3 juin, 2013

Quand les rentiers capturent L’Etat

 

Extraits des Mémoires de Guerre de Charles de Gaulle :

« Enfin M. Albert Lebrun vint joindre à l’approbation générale celle du fantôme mélancolique de la IIIe République. Je le reçus le 13 octobre. « J’ai toujours été, je suis, me déclara le président, en plein accord avec ce que vous faites. Sans vous, tout était perdu. Grâce à vous, tout peut être sauvé. Personnellement, je ne saurais me manifester d’aucune manière, sauf toutefois par cette visite que je vous prie de faire publier. Il est vrai que, formellement, je n’ai jamais donné ma démission. A qui, d’ailleurs, l’aurais-je remise, puisqu’il n’existait plus d’Assemblée Nationale qualifiée pour me remplacer ? Mais je tiens à vous attester que je vous suis tout acquis » […].  Le président Lebrun prit congé. Je lui serrai la main avec compassion et cordialité. Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un Etat »

Quelle phase terrifiante: Qu’il fut un chef, qu’il y eût un Etat…

Et pourtant le Président Lebrun était sorti premier de Polytechnique, tandis que le Général Gamelin, ex Chef d’Etat Major du vainqueur de 1918 le Marechal Foch, , était, lui,  sorti premier de Saint Cyr.Donc la France en 1940 était « dirigée » par celui qui était sorti premier de Polytechnique tandis que son armée l’était par celui qui était sorti premier de Saint Cyr.

Le résultat ne se fit pas attendre: Un effondrement comme nous en avons peu connu dans notre Histoire.

Je  soutiens que cela est normal, et je vais m’en expliquer en commençant par une petite anecdote.

Il y a bien des années, alors que j’avais vingt sept ans, j’étais étudiant dans une « Business School » aux Etats-Unis tout en étant professeur assistant dans le département d’économie, pour payer mes études.

Pendant un cours, l’un des professeurs les plus admirés nous posa cette question: « Pourquoi pensez vous que les sociétés qui vous interviewent en ce moment cherchent elles à vous embaucher? »Question idiote s’il en fut tant la réponse était évidente!  A l’évidence, pensions nous « in petto », parce que nous sommes les meilleurs? »La réponse du Professeur (à sa propre question) a changé ma vie.

Ces sociétés  cherchent à  vous embaucher parce qu’à vingt sept ou trente ans, vous êtes encore en train d’étudier et que donc vous montrez que vous n’avez aucun caractère et qu’elles cherchent de la chair à canon.  Auriez vous le moindre caractère, vous auriez déjà créée votre propre entreprise il y a cinq ans au moins. Cette phrase me frappa comme si j’avais été touché par la foudre tant cette vérité me parut indiscutable.

Nous étions tous des bons garçons (pas de femmes aà l’époque en Business School, en tout cas dans la mienne »), suivant de notre mieux un cursus universitaire solidement balisé et qui devait nous assurer à tous une vie à  tout le moins confortable jusqu’a notre retraite.Dans le fonds, nous détestions le risque et nous étions à  la recherche d’une « rente’.Nous voulions en fait profiter du Capitalisme sans en payer le prix, qui est la possibilité de connaitre l’échec.

C’est en grande partie grâce à ce professeur que toute ma vie , j’ai essayé de créer (ou d’aider à créer) des entreprises, avec plus ou moins de bonheur. Ces tentatives de création se sont soldées par beaucoup d’échecs, fort douloureux, quelques succès encore plus inquiétants tant je savais à quel point ils étaient éphémères…Le destin de l’Entrepreneur est de vivre dans l’angoisse ou dans les regrets…

Quel rapport avec la France me dira le lecteur.

Plus qu’il n’y parait

Notre système d’éducation a été créé par l’Etat  et non par le secteur privé comme aux USA, pour sélectionner les bons serviteurs de ce même Etat. Et l’Etat , comme les grandes sociétés US a besoin de chair à canon, de bons exécutants entraînés à obéir.Le but essentiel du processus de sélection est donc de trier les gens en fonction de leur total manque d’originalité et de leur capacité à  apprendre et à répéter des enseignements dont personne en dehors d’eux  ne peut comprendre l’intérêt. Voila qui est absolument nécessaire quand l’on veut choisir des gens sans originalité qui devront suivre des règles établies en dehors d’eux, sans poser de questions.

Pour arriver à ce résultat, la France a donc toujours suivie  deux principes de base dans la sélection de son élite ADMNISTRATIVE.

1.     Premier principe: Ceux qui sont le plus à même d’apprendre « par cœur » des choses inintéressantes seront sélectionnés, ce qui est logique.  En conclure que ce sont les plus intelligents ne l’est pas. Voila un « non sequitur » d’anthologie : Un non sequitur se produit lorsque la première parie d’une phrase se termine par « donc » et qu’l n’y a pas de lien logique avec la deuxième partie de la même phrase. Un bon exemple serait: « Il a plu hier donc il va faire beau aujourd’hui ». Le non sequitur de base en France est : Je suis sorti premier de l’ENA, donc je suis plus intelligent que vous qui n’avez pas fait d’études », ce qui  est loin d’être certain. Pendant mon service militaire, je me faisais régulièrement plumer au poker par un garçon qui était « plombier-coiffeur » dans un petit village du pays basque, qui n’avait fait aucune étude, et je n’étais pas le seul, loin de la…. Les rapports entre l’intelligence et les études sont loin d’être simples… 

2.     Ces « élites » aussi soigneusement sélectionnées, seraient les plus à même de « prendre des décisions ». En terme simples, les personnes qui ont passé les meilleurs diplômes seraient les plus capables de prendre les meilleures décisions…euh…  En fait,  c’est exactement le contraire: Leur mode de sélection a été choisi justement  pour favoriser l’émergence d’élites administratives (et non pas entrepreneuriales), à l’esprit complètement routinier et donc complètement incapables de prendre la moindre décision, en particulier si la solution se trouve en dehors de la boite à outils qu’on leur a demandé de mémoriser. Monsieur Giscard d’Estaing, le plus diplômé de nos Présidents a passé sa vie à acheter au plus haut et à vendre au plus bas, (voir l’Emprunt 7 % dit ‘Giscard) à, stimuler quand il fallait freiner, à freiner quand il fallait stimuler, à tout réglementer (contrôle des changes. contrôle des prix, contrôle du Crédit, politique industrielle etc.), et le Libéralisme en France ne s’est jamais remis de sa posture de ‘Liberal Avancé » tandis que monsieur  Bérégovoy, petit syndicaliste de l’EDF a pris beaucoup de bonnes décisions, ce qui l’a amené à se suicider de deux balles dans la tète (!), qui lui ont été tirées à bout portant selon la formule du Canard Enchainé au moment de l’affaire Stavisky. Cette deuxième proposition est donc encore plus fausse que la précédente. Les gens soit disant intelligents parce qu’ils ont passé les bons diplômes sont plus que tout autre enclins à ne pas changer d’avis lorsqu’ils prennent une décision désastreuse et à s’y tenir coûte que coûte, le raisonnement de base étant toujours le même : Je ne peux pas avoir fait une erreur puisque j’étais le premier de la classe. En fait, le dirigeant de qualité se reconnait à un critère et à un seul : non pas sa capacité à prendre une décision mais son habilité à changer de cap quand il se rend compte qu’il s’est trompé...

Et donc, le problème en France est tout simple: Ceux qui cherchent avant tout  à se bâtir des rentes ont pris le contrôle de l’Etat Français, cela date de 1974 et ce contrôle n’a cesse de se renforcer depuis. Pour la premier fois dans l’Histoire de France, pas un membre du gouvernement actuel n’a exercé la moindre activité dans le secteur privé et donc n’a JAMAIS pris  le moindre risque . Les Rentiers sont au Pouvoir…On en voit le résultat tous les jours.

Et donc il n’y a plus d’Etat qui représenterait l’intérêt général, mais juste une instrument de contrainte pour dépouiller le secteur privé « légalement » au profit de petits intérêts sectoriels ou syndicaux représentés par nos « nouveaux » rentiers.

Le rôle du chef de l’Etat n’est plus d’être que le représentant de ces lobbys, son seul rôle, est  en fait d’essayer d’équilibrer le poids des différentes factions qui l’ont amené au pouvoir pour repartir les prébendes au mieux de l’intérêt de ces supporters…

Quand le Président dit à l’un des ces sbires, Qui t’a fait Duc? », la réponse revient, à chaque fois la même « Qui t’a fait Roi ? »Dans le fonds, rien en change jamais. Monsieur Hollande est certes chef de l’Etat.

L’ennui, pour paraphraser de Gaulle est que ce n’est pas un chef et qu’il n’y a plus d’Etat.

Et que 1940 n’est pas derrière nous , mais devant nous.

 

 

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

63 Commentaires

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  • Mamie

    17 juin 2013

    Bonjour, concernant les « rentiers qui capturent l’Etat », auriez-vous quelque avis concernant le rôle de la franc-maçonnerie à ce propos ?…. Slts.

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    • idlibertes

      17 juin 2013

      Euh, à part « L’Etat c’est eux » vous voulez dire ? :-((

  • Pierre

    16 juin 2013

    Vous dites: « En fait, le dirigeant de qualité se reconnait à un critère et à un seul : non pas sa capacité à prendre une décision mais son habilité à changer de cap quand il se rend compte qu’il s’est trompé… »

    Marcel Bigeard disait à ses soldats d’une façon plus synthétique: « Faites des conneries mais faites les vite ».

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    • idlibertes

      17 juin 2013

      Il faut passer vite aux endroits dangereux , c’ est certain ..

  • Michel Moisan

    10 juin 2013

    Bonjour M. GAVE!!!
    Formidable votre dernier article « Quand les rentiers capturent l’état », mais Pierre Bérégovoy fut syndicaliste SNCF, puis GDF à ma connaissance. Ce n’est qu’un infime détail. Bien à vous.

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  • Josick

    9 juin 2013

    Finalement, dans la foulée de cet article, je dirais que la France pratique l’état de Droit de ceux qui sont en place.

    Deux exemples de mon vécu :
    Parait que ceux qui ont la garde d’un enfant peuvent faire dans la non- présentation d’enfant à l’autre ex-conjoins, cela sans être inquiété, bien au contraire (je l’ai pour ma part vécu).
    Second exemple : Pour reprendre une ferme, il faut être descendant direct du propriétaire et disposer d’un diplôme agricole… Cela c’est la théorie car dans les faits, on maintiendra le locataire en place (pour ma part, le préfet a pris un arrêté m’interdisant de reprendre la ferme parentale, préfet désavoué par le ministre puis ensuite Etat condamné à payer par le tribunal administratif, et comme j’ai fait in extremis appel à la place de l’Etat, c’est finalement moi qui a été condamné à payer à la place de l’Etat alors que je n’étais que tiers dans cette affaire administrative).

    Donc cette France qui semble s’offusquer des droits qui sont bafoués s’offusque en fait seulement des droits de ceux qui sont en place ou de ceux que l’on veut promouvoir… C’est très partial.

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  • riz

    9 juin 2013

    Bonjour,

    la nouvelle de la semaine est l’effondrement des recettes fiscales en France qui augure d’une année 2014 catastrophique :
    IR +11% (soit mais c’était facile, on augmente l’IR)
    TVA -2.3% (effondrement de la sphère privée)
    IS -5.8% (déconfiture des entreprises donc du périmètre privé)
    TIPP -6.1% (effondrement des transports reflet de l’activité économique)

    Au final les recettes fiscales malgré le coup de massue sont en baisse sur 2012 depuis le début de l’année .
    Si j’étais un investisseur étranger , je commencerais à m’inquiéter sur la capacité de la France à honorer ses dettes , l’endettement sera de 100% du pib en 2014 au niveau de l’Etat avec des recettes fiscales qui s’effondrent .
    L’écart est de 11 milliards par rapport au prévisions , ils vont donc encore nous enfoncer sous les impôts en plus du quotient familial passé de 2360 à 1500 euros en un an (-37% !!!) , de la réforme du régime des auto-E , de la hausse du prix du diesel , de la hausse de la tva 7 à 10 points (+43%, et quasi doublement en 2 ans de 5.5 à 10) , baisse des retraites en réel , gel de la grille des impôts , hausse de la tva à 20.5 , probable hausse des taux de 1% en France en 2014 donc service de la dette qui explose …. d’où chute de la consommation et faillites dans le commerce et l’industrie .Baisse massive des dépenses publiques (bonne chose) mais avec un effet multiplicateur de pas loin de 2 l’effet sur la croissance sera considérable (un pourcent de baisse de pib de dépense publique = 2% de baisse de pib ).
    En attendant la catastrophe annoncée en 2014 , le cac devrait rebondir sur 3750 et repartir vers les sommets .

    Le chômage augmentera de 250 000 en 2014 , c’est le minmum ces dernières années après 285 000 en 2012 et 270 000 en 2013 (merci les emplois aidés) , on sera aisément à 4 millions de chômeurs en 2017 contre 1.9 millions en 2007 , bref la France fait la performance de créer 200 000 chômeurs l’an chaque année .
    Le pib/ hab aura baissé de 10% entretemps c’est moins que l’Italie -16%, que l’Espagne pareil ,que la Gèce -30% , que le Portugal -20% .Et ce dans le meilleur des cas car nous ne sommes pas à l’abri de la prochaine bourrasque qui nous semble inévitable , on pourrait revoir en Europe d’ici la fin de la décennie une année Lehman avec épicentre européen et ses conséquences donc plus grave qu’en 2008 pour l’Europe .
    Les marchés financiers ne devraient pas épargner l’Europe , il y a là une occasion en or de se faire bcp de pépettes .La fonction crée l’organe comme disait l’autre , l’euro c’est la destruction intestine de l’Europe donc attaques financières il y aura c’est absolument certain et là il faudra être bien abrité .

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  • roger duberger

    8 juin 2013

    Merci Monsieur Gave pour ce billet.
    Hélas je crains que pour beaucoup de vos lecteurs, la rente se réduise à l’état, mais elle est partout et fait peut-être encore plus de dégâts dans les grandes entreprises du CAC 40.
    A mon sens beaucoup de ces entreprises sont dirigées par des anciens de l’ENA ou de polytechnique, bref des copains qui siègent au conseil d’administration d’une entreprise et élisent le président d’une autre. Ils sont talentueux, mais leur plus grand talent est d’avoir réussi leurs études -point barre-, pour le reste on a vu des polytechniciens couler de belles boites, après les avoir démantelées (exemple Alcatel). Par contre les parachutes dorés constituent aussi de jolies rentes….
    Il y a un problème d’Etat en France, mais aussi un problème de rentes de situation, à bien des niveaux dans les entreprises.
    Bien cordialement

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  • Eric W.

    8 juin 2013

    Mr Gave,

    Entièrement d’accord avec vous. Les rentiers mènent le monde, on le voit avec la rente du pétrole.
    Ce que l’Etat cherche, ce sont des « produits » conformes, c’est à dire des hommes et des femmes obéissants. C’est ce que recherche aussi l’idéologie dominante.
    La stabilité, à n’importe quel prix. Du moment que ces hommes-là ne paient pas.
    C’est donc à un problème d’Institutions, de Droit, d’Economie et d’Idéologie auquel nous avons à faire face. Sans oublier la démographie, la culture, la religion…..
    C’est donc bien une crise systémique.
    Et c’est l’échec du collectivisme.
    Bien à vous

    Répondre
  • BA

    8 juin 2013

    Samedi 8 juin 2013 :

    Alors parfois, François Hollande semble regretter les pesanteurs de la Commission européenne et envier le Japon. «Nous avons une situation différente. La France est dans la zone euro, solidaire de ses partenaires, agissant avec eux. Le Japon peut décider de sa politique monétaire en agissant seul», a-t-il expliqué.

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/07/01003-20130607ARTFIG00598–tokyo-hollande-egratignela-commission-europeenne.php

    C’est bizarre, hein, François ?

    Le Japon a gardé précieusement sa monnaie nationale.

    C’est bizarre, hein, François ?

    En Asie, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C’est bizarre, hein, François ?

    En Océanie, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C’est bizarre, hein, François ?

    En Afrique, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C’est bizarre, hein, François ?

    En Amérique, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C’est bizarre, hein, François ?

    Et dans le monde arabe ?

    Comment ça se passe, aujourd’hui, dans le monde arabe ?

    Dans le monde arabe, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    Il n’y a que nous, en Europe, qui avons fait cette expérience de tarés.

    Et le résultat est un désastre.

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  • Kersaint

    7 juin 2013

    Bien vu sur le fond, bravo !

    Sur la forme, il y a bien un état… Comme en 40… mais c’est une imposture !

    Quant au « chef », c’est un imposteur qui n’a trouvé son job qu’en mentant aux français… Normal !

    A quand la révolte de la société civile ? Quant nous cesserons de nous lâcher sur internet et choisirons courageusement d’aller nous aussi dans la rue !

    On a les dirigeants qu’on mérite…

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  • LaurentF

    7 juin 2013

    Le suicide est il la seule reponse a cet enfer? Faut-il utiliser la methode Al-Queda? La methode Charles Gave? Que faire mon cœur balance tous les jours!

    Attendre la faillite? Diabolique.

    Partir voila la seule solution. Le Royaume Uni -Angleterre- (Terre des Anges) venez rejoindre, façonner, financer le UKIP seul partie Européen qui remplit vos aspirations. Londres vous appelle et de la vous pourrez a l’instar de Charles de Gaulle vaincre les forces du mal.
    Nous avons besoin d’un Leader.

    Répondre
  • BA

    7 juin 2013

    Vendredi 7 juin 2013 :

    Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 6,9 milliards d’euros au 30 avril sur un an, en raison d’une série de dépenses européennes exceptionnelles mais aussi de la « faiblesse des rentrées fiscales » due à la crise, a annoncé vendredi le ministère du Budget.

    L’écart s’explique, selon Bercy, par le contrecoup d’une recette exceptionnelle perçue début 2012 en échange de l’attribution des licences de téléphonie mobile 4G (2,6 milliards) ainsi que deux dépenses réalisées début 2013 : augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (1,6 milliard) et dotation au Mécanisme européen de stabilité, le fonds de secours de la zone euro (3,3 milliards).

    Source : boursorama.fr

    Au total, le capital du Mécanisme européen de stabilité doit être de 80 milliards d’euros. Pour sa part, la France doit doter le Mécanisme européen de stabilité de 16,304 milliards d’euros.

    Lisez cette petite phrase, au détour d’un article du site LE FIGARO :

    Au même moment, les engagements pris par la France aux différents fonds de sauvetage de la zone euro ont alourdi de 187 milliards son passif hors bilan.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/05/28/20002-20130528ARTFIG00604-ces-3090-milliards-de-dette-virtuelle.php

    Les engagements de la France aux fonds de sauvetage de la zone euro ont atteint 187 milliards d’euros.

    Et tout ça en pariant sur le fait que la Grèce va rembourser sa dette, que l’Irlande va rembourser sa dette, que le Portugal va rembourser sa dette, que l’Espagne va rembourser sa dette, que Chypre va rembourser sa dette, etc.

    Malheureusement, c’est un pari perdu.

    Les pays européens en faillite seront incapables de rembourser leur dette.

    Et la France perdra ces 187 milliards d’euros.

    Contribuables français, préparez-vous à payer.

    Répondre
  • Lucrèce

    6 juin 2013

    Cette sélection par les diplômes existe aussi dans le domaine de la santé. Je suis médecin depuis 40 ans, j’ai eu mon diplôme difficilement, je n’ai pas tenté l’internat car je pensais, avec justesse, que j’étais incapable d’ingurgiter la masse monstrueuse de données pour la plupart inutiles que cela impliquait. Je me suis quand même spécialisé en biologie et j’ai créé mon labo et par la force des choses je suis devenu un petit chef d’entreprise. Au cours de ma carrière, j’ai croisé plusieurs fois à l’hôpital mes condisciples bien plus brillants que moi qui avaient réussi l’internat. Pour la plupart (il y a des exceptions)ils étaient infects avec les patients, infatués d’eux mêmes et méprisants. En un mot, il leur manquait cette humanité qui fait le médecin.
    L’explication de cet état de fait est simple: La sélection de ces individus s’était faite par la mémoire, uniquement la mémoire. N’importe quel quidam pourvu d’une bonne mémoire peut être reçu en médecine. Même chose pour les autres formations supérieures. En bref, on sélectionne les gens les moins humains, ceux qui sont uniquement capables de mémoriser. Il ne faut pas leur demander en plus de réfléchir. On ne leur a pas appris. Cette sélection par la mémoire est pratique, mesurable, normable.
    Discerner l' »humanité » chez son prochain n’est pas facile. Pour le faire, il faudrait au moins croire en l’homme.

    Répondre
    • emmanuel

      26 août 2013

      Absoluement sans interet.
      Ou comment broder une histoire sur rien, et pour ne rien dire.

      La debacle de 1940 est infiniment plus complexe a analyser que par le racourci que vous prenez.

      De plus les corporatismes sont aussi forts aux Usa qu’en France. Les elites formees dans les meilleurs ecoles les plus cher se melangent entre eux.
      Et la selection se fait par le volume du compte en banque de papa.
      Et les meileurs chefs sont en France comme aux Usa souvent completement autodidacts.

  • Michael

    5 juin 2013

    M. Gave, c’est tristement vrai.
    Et cette obsession du diplôme se trouve dans de nombreuses « grandes » entreprises, particulièrement lorsqu’elles sont des émanations de l’état.
    Quelle désespoir lorsque je discute avec certaines personnes qui y travaillent et qui n’ont pas le bon pédigrée : elles savent à l’avance qu’un plafond de verre les empêchera d’aller où elles veulent… et assez tôt.
    Les 2 options restantes sont : entreprendre ou partir à l’étranger.

    Répondre
  • Duff

    4 juin 2013

    Personne ne l’a encore relevé il me semble, je trouve particulièrement savoureux que M. Gave trouve dans les mémoires de De Gaulle de quoi trouver des épisodes marquants au point d’étayer une vision libérale du monde. Pour les avoir lues, malgré l’immense considération qu’un jeune trentenaire peut nourrir pour cet homme, ce n’est certainement pas pour son amour immodéré du libéralisme que je lui voue un culte. Peut être qu’un pays sous sa gouvernance qui ponctionnait moins du tiers du PIB contre 57% aujourd’hui y est pour beaucoup quoique cela n’est jamais évoqué dans ses écrits.

    Cet article décrit avec brio la sclérose qui affecte nos prétendues élites. Les remèdes sont connus et je suis peut être naïf et affreusement léger mais je crois qu’internet finira par casser cette incroyable paralysie française à ne pas vouloir disposer de ses atouts, d’où qu’ils viennent.

    Vivant une fin de cycle, c’est toujours indispensable de se rappeler avec ce genre d’articles que vous ne lirez hélas jamais pour le moment dans la presse subventionnée.

    Nous en avons un besoin vital pour la suite.

    Merci.

    Répondre
    • idlibertes

      5 juin 2013

      Cher Duff,

      C’est étrange, je retrouve dans votre commentaire l’idée souvent reprise récemment qu’un libéral ne pourrait citer que des libéraux pur jus comme source de pensée. Prenons la poésie par exemple, Aragon était de l’avis de tous une crapule et pourtant quel poète !
      Quant à Charles Gave, Il cite aussi Goebbels alors allez savoir….

      Quant à de Gaulle, personne n’a dit qu’il était Libéral par ici mais cela ne diminue en rien ce qui fût sa grandeur, celle de savoir s’entourer par exemple d’hommes tel que Malraux et il faut noterle rapport singulier et ambivalent entretenu par le général avec les élites de la nation qui plus que jamais revêt un caractère d’actualité. Il juge les élites indispensables à la vie nationale comme à l’efficacité de l’action de l’État, un des leitmotiv permanents de sa réflexion est la défaillance, voire la trahison, des élites traditionnelles et l’appel au réveil des élites, voire à l’émergence d’élites nouvelles, nécessaires au renouveau de la nation, à sa modernisation, à son avenir.

      Un peu comme nous non?

      On est je crois un peu en accord avec cette idée de renouvellement des élites…

    • Duff

      5 juin 2013

      Entièrement d’accord, vous faîtes bien de me rappeler que le sectarisme des oints du seigneur commence par se citer entre eux et ne jamais accorder le moindre crédit à toute pensée contraire en la disqualifiant sur le plan moral. Après tout, Schumpeter prêtait des qualités à Marx…

      Il est vrai que De Gaulle entretenait un rapport ambivalent avec les élites mais il en parle peu en introduction de ses mémoires. Il est plus bref sur les années 20 et 30, Sir Winston Churchill part lui de 1919 et décrit la pente décadente qu’ont suivi simultanément le Royaume Uni et la France jusqu’aux accords infâmes de Munich. En bon britannique aimant tout autant le soleil de la french riviera que de tacler ses alliés, il relève avec la consternation nécessaire que les français se prélassaient à la plage avec leurs congés payés tandis qu’au même moment Hitler démultipliait les efforts de réarmement…

      Si vous en avez le courage, ouvrez un manuel d’histoire sur cette période, c’était déjà pas triste de mon temps, ça n’a pas du s’arranger. En une page, sans transition, on passe de la famille ouvrière chez Renault épanouie à la mine réjouie sur les belles plages de l’atlantique se félicitant des avancées offertes par le Front Populaire, à un panzer écrasant un tronc d’arbre dans les Ardennes. C’est le trait d’union le plus important et qui manque cruellement…

  • BA

    4 juin 2013

    Mardi 4 juin 2013 :

    Christine Lagarde craint pour l’économie mondiale.

    La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé mardi que l’économie mondiale pourrait entrer dans une « phase plus difficile », comme le montrent les récentes révisions à la baisse des projections de croissance pour l’Allemagne, la France ou la Chine.

    « Des tendances plus sombres se font jour. De récentes données suggèrent par exemple un certain ralentissement de la croissance », a déclaré Mme Lagarde dans un discours à la Brookings Institution, un centre de réflexion de Washington.

    Le Fonds monétaire international a légèrement révisé à la baisse mardi la prévision de croissance de la France après avoir, lundi, divisé par deux celle de l’Allemagne pour 2013 (+0,3%).

    Fin mai, les prévisions de croissance du Fonds pour la Chine ont également été abaissées de 8% à « environ 7,75% » cette année.

    « Nous pourrions entrer dans une phase plus difficile », a estimé Mme Lagarde, répétant que la zone euro, qui s’est enfoncée dans la récession pour le sixième trimestre consécutif, restait « la principale source d’inquiétudes » de l’économie mondiale.

    Répondre
  • Nicolas

    4 juin 2013

    « Ces sociétés  cherchent à  vous embaucher parce qu’à vingt sept ou trente ans, vous êtes encore en train d’étudier et que donc vous montrez que vous n’avez aucun caractère et qu’elles cherchent de la chair à canon.  Auriez vous le moindre caractère, vous auriez déjà créée votre propre entreprise il y a cinq ans au moins. »

    Ça fait mal, mais je dois avouer qu’il a sans doute raison…

    Répondre
  • Julian

    4 juin 2013

    Est-il si sûr que Pierre Bérégovoy fût ce remarquable ministre, le canard à trois pattes, qui aurait rompu avec la doxa des inspecteurs des finances qui règnent à Bercy et donc en France ? Regardons deux point aux conséquences incalculables :

    – Il fut le maître d’œuvre du Franc fort accroché au Mark dans la perspective d’une monnaie unique (et c’était bien là la ligne des régnants de Bercy). Résultat l’enkystement d’un chômage structurel.

    -Il fut, après Delors, le maître d’œuvre de la dérégulation bancaire et financière, appliquant là encore la ligne officielle. Résultat :notre pays parmi les rois de la banque-casino !

    Mr Gave devrait être un peu plus regardant dans ses affirmations.

    Mr Gave

    Répondre
    • Nicolas

      4 juin 2013

      Le dernière grande loi bancaire date de 1984….

  • Poutine7

    4 juin 2013

    Très bon article.

    C’est vrai que Giscard a été probablement le plus grand fléau de la 5ème avec peut-être avant notre Président normal :

    – Refus de l’étalon or,
    – Opposé au TGV et préférant l’aérotrain (!),
    – trifouillage de la Marseillaise,
    – Entrée de la Grèce dans l’UE,
    – Traité de Rome 2004 – 800 pages (malheureusement réssucité),
    – Politique du regroupement familial,
    – proto-socialisme (relisez Démocratie française ),
    – La Princesse et le Président (!),
    – Safaris en Afrique …

    Répondre
    • Nicolas

      4 juin 2013

      VGE à fait passer le socialisme pour un truc de droite, d’où la mise à mort de mai 81….

  • Clergue

    4 juin 2013

    Bonjour,

    Bien que cela ne soit pas en rapport avec l’excellent article de Charles Gave, j’aimerais avoir son avis sur le fait suivant.
    Le 03/03/ 2013 l’indice Tec 10 était à 1.71%, le 03/03/2013 il est à 2.09% soit une hausse de 22.22% et ce en un mois seulement.
    Si cela perdurait, ne serions nous pas devant un retournement majeur ?

    Répondre
    • idlibertes

      4 juin 2013

      Cher monsieur,

      Nous sommes içi sur un site d’idées et non un lieu de boursicotage divers et avariés.
      Penser les grandes tendances est une chose mais s’il vous plait ce genre de propos est hors cadre et CG n’est pas votre agent société générale.

      Merci pour lui,

      IDl

      Ps 100 balles et un mars aussi?

    • Louis-Vincent Gave

      7 juin 2013

      Cher Monsieur,

      Les taux longs remontent en effet un peu partout dans le monde (sauf en Chine – seule economie a ne pas faire du QE!). Derriere cette hausse, quatre interpretations possibles:
      1) Les marches obligataires etaient en plenes bulles et cette bulle a enfin rencontre une epingle
      2) Les economies mondiale redemarre (pour l’instant, les chiffres ne portent pas a le croire)
      3) La Fed va commencer a enlever le stimulus (peu de raisons de le croire)
      4) Les banques centrales commencent a perdre le controle des prix des actifs qu’elles tentent de manipuler ces dernieres annees.

      Si c’est l’option 4, alors l’ete rique d’etre chaud!

      Amities

      Louis-Vincent Gave (le fils de Charles)

  • BA

    4 juin 2013

    Depuis mai 1974, les rentiers sont au pouvoir.

    Le résultat : un désastre.

    Depuis mai 1974, les rentiers sont au pouvoir, et ils veulent garder le pouvoir.

    L’économiste Jean-Claude Werrebrouck a publié un livre très important : « Banques centrales : indépendance ou soumission ? », édité chez Yves Michel.

    Sur son blog, Jean-Claude Werrebrouck constate que les Etats européens sont aujourd’hui insolvables, et que les grandes banques européennes sont, elles-aussi, insolvables.

    Quel est le seul organisme qui empêche l’effondrement ?

    En Europe, le seul organisme qui fait encore tenir debout le château de cartes s’appelle … la Banque Centrale Européenne.

    Lisez cet extrait de l’article de Jean-Claude Werrebrouck :

    La banque centrale française est bien évidemment plongée dans le système européen de banques centrales et, de ce point de vue, l’Etat qui lui correspond sera de plus en plus tenté de cesser l’aventure ordo libérale. Les rentiers ont massivement profité de ce qu’on a appelé la fin de la « répression financière », mais, parce que dans la tradition française la liberté ne se réduit pas à la propriété et au marché, c’est dans ce dernier pays que la rente financière prend les risques les plus importants, d’où l’attachement considérable des milieux qui en profitent à ce qu’on appelle le « couple franco-allemand ». La banque de France, devenue objet étranger dans son propre pays, sera de plus en plus soumise à de très fortes contraintes impulsées par la crise et la tradition culturelle française.

    Mais l’Allemagne elle-même, sera contrariée dans sa tradition culturelle. Déjà le comportement de la BCE n’est plus en accord avec la grande tradition ordo-libérale. Alors que, naguère, la banque centrale, qu’elle soit européenne ou simplement allemande, se devait d’être l’équivalent d’une cour suprême ou un conseil constitutionnel veillant à la sanctuarisation de la monnaie – exactement comme le principe d’indépendance de la justice et de respect du droit – la BCE est devenue dépendante d’intérêts privés et publics : le système bancaire européen devenu massivement insolvable, qu’il faut aider, et les Etats européens eux-aussi insolvables et qu’il faut, au moins de manière détournée, aussi aider.

    http://www.lacrisedesannees2010.com/article-banques-centrales-la-fin-de-l-universalite-des-valeurs-germaniques-118080235.html

    Répondre
  • Cephil

    4 juin 2013

    Excellent. Billet très juste et inspirant, comme d’habitude.

    Répondre
  • MAIN

    3 juin 2013

    Monsieur Gave, connaissez vous cette charmante histoire:
    un jour, un socialiste français débouche une bouteille dont s’ échappe un génie prisonnier. Reconnaissant, le génie offre de réaliser le voeu du socialiste à condition d’ offrir deux fois la même chose à son voisin libéral.
    Après mûre réflexion le socialiste demande au génie: crève moi un oeil!

    Répondre
  • Crown

    3 juin 2013

    Un régal, merci!

    Répondre
  • Rakouet

    3 juin 2013

    Excellent article!
    J’y vois juste une erreur dans l’avant-dernière phrase: « ce n’est pas un chef et qu’il n’y a plus d’Etat. » Au lieu de « ce n’est pas un chef et qu’il y a TROP d’Etat. »!

    Répondre
  • Pierre

    3 juin 2013

    Je suis d’accord sur un point. Intelligence et hautes études n’ont pas grand chose à voir. Dans 90% des cas cela renseigne plus sur l’origine sociale de la personne que sur un quelconque surplus intelligence.

    Mais pourquoi faire de votre critique des grandes écoles une spécificité française ? TOUTES les élites des pays industrialisés sortent d’une poignée d’écoles. Polytechnique, ENA, Sciences Po en France. Yale, Harvard… aux US. Oxford, Cambridge… au Royaume-Uni. De ces boites à élites sort le meilleur comme le pire, des gens de gauche comme de droite. Je ne pense pas qu’on puisse faire une loi du genre.

    Répondre
    • Charles Gave

      3 juin 2013

      Cher Pierre
      Absolument.
      Mais la France est le seul pays au monde ou quand vous rencontrez un homme de 60 ans, il vous dit ce qu’il a passe comme diplome il y a 40 ans
      Aux USA, si vous avez fait Harvard, cea vous aide pour votre premier job. Si vous etes nul, vous etes vires aussi sec
      En France, vous etes promus, meme si vous avez atteit votre seuil d’incompetence depuis des annees, voir Haberer, Trichet, Bon, Jouyet etc..
      Et d’ailleurs
      Ni Bill Gates, ni Steve Jobs, ni Warren Buffet ne parlent de leurs etudes, parce qu’ils n’en ont pas faites
      Et quelles etudes a faite le gars qui a cree la live box en France
      Comme le disait un de mes amis, pas tres recommendable, bon joueur de Rugby et qui avait tres bien reussi quand on lui demandait de quelle ecole il sortait
      « J’ai fait Centrale » et il ajoutait , de Poissy (une Prison), ce qui n’etait pas vrai mais me faisait rire
      cg

    • Nicolas

      5 juin 2013

      Oui, c’est la seule légitimité économique d’un paquet de français, vu que ce ne peut être la valeur qu’ils créent . Ca et les concours.

  • Olivier

    3 juin 2013

    De Gaulle est également sorti de Saint-Cyr. Non sequitur 😉

    Répondre
    • Charles Gave

      3 juin 2013

      Oui
      Mais il n’est pas sorti premier
      Mon Pere aussi est sorti de Saint Cyr, et je le respectais plus que quiconque au monde. Il avait eu comme appreciation a sa sortie « trop intelligent pour aller dans la Cavalerie »
      cg

    • Homo-Orcus

      4 juin 2013

      Monsieur Gave, attention aux appréciations… Celle de l’Ecole militaire sur Bonaparte « fera un bon marin » !

    • idlibertes

      4 juin 2013

      et oui, il avait le tempérament pour le gros temps et là prouvé.
      Aucun probléme avec les ponts non plus.

      Clt

      Idl

    • Nicolas

      4 juin 2013

      « trop intelligent pour aller dans la Cavalerie »

      Énorme !
      Comme quoi les fonctionnaires aussi on parfois de l’humour..

  • PAK

    3 juin 2013

    Merci pour ce texte, brillant, percutant et inquiétant malheureusement. meme si vous voulez être optimiste cf l’Etat est mort vive l’Etat.
    De mémoire le texte du Canard Enchainé sur Stavinsky était  » on l’a suicidé » ce qui est valable aussi pour ce pauvre Pierre Beregovoy.

    Répondre
  • Medocain

    3 juin 2013

    Roberto Centeno , professeur d’économie à l’école des Mines de Madrid:

    « nous sommes dirigés par des truands …..
    le Pib de l’Espagne n’est pas de 1050 milliards d’euros
    mais de 830 milliards »

    http://blogs.elconfidencial.com/economia/disparate-economico/2013/06/03/gobernados-por-truhanes-el-desastre-presupuestario-8489

    Vous devriez faire une étude sur les Pib en Europe ,M.Gave ,vous avez déjà commencé ,il faut enfoncer le clou

    ce qui me fait rire :ce sont les % , de dette ,de déficit , de croissance etc.

    alors que les dettes ce sont des euros ,de la vraie monnaie en apparence ,

    de la fausse en vrai ,basée sur du vent ,comment le montre à son tour Centeno

    Répondre
  • Le corbeau

    3 juin 2013

    C’est…terriblement juste, et terriblement…inquiétant pour l’avenir !

    Répondre
  • Gerald Muller

    3 juin 2013

    Vous êtes d’habitude très bon, mais là, vous vous êtes surpassé.
    Cher Monsieur Gave, continuez à nous rendre moins stupides.

    Répondre
  • Medocain

    3 juin 2013

    Nous étions un groupe de cadres ,ingénieurs pour la plupart ,
    et notre DG , polytechnicien ,exposait ses projets,

    voulant se faire remarquer ,lécher le chef en fait, un ingénieur déclara doctement: oui avec nos polytechniciens nous avons tous les atouts de notre côté:

    le DG répliqua: ça n’est pas aussi simple ,la proportion de cons à Polytechnique est exactement la même que celle de la population française,
    50 % de chances ,c’est comme à pile ou face

    Rappel historique:il y avait 2 majors de Polytechnique à Vichy

    Répondre
  • charrier

    3 juin 2013

    EXCELLENT, malheureusement, pour l’avoir vécu de l’intérieur.

    Répondre
  • Le Canard

    3 juin 2013

    Monsieur Gave

    Excellent article comme d’habitude mais j’ai une remarque !
    Un Politicien n’est-il pas un entrepreneur ?
    Il a besoin d’une clientèle comme toutes entreprises pour se faire élire ( les voix remplaçant la monnaie)
    Il vend des rêves comme les entreprises de cosmétiques ou de mode !
    Il ne faut pas les même qualités pour diriger un journal, une chaîne de magasins ou un fabriquant de robinet, et le politicien est un type d’entrepreneur qui vend des solutions à divers problème ( comme un consultant) .
    Si il est réélu, c’est que ces clients sont satisfait ?

    Répondre
    • Pascale

      3 juin 2013

      Un entrepreneur crée. Un politicien se vend.

    • Whack-a-kitty

      9 juin 2013

      Non : un politicien achète. Des clientèles. Avec l’argent des autres.

    • Liber T

      3 juin 2013

      Ou proposerait il la plus mauvaise solution au problème qu’ il a crée ?

  • christophe

    3 juin 2013

    Je ne suis pas tres instruit. mais je sais une chose:ENA ecole nationale des anes.
    Bravo pour ce billet mr gaves. Merci

    Répondre
    • Samuel Jackson

      17 avril 2020

      Bon texte merci!

  • Sirius

    3 juin 2013

    Cher CG,
    A que horizon voyez-vous le FMI à Paris comme il est venu à Londres ?
    Merci

    Répondre
  • Karizoc

    3 juin 2013

    Toujours aussi terrifiant de lucidité M. Gave.
    Merci. Merci. Merci.

    Répondre
  • NoteTonStage.fr

    3 juin 2013

    Encore une fois, vous avez rédigé un incroyable article, M Gave.

    « Ces sociétés cherchent à vous embaucher parce qu’à vingt sept ou trente ans, vous êtes encore en train d’étudier et que donc vous montrez que vous n’avez aucun caractère et qu’elles cherchent de la chair à canon. »

    C’est pourquoi on a tous déprimé lors de notre premier job lorsqu’on se rend compte que l’on ne fait rien dans les grands groupes… « tout ça pour ça » se dit-on en référence à notre parcours universitaire.

    Répondre
    • GROS

      4 juin 2013

      Tellement vrai…

  • Martin T

    3 juin 2013

    Pour paraphraser Thierry Le Luron monsieur Gave, pour la France, « L’emmerdant c’est la rente ».

    Cordialement,

    Martin

    Répondre
  • Martin T

    3 juin 2013

    Bravo Monsieur Gave, très beau billet, très juste!

    Répondre
  • aristarque

    3 juin 2013

    Remarquable billet annonciateur de beaucoup de remue-ménage…

    Répondre
    • Thomas13

      23 août 2013

      Cher M. Gave,

      Je n’avais lu personne d’aussi inspirant et éclairant que vous (dans votre domaine) depuis que j’ai découvert et dévoré Revel. Ce n’est pas un piètre compliment !

      Sur l’intelligence :

      On ne peut être intelligent que lorsque l’on a la bonne attitude dans un contexte bien précis que justement n’ont pas ceux qui pensent que l’intelligence est un acquis, une qualité, un don définitif.
      On ne devrait jamais dire : M. Duchmol est Intelligent. Mais : M. Duchmol a prouvé qu’il pouvait être intelligent en telle et telle circonstance. Car le jour où M. Duchmol croira lui-même qu’il est intelligent, alors il se comportera comme un con.

      Car a contrario, Gainsbourg disait avec raison que « la connerie est la décontraction de l’intelligence ». Le même diplômé es intelligence n’aura plus la vigilance neutre et ouverte nécessaire à la meilleure attitude possible dans une situation donnée, il se reposera comme un con en croyant qu’il est arrivé et sera à côté de la situation.

      Le con irrémédiable (à ne pas confondre avec le simple idiot-bête) est donc avant tout le narcissique (Pour la même raison, on ne devrait jamais dire que quelqu’un est con ; mais que, en telle circonstance …). Or notre société fabrique des narcissiques.
      Mais il y a aussi, autre mal français, celui qui croit a contrario qu’il n’est pas à la hauteur (il n’a pas la confiance en lui nécessaire), et donc qu’il ne peut pas penser correctement (prophétie autoréalisatrice). Paradoxalement les deux ne sont pas incompatibles (mon vernis narcissique me protège de la faille énorme de confiance en moi). Enfin, il y en a une troisième espèce : celui qui s’enferme dans les mots, celui qui se fourvoie, l’idéologique. Justement, il a un modèle et on lui a appris à ne pas réfléchir à côté, comme vous le démontrez bien.

      Comment ont réagi vos autres condisciples à la réponse inattendue de votre professeur ? Avez-vous eu l’occasion d’en discuter avec eux ? Quel pourcentage de libres-penseurs peut-il bien y avoir ?

      Thomas

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