Economie

8:09:03 2016.11.28
Fillon ou l’espoir du désespoir e17ac29471ce411f832d8327e8057a7f Depuis 1990 (début de mes données fournies par l’OCDE), le poids de l’Etat est passé de 47% du PIB (là où est l’Allemagne aujourd’hui) à 54.5 % du PIB, ce qui fait de notre pays le recordman absolu des pays de l’OCDE. Et cela est un FAIT.   Le deuxième constat est un peu plus compliqué à accepter. Comme le disait Milton Friedman : « Un repas gratuit, ca n’existe pas » et par là il voulait  rappeler que rien en ce bas monde n’est gratuit. Donc si l’Etat a vu son poids monter, cela veut dire que le poids de quelque chose d’autre a baissé.  Quelqu’un dans le système économique français a payé pour compenser cette croissance effrénée de notre moloch étatique, et ce quelqu’un c’est bien sur l’entrepreneur, dont la rentabilité s’est effondrée. 98fbf98484d04f4eb5807c136e737b90 98fbf98484d04f4eb5807c136e737b90   Pendant que le poids de l’Etat passait (de 1987 à aujourd’hui)  de 47 % à 54.5%, soit 7.5 points de PIB en plus, la rentabilité  des entreprises elle passait de 28 % du PIB à 22 % du même PIB, soit 6 points en moins. Quelle importance, va me dire à nouveau un économiste atterrant, cela veut simplement dire que la politique suivie a été la bonne puisqu’elle a mené  à une baisse de l’exploitation de l’homme par l’homme, c'est-à-dire à une baisse des profits, cette chose abominable. L’ennui est que dans n’importe que pays, à n’importe quelle époque, une baisse des profits amène toujours avec un retard d’environ un an à une hausse du chômage, comme en fait foi le graphique suivant. Qui engendre par sa politique la  baisse des profits crée automatiquement  la hausse du chômage, telle est la réalité. e17ac29471ce411f832d8327e8057a7f 83ae6c010be046d8b4c245bdcf542c5d     C’est ce qu’il est convenu d’appeler le théorème d’Helmut Schmidt, le chancelier Social Démocrate Allemand : « Les profits d’aujourd‘hui sont les dépenses d’investissements de demain et les emplois d’après demain ». Gros mensonge, vont me rétorquer les Filoche ou Mélenchon de ce bas monde : Tout le monde sait que les profits des sociétés françaises font des plus hauts tous les ans et donc je serais pris en flagrant délit de mensonge, ce qui n’est pas le cas. Pour mes calculs je n’ai retenu en effet que les profits faits par des entreprises- françaises ou pas- opérant sur le territoire français dont sont exclus  donc les profits faits par les sociétés françaises à l’étranger.  Et donc il apparait que nous avons bien de la chance d’avoir des patrons et des entrepreneurs compétents  qui réussissent à gagner de l’argent en dehors de France pour pouvoir verser des dividendes aux pauvres actionnaires français. Parce qu’il est tout à fait évident que si les entreprises françaises devaient travailler uniquement à partir du territoire géographique français, elles seraient toutes en faillite depuis longtemps… Et donc nos patrons, en maintenant un appareil de production viable en dehors de France ont été de vrais patriotes alors que ceux qui ont réussi à rendre la France non attrayante en tant que territoire d’investissement sont des traitres, des escrocs et des voleurs, et bien entendu, je veux parler ici des politiciens. Et c’est là  qu’intervient une troisième notion dont monsieur Fillon a également parlé, le recours  à la dette pour boucher les trous de trésorerie que les actions de nos politiques engendrent Dans un monde normal, les seules entreprises qui peuvent croitre sont celles qui font des profits, les autres disparaissent et cela s’appelle la destruction créatrice. Cela n’est hélas pas le cas pour une activité étatique car, même si elle est en cash flow négatif, c’est à dire qu’elle perde de l’argent, elle perdurera jusqu'à la fin des temps pour peu qu’elle soit dans le giron de l’Etat, qui empruntera  les sommes nécessaires pour maintenir en vie ce qui devrait disparaitre.   Poids de l'état Et du coup, la dette étatique explose, comme le montre le dernier graphique. La hausse du poids de l’Etat est la cause unique de la hausse du chômage et de la hausse de la dette. Ce graphique est terrifiant. Réfléchissons une seconde : Si les taux passent de 0 %, où ils sont aujourd’hui, à 3 % en moyenne, le service de la dette va exploser. Or cette dette est détenue au deux tiers par des non résidents. Comme la croissance sera dans le meilleur des cas de 2 % par an, cela veut dire que TOUT l’accroissement de richesse devra être transféré à des étrangers chaque année, et que donc le niveau de vie pour le français de base ne pourra pas ne pas baisser. La France est donc à la veille de rentrer dans une trappe à dettes d’anthologie. Si vous capitalisez votre richesse à 2 % par an et que vous  empruntez  3 % pour servir une dette qui est égale à votre création de richesse, il ne faut pas être grand clerc pour réaliser que le niveau de vie moyen va baisser de 1 % par an jusqu’ à la fin des temps.   Conclusion  Que nous dit monsieur Fillon ? Il nous dit
  1. Que les entreprises ne gagnent pas assez d’argent et qu’il faut cesser de les martyriser, sans quoi le chômage ne pourra qu’augmenter, ce qui est vrai.
  2. Que l’Etat est beaucoup trop gros et qu’il faut le faire maigrir en faisant sortir de son emprise tout ce que le secteur privé ferait mieux que lui, ce qui est vrai
  3. Que la dette étatique est beaucoup trop importante, et a atteint un niveau ou toute hausse des taux serait un désastre  car si les taux montent,  tout deviendra beaucoup, beaucoup plus difficile, ce qui est vrai.
  4. Que le temps de la procrastination est terminé. Ou nous agissons maintenant, brutalement ou bien il sera trop tard.
Pour qu’une politique de réforme réussisse, il faut d’abord et avant tout que les hommes au pouvoir aient compris ce qu’étaient les problèmes. Monsieur Fillon a sans aucun doute compris. La première condition est donc remplie. Ensuite, il faut que le corps social accepte les réformes, ce qui veut dire qu’il va falloir que monsieur Fillon se paye toute une série de pouvoirs bien résolus à ne rien lâcher. Je vivais en Grande Bretagne pendant les reformes de Thatcher et le pays a littéralement traversé une guerre civile larvée qui opposait le gouvernement et les syndicats. Mais la Dame de Fer ne lâcha rien. Espérons donc  que monsieur Fillon aura le courage qui a cruellement manqué  à Chirac ou à Sarkozy, il en aura besoin. Enfin, je n’ai JAMAIS vu dans l’histoire une politique telle que celle préconisée par monsieur Fillon qui ne  fût accompagnée par une dévaluation profonde et temporaire de la monnaie. Or l’Euro l’interdit. Il nous faut donc espérer soit que les Italiens ou les Bataves nous débarrasserons de ce monstre financier qu’est la monnaie unique avant notre élection, soit que monsieur Fillon se souvienne de ce que disait son mentor Philippe Seguin sur l’euro, machine à détruire l’Europe et la France et fasse le boulot lui-même, ce qui ramène au point précédent.…. « Puissiez-vous vivre dans des temps intéressants » dit la malédiction Chinoise. Je peux assurer le lecteur que les temps qui viennent vont être passionnants, mais je n’aimerais pas être   à la place du prochain Président.    
8:34:54 2016.11.14
Réflexions électorales 03z-1
7:45:56 2016.10.17
Une bien curieuse élection femmehomme     Explications diverses et variées Cette information permet de comprendre  en grande partie le coté irréel des débats. Dans le fond madame Clinton se dit qu’elle n’a pas besoin de faire campagne puisque le seul fait d’être une femme lui assure d’être élue, ce que semble indiquer une majorité de sondages. L’ennui pour elle est bien entendu que son Bill de mari traine toute une série de casseroles tant il semble avoir été pendant toute sa vie ce que les tribunaux américains appellent un «prédateur sexuel », c'est-à-dire un homme sur lequel pèsent de nombreuses accusations de viol. Et les femmes qui portent ces accusations sur Bill disent toutes que loin de leur témoigner la moindre compassion, madame Clinton a essayé à chaque fois d’enfoncer les victimes en les abreuvant d’injures et en les menaçant des pires ennuis si elles parlaient. Or  tout le monde sait que quand les Clinton menacent, il vaut mieux ne pas traverser une rue sans regarder. Toutes ces accusations contre l’ex Président Clinton, largement prouvées, s’étalent sur les trente dernières années au moins, et dans l’un des cas, les époux Clinton ont même versé $ 850000 à l’une des victimes pour que cette dernière ne porte pas plainte. Il n’y a guère de discussion possible sur les méfaits de Bill. En conséquence, il est urgent de montrer aux femmes des Etats-Unis que l’autre candidat ne vaut pas mieux. Et donc, pour désamorcer toute ces affaires, fort opportunément, de nombreuses femmes se mettent à  témoigner que Trump leur a pincé les fesses à un moment ou à un autre dans les trente dernières années, ou qu’il a dit des horreurs sur la gent féminine , ce qu’il reconnait dans ce cas précis.                                                                                                                                                                                  Et toutes ces accusations sortent dans le mois qui précède le vote ce qui ne laisse guère le temps de faire des enquêtes sérieuses. Mais les dégâts sont faits. Dans le fond, il semble que la principale raison d’élire madame Clinton serait qu’elle est une femme et que le moment d’avoir un président femme est arrivé-enfin. Elle compte donc sur le vote des femmes pour lui assurer son élection…, un peu comme Obama a conté sur les voix des noirs, et si j’en crois les sondages, elle a raison. En conséquence,  toute la campagne de madame Clinton consiste à expliquer que Trump est un horrible macho, sans guère se donner la peine de présenter un programme ou de justifier de ses décisions passées. Monsieur Trump est un méchant, elle est gentille,  et voila qui devrait suffire à le disqualifier. On reconnait une fois encore le modus operandi des oints du seigneur de qualité. Apres tout, si les femmes votent pour elle comme semblent l’indiquer les sondages, alors elle sera élue sans aucun problème et c’est tout ce qui compte. Ce qui a toujours compte pour les Clinton c’est de gagner et gagner de façon déshonorante ne les a jamais gênés. C’est de bonne guerre me dira t’on, ce qui, dans leur monde, est parfaitement exact.   Mais ce qui me surprend le plus est le point suivant. Je n’ai jamais vu dans une élection aux USA une telle partialité de la grande presse.Qu’elle aille fouiller dans le passé de monsieur Trump me parait normal.Qu’elle ne parle pour ainsi dire jamais des casseroles que trainent les Clinton commence à attirer l’attention du vertueux Wall-Street journal qui a du mal à comprendre pourquoi cette même grande presse  monte en épingle les peccadilles supposées de monsieur Trump et refuse de parler des crimes des Clinton. Car, Il semble bien que les journalistes de cette même grande presse soient prêts à tout pour faire élire leur candidate, comme par exemple  en transmettant  les questions qui lui seront posées avant que l’interview n’ait eu lieu ou en refusant de filmer les foules qui viennent aux réunions de monsieur Trump. Que  les journalistes soient à la fois de gauche et vendus au pouvoir en place, voila qui n’étonnera que les naïfs. Qu’ils en arrivent à trahir leur propre déontologie de façon aussi évidente est plus surprenant. Et du coup, un autre phénomène est en train de se produire qui me laisse un peu pantois : le système de l’information aux USA, le fameux quatrième pouvoir est en train de se scinder en deux groupes violemment hostiles…ce qui est nouveau.
  • Du coté de Clinton nous trouvons toute la presse officielle, c'est-à-dire  en gros les journaux, les grandes chaines de télévision, les agences d’information, tout ce qui constitue la presse du passé qui  unis comme un seul homme soutiennent la candidate démocrate à un point qui dépasse l’entendement
  • Du coté de Trump s’aligne Fox News, la chaine de télévision « officiellement de droite » astucieusement créée par Rupert Murdoch pour capturer les voix de ce courant de pensée ainsi qu’une grande partie de la blogosphère centrée autour de deux grands succès , Zéro Hedge et Breitbart qui sortent toutes les affaires anti Clinton les unes après les autres, entretiennent toute une série de show télévisés apparaissant en boucle sur You tube et qui comptent des millions de visiteurs par jour.
Et  nous assistons à une véritable guerre à mort entre les deux systèmes,  qui continuera bien après que l’élection présidentielle ait eu lieu.Car comme les coûts sont immenses dans le premier système et que ce premier système est en pertes,  et très légers dans le deuxième avec une forte rentabilité , si Trump venait à l’emporter je n’ai pas le moindre doute que ce serait rapidement la débandade dans la presse bien pensante dont les recettes publicitaires s’écrouleraient puisque cette grande presse n’aurait pas réussi à faire élire la candidate des riches et des puissants, qui de ce fait la laisseraient tomber sans vergogne, puisque a l’évidence, elle ne servirait plus a rien. Ce que je dis avec beaucoup de tristesse est donc que la grande presse américaine est constituée aujourd’hui de valets ayant peur pour leur job et donc suivant les ordres qu’on leur donne. Les journalistes  classiques en fait soutiennent Clinton parce qu’ils savent fort bien que si Trump était élu, alors ils se retrouveraient au chômage très rapidement, et que le chômage c’est acceptable pour le peuple mais pas pour eux. Ce conflit a aussi bien entendu des racines sociologiques anciennes  qui se trouvent dans l’opposition entre les hommes des arbres (ancrés dans la réalité géographique) et les hommes des bateaux qui se veulent indépendants de toute appartenance à une nation. C’est le même conflit que celui que nous avons eu en Grande-Bretagne pour le Brexit. Et l’on peut sans doute se servir de ce qui s’est passé en Grande-Bretagne pour analyser ce qui risque de se passer pour l’élection Présidentielle aux USA.   Dans le fond que s’est-il passé en Grande-Bretagne ? Des hommes comme Nigel Farage, Daniel Hannan  ou Jacob  Rees-Mogg ont réussi l’exploit de faire voter 2. 5 millions d’électeurs qui jusque là n’avaient JAMAIS voté. Et c’est l’arrivée sur la scène politique de tous ces gens qui par définition n’avaient jamais été sondés qui a été à l’origine de l’immense surprise du Brexit. Si l’on transporte ce scenario aux USA, cela voudrait dire qu’environ 10 millions de citoyens américains du type « gens des arbres » qui n’auraient jamais voté jusque là  se rendraient aux urnes pour voter, et je n’imagine pas une seconde que ce serait pour déposer un bulletin pour madame Clinton qui risque de plus de souffrir d’une certaine désaffection de l’électorat afro-américain.   La question est donc : monsieur Trump  va-t’il réussir à mobiliser les hommes des arbres ou pas ? S’il y parvient, il sera Président. Si ne vont voter que ceux qui votent d’habitude, il sera battu. Réponse le 8 Novembre. Nous aurons une idée assez rapidement dans la journée simplement en suivant  la participation électorale heure par heure. Si elle est anormalement élevée, alors je parierai sur monsieur Trump. Si elle est normale ou faible, madame Clinton sera élue. Mais dans tous les cas de figure, cette campagne va laisser des traces tant la haine entre les deux groupes est devenue apparente.        
7:28:07 2016.09.26
Lettre d’un ami Anglais sur le Brexit
7:45:57 2016.09.19
L’effondrement à venir de la Gauche Classique
6:53:33 2016.09.05
Au boulot! [1],   Cet ouvrage reprend un certain nombre de chroniques du lundi que j’ai écrites pour l’IDL et je tiens d’abord à remercier les lecteurs (nombreux) qui ont participé au petit devoir de vacances que je leur avais suggéré. J’ai reçu en effet beaucoup de « listes » des 10 meilleurs papiers et cela m’a grandement aidé dans la sélection fort douloureuse que j’ai dû effectuer. Qu’ils en soient remerciés ici. Je tiens à préciser que j’ai abandonné tous mes droits d’auteur au profit de l’IDL, ainsi que tous les droits afférents à mes livres précédents qui vont être republiés par l’IDL. Une bonne façon d’aider notre Institut sera donc de commander le nouveau livre chez Amazon ou chez votre libraire favori et les livres un peu anciens à l’IDL. Surtout n’hésitez pas à les offrir à toutes vos connaissances, au curé de votre village, au professeur principal de vos enfants, à vos élus locaux etc.… Vous ferez d’une pierre deux coups. Ils cesseront de vous parler tant ils vous considéreront comme un ultra libéral et vous aiderez l’IDL à survivre !  Alors, elle est pas belle la vie ?   Ce dernier livre sortira vers la mi-octobre, et comme promis, nous organiserons une signature dans les locaux de nos amis de l’Institut de Formation Politique situé aussi rue du Ranelagh à Paris où des boissons de faible qualité mais fortement alcoolisées seront servies pour permettre à chacun de repartir de bonne humeur avec quelques dizaines d’exemplaires dédicacés du nouvel ouvrage sous le bras. La date et le lieu exact de cette petite sauterie seront annoncées sur le site d’ici peu ou pour les plus prudent (info@institutdeslibertes.org).   En deuxième lieu, l’IDL va ouvrir une « antenne » à Bruxelles qui sera créée par Emmanuelle  qui déménage là bas. Le but est de prendre contact avec les libéraux belges (il y en a plus qu’en France) et d’essayer de voir s’il en existe encore quelques uns dans les cercles européens qui sévissent dans cette ville depuis longtemps. « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre » comme disait le baron de Coubertin.   Troisièmement, le jeune Romain Metivet, le « délégué général » de l’Institut, va quitter Hong-Kong après une année passée dans les bureaux de Gavekal pour rejoindre le bureau de Paris et y retrouver Jean- Jacques et moi qui comptons beaucoup sur lui pour créer une offre de services plus étendue, du style des chroniques régulières sur ce qui se passe en Russie (qu’il connait fort bien), ce pays risquant de devenir une pièce importante des évolutions à venir en Europe.   Et enfin, j’ai pris la décision de revenir en France pour aider au développement  de l’une des filiales de Gavekal Research, qui pour une fois n’est pas basée à Hong-Kong mais en France et qui fait dans l’intelligence artificielle. A partir de Janvier prochain, je serai donc, sauf contre–ordre, résident français à nouveau pour la première fois depuis 1981 (tiens, pourquoi 1981 ?).  Et je m’en réjouis beaucoup car cela va me permettre d’être un peu plus disponible pour participer aux débats d’idées qui vont faire rage en France dans les années qui viennent et qui s’annoncent agités.   Ce qui m’amène à mon deuxième point. Il va se passer beaucoup, beaucoup de choses dans les 12 mois qui viennent et j’espère que les Oints du Seigneur et autres hommes de Davos vont aller de défaite en défaite, la première de ce que j’espère être une longue série ayant été le Brexit.   Dans l’ordre chronologique nous allons avoir :  
  • Le deuxième deuxième tour de l’élection présidentielle en Autriche. Comme chacun le sait quelques fraudes avaient entaché le deuxième tour précédent et la Cour Suprême Autrichienne a décidé qu’il fallait voter à nouveau. J’attends le résultat sans trop de trépidations. Si la droite l’emporte, nous allons voir surgir immédiatement une alliance Hongrie-Pologne- Autriche Tchéquie qui dans le fond ne sera que la résurrection du vieil empire Austro Hongrois, ce qui va déplaire souverainement à la Prusse, pardon, je veux dire l’Allemagne.
 
  • Puis nous aurons le referendum en Italie portant sur une réforme constitutionnelle proposé par monsieur Renzi qui n’est jamais que le troisième premier ministre Italien que personne n’a élu depuis le coup d’Etat contre monsieur Berlusconi qui fut le dernier premier ministre Italien élu et il fut viré comme un quelconque président Ukrainien ou premier ministre Grec.  Monsieur Renzi a fait savoir que si le vote était négatif, il démissionnerait ce qui contraindrait à avoir des élections législatives au printemps 2017, qui risquent fort d’être gagnées par le mouvement des cinq étoiles. Et officiellement, ce mouvement veut sortir de l’euro. Et comme on ne peut pas sortir de l’euro sans sortir de l’Europe… (Bravo Trichet, bravo Delors…)
 
  • Viendra alors le plat de résistance, les élections présidentielles aux Etats-Unis. Madame Clinton qui porte tous les espoirs de  Wall-Street et des hommes de Davos a vraiment, vraiment intérêt à gagner, faute de quoi elle pourrait bien se retrouver en prison où elle rejoindrait sans doute un nombre important de ses supporters. Je crains cependant pour elle que monsieur Assange de Wikileaks ne se soit vu fournir les emails que le FBI n’a pas retrouvé par le président Poutine (on vient d’en « trouver » 15000 de plus, alors que madame Clinton avait juré les avoir tous donné…) et que ces emails ne soient bien compromettants. Monsieur Assange a fait savoir que la prochaine livraison aurait lieu en Octobre, sans doute juste avant le troisième et décisif débat entre monsieur Trump et madame Clinton. Il a aussi dit que ces emails étaient très intéressants, voire amusants, et que certains d’entre eux étaient même surprenants compte tenu du destinataire.  Monsieur Assange n’aime certes pas monsieur Trump, mais à l’évidence il hait et méprise madame et monsieur Clinton. Comme le dit le proverbe, ceux qui vivent dans une maison de verre ne devraient pas lancer de cailloux...
  • Suivront des élections aux Pays Bas que le parti de Geert Wilders risque de remporter. Et comme il a un programme qui est totalement incompatible avec la doxa bruxelloise, on peut penser que là aussi nous allons avoir des étincelles. Si 300000 néerlandais demandent un référendum, le gouvernement doit l’organiser. Ce référendum n’est que consultatif bien sur, mais on voit mal un gouvernement ne pas en tenir compte surtout après les résultats du Brexit. Si cela venait à se produire, le Danemark et la Suède ne seraient pas loin derrière.
 
  • Curieusement, je n’attache pas beaucoup d’importance aux élections suivantes qui auront lieu en France.[2] La France a cessé d’être maitresse de son destin il y a longtemps déjà (sous Mitterrand) et donc elle a cesse il y a longtemps d’avoir la moindre influence en Europe, pour la première fois dans l’histoire du vieux continent.  Or aucun des candidats officiels n’a même commencé à penser à ce qu’il faudrait faire si l’Italie par exemple nous faisait une petite Uscitalia.  Je suis complètement abasourdi quand je vois que personne dans les soi-disant partis de gouvernement ne fait allusion au criant déficit de démocratie en Europe. J’ai vraiment l’impression que nul d’entre eux n’a compris ce qui est en train de se passer au plus profond des psychés des peuples européens, ce qui m’inquiète quant à leurs résultats dans les urnes mais ne m’empêche pas de dormir.
En fait, quand quelqu’un me demande qui sera au deuxième tour contre madame Le Pen, j’ai tendance à répondre par une blague: monsieur Mélenchon , pour pouvoir poser la question suivante au bobo qui voulait m’embarrasser : et si nous avons Mélenchon contre Le Pen, pour qui vous, allez vous voter ? Dans l’ensemble, j’ai assez peu de réponses, mais je ris beaucoup et suis assez peu réinvité. Je me demande pourquoi ?  
  • Enfin nous aurons les élections allemandes où la grande inconnue sera le score du PfD, lui aussi d’ailleurs mené par une femme. Les résultats seront sans nul doute influencés par ce qui se sera passé dans les autres pays.  Je crains le pire.                                                                                                                                   Si le PfD venait à l’emporter (ce que je ne crois pas) et que Trump, qui veut se dégager de l’Otan, soit élu, un rapprochement rapide entre l’Allemagne et la Russie aurait lieu, ce qui mettrait en difficultés la France et l’ancienne Mittel Europa, et l‘on voit mal une France « laïque » et en mauvais termes avec la Grande-Bretagne s’allier avec l’Autriche Hongrie-Pologne, se réclamant des racines chrétiennes de l’Europe. On pourrait peut-être retrouver le wagon de Retondes pour y signer notre capitulation comme la dernière fois que l’Allemagne et la Russie se sont alliées ?
  Bref, à mon humble avis, je ne vais pas manquer de matériel pour mes chroniques du Lundi. Toute une série d’institutions et d’alliances que chacun considère comme éternelles risquent de disparaître dans les années qui viennent. Le lecteur doit à ce point se remémorer la plaisanterie d’Oscar Wilde à qui le juge demandait comment il s’était ruiné ? La réponse, magnifique, fusa « Lentement au début, très vite à la fin ».   Je crains que les 12 prochains mois ne marquent le début de la fin… c'est-à-dire le moment où les choses vont s’accélérer de façon très sensible Tout cela est quelque peu inquiétant va me dire le lecteur orienté « financièrement » et cherchant à gérer son épargne. (Les autres lecteurs peuvent arrêter leur lecture ici). A ce lecteur, je n’ai qu’un conseil à donner (que je donne depuis un grand moment).  
  • N’ayez rien, et je dis vraiment rien en obligations ni en valeurs financières de la zone euro.
  • Votre cash doit être en livre sterling, vos obligations en dollar US et en yuan (la monnaie chinoise) et vos actions plutôt en Asie.[3]
  • Les actions cotées dans la zone euro ou non qui n’ont qu’une faible part de leur chiffre d’affaires dans cette zone et qui n’ont que peu de rapports avec les états locaux peuvent et doivent être conservées. Comme je l’ai dit dans une chronique précédente, la banque dépositaire du lecteur « flexible » devrait de préférence être installée à Londres ou en Suisse tant je me méfie des risques de spoliation dans la zone Euro.
  Encore une fois, en bourse, il y a des moments où il faut gagner de l’argent et des moments où il ne faut pas en perdre, ou plus exactement, où il faut en perdre le moins possible.   Depuis un certain temps déjà, nous sommes dans le deuxième cas de figure et il faut donc mettre sa ceinture, ses bretelles, son casque lourd, son masque à gaz et rester bien tranquille au fond de la tranchée. Survivre, tel est le maitre mot pour tout financier qui se respecte. Tel a été mon objectif depuis un certain temps, tel il reste pour les mois à venir.   *    *     * [1] Chez Jean-Cyrille Godefroy Editeur https://www.editionsjcgodefroy.fr [2] Ceci est la raison pour laquelle nous ne nous attachons pas et ne nous attacherons pas aux discussions autour des programmes politiques des uns et des autres. [3] A l’exception du Japon
7:02:28 2016.02.22
Brexit ou pas Brexit?
7:38:22 2016.02.01
Taux d’intérêt et taux de change: le pays de la soif Institut des Libertés"