Jean-Baptiste Noé

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La route du Tour
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Total en Iran : le réalisme paye
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Jeux Olympiques : la route des villes ruinées http://www.demotivateur.fr/article/installations-olympiques-jo-abandonnees-ruines-6853   Même Le Monde le reconnaissait dans un article d’août 2016 : les sites olympiques tombent en ruine. Ce qui n’empêche pas ce journal de servir aujourd'hui la propagande en faveur des JO à Paris. Car c’est bien d’une propagande dont il s’agit, et à plusieurs niveaux. Le sport se mêle à la politique. Tantôt il s’agit de montrer le renouveau d’un pays où sa nouvelle puissance, comme Pékin ou Sotchi, d’autres fois de capter l’attention mondiale, comme à Londres ou à Athènes. À Paris, la propagande sert un autre intérêt, celui du socialisme festif.   Le stade suprême du socialisme   Le socialisme a la prétention d’organiser l’ensemble des activités humaines : travail, éducation, construction, logement et loisirs. Pour ce faire, il faut se draper dans l’autorité morale de l’État, qui agit forcément pour notre bien, et faire usage de la coercition, d’une part pour prélever des impôts de plus en plus importants, d’autre part pour dresser une liste de normes et de contraintes que les populations doivent respecter. Le socialisme d’aujourd'hui n’a plus la gravité rigoriste d’un Jean Jaurès ou d’un Léon Blum, mais le sourire festif d’une Anne Hidalgo. Il ne s’agit plus d’émanciper les ouvriers, mais de divertir les citadins. Notons au passage le cruel paradoxe de personnes qui se piquent d’écologie et de développement durable, mais qui sont prêtes à bétonner des espaces verts pour créer un bâtiment absolument pas durable. Le socialisme a donc la prétention de contrôler nos loisirs. Pour cela il organise des compétitions sportives, des jeux olympiques, des fêtes de la musique et autre joyeuseté. C’est ainsi que Martine Aubry avait créé les RTT, pour que l’État puisse mieux gérer les loisirs de la population. Déjà en 1936, sous le Front populaire, Léo Lagrange fut sous-secrétaire d’État aux sports et à l’organisation des loisirs. En 1981, renouant avec cette grande tradition planificatrice, François Mitterrand créa le Ministère du Temps libre, qui dura jusqu’en 1983. Ministère que voulut ressusciter Benoît Hamon, mais que son score mirobolant du premier tour ne lui permit pas de mettre en place.   Organiser le temps libre, parce qu’aucun espace ne doit être laissé au libre choix de la personne. L’État doit donc planifier et imposer le temps de liberté en dehors du travail afin de mieux contrôler l’individu. C’est l’achèvement de la route de la servitude. La géopolitique des villes ruinées par les JO accompagne celle des États absolutistes qui ne veulent laisser aucun répit à leur population. Celle-ci est obligée et contrainte de rire, de s’amuser, de bouger et de communier à la religion du temps libre. Malheur à celui qui n’est pas en faveur des JO : il vient briser le tabou et le mythe d’une société du plaisir et du vivre-ensemble.   Ce socialisme s’accompagne d’un capitalisme de connivence à grande échelle. Personne ne semble s’offusquer que les installations sportives soient construites avec l’argent des citoyens pour que les multinationales du sport (Nike, Adidas…) engendrent d’importants bénéfices grâce à l’organisation de ces jeux. Le contribuable français finance les investissements et les multinationales engrangent les bénéfices. Un partage des rôles tout à fait juste et moral, comme sait l’être toute politique socialiste.   Réjouissons-nous donc et soyons festifs. Le socialisme ne dure que tant que dure l’argent des autres. En précipitant la ruine de Paris peut-être que les JO vont accélérer la destitution du socialisme parisien qui sévit depuis 2001 et qui a fait de la capitale française un désert chloroformé et ankylosé.      
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Frédéric Bastiat et la paix des hommes . Ainsi, la référence « IV, p.525 », signifie : Œuvres complètes de Frédéric Bastiat, édition Guillaumin / réédition Institut Coppet, volume IV, p.525.   Toujours à l’Institut Coppet, on pourra lire le très instructif ouvrage de Benoît Malbranque, La question de la paix dans l’économie politique française, 2015.                    
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