13 mai, 2024

Abolir les banques centrales est une nécessité absolue.

La plus vieille banque centrale du monde, la Riskbank, fût créée en 1668, en Suède. La Banque d’Angleterre suivit, en 1694. La Banque de France vît le jour en 1800 tandis que la plus puissante des Banques Centrales aujourd’hui, la Réserve Fédérale aux USA, fut portée sur les fonds baptismaux à la fin de 1913.

La thèse que je vais défendre dans ce papier est que les banques centrales de nos pays n’ont fait que des dégâts depuis un siècle, ne servent plus à rien et devraient donc être fermées.

Pour expliquer cette position, il me faut d’abord expliquer pourquoi elles ont été créées.

Revenons en arrière, au début du capitalisme et donc à mon schéma de base où coexistent trois acteurs (voir Des Lions menés par des Anes pour plus de détails).

  1. Le rentier, qui ne veut pas perdre d’argent et qui dépose cet argent à la banque
  2. Le banquier, qui reçoit ces dépôts et garantît leur remboursement en mettant en face son capital, investi en or.
  3. L’entrepreneur, qui a toujours besoin d’argent et dont tout le monde sait qu’il peut tout perdre.

Comme chacun peut le comprendre, le rôle du banquier est d’intermédier le risque de la faillite de l’entrepreneur entre le rentier et l’entrepreneur. Le banquier devra donc prêter à 6 % à l’entrepreneur, tout en versant 2 % au rentier, la différence de 4 % servant à faire tourner sa boutique et à couvrir les pertes des entrepreneurs qui ne pourraient pas le rembourser.

Cela, chacun peut le comprendre.

Mais ce coquin de banquier a une autre flèche dans son carquois. Assez rapidement, il se rend compte que tous les déposants n’ont pas besoin de leur argent en même temps et que seulement 10 % d’entre eux réclament du cash à tout moment.

Et donc, le banquier va se transformer en vil spéculateur : il va accorder 10 fois plus de prêts qu’il a de dépôts. En fait, il se met à créer de la monnaie, ce qui amène à ce qu’il est convenu d’appeler le cycle du crédit.

 Car cette monnaie nouvellement créée se transforme en dépôts chez lui ou chez ses concurrents, ce qui permet aux taux d’intérêts de baisser et donc à plus d’entrepreneurs d’emprunter, ce qui créée plus de dépôts et ainsi de suite, et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais, à  chaque cycle arrive un moment où des affaires font faillite,  ce qui amène à une baisse des fonds propres du banquier, qui demande aux autres entrepreneurs de le rembourser, ce qu’ils ne peuvent pas tous faire, ce qui amène à de nouvelles faillites, la masse monétaire se met à baisser, les taux réels montent brutalement ce qui entraine  à de nouveaux dépôts de bilan, les banques elles même commencent à sauter comme des bouchons, les épargnants retirent leur argent de la banque, des affaires parfaitement saines disparaissent brutalement  et une déflation- dépression se met en place qui d’habitude dure une dizaine d’années

Et c’est à cause de ce cycle du crédit que les banques centrales ont été créées pour remplir deux rôles.

  1. Vérifier que les fonds propres des banques sont au minimum à 10 % des prêts consentis à tout moment.
  2. En cas de crise de liquidité, fournir des liquidités aux banques commerciales en escomptant les créances qu’elles détiennent sur les entrepreneurs, ce qui permet aux banques de ne pas sauter pendant les paniques bancaires.

Les banques centrales ont donc deux fonctions, surveiller les banques commerciales et fournir de la liquidité en cas de crise.

Leur pouvoir alors dépendait absolument du stock d’or qu’elles détiennent puisque c’est ce stock d’or qu’elles prêteront aux banques commerciales en cas de besoin.

Si ce stock d’or est insuffisant pour faire face à la crise de liquidité, alors elles devront emprunter de l’or auprès d’autres banques centrales et c’est ce que fît une ou deux fois la banque d’Angleterre en empruntant de l’or à la Banque de France à la fin du XJX -ème siècle.

Le plus souvent, ces banques centrales étaient de droit privé et n’avaient rien à voir avec l’Etat.

La banque centrale était donc à la fois un outil d’audit et une mutuelle d’assurance.

Arrive le XXème siècle, le siècle des totalitarismes, des guerres mondiales et du social clientélisme.

Les besoins financiers des Etats explosent, et bien entendu, le contrôle de la monnaie, et donc des banques commerciales et des banques centrales passent à l’État.

Et ce qui devait arriver arriva. La monnaie n’est plus créée pour financer des investissements mais pour servir les besoins de l’Etat et ces prêts ne sont jamais remboursés à la différence des prêts au secteur privé.

La masse monétaire explose à la hausse et la hausse des prix suit.

Bientôt, il faut couper le lien entre la valeur de la monnaie et l’or, les monnaies deviennent des monnaies « FIAT » n’ayant de valeur que les unes par rapport aux autres.  Le cours de l’or, quant a lui, passe au travers du toit.

Et c’est là que rentrent en jeu les Lois dite de Sowell

  • La première Loi (de l’économie) est qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde.
  • La deuxième Loi (de la Politique) est de ne pas tenir compte de la première Loi de l’économie.

Et comme augmenter les impôts est impossible si le politicien cherche à se faire réélire, il lui faut promettre l’impossible pour être élu et la solution est de fabriquer de la monnaie à la place de créer de la valeur, en créant de la dette qui sera achetée par la banque centrale, la hausse de la dette permettant de financer toutes les dérives dues aux guerres et au social-clientélisme.

Et du coup, les monnaies Fiat qui devraient avoir trois fonctions, moyen d’échange, étalon de valeur et réserve de valeur perdent d’abord leur fonction de réserve de valeur avant de perdre la deuxième fonction, celle d’étalon de valeur et cela se termine en général avec le refus d’utiliser la monnaie dans les transactions, c’est-à-dire la perte de la troisième fonction.

C’est ce que s’attache à montrer le graphique ci -dessous.

 

 

 

Imaginons que mon grand père ait mis dans son coffre il y a cent dix ans 100 dollars en billets de banque et la contrevaleur de 100 dollars en pièces d’or. Si je déflate la valeur des deux aujourd’hui par l’indice des prix de détail américain, mes cent dollars en billets,  ont aujourd’hui un pouvoir d’achat de 3. 2 dollars, tandis que mes pièces d’or valent 345.6 dollars, toujours en pouvoir d’achat.

Le billet a perdu 99 % de sa valeur par rapport aux pièces.

Et cela s’est passé lentement et par étapes

  • 1934 : Interdictions aux Americains d’acheter de l’or et dévaluation du dollar par Roosevelt, ce qui était une décision doublement imbécile puisqu’elle réduisait la liberté économique de chaque américain et que les USA avaient une balance commerciale massivement excédentaire. Dévaluer, c’était donc envoyer tous les autres pays en dépression, ce qui eut lieu bien entendu. La guerre suivit.
  • 1972 : Nixon casse le lien entre le dollar et l’or. Le dollar commence à s’effondrer. contre l’or.
  • 1978-2007. Bref répit avec Volcker et Greenspan qui remettent des taux réels positifs sur le dollar, qui remonte très fort contre l’or.
  • La Bundesbank, qui était un peu la statue du commandeur dans l’ordre monétaire mondial, perd tout pouvoir avec l’Euro et Draghi finit de détruire la fonction de réserve de l’euro en mettant des taux négatifs, ce qui arrange bien les banques d’ affaires américaines, et qui permet à l’Etat US et aux Etats Européens de se livrer à une vraie orgie d’endettement.

Conclusion

« L’or c’est de la monnaie, tout le reste c’est du crédit » disait John Pierpont Morgan.

Si je fais l’hypothèse que l’or ne change pas de valeur et qu’un gramme d’or vaut toujours un gramme d’or, alors cela veut dire que depuis la création de la Fed en Novembre 1913, le dollar en tant que réserve de valeur a perdu 99 % par rapport a l’or. Ce n’est donc plus une réserve de valeur crédible. Voila qui entraine à terme la disparition de la deuxième fonction. Déjà, les pays exportateurs de pétrole demandent à être payés en autre chose que du dollar, ce qui veut dire que le dollar cesse également d’être un étalon de valeur. L’étape finale est bien entendu que le dollar cesse d’être un moyen d’échange, ce qui se traduira par une fuite devant la monnaie et une hyperinflation galopante.

Que faire ? A mon avis, le plus simple est de fusionner les banques centrales avec les ministères des finances, pour en finir une fois pour toute avec la fiction de l’indépendance des banques centrales et de bannir dans la foulée tout déficit budgétaire par des lois constitutionnelles, tout en interdisant aux banques commerciales d’acheter des obligations d’Etat.

Je ne sais pas si cela marcherait, mais je sais que les banquiers centraux ont fait des dégâts monstrueux depuis un siècle et que voir se pavaner ces incompétents ne peut que créer de la colère chez les populations.

Le message des cent dernières années est très clair : la monnaie est une chose trop sérieuse pour en laisser le contrôle à des banquiers centraux. Il nous va falloir trouver une autre solution. Les essais par les BRICS de créer une monnaie alternative et l’émergence du Bitcoin sont la preuve que de nouvelles forces sont en train d’entrer en jeu. Le combat sera long, mais l’issue en est certaine, puisque la liberté l’emporte toujours sur la contrainte.

 En attendant, n’ayez rien dans vos portefeuilles qui dépendent de la garantie d’un Etat de l’ÓCDE, rien.

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

54 Commentaires

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  • Klaus Schwab

    18 mai 2024

    les empereurs romains et les rois de France ne trafiquaient-ils pas déjà la monnaie ?

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  • Annwn

    18 mai 2024

    La FED (Federal Reserve System) est la Banque centrale américaine créée, en décembre 1913, par le Federal Reserve Act. Cette loi, passée en catimini pendant les fêtes de fin d’année, était le fruit de menées politiques de longue date des principales banques internationales pour établir un contrôle centralisé sur la monnaie américaine. Ce contrôle s’est finalement matérialisé par la loi de 1913 qui a été préparée, en secret, sur l’île de Jekyll Island par une petite coterie de banquiers influents et d’hommes politiques à leur solde dont le noyau dur se trouvait à Londres.
    Voici un extrait de l’exposé critique du Sénateur J. Thorkelson (Montana), à la séance de la Chambre des représentants le 19 août 1940, relatif aux relations anglo-américaines et notamment sur l’influence qu’exercent certaines « Organisations » sur la vie politique américaines (document publié dans l’Unité de Montréal, de juin-juillet 1957, et reproduit par Yann Moncomble dans son ouvrage « Les vrais responsables de la troisième guerre mondiale ») : « Je voudrais que vous remarquiez tout particulièrement que ceci se passait en 1913 (accord sur le passage de navires dans le canal de Panama), et que cette année-là fut l’année même où nous avons changé de gouvernement pour faire place à une république qui était une semi-démocratie ; ce fut l’année où nous détruisîmes le gouvernement constitutionnel, la sécurité internationale, et où nous pavâmes le chemin afin de pouvoir devenir une colonie de l’Empire britannique. Ce fut également cette année-là qu’en adoptant la loi sur les Réserves Fédérales, nous plaçâmes notre Trésor sous le contrôle et la domination de la Banque d’Angleterre et des groupes bancaires internationaux qui commanditent maintenant le mouvement du « British-Israël » aux Etats-Unis (Le nom « British » qui est composé de « berith » ou « b’rith », alliance, et « ish », homme ou peuple, signifie « le peuple de l’Alliance »). Ce fut aussi l’année qui précéda la Grande Guerre, dans laquelle nous fûmes impliqués, comme chacun le sait, en 1917 ; toutefois, ce que le monde ne sait pas, c’est que nous étions moralement mêlés à la guerre de 1914 lorsque J.P. Morgan & Co. commencèrent à financer la Triple entente.
    (À toutes fins utiles, rappelons que, alors qu’il en était le propriétaire, J-P Morgan ne participa pas à la prestigieuse croisière inaugurale du Titanic, et, par conséquent, échappa « miraculeusement » à la catastrophe. En revanche, ce ne fut pas le cas pour trois personnalités de premier plan qui étaient opposées à la création de la FED : il s’agit de Benjamin Guggenheim, Isidor Strauss et Jacob Astor (ami et mécène de Nicola Tesla) qui périrent dans le naufrage quelques mois avant la création de la FED.)
    En 1913, un groupe de banquiers internationaux se réunit d’urgence sur l’Île Jekyll, vis-à-vis de Brunswick (Géorgie). Pour cette réunion secrète, tous les habitants de l’île avaient été évacués. Des gardes empêchèrent les non invités d’approcher pendant tout le temps que dura la Conférence. Par la suite, on apprit que c’était à cette occasion que le « gouvernement invisible » du monde avait décidé l’institution du Federal Reserve Act et de la Federal Reserve Bank, qui devaient enlever au Gouvernement américain et au Congrès leur pouvoir sur l’émission de la monnaie et du crédit ; à cette même occasion, l’orientation de la guerre déjà décidée (1914-1918) avait aussi été arrêtée. »
    Rappelons que Thomas Jefferson, Président des États-Unis de 1801 à 1809 et principal auteur de la Déclaration d’Indépendance, avertissait déjà en 1802 : « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise ».
    Le célèbre poète américain Ezra Pound (1885 – 1972) a été détenu 15 ans comme « prisonnier politique » à l’hôpital psychiatrique Saint-Elizabeth parce qu’il dénonçait la dangerosité des pouvoirs de la « FED » et du cartel bancaire, cause, pour lui, des maux de l’humanité. Il remettait également en question les motifs d’entrée en guerre de l’Amérique. (cf « Les Secrets de la Réserve fédérale » par Eustace Mullins)
    À sa création, les actionnaires les plus importants de la « FED » étaient :
    1. Rothschild Banks de Londres et Berlin
    2. Lazard Brothers Bank de Paris
    3. Israel Moses Sieff Banks d’Italie
    4. Warburg Bank de Hambourg et Amsterdam
    5. Lehman Brothers Bank de New York
    6. Kuhn Loeb Bank de New York
    7. Chase Manhattan Bank de New York
    8. Goldman Sachs Bank de New York
    De plus, en 1973-1974, deux commissions d’études du Sénat ont mené une enquête sur les 324 premières sociétés américaines ; elles ont constaté que celles-ci étaient en fait sous la coupe de HUIT grands établissements financiers : la « Morgan Guaranty Trust Co. », la « Bankers Trust Co. », la « First National City Bank », la « Chase Manhattan Bank », la « Bank of New York », la « Stade Street Bank and Trust Co. », la « Merril Lynch Pierce Fenner and Smith » et la « Cede and Co. » (groupe de boursiers de New York).
    NB : En 1982, le fisc des États-Unis accusait une dette d’environ 1.070.241 millions de $. La Réserve Fédérale américaine, la « FED », récolta environ 115800 millions de $ d’intérêts sur une seule année, payés par les contribuables américains. Le capital de ces intérêts va tout droit dans les poches de la « FED », donc dans celles des banquiers privés internationaux. En 1992, les obligations possédées par la « FED » étaient d’une valeur d’environ 5.000.000 millions de $ et les intérêts à payer par les contribuables montent constamment. C’est la « FED » qui a créé tout ce capital en prêtant de l’argent au gouvernement américain et en touchant des intérêts élevés, elle n’a eu qu’à payer les frais d’impression d’une « monnaie de singe » qui rapporte néanmoins de très gros intérêts. Eustace Mullins disait de la FED qu’elle n’était ni « Fédérale », ni une « Réserve », mais simplement un « Syndicat du crime ».
    « Cœur nucléaire » du dispositif monétaire international, le système des banques centrales est une escroquerie institutionnelle ; il est une véritable association de malfaiteurs, « faux-monnayeurs », et la plus grande duperie de l’histoire financière des temps modernes.
    Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

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  • Xavier

    14 mai 2024

    Ne serait-il pas plus juste de comparer le cours de l’or avec celui du dollar avec les taux d’intérêt de la banque centrale réinvestis ? Le graphique présente le cas de figure de 100 dollars placés dans un coffre avec leur contrevaleur en or placée dans le même coffre. Cependant, si ces 100 dollars étaient placés sur un compte rémunéré par la banque centrale, il me semble que l’écart de valeur avec l’or aurait été bien moindre au final. Les taux d’intérêt auraient, au moins partiellement, protégé l’épargnant de l’inflation des prix. Qu’en pensez-vous ?

    Répondre
    • Yepyep

      14 mai 2024

      G dit ça depuis longtemps mais ça n’a pas été publié. On est 3 à dire ça avc Soufiane.

  • jea

    14 mai 2024

    Et pourquoi ne pas laisser les gens utiliser la monnaie qu’ils préfèrent ?

    Plus simple et faisant appel à une saine concurrence.

    Répondre
  • Yepyep

    14 mai 2024

    Mes commentaires un tantinet critiques ne sont pas publiés. Drôle de méthode mais dois je être étonné ?

    Répondre
  • Jeremy

    14 mai 2024

    Sur les banques centrales, le livre du chinois (émigré au US) Hong Bingsong « La guerre des monnaies ».
    Il y développe la façon dont les grandes familles ont placé leurs pions et donné l’illusion jusqu’au nom « fédéral » que tout cela était du domaine public alors qu’il n’en est rien.
    De là, on peut dérouler sur l’intérêt de faire appel à toujours plus d’argent « gratuit », donc d’impôt différé.

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  • Dominique

    14 mai 2024

    La FED n’est pas la Banque centrale mais ume Banque privée. Elle appartient aux banquiers Rothschild et compagnie depuis le 24 decembre 1917. Ce sont les chefs de ces dynasties bancaires qui jouent avec les dollars qu’ils émettent. Eux, qui créent l’inflation, les crises etc. et qui ramassent la monnaie.
    Les USA ne sont pas un pays souverain.
    Tout pays doit posséder sa monnaie,

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    • Patrice Pimoulle

      14 mai 2024

      La monnaie metallique c’est une chose, la monnaie scriptural ene autrechose, complementaire de la premiere. La bamque de Franc eest aussi a l’origine une banque privee, fondee par Napoleon pour recompense les financiers qui l’ont aide a faire le 18 brumaire.

    • Dominique

      14 mai 2024

      Patrice, la privatisation de la Banque Fédérale américaine par une mafia bancaire en 1913 fut un coup d’état financier. Comparable avec la création de la BDF par Napoléon finalement. Les dynasties bancaires peuvent ainsi financer leurs guerres en émettant leur fausse monnaie en veux tu en voilà. D’où les dégats monstrueux depuis 1 siècle dont parle Charles.

  • Hub

    13 mai 2024

    Mon opinion est peut-être effectivement désuète, mais je pense très sérieusement que Bitcoin est la solution à tout ces problèmes. Une quantité limité à 21 Millions (X10 Puissance 9 pour le nombre de Sats, la plus petite unitée) que personne ne peut contrôler. C’est je pense la forme de monnaie que Friedrich Hayek attendait/espérait : « I don’t believe we shall ever have good money again before we take it out of the hands of government. We can’t take it violently. All we can do is by some sly, roundabout way introduce something they can’t stop »

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  • HURLIN

    13 mai 2024

    C’est un outil, une arme économique puissante à ne pas mettre entre n’importe quelle main.
    Elle devrait être utilisée par une institution bancaire indépendante dont la la stratégie devrait être écrite dans la constitution afin d’éviter des dérives opportunistes et garantir l’intérêt de la nation.

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  • guerbert

    13 mai 2024

    Les banques centrales, en fait, ne sont pas des banques mais des imprimeries de fausse monnaie, au service de nations qui ne peuvent créer des richesses mais seulement de la dette, maintenant non remboursable…la suite sera donc la fin des monnaies  » flat « …et les BRICS et leurs alliés ont commencé le travail…il reste donc la vraie monnaie : l’ or. En 1971, notre « Nap  » valait 35 francs…

    Répondre
  • Philippe

    13 mai 2024

    Permettez – moi de situer la source du malaise dans la métastase infinie des Etats dits  » avancés » .
    Leur formule est la dépense sociale , pour assurer la reélection de majorité bonnet blanc vs blanc bonnet . Qu’a fait Macron face aux Gilets Jaunes ? Après une répression absurde , il a lachè sur le SMIC en endettant un peu plus les finances publiques. Les espagnols sont moins stupides ils ont augmenté leur SMIC de 20% sans fracas . La banque centrale européenne après le COVID a largement arrosé les budgets nationaux . C’est l’Etat social-démocrate qui méne la danse . La banque centrale sert de béquille entre deux élections . Au Japon , la dernière intervention de la BoJ ( 57 Mds $ ) n’a servi a rien puisque le USDJPY apres une chute de 750 pips est revenu au 2/3 du niveau d’avant l’intervention . En fait la BoJ a donné un coup d’envoi a une hausse durable des Bonds du Gouvernement Japonais . Le Bonds 10 ans Japon était a 0.54 en décembre il est a 0.93 en avril . Mais au moindre coup de vent sur l’Asie ( Chine Taiwan ) les Japan Govt Bonds seront shortès et le USDJPY tombera comme une pierre . Je donne un avis de politique-fiction ; le Rouble va grimper en fléche dès que la fin de la guerre devient inévitable .

    Répondre
  • Bernard Hennion

    13 mai 2024

    Quel est votre point de vue, Charles Gave, sur la « monnaie émancipatrice » que propose Nicolas Dufrêne dans son bouquin
    « La dette au XXI ième siècle, Comment s’en libérer, Odile Jacob 2023, »

    Répondre
  • YOREL

    13 mai 2024

    …. »de fusionner les banques centrales avec les ministères des finances… » les banques centrales sont des banques privées et les ministères sont remplis à raz bord de filous qui joueront ensemble avec des comptes écran et tant d’autres facéties pour s’enrichir.
    Il est donc impératif de nationaliser toutes les banques et de faire le grand ménage de printemps ultra sévère pour que les banquiers arrêtent de jouer avec l’argent qui ne leur appartient pas
    Sachant que tout commence avec l’usure jusque là interdite faut-il sanctionner de sorte qu’ils retrouve la raison et encadrer sévèrement les prêts bancaires mais plus j’y pense et plus je me dis que l’homme est un prédateur insatiable alors éliminons le prédateur pour vivre tranquille mais seuls 😩😇

    Répondre
  • YOREL

    13 mai 2024

    …. »de fusionner les banques centrales avec les ministères des finances… » les banques centrales sont des banques privées et les ministères sont remplis à raz bord de filous qui joueront avec des comptes écran et tant d’autres facéties pour s’enrichir.
    Il est donc impératif de nationaliser toutes les banques et de faire le grand ménage de printemps ultra sévère pour que les banquiers arrêtent de jouer avec le ´argent durement gagné qui ne leur appartient pas
    Sachant que tout commence avec l’usure jusque là interdite faut-il sanctionner de sorte que ls raison revienne ?!..

    Répondre
  • Soufiane

    13 mai 2024

    Je ne vois pas pourquoi comparer l’or avec dollar.
    Il faudrait comparer l’or avec un dollar depose a la banque centrale sur lequel on recoit le taux d’interet associe.
    Et la on se rendrait compte….que le dollar a conserve sa valeur par rapport a l’or.

    Répondre
    • Micmic

      13 mai 2024

      Je me suis fait la même réflexion. Il faut comparer l’or avec un dollar prete et rémunéré depuis 110 ans. Les approximations de Charles lui permettent parfois des raisonnements trop péremptoires.

    • Thib

      13 mai 2024

      D’accord avec vous.

    • Louis GOUNOT

      13 mai 2024

      Il serait intéressant d’avoir le graphique pour comparer.
      Pour égaliser les 2 (or vs dollar en pouvoir d’achat), il faut un taux d’intérêt annuel moyen de 4,3% (1,043 ^ 110 ~ 345,6/3,2) ce qui semble réaliste.

    • Marcel

      13 mai 2024

      En effet, cela changerait la perspective. Merci de cette réflexion.

    • Nico79

      14 mai 2024

      C est cohérent puisque M. Gave ne traite alors que de l aspect réserve de valeur. Il met les 2 objets dollar et or dans un coffre et observe ensuite si la valeur du billet dollar et de la piece or, ont bien conservé leur valeur. Si on voulait tenir compte du taux d intérêt il aurait alors fallu considérer que l on prêtait également son or à quelqu un contre rémunération

    • Charles Heyd

      16 mai 2024

      Rappelez moi combien vous touchez d’intérêts sur vos comptes de liquidités dans votre banque! 4,3% en moyenne comme le dit quelqu’un plus bas?

    • Soufiane

      20 mai 2024

      le taux de la BCE est 4.5% et 5.5% pour la FED donc on est cense pouvoir obtenir presque la meme chose comme taux d’interet actuellement (peut-etre enlever 0.5% pour la marge de la banque, les impots, etc…)

  • Miliau Le Berre

    13 mai 2024

    Quid de la BNS et du CHF? Il doit bien rester quelque part un ou deux banquieurs centraux qui ne sont pas totalement idiot, mais peut-être est-ce juste un voeux pieux.

    Répondre
  • Dussault

    13 mai 2024

    Pourquoi ne voie t’on pas la vérité avant l’arrivée des ânes . Merci M, Gave.

    Répondre
  • bedx

    13 mai 2024

    Bonjour,
    Article très intéressant, mais comme vous nous l’aviez présenté précédemment, ne faut-il pas plutôt tenir compte du rendement de la monnaie au fil du temps (dollar + son taux d’intérêt) ?

    Répondre
  • Altérophile

    13 mai 2024

    Rien ne se paye en or « sonnant et trébuchant » en 2024 et depûis pas mal de temps 

    Le cours de l’or qui change toutes les 10 secondes « trafiqué » par les ETF or et les « algos » ,c’est une chose.

    L’autre, c’est la contre-valeur effective dans la monnaie de votre pays, voire du pays concerné par l’achat, quand vous devez ou voulez impérativement payer quelque chose par rapport au cours s’imposant donc au dixième de seconde de l’action de change.

    Et encore faut-il ne pas faire abstraction des commissions et autres taxes étatiques le jour de la vente

    Vrai ou faux ?

    Répondre
  • Philautia

    13 mai 2024

    Si l’on remonte à l’origine du problème, ne suffit-il pas d’interdire de prêter de l’argent que l’on ne possède pas soi-même ?

    Répondre
  • Lamoliatte

    13 mai 2024

    C’est exact, tout est vrai. Plus de banques centrales plus d’impression de billets, plus d’inflation (la plus grosse arnaque du 21eme . Merci cher monsieur pour dire des vérités que personne n’ose dire

    Répondre
  • reo

    13 mai 2024

    merci monsieur charle Gave de nous faire partagerez votre vue de la finance internationale ce qui nous permet de nous réveillez et de prend des dispositions pour notre furture contre cette mafia organiser de l’état et autres

    Répondre
  • Bernardo

    13 mai 2024

    Cela dit personne ne laisse ses USD dans un coffre, il est en general rémunéré sur un compte d’épargne. Placés au taux de la FED le détenteur n’aurait sûrement rien perdu (et contre le Gold ça dépend de ses cycles).

    Répondre
  • Bilibin

    13 mai 2024

    Je ne comprends pas bien sur quoi repose la valeur de l’or in fine. C’est rare et joli certes. Mais s’il n’y a plus d’électricité et que la nourriture est rare (par exemple), peut-on être bien sûr qu’il y aura toujours des gens pour nous échanger des vivres contre une pièce de métal qui ne sert à rien? N’y a-t-il pas une composante de confiance comme pour les monnaies fiduciaires, qui pourrait être perdue temporairement dans des circonstances dramatiques? (Peut-être trop rares pour vraiment compter…)

    Répondre
    • Moshat Iphios

      13 mai 2024

      Je pense que les femmes, depuis la nuit des temps, ont un autre toit de vue.

    • Jagjag

      13 mai 2024

      Effectivement, si c la cata, si tu as très fain, si t végétarien, tu préféreras échanger un canard contre des patates. On est qd même encore loin du troc. Mais pas faux votre remarque.

    • Gabfol

      Gabriel

      13 mai 2024

      L’or a une propriété : il ne s’oxyde pas.

    • Louis GOUNOT

      13 mai 2024

      L’or est inoxydable,.
      Il est d’une densité remarquable (tout l’or physique du monde tient dans un cube de 30m de côté) ce qui est très pratique pour des questions de stockage ou de transport.
      Il est non toxique (au contact).
      Il est rare et joli (beaucoup plus que le plomb ou le mercure).
      Il ne peut être créé artificiellement.
      Il n’est pas traçable (dans sa forme minérale).

      Cela permet donc d’assurer un usage simple et ne pouvant être trafiqué par personne.

  • Bruillon

    13 mai 2024

    Merci ❗🙏🗡️🌀⚖️ pour prêcher la bonne parole qui me paraît vrai et juste…

    Répondre
  • Patrice Pimoulle

    13 mai 2024

    Les deposants ne sont pas necessairement des rebtiers, mais oius snplement des travailleurs qui epargnenr une partie du fruit de leur travail.
    Ce n.est pas le capita prpre de la banque qui garntit le droit des depoants, mais une provision reglementair sous le controle de l’Etat; a defaut, la banque perd sa licence; en pratique, elle doit se reorganiser, ce qui signifie que les colleques doivent mettre la main a la poche.

    Un ssysteme equivalent exiase dans l’assurance.

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    • Charles Heyd

      13 mai 2024

      L’or n’est pas forcément joli; certes un beau bijou en or l’est assurément; mais des peuplades il y a, disons 5000 ans, échangeaient déjà ce métal contre d’autres biens; ce qui me fait peur c’est qu’en effet, wokisme ou je ne sais quoi, on ne fasse même plus confiance à un métal de la desnité de l’or.

  • Francesco

    13 mai 2024

    Si on supprime les banques centrales , le marché interbancaire doit fonctionner de manière parfaite : or on a vu avec la faillite de Lhemàn Brothets le risque mondial . . Conclusion même si la technique du Répo n’est pas parfaite ….il reste le rôle, hélas inévitable , du Prêteur en dernier ressort …

    Répondre
  • Jean Vaillancourt

    13 mai 2024

    Il est temps que l’honnèteté reprenne la place qui lui reviens.

    Répondre
  • Vinz

    13 mai 2024

    La banque centrale US est privée, non ? Si c’est la cas pourquoi écrire qu’elle a deux roles
    +++ Vérifier que les fonds propres des banques sont au minimum à 10 % des prêts consentis à tout
    moment.
    +++ En cas de crise de liquidité, fournir des liquidités aux banques commerciales en escomptant les
    créances qu’elles détiennent sur les entrepreneurs, ce qui permet aux banques de ne pas sauter
    pendant les paniques bancaires.

    Répondre
    • Alexandre Moreau

      13 mai 2024

      Effectivement en droit, la banque centrales des USA est une banque privée qui se fait passer pour une institution publique. C’est peu connu, mais en Droit, si le Droit a encore cours légal, la FED est une personne morale de droit privé.
      Donc normalement, tous ces individus doivent finir en tôle comme Madoff.

    • Patrice Pimoulle

      14 mai 2024

      Une industrie privee peut etre organisee, controlee par la profession dans son ensemble.

  • Patrice Pimoulle

    13 mai 2024

    Donc, c’est celui qui a de l’or dans sa cave qui a le pouvoir; mais en attendant, ceuc qui ont ete elus en disant « qu’un autre politique et possible » se sont bien amuses.et il faut le reconnaitre, Mitterrand et Chirac sont les presidents preferes des Francais.

    Répondre
  • cochepin

    13 mai 2024

    Tout à fait d’accord, cela rejoint un livre que je viens de terminé !
    « Histoire Des Banques Centrales Et De L’asservissement De L’humanité », il est rajouté que « l’usure  » est aussi l’un des problème !!! A lire

    Répondre
  • Robert Baguenault de Vieville

    13 mai 2024

    Bonjour,
    Vous avez montré dans un précédent article que l’or et le dollar se suivaient lorsque l’on réintègre dans le dollar le taux de placement auprès de la Fed. Pourquoi ne pas en tenir compte ici?
    Merci par avance,

    Répondre
  • breizh

    13 mai 2024

    merci monsieur Gave pour cet éclairage.

    Répondre
  • N

    13 mai 2024

    Petite remarque pseudo érudite : on écrit « fonts baptismaux ».

    Répondre
  • Louis

    13 mai 2024

    Concernant le graphique du dollar, il ne raconte quand même pas toute l’histoire, vu que normalement on devrait comparer l’or non pas avec un billet de banque (qui sert à payer, pas à thésauriser), mais avec un dollar à la banque centrale (avec des intérêts donc). A priori, avec cette méthodologie, l’or et le dollar finissent par se retrouver régulièrement. Il n’a donc pas vraiment perdu sa fonction de réserve de valeur.
    Richard Détente en parle justement dans sa dernière vidéo :
    https://youtu.be/y6zRate5Km8
    Il détaille avec Didier Darcet ici :
    https://youtu.be/T2dCaEQuwBY

    Ça n’empêche pas que le dollar risque de prendre cher à court ou moyen terme, mais ce que je veux dire c’est que jusque là, il ne s’en sort pas si mal.

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