Ukraine : marché de dupes

Et à la fin, c’est le business qui gagne. États-Unis et Ukraine ont ainsi conclu un accord pour l’exploitation et la mise en valeur des terres rares, condition pour le soutien de Washington et la souveraineté de Kiev. La guerre oui, mais le business n’est jamais loin.

 

Réserves ukrainiennes

 

L’Ukraine dispose de nombreuses ressources minérales : graphite, lithium, titanium, présentes tant à l’ouest qu’à l’est du pays. D’après l’Institut des matières premières critiques de l’UE, l’Ukraine détient environ 7 % des réserves mondiales de graphite, qui sert notamment pour la fabrication des batteries. Le lithium est présent notamment à Donetsk et Dnipropetrovsk. Selon Reuters, l’Ukraine dispose également de plus de 20 % des réserves européennes de titane, crucial dans l’aérospatiale et l’industrie militaire, et de zirconium utilisé dans les réacteurs nucléaires. À quoi s’ajoutent des terres rares, indispensables pour les semi-conducteurs et le matériel militaire.

 

On en revient aux éléments de base : la matière, les minéraux, les composants, indispensables pour le fonctionnement de l’économie et le développement des pays. La guerre d’Ukraine révèle quelques réalités intangibles : la permanence de la géographie, la nécessité de l’énergie, le besoin de matériaux. Sans cela, il n’y a ni économie ni puissance.

L’Ukraine est non seulement une voie de passage, notamment des routes énergétiques, mais c’est aussi une terre riche, en surfaces arables et en ressources du sous-sol. Avant-guerre, les entreprises chinoises rachetaient des milliers d’hectares de champ afin de contrôler le blé indispensable à leur alimentation. Alors que la guerre se termine, les États-Unis cherchent à sécuriser ces matériaux à leur profit, mais surtout à éviter qu’ils ne tombent entre les mains des Chinois. L’affrontement en Ukraine est davantage une guerre Chine / États-Unis qu’une guerre États-Unis / Russie.

 

Affaire conclue 

 

Emmanuel Macron et la diplomatie française n’auront donc que leurs yeux pour pleurer et pour constater qu’ils ont été exclus des négociations, qui se sont déroulées directement entre Kiev et Washington. Zelensky a parfaitement joué son jeu. Pour un homme qui n’a pas été préparé au pouvoir politique, qui n’avait aucune formation de chef d’État, force est de reconnaître qu’il a très bien joué sa partie depuis 2022.

L’accord sur les minerais doit donc être signé vendredi, lors d’une visite de Zelensky à Washington. Si tous les éléments ne sont pas officiels, quelques grandes pistes ont fuité : entente commune entre les États-Unis et l’Ukraine pour exploiter les minerais, création de trusts où les États-Unis apporteraient une partie des financements et où l’Ukraine recevrait une partie des bénéfices. Beaucoup de promesses, les gains générés par les minerais devant permettre de financer une partie de la reconstruction. Mais dans les faits, l’eldorado promis n’est pas aussi évident.

 

Pauvreté de la richesse

 

Aucun pays ne tire sa richesse des matières premières. Celles-ci peuvent être un plus, mais elles sont souvent un moins, générant corruption et argent facile, donc sous-développement. Le fameux dutch disease. Les matières premières ne servent que si elles sont mises en valeur et mises au service de l’innovation et de la technologie. La fortune des États-Unis repose davantage sur Apple, Boeing, Walmart que sur les gisements de gaz de schistes, même s’il faut de l’énergie et des matériaux pour créer et développer les grandes entreprises. Le risque pour l’Ukraine est donc de devenir une grande mine qui vend ses minerais, ce qui génère certes des royalties, mais peu d’emploi et peu de richesse.

 

L’autre élément est que ces richesses ne sont probablement pas aussi riches que disent les annonces. Les « terres rares » ne sont pas aussi rares que l’indique leur nom. Il y a beaucoup plus de marketing et de publicité derrière cette dénomination que d’intérêt stratégique.

D’autant que les coûts d’exploitation sont très lourds. Et c’est là que le bât blesse, notamment pour l’Ukraine. Il faut non seulement créer les mines et les systèmes d’exploitation, mais aussi les réseaux pour exporter les matières extraites. En Ukraine, tout est à remettre sur pied : aéroport, routes, voies ferrées, ports. Cela nécessite du temps et de l’argent. La valeur totale de production de terres rares dans le monde s’élève à 15 milliards de dollars annuels. C’est beaucoup, mais c’est peu comparé au pétrole. 15 Mds, c’est deux jours de production mondiale de pétrole.

 

En Ukraine, si les réserves sont réelles, les études géologiques estiment que les concentrations sont faibles et les coûts d’exploitation très élevés. Autrement dit, ce n’est pas la manne annoncée. Sans compter qu’une partie des minerais se trouvent en territoire contrôlé par les Russes. Donc hors de portée de l’accord. Avant la guerre, l’Ukraine était déjà un pays important pour la production de charbon et de minerai de fer, mais les mines étaient vieillissantes et nécessitaient des investissements massifs pour être modernisées. Trois ans de guerre n’ont pas arrangé la situation.

Autrement dit, au-delà de l’accord, c’est une réalité assez faible sur laquelle Trump met la main. L’accord permet surtout d’arrimer l’Ukraine aux États-Unis et d’éviter que le pays ne se tourne vers la Chine. C’est aussi une façon de préempter l’avenir, si jamais la valeur de ces minerais venait à croître fortement. Mais au-delà de la signature, il reste encore beaucoup à faire pour valoriser ces ressources.

 

 

 

 

Les poissons pourrissent par la tête.

Il y a 18 mois, j’ai publié un essai chez Pierre de Taillac, éditeur sous le titre « La vérité vous rendra libre » et ma thèse était la suivante.

  • Pendant 70 ans, nous nous étions battus contre « l’Empire du Mal », le communisme et nous l’avions vaincu.
  • Chacun crût, après la chute du mur de Berlin, que nous allions redevenir libres, et donc heureux.
  • Hélas, à la place de l’Empire du Mal s’était installé un autre Empire, néfaste lui aussi, celui du Mensonge et cette fois ci les malfaiteurs étaient nos dirigeants.

Et, dans cet essai, je montrais dans une première partie QUI dans nos pays avait pris le pouvoir après la chute du mur de Berlin et j’arrivais à la conclusion que c’était ceux qui avaient mené la lutte contre l’Empire du Mal et avaient décidé de maintenir des opérations de manipulations des populations, chez nous cette fois ci, parce qu’ils entendaient rester au sommet et continuer à nous donner des ordres.

Dans une seconde partie, j’expliquais COMMENT ces nuisibles avaient utilisé leur pouvoir partout pour se constituer en Empire du Mensonge, en créant de toutes pièces des dangers qui n’existaient pas et en contrôlant les informations que nous recevions.

Et enfin, dans une troisième partie, j’annonçais L’EFFONDREMENT tout proche de cet empire du mensonge.

Mon ouvrage s’est vendu à plus de 30000 exemplaires, ce qui parait-il, est bien pour un essai, et continue de se vendre.

Et le plus satisfaisant depuis la parution de mon livre est que l’effondrement de l’Empire du Mensonge, que j’annonçait comme imminent en Septembre 2023, est en train de se produire aux Etats-Unis comme chacun peut le constater s’il suit la politique américaine.

Et comme la tête de l’hydre mensongère et criminelle a toujours été à Washington et que cette tête est en train d’être coupée, il est à peu près certain que les tentacules du monstre qui nous étouffait à Paris, Londres ou Bruxelles ne vont plus recevoir de transfusions de sang vert (les dollars) et vont en mourir, nous laissant enfin libres.

Bref, je devrais être satisfait, mais je dois dire que dans cet écroulement du colosse au pieds d’argile qui est en train de se produire quelque chose apparaît qui me laisse pantois et c’est la raison qui a amené ces gens à se constituer en Empire du Mensonge, en termes simples, le POURQUOI de leurs actions.

Et je n’avais pas traité ce sujet dans mon ouvrage parce que je n’avais aucune information spéciale sur ce sujet.

Dans le fond, je suis un grand naïf.

Je croyais que ceux que j’avais identifiés assez rapidement comme des ennemis, et pas comme des adversaires politiques normaux, commettaient leurs crimes parce qu’ils avaient un vrai projet abominable en commun.

Je me voyais dans le rôle de Sherlock Holmes luttant contre le Professeur Moriarty, le génie du Mal.

Rien du tout !

Le « POURQUOI » derrière leurs actions semble être tout simplement le désir de s’enrichir, personnellement, ce qui est ahurissant.

En fait, je luttais contre des Bouvard et Pécuchet dont le seul but était de prendre le pouvoir pour « s’enrichir » sans risque (pensaient ils), simplement en volant l’argent des pauvres dont ils transféraient une faible partie aux médias pour s’assurer du silence des journalistes.

C’est en tout cas ce que révèlent les dossiers qui s’ouvrent en ce moment.

Apparemment, le but de tous ces braves gens était de s’enrichir comme n’importe quel dictateur Sud-Américain des années cinquante.

C’est tout simplement stupéfiant, le pompon étant sans doute les $ 80 millions de dollars envoyés à Chelsea Clinton pour servir des repas chauds aux pauvres.

Tout y est.

La corruption des élites

La servilité des médias qui savaient et se taisaient.

La capture par ces « élites » des administrations et de la Justice

L’excuse humanitaire.

Le vol dans le tronc de l’Église destiné aux pauvres.

En fait, cela montre quelque chose de tout simple : dans les trente dernières années nous avons assisté à un véritable effondrement MORAL des élites dirigeantes dans les domaines politiques, judiciaires et administratifs.

Et cet effondrement a touché tous les partis, de droite comme de gauche, le but étant de constituer une fausse alternance politique entre gens qui tous étaient corrompus et qui tous étaient d’accord pour empêcher un non corrompu d’arriver au pouvoir, comme on l’a bien vu avec monsieur Trump.

Et il apparaît de plus en plus clairement que cette corruption a pu se développer dans nos pays grâce aux grandes ONG ou aux grands cabinets de conseil qui bénéficiaient partout de versements étatiques ou publics tout en n’étant jamais l’objet de quelque contrôle que ce soit.

Le mécanisme est toujours le même.

Demande d’une étude à une société de consultants par le ministère de la défense.

ou

Création d’une société de bienfaisance visant à sauver les ours blancs en Antarctique (il n’y en a pas).

Vote d’une subvention par des Etats ou des collectivités et/ ou paiement des frais d’étude par le budget de l’Etat, de la ville…

Des montants substantiels arrivent en Antarctique ou dans les comptes de la société de consultants, d’où ils repartent très vite, et après quelques détours, l’argent réapparaît dans les comptes personnels de ceux qui ont créé la fondation ou qui travaillent au ministère.

Tant que les crapules sont au pouvoir, rien ne se passe.

Mais si un honnête homme devient le chef du FBI, alors tout va devenir très dangereux pour le monde des crapules.

En effet, à notre époque, TOUTES les transactions bancaires laissent des traces ineffaçables à chaque transaction et TOUTES ces transactions se retrouvent dans deux ordinateurs centraux, l’un  à Bruxelles, l’autre sur la côte Ouest des USA.

Et donc, cela va être très facile pour monsieur Patel, le nouveau chef du FBI, de remonter TOUTES les opérations douteuses qui auraient pu arriver dans les comptes de la fille des Clinton ou du fils de monsieur Biden.

Dans le bon vieux temps, par exemple, quand la Suisse était la Suisse, si un homme politique français touchait les produits de sa corruption en Suisse, le corrupteur envoyait d’abord l’argent à une banque rue du Rhône, cet argent était  retiré en cash par le corrupteur quand il passait à  Genève, qui le donnait au corrompu qui déposait le cash a sa banque  à lui de l’autre côté de la rue.

La rupture par le cash interdisait de relier les deux transactions.

Tout cela est fini, puisque le cash est banni un peu partout.

Et donc, les autorités qui contrôlent les réseaux de paiement (SWIFT) savent, ou peuvent savoir à tout moment, d’où vient l’argent et où il est allé.

Imaginons que les équipes de Trump aient VRAIMENT envie de faire disparaître l’Etat profond américain et toutes ses filiales dans le monde.

Rien de plus facile, le FBI et le ministère de la Justice aux USA ont déjà tous les éléments dans leurs mains pour faire sauter l’Etat profond européen, et c’est ce qu’a dit monsieur Vance récemment à Munich : plus aucun de ceux qui étaient dans la salle n’était intouchable, et les réalités des paiements allaient apparaitre dans chaque pays sur qui avait été corrompu par les Etats profonds américain, européen, français, italiens, espagnols, et qui n’avait rien reçu …

L’état profond américain garantissait le secret aux corrompus européens.

C’est fini.

Je ris encore de la tête que tirait toutes ces éminences.

Nous allons savoir par exemple quel journal français a touché des subventions de la CIA, quel homme politique a touché quoi, et où, lors de la vente des bijoux de famille de notre pays à des puissances étrangères, quelle a été la commission versée par une société pharmaceutique à tel ou tel grand personnage européen qui aurait signé des contrats avec elle.

Peut-être laissera-t-on à quelques-uns d’entre eux particulièrement méritants la possibilité de prendre une retraite anticipée pour mieux s’occuper de leurs familles, mais c’est loin d’être sûr.

Certains auront des accidents.

Il est à craindre que nombre d’entre eux passent le temps qui leur reste à vivre dans des endroits particulièrement sûrs et où le soleil pénètre peu à peu, à l ’ombre donc.

Vous m’en voyez attristé.

 

 

Ukraine : un nouveau monde en vue

Ukraine : un nouveau monde en vue

 

Les négociations entre les États-Unis et la Russie ont débuté à Riyad et devraient aboutir à une solution de paix. Mais ni l’Ukraine ni les Européens ne sont conviés, preuve de leur déclassement.

 

Donald Trump avait prévu de régler rapidement la question ukrainienne afin de pouvoir se consacrer sur ce qui est pour lui essentiel : la Chine (pour la puissance économique) et le Mexique (pour les routes des migrants et de la drogue). Les négociations ont donc débuté avec une Russie qui certes contrôle toujours près de 20% du territoire ukrainien, mais dont l’économie commence à faiblir de trois ans de keynésianisme de guerre. Vladimir Poutine a redit qu’il ne voyait pas d’inconvénient à ce que l’Ukraine rejoigne l’UE. Il l’avait déjà dit en 2022, mais c’est toutefois une évolution notable, puisque la question de l’entrée dans l’UE avait été l’un des points de fixation de la diplomatie russe au cours des années 2010. Les États-Unis n’ayant aucun souhait que l’Ukraine intègre l’OTAN, il reviendra aux Européens à gérer le dossier de Kiev. Une entrée qui devrait prendre beaucoup de temps si les exigences économiques et juridiques sont respectées. Si l’Ukraine bénéficie de passe-droits, cela provoquera l’ire de nombreux pays, notamment dans les Balkans, qui attendent depuis de longues années leur adhésion.

 

Balancement de la puissance

 

Les États-Unis ont repris aux Anglais la notion d’équilibre de la puissance. Cette pratique diplomatique a été mise en œuvre par Londres tout au long du XIXe siècle, de la période napoléonienne jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Cet équilibre consiste à maintenir sa croissance pour rester numéro 1 tout en s’alliant systématiquement avec le numéro 3 afin de contrebalancer la puissance du numéro 2. Et ainsi éviter qu’il ne prenne la première place. Quand, par ce jeu, le troisième devient deuxième, alors les alliances évoluent. Dans cette pratique, ce ne sont pas des pays qui sont soutenus, mais des positions. Le 1 s’allie avec le 3 contre le 2. Et peu importe qui est le 3 et le 2. Du temps de la puissance européenne, le 2 et le 3 ont alterné entre la France et l’empire allemand. Aujourd’hui, c’est la Chine et la Russie.

 

Du temps de l’URSS, Henry Kissinger avait ainsi convaincu Richard Nixon de se rapprocher de la Chine pour contrer l’hégémonie soviétique. Il fallait surtout éviter la formation d’un grand bloc d’alliance qui contrôle l’Eurasie. C’est la fameuse thèse d’Halford Mac Kinder : qui tient la Terre du Milieu tient le monde. Donc, il faut briser l’alliance des puissances continentales afin d’éviter qu’elles ne contrôlent cette terre centrale. L’idéologie ne joue qu’en second plan. Peu importe que la Chine soit maoïste, l’ennemi était alors l’URSS. Cette politique a permis d’isoler Moscou.

 

Au cours des années 1990, un nouvel adversaire se dresse : le Japon. Sa puissance industrielle, portuaire, technologique en fait un numéro 2 dangereux pour les États-Unis. Soutenir la Chine, notamment pour son entrée dans l’OMC, permet alors de contrer la puissance économique japonaise, tout en s’assurant d’une alliance avec « l’usine du monde ». Au même moment, les relations avec la Russie de Poutine sont au beau fixe, ce dernier autorisant même les troupes de l’OTAN à installer des bases provisoires en Asie centrale afin de mener les opérations militaires en Afghanistan.

 

Puis, quand la Russie redevient une puissance économique, fondée sur la rente des hydrocarbures, un nouveau danger peut se profiler. D’où l’attrait de certains démocrates pour l’Ukraine au cours des années 2000-2010.

Mais c’est ici surtout la faiblesse des Européens qui attisent le ventre mou ukrainien, plus qu’un plan géopolitique des Américains qui n’ont jamais été véritablement intéressés par l’Ukraine. Pour beaucoup d’analystes, dans le sillage de Samuel Huntington, le véritable danger réside dans le Mexique, et donc la frontière sud, car c’est par lui qu’arrivent les migrants et la drogue. Les États-Unis laissent alors les Européens gérer leur arrière-cour ukrainienne et s’occuper de la paix sur leur continent, ce qu’ils se sont avérés incapables de faire, comme ils avaient été incapables de gérer la crise yougoslave.

 

Aujourd’hui, si Donald Trump se rapproche de la Russie c’est parce qu’il voit en Moscou un numéro 3 à utiliser contre le numéro 2. La Russie sort de cette guerre plus vassalisée que jamais à la Chine. Son économie est dépendante de Pékin, notamment pour l’exportation des hydrocarbures. Dans les rues de Moscou circulent des voitures chinoises et les industriels chinois ont remplacé les Européens. Il y a donc risque d’une nouvelle alliance de la Terre du Milieu, avec une Russie qui serve de matières premières à la Chine. Donald Trump fait donc du Nixon renversé. Cette fois-ci, il se rapproche de Moscou pour couper la route avec Pékin. Et il le fait en Arabie saoudite, fidèle alliée de Washington, mais qui conserve des liens avec Moscou.

 

Par-dessus l’Europe

 

Le risque pour Zelensky est que le sort de son pays se négocie sans lui. Les Européens ont eu beau se retrouver à Paris, ils sont surtout démontrés qu’ils n’ont aucune prise sur les événements, qui leur seront dictés par les deux protagonistes. Quant au Royaume-Uni, opposant historique aux Russes et soutien sans faille de l’Ukraine, il est lui aussi absent. C’est qu’en Europe, il n’y a plus grand monde. Olaf Scholz devrait connaître une grande défaite à la fin de la semaine. Emmanuel Macron est hors-jeu, Keir Starmer est insignifiant. Il n’y a que Giorgia Meloni qui arrive à peser un peu sur la scène européenne, auréolée des bons résultats de l’Italie. Mais son pays est sur un alignement complet des États-Unis, ce qui limite les marges de manœuvre internationales. Le train de l’histoire avance et beaucoup le regardent passer.

Du KO infligé par monsieur Vance aux hommes des bateaux européens .

Monsieur Vance, représentant éminent des hommes des arbres américains vient de déclarer tranquillement qu’il n’était plus dans les intentions de son pays de protéger militairement l’Europe.

Et il fait cela à l’occasion d’un discours qu’il a prononcé à Munich lors d’une conférence internationale sur la sécurité européenne.

Et ce discours annonce tout simplement la fin du projet mondialiste porté par les hommes des bateaux américains pour maintenir le contrôle des USA sur le monde entier.

Depuis Soljenitsyne et son discours sur le courage à Harvard, je n’avais plus entendu un discours aussi fort, et il est facile d’en trouver des traductions sur le Net.

Mais avant de vous parler du discours, il faut que je vous parle de JD Vance, le nouveau Vice-Président américain, un personnage vraiment hors du commun.

Il est né il y a 40 ans dans une famille très pauvre des Appalaches, région particulièrement déshéritée des Etats-Unis, sa mère étant une droguée notoire.  Il s’engage dans les ‘’ marines », les troupes d’élites américaines, et va faire ensuite ses études à l’Ohio State University.

De là, il entre à l’école de Droit de Yale, sans doute la meilleure des Etats-Unis, où il rencontre une charmante jeune indienne (des Indes) qui deviendra son épouse et avec qui il a trois enfants.

Il publie en 2019 un livre sur son enfance dans cette zone déshéritée des Appalaches : « Hillbilly Elégies », les Hillbillies étant dans le folklore américain un peu l’équivalent de nos crétins des Alpes.

Ce livre se vend à plus d’un million d’exemplaires et Netflix en tire une série qui a un gros succès commercial.

Après un passage dans la banque d’affaires chez Peter Thiel (milliardaire américain qui a créé PayPal et soutenu Trump), il est élu comme Sénateur de l’Ohio et choisi quelques temps après par Donald Trump pour être son Vice-Président.

Difficile d’imaginer un parcours plus extraordinaire…Un Jean Lassalle qui aurait fait Normale Sup et fait un tour dans la Silicon Valley.

Venons-en à son discours qui n’a duré que 18 minutes mais qui annonce un changement extraordinaire de la diplomatie américaine.

Voici ce que j’ ai compris.

Il annonce tranquillement que les Etats-Unis veulent se dégager de l’Europe et de l’Otan.

Pourquoi ?

  • Parce que les USA ne veulent plus assumer seuls la charge financière de défendre l’Europe et que les pays européens ne veulent pas, ou plus exactement ne peuvent pas, augmenter leurs budgets de la défense.
  • Parce que les structures européennes sont de moins en moins démocratiques, empêchant un peu partout la liberté de parole et de débat, en particulier sur des sujets comme l’avortement (le vice-président s’est converti au Catholicisme en 2019…)
  • Parce que les institutions européennes sont de plus en plus liberticides et qu’il ne peut y avoir de prospérité sans libertés
  • Parce que ces mêmes autorités européennes interviennent pour annuler des élections qui ne donnent pas les résultats escomptés (en Roumanie aujourd’hui, demain en Allemagne… Bravo monsieur Breton), ce qui est inacceptable.
  • Parce que les partis au pouvoir à Bruxelles ou dans la plupart des autres capitales en Europe pratiquent des politiques de « cordon sanitaire » soit contre l’extrême gauche, soit contre l’extrême droite (AfD, RN), ce qui est également inacceptable.
  • Parce que la principale menace pour l’Europe est constituée par une « immigration incontrôlée » que le personnel politique actuel a accepté cet état de fait alors même que les populations locales n’en voulaient pas.

Et dans une très belle envolée finale, monsieur Vance, grand orateur, nous a donc dit que les régimes en place étaient peut-être légaux, mais certainement pas légitimes.

Et donc que les USA se désintéressent de ce qui se passe en Europe tant que ces régimes ne seront pas légitimes et JD V de citer Jean Paul II pour prouver ce point.

Pour résumer, et comme il parlait en Allemagne, et qu’il va y avoir des élections outre Rhin à la fin de ce mois, il a dit aux électeurs locaux de voter pour l’AfD qui, eux, veulent la sortie de l’OTAN, de l’Euro, des institutions européennes etc.

On pourrait presque dire que monsieur Vance a apporté son soutien total à ce parti, un peu comme l’avait fait avant lui monsieur Musk.

En termes simples, monsieur Vance nous dit que le gouvernement américain qui est en train d’essayer de se débarrasser de son « Etat Profond » ne voit pas très bien pourquoi il devrait aider l’Etat Profond non – Américain à survivre.

Bref, ce que nous a dit monsieur Vance est très clair : les USA n’ont ni les moyens financiers ni la volonté de continuer à défendre des structures européennes qui deviennent de plus en plus technocratiques, de moins en moins démocratiques car de plus en plus éloignées des citoyens locaux.

Washington veut la mort de Bruxelles, pourtant fidèle soutien de l’Etat profond Américain depuis toujours. Mais pour les nouveaux élus aux USA, tous les états profonds sous leur contrôle doivent disparaître aux USA et en dehors des USA.

Messieurs Trump et Vance pensent sans doute qu’il faut se débarrasser aussi vite que possible de tous les fidèles serviteurs européens des Clinton, Bush, Biden, Obama…

    La preuve en est que la diplomatie américaine ne parle plus aux autorités européennes mais uniquement aux diplomaties nationales.

Et l’on peut penser, sans être accusé de complotiste, que messieurs Vance et Trump vont trouver sans grandes difficultés dans les archives de la CIA ou du FBI de quoi faire comprendre à madame VanderLeyen et à quelques autres que l’heure d’une retraite bien méritée est arrivée.

Inutile de mentionner que, dans la salle, à Munich, il n’y avait que des partisans des Etats profonds américains ou européen et que le discours de monsieur Vance a été accueilli avec le même enthousiasme qu’un cochon rôti sur la table pendant une Barmitsva.

Bref, et comme je m’y attendais depuis longtemps monsieur Vance nous a annoncé que l’armée américaine allait quitter l’Europe et que l’OTAN allait disparaitre.

Mais, comme le disent les Finlandais :

Dans un pays, il y a toujours une armée.

Si ce n’est pas l’armée du pays, c’est l’armée du pays d’à côté.

L’armée américaine était chez nous depuis 1945.  Elle va s’en aller, c’est certain.

La question devient : quelle armée allons-nous donc avoir en Europe ?

Deux candidats au titre de « l’armée d’à côté » apparaissent

  • La Turquie
  • La Russie

Choisissez celui que vous préférez.

On peut imaginer aussi que l’Autriche Hongrie renaisse de ses cendres pour retrouver son rôle immémorial de nous défendre contre les janissaires, la bataille décisive étant remportée devant Vienne par les armées Polonaises, tandis que les marines Grecques, Italiennes, Françaises et Espagnoles s’unissent pour arrêter les invasions par la mer, pourquoi pas à Lépante ou Salamine ?

et donc remplacer l’armée américaine par des alliances locales « ad hoc » Mais on voit mal la Suède payer pour la protection militaire de la Méditerranée

Ce qui veut dire que l’Etat profond européen créé par les hommes des bateaux européens ne survivait que grâce à la protection militaire des USA, fournie à titre gracieux par l’état profond américain.

Et Monsieur Vance vient de signifier à Bruxelles que les repas gratuit, c’est fini,

Mais, connaissant les élites européennes, je suis absolument certain qu’elles vont essayer de perpétrer un dernier coup d’État pour enfin créer un Etat européen…

Mais je suis tout à fait certain aussi que ce coup d’état échouera, puisque pour financer une défense européenne, il leur faudrait créer.

  • Un ministère des finances européen.
  • Un ministère de la défense européen  (a qui la France transférera la force de frappe?).
  • Des impôts européens à hauteur d’au moins 4 % du PIB.
  • Ce qui implique des referendums un peu partout, auxquels la plupart des peuples diront non.

Et donc, la construction européenne va imploser puisqu’il va falloir que chaque nation se défende par elle-même, au gré des alliances que chaque nation choisira (Turquie, Russie Alliance locale ?).

Nous allons retrouver bientôt toutes nos Souverainetés en commençant par la première, la Diplomatie.

Les autres souverainetés suivront, automatiquement, et nous allons redevenir libres enfin.

Mais ça va secouer, attachez vos ceintures …

Comme souvent, je termine cette petite note hebdomadaire sur une note financière.

Le discours de monsieur Vance me convainc encore un peu plus que la prime de risque sur l’Euro devrait monter (façon polie de dire que l’euro devrait baisser et sans doute disparaitre), que les contrats (obligations, titres de dettes) et l’immobilier ne valent pas tripettes dans une Europe dénuée de protection militaire, et que l’épargnant européen raisonnable devrait avoir tout son argent en dehors d’Europe ou dans des sociétés européennes qui opèrent déjà en dehors d’Europe.

 Ce que je dis depuis des années, mais qui se vérifie de plus en plus.

Le temps ou il faudra revenir en Europe se rapproche, mais nous n’y sommes pas encore.

Indice Conflits de la Défense

 

Ce qu’il y a de beau dans les marchés financiers, c’est qu’une simple courbe résume l’histoire. À la revue Conflits, nous avons voulu tester le marché de la Défense pour voir si la guerre d’Ukraine et le réarmement annoncé se traduisait par des évolutions pour les entreprises du secteur militaire. Nous avons donc créé un « indice Conflits de la Défense », qui ne se veut nullement un conseil financier d’investissement, mais qui tente de synthétiser les bouleversements en cours depuis mars 2022. La finance est mon amie mais ce n’est pas mon métier. Donc je vais ici me borner essentiellement à ce que je sais faire : l’analyse géopolitique. Je laisse l’analyse strictement financière à ceux qui s’y connaissent.

 

Création de l’indice

 

Pour créer cet indice, nous avons pris les 30 plus grandes capitalisations boursières mondiales dans le secteur de la défense. Nous avons retiré les entreprises qui ont d’autres activités que la défense et le militaire (des conglomérats, par exemple, ou des entreprises de transport qui font beaucoup de civils). Trois entreprises non cotées en bourse ont également été retirées. Restaient 19 entreprises, auxquelles nous avons ajouté les deux plus grandes entreprises indiennes et la principale entreprise turque (ces trois-là n’étant pas dans la liste des 30). Cela dresse donc une liste de 22 entreprises. Cet indice de 22 sociétés représente une capitalisation de 1 070 milliards d’euros, dont 60% est concentré sur 5 valeurs. Cédric G., de Gavekal, a mis en forme les données pour aboutir aux tableaux ci-dessous (merci à lui !). Cet « indice Conflits » a été comparé à l’indice MSCI Monde.

 

Analyses géographiques

 

Premiers éléments intéressants, cet indice révèle la géographie des industries de défense dans le monde. Sur les 22 entreprises, 7 sont aux États-Unis, sans surprise le premier pays. La France se classe 2e, avec 4 entreprises, puis le Royaume-Uni avec deux entreprises. Les entreprises du continent européen sont au nombre de 10 (Allemagne, Suède, Norvège, Italie s’ajoutent à la liste). Pas d’entreprises chinoises et russes, dont la capitalisation boursière ne figure pas parmi les 30 premières. Israël et Singapour ont une entreprise chacun. Pour Singapour, il s’agit de ST Engineering, détenue par un fonds souverain singapourien. Le siège de l’entreprise est basé dans la cité-État, mais les usines sont bien évidemment ailleurs.

C’est donc bien un pôle « Occident » qui domine les entreprises de la défense, preuve de la maîtrise technique, des savoir-faire et de la capacité à trouver des marchés à l’international. La deuxième place de la France est une très bonne nouvelle. Dassault, Safran, Thalès figurent parmi ces leaders qui contribuent à faire de la France une puissance mondiale.

 

Notons aussi que l’industrie de la Défense est un secteur économique très particulier puisque les clients sont quasi exclusivement des États. Ce n’est donc pas véritablement un marché libre. Les contraintes politiques sont fortes, le capitalisme de connivence très présent et les entreprises, mêmes privées, sont dépendantes du secteur étatique.

 

Analyses financières

 

Graphique 1

 

La rupture de mars 2022 est nette ; la guerre d’Ukraine a tout changé. Alors que l’indice Conflits suit le MSCI Monde, il s’envole avec le retour de la guerre. Plafond à 200 points tout au long de 2022, puis croissance en 2023 pour atteindre 250 et croissance forte en 2024 pour atteindre les 350. L’indice passe de 150 à 370 en 3 ans. Preuve que les États s’arment, que les carnets de commandes se remplissent, que les achats sont soutenus. Pas seulement en Europe, où la Pologne a décidé de devenir la première armée du continent, mais partout dans le monde. Pour les marchés financiers de la Défense, la guerre d’Ukraine est bien une rupture.

Est-ce purement conjoncturel ? Ou, pour le dire autrement, la paix revenue en Ukraine, est-ce que les commandes vont baisser et donc les cours de bourse chuter ? Je ne pense pas. À l’Ukraine s’ajoutent le Moyen-Orient, les attaques houthis en mer Rouge, les menaces sur le Groenland, le Panama. Le climat de guerre est mondial. Les programmes de réarmement prennent du temps et se développent sur 15 à 20 ans. Des commandes effectuées en 2024 ne pourront être livrées qu’en 2034. Il est donc tout à fait possible que nous soyons partis sur un cycle long où l’indice de Défense va continuer à croître.

 

Deux choses pourraient le limiter.

 

Le premier est la capacité de production : produire un Rafale, un char, un navire prend du temps et nécessite de nombreux moyens industriels. Les industries de défense pourront-elles tenir le rythme et répondre à la demande ? Cela nécessite également de se fournir en acier, en ingénieurs, en outils de production.

Le second est l’accès à l’énergie. L’industrie en a besoin, la plus abondante et la moins chère possible. Elle est l’une des clefs pour soutenir l’effort de guerre et pour répondre aux besoins. Or, l’énergie dont la défense a besoin est aujourd’hui concurrencée par l’IA. Les centres de données et les ordinateurs qui tournent pour développer les programmes sont gourmands. Il risque de ne pas y en avoir pour tout le monde.

 

Croissance future ?

 

Graphique 2

 

 

Cette croissance de l’indice Conflits est peut-être le signe d’une croissance future. Le graphique 2 indique le pourcentage de capitalisation boursière. Les 5 premières entreprises représentent 60% de l’indice. On y trouve notamment Airbus et Boeing, qui ne font pas que du militaire. Mais l’histoire économique nous apprend que la recherche dans le domaine militaire percole toujours dans le domaine civil, entraînant de nouveaux cycles de croissance. Le nylon, le web, pour le XXe siècle ; l’étrier, l’artillerie, c’est-à-dire la maîtrise de la fonte et du feu, pour le Moyen-Âge, sont quelques exemples d’innovations dans le domaine militaire qui ont contribué à créer de la croissance par l’innovation, c’est-à-dire en économie une croissance schumpétérienne.

 

Graphique 3

Le troisième graphique montre que les confinements ont créé une récession, dont témoigne la chute de la capitalisation boursière. Il a fallu attendre 2024 pour que la croissance rompue de 2019 soit récupérée. Sommes-nous désormais à l’aube d’une nouvelle ère de croissance ?

 

La demande pour l’industrie de défense, couplée à la croissance de la capitalisation et des cours de bourse, donc des investissements, vont stimuler la recherche et donc l’innovation, ce qui conduira à des inventions majeures qui vont bouleverser l’économie dans la décennie qui vient. En 1950, tout le monde regardait le nucléaire, et c’est le web qui a surgi, que peu de monde a vu venir. Aujourd’hui, tout le monde regarde vers l’IA, et ce sont peut-être des innovations issues de Leonardo ou de Safran qui transformeront l’économie de demain. Ce qui se joue depuis mars 2022, c’est donc la mise en place de conditions technologiques qui permettront la croissance de demain, que nul ne peut prévoir aujourd’hui.

 

À ceci près qu’il ne faut pas que les États-Unis et l’Europe se sabordent. La haine de l’avion qui se déploie de plus en plus nuit à des entreprises comme Dassault et Airbus. Les industries de la défense sont très innovantes, mais elles reposent aussi fondamentalement sur le pétrole. On n’est pas prêt de faire mouvoir des Rafales et des Leclerc avec des moteurs électriques. Les normes délirantes imposées par l’UE sont des freins futurs à la croissance et à l’innovation. Des normes qui sont absentes en Inde et que Donald Trump commence à détricoter aux États-Unis. L’Europe devra suivre, ou disparaître. L’indice Conflits de la Défense est aussi une illustration des guerres normatives et cognitives qui se jouent entre les pays d’Europe et ceux du reste du monde.

 

À suivre.

 

 

 

Zorro est arrivé… sans se presser…

Zorro est arrivé… sans se presser…

Quand les choses changent, je change d’avis. Qu’est que vous faites, monsieur ?

Keynes a un contradicteur qui lui reprochait d’avoir changé d’avis.

Je dois dire que je me suis rarement autant amusé.

Depuis des années, la classe administrative des hommes de Davos régnait sur le monde, nous expliquant le futur leur appartenait puisqu’ils avaient fait de meilleures études que nous.

Aux trois pouvoirs décrits par Montesquieu, l’exécutif, le législatif et le judiciaire, mes petits hommes gris avaient ajouté le pouvoir administratif et contrôlaient donc de l’intérieur chacun des trois pouvoirs, ce qui faisait que la séparation des pouvoirs n’existait plus et que la liberté de parole disparaissait, sans que cela ne gêne en rien les « intellectuels » Germanopratins, toujours les plus prompts à trahir leurs convictions pour plaire au pouvoir.

Comme souvent dans l’histoire, ceux qui ne créent aucune valeur (les administratifs) étaient aux commandes et comme leur but en général n’est pas de faire mais d’empêcher les créatifs de créer, les nuages gris du conformisme et de la pauvreté se répandaient sur le monde et le futur apparaissait comme désespérément bouché.

La Société d’Obéissance l’emportait sur les entreprises humaines fondées sur la Compétence.

Notre monde était foutu.

Et pourtant, je restais optimiste et voici pourquoi :

Dans « La Vérité vous rendra Libres », paru il y a 18 mois, j’expliquais que les structures bâties par tous ces nuisibles étaient extraordinairement fragiles car elles étaient certes légales, mais non légitimes et que donc elles allaient s’écrouler d’un seul coup, un peu comme l’URSS l’avait fait, et pour les mêmes raisons.

Pour cela, il fallait qu’un pouvoir exécutif légalement élu décide d’utiliser sa légitimité pour détruire le pouvoir administratif et devienne de ce fait à la fois légale et légitime.

Et pour y arriver, historiquement, il a suffi à chaque fois à un homme (une femme) courageux de couper l’accès à l’argent à nos petits hommes gris et autres oints du Seigneur, pour que leur régime s’effondre, puisqu’ils sont incapables de créer la moindre richesse et qu’ils ne vivent qu’en pillant ceux qui sont à l’origine de la création de valeur.

Ce qui revient à dire que le pouvoir nouvellement et démocratiquement élu doit fermer des pans entiers de l’administration et diminuer les impôts en même temps[1].

C’est ce que firent Thatcher en Grande-Bretagne, Chrétien au Canada, c’est ce que fait en ce moment Milei en Argentine et c’est ce que semble commencer à faire Trump et toute son équipe (Kennedy, Musk, Tulsi Gabbard, Patel, Pam Bondi…)

Et l’audit des dépenses de l’Etat aux USA, mené au pas de charge par Musk et ses équipes (6 gamins dont l’ainé a 27 ans…) semble montrer que le budget servait beaucoup à financer les dépenses des ONG alliées au parti démocrate et que donc la corruption régnait à Washington comme rarement dans l’histoire (80 millions de dollars pour la fondation de Chelsea Clinton, la fifille des Clinton…, 28 millions de dollars pour Politico ?)

On peut donc espérer qu’une grande partie de la classe politique américaine finisse ses jours en prison où elle retrouvera une bonne partie des journalistes et certains hommes d’affaires, ce qui permettra à tous ces gens de continuer à se parler entre amis.

Bref, et comme je l’espérais (voir la Vérité vous rendra libre), une révolution, une vraie est en train d’avoir lieu aux USA, et, bien entendu, la presse française « officielle », c’est-à-dire subventionnée avec l’argent de nos impôts puisqu’elle n’a pas de lecteurs, ne nous informe en rien sur la réalité des phénomènes qui se passent aux USA.

Tout cela est bel et bon, mais mon boulot n’est pas de combler ce déficit d’information mais de réfléchir aux conséquences financières que ces bouleversements vont amener.

Et ces conséquences pourraient être immenses.

Commençons par les taux d’intérêts aux USA et en particulier les taux longs (10 ans et plus).

Depuis au moins 2018, j’explique qu’acheter des obligations aux USA serait une folie compte tenu des déficits budgétaires monstrueux existants dans ce pays.

Mais, si monsieur Musk réussit à faire baisser significativement les dépenses étatiques, et il parait bien parti pour ça, alors peut être les obligations émises par le gouvernement américain deviendraient « investissables » à nouveau.

Pour l’épargne européenne qui doit s’investir en obligations, ce serait une opportunité inespérée et l’on pourrait assister à une vraie fuite devant l’Euro, qui se ramasserait la gamelle du siècle.

Essayons de traduire ces possibilités dans la réalité des portefeuilles

  1. Pour un portefeuille en Euro, cela veut dire toujours n’avoir aucune obligation dans l’Europe de l’Euro et donc continuer à avoir de l’or (qui va monter en Euro), des actions en Europe qui bénéficieront de la dévaluation de l’Euro et des positions en actifs financiers en Asie (cash en yen, actions dans le reste de l’Asie).

Ce portefeuille devra garder aussi ses positions dans le secteur pétrolier américain, voire les renforcer.

Donc, pas vraiment de changement fondamental, mais une probabilité forte que le dévissage de l’euro ne s’accélère.

  1. Pour des portefeuilles en dollar, acheter des actions normales aux USA en vendant les 7 actions qui ne peuvent pas baisser (si vous en avez, ce qui n’est pas mon cas), réduire la part d’or de moitié pour augmenter les investissements en Asie et dans le secteur énergétique aux USA.
  2. Pour un portefeuille Asiatique, vendre l’or, renforcer la part énergétique aux USA et passer au maximum d’agressivité sur l’Asie.

Comme le lecteur peut le voir, je suis en train d’essayer de vous dire que l’euro va se ratatiner, que le dollar va rester stable et que les monnaies asiatiques vont s’envoler, ce qui va favoriser la consommation en Asie.

Mais en réalité, je suis surtout en train de vous dire que si le Président Trump réussissait son pari, alors, dans quelques mois, dans tous les portefeuilles, il faudra remplacer l’or par le marché obligataire US, comme il avait fallu le faire en 1985

(voir mon livre, « Cessez de vous faire avoir », chez Pierre de Taillac pour plus de détail).

Nous serions en train de repasser des deux quadrants inflationnistes du haut au deux quadrants inflationnistes du bas.

Il faut donc qu’à partir de maintenant, je surveille comme du lait sur le feu le ratio entre les valeurs du marché obligataire et de l’or

C’est ce que je montre dans le graphique suivant.

 

 

Nous saurons que Trump est sans doute en train de réussir si la ligne jaune, aujourd’hui à 40. 54, se met à remonter vers la ligne rouge qui est à 74.49

Et nous en serons certains si la ligne jaune passe au-dessus de la ligne rouge, comme elle le fit en 1985, donnant le signal du grand marché haussier qui dura de 1985 à 2006

Je crains que le lecteur ne voit apparaitre ce graphique souvent dans les quelques trimestres qui viennent…

La structure des portefeuilles va peut-être changer beaucoup plus rapidement que je ne l’imaginais à la fin de l’année dernière.

Quand les évènements changent, je change d’opinion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Le lecteur remarquera que les autorités françaises font exactement le contraire dans le « nouveau » budget de monsieur Bayrou.

On ne change pas une équipe qui gagne.

Donald Trump : opération fusions acquisitions

Jamais, en temps de paix, les États-Unis n’avaient envisagé de modifier leurs frontières. Trois semaines à peine après son intronisation, Donald Trump renverse la carte du monde et lance des opérations de fusions acquisitions tous azimuts.

 

Où s’arrêtera-t-il ? Non pas Elon Musk, qui accumule les innovations et les achats, mais Donald Trump, lancé dans une opération d’achat de pays sans précédent dans l’histoire américaine. À peine a-t-il annoncé vouloir intégrer le Canada et le Groenland aux États-Unis, puis reprendre le contrôle de Panama, le voici annoncer, à la surprise de tous, que les États-Unis allaient établir un protectorat sur la bande de Gaza, afin d’en faire un endroit merveilleux, une nouvelle Côte d’Azur. L’idée n’est pas complètement saugrenue. La bande de Gaza a tout pour être un endroit superbe et développé : une large façade maritime sur la Méditerranée, une frontière avec l’Égypte, via le Sinaï, d’où peuvent partir des activités touristiques, notamment pour les fonds marins de la mer Rouge, une frontière avec Israël et ses industries de la tech. À quoi s’ajoutent des gisements de gaz en cours d’exploration et d’exploitation, qui peuvent assurer l’indépendance énergétique, des rentrées financières et une potentielle industrie d’engrais et de chimie. Sur le papier donc, Gaza a tout pour réussir. Dans les faits, les choses sont différentes.

 

Qu’allait-il faire dans cette galère ?

 

Les fourberies de Trump amènent à se demander quelle idée a pu lui prendre ? Est-ce Benjamin Netanyahu qui l’a convaincu, lui qui est le premier dirigeant étranger à être reçu à la Maison-Blanche pour ce second mandat ? Est-ce l’appât des projets immobiliers ? Alors que les États-Unis sont sortis du guêpier afghan, les voilà qui voudraient sauter à pieds joints dans les décombres gazaouis. Comme si le Hamas allait laisser la bannière étoilée flotter sur Gaza, comme si les habitants allaient accepter cette occupation bienveillante, ce mandat pour leur bien. Une déclaration d’autant plus saugrenue que jamais un tel projet ne fut évoqué. L’impression que cela sort d’un chapeau de magicien et d’une réunion tardive dans le bureau Ovale. Ou bien est-ce plutôt un énième coup de poker du dealmaker pour forcer des pays arabes, qui aiment la Palestine, mais qui n’aiment pas les Palestiniens, à s’engager ?

 

Touche pas au grisbi

 

On sait que Donald Trump est très sourcilleux quand il s’agit de dépenser l’argent du contribuable électeur américain. On le voit avec l’Ukraine et avec l’OTAN. Hors de question donc d’arroser de dollars le puits sans fond de Gaza. Une autre probabilité est donc que cette déclaration soit une façon de forcer les pays arabes à s’engager à Gaza. Après la guerre du Liban, les Émirats et l’Arabie avaient contribué à la reconstruction de Beyrouth et des villes libanaises, y réalisant de juteux bénéfices. Si le Hamas combat Israël et le « Grand Satan » américain, difficile pour lui de s’en prendre à ses frères arabes, surtout quand il couvre ses agissements ou qu’ils offrent un gîte et couvert confortable. Or, les pétromonarchies sont très peu investies, financièrement parlant, en Palestine. Et vu les destructions, plus de 60% des bâtiments rasés, il va falloir beaucoup d’argent pour reconstruire. L’or noir va peut-être permettre de redresse Gaza. À condition que l’on veuille s’engager du côté de Ryad et du Golfe. Rien n’est moins sûr.

 

Mais, pour Trump, une grosse pierre est jetée dans la mare palestinienne et un projet inédit vient d’être proposé. Effacé Camp David et la poignée de main à Washington, effacés Clinton, Arafat et Rabin, Trump a repris le jeu à sa main.

 

Quille en tête

 

Pour ceux à qui cette proposition ferait mal à la tête, ils pourront se consoler en constatant que ce n’est pas la seule.

Sitôt ses annonces faites, le Mexique a cédé : des forces militaires sont déployées à la frontière pour limiter l’immigration illégale. La menace des sanctions douanières est suspendue. Idem pour le Canada, qui s’est couché d’autant plus facilement que Justin Trudeau est en fin de vie. Quant au Groenland, il y a certes les cris effarouchés du Danemark, mais personne en Europe ne s’est levé. Il faut bien le dire : tout le monde se moque du Groenland et, vue d’Europe, une souveraineté nominale danoise ou américaine ne change rien : l’Europe ne profite pas du Groenland et le Danemark n’en fait rien. Trump rappelle une évidence : la terre appartient à celui qui la met en valeur. Et au vu des ressources énergétiques potentielles, les États-Unis ont de quoi faire.

 

« Toc, toc, ici Pékin »

 

Et les autres ? Si les États-Unis peuvent jeter leurs boules de bowling contre les quilles du monde et étendre les frontières des États fédérés, pourquoi est-ce que la Russie ne pourrait pas prendre le Donbass, elle qui en une année de guerre (2024) a conquis l’équivalent du département de la Corse-du-Sud ? Pourquoi est-ce que Pékin ne pourrait pas prendre Taïwan, au moins aussi stratégique que le Panama et le Canada ? L’attitude de Trump crée un précédent qui bouleverse l’ordre du monde. Si les États-Unis parviennent à fabriquer des puces d’aussi bonne qualité que celles de Taïwan, alors à quoi bon se battre pour cette île ? Si la Russie tient des territoires, pourquoi lui faire relâcher ? L’art du deal de Donald Trump, en matière de relations internationales, semble être d’effrayer ses partenaires et d’obtenir par la peur et l’effroi ce qu’ils refuseraient de donner par la négociation. Jusqu’à quand cela peut-il fonctionner ? Jusqu’à ce que les partenaires soient faibles et que les États-Unis disposent d’un gros bâton assez puissant. Voilà Trump reprendre à son compte la doctrine Monroe, mais en l’actualisant à l’art de l’agent immobilier du XXIe siècle.

De la durée des erreurs stratégiques.

Arnold Toynbee, le grand historien britannique disparu en 1975, a écrit l’un des livres qui a eu le plus d’influence sur ma façon de penser, et ce livre s’appelle : » l’Histoire » en Français, » a Study of History en Anglais ».

L’un des concepts que Toynbee développe dans cet ouvrage est celui des relations entre les défis qui doivent être relevés par les sociétés humaines et les élites qui les dirigent.

La thèse de Toynbee était la suivante : Un nouveau défi se propose à un ensemble humain (nation, religion, civilisation…), Ce défi doit être relevé et traité par les élites qui dirigent cet ensemble.

S’il est traité, la société progresse et on passe au défi suivant.

S’il ne l’est pas, ce défi se représentera à nouveau, sans doute sous une forme différente, mais les problèmes deviendront de plus en plus graves au fur et à mesure qu’ ils ne sont pas résolus.

Et en fin de parcours, dans le cadre d’une nation, si LE problème n’est pas traité, le résultat sera :

  1. Soit un changement d’élites par des élections (Arrivée de madame Thatcher).
  2. Soit un changement du régime politique (fin de la IVème République)
  3. Soit enfin la disparition de la Nation ou de la Civilisation (chute de Constantinople, Amérique Précolombienne)

La tendance est bien entendu de garder au pouvoir ceux qui auront résolu la dernière grande crise (on ne change pas une équipe qui gagne) et qui donc, à chaque nouvelle crise, offriront les solutions qui ont marché la fois d’avant.

Hélas, les problèmes d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier et le maintien d’élites inadaptées garantit pour ainsi dire que les nouveaux problèmes ne seront pas traités

Par exemple, pour les élites européennes, à la fin du XIX -ème et au début du XXème siècle, le défi à relever était la rivalité entre la France et l’Allemagne.

Après trois guerres destructrices entre les deux pays, les solutions retenues furent le contrôle militaire américain sur l’Allemagne et la création de l’Europe « politique » à Bruxelles

Depuis, à chaque nouvelle crise en Europe, la réponse est donc toujours la même : plus de contrôle militaire américain et plus de souveraineté judiciaire et politique donnée à Bruxelles, au détriment de chaque Nation.

Mais les problèmes d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les rivalités franco-allemandes d’autrefois, arbitrées par la Grande Bretagne.

Quels sont en effet les problèmes que nos élites devraient traiter ?

A mon avis, il y en a trois :

  1. Un effondrement démographique sans précédent.
  2. Une immigration massive provenant d’une civilisation avec laquelle nous avons été en conflit depuis 1300 ans.
  3. Le manque d’accès à des sources d’énergie fiables et bon-marché

Or, aucune des structures politiques actuelles en Europe ne veut même considérer l’existence de ces problèmes. En parler est tout simplement quasiment interdit.  Et donc, ceux qui les évoquent sont exclus du débat politique, ce qui ne facilite pas la recherche de solutions à ces défis.

Prenons l’exemple de madame Merkel, elle-même sans enfant, qui

  • Laisse détruire par monsieur Draghi sa banque centrale et donc sa monnaie qui lui permettait d’acheter son énergie pas chère et permettait à l’Allemagne de résister politiquement aux USA.
  • Fait rentrer deux millions de musulmans de Syrie pour pallier l’effondrement démographique allemand.
  • Ferme les centrales nucléaires en Allemagne, livrant ainsi son industrie à la nécessité d’importer du gaz Russe tout en restant prisonnière de la protection militaire américaine.

Madame Merkel, ou le désastre fait femme…

Et pourtant, elle est partie sous les applaudissements généralisés de toutes nos classes dirigeantes, après avoir complètement ruiné son pays, détruit l’Europe, assuré la disparition de son peuple et on ne constate l’étendue du désastre qu’aujourd’hui, des années après son départ.

Cette femme n’a jamais essayé même vaguement de relever au mois l’un des trois défis mentionnés plus haut et le résultat de cette absence de politique se constate dans le désastre actuel de l’économie allemande…

Mais voilà qui ne l’empêche pas de condamner fermement l’AFD,  où une autre femme aimerait bien parler des  vrais problèmes.

Inutile de dire que cette seconde femme est traitée par tout un chacun de démagogue.

Le propre du démagogue est de refuser que quiconque parle des vrais problèmes.

La seule, la vraie démagogue, ce fut madame Merkel et elle le reste encore aujourd’hui.

Il peut exister un autre cas de figure.

Prenons l’exemple de de Gaulle.

Rappelé en 1958 pour régler l’affaire algérienne, il en bâcle la résolution (accords d’Evian, massacre des harkis, départ immédiat de tous les non musulmans etc..) tant il lui apparaît important de contrer l’hégémonie américaine partout (discours au Vietnam, au Québec, au Mexique etc… et de construire une Europe des Nations, ce qui est parfaitement compréhensible.

Ce qui l’est moins est de ne pas dénoncer les accords signés à l ‘époque pour préserver les droits des citoyens algériens en France, la contrepartie étant la protection des citoyens français en Algérie.

Or, cette protection des français n’a jamais existée  depuis l’indépendance de l’Algérie, et l’on voit donc mal pourquoi les Algériens devraient bénéficier d’une protection spéciale en France.

Et donc le crime de de Gaulle a été de favoriser involontairement l’immigration massive de populations dont l’histoire avait montré qu’elles étaient inassimilables en France et de ne rien faire une fois cette erreur apparaissant au grand jour.

Ce que de Gaulle avait parfaitement compris puisqu’il ne cessait de dire que le maintien de l’Algérie dans le périmètre français aurait amené à terme son village à  changer de nom pour s’appeler Colombey les deux Mosquées.

Si le but de de Gaulle était de nous protéger contre une invasion musulmane, le moins que l’on puisse dire est qu’il a raté son coup.

De même, en ce qui concerne la construction d’une Europe des Nations, c’est pendant son règne que fut établi le premier tribunal européen qui, dès le départ, revendiqua la prééminence sur les tribunaux français, sans que le général ne dise un mot.

Et c’est lui qui autorisa la création de l’ENA, de l’Ecole Nationale de la Magistrature et la fusion des banques d’affaires et des banques de dépôts, à l’origine directe de la désindustrialisation actuelle.

Certes, il fait de grandes choses dans le domaine nucléaire mais il n’en reste pas moins que les problèmes que les hommes politiques sont incapables de traiter trouvent pour la plupart leur origine dans la Constitution de la Cinquième République, Constitution abominablement non démocratique et voulue comme telle.

Loin de moi l’idée de diminuer la stature historique du General, mais je veux simplement souligner que même les plus grands se révèlent parfois inaptes à traiter les problèmes que leurs actions d’aujourd’hui vont créer demain.

Et pour revenir à notre époque, il apparaît très clairement que tous nos hommes politiques actuels se révèlent totalement incapables de régler les trois défis que j’ai mentionné plus haut et donc continuent à offrir comme solution celle qui avait marché pour la dernière crise existentielle, c’est-à-dire qu’ils continuent à sauter sur leur chaise comme des cabris en disant l’Europe, l’Europe, l’Europe…

… et notre Président actuel en est un parfait exemple.

Mais l’Europe, par nature est bien incapable de régler ces problèmes

Et donc je peux dire avec certitude que nous avons devant nous :

  • Soit un changement de personnel politique, ce qui vient d’avoir lieu aux USA
  • Soit un changement de régime politique, comme en 1789 ou en 1940.
  • Soit enfin la disparition de notre pays, ce que l’effondrement accéléré de notre natalité serait en train d’annoncer : le taux de fertilité des femmes d’origine Caucasienne est passé en France sous 1.4 enfant par femme, ce qui devient irrattrapable au bout d’un certain temps.

Voilà qui m’attriste et me rappelle fâcheusement ce qui s’est passé au Liban et dans tout le proche Orient depuis un siècle.

Hélas, il apparaît que les erreurs stratégiques ne se payent pas cash mais que leur ombre portée continue à s’étendre pendant des décennies, si ce n’est des siècles.

Comme le disait Paul Valéry (je crois), « les Nations ne meurent pas, elles se suicident »

Le défi des trente prochaines sera d’arrêter le suicide de l’Europe.

Faute de quoi, la Civilisation européenne disparaîtra.

Ce qui serait une perte irréparable pour l’Humanité.

Heureusement, je ne le verrai pas.