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« Un membre éminent du parti communiste a décrété que le Peuple avait perdu la confiance du gouvernement mais pouvait la regagner à condition de redoubler d’efforts. Si cela est vrai, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple pour en élire un autre ? »

 

Berthold Brecht  

 

Le monde va mal.

Les hommes de Davos qui dirigent notre monde depuis un grand moment déjà, avec les merveilleux résultats que tout le monde peut constater, sont pour la première fois depuis longtemps dans un Etat d’anxiété totale : les êtres inferieurs qui étaient l’objet de leur attention bienveillante depuis des années semblent être sur le point de se révolter un peu partout pour suivre une série de politiciens qu’eux, les hommes de Davos, n’ont pas présélectionné soigneusement avant qu’ils se présentent aux élections.

 

On voit bien qu’il s’agit là d’un crime de lèse majesté et que le peuple a perdu la confiance des élites et donc qu’il serait urgent de dissoudre le peuple pour en élire un autre. C’est ce que soutient depuis très longtemps l’élite Française pour qui aimer le peuple de ce pays est une faute de gout impardonnable qui s’apparente à du fascisme. Mais avant de développer plus avant mon analyse, il serait sans doute bon que je définisse qui sont ces « hommes de Davos » dont je veux parler aujourd’hui.

 

L’homme de Davos est le résultat d’une évolution Darwinienne qui a touché les « homo- sapiens » il y a peu de temps, juste après que le mur de Berlin ne tombe.

Contrairement au reste de l’espèce, l’homme de Davos n’est pas territorial et il n’hésite pas à dire que dans le fond, il est un « citoyen du monde »

En bon français, cela veut dire que l’homme de Davos est chez lui partout- et nulle part- et en est très fier. A ce titre, il a le plus grand mépris pour tous ceux qui restent stupidement attachés au pays de leur naissance.

Curieusement cependant, les hommes de Davos sont organisés en  « tribu » et ceux qui pensent qu’ils sont les individus dominants de la dite tribu se retrouvent chaque année dans un coin sans aucun intérêt, un petit village des Alpes Suisse, appelé Davos.

Les Sociologues se perdent en conjecture sur les raisons qui amènent tous ces gens dans un endroit aussi inhospitalier, et du coup certains d’entre eux avancent l’hypothèse qu’il s’agit en fait d’un rite religieux ou à la place d’adorer un Dieu, ils s’adorent les uns les autres puisqu’ils pensent qu’ils sont tous, en fait, des demi-dieux.

 

Les membres de la secte « homme de Davos » sont en effet tous convaincus qu’ils possèdent une intelligence tout à fait extraordinaire, ce qui leur donne le droit de diriger le reste de l’humanité en fonction de quelques grands principes mentionnés ci-dessous.

 

  • Politiquement, ils ont la méfiance la plus profonde envers les méthodes d’organisation territoriales de l’espèce inferieure. Des élections peuvent tout à fait empêcher leurs représentants soigneusement choisis de rester au pouvoir, et donc, à leur avis, il faudra bien finir par arriver à un gouvernement mondial composé de gens choisis par eux, en leur sein cela va sans dire, et sans qu’aucun processus électoral ne vienne ternir la qualité des futurs dirigeants. Comme chacun le sait chez eux, la seule chose qui garantisse l’efficacité dans l’exercice du pouvoir, c’est la cooptation entre gens de bonne compagnie, et certainement pas la concurrence qui mène tout naturellement à la démagogie et au populisme.

 

  • Economiquement, ils défendent une forme tout à fait particulière de capitalisme qui permet aux membres de la tribu de capturer la quasi totalité de la valeur ajoutée créée par les sous hommes sans encourir le moindre risque. Si ça marche, c’est pour eux, si ça ne marche pas, c’est pour les contribuables de l’espèce inferieure, qui eux paient des impôts, ce qui parait bien normal. Quelques mauvais esprits soutiennent qu’il s’agit là purement et simplement du très vieux capitalisme de connivence mais chacun peut voir à cette occasion à quelles extrémités la jalousie peut mener.

 

  • Philosophiquement, ils s’appuient sur la pensée d’un grand homme du XVIII, Pangloss, bien résumée par Voltaire dans Candide. Notre philosophe soutenait avec raison que « tout est toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Il suffit d’ailleurs à nos hommes de Davos de considérer avec objectivité leurs éclatantes réussites pour se convaincre de la véracité de la philosophie Panglossienne. Curieusement cependant, ils ont du mal à convaincre l’espèce inferieure de cette vérité d’évidence tant le niveau de vie de ces incompétents n’a cessé de baisser depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir.  Ingrats

!

  • Pratiquement, ils ont compris depuis longtemps que la meilleure façon de désamorcer les révoltes du lumpen prolétariat était de s’appuyer sur l’amour que ces pauvres gens avaient pour leur pays et de signer des accords internationaux permettant en toute légalité de jouer ces pays les uns contre les autres. Qui plus est, ils ont organisé des instances internationales d’un ordre juridique soi-disant supérieur à celui de chaque pays pris individuellement, ce qui fait que les nations ne peuvent plus prendre de décisions et que les élections sont devenues une immense farce (tranquille ?). Bien entendu, le pouvoir est exercé dans ces institutions par des hommes de Davos, jamais élus mais toujours soigneusement choisis par les plus hautes instances pour leur dévouement aux intérêts de la secte.

 

Comme on le voit, tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Malheureusement (pour eux), je suis en train de me demander si les hommes de Davos ne sont pas en train de filer un mauvais coton.

 

D’abord, un peuple, toujours le même, est en train de demander à récupérer sa souveraineté confisquée par les hommes de Davos qui en hurlent de rage et cette opération porte un nom qui a dû figurer dans l’un ou l’autre des albums d’Astérix, avec Assurancetourix ou Agecanonix : Brexit… La révolte du village (Grand) Breton a peut-être commencé…

 

Qui plus est, quelques uns d’entre eux, qu’ils considéraient pourtant comme « parmi les meilleurs d’entre eux », sont en train de changer de camp et semblent s’autoriser à lâcher le morceau.

Ainsi Mervin King, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale Anglaise, vient-il d’écrire un livre pour expliquer que les élites Européennes ont VOLONTAIREMENT créé une dépression en Europe pour briser la résistance des peuples à l’avènement d’un Etat Européen.

 

Une fois ruiné, chaque Etat a en effet non seulement bien du mal à résister à la menace de l’arrêt des subventions mais a encore plus de difficultés à s’opposer à la fermeture de ses banques, ce dont la Grèce a été menacée par la BCE. Comme quoi, quand l’on perd sa monnaie, l’on perd sa souveraineté, ce qui après tout était le but de l’homme de Davos. Il n’y a que les sous-hommes pour croire à des billevesées comme la Souveraineté inaliénable d’une Nation. Et, continue l’ancien gouverneur, qui cherche à aggraver son cas, la seule solution est bien sûr de retourner aux monnaies nationales pour retrouver et croissance et démocratie.

 

Comme les lecteurs de l’IDL le savent, c’est exactement ce que je dis depuis des années et si les Britanniques venaient à voter pour Brexit, je n’ai pas le moindre doute que les Suédois, les Danois, les Italiens, les Portugais, les Espagnols ne seraient pas loin derrière et qu’enfin nous sortirions du cauchemar Européen.

 

Le sommeil de la raison engendre des monstres disait Goya…

 

Parallèlement, aux USA, une étrange créature aux cheveux oranges est en train de faire un tabac lors des primaires du parti Républicain et semble avoir un seul but : détruire le pouvoir des hommes de Davos, ce qui met nos bienfaiteurs de l’humanité dans un état de panique totale.  Voila qui est bien compréhensible puisqu’une défaite électorale mettrait fin à ce capitalisme de connivence qui leur permet de vivre noblement sans prendre le moindre risque.

 

Qui sait ? Si un tel candidat était élu, il pourrait ordonner que des audits soient conduits sur les relations qui unissent la Fed et un certain nombre d’entités financières sévissant à Wall–Street et plusieurs membres éminents de ces institutions pourraient se retrouver là où est monsieur Madoff.

 

L’ingratitude humaine est sans limites…

Fort heureusement les hommes de Davos, au prétexte qu’il est temps qu’une femme soit élue à la magistrature suprême présentent « une » candidate à la magistrature suprême, un vrai modèle de compétence, d’honnêteté et d’altruisme. Je n’ai donc pas le moindre doute que toutes les forces de progrès vont se coaliser pour soutenir cette personne dont chaque lecteur moyennement informé sait cependant qu’elle devrait être en prison depuis longtemps.

 

L’essentiel n’est pas en effet que le peuple élise quelqu’un de compétent, mais d’empêcher que ne soit élu une personne dont les décisions pourraient amener à un changement de cet ordre dont chacun devrait savoir qu’il est le meilleur possible. Et donc nous sommes en train de rentrer un peu partout dans un monde où la Politique, avec un grand P, va reprendre le dessus.

Ce n’est plus l’argent, les media, les coups tordus qui vont amener des hommes au pouvoir mais la volonté du peuple. On imagine la panique de l’homme de Davos.

 

Comme les lecteurs le savent, l’idéaliste que je suis à bien du mal à analyser les évolutions politiques et je sous estime certainement la capacité des hommes de Davos à maintenir l’humanité dans un ordre quasiment parfait. Mais je sais que l’ordre, c’est la mort.

Plus sérieusement, j’ai toujours cru que la vérité l’emportera toujours sur le mensonge et que de la confrontation des idées et des votes naissait toujours une amélioration.

Et donc j’ai toujours cru en la Démocratie et je n’ai pas le moindre doute que les jours de la technocratie sont comptés.

Cette perte de pouvoir va-t-elle être agitée ? Certainement !

Les électeurs peuvent-ils se tromper ? Mais bien sur !

Mais à l’élection suivante, ils peuvent corriger le tir, si bien sur, on leur en offre la possibilité, ce qui n’a pas été le cas en France quasiment depuis la mort de Pompidou. En France, nous avons eu toujours le choix entre un homme de Davos ou un autre, ce qui ne changeait rien.

 

Pour terminer je vais reprendre la phrase de Tony Benn, politicien Britannique situé à l’extrême gauche de l’échiquier politique et que j’aimais bien parce qu’il avait beaucoup d’humour.

 

Une démocratie se définit en deux phrases

  1. Est-ce que j’ai pu voter pour les gens qui m’imposent les lois auxquelles je dois obéir en tant que Citoyen.
  2. Est-ce que je peux les virer à l’élection suivante ?

 

Tout le reste ne compte pas.

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 " Des Lions menés par des ânes "(Editions Robert Laffont) ou il dénonçait l'Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage "L'Etat est mort, vive l'état" Editions François Bourin 2009 prévoyait la chute de la Gréce et de l'Espagne. Il est le fondateur et président de Gavekal research (www.gavekal.com) et Gavekal securities et membre du conseil d'administration de SCOR.

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37 Commentaires

  1. Cher Charles Gave,
    Je ne vous savais pas autant d’humour.
    Mais vous avez raison. La situation est tellement grotesque, qu’il faut beaucoup d’humour pour avoir la distance nécessaire pour apprécier.
    Sinon, on se met à marcher sur la tête comme tous les autres.
    Continuez sur cette bonne voie.
    Pour le plaisir de vous lire.

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  2. D’ accord sur le diagnostic, moins sur les espoirs de solutions et pas du tout sur Davos qui est une charmante station de ski située dans un cadre idyllique dans le plus beau canton de Suisse :^)

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  3. Oui mais Trump à la maison blanche! Je ne peux pas attendre de voir ce qu’il va faire de la décoration.

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    • Justement j’ai bien aimé le passage sur l’homme aux cheveux orange. Lire ceci me change des charges superficielles toujours motivées par une reductio ad hitlerum dans la presse mainstream ou même nos amis de contrepoints. A une chose près, difficile de penser qu’un type qui a fait sa fortune sur des bulles immobilières irait nettoyer les écuries d’Augias remplies d’hommes de Davos qui ont justement rendu possibles ces fortunes extravagantes d’hommes du sérail. Je me fous de ces crétineries sur les latinos, le mur payé par le Mexique et autres invraisemblances protectionnistes de Trump, il ne le fera jamais. S’attaquerait-il vraiment aux hommes de Davos au point que ceux-ci paniquent à l’idée d’une élection de Trump. JC Gruffat l’a dit cette semaine dans son article ou en commentaire, Ted Cruz est détesté mais prévisible or Trump cultive volontairement l’esquive. Est-ce pour cacher son incompétence comme le disent trop vite ses détracteurs ou est-ce plus profond? En discours je l’ai entendu dire plusieurs fois et sciemment assumer qu’il lui fallait rester « unpredictable »…

      Sinon je note que Charles avait dit ou laisser penser il y a déjà quelques années que les analyses au premier ordre marxiste redevenaient valables parce qu’une société de tiers-état s’était reconstituée à la faveur de la social-démocratie mutant progressivement en socialisme. Nous y sommes, Charles peut citer sans vergogne des auteurs communistes tant leurs analyses sans finesse s’appliquent hélas parfaitement au monde dans lequel nous vivons… Drôle de temps! J’avais 10 ans quand le mur de Berlin est tombé, j’avais la sensation qu’un autre monde s’ouvrait, je voyais un président russe (quelque peu ivre) rire en compagnie du président des Etats-Unis hilare lui aussi. Quelle déception. Quelle grande parade…

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    • Mon sentiment est que GOOGLE change de nom en alphabet car cette boite ressemble de plus en plus à GOEBBLES

      Pourtant trés facile à légiférer, (j’ai une idée tres simple pour la france pour contraindre specifiquement ce cartel goog)

      La campagne sur la clef des iphone est à mon avis entièrement phony (lol)

      Au dela de Havas/science po/davos : voila le probleme central à venir des démocraties

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      • Je n’ai RIEN compris

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        • Nous sommes deux!

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          • Pourtant facile, vous faites preuve de malhonnêteté intellectuelle!
            Google est un régime autoritaire, ils vendent leurs cames à Apple qui cherche la serrure de sa clé caché dans le pré de la CIA. Malheureusement Dave n’aime pas la démocratie.

  4. Dans quelle mesure Trump est-il autre chose que le miroir des frustrations de ses partisans ? A-t-il des convictions, et si oui, lesquelles ?

    J’écoutais, hier, un commentateur énamouré sur Radio-Courtoisie lui chanter des péans, et cela se résumait, en gros, à ceci : a) Trump est un gueulard, il est capable d’intimider tout le monde dans un débat, et puis c’est un « winner », il gagne tout le temps (?) ; b) il va embrasser Poutine sur la bouche, et ce sera le bonheur parfait, les deux grandes puissances vont enfin régler de concert tous les problèmes du monde ; et nous, les serfs, nous n’aurons plus qu’à les regarder faire en louant nos tsars bien-aimés.

    Pourquoi ai-je l’impression que ces gens se racontent surtout des histoires ?

    C’est très dérangeant, cette passion irrationnelle pour les chefs transgressifs : Jean-Marie le Pen est capable de dire « durafour crématoire » à la radio, c’est donc l’homme qu’il nous faut ; Donald Trump est capable de balayer d’un revers de main les questions gênantes d’une journaliste en disant « qu’elle a ses règles », il faut donc voter pour lui.

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    • L’élection de Trump sera du même ordre que celle de Reagan en 1980. Les américains ont été gagnants. Et puis il suffit de voir sur qui crache la médiacratie pour comprendre certaines choses. Alors oui Trump for USA.

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      • Ronald Reagan faisait des remarques indécentes sur les femmes journalistes insuffisamment complaisantes à son goût ? Il se vantait de la taille de son sexe au cours d’un débat électoral ?

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        • Je ne pense pas, surtout pas ce qu’il avait de l’humour…

          Il parait blague à part que pour rigoler, quand Gorbatchev rentrait dans la pièce, il chantonnait l’hymne dark vador

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        • je n’en sais rien. Si Trump fait ce qu’anticipe Charles Gave contre les cloportes de Davos et autres science po, Ena et ODS alors Trump for USA. Le reste, franchement, on s’en fiche pas mal.

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  5. Joli exposé, plein d’humour, sur la ploutocratie internationale qui nous gouverne… Je veux croire, avec vous, qu’une réaction est encore possible. Mais j’ai des doutes, en particulier en Europe, où l’appauvrissement n’est pas que matériel.
    Merci pour le plaisir que vous nous donnez à vous lire.

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  6. Et ce petit monde de Davos est abrité par le seul pays vraiment démocratique: la Suisse.

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    • On en peut pas être tenu responsable non plus de tout les gens qui viennent en vacances sur votre territoire. A ce compte là, la côte d’azur a pas mal à redire.

      Il est certain que le charme du pas de calais reste moins tapageur pour le dictateur lambda que la voila rouge et sa cohorte de putes russe.

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  7. J’aimerais partager votre optimisme.
    J’ai peur que les hommes de Davos n’envisagent pas de lâcher le morceau. Ils contraindront les peuples à toujours plus d’esclavage et de menaces pour conserver leurs privilèges (le goulag n’est pas loin).
    Si M. Trump passe aux US, il ne devrait pas faire de vieux os.
    Le système de Davos ne reculera devant rien pour garder le contrôle…
    Ca sera une lutte à mort des uns contre les autres.
    Il me semble que la plupart des Français ne réalisent absolument pas dans quel piège anti-démocratique nous nous sommes fourvoyés (au niveau national, international). Ils font encore confiance aux politiques et aiment l’alternance. Juppé, s’il ne peut être vu comme le gendre idéal semble très rassurant pour les citoyens qui redoutent les affrontements.
    Dans mon entourage, ceux qui votèrent hollande, choisiront plus que certainement ce repris de justice sans saveur en 2017.
    Sans affrontements (probablement sanglants) nous ne sortirons pas de cette dictature « douce » qu’est l’Europe aujourd’hui.
    Cordialement

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  8. C’est bien beau mais la révolution même si je l’espère, je n’y crois plus.

    A part quelques personnes sur internet, dans la rue au taf ou n’importe ou je n’entend jamais dire du mal de l’état d’urgence. Les gens disent seulement, les flics peuvent venir, je n’ai rien a cacher.

    Si ça n’est pas en redemander je ne sais pas ce que sait.

    Le fait que l’Angleterre et les USA bougent n’est pas un indicateur de mouvement en France au contraire.
    Quand il y avait Reagan et Thatcher la France avait Mitterrand.

    L’Angleterre je ne sais pas, mais si il y a une révolte en Europe, je met un billet sur le fait que les français seront les derniers a dégager les nuisibles, et il est même fort possible qu’on récupère les vermines que les autres ne voudront plus quand la purge démarrera. La le droit d’asile ils vont nous le ressortir, pour sauver leurs petits copains, ils ont bien essayés de sauver Ben Ali.

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  9. Malheureusement, je suis à peu près certain que les hommes de l’establishment du GOP finiront par avoir la peau de Trump, légalement ou pas. Quant au Brexit, je pense que la réponse du peuple anglais sera la même que celle des écossais à qui on demandait de voter l’indépendance de l’Ecosse. Au dernier moment, les gens, les sous-hommes, comme le pensent les hommes de Davos, auront peur. Car on voit dans ce monde occidental sans guerre depuis longtemps que la peur est devenue un des ressorts fondamentaux dont savent si bien jouer les hommes de pouvoir (sinon de Davos).
    Les sous-hommes n’hésitent pas à se tirer une balle dans le pied, de PEUR du moindre changement.
    Il faudra attendre l’échec total des hommes de Davos pour que les peuples se soulèvent et ce ne sera pas le résultat d’une élection, car le système est trop verrouillé.

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  10. quand l’on perd sa monnaie, l’on perd sa souveraineté,

    Pendant longtemps il n’y avait pas de Banques Centrales et si les souverains avaient leur monnaies, elles n’avaient pas cours forcé.

    L’euro est une mauvaise chose parce qu’il est dirigé par une instance incontrôlable. Cependant, plutôt que de rendre la monnaie aux états, pourquoi ne pas la rendre aux citoyens en leur permettant de se mettre d’accord sur la monnaie utilisée pour leurs transactions ?

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  11. Le manque d’expérience politique de Donald Trump (notez au passage la dégradation constante du langage journalistique qui n’appelle plus les individus que par leur nom, oubliant de le précéder soit du prénom, soit de l’élément de courtoisie « monsieur » ou « madame ») finira par lui coûter la présidence face à Hillary Clinton.

    Les gens hésiteront à voter pour quelqu’un qu’ils ne pensent pas suffisamment au fait des mécanismes de pouvoir et qui, jusqu’ici, s’est caractérisé par le peu de cohérence de son programme. Ce point de vue, n’en doutons pas, sera abondamment relayé par les grands organes de presse, donnant aux électeur l’impression de devoir choisir entre l’empereur Auguste (sévèrement botoxé) et son cheval.

    Quant aux charges dont fait l’objet madame Clinton, qu’il est loin le temps de la tour de Nesle, où l’auteur d’un roman plaça en la bouche d’une reine ces paroles : « [que le peuple] sache que le crime d’une fille de roi est punit plus durement que celui d’une fille de serf »…

    Répondre
  12. Davos heu .. zut … Av Ods, morituri te salutant.

    Répondre
  13. C’est toujours un plaisir de vous lire.

    « Comme les lecteurs le savent, l’idéaliste que je suis à bien du mal à analyser les évolutions politiques et je sous estime certainement la capacité des hommes de Davos à maintenir l’humanité dans un ordre quasiment parfait. Mais je sais que l’ordre, c’est la mort.
    Plus sérieusement, j’ai toujours cru que la vérité l’emportera toujours sur le mensonge et que de la confrontation des idées et des votes naissait toujours une amélioration.
    Et donc j’ai toujours cru en la Démocratie et je n’ai pas le moindre doute que les jours de la technocratie sont comptés. »

    J’aimerais partager votre optimisme.
    Malheureusement les hommes de Davos sont persuaés du contraire et ont des moyens financiers et maintenant techniques (GAFA) importants pour maintenir les autres en une servitude « volontaire »:
    Panem et circenses,
    Apple et Bataclan…

    On peut néanmoins assurer une Contrerévolution chacun à son niveau 🙂

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    • J’aimerais partager votre optimisme mais l’idéalisme se heurte généralement au réalisme.
      Et les hommes de Davos ont des moyens financiers et militaires pour garantir leur règne, néanmoins, être conscient, voire informé nous donne une certaine liberté dans la servitude. Merci pour ce texte et les commentaires.

      Répondre
    • Bonjour,

      Mon petit cerveau ne voit pas le lien avec l’article du jour?

      Répondre
      • Je viens d’écouter la vidéo du juge Jeanine Pirro qui est sur la page http://www.zerohedge.com/news/2016-03-06/theres-insurrection-coming-american-people-are-sick-tired-crony-capitalism proposée par Sassy 2.

        C’est excellent : drôle et saignant contre les adversaires de Trump. Mitt Romney en prend pour son grade d’exécuteur des basses besognes des « oints du Seigneur ».Judge Jeanine parle un bon anglais ce qui ne gâche rien (mon acception de ce terme correspond à un anglais que je comprends…)

        Merci CG pour vos articles et interventions en dehors de ce site, pleins d’expérience et d’intelligence. C’est drôle aussi comme l’article d’aujourd’hui.Et surtout rare. Votre position de quasi-monopole de cette pensée économique de qualité est votre seul défaut.Vous n’y pouvez rien sauf à faire des émules.

        Répondre
      • quels sont les sytemes les plus performants lors d’une crise systemique?:

        A court terme, peut etre la chine la russie mais surement pas l’europe telle que rêvée lors de maastrich

        le traitement de la crise:
        =>soit une purge salvatrice sur les promesses (marchés pensions…
        =>soit la repression financiere et suppression de la democratie, par l’elimination des représentants rogue comme Trump

        Voyez Trump arrive pour demontrer le contraire de ce que fait Merkel (qui n’est pas schroder qui n’a aucun lien avec la « prosperité » allemande)

        Répondre
    • Trump va faire, ce que R Paul n’a pas pu faire ie ce qu’ont fait Gorbatchev (Katyn, Perestroïka) puis Poutine

      Il peut faire 60% (>Reagan), c’est mon play car l’amérique est en lambeaux (de même la France: il n’y a qu’à se baisser)

      Répondre
      • Gorbatchev a « fait » malgré lui : en réalité, il croyait au communisme et voulait simplement réformer le pays pacifiquement, « sans douleur ».

        A mon avis, il était beaucoup moins intelligent que ce qu’on lui prête généralement : il n’avait même pas compris qu’en mettant en place « l’ouverture », la liberté d’expression, etc, il sapait les fondements même d’un système contre nature qui ne pouvait exister que par la répression. Une fois celle-ci retirée, tout ne pouvait que s’effondrer comme un château de cartes.

        On peut donc se réjouir qu’un tel homme ait accédé au pouvoir en URSS, mais plutôt comme « idiot utile » que comme véritable visionnaire.

        Répondre
        • La chute de l’URSS a plus a voir avec Jean Paul 2 qu’autre chose si vous voulez mon avis.
          La drame des dictatures est de toujours sous estimer le facteur « martyre » d’une société.
          Notre nouvelle dictature de la pensée l’a bien compris en ce qu’elle n’interdit plus rien , préférant le ridicule qui tue la foi avec infiniment plus de constance.

          Répondre
      • Que devrait donc faire l’élécteur américain ? Voter pour Trump ? Certes Reagan était moqué mais il avait pas mal potassé pendant la campagne et avait des vrais arguments lors du débat face à Carter. Pour l’instant Trump n’a pas vraiment de programme hormis le mur et la renégociation des traités commerciaux.

        Cela dit la réaction des médias et de l’establishment du GOP en disent long et donnent plutôt raison à cet article…

        Répondre
        • Vous savez, sauf à croire en l’homme providentiel (cf article plus haut), un bon gouvernant l’est surtout à l’aune des conseilleurs dont il s’entoure.

          Qu’aurait été la politique de Reagan sans volckner

          Derrière chaque pas d’Alexandre le grand, il y a Aristote (pas de moi).

          Répondre
          • conseiller:
            trump n’arrete pas de dire qu’il connait Kravis(…) KKR

            c’est le seul point qui m’embête chez lui
            sauf s’il prend Kravis comme FDR a pris Joe kennedy

Commentaire

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