20 février, 2023

Sur une remarque du professeur Raoult.

J’ai écouté cette semaine une interview que le professeur Raoult a donnée à André Bercoff 

Le professeur Raoult n’est pas seulement le numéro un mondial de sa spécialité (d’après un sondage international auprès de tous ses pairs) mais il laisse aussi son expérience et son intelligence s’approcher de tous les problèmes de société et il les traite à partir d’une gigantesque culture tant littéraire que scientifique.

Avant tout, je dois dire que j’ai été surpris par le côté serein du Professeur Raoult, qui ayant fait son devoir toute sa vie et n’ayant plus rien à prouver est parfaitement détendu, même si « on » vient de le mettre à la retraite, lui le meilleur au monde dans sa spécialité.

Mais, lors de cette interview, il a prononcé une phrase qui m’a frappé comme la foudre tant elle était à la fois courte et profonde.

J’en suis resté pantois et depuis j’y pense sans arrêt tant elle me paraît lumineuse pour expliquer ce dont nos sociétés en général, et la France en particulier, souffrent.

A la question posée par André Bercoff sur la façon dont il avait traversé la période troublée du Covid, il a eu cette réponse magnifique, que je cite de mémoire.

Il commence par un constat, fait par l’un de ses confrères.

Le monde hospitalier est géré par à 95 % par des gens issus de la même école, l’École Nationale d’Administration qui ont LA caractéristique commune de n’avoir aucune culture scientifique, ayant arrêté toute étude scientifique en seconde.

Or, dans l’administration, l’avancement dans la hiérarchie se fait en fonction de la capacité de chacun à obéir, tandis que dans le monde scientifique, l’avancement dans la hiérarchie se fait en fonction des découvertes, de la capacité à gérer et à mener des équipes et du désir de former des jeunes qui prendront la relève.

Et donc, dit-il tranquillement : il y a deux sortes de hiérarchies qui coexistent en France, celles fondées sur la capacité à obéir et celles fondées sur la capacité à penser librement.

Et c’est cette idée que j’ai trouvé prodigieuse.

Je vais essayer de la développer plus avant, ce qu’il n’a pas vraiment fait dans son interview. Qu’il veuille bien m’en excuser, mais à partir de maintenant, ce n’est plus lui qui parle, mais moi.

Commençons par souligner que la hiérarchie fondée sur l’obéissance ne peut fonctionner que sous la contrainte.  Il faut en effet punir les désobéissants.

Ce qui veut dire que cette première hiérarchie se doit de haïr les deuxièmes qui elles ne sont fondées que sur la Liberté.

Il y a donc un conflit perpétuel et sans solution entre ceux qui ont choisi d’obéir, et pour qui tout ce qui n’est pas permis est interdit, et ceux qui, ayant des idées originales, veulent aller là où leur esprit les poussent, puisque pour eux, tout ce qui n’est pas interdit est permis.

Car cette liberté de penser et d’approcher l’inconnu est la marque de fabrique des esprits libres.

Tout esprit normalement constitué comprend intuitivement que personne ne peut être à la fois obéissant et libre en même temps. Et donc,» en même temps », pour un esprit scientifique ne veut rien dire. Quelque chose ne peut exister et ne pas exister en même temps.

Dans une société équilibrée, ceux qui veulent faire carrière dans l’obéissance vont dans les services publics et seront payés par les impôts, les autres allant dans la recherche scientifique, les affaires, le sport, les arts ou que sais -je encore et feront carrière en fonction de leurs réussites.

Hélas, pour de nombreuses raisons que je me tue à dénoncer chaque semaine dans ces billets, le poids de l’état en France (qui ne mérite pas de majuscule) ne cesse de monter depuis au moins 1960. A cette date, le poids de l’État dans l’économie était à 30 % en France et de 30 % en Suisse. En 2022, nous avons dépassé 60% en France, tandis que chez nos voisins helvétiques, nous en sommes toujours à …30 %.

Pourquoi cette différence ? La réponse est simple.

L’État, comme chacun le sait dès qu’il a eu à remplir des formulaires, est le lieu par excellence où se déploient ceux qui font carrière dans l’obéissance.

Augmenter sans arrêt le nombre de ceux qui travaillent dans la hiérarchie de l’obéissance est donc la meilleure façon pour les chefs de cette hiérarchie d’écraser l’ennemi, c’est-à-dire les gens libres.

Dans cette analyse, la hausse du poids de l’état n’est que la conséquence de la victoire écrasante des administratifs qui ont pris le contrôle des dépenses étatiques sur les créatifs qui avaient mieux à faire ailleurs.

En 1960, plus de 60 % des Français travaillaient dans des activités où ils n’avaient pas à obéir à ceux qui travaillaient dans la hiérarchie de l’obéissance, se développant comme ils le voulaient « ailleurs » c’est-à-dire dans des hiérarchies libres et concurrentielles fondées sur le mérite. C’est toujours le cas en Suisse. Ce n’est plus le cas chez nous.  Aujourd’hui 60 % de nos concitoyens travaillent dans des activités fondées sur l’obéissance, où il faut obéir aux ordres, aussi idiots soient- il. Et, comme nous l’avons vu dans le cas du Covid, ce sont ceux qui obéissent le mieux aux ordres les plus stupides qui sont promus, comme l’a montré la crise du Covid.

Et donc le poids de l’état n’a cessé de monter chez nous ce qui veut dire que le poids du secteur obéissant et donc non créatif ne cesse de croître par rapport à celui du secteur libre (et donc créatif) , ce qui nous amène inexorablement à un effondrement du niveau de vie de tous les citoyens, créatifs ou pas.

Je parie d’ailleurs que, quand le secteur obéissant s’effondrera sous son propre poids, les créatifs s’en sortiront beaucoup mieux que les obéissants et cela pour des raisons évidentes : les créatifs continueront à créer mais les obéissants ne pourront plus les en empêcher et leur voler le résultat de leur création par la taxation.

Comme en URSS, l’effondrement sera celui de la société « obéissante » , ce qui permettra aux individus libres de se développer à nouveau. Une révolution a lieu quand la hiérarchie de l’obéissance s’écroule. Et nous allons tout droit vers une révolution.

Pourquoi en suis-je sûr ?

En France aujourd’hui, à peine 1/3 de ceux qui travaillent exercent leurs talents dans ce qui les passionne tandis que les 2/3 restant n’ont qu’un but, empêcher le 1/3 restant de faire ce qui les intéresse, en attendant la retraite, qu’ils ne toucheront pas puisqu’ils ont détruit ceux qui étaient productifs.

Et la réalité est que les premiers adorent leur travail tandis que les deuxièmes le haïssent car ils n’ont pas la même notion du travail.

Ce qui m’amène à la notion de travail, à laquelle je viens de consacrer une émission sur YouTube avec Emmanuelle que vous pouvez découvrir à l’adresse suivante.

Notre thèse est la suivante : notre civilisation a hérité de deux notions du travail.

  1. Le travail esclavage, idée héritée des Grecs où seuls travaillaient les esclaves et les « idiotes », en Grec ancien idiotes signifiant ceux qui avaient besoin de travailler pour vivre, et qui sont devenus chez nous les idiots. C’est une notion qui a été reprise avec enthousiasme par tous les Marxistes qui prospèrent dans tous les secteurs de l’économie obéissante, parce que pour eux, il ne peut y avoir de satisfaction dans le travail. Le but est donc de travailler le moins possible.
  2. Le travail accomplissement personnel, pierre de voûte du christianisme qui s’est développé en premier dans les grands ordres monastiques.  Ce travail a pour but de développer le bien commun. Et ce genre de travail nous amène automatiquement dans une société de création et donc de liberté, comme en font foi nos cathédrales, nos grandes universités d’autrefois, nos villes et nos villages, chacun accomplissant avec enthousiasme ce qu’il a choisi librement de faire. Et de ce travail naît le bonheur individuel et la prospérité collective. Le but est de travailler le plus possible.

 A ce point du raisonnement, je constate que nous sommes sortis il y a longtemps du cauchemar de Charlie Chaplin dans les temps modernes où la majorité des gens devaient faire un travail qui les rebutait, simplement pour survivre.

Mais je me souviens aussi de ce que disait Richelieu « l’Homme est un mulet qui se gâte au repos ». Rien n’est pire que l’oisiveté, mère de tous les vices, comme nous le dit l’Église depuis la nuit des temps.

Et donc, le but d’un système politique efficace devrait être de réduire le nombre de ceux qui travaillent dans la société d’obéissance pour faire croître au maximum le contingent de ceux qui veulent s’engager dans la société libre. Force est de constater que le but du système politique dominant en France est de suivre une politique qui amène exactement au résultat inverse.

Étant libéral, c’est-à- dire défendant LES hiérarchies de Liberté contre LA hiérarchie d’obéissance, je crois depuis toujours que Locke nous a donné les clefs intellectuelles pour qu’une  société de Liberté puisse se développer.

Il faut :

  1. La séparation des pouvoirs.
  2. Le droit de propriété comme un absolu.
  3. Le jugement des conflits avec l’État par des jurys populaires de citoyens tirés au sort.
  4. Le vote des impôts, des dépenses de l’État et des collectivités publiques par les citoyens et donc la démocratie directe.
  5. L’interdiction des déficits budgétaires et donc de la dette étatique sauf en temps de guerre.

Je ne vois malheureusement aucun homme politique de gauche et encore moins de droite (la Droite française hait la Liberté et adore l’économie de l’obéissance) qui aurait un tel programme.

Je crains donc qu’il nous faille passer d’abord par un effondrement de l’économie de l’obéissance.

Hélas, historiquement, un tel effondrement n’a pas toujours amené à un retour de la Liberté, bien au contraire.

Et pourtant, l’effondrement est inéluctable.

Ce sera à nous d’être prêts pour pousser dans le bon sens quand le moment sera venu.

Nous aurons peu de temps.

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

104 Commentaires

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  • Pierre Fourtic

    11 mars 2023

    Bonjour M Gave, lucidité et pertinence.

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  • Marie Pécoul

    2 mars 2023

    La première chose à changer, de toute urgence, c’est l’école.
    Sans une instruction solide, éclairante, honnête et objective il est impossible d’avoir le jury populaire dont vous parlez..Cela revient à dire que c’est notre société toute entière qui est à repenser et à reconstruire

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  • Christian

    2 mars 2023

    L inquisition Romaine de César et le Judeo Christianisme sont l esclavage et la servitude ! (voir Oleg de Normandie sur YT) Il faut revenir à l organisation des Gaulois, celte et Viking pour retrouver la Liberté ! D ailleurs Macron n a t il pas proclamé que nous étionsdes Gaulois réfractaires ! TOUS PROCUREURS pour le limoger ! Il y a donc de l espoir que dans le Peuple !
    Le pire c’est que le culte de l obéissance, et du fichier Excell, concerne les grandes sociétés privées. Sclérosées par les « Grandes Écoles !..Francs Maçonnes!
    L effondrement est contrôlé par les maîtres au commande des banques centrales et des guerres tant que les Forces de l ordre et militaires n auront pas retourné leurs armes contre les » saigneurs », nous n aurons pas de Liberté!

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  • Sivalon

    2 mars 2023

    Bonjour M. Gave
    Que l’Etat omnipresent soit un facteur d’obéissance endémique certes mais hélas, l’histoire (et quelques expériences comportementales comme celle de Milgram) ont prouvé que malheureusement, la soumission à l’autorité est un biais qui affecte un peu plus de 80% de l’humanité. Et l’arnaque du Vaccin l’a prouvé amplement
    Par ailleurs, artistes, rebelles et libre-penseurs ont de tout temps été mis à la marge, sinon à lndex, de l’Establishment quel qu’il fût.
    Il y eut des fonctionnaires résistants et des artistes collabos. La grandeur et la petitesse de notre espèce va bien au-delà d’une affaire d’Etat.
    Pour conclure, je vous laisse réfléchir à ce paradoxe : comment se fait-il que ce soit les Juifs, dont je suis et dont les fondamentaux sont basés sur l’orthopraxie la plus stricte, que l’on trouve proportionnellement le plus grand nombre d’esprits libres et inventifs ? Y compris parmi les pratiquants. Je vous laisse à cette énigme et vous salue cordialement.
    S. normalien, fonctionnaire et pas vraiment soumis.

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  • Eric

    2 mars 2023

    La grande philosophie nous a enseignée que la Démocratie est le meilleur tremplin vers la dictature..

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  • LEPETIT-TESTON

    2 mars 2023

    Je ‘ai jamais rien lu d’aussi brillant . Cette synthèse est juste parfaite , si j’osais je dire que le déséquilibre des contraire ( le tong et le yang ) est atteint et que le chute est inévitable .
    Merci Charles , merci beaucoup

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  • SAUNIER

    1 mars 2023

    Bravo Mr Gave pour votre travail et votre engagement, c est marrant car en lisant cet article je me rappelle avoir eu un peu la meme reflexion au sujet de cette lourde administration qui gangrene les societes… et arriver a la meme conclusion… cependant, je pense que les obeissants etant aussi souvent nos proches, en cas de crises comme nous l avons constate pour le covid, les creatifs se battant pour l avenir de l humanite ne laissent pas tomber les obeissant mais tente de les sauver. Cette reflexion meriterait d etre poursuivi et je serai ravi d echanger avec vous la dessus.

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  • daniel godet

    1 mars 2023

    Réflexion intéressante fondée sur la reprise d’un point de départ foireux : Didier Raoult n’a pas été des plus inspirés quand il a repris une citation du Pr Delfreyssi (un expert en obéissance, sûrement) disant que le monde hospitalier (ou le petit monde administratif français je crois plutôt) est géré à plus de 95% par des anciens de l’ENA. C’est juste entièrement faux. Si l’on s’en tient au monde hospitalier, il y a certes un énarque à l’AP-HP, un à l’ARS d’Ile-de-France, un certain nombre au ministère de la Santé et de la Sécu, certains à l’Assurance Maladie, il y en a même eu un à l’ANSM (pour le pire). Mais le gros de la troupe, ce sont des directeurs d’hopitaux, des directeurs de caisses primaires de sécu, et…. des professeurs et praticiens hospitaliers. Il y a certes un problème d’équilibre de pouvoir entre médecins et gestionnaires à l’hopital, entre la sécu et le monde soignant, mais les anciens de l’ENA n’y sont pas acteurs. Combien d’énarques dans les instances de conseil et décision qui ont failli : DGS, Conseil scientifique Covid, HAS, Académie de médecine, HCSP, sociétés savantes, Ordre des médecins ? Zéro.
    Ceci étant, il est bien vrai que certains vivent de l’obéissance, d’autre du talent.

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  • Françoise Bianchi

    1 mars 2023

    Magistral.

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  • nikoopol

    27 février 2023

    Mr GAVE il y a du bon sens de votre post, dommage que vous vous arrêtiez à un dualisme. Je vous invite à lire La religion du monde industriel ; analyse de la pensée de saint-simon (Pierre Musso)

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  • mempamal

    25 février 2023

    tant que le salaire de ces laquais obéissants peut être obtenu par la cavalerie perpétuelle – tout va trés madame la marquise, mais… je vois a’approcher de trés gros nuages sombres sur le financement de la démocratie clientéliste.

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  • Dominique

    23 février 2023

    Le grand chercheur Didier Raoult a découvert le Jacobinisme.
    Vite un prix Nobel 😊

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  • LUYA

    23 février 2023

    La monnaie fiduciaire versée dans la bouche des obéissants.
    Imposée aux créatifs, laborieux, ingénieux en échange de leurs talents et produits.
    Ce n’est pas un hasard si les pays non alignés ne veulent plus d’USD ni d’€ en échange de leurs richesses et valeurs.
    Nous basculons vers un monde de commodities.

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  • Jean

    23 février 2023

    J’adore le raisonnement… Un bémol cependant… Même dans le secteur libre, la hierarchie de l’obéissance est extrêmement développée, particulièrement dans les multinationnales, qui développent une sorte de gouvernance administrative gigantesque… La plupart des gens sont guidé par le peur de déplaire à la hierarchie, de ne pas avancer dans leur carrière de perdre leur job et executent avce fougue des ordres idiots.
    Je crains que la proportion de personnes dans le secteur libre soit plus proche des 5% que des 30%… (On se rapproche de la loi de Pareto qui vous est chère si je ne m’abuse…)

    Dernier point l’ethymologie du mot travail du latin tripalium ou trepalium… Instrument de torture. je crains donc que l’association du travail et de la souffrance soit bien plus ancienne et plus profonde que l’expension de la hierarchie de la peur. le fait qu’un sall d’accouchement soit également appleée salle de travail est d’ailleurs significative.

    Enfin.. n’oublions pas que pour avancer dans la vie l’essentiel est de savoir être servile avec sa (mauvaise) hierarchie et tyranique avec ses subordonés. Si si… Je vous assure, même dans l’économie libre il y a un grand nombre de structures qui fonctionnent ainsi, heureusement pas toutes.

    Bien à vous

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    • nikoopol

      27 février 2023

      Tout à faire, pire agitation n’induit en rien activité utile et productive & les pires des oisifs sont passés maitre dans la science de faire croire qu’ils travaillent dans le public comme dans le privé.

  • Pouteau

    22 février 2023

    C’est intéressant, pertinent et plein de bon sens. Je suis d’accord avec cette analyse.

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  • Philippe P.

    22 février 2023

    Merci pour cette analyse. Vous partagez avec Didier Raoult une culture littéraire et historique impressionnante permettant le recul nécessaire pour analyser l’évolution de monde actuel. Deux liens qui pourront alimenter vos et nos reflexions dans ce domaine:

    The Mike Wallace Interview with Ayn Rand:
    https://www.youtube.com/watch?v=lHl2PqwRcY0
    Impressionant de modernité

    Interview de Hannah Arendt 1973:
    https://www.youtube.com/watch?v=lCOxpdXgkHI&t=1s
    Là aussi, quel regard sur l’état et les totalitarisme !

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  • Girard

    22 février 2023

    Preparez-vous mais il est déjà trop tard .!

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  • agarin

    22 février 2023

    Etre humain, c’est avoir un esprit libre, c’est à dire un esprit qui a la liberté de penser, mais également, et surtout, la liberté de ne pas penser. La nature première de l’esprit est le silence.
    Le mental peut générer une pensée. Mais il peut également être au repos, ce dont peu se rendre compte. De la même manière qu’un robinet délivre de l’eau quand il est ouvert et n’en délivre pas quand il est fermé.
    Une fois que vous avez compris (psychologiquement), avez eu la volonté d’aller vérifier cela et réalisé (avoir fait entrer cette compréhension dans votre champ d’expérience), vous avez compris ce que vous n’êtes pas.
    Vous vous mettez à l’abri du conditionnement en commençant à prendre vos commandes de l’intérieur et non plus de l’extérieur. En vous rappelant que vous êtes une vie avant d’être une pensée.
    C’est vraisemblement le « pourquoi » au « comment » de Gustave Le Bon dans sa « psychologie des foules » : « une affirmation (même fausse), de la répétition et la contagion gagne les esprits ».

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  • Bohrer Christian

    21 février 2023

    Oui..bien vu..obéir ou être libre..

    J ai connu cela, devant obéir lorsque j étais fonctionnaire..j ai démissionné..et je ne le regrette pas

    Répondre
    • Michel

      23 février 2023

      L’Administration n’est pas rationnelle à nos yeux et avec raison alors il est difficile d’y vivre sauf pour quelques-uns…. .

    • Charles Heyd

      24 février 2023

      Ce n’est pas parce qu’on est dans l’administration qu’il faut simplement, je dirais plutôt, seulement obéir; j »étais officier de marine et certes je devais obéir mais pas seulement; même dans une administration l’initiative individuelle est de rigueur sinon effectivement on tombe dans la routine et la passivité; certes c’est difficile si l’on a un chef obtus; certes encore, si on n’a que des fonctionnaires « rond-de-cuir » on en arrive à ce que décrit CG; mais j’ai connu des hiérarchies aussi pesantes dans des entrepris pour lesquelles j’ai travaillé et pas des moindres (Thalès ou EADS) et où l’autorité était aussi pesante que dans l’administrration et on pouvait même être viré dans la journée ce qui ne peut pas être fait dans aucune administration; certes toujours, une entreprise doit à un moment ou un autre lâcher du lest sinon elle meurt alors que dans le cas de l’administration c’est le pays qui meurt!

    • Charles Heyd

      24 février 2023

      PS: dans l’adminstration où j’oeuvrais, la Marine Nationale, il n’y a pas beaucoup d’énarques pour ne pas dire aucun!

  • Christophe Desmaris

    21 février 2023

    Didier Raoult a marqué chacune des étapes du narratif covidiste, depuis sa vidéo de février 2020 où, sous l’alibi de déclarer la « fin de partie » de la maladie imaginaire, il en lançait en réalité le coup d’envoi, jusqu’à son tweet de juillet 2021 où il intimité à ses confrères l’injection « systématique » du bidule ARN, en passant par l’introduction en France des tests RT-PCR aux amorces fantaisistes et aux températures de cycles inadéquates (provoquant une hybridation des amorces un peu partout sur la chaîne d’ADN), en présentant son homologue allemand Christian Drosten comme une « star » (sic), en lançant l’idée de variant au sens de souche mutante aux capacités nouvelles, ce qui est incompatible avec les connaissances fondamentales de l’évolution biologique sur un temps court, en insistant sur la notion de zoonose sans produire d’animal intermédiaire puis en bâtissant le conte de Noël des visons, en brodant avec diverses innovations comme les fibromes pulmonaires post-covid, le double Covid, le Covid intestinal, le Covid long, en préconisant le masque à domicile, en expliquant que « les gens qui sont positifs, on ne peut pas les laisser fonctionner sur le plan social de la même façon que les gens qui sont négatifs », sans oublier que le personnage avait dans son rapport de 2003 préconisé de modifier les lois françaises pour pouvoir imposer des traitements à des malades. Depuis les travaux conjugués de David E. Martin, Christine Massey, Denis Rancourt, Pierre Chaillot, Li -Meng Yan, ajoutées aux connaissances fondamentales de l’évolution biologique, on sait qu’aucune maladie nouvelle en relation avec la chaîne de nucléotides appelée SARS-COV-2 n’est apparue dans le monde. Charles, lisez mon blog, s’il vous plaît !

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    • Christophe Desmaris

      21 février 2023

      Lire « intimait » et non intimité, et « fibrose » et non fibrome.

  • Cianfarani

    21 février 2023

    Mon éducation familiale m’a appris à être un Rebelle Profond , ma Profession m’a confirmé que sortir des sentiers battus était la bonne voie . A la retraite j’ai gardé un œil critique : » et l’œil dans la tombe regardait Caïn « . Virons les marchands du Temple

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  • Xavier

    21 février 2023

    Mouais. On peut détester la bureaucratie et l’hypertrophie de l’Etat français, d’accord.
    De là à porter aux nues le Pr Raoux et le dépeindre en héraut des forces de la liberté….Ca se passe de commentaires.
    Ce blog est en train de devenir un réduit de complotistes et de crypto-poutiniens prétendument défenseurs des libertés.
    Allez-y à Moscou si ça vous plait tant.
    Même si elle n’est pas fameuse, je préfère l’administration française que la russe tant qu’à faire !
    Adios

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    • dardenne

      2 mars 2023

      Mon pauvre, je ne vois pas ce que vient faire Poutine là-dedans, il faut être obtus pour ne pas voir la fortune faite par Bigpharma par des produits expérimentaux au mépris des directivesde Nuremberg, la corruption est partout, il ne sert à rien de le nier, interdire aux médecins de soigner en est un exemple, alors, oui, penser, réfléchir est plus difficile et moins lucratif quobeir et s’agenouiller devant le maître, complotiste est le mot inventé par les corrompus pour masquer leurs forfaiture…

  • Tribuliste

    21 février 2023

    Voilà un article qui réchauffe le coeur. Pourvu que le séisme intervienne rapidement tant il devient incommodant de vivre parmi les parasites. Merci pour cet article.

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  • Yves JUSSERAND

    21 février 2023

    Ce que vous dites, je l’ai vécu et le vis encore dans un exemple concret: l’Enseignement artistique (conservatoires); des lieux qui devraient être créatifs et libres, comme tout art, mais « gérés » par des collectivités (première anomalie); je ne développerai pas ici toutes les turpitudes de la fonction publique territoriale (il faudrait écrire un livre pour cela), mais la réalité de cette profession est qu’elle risque de disparaître, car l’administration décourage le fait même de l’exercer; il est aujourd’hui impossible d’y gagner sa vie correctement: 57 % de travailleurs précaires, CDD à l’infini (je sais de quoi je parle !) 15 années d’études en moyenne pour un salaire au smic; il serait très intéressant d’en parler à Monsieur Bercoff; je suis sûr qu’il en ferait une superbe émission radiophonique.

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  • Louis Goonot

    21 février 2023

    « Il y a donc un conflit perpétuel et sans solution entre ceux qui ont choisi d’obéir, et pour qui tout ce qui n’est pas permis est interdit, et ceux qui, ayant des idées originales, veulent aller là où leur esprit les poussent, puisque pour eux, tout ce qui n’est pas interdit est permis. »

    On notera que la première option est la base de l’état de droit et du droit germanique tandis que la seconde est celle du droit latin.

    Merci encore pour de billet très intéressant.

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  • Gallot-Lavallée

    21 février 2023

    Didier Raoult est le spécialiste de la trottinette, de l’absence de vagues, de l’hydroxy-perlinpinpin, de la partie est finie ( ou presque …). Cest un pervers narcissique. Tous ses propos sont entachés de mensonges éhontés. Ce qui l’hallucinée, c’est qu’il y ait encore des fanatiques qui le soutiennent, c’est déplorable.

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    • Raoul

      28 février 2023

      Tout à fait d’accord. Il s’est prostitué auprès des médias en jouant le journaliste (ce qu aucun médecin digne de lui même ne fait) et critiquait en même temps les journalistes jouant au médecin.

  • PREZELIN ERIC

    21 février 2023

    Bonjour,

    Le socialisme a malheureusement trois caractéristiques très précises pour asservir les populations qui y adhère, 1) enlarver la société. 2)Déresponsabiliser les gens et 3) les rendre dépendant aux subventions Etatique, c’est à dire l’argent que l’Etat à dérober à ceux qui créé de la valeur (les hommes et femmes qui pensent librement) pour le distribuer aux assistés de tout poil, ainsi qu’au bureaucrates qui s’en gave, cela ne coûtent pas cher aux décisionnaire, puisque ce sont les vaches à lait productives de Français qui paie.

    Vu le niveau d’asservissement à l’Etat providence, la dépendance à celui-ci de différentes classes, et l’irresponsabilité ambiante, je ne vois également pas d’autre voie que l’effondrement général du système à l’image de l’URSS.

    Une des solutions qui consiste à redresser drastiquement les finances publiques, avec pour objectif, la relocalisation, la réindustrialisation pour avoir en échange de la suppression d’une bonne partie des aides sociales, un emploi correctement rémunéré grâce à la baisse des charges sur les entreprise. Et pour relancer la machine économique sainement et baisser les charges sur les entreprises qui produisent made in France suffisamment pour les rendre compétitives, il faudrait idéalement supprimer au moins la moitié de aides sociales, et surtout la moitié des Bureaucrates, des Cerfa et des autorisations qui vont avec, car c’est de cela que la France crève.

    il serait également de bon ton, d’être souverain, non aligné et de cesser d’être le Rantanplan de Whashington, mais c’est une autre histoire.

    Répondre
  • Martyne Maillard

    21 février 2023

    Vrai et épatant !
    L’artiste que je suis a tracé sa voie, je l’ai payé cher mais au bilan j’en suis très fière !

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  • Michel

    21 février 2023

    Merci Monsieur Gave pour ces commentaires très lucides et prémonitoires.

    Répondre
  • BOURQUIN Gérard-E.

    21 février 2023

    Je suis ravi d’avoir pris connaissance de ces propos si justes, si bien éclairés. MERCI

    Répondre
  • Dominique

    21 février 2023

    Au delà de la profondeur d’esprit du professeur Raoult, il reste que c’est un charlatan, qui a probablement été pointu dans son domaine mais qui a perdu tout esprit scientifique depuis longtemps…

    Répondre
  • Ockham

    20 février 2023

    Croyez vous sérieusement que les politiques-fonctionnaires-à-vie vont nous laisser tomber en quittant les conseils des collectivités locales, mairies, assemblées nationales, sénat, ministères, conseil d’état bourré de fonctionnaires qui jugent des fonctionnaires, le conseil constitutionnels 100% fonctionnaire, cour des comptes et les AR, les Grands Banques, Grands entreprises …jusqu’à Emmaüs sans oublier la Mairie de Paris et le feu conseil général de la Seine.

    Non ils vont continuer à dévider la logique ineffable des grands principes de la Révolution du plus haut avec les droits universels imprescriptibles jusqu’au plus élémentaires droit du sol, de l’hôpital et de la CAF!

    Des millions de pages nous attendent encore. Le juge des libertés a encore de beaux jours comme le juge des peines. Je m’étonne qu’il n’y ait pas de juge de carrières des chevronnés du crime qui repassent si souvent qu’il faut un juge spécial de plus pour planifier et fusionner leurs nombreuses et longues parutions aux instances aux fins de la productivité administrative !

    Montesquieu n’a rien compris. Bastiat est un crétin. 2+2 = 4 c’est pour les gens qui parlent une langue à coucher dehors avec un triple billet de logement ! C’est bien évident, le peuple qui travaille le moins par homme et par vie se doit de défiler en permanence tout en bloquant le pays pour diminuer encore plus ses prestations et rester premier des derniers juste au moment où il y a une guerre. Déjà en 36 il défilait pour des avancées sociales qu’ils récoltèrent en 1940 !

    Irréformable. ! Le dos au mur va-t-il arriver ?

    Répondre
  • Pommereau

    20 février 2023

    Remarquable constat du Prof. Didier Raoult et non moins subtile argumentation qui en décline. Je vais relire

    Répondre
  • Marcel

    20 février 2023

    La hiétarchie de l’obéissance ne concerne pas que le secteur public. Il n’y a qu’à revoir l’empressement de nombreux patrons à appliquer les exclusions Covid et à contraindre leurs employés à se faire injecter. La liberté de penser concerne, selon moi, peu de personnes finalement. La liberté d’entreprendre c’est encore autre chose.

    Répondre
    • Durandal

      20 février 2023

      Voilà ce qui arrive dans une société où l’état est majoritaire. Il va même jusqu’à imprimer sa marque sur le secteur libre.

  • segondy

    20 février 2023

    BONJOUR
    Tout est dit ,c’est çà
    cordialement

    Répondre
  • GLARDON

    20 février 2023

    Et la copine à blachier … fait toute les plateaux télés pendant le même temps pour réhabiliter son vieux qui a TOUT faux. D’aucuns se sont tourné vers l’académie de médecine de Versailles lieu où il est supposé avoir passé son doctorat de médecine et personne ne retrouve RIEN .

    Répondre
  • MAHEO

    20 février 2023

    les temps moderne de Chaplin EXISTE ENCORE OU SE TROUVE LE PLAISIR DE SCANNER DES ARTICLES EN CAISSE PENDANT 8H? ou le vigil debout pendant des heures? et combien de métiers comme ceux là alimentaires uniquement ! le problème vient de l’éducation si seulement on donnait une notion d’économie de base et seulement de base aux écoliers qui quittent le système scolaire à 16 ans la NUPES n’existerait pas

    Répondre
    • Durandal

      20 février 2023

      Ce n’est pas vrai. Il peut y avoir du plaisir à être hôtesse, si l’ambiance au travail est bonne, si chaque personne est reconnue.

  • Philippe

    20 février 2023

    Raoult a raison, Charles Gave a raison , et la plupart des lecteurs de l’IDL concordent sur le diagnostic . La solution ne viendra pas de l’Etat pachydermique ni de la politique qui est droguée a la depense publique . Aucune opposition réelle n’existe a l’Assemblée , MLP encaisse 49.3 sur 49.3 et pense que les boulangers-patissiers devraient recevoir le monopole de la fabrication de la galette des Rois ….haute reflexion…Je pense que c’est foutu , que les médias sont à la botte d’un hystérique qui plastronne et surfe de la crise sanitaire à la crise ukrainienne . Son  » en meme temps  » est éculé. Il s’est déconsidéré avec son  » oui a la victoire de l’Ukraine mais sans écraser la Russie « . Chirac avait eu l’aplomb de refuser la guerre en Irak , EM lui a l’aplomb d’une girouette alors pourquoi 60% de la population le suit quand meme ?
    Parce que les français sont des veaux ( Ch.de Gaulle )

    Répondre
  • Roland

    20 février 2023

    Texte très pertinent.
    Si ça ne s’effondre pas (l’horreur sans fin), ça fera mal.
    Si ça s’effondre, ça fera mal aussi.
    Bref, tout va bien…

    Répondre
  • adrien

    20 février 2023

    Merci pour cette brillante réflexion.

    Petite remarque ne révolutionnant pas le fond, mais que j’aimerais voir être abordée dans l’une de vos vidéos de questions/réponses: quand on parle d’un poids des dépenses publiques de 60 % dans le PIB, cela ne signifie pas qu’il reste uniquement 40 % pour le secteur privé, sauf erreur de ma part.
    En effet la dépense publiques comprend la « production » de l’état (hopitaux, police, éducation), comprises dans le PIB, mais aussi les innombrables « transferts » – cotisations sociales et autres plaisirs fiscaux- qui sont comparés au PIB mais ne font pas partie de celui-ci (transférer de l’argent = 0 production).
    Je pense qu’il serait important que Charles nous éclaire sur la nuance de ces différents types de dépense. En effet, pour les transferts, qui sont à mon avis la catégorie ayant le plus augmenté depuis 40 ans, je considère que l’état nous enlève la « décision » de nos actes économiques et oriente à notre place, très mal au demeurant, l’économie à venir. Cela s’apparenterait à une « dépossession » de notre capacité à décider et orienter l’économie, une sorte de captation de la souveraineté des agents économiques libres. L’état se complet à agir dans la redistribution plus encore que dans la production.
    Je me répète donc, mais j’aimerais vraiment entendre Charles sur cette nuance: transfert VS production de l’état dans le PIB.

    Répondre
    • Explorer76

      20 février 2023

      J(ai entendu Ch. Gave dire dans une de ses vid »os que le PIB intégrait la masse salariale des agents publics (y compris les retraites) ce qui est un non sens économique car cette masse salariale n’est pas un produit mais une dépense. Ca explique l’appauvrissement que l’on constate d’année en année et qui est tracé par le déficit du commerce extérieur.

  • MAHEO

    20 février 2023

    Je ne cautionne pas un homme qui s’est trompé sur tout en ce qui concerne la covid On peut avoir été et ne plus être !critiqué par ses pairs et comment !

    Répondre
    • Antoine

      21 février 2023

      Il s’est parfois trompé comme tout ceux qui prennent des risques, mais a eu raison avant les autres sur beaucoup de points. (Variants, testing, etc). Ceux qui ont eu tord sur tout lui reprochent ses quelques errements. Il faut débrancher votre poste TV

  • ALAIN TICHADOU

    20 février 2023

    Remarquable de bon sens et de clairvoyance.
    Bravo Monsieur

    Répondre
  • Vernel

    20 février 2023

    Magnifique..nous sommes prêts et nous nous batttons pour nos valeurs de création et de liberté

    Répondre
  • fauck

    20 février 2023

    depuis la loi sur les financements des partis politiques, ceux-ci sont devenue dépend d’une hiérarchie de l’obéissance, 30ans après ils n’ont plus d’idées nouvelles, plus d’imagination. ..
    mais sont payé par l’administration, or on ne mord pas la main qui nous nourrit …

    Répondre
  • FRANZ

    20 février 2023

    Désolé Explorer 76, mais vous connaissez très mal le secteur dit privé. Il y règne le profit à tout prix et non le service de tous les membres de cette belle communauté qui se nomme la FRANCE. Réveillez vous!!!!!!!!

    Répondre
  • A. Ravoux

    20 février 2023

    Bonjour, votre analyse sur le travail ainsi que l’observation pertinente du professeur Raoult sont absolument justes, mais dans les faits, la perversion des élites à forcé les esprits libres à se soumettre à une gestion administrative et comptable castrante et sclerosante. Il est devenu impossible de faire un reset car dans une pseudo démocratie, les gens voteront pour ce qu’ils connaissent et ils l’ont prouvé après le covid. Il faudrait aussi reprendre l’instruction des jeunes complètement avec un nouvel esprit pour qu’il y ait une chance que l’esprit d’entreprise retrouve sa vraie place. A mon sens une révolution ne fera que permettre à des opportunistes sans scrupules de prendre la tête des suiveurs. Je ne suis ni défaitiste, ni résigné, mais la réalité me pousse à me dire que le pire n’est jamais sûr et mes interrogations se heurtent à des montagnes de doutes…

    Répondre
    • Cornet Laetitia

      20 février 2023

      Cela rejoint tout à fait ma propre réflexion, que dire à nos enfants ?

  • Pascal

    20 février 2023

    Pour compléter l’analyse de MM Raoult et Gave, je vais citer le livre de management de Patricia Pitcher: « Artistes, artisans et technocrates ».
    En synthèse:
    l’artiste est un créateur.
    L’artisan met en forme les idées de l’artiste.
    Le technocrate fait semblant de travailler et vise le pouvoir.

    J’ai lu ce livre en 1996, alors jeune chef d’entreprise. Je l’ai tout de suite trouvé lumineux. Pendant 20 ans, suivant son analyse, une pierre angulaire de ma gestion des ressources humaines a été de virer les technocrates dès qu’ils étaient détectés. Avec un certain succès: les employés repèrent très bien ce type de parasite et savent gré à l’employeur de les en débarrasser.

    Une remarque: l’auteur a travaillé dans plusieurs pays et expose que les deux où les technocrates dominent le plus sont la France et les Etats-Unis.

    J’ai relu ce livre pendant le confinement. Il n’a pas pris une ride depuis 1996, date de sa parution.
    Il n’a pas été réédité: peut-être faut-il ajouter à la liste des secteurs dominés par les « obéissants » celui de l’édition.

    Répondre
  • RAUX PATRICE

    20 février 2023

    Vive la paix Mondiale NMHRK 🙏

    Répondre
  • David Lejeune

    20 février 2023

    On dirait bien que l’année 2023 sera une année très intéressante.

    Répondre
  • DUFOUR

    20 février 2023

    Le rôle du Pr Raoult au début et à l’acmé de l’épidémie a été néfaste en décrédibilisant la médecine française. Sa prétention à avoir trouvé le traitement de la virose a été réduite à néant par toutes les études sérieuses. Elle reposait sur une position jouant de l’émotion, propre aux gourous en face de populations fragilisées, inquiètes par le souvenir de pandémies historiques et meurtrières, alors qu’on était en présence d’une maladie dont personne ne connaissait ni l’évolution ( lui même avait claironné que ce virus ne ferait pas plus de victimes que les accidents de trottinettes) ni les formes cliniques , ni les personnes à risque, ni a fortiori le traitement. Il a eu le culot de ne faire aucune expérimentation scientifique avant de proposer son traitement qui, comme l’a déclaré un de ses collaborateurs a été décidé sur l’information que l’hydroxychloroquine était efficace IN VITRO et faute de traitement connu. Mais la sainte trouille de la mort rend crédule la foule qui y est exposée. Les Chinois confrontés à une récente et explosive vague seraient-ils si stupides qu’ils n’ont pas utilisé le remède miracle ?

    Répondre
    • L Vavasseur

      20 février 2023

      Il faut avoir en tête que le Pr Raoult est o la fois médecin et chercheur. Deux fonctions en synergie mais nettement différentes. En tant que médecin confronté à une situation d’urgence absolue, il a fait avec ce qu’il avait sous la main. Tout médecin connaît l’importance de ne pas laisser un patient sans traitement et il a bien fait. Ce faisant (son travail) il à montré l’imposture des politiques (les technocrates de C Gave) et, accessoirement, décrédibilisé ceux qui ont réussi, au nom de la pensée unique, d’empêcher les médecins de soigner. Ils avaient la puissance, ils ont gagné et ont réussi le tour de force de rendre le Pr Raoult -chercheur- fou de rage.

    • Michel

      21 février 2023

      L’histoire s’écrit après. Vous êtes dans ce schéma. C’est très dangereux.

    • Raoul

      28 février 2023

      On peut aussi traiter le covid avec de l’homéopathie. Ou de la raclette, puisque quitte à tenter quelque chose. Voilà le raisonnement ubuesque de monsieur j’ai un avis sur tout et puisque Raoult est autoritaire, autant suivre son avis. Voilà donc un beau contre exemple de l’obéissance du tout puissant médiatisé professeur autoritaire et du citoyen raisonnant sur l’émotion. Alors que les anesthésistes réanimateurs ont largement anticipé, Monsieur-je-suis-derriere-le microscope a fustigé ces derniers de prendre leur repos de garde (lui même finissait ses journées relativement tôt). Donc non, on ne peut pas affirmer que le Raoult a fait avec ce qu’il a pu, il a mis des bâtons dans les roues à ses confrères. Et à monté les patients contre eux (« mettez de la raclette (euh de la chloroquine qui ne marche pas, sinon vous êtes des mauvais médecins »

  • Richard Louis SAAS

    20 février 2023

    Cher Monsieur Charles Gave , vous avez cité la Suisse comme exemple, mais attention, ne vous y trompez pas , la Suisse reste encore peut-être un pays à part, mais malheureusement elle n’est plus aussi indépendante et libérale que vous pourriez encore le penser. Je suis ingénieur, et expert fédéral dans le domaine des assurances et enfin retraité après 57 ans d’indépendance . Et maintenant à plus de 82 ans je peux vous confirmer que mon pays n’est plus vraiment une démocratie directe que l’on peut servir en exemple. Je vis en Suisse , en France , et au Portugal, donc avec une vision assez large de l’Europe, et malheureusement , je suis beaucoup moins nationaliste qu’il y a encore trente ou quarante ans en arrière . Les choses changent aussi en Suisse et les autorités influencées par Bruxelles ne se rendent pas compte du mal et des dégâts qui s’opèrent dans la conjoncture politique et sociale de la Suisse. Donc prudence avec ce petit pays , cité souvent comme exemple de démocratie directe , qui en fait ne l’est plus ….contrairement à ce que le monde en perçoit….

    Répondre
  • Karl DESCOMBES

    20 février 2023

    Excellent article. Merci.
    Quelle mise en perspective!

    Intuitivement, une chose me dérange dans l’analyse, cependant.
    .
    Il y a un apriori central, comme quoi les hiérarchies sont assises sur le travail.
    .
    Cela a été vrai jusqu’à maintenant, car l’organisation humaine résultait du besoin de division du travail, pour assurer la survie collective et individuelle et, au-delà, la suprématie de la race humaine sur son environnement.
    .
    Or avec l’intelligence artificielle et la robotisation, nous touchons du doigt un des buts de l’humanité : vivre sans avoir besoin de travailler.

    Nous sommes d’accord qu’on n’y est pas. Il faudra sûrement encore une génération, mais les effets sont déjà sensibles.
    Le dernier exemple en date étant Chat GPT et consors qui vont balayer plusieurs professions en quelques trimestres. (ex : édition vidéo.)
    .
    Un taux de chômage structurel de 30% – 40% est tout à fait possible et probable.
    Et c’est un leurre de penser que ce sera compensé par de nouveaux besoins ; car le travail pour satisfaire ces nouveaux besoins sera aussi automatisé pour une large part. On ne créera pas de nouveaux besoins aussi vite que les technologies ne détruirons de métiers humains.
    .
    A un horizon de 15 – 20 ans, on va se retrouver avec deux populations : celle qui travaillera pour faire vivre le reste de l’humanité et les autres.
    .
    Par analogie, on va être en stagflation : inflation des prix sans augmentation de pouvoir d’achat.
    .
    Nous n’avons encore aucune idée comment les sociétés humaines vont s’organiser en regard de ce bouleversement.
    .
    La question centrale : qui va donner du pouvoir d’achat à qui ?
    .
    La version « évidente » à court terme est orwellienne : la hiérarchie d’obéissance triomphe.
    .
    Mais ce n’est pas aussi simple. L’évolution darwinienne rappellera à l’humanité, que l’adaptation et la mutation partent d’individus déviants.
    La réponse pourrait bien être celle des fourmis : la disparition de l’individu comme entité autonome ; seule la ruche compte.
    .
    Science-fiction utopique ? Vraiment ?
    A partir du moment où des êtres humains seront plus forts, rapides, puissants par le fait d’être physiquement connectés directement au réseau, quel choix auront les autres ? Rejoindre ou perdre la suprématie.
    .
    Comment une individualité se définit-elle alors ? Qu’est-ce qu’un être humain ?
    Et la redéfinition de la notion d’individu, fait aussi évoluer celle d’obéissance.
    L’étude des phénomènes d’esclavage et de rébellion chez les fourmis sera instructif.
    .
    Nous sommes aussi en chemin pour atteindre un autre but de l’humanité : l’éternité. Ou du moins, une vie grandement prolongée.
    Ici aussi les notions de travail, d’obéissance et de hiérarchie seront redéfinies.
    .
    Le donneur de vie sera plus puissant que le donneur de travail.
    .
    Les signes annonciateurs sont dans l’actualité avec la réforme des retraites.
    .
    .
    J’avoue n’avoir aucune idée de comment cela va tourner. Je ne suis pas assez intelligent et/ou arrogant pour avoir des certitudes.
    .
    Mais il me semble qu’il faille faire attention à ne pas reprendre une grille de lecture issue des anciens rapports de pouvoirs hiérarchiques.
    This time it is different.
    L’humanité est en train de créer des entités autonomes intelligentes. La rupture est que ces entités ne sont plus de « simples » extensions plus puissantes des corps humains individuels.
    Cela va bouleverser les rapports hiérarchiques humains. Et sans plus passer par le travail.
    .
    .
    Ceci étant dit, j’en arrive à la même conclusion que vous : le système ne peut se réformer sans passage par une crise qui fasse s’effondrer les complexités inutiles sous leur propre poids.
    Ce sera pénible, dangereux voir létal.
    .
    J’admire votre optimisme à être prêt pour la suite. Je suis plus anxieux sur le fait que mes enfants ou moi soient encore là pour le voir.

    Répondre
    • P&C

      20 février 2023

      L’autre face de cette pièce est la dystopie à la cyberpunk.

    • Michel

      20 février 2023

      N’oubliez jamais que ceux qui ont le vrai pouvoir et l’argent peuvent diminuer ou augmenter le nombre de billets dans nos portefeuilles. Tant que le système de consommation enrichit les milliardaires, ceux-ci soutiendront ce système. Cet aveu à été rapporté dans les années 1920.

    • Explorer76

      20 février 2023

      Je partage votre diagnostic sur les dangers qui nous guettent dans un avenir proche mais pas votre peur. Pour plusieurs raisons :
      – Sur le long terme l’intelligence prévaut toujours.
      – Cro magnon a supplanté Néanderthal
      – La pierre polie a remplacé la pierre taillée et l’humanité est sortie de l’âge de pierre sans passer par une pénurie de pierres. (Applicable à toutes les formes d’énergie et de matières premières).
      Une phénomène récent mérite toute notre attention : la grande démission. Au USA 7 millions de salariés ne sont pas retournés au travail après le COVID. Que font-ils actuellement? Est-ce que l’administration américaine s’en préoccupe? Elle devrait.
      Le socialisme mondial est en fait en train de s’effondrer. La constitution d’oligopoles acoquinés avec les politiques atteint ses limites. Les dernières dictatures communistes répètent sous forme de farce la tragédie de l’URSS. Nous sommes à la fin d’une période de mondialisation du socialisme. La plupart de ses dirigeants sont des vieillards parfois bons pour l’EHPAD. Leur peur de la mort s’exprime par une obsession du contrôle. Leur jours sont comptés car l’information est devenue gratuite, l’intelligence démultiplie par l’IA qui nous permet de considérer des possibilités auxquelles nous ne songerions pas sans elle. Et l’économie s’allège, les polymères remplacent le métal, on transporte des électrons et non plus du papier etc… Il n’y a qu’à voir le nombre de tutos qu’on trouve sur YouTube.
      Tout ceci fait que de plus en plus les gens vont reprendre leur liberté en main comme dans la Grève d’Ayn Rand. Les jeunes refusent de plus en plus le salariat. Et le capital humain n’arrête pas d’augmenter et c’est le principal. N’ayez pas peur comme disait JP II.

    • Michel

      21 février 2023

      Ce n’est pas de la peur c’est une constatation. Naïfs ceux qui croient que ce sera différent .

    • Michel

      21 février 2023

      Depuis plusieurs décennies, les hommes du pouvoir travaillent l’opinion par la suggestion pour imposer de l’illusion.

    • Luc

      22 février 2023

      En parlant de classe dominante, l’humain est en train de creer son propre superpredateur et dans pas si longtemps. Les joies de l’evolution…. Les jacques attila de ce monde (conseiller attitré des divers presidents de la republique) sont eux meme condamnés a terme aux oubliettes de l’histoire.
      N’oublions pas les joies du transhumanisme a la laurent alexandre
      Nous sommes en effet dans une phase d’obeissance … mais les jacques attila de ce monde trouveront leur propre maitre dans une IA generalisée et predatrice

  • Dan Culcer

    20 février 2023

    Comme dirait ma femme, il y a plus de deux catégories, n’en déplaise à M. Gave et M. Raoult.
    1. La catégorie de ceux qui font semblant d’obéir (dans les pays communistes autrefois et maintenant en Occident, une majorité d’esprits libres),
    2. Ceux qui font semblant de penser librement (mais qui sont des marionnettes ou des porta-voce de divers pouvoirs, les influenceurs, les chasseurs, d’hommes libres, les journalistes, par exemple, des médias mainstream et des Fondations généreuses, de type Open Society.

    Répondre
    • Durandal

      20 février 2023

      Et les gens de ces deux catégories finissent par se suicider. Il ne reste plus personne sur terre d’ailleurs.

  • Dan Culcer

    20 février 2023

    Comme disait ma femme, il y a plus de deux catégories, n’en déplaise à M. Gave et M. Raoult. Des personnes que je respecte, bien sûr, car ils représentent la catégorie des hommes libres.
    1. La catégorie de ceux qui font semblant d’obéir (dans les pays communistes autrefois et maintenant en Occident, une majorité d’esprits libres).
    2. Ceux paraissant penser librement (mais qui sont des marionnettes ou des porta-voce de divers pouvoirs, des influenceurs, des journalistes, par exemple, des médias mainstream, genre André Glucksmann, BHL, Serge Julie, Cyril Hanouna, Laurent Mouchard, dit Laurent Joffrin, Michèle Cotta, Jean-Marc Morandini etc. Plus d’exemples sur le site de l’OJIM, Observatoire du journalisme. À ne pas oublier les boursiers de la généreuse Fondation Open Society, les activistes d’Aspen Institut et comp.

    Répondre
  • Patrice Pimoulle

    20 février 2023

    On ne peut que saluer la penetration, la pertinence et la justesse de ce constat.

    L’origine de cet situation est a chercher dns notre organisation politique.

    Relisons les Memoires de Guerre de Charles de Gaulle, tome III:

    1/ « Suivant moi, il est est necessaire que l »Etat ait une tete, c’est-a-dire un chef » (p.240);
    2/ « Car aujourd’hui (…) c’est a l’Etat qu’il incombe de batir la puissance nationale, laquelle, desormais. depend de l’economie. Celle-ci doit donc etre dirigee… » (p. 98);
    3/ « pour executer, il lui faut des serviteurs recrutes et formes de maniere a constituer un coprps valable et homogenedans tout l’ensemble de la fonction publique » (p. 99).

    Tout est donc clair: pour Charles de Gaulle, qui a fait St Cyr et commande un regiment de chars, une republique doit etre organisee comme une caserne; Il faut obeir.

    Imaginons ue survienne un tare qui declare « qu’il faut debarrasser la France de M. Giscard d « Estaing fut-ce au prix de la victoire de M. Mitterrand », ainsi la caserne se trouve livree a la rue de Solferino. La recherche de l’equilibre budgetaire fait place a une « audacieuse politique de deficit actif », toujours actuellement en vigueur, et les entreprises nationalisees deviennent des « fromages » pour les LGBT.

    C’est, a peu de choses pres, ce que Bismarck avait entrevu pour la France des 1870.

    Répondre
  • François Delaunay

    20 février 2023

    Bonjour Charles, je partage à 100% votre point de vue et j’ajoute que la la société d’obéissance contamine aussi le secteur privé où on ne prend plus de risque, de peur de perdre son image, de trancher les problèmes par peur sociale, on fait du green washing, du social washing pour se donner bonne conscience car on veut suivre les subventions d’état, la doxa médiatique, etc… De nombreuses entreprises cotées en sont victime de plus en plus en France et, ce n’est pas un hasard si tout est fait pour faire disparaître les petites entreprises.

    Répondre
  • jean claude robert

    20 février 2023

    ILOTES et non pas idiotes…

    Répondre
  • Explorer76

    20 février 2023

    Raoult est un homme de bien et merci pour cette analyse percutante. Mais malheureusement le cancer a gagné les entreprises privées surtout les grosses qui visent un monopole de rente (énergie, pétrole, transports, santé, agroalimentaire….) et il aété favorisé par les théories du nouveau management des années 90. La question est : COMMENT faire pour faire reculer l’emprise de l’état en France? Quelques suggestions : 1) Geler les recrutements de fonctionnaires ça fait 6 millions / 40 ans soit 150 000 fonctionnaires par an. 2) Privatiser l’éducation nationale et généraliser le chèque éducation ( 2 millions de fonctionnaires) 3) Abolir le monopole de la SS et privatiser l’hopital public (cf. L’IHM de Raoult) 4) instaurer le versement du salaire complet. 4) Privatiser France télévisions et France Inter 5) Fermer les ministères de la culture, de l’environnement et du logement et privatiser les HLM pour aboutir à 4 ministères : armée, police, justice et affaires étrangères et un secrétatriat d’état au budget 6) Abolir la loi de transition écologique et le principe de précaution, sortir du marché européen de l’électricité sortir de la COP et revenir au moteur thermique pour le transport longue distance et le fret 7) Privatiser les entreprises d’état comme EDF, la SNCF etc et avec le fric dégagé entreprendre de reconvertir les fonctionnaires dans le privé. 8) Engager un plan de réduction des effectifs du personnel politique : 200 députés et 100 sénateurs suffisent ( ils embaucheront des ex fonctionnaires pour étoffer leurs cabinets comme aux US) ne garder que 15 régions et 10 000 communes et rien entre ni autour. La question porte sur le COMMENT c’est à dire la transition, les modalités sont discutables mais la finalité est impérative : il faut créer plus de richesses. Jusqu’ici l’état a surtout créé des pénuries (qu’on les envoie au Sahara, ça les occupera). Je crains que l’on soit obligé d’en passer par un coup d’état ou une révolution sanglants mais pas sans glands.

    Répondre
    • FRANZ

      20 février 2023

      Désolé Explorer 76, mais vous connaissez très mal le secteur dit privé. Il y règne le profit à tout prix et non le service de tous les membres de cette belle communauté qui se nomme la FRANCE. Réveillez vous!!!!!!!!

    • Luc

      22 février 2023

      Je crois qu’il faut etre pragmatique et la situation actuelle d’EDF demontre les limites de ce boulgi-boulga privé-public (arenh)
      La strategie du hire a fire a l’americaine connait aussi ses limites (financiere court termiste). on vire des milliers d’employés (parfois irremplacables) pour ameliorer les resulutats Tout ceci fonctionne tant qu’il y a disponibilité de profils experimentés et specialisés sur le marché.
      certains sites de reservations ne fonctionnent plus car ils ont viré tous leurs informaticien lors de la pandemie s. EDF doit faire venir des soudeurs specialisés a prix d’or

      Par ailleurs les autoroutes francaises sont privatisées mais en situation de monopole pour un service essentiel (se deplacer par les natioanles comporte des limites). un monopole privé (surtout pour service indispensable) n’a jamais ete meilleur qu’un monopole public.

      les grandes entreprises visent une situation de monopole ou au moins d’oligopole (cartel) et la rente. Certaines grande entreprises ne fonctionnent pas mieux en interne que des administrations, ce qui assure leur succés c’est pas l’innovation mais leur puissance industrielle et financiere

  • RIOU Jean-Christophe

    20 février 2023

    Bonjour Monsieur Gave
    Comme je n’ai pas un esprit normalement constitué, je vous dirai qu’on peut être discipliné et libre ;songez à certains militaires comme votre admirable père
    Voyez aussi les stoïciens dans l’empire

    Répondre
  • IOANNIDIS

    20 février 2023

    Entièrement d’accord à une réserve près quant à l’exercice de la démocratie directe par exemple le règlement des conflits, au vote de l’impôt etc; les français sont depuis des décennies voire des siècles endoctrinés à l’état bienveillant et au socialisme permanent, je doute par conséquent que ces préconisations de bon sens soient perceptibles, immédiatement, par des cerveaux sous dépendence

    Répondre
  • Ferré

    20 février 2023

    Merci pour cette approche intéressante.
    Je pense que si « la capacité à obéir et celles fondées sur la capacité à penser librement » est une distiction intyéressante, il faut cependant en nuancer les conclusions sur l’application sociale.
    Chacun de nous n’est il pas habité par un dosage complexe et évolutif de tendance à obéir et de tendance à penser librement?
    Plutot que de scionder la société en deux, ne serait-il pas intéressant de chercher comment faire progresser la tendance à penser librement de chacun d’entre nous?

    Répondre
  • Louis Jean SYLVOS

    20 février 2023

    Effectivement, aucun parti politique de droite ou de gauche ne répond à vos critères, seul, le parti Reconquête peut y prétendre.

    Répondre
  • Philippe SUTTER

    20 février 2023

    Excellent ,comme très souvent !
    Je recommande ce site.

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  • Luc

    20 février 2023

    Tres bon article mais dans les grandes entreprises (francaises ou autres en europe en tout cas) ca fonctionne ainsi aussi, le role de la politique y est preponderant, ca fonctionne a l’obeissance et pas au merite.
    Le secteur bancaire ou le conservatisme est de rigueur fonctionne particulierement ainsi, comme le dit l’intervenant robert

    Bref ca fonctionne comme dans le service public (et le gouvernement francais n’a pas peur de renflouer des grandes entreprises dans certains secteurs, banques , siderurgie etc) . Dans les PMEs, c’est bien sur different …

    Concernant la justice administrative en France, il y a trop de temoignages qui demontrent que se retrouver face a une administration c’ets perdre a coup sur. De l’etat de droit au droit de l’etat.

    Par ailleurs globalement les pays occidentaux ont evlué d’hierarchies basées sur la competence a des hierarchies basées sur le pouvoir et donc l’obeissance. Divers faits sociologiques expliquent a mon avis cette evolution (feminisation voulue de la société et valeurs feminines, volonté de detruire les PMEs au profit des grandes entreprises en situation oligoplistique, viellissment de la population et une population agée est averse au risque et prefere une rente sure et une monnaie sure comme l’euro)

    Répondre
    • Michel

      20 février 2023

      Le pouvoir et l’obéissance, les deux outils des groupes secrets, des sectes fermées. Déjà au 19e siècle nos aieuls ont écrits des livres remarquables à ce sujet mais les masses se laissent entraîner par l’efficacité des méthodes des vrais décideurs.

    • Andy Vaujambon

      20 février 2023

      La justice administrative a été précisément inventée pour protéger les hommes de l’état. Et dans tout contentieux avec l’état, les appels et recours aux juridictions supérieures (qui se sont multipiées avec l’UE) sont gratuites pour lui, puisqu’il paye un service juridique à l’année…

    • Michel

      20 février 2023

      Une des conséquences de cette situation serait-ce un effondrement de l’intérieur qui amène les dirigeants à envisager la 3e guerre mondiale et même à l’avoir déjà programmée, scénario dans lequel l’Europe est perdante ?

  • Student of Liberty

    20 février 2023

    « L’interdiction des déficits budgétaires et donc de la dette étatique sauf en temps de guerre. »

    Voilà une condition qui risque de déclencher des guerres les unes après les autres. Je comprends l’idée mais si vous regardez les US depuis 1945, on imagine bien que la mesure est moins efficace que vous ne l’espérez.

    Répondre
    • Charles Heyd

      20 février 2023

      Vous inversez les causes et les conséquences; les USA étaient peut-être en déficit pendant les guerres mais ont parfois, souvent jusqu’ici, profité des guerres et la dernière en date, celle d’Ukraine, ne devrait pas déroger à la règle car le surplus des recettes que les USA tirent de la vente du gaz qu’ils vendent aux européens compensent pour l’instant les « aides » qu’ils fournissent aux Ukrainiens; la situation deviendrait scabreuse si l’Ukraine s’écroule et ne pourra même pas rembourser ses dettes, ce qui est, à l’heure actuelle, plus que probable. Donc, avant de déclencher une guerre il vaut mieux être sûr de l’enjeu et en ce moment l’oncle SAM n’a pas, ou plus, toute sa tête!

    • Michel

      21 février 2023

      L’oncle Sam a toute sa tête. N’oublions pas le principe des guerres modernes : tous pays en guerre peut suspendre le payement de sa dette. On en revient toujours à la planche à billet malgré les ordinateurs.

  • Robert

    20 février 2023

    M. Gave, je me dois de nuancer quelque peu vos propos concernant la comparaison Suisse-France.
    Concernant le secteur public, le poids de l’ état est effectivement moindre, l’ organisation de la confédération en cantons favorisant une certaine forme d’ autonomie qu’il faut cependant nuancer.
    En ce qui concerne le secteur privé, bien hiérarchisé, il n ‘est pas forcément bon d’ être un esprit « trop libre », et les moutons noirs sont facilement mis de côté dans les structures professionnelles.
    Par exemple, dans le secteur bancaire, le licenciement d’un cadre peut se faire en une heure, sans forcément un chèque à la clé, et avec une perspective de recours aléatoire.
    Mais il est certain qu’en Suisse, la notion de travail a encore une valeur, et que les Suisses, contrairement aux Français, n’ ont aucun problème avec la réalité.

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    • Garmy

      20 février 2023

      Tout est dit, sur le coup, je ne savais qui avait écrit cette réflexion, ma surprise de voir Charles Gave à la fin. Normal un esprit éclairé ce qui manque beaucoup en ce moment.

    • Andy Vaujambon

      20 février 2023

      Un ami suisse m’a un jour expliqué que sur 100 % d’impôt qu’il paye, de mémoire, 60 % vont à sa municipalité, 30 % à son canton et 10 à Berne. C’est très différent de la France jacobine, où les gens auxquels on paye le plus ne sont jamais « à portée de baffes »…

    • Robert

      21 février 2023

      Vaujambon: la répartition est plutôt de 30 % pour la commune, 40 % pour le canton et 30 % pour la confédération.

  • XRenaux

    20 février 2023

    Brillant développement de cette remarque judicieuse du Pr Didier RAOULT.
    Cela me fait penser à un esprit libre contré par les obéissant; Jean Pierre PETIT qui d’ailleurs retrouve quelque popularité ces derniers temps, mais à presque 86 ans, bien trop de temps a été perdu pour la recherche fondamentale française, hélas !

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