne seraient pas loin derrière.
 
  • Curieusement, je n’attache pas beaucoup d’importance aux élections suivantes qui auront lieu en France.[2] La France a cessé d’être maitresse de son destin il y a longtemps déjà (sous Mitterrand) et donc elle a cesse il y a longtemps d’avoir la moindre influence en Europe, pour la première fois dans l’histoire du vieux continent.  Or aucun des candidats officiels n’a même commencé à penser à ce qu’il faudrait faire si l’Italie par exemple nous faisait une petite Uscitalia.  Je suis complètement abasourdi quand je vois que personne dans les soi-disant partis de gouvernement ne fait allusion au criant déficit de démocratie en Europe. J’ai vraiment l’impression que nul d’entre eux n’a compris ce qui est en train de se passer au plus profond des psychés des peuples européens, ce qui m’inquiète quant à leurs résultats dans les urnes mais ne m’empêche pas de dormir.
En fait, quand quelqu’un me demande qui sera au deuxième tour contre madame Le Pen, j’ai tendance à répondre par une blague: monsieur Mélenchon , pour pouvoir poser la question suivante au bobo qui voulait m’embarrasser : et si nous avons Mélenchon contre Le Pen, pour qui vous, allez vous voter ? Dans l’ensemble, j’ai assez peu de réponses, mais je ris beaucoup et suis assez peu réinvité. Je me demande pourquoi ?  
  • Enfin nous aurons les élections allemandes où la grande inconnue sera le score du PfD, lui aussi d’ailleurs mené par une femme. Les résultats seront sans nul doute influencés par ce qui se sera passé dans les autres pays.  Je crains le pire.                                                                                                                                   Si le PfD venait à l’emporter (ce que je ne crois pas) et que Trump, qui veut se dégager de l’Otan, soit élu, un rapprochement rapide entre l’Allemagne et la Russie aurait lieu, ce qui mettrait en difficultés la France et l’ancienne Mittel Europa, et l‘on voit mal une France « laïque » et en mauvais termes avec la Grande-Bretagne s’allier avec l’Autriche Hongrie-Pologne, se réclamant des racines chrétiennes de l’Europe. On pourrait peut-être retrouver le wagon de Retondes pour y signer notre capitulation comme la dernière fois que l’Allemagne et la Russie se sont alliées ?
  Bref, à mon humble avis, je ne vais pas manquer de matériel pour mes chroniques du Lundi. Toute une série d’institutions et d’alliances que chacun considère comme éternelles risquent de disparaître dans les années qui viennent. Le lecteur doit à ce point se remémorer la plaisanterie d’Oscar Wilde à qui le juge demandait comment il s’était ruiné ? La réponse, magnifique, fusa « Lentement au début, très vite à la fin ».   Je crains que les 12 prochains mois ne marquent le début de la fin… c'est-à-dire le moment où les choses vont s’accélérer de façon très sensible Tout cela est quelque peu inquiétant va me dire le lecteur orienté « financièrement » et cherchant à gérer son épargne. (Les autres lecteurs peuvent arrêter leur lecture ici). A ce lecteur, je n’ai qu’un conseil à donner (que je donne depuis un grand moment).  
  • N’ayez rien, et je dis vraiment rien en obligations ni en valeurs financières de la zone euro.
  • Votre cash doit être en livre sterling, vos obligations en dollar US et en yuan (la monnaie chinoise) et vos actions plutôt en Asie.[3]
  • Les actions cotées dans la zone euro ou non qui n’ont qu’une faible part de leur chiffre d’affaires dans cette zone et qui n’ont que peu de rapports avec les états locaux peuvent et doivent être conservées. Comme je l’ai dit dans une chronique précédente, la banque dépositaire du lecteur « flexible » devrait de préférence être installée à Londres ou en Suisse tant je me méfie des risques de spoliation dans la zone Euro.
  Encore une fois, en bourse, il y a des moments où il faut gagner de l’argent et des moments où il ne faut pas en perdre, ou plus exactement, où il faut en perdre le moins possible.   Depuis un certain temps déjà, nous sommes dans le deuxième cas de figure et il faut donc mettre sa ceinture, ses bretelles, son casque lourd, son masque à gaz et rester bien tranquille au fond de la tranchée. Survivre, tel est le maitre mot pour tout financier qui se respecte. Tel a été mon objectif depuis un certain temps, tel il reste pour les mois à venir.   *    *     * [1] Chez Jean-Cyrille Godefroy Editeur https://www.editionsjcgodefroy.fr [2] Ceci est la raison pour laquelle nous ne nous attachons pas et ne nous attacherons pas aux discussions autour des programmes politiques des uns et des autres. [3] A l’exception du Japon
7:02:28 2016.02.22
Brexit ou pas Brexit?
7:38:22 2016.02.01
Taux d’intérêt et taux de change: le pays de la soif Institut des Libertés"    
10:58:26 2015.11.19
“Penser l’Europe en dehors de l’Euro”

Jacques Sapir (Professeur, Économiste et Essayiste) à l'Université D'Assas -Paris 2.

Nous avons tenté d'en donner un compte rendu le plus exhaustif possible.

     

Sous le patronage de ASSAS PATRIOTE, Paris II, Amphi 3, jeudi 12 Novembre 2015, 19 heures :

  Introduction de Guillaume Mahistre. Charles Gave se présente. Puis aborde le sujet : Charles Gave (CG) : « Quand on parle de l’Europe, il faut la définir, il existe deux conceptions de l’Europe .
  • Celle d’Adenauer, de Gasperi , Robert Schuman c’était l’Europe chrétienne de 1250, ou toutes les expériences avaient cours : villes état, états nations, ligue hanséatique,  Saint Empire Romain Germanique …La diversité des peuples  et des expériences en faisait la richesse. Pour ceux qui souhaiteraient approfondir voir : Hughes Trevor Roper « The rise of Christian Europe »
  • Et la conception de Jean Monet  qui espérait le retour à l’Empire Romain et ne croyait pas en la Démocratie. Pour cela, il fallait d’abord bâtir un Etat et cela a commencé par la création d’une monnaie commune, l’Euro. Cette Europe devait être celle de la technocratie triomphante,
  • Apres la réunification Allemande, l’option choisie fut celle  de la technocratie, sans que les Peuples aient été consultés.  Le contrat offert aux Allemands fut, « on accepte la réunification, vous acceptez l’Euro » En sortant des négociations François Mitterrand, content de lui,  a dit « nous avons cloué la main de l’Allemagne sur la table de l’Euro ». Vraiment ?
Ce qui nous amène à la question de la monnaie puisque j’évoque l’euro. Pourquoi une monnaie a-t-elle de la valeur ? Question très difficile puisque monnaie ne coûte rien a produire. Pour comprendre, plusieurs grands esprits ont réfléchis et, pour laisser à part les économistes, je citerais ;   -          Aristote, qui observait que la monnaie devait avoir une valeur car elle coûtait du temps et du travail à extraire. En cela, Aristote reliait donc la monnaie a une valeur travail. Or, l’histoire et l’économie autrichienne nous a appris qu’Aristote a eu tort sur ce coup-là. -           Platon. Pour lui, la monnaie était une convention sociale, et il avait raison. (acquiescement de Jacques Sapir). -          Le Christ. On évoque peu le Christ dans le domaine économique et c’est un tort. Quand Jésus dit en regardant la pièce : « tu rendras à César ce qui est à César » il explique que pour lui, la monnaie et l’Etat sont les deux faces de la même pièce. A ce point du raisonnement, je voudrais içi parler d’une notion que certains libéraux me disent qu’elle n’est pas libérale et qui est qu’une monnaie est un bien commun, à la manière d’un jardin public (acquiescement de JS). Ce bien commun n’appartient  ni à l’Etat ni au secteur privé , c’est un bien indépendant qui doit appartenir à tous, un peu comme la Justice. La sage décision serait donc d’en confier la gestion à un organisme indépendant et du secteur public et du secteur privé, une sorte de cour suprême de sages, responsables sur leurs propres patrimoines (Comme la Bundesbank d’antan) et de laisser la libre concurrence des monnaies des différents pays s’installer entre elles., ce qui serait conforme au modèle de l’Europe Chrétienne Au lieu de cela, nous avons des taux de change fixes, un signe de la volonté du retour vers Rome. Comprenez-moi bien. Dans l’absolu, je n’ai aucun problème à ce que la France décide d’avoir 50 % de fonctionnaires en plus que l’Allemagne.  Je n’ai aucun problème non plus  a ce que la France ait un taux de change fixe avec l’Allemagne. Mais elle ne peut pas avoir les deux à la fois, puisque les coûts Français sont supérieurs aux coûts Allemands. .. De même pour L’Italie. Historiquement, l’Italie du Nord a payé pour l’Italie du Sud. Et quand la charge devenait trop lourde pour que l’Italie  du Nord reste compétitive vis avis de ses concurrents, la Lire dévaluait pour redonner de l’air.  Cela fonctionna jusqu'à l’arrivée de l’Euro et depuis l’économie Italienne s’enfonce inexorablement. Et donc le taux de change est le prix de marché au travers duquel s’arbitrent les différents contrats sociaux qui permettent a une Nation de conforter leur volonté de vivre ensemble (Renan) Si on manipule le taux de change, on attaque ce contrat social et donc la Nation Et la Nation est le seul endroit ou la liberté individuelle peut s’exercer disait Jean-Paul II. Ainsi toute atteinte à la Nation et à sa souverainetés est une atteinte à nos libertés individuelles. Jacques Sapir    « Une monnaie implique  et permet des transferts sociaux à grande échelle a l’intérieur de la Nation » Pour fonctionner l’Europe de l’euro a besoin de transferts massifs. Et donc pourquoi ne pas les faire ? Pourquoi pas des Etats-Unis d’Europe ? Mais une monnaie commune a des conséquences politiques  immenses :1/ La monnaie et la souveraineté. Perdre sa monnaie pour un pays, c’est perdre sa Souveraineté, comme l’exemple de la Grèce l’a bien montré 2/ la monnaie le pacte budgétaire. Si des conditions budgétaires sont mises a l’émission de monnaie, cela veut dire que quelque part cela ne sert plus a rien de voter 3/ la monnaie et la redistribution. Toute tentative de redistribution peut être empêchée par un pacte budgétaire contraignant. Et pourtant cela a fonctionne aux USA Entre 1928 et 1939 aux USA, il y a eu une inversion de 1/3 des dépenses des états locaux pour 2/3 des dépenses fédérales. Mais ceci implique que l’on se pose trois questions  Aux USA, il y a de grosses divergences de niveaux de vie entre les états mais ils sont compensés  par  des transferts budgétaires. Pourquoi pas la même chose en Europe ? C’est l’idée d’Emmanuel Macron qui explique qu’il faudrait faire pareil  en Europe, mais les masses sont telles que cela serait impossible. Par exemple, nous avons calculé qu’il faudrait entre 300 à 350 MD d’Euros net de transferts du Nord vers le Sud de l’Europe  et 90% des transferts seraient à la charge de l’Allemagne, soit 10 % du PIB Allemand. Cela représenterait 4 fois les montants des réparations que les Allies avaient imposé a l’Allemagne après la première guerre mondiale … D’autre part, les pactes sociaux et les situations économiques sont très différents. L’euro  vis-à-vis du dollar est sous-évalué pour l’Allemagne,Mais il est sur évalué pour l’Italie, la France, le Portugal. Ceci veut dire en pratique que pour vivre en commun, il faudrait soit augmenter le taux de change fixe soit demander aux Allemands de faire un effort absolument gigantesque, ce qui n’est pas envisageable. L’euro menace donc directement la paix en Europe en faisant renaître les antagonismes d’antan  et tout le monde sait que de tels transferts seraient à la fois impossibles et immoraux Si l’Allemagne ne veut pas ou ne peut pas payer, que va-t-il se passer ? La réponse est simple, l’Euro disparaîtra. La France vivrait une dévaluation de 15 %, l’Allemagne une réévaluation de 25 %, ce qui n’aurait aucun impact sur les multinationales Françaises, aucun impact sur les banques et un impact négatif d’environ 10 milliards d’euro sur les compagnies d’Assurances du pays. Voila qui serait très inférieur à l’ardoise que Dexia a laissé.   Questions du public :   1/Que dire aux personnes qui ont peur pour leurs retraites ? CG :
  • Dans une société, il y a les entrepreneurs et les rentiers.  Une dévaluation transférerait de l’argent du rentier Français (le fonctionnaire), aux entrepreneurs.  Dans l’état actuel, personne ne veut prendre la décision courageuse de redonner le pouvoir de manœuvre aux entrepreneurs, en baissant leurs impôts par exemple. Cette hausse de leur rentabilité permettrait aux entrepreneurs de recommencer a embaucher et a investir, ce qui serait une très bonne nouvelle
  • Il est à craindre que plutôt que de choisir une disparition « organisée »  de l’euro nous n’ayons  une crise ou les marches financiers fassent sauter le système et cela risque malheureusement d’occasionner certains heurts.
  • La réalité est que depuis la fin des années 90, une classe technocratique a pris le pouvoir, et donc  nous ne sommes plus en démocratie. En Grèce, le peuple a voté pour le sortie de l’euro, les technocrates ont refusé.
  2/Question sur la Grèce et l’Euro : JS :
  • Il faut remettre la démocratie grecque, fragile ,dans son contexte historique. La Grèce reste meurtrie par le souvenir de 1974 (dictature des colonels) et de la quasi guerre perdue contre la Turquie.  La Démocratie est encore une chose fragile la bas. Toutefois, il est pour moi certain que  le plan de stabilisation de la Grèce ne peut pas fonctionner  et que vous verrez dans vos journaux d’ici deux semaines, un mois peut être plus ressurgir inévitablement la question Grecque, a moins que le coup ne parte du Portugal ou de l’Italie.
  • Sur les retraites en général, le problème n’est pas le vieillissement, mais l’absence de croissance. Un retour de la monnaie Française a une parité normale, en relançant la croissance  on peut avoir  permettrait de créer de 1. 5 a 2 millions de nouveaux emplois et donc de faire dispraitre et les deficits sociaux et les deficits des caisses de retraite.
  CG :
  • Un point a signaler est que l’Allemagne n’est pas dans une position aussi florissante que l’on veut bien nous le dire. L’Allemagne a eu 1 000 Md D’Euros d’excédents courant envers le reste de l’Europe depuis 10 ans. Comme une balance des paiements s’additionné a zéro, cela veut dire qu’elle a mis en portefeuille 1000 milliards d’euro d’effets a recevoir emis par les autres européens, qui seront bien incapables de l, rembourser. Si on estime leur capacités de remboursements a 50 % de la dette encourue, la perte sèche de l’Allemagne serait de 500 MD D’euros. Les fonds propres des banques sont de 350 MD d’Euros. Ce qui veut dire que le système financier  Allemand serait mis en faillite
  • L’euro est une stratégie défensive et comme je l’avais dit dans une conférence à normal sup il y a 4 ans, les ligne Maginot ne fonctionnent jamais. Une stratégie défensive amène toujours au désastre, n’en déplaise a monsieur Attali..
  • La seule façon de s’en sortir maintenant est de revenir à une concurrence des monnaies et de ne pas mettre la monnaie avant la volonté des peuples Européens. Comme le disait Ernest Renan dans son superbe discours à la Sorbonne de 1882, une nation est fondée sur une volonté des  citoyens de vivre ensemble, de partager un passé commun et un avenir futur. Or, il n’existe pas à ce jour de volonté Européenne de vivre ensemble. Le prétendre est une négation de nos droits individuels.
  JS :
  • En cas de disparition de l’euro, nous pourrions revenir a un system similaire a l’UEP L’UEP (L’union Européen des paiements) a été mise en place avant le traité de Rome et il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions-nous en prévaloir à nouveau.
  • Je pense que la sortie de l’Euro est une  condition nécessaire au retour de la croissance, mais pas une condition suffisante.  Cela ne résoudra pas tous nos problèmes et nous devrons pour un temps adapter certains de nos  modes de consommation trop tournés actuellement vers la consommation extérieure.
  • J’entends parfois dire « mais nous ne pourrons plus partir à l’étranger » il faut savoir que pour la majorité des ménages français, 70 % de leurs revenus est consacrée à l’achat de biens et services produits en France. Seul 50% de la population part en vacances. Sur ces 50%, 20% partent à l’étranger soit 10% de la population  totale et une grosse partie de ceux-là vont dans des pays qui dévalueront autant que la France sinon plus (Maroc, Tunisie, Espagne, Portugal etc..).
  CG : Effectivement, les temps seront durs pour les Français qui prennent leurs vacances en Allemagne…   3/ Que pensez-vous du risque de la dette ?  
  • CG : Je vais vous dire, dans une économie saine, ce qui compte, c’est le taux d’intérêt, par rapport au taux de croissance.Si le taux de croissance est supérieur au taux d’intérêts, ile ne peut pas y avoir de problème de la dette. S’il est inferieur, la faillite est inéluctable. Il ne peut y avoir de croissance sans retour a des prix de marche pour les taux de change, c'est-à-dire sans une disparition de l’euro. Le choix est donc entre l’euro et la faillite.
  • JS: Si l’Italie sort de L’Euro, le reste des pays Européens suivra. C’est une erreur de penser qu’il faudrait une unanimité de vote pour une sortie car comme dans toutes les décisions, il y a la loi et puis la pratique. En pratique, quand cela arrivera, il y aura un quart d’heure de furie avec des « vous n’y pensez pas «  suivi de « bon et bien comment on fait et combien cela va nous coûter «  c’est tout ».
6:50:49 2015.07.13
Marre de la Grèce: Parlons du sujet dont personne ne parle, la Chine.
6:13:09 2015.06.08
La Terre, elle, ne ment pas…