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Il y a environ cinq ans, j’avais été invité par des amis anglais a une petite cérémonie qu’ils organisaient dans la « City » en mon honneur pour fêter mes quarante ans de carrière dans la finance. Je dois avouer que j’avais été profondément ému par cette initiative et que du coup, mon petit discours de remerciement avait été un peu tremblotant. J’ai raconté cette expérience dans l’une de mes chroniques du lundi et les lecteurs pourront la retrouver sur le site.

Je viens de connaitre une expérience un peu similaire, à Paris cette fois.

Des anciens de l’Institut de Formation Politique (IFP) m’avaient demandé d’organiser une conférence devant une association qu’ils ont créé et le sujet de la présentation était …moi !

Je devais leur expliquer tout d’abord quel avait été mon parcours personnel et professionnel dans une première partie avant que de développer ce qu’était pour moi le Libéralisme dans une deuxième.

Bien entendu, la première partie était de loin la plus difficile car le moi est haïssable.

Mais avant de parler de la conférence, je voudrais parler de l’assistance.

Ils étaient environ soixante jeunes, garçons et filles mélangés, mais avec une majorité de garçons, tant il est vrai que le Libéralisme semble surtout intéresser la gent masculine, ce qui me désole et que je ne comprends pas trop bien. Ils devaient avoir tous en dessous de trente ans.

Et un certain nombre de choses m’ont très vivement frappé.

  • La première était leur évidente volonté de s’engager et de servir. Aucun n’était venu là pour comprendre comment « réussir dans la vie », phrase abominable parce qu’elle signifie que la personne qui aurait cette ambition veut prendre plus qu’elle ne veut donner. Ils avaient tous un visage ouvert et des yeux brillants parce qu’ils cherchaient à savoir comment ils pouvaient donner plus qu’ils n’allaient recevoir, ce qui était merveilleux. Réussir sa vie, c’est, comme au Rugby, avoir donné plus que l’on n’a reçu et le reste est calembredaines.
  • Aucun d’entre eux ne semblait considérer que le fait que j’avais 75 ans signifiait que ce que je pouvais penser ou ne pas penser était sans intérêt, bien au contraire. La réalité était que tous ces jeunes étaient désespérément à la recherche d’un Ancien prêt à partager avec eux les expériences que le vieil homme que je suis avait accumulé dans sa vie.
  • Aucun d’entre eux ne semblait penser que le fait d’être jeune lui donnait un quelconque avantage sur moi. Au contraire, ils voulaient tous apprendre et nul ne peut apprendre s’il ne se tourne vers un Ancien pour l’instruire. J’ai donc eu en face de moi des gens qui quelque part avaient été trahis par le système d’enseignement actuel qui prétend que le jeune en sait autant que le vieux en les plaçant sur un pied de soi-disant égalité. Ce qui est faux et constitue une lâcheté démagogique de la part du vieux dans l’espoir de faire croire au jeune que lui aussi est jeune (puisqu’il prétend ne rien savoir de plus), ce qui est d’une imbécillité foudroyante. S’il est sûr de ne rien savoir de plus, qu’il se taise…
  • Ce qui m’amène au point suivant : ma génération, celle de Mai 68, sans aucun doute la plus bête de l’histoire de France, a une caractéristique essentielle : elle nie le passage du temps et vit dans une espèce de présent perpétuel. Ce faisant, elle refuse à la fois d’enfanter, de murir et de mourir comme chacun le sait. Et donc mes contemporains refusent de transmettre et de partager leurs expériences et leurs savoirs puisque dans le fond ils se considèrent comme des rivaux avec ceux qui vont inéluctablement les remplacer. La phrase de Jean-Baptiste disant en parlant du Christ : « Il faut que je diminue pour qu’il puisse grandir» leur est non pas odieuse, mais incompréhensible.  Cependant, même s’ils ne veulent pas être remplacés, ils le seront, si ce n’est par les enfants qu’ils n’ont pas eu, alors par les enfants des autres, à qui ces autres auront transmis des valeurs qui ne seront pas les leurs et qui leur sont déjà odieuses.
  • Et donc, j’ai vu des jeunes hommes et des jeunes femmes dans une attente quasiment fiévreuse d’une parole « authentique », ce qui ne veut pas dire vraie. La vérité n’existe pas en ce monde, mais on peut s’en rapprocher en mettant en concurrence des paroles authentiques, qui peuvent et doivent être contradictoires les unes avec les autres. Et c’est dans ces contradictions que se forge une nouvelle pensée authentique et cette émergence ne peut à chaque fois être qu’individuelle. L’idée de l’accouchement, que ma mère appelait « le mal joli » vient immédiatement à l’esprit. Le rôle de l’enseignant est de faire accoucher les élèves de ce qui deviendra leur pensée à chacun d’entre eux et en aucun cas la sienne.

Et donc, lors de cette soirée, j’ai eu vraiment la sensation d’avoir en face de moi les enfants non pas d’une génération perdue, mais d’une génération trahie par leurs professeurs. Quand j’étais jeune, je pouvais me confronter à des adultes qui n’avaient pas peur de la lutte, voir, dans le cas des tous meilleurs parmi eux, qui la recherchait et qui la recherchait pour m’aider.

L’un de ces professeurs m’avait dit un jour : « Charles, dans un débat, n’oubliez jamais que si vous commencez à enfoncer votre adversaire intellectuellement en utilisant la logique, alors il partira dans l’irrationnel « .

Les professeurs et les soi-disant maitres à penser d’aujourd’hui font beaucoup mieux : ils refusent le débat, puisqu’ils ont la Vérité, en laissant celui qui a besoin d’accoucher d’une vérité à lui se débrouiller tout seul … Un intellectuel qui prétend détenir la Vérité n’est pas un intellectuel mais un gardien de Stalag.

Et ces gens n’élèvent plus nos enfants (ce qui veut dire les amener vers le haut), mais les dressent comme des bêtes de cirque et ceux qui deviendront nos dirigeants sont ceux qui peuvent sauter dans le cercle enflammé le plus habilement. Et l’on nous dit que les dernières promotions de l’ENA n’auraient aucun caractère ! Vraiment ?

Et quand il y a débat, le recours à l’irrationnel par la partie faible intellectuellement, c’est à dire par les partisans de la pensée unique, est instantané, par exemple en recourant à la fameuse « reducto ad Hitlerium ».

J’ai donc vu une génération trahie, mais libre et qui veut avant tout apprendre pour comprendre et ensuite agir.

J’en ressors tout ragaillardi.

Que leur ai-je dis ?

D’abord, que j’avais été influencé très profondément par les vies de mon grand-père et de mon père, qui tous les deux avaient su prendre les bonnes décisions, au risque de leur vie, à des moments extraordinairement difficiles pendant les guerres mondiales et pendant la guerre d’Algérie alors même que la masse de leurs contemporains allaient dans l’autre sens.

Ensuite, que ma vie avait été guidée par le hasard, mais que je ne crois pas au hasard.

Par exemple, j’ai fait des études d’économie « par hasard » après mon bac, parce que ma future belle-sœur m’a signalé que de nouvelles études en « sciences économiques » commençaient à l’Université. Mais nous étions allés voir avec mon père le professeur Cluzeau, agrégé d’économie et enseignant à la Fac mais aussi président de l’école de commerce de Toulouse pour lui demander son conseil. Ayant parlé avec moi cinq minutes, il me dit « économie ». Et donc j’ai été le bénéficiaire du conseil d’un ancien…

Mes études aux USA ? Encore un hasard, puisque je suis tombé sur une université qui non seulement m’acceptait, mais m’offrait un poste de professeur assistant pour financer mes études. A l’origine de cette acceptation, un ancien de ma famille qui connaissait des gens aux USA.

Mon premier travail à la Banque de Suez ? Un vieil ami de ma grand-mère connaissait bien un homme qui était vice-président de la compagnie financière de Suez… J’avais d’autres offres d’IBM, de Procter & Gamble, de Pont à Mousson, je choisis la banque de Suez, sur son conseil. Encore un ancien…

Ma première société ? Mon patron à la banque s’appelait Éric Auboyneau. Quatre institutions financières européennes voulaient lancer un centre de recherche qu’il dirigerait. Il leur dit qu’il n’accepterait que si je partais avec lui. Ce que je fis. Des anciens m’ont guidé…

Départ pour Londres en 1981 ? Mon épouse et moi avions décidé d’un commun accord qu’en aucun cas nous n’accepterions de vivre dans un pays où il y aurait des ministres communistes. En Septembre 1981, nous étions à Londres, sans un rond, et j’ouvrais la filiale anglaise de ma société en France et cela au début des années Thatcher pendant lesquelles la Grande-Bretagne s’envola pendant que la France s’enfonçait dans une nuit dont elle n’est pas sortie.  Décision non pas hasardeuse mais morale…Pourquoi ? Parce que nous avions lu Soljenitsyne…grand ancien s’il en fut.

Créer une société de gestion institutionnelle à Londres pour mes clients américains ? Encore une fois, à la demande de ces clients (des anciens…) et non pas sur une initiative personnelle

Puis vient, inéluctablement le temps des épreuves :

Ayant vendu cette société à un grand groupe américain alors que nous gérions 10 milliards de dollars, je suis au sommet du monde.

Patatras, je commence une dépression qui durera six ans pendant lesquels je suis complétement au tapis. Beaucoup de nos amis nous quittent, la solitude s’installe.

Je sors du trou et mon fils, brillant sujet, me dit qu’il va lancer une société de recherche, que nous utiliserons au début la liste de mes anciens clients pour les démarcher et que je travaillerai pour lui. J’accepte. Nous avons maintenant 900 clients dans 65 pays et gérons près de 2 milliards de dollars, la société compte près de 100 personnes. Un jeune aidant l’ancien que j’étais devenu.

Je veux aider mon pays, je prends la présidence d’un think-tank français. Ça ne marche pas du tout. Ma fille ainée, autre brillant sujet, à qui je demande conseil, me dit qu’elle va me créer un think -tank à nous et l’aventure de l’Institut des Libertés commencent et se poursuit à ma plus grande satisfaction. Nous avons pu aider l’Institut de formation Politique d’Alexandre Pesey, aider au financement de la bourse Tocqueville, aider (un peu) Philippe Nemo dans le lancement de son école professorale de Paris, aider tel ou tel groupe de gens qui se battent contre la nuit intellectuelle qui gagne notre pays. Nous avons 80000 clics individuels par mois… Un jeune aidant un ancien, encore une fois…

Et je viens de lancer deux nouvelles sociétés, l’une d’intelligence artificielle appliquée aux marchés financiers et l’autre de conseils en construction de portefeuille à destination des institutions financières françaises. « Semer à son âge, passe, mais planter ? » comme l’aurait dit La Fontaine.

Mais dans ma maison à Avignon, il y a un arbre qui aurait 350 ans et qui a peut-être été planté par un vieil homme qui doit sourire en me voyant planter à mon âge. Pourquoi : parce que l’ancien aime rendre …

Hasards certes, coups de pouce donnés au bon moment, sans aucun doute, mais à chaque fois j’ai pris le risque, soutenu que j’étais par mon épouse toujours d’accord avec mes décisions et les suscitant parfois.

Attendre la prochaine prise de risque avec impatience, telle est le premier secret d’une vie pendant laquelle j’ai pris beaucoup de coups, j’ai connu beaucoup d’échecs (dont nul ne se souvient sauf moi) et quelques réussites mais je ne me suis jamais ennuyé car je n’ai jamais cessé d’apprendre.

Si vous vous ennuyez, si vous n’apprenez plus, mettez-vous à l’écoute. Le « hasard » va passer qui vous permettra de sortir de votre ennui et si le hasard se présente sous les traits de quelqu’un de beaucoup plus jeune ou de beaucoup plus vieux que vous, tant mieux. On bâtit rarement quelque chose tout seul.

Et le second secret, une fois de plus est que Dieu ne sait compter que jusqu’à un.

Il n’y a pas de responsabilité collective, il n’y a pas de morale collective, il n’y a pas de conscience collective. Vous avez reçu des talents, c’est à vous et à vous seuls qu’il appartient de les faire fructifier. Dire que le Maitre est dur et veut récolter là où il n’a pas semé est indigne et destructeur.  Il y a plus de grandeur dans un échec que dans une médiocre stagnation.

Et bien entendu, ce sont là les deux messages essentiels des Evangiles

  1. Il n’y a de bonheur que dans la prise de risque.

Ceux qui ont pris des risques, le fils indigne, la femme adultère, le bon larron sur la croix… sont toujours pardonnés

Ceux qui n’en ont pas pris sont la plupart du temps envoyés en enfer.

  1. Dieu ne sait compter que jusqu’à un.

Ce qui veut dire que non seulement vous êtes libre de vous opposer à la tribu (aujourd’hui les défenseurs de la pensée unique), mais que vous devez le faire si la tribu ou son chef essaient de réduire votre liberté individuelle, comme le firent Thomas Moore et Thomas Beckett. Ils y laissèrent leurs vies, mais qui se souvient de ceux qui la gardèrent ? Dans le fond, prendre des risques, puis les assumer, voilà le seul et unique secret. Et seule une société ou tout le monde est égal devant la Loi le permet. J’ai eu l’impression que cela correspondait à leur idée du Libéralisme.

.

 

 

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

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103 Commentaires

  1. « La vérité n’existe pas en ce monde »: ca m’etonne venant de vous, et surtout pour un Catholique. La Verite existe et nous avons le devoir de la rechercher, et notre foi complete une partie de ce que nous ne pouvons comprendre.
    a ne pas confondre avec les opinions/les dogmes etc.: ce sont les Lumieres (et Descartes un peu avant) qui se sont attaches a detruire cette notion de Verite et la remplacer par les convictions personnelles.

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  2. Merci pour ces mots, et pour tous les autres. C’est toujours un plaisir de vous lire.

    Mon père, qui me transmettait vos articles paraissant dans investir, m’a permis de vous découvrir.

    Depuis j’ai trouvé votre site et je dois dire que rare (unique?) sont les « rédacteurs » qui en quelques lignes savent unir/transmettre savoir et raisonnement de manière si intelligente, si intéressante, en étant qui plus est un fervent défenseur de La Liberté, ce droit imprescriptible qui est pourtant aujourd’hui systématiquement bafoué.

    Et maintenant je me demande : est il possible de travailler avec/pour vous ?!

    Bien cordialement,

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  3. Bonjour Monsieur Gave , J’aime l’authenticité de votre écriture, et aussi l’amour que vous portez à vos enfants, qui visiblement vous le rendent bien ! J’aime aussi cette solidarité trans générationnelle qui fait tant défaut dans les familles. Au delà de la réussite financière, et même si elle peut contribuer à la réussite familiale , cette dernière est en vérité la seule et véritable réussite dans une vie. Si je puis me permettre une petite remarque d’ordre « spirituelle » je pense que la parabole des talents, concerne ceux qui auront fait fructifier les choses de l’Esprit qui lui ont été donnés. Si vous voulez un chapitre purement économique je vous conseille d’ouvrir votre Bible à Lévitique Chapitre 25 ( en entier ) vous aurez alors un panorama Torahique de l’économie, de ses règles, et de la justice qui devrait y régner. Bien à vous .

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  4. Un mai 68 à rebours & global-mondial,

    Ce matin un passage chez Jeanneney relate le Radeau de la Méduse -après l’échouage sur le banc d’Arguin malheureusement pas celui du bassin d’Arcachon…-
    Ce qui m’a fait pensé, à la formule « Where we go one, we go all », peut-être tirée d’un récit d’un naufrage White Squall (1996) ainsi qu’à ceci:

    La tête des US après la lecture de l’Homélie du Dimanche:
    https://pbs.twimg.com/media/DEfykL7XsAArhF1.jpg

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  5. merci merci très cher Charles… Je transfère à mes enfants que j’abreuve régulièrement de vos pensées, de vos colères de vos livres…avec une tendresse particulière pour « Dieu ne sait compter que jusqu’à 1 « 

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    • Fisher* je voulais dire.

  6. Merci pour toutes vos rubriques que je lis régulièrement avec le plus grand intérêt. Une chose me turlupine quand même. Il y a maintenant un peu plus d’un an vous faisiez allusion à un homme qui descendait d’une voiture vide et vous ne le ménagiez pas… Il semble que depuis la voiture se soit remplie… Il fait presque partie de la génération dont vous faite aujourd’hui l’éloge. Alors ? Contradiction, ou maintenez vous votre avis de l’an dernier ?

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    • Je pense que m. Gave maintiens son avis. La voiture ne s’est remplie que de quelques privilégiés. La masse des passagers potentiels est laissée au bord du chemin…

  7. « ma génération, celle de Mai 68, (…) a une caractéristique essentielle : elle nie le passage du temps et vit dans une espèce de présent perpétuel. Ce faisant, elle refuse à la fois… »
    J’ajouterai que le refus du future est aussi le refus de la prise de risque et donc de entrepreneuriat.
    Cette génération 68 n’a accouchée que de profs donneurs de leçons qui n’ont rien créé de nouveau

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  8. Bonjour,

    Une seule chose : C’est de la folie de penser que la vérité n’existe pas. Point final. Surtout que c’est un cercle vicieux, on discute pour discuter… Bientôt on va commencer à discuter de la discution, pour finir par débattre du débat. Bienvenu en enfer messieurs. Moi j’ai une solution pour mettre fin à tout ce cirque : Faut dire la vérité, c’est ça le truc. La vérité ne nait pas d’une disuction même si celle-ci est intéréssante. Elle est. Comme le Soleil qui brille dans le ciel ou le nez au milieu de la figure. J’veux dire Eve a voulu débatre avec le serpent… et sans vouloir être méchant (j’aurais peut-être fait pire à sa place) on s’est fait niquer. Moïse n’a pas débattu avec Pharaon pour savoir si il était bien que les juifs sortent d’Égypte. Il est sorti. Point final. Sainte Jeanne d’Arc n’a pas débattu avec Dieu pour savoir si c’était bien utile de bouter les rossbif hors du Royaume des Lys. Elle l’a fait. Point final.

    Le problème ici (innérent à ce genre de pratique j’entends) c’est que dans une discution, personne n’est honnête. Surtout si on considère que son « point de vue », mérite d’être entendu (au moins autant qu’un autre). Ou alors on est naïf, mais ça… Un point de vue n’est pas une vérité (rien que ça, ça devrait suffire m’enfin…). Mettons, un débat sur l’immigration entre deux personnes. Une personne va défendre de manière « scientifique » l’idée de « race supérieure » (mais dans le fond c’est parce qu’elle n’aime pas le peuple d’a coté), l’autre personne ne va pas défendre cette idée (pourquoi ? Parce qu’elle est mariée avec un étranger et qu’elle est coincée). Pour les deux spécimens ici présentés, les deux ont tords. Pourtant on aura droit à trois ou quatre heures de discutions paaaaaassionnantes sur le sujet. Alors que les deux ont tords. Je dis deux, mais ça peut être trois, quatre ou cinq peu importe. Et tout est comme ça. Enfin bon… je parle dans le désert. Mais quand même monsieur Gave, si vous voulez vous évitez des dépressions inutiles, prenez en compte la notion de devoir et d’honneur. L’homme est un connard. C’est comme ça. Vouloir débattre avec un connard, c’est aussi utile que manger son caca. Y-a un moment donné : Stop.

    Bel article en tout cas.

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    • Bel article que celui de Mr GAVE et en plus élégant ce qui n’est pas donné à tout le monde ….

    • Il me semble que M. Gave a choisi de suivre le Christ, qui déclara « je suis le chemin, la vérité et la vie ».
      Je le vois très mal soutenir que la vérité n’existe pas.
      J’imagine que c’est surtout notre capacité d’approcher cette vérité dans les méandres du quotidien qui est en cause.

      Pour ajouter mon petit grain de sel, je confirme que la meilleure décision de ma vie a été de traverser l’Atlantique sans un rond, avec deux valises et autant d’enfants.
      Ça valait le risque.

    • Je crois que il est tout à fait inutile de me faire part de vos points de vue (ou assimilé). La porchaine fois vous m’épargnerez. C’est un ordre.

  9. Cher monsieur Gave (Charles!)

    vous aviez eu l’obligeance de me consacrer près de 3 heures pour un entretien informel et un déjeuner dans votre cantine du Renaissance d’Admiralty, où encore une fois, et à l’image de cette conférence que vous avez donnée à l’IFP, le jeune que je suis a pu bénéficé du regard d’un ancien. Et pour tout vous dire, depuis ce moment de 2014, vous avez changé ma vision du monde ainsi que celle de nombre de personnes autour de moi à qui j’essaie de la transmettre. Vous l’avez bien senti, nous cherchons à mieux comprendre le monde, et ce n’est pas qu’affaire d’économie mais aussi de philosophie et de valeurs. Comme vous l’aviez dit, vous ne verrez probablement pas le fruit de vos efforts, mais il est certainement en déjà train de mûrir !

    Avec mes salutations les plus chaleureuses depuis Hong Kong.

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    • Un éminent visionnaire de l’age de Charles Gave – Jacques Attali – se donne des projets à 20 ans. C’est stimulant, et dans 20 ans j’espère que nous verrons tous que la rouetourne a tourné dans le bon sens.

  10. Très touché par votre évocation d’Antigone, je retrouve un texte de 1948, « einer unbekannter Schrifsteller »:

    « …Thèbes, Hémon, Antigone pratiquent la même religion, ils suivent la même loi qui fait l’ambiance morale de la pièce, la pensée de Sophocle et de toute la Grèce. Loin de tenir à la solitude héroïque,

    Antigone est une légitimiste héroïque et farouche… »

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    • :-))

  11. Merci monsieur Gave pour la justesse de vos paroles.

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  12. Cher Monsieur Gave,

    Ayant 27 ans, je peux être considéré comme jeune et je vous suis régulièrement depuis 2016! Vos éclairages et avis sont particulièrement bienvenu dans notre monde remplis de turbulence et opprimé par une pensée unique!
    J’essaye de partager votre message au plus grande monde et surtout au plus aveuglé qui acceptent ce qu’on leur dit sans réfléchir !

    Même si je ne peux être d’accord à 100% avec (chacun est unique et différent), vous m’élevez à votre manière et poussant à la réflexion et la compréhension que j’avais perdues sur fond de propagande médiatique !

    Merci à vous et à l IdL ! J’ai lu avec plaisir votre interview dans la revue suisse Bilan!

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  13. Je dirais qu’il faut vivre pour vous, vous êtes partis en 1981, car le communisme c’est pas ca. J’ai fait mon service militaire en Allemagne, j’ai gardé le mur de Berlin, et je suis même aller comme touriste a Berlin Est, et j’ai vu de mes yeux le communisme, en France on est quand même mieux. Puis 10 ans plus tard je suis partis a Hong Kong, et la je me suis aperçut, que le communisme régnait en France et que les gens votaient pour, vu qu’il existe aucun candidat de vrai droite.

    Je suis consterné de voir sur les réseaux sociaux quand je partage une de vos vidéos, le peu d’enthousiasme que cela suscite, certaine fois j’arrive a faire changer d’idée certains qui n’avaient pas compris avec des exemples concrets, et des fois ils ne veulent rien savoir. Notamment la dernière sur la SNCF, je leur rappel quand FREE est venu dans la téléphonie mobile tout le monde était heureux, parce que ils se faisaient arnaquer par le cartel des 3, la concurrence est bonne, et bizarrement il ne veulent pas de concurrence dans la SNCF ?
    L’endoctrinement socialo-communiste est trop avancé en France, je resterais a Hong Kong et en Chine, et ma fille n’ira pas dans une école française en septembre, je ne voudrais que son cerveau soit abrutis par des prof de l’Éducation nationale.
    Je le répète encore fois, vivez pour vous, pas pour les autres, soyez rationnel, faire ce que vous avez a faire par raison et non par émotion. Et regardez les vidéos de Charles Gave, Ayn Rand, et Donald Trump.

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    • @Je suis consterné de voir sur les réseaux sociaux quand je partage une de vos vidéos, le peu d’enthousiasme que cela suscite, certaine fois j’arrive a faire changer d’idée certains qui n’avaient pas compris avec des exemples concrets, et des fois ils ne veulent rien savoir. »

      Je ne peux que confirmer vos propos hélas,Dans les commentaires on le fait souvent passé pour un vieil aigri, un arrogant snobinard, voir un pistonné…

    • Oui et non.

      La dernière video de CG ou il dit que l’on peut être intellectuel mais idiot vient de passer la barre des 2 millions de vues.

      Oui oui deux millions. Donc, non, nous ne prêchons pas dans le désert tout le temps…

      Allez, il suffit d’une fois.

    • Oui, une vidéo a 2 millions, 80 000 cliques par articles, sur la population française, ca fait pas beaucoup, ca confirme ce que j’ai toujours dit: 95% de socialo-communistes en France.
      Quand on a un raisonnement logique, on investit pas en France, ceux qui comprennent prenne le large, les autres seront rasés gratis, car les français feront comme les grecques, en dernier ressort ils voterons pour les cocos (Tsipras). Ca seras les propriétaires et les retraités qui vont se faire couillonner.

  14. O merci monsieur Charles.

    Voila qui nous change de la comedia des traitres qui nous gouvernent.
    Et voilà sous nos yeux l’explication de bien des choses.
    J’attendais de votre part une homélie de ce genre.
    Voila d’authentiques paroles de « bon papa ».
    10 000 mercis.

    Much needed and much appreciated

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  15. Monsieur Gave – vous etes fantastique! Et vos capsules video sur Planete 360 sont geniales aussi!
    Merci!

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  16. Je pense qu’il y a des actes qui restent immoraux mais, que l’on fait quelques lois pour que les personnes qui ont cette immoralité à se reprocher aient un couvert légal et ces actes pourront passer ainsi pour moraux. Mais les lois naturelles sont bien plus fortes que les arrangements humains…

    Répondre
  17. @ Steve

    « 25.14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. 15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit »

    Aucune consigne n’est donnée, aucun promesse de récompense ou de punition non plus. Les 2 premiers serviteurs s’empressent, de mettre en jeu un argent qui n’est pas à eux, au risque de le perdre. Le 3ème le met à l’abri. Que fait-il de mal ? Grands dieux, que fait-il de mal ? Il met à l’abri l’argent qui lui est confié. Est-ce un péché vraiment ? Cela mérite-t-il une terrible punition ? Et si oui, et si le maître est le Dieu de miséricorde, pourquoi ce malheureux 3ème serviteur n’est-il pas pardonné de sa faute ? Décidément, je ne comprends pas…

    Répondre
    • Je crois que H. vous a très bien répondu un peu plus bas :
      « […] parabole qui illustre l’obligation de ne pas gâcher les dons reçus et pour ne pas gâcher ces derniers, il faut donner sans quoi, on ne recevra rien. »
      Le péché est dans l’enfermement, dans l’aveuglement volontaire (« je sais… »).

    • @ durru

      Mais qui est dans l’aveuglement volontaire ? Le 3ème serviteur qui garde avec soin son talent ou les deux autres qui risquent les leurs sans avoir eu instruction de le faire ?

      Et lequel donne, dans l’histoire, et mérite donc de recevoir ? Aucun des trois. Les deux premiers reçoivent mais sans avoir rien donné, ayant simplement fait fructifier pour eux-mêmes l’argent qui leur avait été confié. Le 3ème ne donne pas non plus, mais au moins conserve et rend l’argent confié, et il en est puni.

      Pour moi ce maître dur et injuste n’est pas Dieu mais le « gros animal » de Platon et Simone Weil, c’est-à-dire le peuple, la foule, ou métaphoriquement le renoncement à la pensée, la servitude volontaire. Ceux qui le suivent, le nourrissent, s’en portent bien. Les autres, non, ils sont rejetés dans les ténèbres extérieures, mais ce sont eux qui sont du côté de la liberté, du côté de la vérité..,

    • BENOÎT XVI

      ANGÉLUS

      Place Saint-Pierre
      Dimanche 16 novembre 2008

      Chers frères et sœurs,

      La Parole de Dieu de ce dimanche – l’avant-dernier de l’année liturgique – nous invite à être vigilants et actifs dans l’attente du retour du Seigneur Jésus à la fin des temps. Le passage de l’Évangile raconte la célèbre parabole des talents, rapportée par saint Matthieu (25, 14-30). Le « talent » était une ancienne monnaie romaine, de grande valeur, et c’est justement à cause de la popularité de cette parabole que celle-ci est devenue synonyme de talents personnels, que chacun est appelé à faire fructifier. En réalité, le texte parle d’un « homme, qui partait en voyage » et qui « appela ses serviteurs et leur confia ses biens » (Mt 25, 14). L’homme de la parabole représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Par conséquent, ces talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que le Seigneur Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier : sa Parole, déposée dans le saint Évangile ; le Baptême, qui nous renouvelle dans l’Esprit Saint ; la prière – le « Notre Père » – que nous élevons à Dieu en tant que fils unis dans le Fils ; son pardon, qu’il a commandé de porter à tous ; le sacrement de son Corps immolé et de son Sang versé. En un mot : le Royaume de Dieu, qu’Il est Lui-même, présent et vivant au milieu de nous.

      C’est le trésor que Jésus a confié à ses amis, au terme de sa brève existence terrestre. La parabole de ce jour insiste sur l’attitude intérieure avec laquelle il faut accueillir et valoriser ce don. L‘attitude qu’il ne faut pas avoir est celle de la peur : le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour cache la pièce de monnaie sous terre et celle-ci ne produit aucun fruit. Cela arrive par exemple à celui qui a reçu le Baptême, la Communion, la Confirmation, mais ensevelit ensuite ces dons sous une couche de préjugés, sous une fausse image de Dieu qui paralyse la foi et les œuvres. Ceci fait qu’il trahit les attentes du Seigneur. Mais la parabole souligne davantage les bons fruits portés par les disciples qui, heureux du don reçu, ne l’ont pas tenu caché jalousement et par peur, mais l’ont fait fructifier en le partageant. Oui, ce que le Christ nous a donné se multiplie en le donnant ! C’est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous, comme nous l’enseigne ce grand administrateur des talents de Jésus qu’est l’apôtre Paul.

      L’enseignement évangélique que nous offre aujourd’hui la liturgie a également eu une influence au niveau historique et social en encourageant parmi les populations chrétiennes une mentalité active et entreprenante. Mais le message central porte sur l’esprit de responsabilité avec lequel il faut accueillir le Royaume de Dieu: une responsabilité envers Dieu et envers l’humanité. Il incarne parfaitement l’attitude du cœur de la Vierge Marie qui, en recevant le don le plus précieux de tous, Jésus lui-même, l’a offert au monde avec un immense amour. Nous Lui demandons de nous aider à être des « serviteurs bons et fidèles », afin de pouvoir prendre un jour part « à la joie de notre Seigneur ».

    • « Je sais que le maître est dur [etc] » Si ça c’est pas de l’aveuglement volontaire…
      Celui qui croit détenir la vérité avant même de l’avoir recherchée ne peut pas être du côté de la liberté et de la vérité, c’est aussi simple que cela.
      Les deux autres, correction, se sont présentés avec TOUS leurs gains devant leur maître, pas seulement avec ce qu’il leur avait légué. Eux, ils donnent, ne vous en déplaise. Comme leur maître, d’ailleurs.

    • Bonsoir Denis
      Que lisez vous? Comment lisez vous?
      Vous citez vous-même les paroles exactes et il semblerait que vous lisiez autre chose!
      Le Maître REMET ses biens, il DONNE…. sans conditions effectivement car un DON est sans conditions.
      Les deux premiers serviteurs acceptent ce don, ils s’approprient pleinemetn et justement ce qui leur a été donné , et produisent d’autres talents, des différents, qu’ils se ocntentent de montrer et non de remettre au Maître. Le troisième ne fait pas sien le don, il le refuse, par préjugés qu’il énoncera en détail plus tard….
      Son erreur de tir ( Torah vient de yared qui veut dire tirer à l’arc, d’où le sens premier de « manquer la cible » pour le mot péché), est causée par ses fantasmes car le maître, à la fin ne réclame pas de dû puisqu’il a donné sans conditions, il veut juste savoir comment ses dons ont été employés. Le 3ème s’est empêché lui même de se réaliser avec son don, en raison de ses préjugés envers le Maître. Autre eût été le sens, si la « mauvais » serviteur avait été interrogé en premier et en privé; mais il a vu les deux premiers être loués et invités à partager. La réalité n’a pas su fracturer son idéologie et c’est pour cela qu’il ne peut entrer. Le fait que les deux premiers soient traités exactement de la même manière est interprété comme une façon de dire que l’on ne se trouve pas dans un monde de comptables car dans l’histoire,les résultats montrent que 3=5! mais dans un monde de mérite.
      Ni Adam, ni Caïn ni le troisième serviteur ne sont condamnés, mais ils doivent assumer leurs choix et le Maître leur indique le seul chemin de retour possible vers leur propre liberté, leur Humanité, à partir de là où ils se trouvent.(Et où pourraient-ils se trouver, sinon là où il sont?)

      Le 3ème serviteur, là où il y a des pleurs et des grincements de dents, a la possibilité de méditer ses regrets et sa rage, d’en trouver les racines et de se rectifier pour retrouver son chemin.
      Toute la parabole traite de l’acceptation et de l’appropriation du don qui conditionne sa fructification éventuelle.
      Le 3ème n’a rien fait de son talent, ni pour lui même, ni pour les autres, c’est en cela qu’il s’est lui même condamné.
      (Il m’a fallu trente ans pour passer de votre lecture à celle que je fais maintenant, et je n’y suis pas parvenu seul!)
      Cordialement.

    • PS.

      Je ponctue. Le maitre devait, au préalable en plus de douter des capacités des uns et des autres car, dans la parabole, il donne 5 au plus vaillant et comme par hasard, le mauvais n’avait que un.

      Le maitre ne s’attendait pas à grand chose mais arrive donc à être déçu.

    • @ IDL, Steve, durru

      Merci pour l’homélie de Benoît XVI.
      Il y a eu d’innombrables interprétations et commentaires de cette parabole depuis 2000 ans. Toutes vont dans le même sens, je le sais bien. Toutes voient le maître en « figura christi ». Mais aucune ne résout l’énigme du sort injuste subi par le 3ème serviteur, sort si contraire à l’esprit évangélique d’amour et de pardon. La seule façon de rester en cohérence avec cet esprit est d’inverser les rôles et de voir dans le sort du 3ème serviteur une anticipation de la Passion. Et de voir dans le talent qu’il déterre la vérité, dont les hommes ont si peur…

    • Mais non. Ce n’est pas un sort injuste !!! C’est un sort MERITE pour celui qui A PEUR et ne pREND PAS DE RISQUE.

      Si vous pensiez que la Bible était le monde des bisounours, il va falloir la re ouvrir!

      Jésus dit qu’il est un péché qui ne sera pas pardonné, le péché contre l’Esprit. Je cite le texte : « en vérité, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu’ils en auront proférés ; mais quiconque aura blasphémé contre l’Esprit Saint n’aura jamais de rémission : il est coupable d’une faute éternelle » (Mc 3, 28-29).

      N’est ce pas un pêché contre l’esprit de refuser l’espoir ? Il s’agit d’une « résistance intérieure, presque [d’]une impénétrabilité de la conscience, [d’]un état d’âme que l’on dirait durci en raison d’un libre choix. C’est ce que la Sainte Écriture appelle “l’endurcissement du cœur ”», écrit saint Jean-Paul II.

      De plus, si Dieu peut tout pardonner, IL choisit aussi comment.

      Une « anticipation de la passion » non mais non…

    • Non, en effet, le monde de la BIble n’est pas un monde de bisounours, le monde de la Bible est le monde tel qu’il est, plein de haine et de violence. La Bible est un miroir dans lequel nous pouvons nous voir tel que nous sommes. Elle est aussi et surtout un appel à sortir de ce monde-là, un appel à l’amour et à la non-violence.

      (À l’amour du prochain, pas à l’amour du risque, ni du mérite, ni de l’argent…)

    • J’étais habitué aux constructivistes matérialistes. En voilà qui existent aussi des croyants…
      Laissons l’humanité imparfaite, telle qu’elle est, ça lui va très bien. Merci.

    • @ durru

      En effet, nous sommes les plus riches, les plus forts, les plus savants, les plus entreprenants, les plus intelligents, nous méritons amplement tout ce que nous avons, alors pourquoi chercher à changer quoi que ce soit ?
      Et tant pis pour tous les autres, ces mauvais serviteurs, qu’ils soient rejetés dans les ténèbres extérieures !

    • Mon cher Denis
      Pour une excellente raison: il commence par porter un jugement de valeur sur le Maitre ,et ensuite il pretend qu’il a eu raison.
      En ce qui concerne le risque, il faut preciser quelque chose: le plus grand risque que peut prendre un homme ou une femme est de consacrer sa vie au Seigneur et de devenir religieux (voir le jeune homme riche, qui ne veut ou ne peut prendre ce risque)
      Il ne s’agit pas uniquement de devenir entrepreneur mais bien plus de tenter de decouvrir le projet qu’il avait pour vous et d’essayer de le realiser.
      Le mien, je crois, etait de travailler pour comprendre et ensuite transmettre. Quand je m’en suis eloigne, j’ai ete malheureux comme un caillou
      Ne pas suivre le projet qui vous a ete assigne, c’est garantir que l’on sera malheureux toute sa vie disait Jean Guitton
      Amicalement
      CG

    • Mon cher Charles,
      Il ne se trompe pas dans son jugement et il a raison d’avoir peur puisqu’en effet il est traité comme il craignait de l’être.
      Mais sans doute était-ce le projet qui lui était assigné : être lucide, encourir la colère du maître, dire les choses comme elles sont, en être puni.

      Mon cher Charles, de 3 ans plus jeune que vous, n’ayant pas une vie professionnelle aussi intense que la vôtre, j’apprécie vos analyses, j’admire votre carrière, je vous félicite pour votre volonté de transmettre aux jeunes, je partage votre détestation de l’euro et de l’idéologie qui l’a créé, j’aime votre blog… mais je suis en complet désaccord avec votre interprétation de la pensée évangélique.

      Merci pour ce petit mot.

      Bien amicalement,
      DMB

    • @DMB
      Je suis désolé, je suis confronté à un mur. Vous êtes comme le mauvais serviteur, vous avez votre idée toute faite et rien ne pourra vous en éloigner. Moi, en tout cas, je baisse les bras…
      Juste pour rappel : celui qui croit détenir la vérité, alors qu’il ne la cherche même pas, a certainement pris le mauvais chemin. Tout le reste y découle.
      Cordialement.

    • @ durru

      En effet, vous avez bien compris, je m’efforce d’avoir la lucidité du 3ème serviteur, celui qui voit le maître tel qu’il est selon le texte, un homme dur, injuste, cruel (qui, dans la version de Luc, va d’ailleurs jusqu’à demander que ses ennemis soient tués en sa présence !…) et dont on comprend qu’il ait peur.

      Pourquoi baisser les bras devant un désaccord ?

    • Vous ne voyez toujours pas ?
      Il ne s’agit pas d’un « désaccord », c’est bien plus que ça. Vous avez la vérité, la rechercher ne vous intéresse pas. Pourquoi donc discuter ?

    • Quand 2 personnes sont en désaccord, ellles n’ont pas la même vision des choses et chacune croit être dans le vrai. N’est-ce pas la définition d’un désaccord ?

    • De par chez moi, on dit : « quand trois personnes te disent que t’es ivre, va te coucher ».
      Vos contradicteurs (y’a pas que moi) vous apportent des arguments. Ce à quoi vous opposez vos convictions. Ce n’est pas la définition d’un désaccord.

    • Vous me reprochez de croire « détenir la vérité », vous me reprochez d’avoir des « convictions », vous me comparez à un « ivrogne ».
      Ne vous rendez-vous donc pas compte que je pourrais vous adresser exactement ces mêmes reproches ?
      En d’autres termes, vous avez vraiment du mal à admettre qu’on puisse ne pas penser comme vous.
      Les désaccords, et aussi les doutes, ne sont-ils pas pourtant indispensables à la formation de la pensée, aux progrès de la connaissance ?

    • Cher Denis,

      une question: pensez vous être un 3 eme serviteur?
      Une remarque: souvent notre éducation catholique nous rend trop dur envers nous même. Je pense que dans cette parabole comme à chaque fois que l’on raconte des histoires, il faut marquer le bon et le mauvais, le juste et le méchant. En pratique, nous savons tous que la vie est faite de beaucoup de zones de gris.

      Une chose que l’on retrouve tout au long des évangiles est le pardon. Or, ce que l’on peut constater dans cette parabole c’est que soit par bêtise soit par choix, le 3 eme serviteur ne cherche pas à évoluer. Il ne dit pas « Seigneur, j’ai pris peur, je n’avais pas compris, laisse moi tenter à nouveau ».

      Est ce le fait de ne pas avoir fait fructifier ses talents ou quelque part, l’entêtement donc la vanité qui seraient punis ?

    • Pour l' »ivrogne », ce n’est qu’un proverbe… Vous en faites ce que vous voulez.
      Vous parlez de doutes, et c’est justement le coeur du « débat ». Le troisième serviteur n’en a point, de doutes. Et c’est exactement ce qu’on lui reproche, Benoît XVI y compris. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? Je ne comprends pas… Vous apportez vous même des arguments contre vos convictions, mais vous les ignorez royalement.

    • Là, vous inventez.
      Le texte dit ce que le 3ème serviteur fait et ce que le 3ème serviteur dit. Le texte ne dit absolument rien sur les doutes que le 3ème serviteur a ou n’a pas. Comment savoir ? La décision qu’il a prise était difficile, il dit qu’il a eu peur ; quitte à inventer, on peut donc au contraire imaginer qu’il a hésité.

    • J’invente ? Vraiment ?
      « Seigneur, je savais que tu es un homme dur […] »
      Steve, plus bas, vous l’avait déjà écrit, il affirme ça « alors qu’il vient d’entendre le Maître appeler les deux précédents à entrer dans sa joie, il révèle qu’il est tout entier dans ses propres projections et donc sourd au reste ».
      J’ai écrit que vous êtes dans la même démarche, vous confirmez. Voilà pourquoi je trouve cet « échange » inutile. Justement, parce qu’il n’y a pas d’échange, en fait.

    • « Je savais », « j’ai eu peur », « je suis allé cacher » : le 3ème serviteur raconte là, a posteriori, pourquoi il a décidé de cacher dans la terre le talent que le maître lui a remis, il ne sait rien encore, à ce moment-là du récit, des intentions du maître, ni de l’attitude qu’il aura plus tard, lorsqu’il reviendra, vis-à-vis des 2 autres serviteurs.
      A-t-il eu tort ? si on compare son sort avec celui des 2 autres, oui. Si on se dit qu’en jouant son talent il aurait pu le perdre, non : il a préféré être sûr de pouvoir le rendre plutôt que de risquer de se retrouver les mains vides. Cela peut se comprendre.
      A-t-il hésité ? nul ne le sait.
      Se trompait-il au sujet de la dureté du maître ? La suite montre que non.

    • Cher Denis,

      Vous avez une véritable aversion du risque. Visiblement, le « maître »/notre Dieu semble penser qu’il eusse mieux fallu qu’il le perdît ( Gros doute de ma concordance de temps mais je tente) plutôt qu’il ne tente (ou tentasse (le second subordonné aussi)? rien. C’est un peu le but de cette parabole, et en même temps.

    • @ IDL

      Je ne sais pas quelle est la part de frustration personnelle qui entre dans ma défense du 3ème serviteur.
      Je ne crois pas qu’elle compte tant que cela.
      Mais sans doute un peu en effet. Je me dis parfois, excusez d’avance ma fatuité, qu’il est plus facile de se mettre dans la peau des sans-grade, des rejetés, quand on n’est pas soi-même trop haut placé dans la hiérarchie sociale…
      Cependant, objectivement, tout accusé ne mérite-t-il d’être défendu ?
      Je crois très sincèrement que le maître est injuste avec lui, que l’interprétation qu’on donne couramment de la parabole est injuste avec lui, que certains exégètes ont bien vu une sorte d’énigme dans la sévérité du maître à son égard mais n’en sont pas moins restés injustes eux aussi avec lui, que l’acharnement unanime contre lui est injuste.
      Et je crois que tout s’éclaire quand on lit la parabole à l’envers : que le mal n’est plus
      du côté du 3ème serviteur mais de celui du maître, que le divin n’est plus du côté du maître mais de celui du 3ème serviteur. Essayez, vous verrez…

    • @DMB
      Vous êtes toujours dans le discours, vous ne prenez même plus la peine de lire les réponses qui vous sont faites. La preuve, vous ne répondez qu’à ce que vous arrange. Et vous appelez ça un dialogue, un « désaccord » ?

    • J’ai interrogé dimanche un moine orthodoxe de mes amis au sujet du sort que je trouve injuste du malheureux 3ème serviteur. Il m’a dit : « tu sais, c’est une parabole, pas le récit de quelque chose qui a eu lieu, et puis il faut tenir compte de la mentalité orientale, et puis, qui sait ?, on ne sait pas exactement ce qui lui est arrivé à ce 3ème serviteur, peut-être le maître l’a-t-il aidé à se ressaisir… »

  18. Toujours égal à lui-même, ce Charles !

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  19. @ Durru

    D’accord.
    Encore faut-il, ensemble, collectivement, l’élaborer, la loi, la rédiger, la discuter, la voter, la mettre en application, ensemble, collectivement… N’y faut-il pas un minimum de responsabilité, de morale, de conscience collectives ?…

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    • « Responsabilité collective », ça n’existe pas. Regardez autour de vous, vous comprendrez. « Nous » sommes responsables, mais, comme disait l’autre, « responsable, mais pas coupable ».
      « Morale collective » ? Kézako ? Je laisserai M. Gave vous (ré)expliquer, je n’en ai pas les compétences.
      « Conscience collective » ? Là, nous sommes d’accord. Quoique, par rapport à ce que je me rappelle d’autres de vos interventions, ça risque de ne pas être si évident que ça… Parce que des gens partagent certaines choses, qu’ils ont un héritage commun (aussi bien matériel que spirituel), ils vont avoir une conscience collective. C’est la Nation, quoi.

    • Pour re expliquer la différence entre morale et loi .

      Il est un principe fondamental, que nous tenons du droit Romain est qu’ il n’ existe pas de crime sans loi. «  nulla crimen sine lege ». Il appartient donc à l’ état de faire appliquer la loi ( qui si vous voulez serait une sorte d’ émanation collective de principes à un instant T d’ une société et de valeurs historiques ( respect de la personne , respect de la propriété etc).

      Pour la même raison que l’ on ne peut être un petit peu enceinte , vous ne pouvez pas sortir de cette conception sauf à prendre un risque fondamental vis à vis de toutes vos libertés.

      Prenons l’ exemple qui revient temps après temps chez nos amis « intellectuels » de gauche . Il ne serait pas juste et donc « immoral » de gagner plus que x le smic . ( peut importe le chiffre à dire vrai tant l’ on est toujours le riche de quelqu un ). Si vous permettez à un homme politique de changer la loi sous prétexte de la morale, vous opposez le péché à la loi .

      Il n’ appartient pas à l’ homme de juger le péché. Nous avons déjà du mal à contraindre le crime .

      Et qui êtes vous ? Qui serais Je pour décider que tel ou tel devrait gagner ceci ou cela ? De plus , nous avons vu ce que cela donnait dans les pays communistes ( pour finir avec 12 palais, 21 pavillons de chasses et 14 résidences secondaires en plus chez les Ceaucescu ).

      C’ est un travers constant de la gauche . A l’ instinct , des que l’ on vous parle de morale , reculez d’ un pas . Et demandez vous : que dit la Loi ?

    • En pratique, ce que veut vous dire CG je pense et qu’ il n’ existe pas de mise en œuvre de la morale collective ) car il n’ existe pas en dehors des états totalitaires ou religieux ) de réponse collective au péché.

      Je reprends l’ exemple de l’ avortement qui pendant des siècles était illégal et immoral . Les femmes d’ alors étaient traduites en justice non pas sur la notion que «  c’ était mal » mais sur le fait que c’ était illégal .

      En tant qu’ individu, vous pouvez continuer à considérer qu’ avorter serait immoral. Ce jugement vous est personnel toutefois . Il y a 50 ans , votre morale aurait certes été collective ( une sommes de toutes vos individualités ) mais ce n’ est en aucune façon la somme de toutes vos réprobations qui était de nature à inculper.

    • @idlibertés

      La loi positive est nulle quand elle est s’oppose à la loi naturelle.
      L’avortement est immoral de droit naturel, et rien ne pourra y changer quoi que ce soit…

    • Oui, merci, superbe ponctuation libertarienne.

      On a bien avancé grâce à cela sur la notion de morale collective. Merci.

    • Oui, merci, superbe ponctuation libertarienne.

      Je ne peux re écrire l’histoire ni les débats de Portalis. Le positivisme a gagné depuis la révolution française dans notre système de droit commun. J’en suis bien désolé.

      En s’inspirant de Kelsen, si le droit naturel était, alors le droit positif serait véritablement superflu, comme un éclairage en plein soleil.

      On peut ainsi considérer que le droit naturel d’une personne serait de choisir son conjoint. Mais si une jeune fille se trouve dans un pays de droit coutumier ou elle se retrouve mariée à son jeune cousin ou à son vieil oncle, grand bien lui fasse que ce droit naturel ou moral. Tant que son droit n’est pas institué (par le droit positif), le seul droit valable reste le droit coutumier des parents de le faire.

      La règle de droit ne se contente donc pas de nommer une liberté. Elle en permet l’exercice effectif.

      Dilemme de la raison politique:

      « CRÉON : Ainsi tu as osé passer outre à ma loi?

      ANTIGONE : Oui, car ce n’est pas Zeus qui l’avait proclamée! Ce n’est pas la Justice, assise aux côtés des dieux infernaux; non, ce ne sont pas là les lois qu’ils ont jamais fixées aux hommes, et je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux! Elles ne datent, celles-là, ni d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Ces lois-là, pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à leur vengeance chez les dieux? Que je dusse mourir, ne le savais-je pas? Et cela, quand bien même tu n’aurais rien défendu. Mais mourir avant l’heure, je le dis bien haut, pour moi, c’est tout profit: lorsqu’on vit comme moi, au milieu de malheurs sans nombre, comment ne pas trouver de profit à mourir? Subir la mort, pour moi n’est pas une souffrance. C’en eût été une, au contraire, si j’avais toléré que le corps d’un fils de ma mère n’eût pas, après sa mort, obtenu un tombeau. De cela, oui, j’eusse souffert; de ceci je ne souffre pas. Je te parais sans doute agir comme une folle. Mais le fou pourrait bien être celui même qui me traite de folle.

      CRÉON : Oui, mais sache bien, toi, que ces volontés si dures sont celles justement qui sont aussi le plus vite brisées. Il en est pour elles comme pour le fer, qui, longuement passé au feu, cuit et recuit, se fend et éclate encore plus aisément. Ne voit-on pas un simple bout de frein se rendre maître d’un cheval emporté? Non, on n’a pas le droit de faire le fier, lorsque l’on est aux mains des autres. Cette fille a déjà montré son insolence en passant outre à des lois établies; et, le crime une fois commis, c’est une insolence nouvelle que de s’en vanter et de ricaner. (…) Qu’elle soit née de ma sœur, qu’elle soit encore plus proche de moi que tous ceux qui peuvent ici se réclamer du Zeus de notre maison, il n’importe: ni elle ni sa sœur n’échapperont à une mort infâme. »

  20. J’aurais dit que le message centrale des evangiles était plutot « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (jean 3:16)

    Néaumoins, je veux remercier le vieux sage, qui a aussi eu beaucoup d’impact dans la vie de certains de ses lecteurs comme la mienne et celle de ma famille car en partie grace á lui (et d’autres comme h16, Guy Milliere, …. ) nous avons emmenager (il y a 1 mois) á Montreal.

    PS: le clavier ici n’a pas tout les accents désolé

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  21. Bonjour M. Gave,

    En lisant votre papier extrêmement pertinent, j’ai pensé à deux choses. D’une part à la parabole des Talents (Mathieu, chapitre 25, versets 14 à 30), parabole qui illustre l’obligation de ne pas gâcher les dons reçus et pour ne pas gâcher ces derniers, il faut donner sans quoi, on ne recevra rien. D’autre part, à l’analyse transactionnelle (https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_transactionnelle). Cette discipline psychologique américaine définit un État du Moi comme un « système cohérent de pensées, d’émotions, et de comportements associés. » et distingue trois types d’états du Moi :
    – Le Parent correspond aux pensées, émotions, et comportements d’une personne qu’elle a fait siens par imitation de figures parentales ou éducatives marquantes.
    – L’Adulte caractérise les émotions, pensées et comportements qui sont congruents avec la réalité de l' »ici et maintenant ».
    – L’Enfant correspond aux pensées, émotions, et comportements qui sont une reviviscence de notre propre enfance.

    Les soixante-huitards, ceux qui sont nostalgiques des barricades et de la rue Gay-Lussac, appartiennent indubitablement à la troisième catégorie (surtout à celle « enfant rebelle insoumis »). On peut également y associer sans retenu le syndrome de Peter Pan (https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Peter_Pan) qui se caractérise par l’angoisse liée à l’idée de devenir adulte et le désir associé de rester enfant et plus généralement pour caractériser un adulte immature. J’avais 6 ans lors de mai 68 mais plus j’ai grandi, moins je me suis reconnu dans cette génération « fraîcheur de vivre » comme l’a utilisée longtemps une publicité pour des chewing-gums. Hélas pour nous, la vie est loin d’être un long fleuve tranquille et comme vous le soulignez avec justesse, c’est en prenant des risques qu’on grandit, pas en faisant l’autruche. Le Hasard, lui, n’est pas aussi hasardeux que ça et, en vieillissant, il se trouve que ce que nous appelons facilement « hasard » n’est que la conséquence heureuse de choix fait parfois il y a très longtemps. En clair, la chance existe mais elle se fabrique.

    Merci pour vos billets, très cordialement,

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  22. Des gens comme vous, vous n’imaginez pas à quel point ça fait du bien ! IDL respire l’authenticité et la simplicité. Denrées rares de nos jours.Plus la nuit avance plus on est assoiffé. Bravo et merci

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    • Effectivement, on ne peut que remercier M. Gave (et toute son équipe) pour cette fenêtre ouverte vers la liberté…

  23. Merci beaucoup pour cet article qui témoigne également des qualités d’écoute et de discernement de l’auteur.

    En marge de cet article et dans le prolongement de l’article « éléments de langage et réalité politique », je voudrais témoigner d’un nouvel exemple de NOVLANGUE entendu par le maire de mon village (écrit dans le CR du conseil municipal) et régulièrement repris par le curé lors de la messe. Lors du conseil, pour évoquer le sujet de l’accueil des migrants, il a parlé des « Mineurs Non Accompagnés (M.N.A.) ». Le mot « migrant » a disparu. Belle manœuvre (dictée probablement par nos ODS) visant à truquer le terme pour que les citoyens en oublient l’origine migratoire/invasive de ladite population. Quand la fiction d’Orwell devient réalité.

    Raison de plus pour encourager la parole authentique de cette jeune génération afin qu’elle combatte ce cancer du relativisme.

    Bien à vous.

    Arnaud de Verthamon

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  24. Que rajouter à ce concert d’éloges? Merci

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  25. Felicitations !

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  26. Très beau texte. Bravo.

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  27. un seul problème charles !
    j’ai 59 ans et égoïstement je voudrais que vous reparliez dans vos chroniques… de finances et d’économie…
    or ça fait 3 semaines que vos billets ne parlent plus du tout de finances.
    seul problème : ils sont très bons. donc vous êtes condamnés à en faire un deuxième dans la semaine.

    P.S : très vrai : quand on commence à vieillir, on doit rendre

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  28. Monsieur Gave, vous êtes unique. Merci.

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  29. Merci pour ce très bel article qui témoigne aussi des qualités d’écoute et de discernement de l’auteur.

    En marge de cet article mais dans le prolongement de celui sur « les éléments de langage et réalités politiques », je voudrais témoigner d’un nouveau terme de NOVLANGUE entendu par le maire de mon village et repris dans le CR du conseil municipal. Lors de ce conseil il n’était plus question de l’accueil des migrants, mais de l’accueil des « MINEURS NON ACCOMPAGNES(M.N.A) ». Terme de désinformation, repris également en boucle par le curé du village lors des annonces en fin de messe. Truquer les termes pour oublier (oublier l’invasion/la migration originelle, l’origine). Quand la fiction d’Orwell devient réalité.
    Dès lors, gardons espoir et encourageons la parole authentique de cette nouvelle génération.

    Bien à vous

    Arnaud

    Répondre
  30. Je ne suis toujours pas d’accord avec vous, M. Gave, sur l’interprétation de la parabole des talents. Le 3ème serviteur ne mérite pas son sort.

    Pas d’accord non plus avec votre vision du pardon:
    « Il n’y a de bonheur que dans la prise de risque.
    Ceux qui ont pris des risques, le fils indigne, la femme adultère, le bon larron sur la croix… sont toujours pardonnés »
    Jésus leur pardonne, certes, mais ne leur donne pas raison. Sinon, il n’aurait pas à leur pardonner.
    Il ne dit pas à la femme adultère « va, ma petite, éclate-toi ! ». Il lui « va et ne pèche plus ».

    « Ceux qui n’en ont pas pris sont la plupart du temps envoyés en enfer » : mais, et le pardon, alors ?…

    Et puis, s’il n’y a ni responsabilité collective, ni morale collective, ni conscience collective, comment fait-on pour vivre en société ?

    Répondre
    • On respecte les dix commandements et tout se passe très bien :-))

    • Il est en effet très regrettable que Charles Gave, pourtant catholique, nie l’objectivité de la loi morale, et cela contre le Magistère de l’Eglise:

      Denzinger 3918:
      « 3918
      A l’encontre de la doctrine morale traditionnelle de l’Eglise catholique et de son application a commencé à se répandre dans de nombreuses régions, même parmi les catholiques, un système de morale qu’on appelle généralement « morale de situation  » …
      Les auteurs qui sont partisans de ce système affirment que la règle d’action décisive et ultime n’est pas le bon ordre objectif déterminé par la loi de la nature et connu avec certitude à partir de cette loi, mais un certain jugement et une certaine lumière intérieure de l’esprit de chaque individu qui lui font connaître ce qu’il doit faire dans la situation où il se trouve. […] »

      3921
      « Beaucoup de choses qui dans ce système de la « morale de situation » sont contraires à la vérité objective et aux exigences de la saine raison, apparaissent comme des vestiges du relativisme et du modernisme, et s’éloignent beaucoup de la doctrine catholique transmise au cours des siècles.
      (Suit l’interdiction de soutenir cette doctrine.) »

      Il a trop étudié la finance par rapport au dogme et à la morale catholique.

    • Je crains que vous n’ayez mal compris. Il ne nie pas la morale (car il aurait trop « etudié la Finance » Sic, oui oui, on voit ou cela va…quelle finesse!).
      Il nie la morale collective.

      Avoir une morale individuelle que l’on s’applique depuis la lecture des evangiles en se tournant ver son Eglise en cas d’hésitation, quel est le pb?

    • On peut aussi observer que l’affirmation habituelle de Charles Gave selon laquelle il valait mieux que le jeune homme riche de l’Evangile ne vende pas toutes ses richesses pour en donner le fruit aux pauvres est une erreur très ancienne reprise bien plus tard par des protestants et dénoncée à l’origine par les Pères de l’Eglise; les moralistes et les ecclésiastiques n’ont pas manqué de s’opposer à cette même erreur. voir le grand commentaire de Cornélius A Lapide en anglais, sur St Matthieu 19:21. Ce commentaire coûte 2,5 euros seulement sur amazon, pour un énorme volume de pages… Excellent rapport qualité/prix pour un tel trésor.

      Le Christ dit bien au jeune: « si tu veux être parfait ». Il était donc mieux que le jeune homme riche se dépouille de tous ses biens.

    • @IDL

      « On respecte les dix commandements et tout se passe très bien :-)) »
      Gentille pirouette…
      En tant qu’individu, d’accord, mais en tant que nation, devons-nous respecter aussi, et comment faire sans responsabilité ni morale ni conscience collectives, les 10 commandements ?

      Et puis à propos de la vérité : rien n’est plus dangereux en effet que de se croire détenteur de la vérité, mais rien n’est plus destructeur que de ne pas croire en la vérité.

    • Personne n’ a dit qu’ il ne fallait pas de lois. Vous confondez encore les notions de morale et de droit.

      Tu ne tueras point, assez étrangement, est souvent parmi le top 10 des lois mises en œuvre dans toutes sociétés de tous temps.

      La différence entre la morale et la loi s’nillustre bien avec l’ avortement .

      Pendant longtemps, l’ avortement était illégal et immoral .

      Il est désormais dépénalisé ergo légal .

      Pour autant , pour beaucoup de gens, il peut rester immoral .

      C’ est lassant.

    • – Un jour le prêtre de ma paroisse m’a parlé de l’exégèse des textes; je lui ai demandé ce qu’il entendait exactement par exégèse et il m’a répondu, entre autre, ce que M. Gave se tue à vous expliquer: une parabole est une parabole, c-à-d un moyen « imagé », d’expliquer une théorie ou un concept parfois complexe;
      – Quand on donne raison à quelqu’un de faire quelque chose (de mal) il est en effet difficile après coup de lui donner tort s’il a suivi votre conseil; jusqu’à preuve du contraire, Jésus n’avait pas dit à la prostitué de se prostituer, mais il peut lui pardonner même si elle l’avait fait de son propre chef ou était d’ailleurs contrainte; cela me rappelle une loi du précédent quinquennat qui vise à punir non celui qui force un être humain à se prostituer, on a d’ailleurs intégré cette « activité » dans le PNB, mais celui qui fait commerce avec lui même si les deux protagonistes étaient consentants et d’accords sur les termes de l’échange.

    • @idlibertes

      Je ne dis pas que la finance est immorale, mais que Charles Gave a visiblement trop peu consacré de temps à l’étude de la doctrine catholique en comparaison de la finance.

      Le Syllabus, par exemple, précise bien que la morale, puisqu’elle procède du droit naturel, ne relève pas seulement de la conscience individuelle, mais aussi des lois civiles, qui doivent être soumises à l’autorité divine et ecclésiastique.

      Le respect de la morale doit donc être garanti à la fois par la conscience et par la loi. Contrairement à ce qu’on lit dans les manuels scolaires français, la morale n’est pas subjective et propre à chaque individu.

      Le Syllabus de Pie IX recense des erreurs condamnées:

      « § VII.
      Erreurs concernant la morale naturelle et chrétienne.
      LVI. Les lois de la morale n’ont pas besoin de la sanction divine, et il n’est pas du tout nécessaire que les lois humaines se conforment au droit naturel ou reçoivent de Dieu le pouvoir d’obliger (26).
      LVII. La science des choses philosophiques et morales, de même que les lois civiles, peuvent et doivent être soustraites à l’autorité divine et ecclésiastique (26). »

    • Et bien, vous avez tort.

    • @Denis Monod-Broca

      je pense que la différence entre ceux qui vont en enfer et ceux qui sont pardonnés réside dans la prise de conscience de l’erreur et un désir de s’en écarter.
      Pour moi, le risque qu’a pris la femme adultére, n’est pas « la débauche » en soi mais plutôt le fait qu’elle se montre et avoue ses Actions devant Jesus et ses apôtres, au risque de sa vie (elle pourrait être lapidée par ces derniers…).
      De même le larron sur la croix, aurait pu faire comme les autres et humilier le Christ; non, malgré ses méfaits (méritant d’être crucifié), il exprime de la compassion auprès du Christ.

      Les drames au cours des siècles ont été généralement commis par des personnes remplis de haine irrationnelle (la prise de conscience est impossible) ou de peur profonde envers la collectivité (Syndrome du « J’obéis aux ordres mais je n’y suis pour rien et je tais ma conscience pour ne pas devenir une cible))

    • @ Clément

      « Pour moi, le risque qu’a pris la femme adultère, n’est pas « la débauche » en soi mais plutôt le fait qu’elle se montre et avoue ses Actions devant Jésus et ses apôtres, au risque de sa vie (elle pourrait être lapidée par ces derniers…). »

      Vous prenez quelques libertés avec le texte. On ne sait rien de la femme adultère, absolument rien, sinon que la foule l’accuse et veut qu’elle soit, conformément à la loi, lapidée. Jésus, sans rien dire ou presque, met les lapideurs en puissance devant leur conscience et ils renoncent.
      Elle, coupable ou non, on ne sait, part sauve et libre, et si coupable, pardonnée.

    • @Denis Monod-Broca
      Vous avez tout à fait raison: j’ai confondu avec la femme qui brise une urne aux pieds de Jésus et l’essuie avec ses cheveux.
      De mémoire un des apotres veut la chasser car « impure » mais Jésus la protége et lui pardonne.
      Dans ce cas là et celui du larron, je maintiens mon argument.

      Dans celui de la femme infidèle à deux doigts d’être lapidée, en Effet, les détails manquent dans la bible pour comprendre la décision du Christ (à part celui que vous énoncé, Jésus met la foule face à la conscience de chacun et les disperse)

    • Bonjour M. Monod Broca
      Le troisième serviteur doit prendre l’unique chemin de progrès que son état lui permet: quand il dit qu’il « sait » que le Maître est dur et récolte où il n’a pas semé alors qu’il vient d’entendre le Maître appeler les deux précédents à entrer dans sa joie, il révèle qu’il est tout entier dans ses propres projections et donc sourd au reste. Ayant constaté cette surdité, le maître ne peut que lui faire suivre le chemin que ce serviteur s’est lui même tracé. Depuis Adam et Eve, en passant par Caïn et Abel et Abraham, le Maître ne condamne pas: il enquête, déduit et utilise la seule voie d’apprentissage vers le mieux que l’état de ses interlocuteurs leur permet.
      Confucius disait qu’un voyage de mille lieues commence par un pas, c’est à dire là où vous êtes par le pas que votre état vous permet. Si vous êtes Usain Bolt en forme: 1,5 m; si vous êtes Usain Bolt avec une jambe dans le plâtre: 0,5m!
      Peu importe.
      Je parle en connaissance de cause, pour avoir été un temps sourd et aveugle comme ce troisième serviteur jusqu’à tomber assez en crise pour devoir changer mon regard sur la Vie…. Depuis, je suis assez joyeux comme le premier et le second serviteurs qui ont fait fructifier LEURS talents grâce à ceux que le Maître leur avait donnés.
      Le pardon de Jésus et l’injonction à ne plus pêcher traduisent le fait que nous sommes imparfaits dans un monde imparfait: nous sommes appelés à devenir meilleurs, mais susceptibles d’errer, de trébucher. Sans pardon,sans injonction à ne plus rater la cible – sens premier du mot pêché, pas de possibilité de se réparer et de progresser, cela nous condamnerait à stagner c’est à dire à la mort, même vivants!
      D’où l’aphorisme de Churchill ( me semble t’il) :  » réussir sa vie c’est voler victorieusement d’échecs en échecs! »
      Je n’ai rien à redire à ce que M Gave a écrit ici.
      Cordialement.

    • @DMB
      « S’il n’y a ni responsabilité collective, ni morale collective, ni conscience collective, comment fait-on pour vivre en société ? »
      Eh bien, il y a la Loi. La seule qui est, et qui peut l’être, collective. Le reste, ce n’est que déni de l’individu et de sa propre responsabilité. Devant soi-même comme devant les autres.

  31. Des jeunes de moins de 30 ans trahis par le système d’éducation actuel?
    C’est exactement mon cas aussi…
    J’ai 28 ans, j’ai fait l’ESC Troyes après un DUT HSE (je sais, c’est un parcours un peu bizarre), et la formation était tellement pourrie que je regrette d’avoir dépensé 24000+ euros pour ça, d’autant que j’ai eu 4 ans de chômage ensuite (entre temps, j’ai aussi fait un MS SupAgro qui m’a également très déçu).
    Avec un 16/20 à l’oral de l’EM Normandie, j’aurais mille fois mieux fait de choisir cette vieille école (1871) plutôt que la toute jeune (ESC Troyes: 1992)!

    Moralité: faites confiance aux anciens!

    Pour ceux qui veulent m’ajouter sur linkedin:
    https://www.linkedin.com/in/simon-andre-0b913843/

    Maintenant, je prépare en candidat libre le DCG et le DSCG, qui sont des valeurs sûres, contrairement à de nombreux parcours d’écoles supérieures de commerce de milieu ou bas de tableau.

    Répondre
    • Bonsoir Simon,

      Je partage mon expérience du DCG et du DSCG. Ce sont des études très intéressantes. Je me replonge parfois dans les cours de finance, notamment sur les techniques de valorisation qui me passionnent ! Le DSCG n’est pas facile (encore 2 UE à valider).

      A mon avis, ce sont des études plus techniques que les écoles de commerce, mais il y a deux points qui font défaut aux DCG/DSCG : il n’y a pas de cours de communication (pour y remédier, s’il n’y avait qu’un livre à lire, je vous conseillerai la lecture du livre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie) et le niveau d’anglais est faible. Peut-être que nous pouvons manquer de hauteur de vue par rapport à des étudiants en école de commerce, mais je crois que cela relève plus de l’individu.

      J’ai quelques amis qui ont tenté le master CCA. Après un peu moins de 10 ans de vie professionnelle, je les trouve en avance par rapport à d’autres anciens étudiants de ma génération qui ont suivi la filière DCG/DSCG ou une école de commerce.

      Pour l’obtenir tout en ayant une activité à plein temps à côté, la seule recette qui fonctionne pour moi est de passer les UE du DSCG par une ou par deux, et surtout, de prendre au moins une semaine avant l’épreuve pour se gaver de cas pratiques. Les années où j’ai été trop gourmand, comme celles où je n’ai pas eu ma semaine de dernières révisions, ont été catastrophiques.

      Que souhaitez-vous faire après ces études ?

      En tout cas, n’ayez pas de regrets sur votre parcours, car peu importe les déceptions, il vous a sûrement permis de faire de belles rencontres.

    • Effectivement, les matières du DCG et du DSCG sont très denses. Il faut une solide préparation pour les réussir.
      L’obtention du DSCG permet toutefois de devenir stagiaire expert-comptable, et d’acquérir un très bon niveau en sciences de gestion.
      Je pense travailler en cabinet d’expertise comptable, mais je suis également ouvert à d’autres possibilités.
      J’ai un ami qui a un master CCA, et il a tout de suite trouvé du travail après son diplôme. Il est chez Natixis.

  32. Cher M Gave,
    Oui, il existe chez certains jeunes français une lumière et un espoir qui méritent d’y croire. J’en rencontre pléthore. Espérons cependant que ces qualités ne les conduisent pas tous, un jour ou l’autre, à renoncer à les développer en France et à partir vers d’autres cieux, ce qu’helas jusqu’à présent je constate invariablement…La question véritable est donc : face à tous ces constats d’echec du fonctionnement de notre société française, comment diable pourrions-nous réunir tous tous nos efforts pour changer les choses ? Et au sein de quelle structure ou mouvement ?…
    Très amicalement

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    • https://www.partilibertarien.fr/

      voici un tout jeune mouvement (embryonnaire pour le moment )libéral classique, l’ambition a terme est de pouvoir présenter des candidats a toutes les élections afin de pouvoir diffuser les idées libérales dans la société française.

  33. « Le hasard c est le nom que prend Dieu quand il veut rester incognito » De Grégoire Lacroix dans « Les euphorismes de Grégoire  » Merci pour vos articles

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  34. Bonjour Mr Gave,

    Je viens de lire cet article, et je dois dire qu’il m’a profondément ému.
    J’ai 37 ans, je ne suis donc plus « jeune », mais loin encore d’être mûr.
    Je livre en commentaire ce simple témoignage.
    J’ai commencé à m’intéresser à l’économie politique lorsque j’avais 18 ans, et cet intérêt a littéralement explosé lorsque j’ai fondé un foyer.
    Je voulais comprendre, cette fois-ci pas seulement pour moi, mais aussi pour transmettre une vision du monde quelque peu fouillée et en tout cas personnelle à mes deux garçons.

    En effet, j’ai toujours voulu comprendre le monde, mon espèce, son histoire, et sa façon de s’organiser.
    Comprendre les gens, individuellement et en groupe, au final, est à peu près tout ce qui me motive.
    En bon français bien « préparé », je suis venu sur votre site la première fois pour « connaître l’ennemi ».
    Au fond de moi, je trouvais proprement indécent et malhonnête de ma part d’entendre gloser des gens à longueur de pages contre le libéralisme,
    sans savoir d’un ce que c’était, de deux, ce que les gens qui s’en réclamant avaient à en dire.

    Je suis, comme le dit l’expression populaire, tombé de ma chaise, en dévorant article après article le contenu de ce site.
    Et je lis ou écoute régulièrement aujourd’hui, avec beaucoup d’amusement, des gens conspuant ce courant de pensée, en tenant, au final,
    un discours qui s’en rapproche plus que celui de la ligne idéologique qu’ils croient défendre…
    Cela fait un peu plus d’un an que je vous suis, écoute, lit vos livres, ainsi que certains de ceux que vous avez pu recommander, notamment de Frédéric Bastiat.
    En lisant cet article, la notion que vous évoquez, la différence entre « authentique » et « vrai », me rappelle ce qui m’a décidé à aller plus avant après le premier
    contact avec l’IdL: des gens qui expriment leurs idées sans mâcher leurs mots ni enrober ce qu’ils pensent, mais qui ne prétendent pas à la Vérité, ni surtout à
    dire le Bien et le Mal… et qui laissent chacun se débrouiller avec leurs idées, et leur ressenti.

    Aujourd’hui, grâce à vous, j’ai mes doutes sur tous les grands courants de pensée des sciences humaines, mon horizon est parti très loin au devant de moi… et
    c’est très bien comme ça. Je ne sais pas si je suis devenu libéral: ma définition de ce terme est encore très imparfaite et requiert de l’expérience qui me reste à acquérir,
    de la maturité de pensée, et à mon âge j’enrevois à la fois la candeur des plus jeunes, et par effet miroir… l’immense chemin qu’il me reste à parcourir.
    Mais je peux dire ceci: si je n’avais pas croisé l’IdL, dans mes périgrinations intellectuelles sur la toile, jamais je n’aurais acquis tout ce que j’ai pu apprendre en si peu de temps, et, encore plus précieux que cela, la vision de tout ce qu’il reste à lire, comprendre, et assimiler.

    Puisque vous écrivez un article sur l’éducation, au final, je tenais à vous écrire pour vous remercier d’avoir tant contribué à la mienne.

    Répondre
    • Cher Monsieur,

      Merci, de bon matin, un Lundi pluvieux, cela donne vraiment du poil aux pattes.

      :-))

      Merci pour votre témoignage.

      Sincèrement,

  35. Cher Monsieur,

    Même si votre parcours n’est pas classique, il illustre merveilleusement les leçons du mythe de la caverne de Platon.

    Répondre
  36. Merci infiniment, monsieur Gave pour cet article qui m’a bouleversé. Pour vous parler de moi, j’aurais pu faire parti de l’assistance que vous décrivez au début de votre texte : jeune homme (j’ai 29 ans), émerveillé par les différents auteurs libéraux que je découvre au fur et à mesure (Bastiat, Tocqueville, Say, Aron, …) et cela grâce à vous ! En effet, il y a environ un an, je suis tombé sur une émission de télévision dans laquelle vous interveniez et je me suis mis à boire vos paroles. De fil en aiguille, j’ai amorcé ma « mutation libérale » en lisant avec délectation les harmonies économiques de Frédéric Bastiat.

    PS : j’étais le jeune homme qui est venu spontanément vous parler lorsque vous attendiez en bas du cabinet d’avocats chez qui vous êtes client.

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  37. Charles, je vous aime.

    Répondre
  38. Le fils indigne ou prodigue n’est pardonné que parce qu’il revient repentant et conscient de son péché…
    Devrons nous accueillir beaucoup de soces dans cet état???

    Répondre
  39. Extraordinaire !

    Répondre

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