idlibertes

7:38:28 2018.12.20
Bruxelles contre Pologne : l’Etat de droit à géométrie variable
7:50:43 2016.01.09
“L’Etat est mort, vive l’état” par Yves de Kerdrel
7:07:22 2015.09.22
Les délices de Capoue et la morale moderne pour reprendre l'exercice de la maison) devait se réveiller  aujourd'hui, elle serait sans nul doute abasourdie par la brutalité non réfléchie de notre morale contemporaine. Un véritable jugement moral réfléchi, pesé,façonné, établit un rapport entre une situation et des références. Il compare, pèse, doute.Le jugement moral réactif quant à lui, est tout ce qui reste  en défaillance des échelles et des modèles. Il récuse le mal instinctivement, comme par éblouissement. Pourquoi est-ce important de définir ces deux approches d'une même morale, pourrait- on se demander, si après tout, les deux veulent le "bien"? Tout simplement parce que nous ne pouvons prétendre transmettre de valeurs humaine dans une société ou seul le jugement réactif tient lieu de norme. Le jugement réactif engendre en conséquence une morale au coup par coup, une morale par saccade, dépourvue de structures, lacunaire et contradictoire. Or un jugement fondé uniquement sur la complaisance ou l’indignation ne saurait apporter à une société une morale repérable ou même transmissible. Dominée par l’émotion, cette époque déborde de mièvrerie et cette mièvrerie déborde elle même de tous nos réseaux sociaux. Pas un facebook sans photos atroces, pas un twitter sans phrases de politiques à l'aulne d'un "plus jamais ça"; et la classe jacassière de jacasser mièvrement de concert. Or,refuser cette mièvrerie est votre seul salut si vous tenez à votre âme car l’homme de la stricte émotion demeure incapable de ferveur : il ne saurait s’engager tout entier dans l’acte moral, après que le bien et le mal lui ait été révélé. Ne comptez pas sur l’homme d’émotion pour prendre les armes et partir défendre un pays en guerre. Son émotion ne  peut lui apporter la structure qui, elle, permet l’action. L'indignation est une posture qui gèle l'action. Si vous choisissez le "prêt à penser", alors ,vous qui êtes entré en émotion, avez abandonné tout espoir.   L’attitude des occidentaux devant la guerre en Syrie est à cet égard assez révélatrice. Les média décrivent à longueur de papiers ce que nous considérons comme le mal absolu ; les migrations forcées de cohortes de populations. Pourtant les moyens d’interventions que nous avons déployés en solution demeurent ridicules comparés au ton des discours accusateurs et à l’ampleur des dénonciations.On dirait bien que nous sommes exclusivement capables de sermonner les autres, tous les autres, et très peu d’agir par nous-mêmes.   Dans cette hiérarchie des normes au sein de cette société d’émotion, il existe aussi un certain nombre d’opinions politiques, morales ou autres dont nul ne doit s’écarter à moins d’être marginalisé. Il est par exemple convenable de réclamer l’égale représentation des deux sexes dans tous les espaces du pouvoir ou d’affirmer que la délinquance provient de la pauvreté issue de l’injustice sociale. L’homme contemporain doit aussi haïr tout ordre moral ; il doit identifier l’Eglise à son inquisition mais ne jamais identifier le communisme à ses goulags. Il doit suspecter le profit et les puissances de l’argent. Il doit se méfier des vertueux qui cachent toujours quelques vices hypocrites et surtout il doit aussi légitimer tous les comportements et toutes les manières de vivre car plus que tout, il est interdit de juger. Il existe une forte tendance actuelle à l’idéologie du relativisme. La pensée convenable tend donc à niveler les jugements sur les comportements à faire disparaître la notion de déviance et l’idée de vertu. On se souvient qu’Hannibal vit sa bonne étoile l’abandonner le jour où, après une série de victoires, ses soldats s’endormirent dans les délices de Capoue. Nous  sommes ces soldats. Nous avons oublié que toute conquête demeure précaire et incertaine. La victoire contre le mal n’est jamais définitive. La barbarie demeure toujours là, tapie et nous ne pouvons l’extirper, seulement la réduire. Il nous faut réapprendre que tout est toujours à recommencer. Ainsi le bonheur d’une société, comme d’ailleurs d’un individu demeure t’il une grâce méritée et précaire et non pas le résultat assuré d’une réorganisation sociale comme le voudrait les idéologues du progrès. Et surtout rappelons-nous que si nous sommes encore victimes du syndrome de Capoue, c’est que nous pensons faussement que nos organisations porteraient, en elles, le bien.
4:01:34 2015.03.11
11:02:32 2015.01.21
Charles Gave sur BFM Business 20/01/2015

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Interventions de Charles Gave

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"La politique monétaire a été capturée par une ploutocratie"

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"Nous sommes dans un système monétaire débile"

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Intégralité de l'émission

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7:00:24 2014.09.04
Une société sans état: la nouvelle alliance Graham Maddox (Ie Religion and the rise of democracy) l’idée même de démocratie est le fruit lointain de la tradition biblique de défiance à l’égard de l’état. La sécurisation de l’Etat, c’est à dire sa réduction au minimum est l’ouvre de pays calvinistes (Pays-bas, GB, USA) dont les penseurs étaient nourris plus que tout autre de tradition biblique. Inversement, c’est sous influence d’idéologies athées ou néo-païennes que le marxisme et le nazisme ont pu faire naitre des Etas totalitaires. C’est la tradition Judéo Chrétienne qui a détourné l’Occident de la tentation de prendre L’Etat pour un absolu.       D'aprés une synthése de Philippe Nemo " Histoire des Idées politiques dans l'Antiquité et au Moyen -Age"