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Cette chronique a normalement pour objectifs d’analyser ce qui se passe dans les marchés financiers pour essayer d’en tirer des idées d’investissement. Cela devrait consister à couvrir l’évolution de l’économie, la croissance du chiffre d’affaire des sociétés, la progression de leurs résultats et leurs gains de part de marché tant en France que sur les marchés étrangers. Malheureusement,  ce n’est plus le problème.  C’est l’évolution politique qui va être le catalyseur de l’évolution des marchés au cours des prochains mois.

 

La France pourrait se jeter dans les bras de Marine Le Pen, sans avoir vraiment lu son programme économique.  Les français les plus modestes seront  les premières victimes de ses décisions économique. Elle coche pratiquement toutes les cases de ce qu’il faut faire pour ruiner définitivement la France avec un ensemble de cadeaux aux ménages et aux entreprises sans  le moindre début de recette ou de  financement. Le risque Marine le Pen est en train de devenir une obsession des marchés.

Emmanuel Macron pourrait aussi selon les derniers sondages profiter de cette situation. Pour le moment il recueille tous ceux qui veulent échapper à la déroute du parti socialiste,  mais on ne connaît pas encore véritablement son programme.

Benoit Hamon tente de rassembler ce qui reste du parti socialiste, mais il peine à convaincre Jean Luc Mélenchon.

Quant à François Bayrou qui avait largement contribué par son soutien à l’élection de François Hollande pourrait renouveler son opération. On a maintenant la conviction que le prochain président ou présidente de la République aura été élu par un ensemble de circonstances difficiles à anticiper.

 

Le traitement à géométrie variable du Canard Enchainé

 

Le Canard Enchainé a été un peu moins actif ces dernières années, pour parler du népotisme de gauche. Ségolène Royal (emprunts toxique de Poitou Charente, présidence de la BPI…  ), Jean Marc Ayrault, premier ministre qui embauchait sa femme à l’Assemblée Nationale comme chargée de mission… Jean Yves Le Drian qui a eu le plaisir de voir son fils Thomas Le Drian  engagé par la Société Nationale Immobilière à un poste très élevé…

Quant à Anne Lauvergeon,  elle est non seulement en grande partie responsable de la  déconfiture de la filière nucléaire française, mais elle a beaucoup utilisé son mari. Voir à ce sujet  l’article  d’Hervé Gattegno et Philippe Vasset dans Vanity Fair  du 01/08/2015 : « Olivier Fric, le mari gênant d’Anne Lauvergeon ». En effet, écrivent-ils, « Pendant qu’Anne Lauvergeon brillait au firmament de l’industrie et du pouvoir, Olivier Fric menait discrètement ses affaires en Suisse. Aujourd’hui, la justice s’interroge sur son rôle dans le rachat d’une société minière qui aura été le plus mauvais investissement – et le plus contesté – de sa femme à la tête d’Areva ». Comme on peut le constater la justice semble moins pressée de statuer sur le cas Lauvergeon que sur celui de François Fillon qui n’est éventuellement concerné, que par  le contrat de travail  de sa femme, assistante parlementaire. Cela ne peut justifier à aucun moment la procédure judiciaire qui a été employée, ni le lynchage médiatique qui s’est est suivi.

 

Même si, en France, le chômage des jeunes frappe dur, quelques jeunes enfant de ministre de gauche ont pu trouver assez facilement du travail. Philippe Martin ex-Ministre de l’écologie a eu le plaisir de voir son fils Jérémie Martin recruté comme chargé de mission par le  Conseil régional de Midi-Pyrénées. Il a pour collaborateur le frère de l’ex-ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif.

Vincent Peillon ex-ministre de l’Éducation Nationale a vu sa fille  Salomé Peillon embauchée au poste de chargée de mission culturelle à l’ambassade de France en Israël…

Malheureusement, rien n’a pu être fait pour les fils de Marisol Touraine, Christiane Taubira ou Laurent Fabius , du moins, le temps de gérer leurs  démêlées avec la justice !

 

La France est de loin l’homme le plus malade de l’Europe

 

Les échecs de François Hollande sont pourtant nombreux. On a assisté à un véritable désastre dans de nombreux domaines :  Le déficit commercial de 48,1Md€ en 2016 repart à la hausse. Pas moins de quatre ministres (Bricq, Pellerin, Thévenoud, Fekl) se sont succédés pour arriver à ce piètre résultat. Le déficit budgétaire a très peu reculé malgré le fameux alignement des planètes (taux bas, pétrole bas, Euro faible). La France entre au plus mauvais moment dans la trappe du double déficit. Il faudrait encore ajouter le désastre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle…

Le gaspillage d’argent public n’a fait que progresser malgré tous les rapport de la Cour des Comptes. Rappelons notamment :

-La création des treize régions dotées de nouvelles compétences devait selon le gouvernement renforcer celles-ci et permettre des économies substantielles. Mais cette réforme va en réalité d’abord coûter de l’argent, sans simplifier du  tout le millefeuille territorial…

-L’argent caché des syndicats qui n’a fait l’objet d’aucune réforme.  Ils perçoivent  4Md€ par an de la collectivité pour 8% de syndiqués. Cela permet de subventionner des permanents par milliers. En quasi totalité ce sont donc des emplois fictifs. Pourtant le rapport parlementaire  de Nicolas Perruchot (député du Nouveau Centre) avait levé le voile. Les cotisations ne représentent que 3 à 4% des budgets syndicaux contre une moyenne de 80% en Europe !

-Les assistés de la République, ceux qui vivent aux frais des contribuables se sont beaucoup accrus pendant le quinquennat de François Hollande. La foire aux prestations familiales, les combines paysannes, les privilèges des fonctionnaires, les secrets des faux chômeurs, les bonnes recettes des intermittents du spectacle…

-L’écotaxe  qui aura coûté pas moins de un milliard d’Euros …

Tous ces sujets qui mériteraient d’être débattus pendant la campagne électorale sont totalement détournés au profit de la haine contre François Fillon.

 

Le traitement du « Penelopegate » est une menace pour la démocratie.

Une enquête sur le contrat de travail d’une assistante parlementaire ne justifie pas une intrusion au sein de l’Assemblée Nationale.

Le très intéressant documentaire sur « La Mafia et la République » de Christophe Bouquet qui est passé récemment sur Arte se termine sur le commentaire suivant : « un jour on se réveille, on n’est plus dans un système démocratique mais on ne s’en est pas rendu compte ». On est malheureusement un peu dans cette situation aujourd’hui…

 

 

 

Auteur: Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux, titulaire d’une licence en droit de l’Université de Paris X. Il a été successivement fondé de pouvoir à la charge Sellier, puis associé chez Nivard Flornoy, Agent de Change. En 1987, il est nommé Executive Director chez Shearson Lehman Brothers à Londres en charge des marchés européens et membre du directoire de Banque Shearson Lehman Brothers à Paris. Après avoir été directeur général associé du Groupe Revenu Français, et membre du directoire de Aerospace Media Publishing à Genève, il a créé en 1996 Concerto et Associés, société de conseil dans les domaines de le bourse et d’internet, puis SelectBourse, broker en ligne, dont il a assuré la présidence jusqu’à l’ absorption du CCF par le Groupe HSBC. Il a été ensuite Head of Strategy de la société de gestion Montpensier Finance.

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16 Commentaires

  1. Effectivement, il faut s’étonner que tant de journalistes sortis de science po oublient le principe de la séparations des pouvoirs. Les crétins sont légion, Figaro compris. La haine contre Fillon est époustouflante. Le Pen et ces socialistes, antichambres du fascisme, sont oubliés. Avec le mur des sexes …féminins sur lequel furent cloués les photos d’hommes politiques au ministère de la justice c’est complet et cela dit tout de ce pays qui nie les droits fondamentaux à commencer par ses juges!

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  2. Je ne peux, comme bien souvent, que vous remercier pour l’intérêt et la qualité de vos propos. Je ne suis pas sûr de votre prévision sur l’effet du programme économique de la petite Lepen. Tout programme économique, déjà peu respecté en période normale, devient illusoire quand on sait, comme nous tous, que personne ne peut prévoir les modalités et les conséquences de la disparition de l’euro. L’obsession des marchés n’est peut-être pas celui du programme d’une quelconque candidate à la présidence française mais plus probablement la peur de l’inconnu et des « désordres » que vont amener la fin de l’euro pour la classe installée.

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  3. Premièrement, je pense qu’à l’étranger, on ignore trop note VIème république et sa constitution. Même si, par exraordinaire, MLP était élue présidente, en aucun cas, elle ne pourrait avoir une majorité à l’assemblée avec le système électoral en place. Donc, à moins d’un putsch, elle devra nommer un premier ministre qui lui sera hostile et, en cas de cohabitation, nous savons tous que c’est le premier ministre qui décide.
    Enfin, je ne peux laisser dire « les frontières inviolables de l’Ukraine » sans rappeler qu’historiquement, l’Ukraine était deux à fois plus petite: elle ne comprenait ni l’est, russe, ni la Crimée, russe également, ni l’ouest qui s’appelait la Galicie. C’est l’URSS qui voulait toujours une importante minorité russe dans chaque république « soeur » qui a tracé ces frontières artificielles. Idem pour le nord du Kazakhstan, russe également pour les mêmes raisons.

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  4. Excellent article merci à jean-Jacques Netter.

    On pourrait rétorquer que l’existence avérée du népotisme de gauche ne dédouane pas pour autant le népotisme de droite. Mais le problème n’est pas là.

    En mai prochain les électeurs devront choisir parmi des candidats dont aucun n’est parfait. Il faudra donc choisir le moins mauvais. Celui dont le projet présente le moins de risque de couler ce pays. Celui qui va au minimum essayer de redresser la situation.

    A chacun de choisir.

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  5. Oh OUI, le népotisme est un fléau à combattre, comme tout ce qui place l’intérêt personnel au dessus de l’intérêt général. Ceci dit, François Fillon ne mérite pas plus que les autres, un traitement de faveur lui permettant de cacher ses intérêts personnels, et son programme purement commercial ne permet aucunement d’entrer dans les défis du future, son programme essaie jute de les repousser d’encore un quinquennat …

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  6. Est-ce que Fillon aurait l’audace, après avoir été élu, de poursuivre juridiquement Hollande? (fort de l’ile d’yeu?) puisque vous en parlez, de poursuivre les gens de la BPI? (aller sur leurs biens personnels?)

    trump ne fait pas de sentiment: clinton yellen…

    Pour Penelope, il suffirait de dire qu’elle coiffait son député de mari (50% moins cher)
    Il suffit aussi de dire que c’est le cas pour la totalité de la classe politique
    (lorsque trump fut accusé à l’antenne d’avoir subventionné Clinton, sur le plateau devant une douzaine de ses concurrents à la primaire, il a rétorqué:
    En les désignant un par un du doigt: j’ai donné de l’argent à tout le monde ici sauf lui Carson sauf lui etc…
    )

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  7. C’est triste de voir le chômage reculer dans toute l’Europe sauf la France …

    http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/l-angle-eco/l-angle-eco-du-jeudi-26-janvier-2017_2035467.html

    En Alsace, le taux de chômage a progressé de 102,1% en quinze ans, et les plans sociaux se poursuivent. Pourtant, le plein emploi n’est pas loin : à quelques kilomètres, les entreprises allemandes cherchent des bras.

    Contrairement à ce que disent les Alsaciens, être voisin de l’Allemagne permet le salut social.

    Autre chose, vous parlez de la politique qui risque d’influencer les cours de marché plus que les fondamentaux économiques, c’est oublier qu’ils sont « guidés » depuis des années par les banquiers centraux.

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  8. Parmi les emplois fictifs l’on peut citer les dizaines de milliers de personnages sensés travailler dans des commissions qui, au mieux, se fendent d’un rapport annuel.

    Mais aussi notre premier ministre rémunéré pour un temps plein justement comme premier ministre, et dont le deuxième temps plein (président de son conseil régional) ne peut être qu’un emploi fictif…

    etc…

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  9. Les 4md€ à la CGT représentent le budget de la Marine, garante de la sûreté nucléaire du pays. Juste comme ça, à titre de comparaison.
    Merci pour tous vos articles.

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  10. Tout à fait d’accord. Toutefois, il serait souhaitable que vous vous relisiez ou fassiez relire vos textes. J’ai relevé plusieurs fautes d’accord (des s manquants). « Quand à Anne Lauvergeon » devrait s’écrire « Quant à »

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  11. François Fillon est devenu l’homme à abattre car il porte un projet qui met à mal trop de petits arrangements corporatistes. Vis à vis de la bien pensance officielle, il a tout faux. Il a reconnu être catholique et vouloir dialoguer avec Poutine et Assad. Avec son programme à la fois conservateur sur les valeurs (« Europe des Nations » selon la tradition gaulliste, politique familiale, lutte contre l’islam radical, …) mais réformateur pour la France, il s’attaque à trop de privilèges et de rentes (patronales, syndicales, bureaucratiques, …). Avec 500.000 fonctionnaires de moins en cinq ans, il touchera au portefeuille les syndicats qui perdront des cotisants et des porteurs de pancartes professionnels pour défiler de la Nation à la Bastille. À l’évidence, il dérange trop de chapelles. Faute suprême, selon une « loi » non écrite de la cinquième république, ayant voté « non » au traité de Maastricht en 1992, l’accès à l’Elysée lui serait « interdit ». Chirac, en héritier de cette même tradition gaulliste, longtemps eurosceptique, avait finalement choisi un axe plus proeuropéen, ayant été convaincu par ses conseillers, afin de préserver son avenir présidentiel. À l’inverse, Fabius, qui avait choisi le « non » au Traité d’Amsterdam en 2005, ne s’en ai jamais remis (« il a raté sa vie » selon la formule élégante de « M. Petites Blagues »).

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    • F il n’a pas raté sa vie mais son fils, lol désolé.

      je lui en veux bcp
      #1 avoir dispersé la collection de sa famille
      #2 avoir fait un mauvais usage de l’encrier sur son bureau: n’est pas Talleyrand qui veut

    • @ Olivier Myard

      Encore ce vieux canard, injecté dans l’espace public par les services secrets russes, selon lequel on refuserait de « dialoguer avec Poutine et Assad ». On ne fait que ça, dialoguer avec Poutine et Assad. Mais dialoguer pour leur dire quoi ? Et eux, acceptent-ils de dialoguer avec nous ? Vous avez oublié que pour dialoguer, il faut être deux !

      Pour avoir une petite idée de ce que représente le « dialogue » avec Poutine, prenons donc quelqu’un qui est « ouvert au dialogue » : Donald Trump. Vous n’allez pas me dire que Donald Trump n’est pas disposé à dialoguer avec Poutine ?

      Eh bien, l’ambassadeur de Washington à l’ONU a indiqué, dernièrement, que les sanctions contre la Russie ne seraient pas levées tant que la Crimée ne sera pas restituée à l’Ukraine ; et cela a été confirmé par le porte-parole du président américain.

      Quelle a été la réaction des autorités russes, avant même que la fameuse rencontre entre Trump et Poutine n’ait eu lieu ? Elles se sont déchaînées en une série de déclarations plus méprisantes et insultantes les unes que les autres.

      Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères : « Nous ne restituons nos territoires à personne. La Crimée est partie intégrante de la Fédération de Russie. C’est tout. »

      Leonid Slutsky, député à la Douma : « Toute tentative de remettre sur le tapis la question de la ‘restitution’ de la Crimée sera considérée comme une atteinte à l’intégrité territoriale de la Russie. »

      Vous avez bien lu : évoquer en paroles le respect du droit international par la Russie, appuyé par une résolution de l’ONU votée à une écrasante majorité de tous les pays du monde, cela équivaut à une attaque militaire du territoire russe. Et comment répond-on à une attaque militaire ?

      Menacer des nations pacifiques d’invasion, sous prétexte qu’elles osent simplement parler de choses qui déplaisent à un dictateur, c’est le langage d’un terroriste musulman, d’un chef nazi.

      Vitaly Milonov, député : « Ce que dit le porte-parole du président américain n’a aucun intérêt. En fait, Trump a dit le contraire. Ses employés peuvent avoir leurs propres opinions. Ils peuvent aussi se tromper. Beaucoup de gens travaillent à la Maison-Blanche. Monica Lewinski, par exemple. Mais nous parlions avec Bill Clinton, à l’époque, pas avec Monica Lewinski. »

      Un député russe ravale donc le porte-parole de Donald Trump au rang de stagiaire, et lui adresse des insultes sexuelles voilées en le traitant quasiment de prostituée de bureau.

      Vyacheslav Volodine, président de la Douma : « Ca suffit, maintenant, avec cette question. Un vague porte-parole de quelqu’un a dit quelque chose. Demain, quelqu’un d’autre dira autre chose. Le programme électoral doit être appliqué, et le programme électoral comportait la régularisation des relations avec la Russie. Quand le programme électoral sera appliqué, alors tout ira bien. »

      L’un des plus hauts personnages de l’Etat russe donne donc des ordres au président américain, et il lui parle sur un ton que même ses électeurs n’oseraient pas adopter. A l’écouter, on jurerait que ce « programme électoral » n’est pas un pacte démocratique entre le peuple américain et le président élu, mais un accord secret entre Trump et le Kremlin.

      On appréciera aussi, en fin de déclaration, la petite menace qui va bien : « Quand le programme électoral sera appliqué, alors tout ira bien. » Sinon… eh bien sinon, le beau bar de nuit que vous avez là pourrait connaître quelques avanies. C’est le langage d’un chef mafieux qui parle à l’un de ses larbins.

      Voilà donc ce qui arrive quand on « dialogue » avec Vladimir Poutine. Plus vous vous montrez faible envers un despote, envers un capo mafieux, plus il vous méprise, plus il vous traite comme sa chose. Vous lui donnez la main ? Il vous prend le bras.

      Maintenant que Donald Trump a laissé entendre, que peut-être, des assouplissements étaient possibles sur la question de la Crimée, c’est considéré comme un dû par les néo-fascistes au pouvoir à Moscou. Le peuple américain ne se serait jamais attiré ces manifestations de mépris, qui en d’autres temps auraient valu déclaration de guerre, si Donald Trump n’avait pas manifesté, dans un premier temps, de coupables complaisances envers la Russie.

      Quelle autre preuve vous faut-il que le seul « dialogue » qu’accepte le régime russe, c’est la soumission ? On ne « dialogue » pas avec des tchékistes, non repentis et fiers de l’être. On les mate.

    • Robert, vous êtes vraiment le modèle même du monomaniaque.
      En tant que Roumain, je n’ai aucune amitié innée pour les Russes, impérialistes presque génétiques. Et, ayant vécu dans un régime communiste, je n’ai aucune attirance pour les régimes totalitaires.
      Mais votre obsession est maladive et vos points de vue biaisés relèvent à force de la caricature et enlèvent toute crédibilité à vos propos.
      Restons sur l’exemple que vous donnez, celui de la Crimée. Et essayons de regarder un peu autour et surtout en arrière. Avez-vous l’impression que l’intégrité territoriale de la Yougoslavie, et par la suite de la Serbie, n’étaient pas garanties par des traités internationaux? Vous rappelez-vous qui est allé faire la guerre là-bas pour modifier les frontières? Étaient-ce les Russes? Il me semble que non. Dès 1999 il y a eu des esprits lucides qui ont averti quant aux risques que ce genre d’action pouvait faire courir. La boîte de Pandore est maintenant grand ouverte, et tout le monde peut s’en servir. (« Quand on monte au cocotier… », ou aussi « Que celui… jette la première pierre », etc)
      Quant à leurs méthodes totalitaires, que je ne conteste pas, ils ont de plus en plus d’émules dans ce qu’on a encore pour habitude d’appeler les « démocraties libérales ». Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je n’en suis pas si étonné que ça.

  12. Merci pour votre article politique, qui rappelle toutes ces vérités.

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    • @ Robert Marchenoir

      On peut bien entendu discuter à l’infini des risques et de l’opportunité de dialoguer (y compris s’il le faut de manière musclée) avec Assad et Poutine, c’est la démocratie (même si ce n’était pas mon propos en rédigeant mon commentaire du 15 février, je constatais un fait).

      En revanche, interdire par avance, avant même l’ouverture de la campagne officielle et les débats contradictoires, l’accès à l’Élysée à un candidat au motif qu’il est ouvert à ce dialogue, ce n’est plus la démocratie.

      C’est aussi ce qui me gêne dans la chasse à l’homme actuelle. Par principe, je n’aime pas hurler avec les loups, c’est trop facile. Dans cette affaire Fillon, beaucoup se donnent bonne conscience à bon compte.

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