Bibliothèque

7:32:23 2018.07.09
Un livre à avoir sur le dernier étage de sa bibliothèque… https://acton.org/ Publications, séminaires, formations à destination des religieux ou des laïcs, vidéos, s’enchainent et sont mis à la disposition de tous ceux qui ne peuvent se déplacer pour aller dans le Michigan, à Rome, où une université « Acton « a été créée. Des milliers de prêtres, d’évêques, de laïcs sont passés par ces universités qui ont changé leur vision du monde. Pendant ce temps, le Père Sirico sillonne les cinq continents pour porter la bonne parole… Pour ceux qui voudraient mieux comprendre la personnalité et les idées du Père Sirico, ils peuvent aller sur son site personnel à cette adresse[M1]  :http://www.robertsirico.com/ Malgré l’incroyable succès de son Institut, le père Sirico a tenu à demeurer le curé de la paroisse où il avait été nommé après son ordination. Il reste le pasteur de son troupeau… Venons-en à son dernier livre dont j’ai l’honneur de préfacer la traduction française : Catholique et Liberal. Les raisons morales d’une économie libre » Chez Salvator Dans cet ouvrage, l’auteur explique pourquoi et comment une économie libre est toujours préférable à une économie de la contrainte et pourquoi une telle économie est la seule qui soit compatible avec les Evangiles. Aussi curieux que cela paraisse, le raisonnement rejoint celui de l’un des grands philosophes américains, de la période moderne, John Rawls qui, réfléchissant sur les problèmes de justice sociale, soutenait qu’un système était juste si et seulement si, le sort des plus défavorisés s’améliorait au travers du temps. Et pour arriver à ce résultat, et c’est là la contribution principale du père Sirico au débat, la meilleure solution est de donner « aux petits » les moyens de s’en sortir tous seuls, suivant en cela le précepte du Christ : « Tout ce que vous aurez fait pour les plus pauvres, vous l’aurez fait pour moi ». Car en rendant leur liberté aux plus pauvres, on leur rend de ce fait leur dignité. C’est ce que le Père Sirico montre en concluant que seul le capitalisme est moral. C’est en effet le seul système qui dans l’histoire soit arrivé à ce résultat, et toujours en s’appuyant sur la liberté individuelle aussi bien de celui qui aide que de celui qui est aidé, et jamais sur la contrainte. De ce fait, le capitalisme est et reste le seul système qui soit conforme aux Evangiles alors que le socialisme et le collectivisme en sont l’antinomie. Dans ces temps de relativisme moral et de confusion intellectuelle dans lesquels nous baignons, il me semble évident que tout chrétien d’abord, mais surtout tout citoyen ensuite devrait lire ce livre en se souvenant de la phrase prophétique de Jean-Paul II : «   N’ayez pas peur « Et pour ne pas avoir peur, il faut savoir entendre la vérité. Et la vérité ne peut pas être entremêlée « d’en même temps » contradictoires et superfétatoires, qui ne peuventt être que la marque d’un esprit confus et retors. Car, comme l’a dit le Christ à qui le père Sirico a consacré sa vie : » Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non. Tout le reste vient du Malin « Et je peux assurer le lecteur que dans les écrits du père Sirico, le oui est un oui, et le non est un non. Ayant suivi celui qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » voila qui ne devrait surprendre personne. »        
6:00:51 2016.05.02
Tout le monde me déteste
7:18:02 2015.10.19
Typologie des Marches Baissiers (Bear Markets) the debt deflation theory of great depressions, 1934, Econometrica » et celui là fait vraiment mal, les baisses s’étageant de -50 % a -90 % pour les indices. Historiquement les USA dans les années 30, le Japon de 1990 a 2009 ou l’Italie depuis 2000 en sont de bons exemples. Cette typologie étant établie, je me sens un peu comme lorsque je vais voir un médecin qui me décrit parfaitement la maladie dont je souffre, pour me dire ensuite qu’il n’a pas la moindre idée de la façon dont elle peut être traitée tant je me rends bien compte que le lecteur va me de demander « dans que type de bear market sommes-nous en train de rentrer ? » A cette question essentielle, je vais répondre franchement : Je n’en ai pas la moindre idée et c’est là où l’expérience me vient un peu en aide. Tant que la baisse sur le plus haut n’atteint pas 20 % au minimum, ou que mes indicateurs ne se sont pas retournés, je garde mes bourrins sur le terrain. Ce qui me donnera une indication précieuse sur le type de baisse que je vais avoir sera le système financier (banques, compagnies d’assurance). Dans la crise de solvabilité et dans le bust déflationniste, ces valeurs s’écroulent de façon abominable, dans la crise de liquidités, elles sont les premières à baisser mais aussi les premières à remonter. Je surveille donc l’indice des banques comme du lait sur le feu. Si la baisse de l’indice général commence a être supérieure à 20 %, je commence à regarder avec beaucoup d’attention ce qui a baissé MOINS que le reste (en excluant mes bourrins), parce que c’est probablement parmi ceux là que je trouverai les meneurs de la hausse suivante qui finira bien par arriver. Et il faut garder en mémoire que les marchés haussiers prennent l’escalier, tandis que les marchés baissiers prennent l’ascenseur, autre proverbe bousier qui stipule que les bear markets durent beaucoup moins longtemps que les bull markets. En principe, en deux ans tout est plié, ce qui voudrait dire qu’en mai 2017 au plus tard, il faudra de nouveau avoir l’équipe offensive sur le terrain… La dernière question est bien sur la plus difficile. Toutes les zones géographiques vont-elles connaitre le même sort en même temps ? La réponse est : ce n’est pas toujours le cas. Par ordre de danger le plus élevé, je mettrai: · Le Moyen-Orient, hors concours. · l’Amérique Latine en deuxième, tant elle a fait des erreurs depuis 10 ans · Juste derrière l’Europe de l’Euro qui essaie de traiter une crise de solvabilité avec les outils nécessaires pour traiter une crise de liquidités, ceci pouvant nous amener à un bust déflationniste d’anthologie. · Derrière viennent l’Amérique du Nord avec le Canada (monnaie pas chère pour ceux qui veulent avoir du cash) et les USA · Moins en risque, les pays Européens qui ont la chance de ne pas être dans l’Euro (Suisse, Suède, Grande Bretagne, Danemark, Norvège… et peut être Russie, qui pourrait être une protection en cas de hausse du pétrole) · En contrôle de leur destin enfin, la Chine et les autres pays Asiatiques, y compris le Japon. Inutile de souligner que la majorité de mes positions défensives sont dans les deux derniers tant j’espère que les derniers seront les premiers.
6:01:17 2015.09.07
Crise Financière: Revenir à Aristote et aux Causes Premières.
8:16:02 2015.08.31
Retour d’été: Les conséquences inéluctables d’une faillite intellectuelle sans précédent image001
6:59:32 2015.05.17
Et revoilà le Colbertisme "La seule cause qui vaille, sauver l'industrie française" écrit par Messieurs Michel Rousseau et Christian Pierret, respectivement  ancien Ministre délégué à l’industrie et président de la fondation Concorde. Pour illustrer mon propos, je vais faire appel à celui qui est sans doute le plus grand économiste de tous les temps, Schumpeter. Son grand livre s’intitule « Capitalisme, Socialisme et Démocratie » et c’est dans ce livre qu’il introduit la notion de « destruction créatrice» qui seule, selon lui, permet la croissance économique. Pourquoi évoquer Schumpeter aujourd’hui ? Parce que les auteurs de cet article semblent penser que la croissance économique est créée par les actions de l’Etat et du coup font quelques remarques qui m’ont surpris. Tout d’abord, dans l’article que j’ai mentionné, les auteurs écrivent : « L’Industrie a une productivité six fois plus élevée que les autres secteurs et peut créer trois fois plus de valeurs ajoutées que les services». L’Institut des Libertés où j’exerce en tant que Président, collecte beaucoup de données et s’il en est bien une sur laquelle il est impossible d’avoir des chiffres, c’est bien la valeur ajoutée par les services. A ma connaissance, il n’existe pas ou peu de manière satisfaisante de mesurer la productivité dans ces domaines. Prenons un exemple, vous remplacez votre secrétaire par un logiciel et vous tapez vous-même vos lettres : comment mesurer la création de valeur ajoutée du logiciel? Quelle est la productivité de l’enseignant qui a découvert à Alger Albert Camus qui n’était alors qu’un petit garçon? En revanche, il est vrai, vous pouvez mesurer la perte d’emploi de la secrétaire devenue obsolète, et c’est ici que Schumpeter revient à l’ordre du jour. Sa thèse, trop rapidement résumée est la suivante : l'innovation et l’invention portées par les entrepreneurs sont la force motrice de la croissance économique sur le long terme. Schumpeter emploie l'image d'un « ouragan perpétuel » et comme seul le capitalisme permet et organise les faillites, seul le capitalisme permet la croissance économique et une hausse du niveau de vie de tout un chacun, en redirigeant constamment le capital et le travail vers les activités les plus productives. La lecture de l’article fait beaucoup apparaître le mot« industrie » ou encore le mot « salarié », ainsi que la belle notion de «croissance» si chère aux Conseils des ministres de Gaulle. Il ne manque que «l’ardente obligation du Plan» et nous aurions un parfait petit résumé de la pensée Colbertiste.Ou le grand retour de l’Etat Stratège. Nos élites sont incorrigibles. A ce stade de l’Histoire économique, au 21ème siècle, nous devrions tous savoir que le commissariat au plan, cher à l’ex URSS, n’est pas un modèle économique qui fonctionne. Nous avons appris, empiriquement, que de demander à l’Etat d’organiser la production des richesses ne fonctionne pas. De fait, ce qu’ils ne mentionnent pas est encore plus extraordinaire que ce qu’ils mentionnent. Ce recours à Schumpeter permet en fait d’introduire une notion un peu oubliée par les auteurs de l’article susmentionné, j’ai nommé : l’Entrepreneur. Je m’étonne de ne pas trouver UNE SEULE FOIS le mot «entrepreneur» dans cet article puisqu’il est bien évident, que «sans entrepreneur, il ne peut pas y avoir de croissance ». La croissance n’est jamais le résultat de l’action de l’Etat mais toujours le résultat d’initiatives individuelles. Nous savons aujourd’hui que LE seul créateur de richesse et donc de croissance dans l’industrie, comme à fortiori dans les services ou l’inventivité est tout (Cf. Google, Microsoft, Youtube etc.) est l’Entrepreneur. Sans Entrepreneur, pas d’industrie peut être, mais certainement pas de croissance. Il n’y a pas et il n’y aura jamais de solution collective à l’absence de croissance. Continuons dans ce qui manque : la rémunération de l’entrepreneur s’appelle le PROFIT, dont les auteurs ne disent pas un mot encore une fois alors que l’absence de croissance s’explique tout simplement par l’écroulement de ces profits depuis vingt ans, en particulier dans le secteur industriel. Si l’Industrie s’est effondrée en France c’est parce que les profits y sont insuffisants. En bon disciple de Socrate ou d’Aristote, il me semble qu’il faut chercher la cause de cet effondrement pour la corriger, et non pas essayer d’inventer une fois encore une nouvelle machine a gaz, du style de la Loi Macron, qui bien sur ne fonctionnera pas, ce jeune talent n’ayant jamais rien inventé de sa vie. S’il était inventif, il n’aurait jamais été le premier de sa classe. Les bons élèves ne sont jamais des entrepreneurs. Plus fondamentalement, L’Entrepreneur est à l’origine tant des processus de création que de destruction analysés par Schumpeter, ce qui lui vaut sans doute sa grande impopularité (voir la popularité d’Huber auprès des chauffeurs de taxis). C’est lui et lui seul qui crée l’étincelle originale qui permet à la croissance de démarrer, ce qui ne veut pas dire qu’il va créer de la richesse tout seul dans son coin. Il a besoin des autres. Pour simplifier, on peut dire que la présence des entrepreneurs est nécessaire, mais pas suffisante; d’autres intervenants sont nécessaires. Il a besoin de capital, il a besoin de collaborateurs, de matières premières, de réseaux de distributions. Mais il a surtout besoin de sécurité et de stabilité juridique que seul un état de Droit autorise. Arrêter la logorrhée législative et réglementaire en France serait plus efficace pour relancer notre économie que toutes les subventions versées à des gens qui toujours seront bien en cours mais la plupart du temps incompétents (voir Madame Lauvergeon ou messieurs Bon et Tchuruk, eux aussi premiers de classe). Demandez à un entrepreneur, si vous en croisez un qui ose se déclarer, de quoi il N’A PAS besoin, et invariablement sa réponse sera « De plus d’Etat, ».Le seul inconvénient en France, pour l’entrepreneur aujourd’hui est que presque tous les secteurs de croissance sont sous le contrôle de l’État : Citons l’Education, les transports publics, l’aménagement des retraites et de la prévoyance, la Sante… Nous sommes en effet dans une situation complètement kafkaïenne où l’État contrôle et gère, selon les principes d’une économie communiste, la plupart des secteurs où la croissance pourrait s’engouffrer. Et les deux auteurs ne disent PAS UN MOT de la nécessité des privatisations. Certes on peut se demander pourquoi ces secteurs ne pourraient pas croître et rester sous le contrôle du Moloch (l’État), comme l’appelait Bertrand de Jouvenel. La réponse est simple: avec des principes de gestion communistes, il ne peut y avoir de croissance, puisqu’il ne peut pas y avoir de destruction créatrice. On ne peut pas se débarrasser des mauvais…Par contre nous avons à faire face aux passe-droits, à la corruption et aux déficits, le résultat constant d’une économie étatisée. Introduites au Sahara, ces méthodes provoqueraient une pénurie de sable en quelques années. Le grand, l’unique défi auquel la France va donc être confrontée dans les années à venir est de trouver comment faire sortir du giron étatique ces activités pour qu’elles libèrent enfin leur potentiel de croissance? Or, quand je lis dans cet article « comme l’indique le rapport Gallois, une partie du livret A et du livret de développement durable doit être dirigé vers les entreprises industrielles innovantes». Je m’interroge. Quel comité d’Etat, sans doute présidé par monsieur Attali ou Madame Royale, va à nouveau être déclaré responsable d’allouer ces fonds privés des livrets A et consorts ? Et est-ce là une direction vers une libéralisation des activités de croissance ? Je m’interroge. Citons encore : «Rétablissons d’abord une adéquation entre les besoins de l’industrie et la formation dans l’Education Nationale. Le textile ayant à peu près disparu, il n’est pas déshonorant de former des tôliers ou des informaticiens ». Je m'interroge à nouveau: est-on vraiment certain, au regard des résultats actuels que l’éducation nationale soit l’organisme le plus réactif quant à la formation des jeunes sur le marché de l’informatique international ou sur la pression à froid des tôles ? Je ne sais pas, je demande, car il est vrai qu’en tant qu’entrepreneur, j’ai la mauvaise habitude d’être jugé au résultat (et non pas à ma volonté initiale). Que le lecteur me comprenne bien : j’aime mon pays et évidemment, pour citer à nouveau les éminents auteurs de l’article cité en référence, je ne peux qu’applaudir à deux mains à leur souhait de créer un environnement qui permettrait un accroissement de la compétitivité de nos entreprises pour gagner des marchés étrangers. En une décennie, nous pourrions nous replacer en 2025 avant l’Allemagne, en leader de la prospérité européenne et mondiale ». Mais je reste dubitatif sur les solutions qu’ils proposent d’autant que mes analyses sur les raisons du désastre annoncé divergent. Le défaut de croissance que nous accusons aujourd’hui est- il vraiment la résultante d’un manque de planification de l’Etat envers nos industries? Ce qui a détruit l’industrie Française, qui en 1995 était parfaitement compétitive avec l’industrie Allemande, c’est encore une fois la disparition des PROFITS dans ces secteurs. La rentabilité des affaires industrielles s’est effondrée depuis cette date comme jamais dans notre histoire, sous le triple impact d’une croissance forcenée de l’Etat, de Lois faisant exploser le coût du travail en France et de la fixation d’un taux de change fixe avec l’Allemagne au travers de l’Euro. Les Français peuvent décider démocratiquement d’avoir 40 % de fonctionnaires de plus par 10000 habitants que les Allemands et d’augmenter en même temps les coûts sur les sociétés Françaises, mais dans ce cas-là, ils ne peuvent pas avoir un taux de change fixe avec l’Allemagne. Sinon, leur industrie disparaît. Le lecteur sait peut-être qu’avant le passage aux 35 heures, le coût de travail Français était inférieur au coût de travail allemand. Une entreprise Américaine qui aurait cherché à s’implanter en Europe aurait alors pu trouver intérêt à s’installer chez nous à cette époque. Passent les 35 heures, passe la mise en place de l’euro, passe un quasi doublement du code du Travail depuis 1995 et le lecteur sait surement qu’à compter de 2005, le coût du travail, le coût du capital, les impôts et les réglementations sont très inférieurs en Allemagne. Plus aucun entrepreneur n’investit donc en France, et la productivité industrielle française s’écroule face à la productivité allemande. Pourquoi ? Parce qu’ils perdent de l’argent. Qui dit baisse de la compétitivité dit déficit de la balance des paiements, déficit du budget de l’Etat, accroissement de la dette, baisse de la croissance, chômage… Serait-ce dû à un manque d’aide de l’Etat ? Je ne le crois pas, les subventions versées par ce même Etat aux sociétés sont supérieures à 130 milliards d’Euro aujourd’hui. Il faut ici rappeler la réponse des armateurs de Saint Malo à qui Louis XIV demandait comment il pouvait les aider dans leur concurrence avec les Anglais. La réponse fut sublime « Surtout, surtout Sire, ne nous aidez pas». La France crève du Colbertisme de sa classe dirigeante, dont l’article du Figaro est un parfait exemple. Si la question est donc, pour revenir à la problématique du jour, » comment insuffler un nouveau souffle à l’industrie française ma solution est toute simple: « Libérer le capital et le travail, délivrez l’entrepreneur ».
7:07:38 2015.05.11
Elections Anglaises: enfin une bonne nouvelle Pièce jointe   En bons pragmatiques, ils se sont dits: "On ne comprend pas très bien pourquoi, mais quand les Conservateurs (qui sont pourtant des méchants assoiffés du sang du peuple) sont au pouvoir, le poids de l’Etat dans l’économie baisse, le poids du secteur privé augmente et avec lui l’emploi, alors que quand les Travaillistes sont au pouvoir (et eux ils sont gentils et ne dévorent pas des enfants au petit déjeuner), le contraire se passe." Ils ont donc suivi la plus vieille règle de tout bon pragmatique : « Si ca marche, on ne change rien ». Ils préfèrent donc avoir raison avec Raymond Aron que tort avec Jean-Paul Sartre, ce qui depuis toujours leur vaut le mépris le plus profond de notre classe intellectuelle. Et donc, à la stupéfaction générale et au dépit des Oints Du Seigneur du monde entier, les Conservateurs ont remporté haut la main les dernières élections. Ce faisant, cette Nation de boutiquiers (Napoléon) vient de changer totalement la donne POLITIQUE pour le reste de l’Europe, et c’est une bonne, une très bonne nouvelle. Je m’explique.La consternation la plus totale doit régner à Bruxelles. Mes chers Eurocrates que personne n’a élu, pensaient qu’ils allaient négocier avec un gouvernement de coalition, ayant très peu de légitimé et ou une bonne part de ses membres allaient être CONTRE toute renégociation avec Bruxelles, très satisfaits qu’ils étaient de la situation présente. En effet, et les Travaillistes et les Libéraux Démocrates n’avaient aucune intention de demander au Peuple Anglais son avis sur les relations avec l’Europe par un referendum et tout le monde était d’accord pour penser que soit l’un soit l’autre serait représenté dans le prochain gouvernement. Patatras. Ces deux partis se sont fait massacrer dans ses élections comme jamais, ce qui veut dire en termes simples que le Peuple Anglais est sans doute favorable à l’Europe, mais que les technocrates Européens ont poussé le bouchon un peu loin et qu’il est urgent de rapatrier en Grande Bretagne toute une série de décisions qui aujourd’hui sont prises dans des officines Bruxelloise sous la pression de lobbys obscurs, sans aucune consultation, mais on l’espère pour eux tous, non sans profits. De fait, quatre vingt pour cent des Lois passées par le parlement Britannique ne sont que des enregistrements des « directives » (mot à inscrire dans le vocabulaire de la novlangue), prises par la Commission sans aucune consultation et sans aucun vote. Et que l’on ne me parle pas du Parlement Européen, ce cimetière des Eléphants qui n’est pas maitre de son ordre du jour et qui ne débat que de ce qu’on l’autorise à débattre. Voila qui est insupportable pour la Mère de tous les Parlements (la Chambre des Communes), qui va réclamer, par exemple, le retour de tout ce qui concerne les Droits de la Personne en Grande-Bretagne. Sale coup pour la prééminence juridique accordée aux «directives» vis-à-vis des Lois Nationales. Le choix pour Bruxelles dans ces discussions va être simple. -Ou ils accèdent aux demandes de monsieur Cameron et tous les autres pays vont demander la même chose et leur pouvoir, à eux Oints du Seigneur, va reculer (horresco referens), tandis qu’un précédent sera créé. Dans ce cas la, monsieur Cameron, magnanime, recommandera de voter pour rester dans l’Union Européenne… - Ou bien ils refusent de lâcher quoi que ce soit et monsieur Cameron recommandera au peuple Anglais de sortir de l’Union Européenne en ce 800 eme anniversaire de la ‘Magna Carta », le maintien dans l’Union et la Démocratie Britannique ne pouvant coexister et nous aurons un ‘BREXIT ». Si la Grande-Bretagne sort, je peux garantir que la Suède, le Danemark, la Finlande, le Portugal voir l’Italie vont se poser des questions…et ne seront pas loin derrière. Mes Bruxellois sont donc passés d’un système de négociation qui pour eux devait être  "gagnant-gagnant " à un système "perdant-perdant", et ça les diplomates Britanniques l’ont très bien compris, et ils savent faire, alors que nos technocrates n’ont aucune idée de ce qu’il va falloir faire. A Berlin, les autorités politiques doivent avoir l’impression que le ciel leur est tombé sur la tète. En effet, la Grande -Bretagne se retrouve tout d’un coup dans son rôle de toujours de contre pouvoir à l’Allemagne en Europe et ca, Berlin ne l’attendait absolument pas et n’a rien vu venir. Si vous trouvez la douce et amicale persuasion teutonne un peu trop rude, le gouvernement de Sa Majesté sera très heureux d’écouter vos doléances. La Grande-Bretagne va donc agréger autour d’elle tous ceux que la puissance excessive de l’Allemagne inquiète. Je pense à la Pologne, à la Tchéquie, à la Hongrie, à la Suède, au Danemark et tous ces pays ont une caractéristique commune : ils ne font pas partie de l’Euro et donc l’Allemagne ne peut leur tordre le bras. Car les Allemands ne tenaient en laisse le reste de l’Europe que grâce à la BCE et à la faiblesse des Britanniques et des Français. Emerge d’un seul coup -ou plutôt ré-émerge- un contre pouvoir politique, militaire et financier appuyé sur la City, qui sera ravi de financer des investissements partout sans avoir à passer par les fourches caudines de qui que ce soit. Dans ce monde nouveau, il va être beaucoup plus difficile de virer un premier ministre Polonais ou Tchèque qu’il ne l’a été de virer un premier ministre Italien (Berlusconi) ou Grec (Papandreou), s’ils venaient à exprimer quelques velléités d’indépendance. A Francfort ou à Bruxelles, ceux qui ont vendu leur héritage pour un plat de lentilles (les hauts fonctionnaires Français par exemple) doivent commencer à se dire qu’ils ont choisi le mauvais cheval, qu’il serait peut être urgent de prendre des assurances de l’autre coté et vont donc pousser, amicalement bien sur, la Commission à beaucoup, beaucoup de souplesse dans ses négociations avec la Grande- Bretagne. Ce qui ne va pas plaire aux Allemands, mais ainsi va la vie… J’aimerais faire un commentaire sur les réactions à Paris, mais hélas, je consulte régulièrement l’électroencéphalogramme de nos élites au travers de la presse locale par exemple, et il reste désespérément plat. Je crains un état de mort clinique. Terminons par quelques remarques financières, ma spécialité étant après tout de gagner de l’argent sans travailler (du moins d’après mes contradicteurs. Leur spécialité à eux étant d’empêcher les autres de travailler, en leur prenant de l’argent par la force en plus). Le but d’un financier est de gagner de l’argent, sans travailler bien sur, mais ce qui ne veut pas dire sans avoir réfléchi. Ce qui le distingue des ODS. Chacun sait que réfléchir ne fait pas partie des caractéristiques des ‘Oints du Seigneur ». Ils se contentent de réciter le Catéchisme que leurs Maitres leur ont dit de réciter… Les résultats de ma réflexion, que j’ai menée tout seul comme un grand, sont simples. Le poids de l’Etat Anglais va baisser dans les 5 ans qui viennent, et donc les marchés des actions vont monter fortement, comme cela se passe à chaque fois quand le poids de l’Etat baisse. Achetez les actions Anglaises. Les pays Européens qui ne sont pas dans l’Euro vont se caler sur la Grande-Bretagne, comme ils le font toujours. Achetez la Suisse, la Suède, le Danemark, la Norvège, la Pologne, la Tchéquie, la Hongrie. Les pays qui sont dans l’Euro vont continuer à souffrir mille morts. Ne gardez, comme je le dis depuis toujours, que les valeurs qui y sont cotées mais qui n’ont rien à voir avec l’Europe de l’Euro. Vendez toutes vos obligations en Euro. La seule utilité de la BCE va être de rester une « pompe à fric » pour les pays en faillite et incapables de se réformer. Nous allons donc passer de l’EURO=DM à l’EURO=LIRE, ce qui va enthousiasmer les Allemands. Ils acceptaient ce résultat parce que c’étaient eux les patrons. Ils vont se retrouver à la tête non pas de l’Europe, mais de la banque centrales des bras cassés ou BCBC. Je leur souhaite bonne chance, mais cette monnaie devrait baisser, ce qui risque de créer des problèmes inflationnistes à l’Allemagne et les agacer. Après tout, l’Euro disparaitra peut être le jour où l’Allemagne décidera d’en sortir? La victoire des Conservateurs aura peut être comme conséquence ultime la fin du Frankenstein financier qu’est l’Euro? On peut rêver… Mais là, ce n’est plus de la réflexion, mais de l’espoir. Et l’espoir n’est pas une bonne stratégie d’investissements.
6:25:58 2015.04.20
Déni de Réalité et recherche de boucs émissaires image005 Depuis 1981, les dépenses de l’Etat en pourcentage du PIB n’ont cessé de monter comme en fait foi le graphique ci-dessus puisque nous sommes passé de 45 % du PIB au moment de l’élection de Francois Mitterrand à prés de 56 % aujourd’hui. Voila qui n’est guère libéral. Essayons de voir ce que cela veut dire en chiffres absolus (en milliards d’euros). image009   Le PIB marchand croit moins vite que le PIB public depuis 1979 et est aujourd’hui plus bas qu’il ne l’était en 2007, ce qui bien sur est loin d’être le cas pour le PIB du secteur public comme chacun peut le voir. Salopards de libéraux, qui sont incapables de suivre la croissance de l’Etat. Allons plus loin. Analysons le ratio entre  secteur privé et secteur public. image011 En 1981, à  l ‘arrivée de monsieur Mitterrand , le secteur privé était supérieur de 25 % au secteur public. Aujourd’hui  il lui est inferieur de 20%.  Encore un des méfaits de "l'ultra libéralisme", j’imagine. Continuons et vérifions les taux de variations annuels de nos deux agrégats, mais cette fois ci en  VOLUME, c'est-à-dire en excluant l’inflation des calculs. image014 Le secteur privé, depuis 1981  a connu 7 récessions, le secteur public aucune. Etonnez vous que les jeunes Français veuillent soit émigrer,  soit s’ils se sentent suffisamment compétents (sic!), entrer dans la fonction publique. Ce graphique est bien sur la PREUVE de la supériorité du secteur public sur le secteur privé. On est mieux payé, on a une meilleure retraite, que l’on prend plus tôt, une sécurité de l’emploi totale ,  il n’y a pas de récession, et en plus on peut dire du mal de ceux qui travaillent dans le secteur privé, qui ne sont bien sur que d’horribles égoïstes. Hélas, comme  le disait Madame Thatcher, le socialisme ne dure que tant que les socialistes peuvent trouver de l’argent à voler à quelqu’un… Plus d’argent à voler= fin des expériences socialistes.   "O tempora, o mores" aime rappeler l'auteur qui a lu Astérix. Car le secteur public ne croit qu’en deux  méthodes de gestion: augmenter les impôts sur les autres (voler la génération actuelle) ou emprunter à autrui (c'est-à-dire en volant les générations futures).  Il n y a en effet que deux façons de s’approprier un bien, travailler pour l’acheter  ou  le voler comme l’ont fort bien montré les Evangiles et Bastiat Et la, les choses deviennent embêtantes pour nos voleurs. Le taux de croissance du secteur privé sur les 7 dernières années est devenu négatif. ( NDA:J’utilise toujours la moyenne des 7 dernières années pour déterminer une tendance structurelle) . Les volés s’appauvrissent…la fin approche. Résumons-nous.
  • Le secteur public, qui est à l’origine de la dette,  est toujours en déficit et ne vit que de transferts.
  • En fin de parcours, la dette doit être payée, et par le secteur privé.
  • La croissance du secteur privé est maintenant négative, c'est-à-dire qu’il se contracte structurellement, comme en Italie.  Difficile de rembourser quoique ce soit dans ces conditions.
  • La dette de l’Etat va donc continuer à augmenter, ce qui n' a aucune importance, me dit on,  puisqu’elle est achetée par la BCE et que le service de la dette ne coute plus rien.
  • Mais des taux négatifs vont aider  principalement au financement de l’Etat, car  personne dans le secteur privé ne va emprunter, puisque l’activité se contracte.
La croissance de l’Etat va donc exploser  et le secteur privé continuer à disparaitre. Les différences entre la France et l’URSS d’il y a peu s’atténuent de plus en plus. Normal, puisque nous sommes gérés par des clercs d’une Eglise qui avait déjà échoué en URSS et qui est en train d’échouer chez nous. Et comme nous l’a appris René Girard, pour dissimuler leurs échecs il suffit à  ce clergé de remplacer  dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30  le mot "Juif " ou " Koulak " par  le mot "  Liberal  "  aujourd’hui et le tour est joué. Rien n’est réglé, mais un bouc émissaire a été trouvé et c’est après tout la seule chose qui compte. Voilà mon diagnostic. J’aimerais bien avoir celui des autres.