10 December, 2020

Roger Scruton illustre le bon côté du conservatisme britannique

Le « en même temps », incarnation d’un macronisme situé au centre, prétendant rassembler à la fois la gauche et la droite en partant d’une base qui ne représente qu’un peu plus de 20% du corps électoral, devait être le signe d’une recomposition historique du paysage politique français. Aujourd’hui, le macronisme censé être une réponse aux attentes profondes du Français nouveau du XXIe siècle est dans une impasse.

Le clivage gauche-droite n’a pas disparu, les Français ne sont pas convertis au libéralisme économique, ni aux valeurs de tolérance du « vivre ensemble ». Le macronisme reste structurellement minoritaire. Le remplacement du clivage droite/ gauche par bloc élitaire/bloc populaire n’a fait qu’accroitre les tensions sociales entre les français.

Pour essayer de nourrir le débat, essayons de voir ce que nos amis anglais ont à nous apporter.

 

Roger Scruton a été le chef de file d’une tendance du conservatisme anglais qui s’est éloignée du thatcherisme, car il voulait rééquilibrer la place des questions morales par rapport à celles de l’économie. Il a croisé Margareth Thatcher avant qu’elle ne soit Premier Ministre, mais une fois arrivée au pouvoir, Il a déploré le trop grand rôle que la Dame de Fer accordait aux marchés. Roger Scruton expose alors dans « De l’urgence d’être conservateur » sa propre vue de l’idéologie conservatrice, son opposition au matérialisme pur et explique en quoi son application peut être utile pour appréhender les problèmes contemporains.

 

Il est dès 1985 contre la gauche idéologique qui croit avoir un monopole sur la pensée et ne tolère pas qu’on la démystifie. Dans son livre «Thinkers of the left », Il a décrypté l’imaginaire du progressisme en étant particulièrement critique envers les penseurs qui ont voulu prendre le relais de Marx.  Il passe en revue ceux qui ont le plus influencé la gauche depuis 1945: de Sartre à Foucault en passant par Thompson, Habermas, Hobschawn, Derrida ou Badiou. Il décrit bien ce brouillon de concepts tortueux que l’on retrouve aujourd’hui très présent dans les universités américaines. La gauche a une vision qui repose sur la répudiation de tout ce qui définit les réalisations et le patrimoine culturel européen.  L’ouvrage lui vaudra beaucoup de soucis.

 

La seule union européenne pour lui, c’est « l’Europe des Nations ». Son Europe est celle de TS Eliot, celle de de Gaulle et de Vaclav Havel. Le modèle multiculturel actuel a été imposé en Europe par des gens plus ou moins hostiles à l’identité traditionnelle de leurs pays respectifs. Ce qu’ils ont présenté comme un accueil aux nouveaux arrivés était, le plus souvent, un rejet de leur propre héritage. C’est pour cette raison que ceux qui ont résisté ont été dénoncés comme racistes et xénophobes, une façon de les exclure du débat. Il faisait remarquer qu’il avait fallu attendre aujourd’hui pour que les statistiques françaises admettent qu’il existe un pourcentage conséquent d’élèves musulmans dans les écoles françaises. Il a fallu attendre aujourd’hui pour que les politiciens soient prêts à dire que la tolérance que nous avons voulu étendre aux musulmans n’a pas de contrepartie et que ceux qui en profitent, les prêcheurs dans les mosquées, ne sont tolérants en rien. Pourtant, on ne peut toujours pas en France, selon lui, parler ouvertement de l’islam et de son effet sur l’esprit des jeunes sans risquer d’être accusé « d’islamophobie », maladie étrange qui s’est diffusée, inexplicablement dans tous les pays de l’Ouest.

 

Il était partisan du Brexit, car il s’inquiétait de l’affadissement de la nation anglaise et affirmait ouvertement son euroscepticisme. Dans « England an elegy » il expliquait que l’Union Européenne était un projet au service des élites libérales sans aucun égard pour ceux dont la vie dépend du maintien de liens de proximité.

 

Il misait sur ceux qu’on appelle les gens ordinaires pour défendre ce que nous avons pris l’habitude d’appeler nos identités. Qu’est-ce que la liberté ? Qu’est-ce que l’autorité ? Comment définir la communauté politique, la famille, la propriété ou encore la nation ?  Dans « Arguments for conservatism: a political philosophy » Il ne dédaignait pas les vertus de ce que l’on nomme le populisme. Le mot pour lui sert à désigner ce que veut le peuple sans l’aide des intellectuels de gauche pour le définir. Un transfert des revendications s’est opéré de la classe ouvrière aux femmes, aux homosexuels, et aux immigrés. Ce mouvement est très bien décrit dans son  livre « L’erreur et l’orgueil. Penseurs de la gauche moderne »

 

Il expliquait que les islamistes qui pratiquaient le terrorisme se sentaient offensés par la vue des gens qui s’amusaient et qui acceptaient le monde. Leur religion dans sa forme extrême est un véritable rejet du monde.

 

Roger Scruton est décédé en janvier 2020, mais heureusement deux auteurs s’inscrivent dans ses pas.

 

David Goodhart a conceptualisé la victoire des conservateurs

 

David Goodhart enseigne à l’Université d’York et à l’Eton College. Pour lui dans son livre « Les deux clans. La nouvelle fracture mondiale » Le clivage se fait entre les “Anywhere” ceux qui valorisent l’ouverture, l’autonomie et la liberté et les “Somewhere”au niveau d’études plus bas, plus enracinés et plus ancrés dans leurs valeurs. Il reprend le concept de la France d’en haut et de la France d’en bas développé par Christophe Guilluy dans « Fractures Françaises »   

La base électorale de Boris Johnson repose en partie sur   les ouvriers et des bas salaires.  Le triomphe des conservateurs britanniques, illustre bien leur tournant social. Le premier ministre n’est pas du tout intimidé par le politiquement correct. C’est au contraire une des sources de sa popularité auprès de l’électorat modeste. Demain il nous faudra moins de cerveau et plus d’empathie, c’est l’idée qu’il développe dans son dernier livre « La tête, la main, le cœur. La lutte pour la dignité du statut social au XXIème siècle ».

 

La crise du coronavirus rapproche les “Anywhere” des “Somewhere”. Cette crise devrait aider les élites mondialisées à comprendre le besoin de sécurité et de protection des classes populaires enracinées. Le retour à des ancrages locaux va progressivement passer pour un projet sain et non plus comme une entreprise réactionnaire.

 

 

 

 

Douglas Murray est « le Zemmour britannique ».

 

Passé par Eton et Oxford, ce jeune quadragénaire est la figure de proue médiatique du néoconservatisme anglais.  Son livre “The Strange Death of Europe” :immigration, identity, islam » est resté près de vingt semaines dans le top 10 des meilleurs ventes du Sunday Times. Il y décrit les conséquences mortifères de l’immigration incontrôlée dans une Europe en voie de désintégration. Il soutient que notre continent meurt sous le poids de l’immigration.

 

Le néoconservatisme offre une plate-forme cohérente pour aborder de nombreux problèmes comme  les génocides, les dictatures et les violations des droits de l’homme dans le monde moderne. Malheureusement les termes “ néoconservativisme ” et “ néocon ” sont souvent mal compris et mal représentés,

Le néoconservativisme peut jouer un rôle progressiste dans le contexte de la politique britannique moderne («Néoconservatisme: pourquoi nous en avons besoin»)

 

Plusieurs générations de dirigeants politiques ont fondamentalement modifié nos sociétés sans le consentement et contre le souhait des peuples. Depuis la fin des années soixante, des vagues migratoires successives touchent de façon continue les pays d’Europe occidentale. Le continent change à grande vitesse car en matière migratoire, les responsables européens préfèrent toujours les positions généreuses, compatissantes et ouvertes car elles leur rapportent des bénéfices médiatiques immédiats. Ils savent bien pourtant qu’elles conduisent, partout, à des problèmes nationaux à long terme. Alors,

faut-il faire de l’Europe le seul endroit au monde qui appartienne à tout le monde ? Est-ce la volonté des Peuples et est-ce raisonnable du point de vue du “bien commun” ? Le compte à rebours a commencé. Ce sont les proplèmes que Douglas Murray pose dans son livre

“ L’étrange suicide de l’Europe: Immigration, identité, Islam”

 

Les symptômes de la nouvelle folie collective qui nous guette, celle consistant à ne voir le monde que sous le prisme du genre, de la sexualité ou de la race sont décrits par Douglas Murray dans « The madness of crowds. Gender, race and Identity » Notre culture ne fait plus des homosexuels des gens normaux mais des individus meilleurs que les autres. Il souligne à la fois le radicalisme du mouvement « Black Lives Matter » et la difficulté à s’opposer à ses thèses. Il faut selon lui arrêter le concours des opprimés.

L’obsession des minorités intersectionnelles pour la race, le genre et l’identité est destructive pour les sociétés occidentales. Cela revient à dresser les gays contre les hétéros, les noirs contre les blancs, les femmes contre les hommes. La “cancel culture” fait l’ Inventaire des folies progressistes du moment: accusations de transphobie ou de racisme systémique, délires sur le privilège ou la fragilité des blancs, attaques contre les forces de l’ordre accusées de génocide, politiciens et PDG mis à genoux, pillages de magasins en pleine pandémie, carrières bisées par des hordres tweeteuses, enfants encouragés à modifier leur corps, statues et réputations réduites en poussière…

 

La convergence entre conservatisme, libéralisme et populisme semble devenue impensable. Pourtant c’est bien à partir d’une telle plateforme que l’on pourra reconstruire à partir de la bouillie idéologique syncrétique et managériale mise en place par Emmanuel Macron.  Charles Gave avait expliqué en 2015 dans un papier de l’Institut des Libertés que l’on pouvait être Conservateur et Liberal à la fois.  Selon lui il s’agit de quelqu’un qui résistera autant qu’il le pourra à toutes les idées tordues émises par les « Oints du Seigneur », mais qui acceptera avec bonne humeur les changements de Société pour peu qu’ils fassent diminuer la somme des injustices. On peut donc bien être Liberal et Conservateur à la fois.

 

 

 

Auteur: Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux, titulaire d’une licence en droit de l’Université de Paris X. Il a été successivement fondé de pouvoir à la charge Sellier, puis associé chez Nivard Flornoy, Agent de Change. En 1987, il est nommé Executive Director chez Shearson Lehman Brothers à Londres en charge des marchés européens et membre du directoire de Banque Shearson Lehman Brothers à Paris. Après avoir été directeur général associé du Groupe Revenu Français, et membre du directoire de Aerospace Media Publishing à Genève, il a créé en 1996 Concerto et Associés, société de conseil dans les domaines de le bourse et d’internet, puis SelectBourse, broker en ligne, dont il a assuré la présidence jusqu’à l’ absorption du CCF par le Groupe HSBC. Il a été ensuite Head of Strategy de la société de gestion Montpensier Finance.

17 Commentaires

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  • Explorer76

    15 December 2020

    Tour d’horizon réjouissant. Pour rendre le,libéralisme attractif, celui-ci doit doit mettre en avant la dignité de l’indidividu et sa primauté sur le groupe en insistant sur la notion de libertés privées. Le libéral reconnaît le droit à la liberté du moment que celle-ci reste privée à la différence du libertarien qui veut en faire une liberté publique voire une norme ce qui mène droit à tous les communautarismes. In fine, le libéralisme devrait dépasser le discours économique qui n’en est qu’un aspect corollaire auquel la gauche veut le réduire. Le libéralisme devrait réaffirmer ses fondamentaux à savoir qu’il est une philosophie du droit et fondamentalement des droits naturels préexistants (liberté, sûreté, propriété et résistance à l’oppression) à toute frome de gouvernement. Ses vertus émancipatrices et protectrices ainsi révélées, il serait à même de susciter le ralliement du plus grand nombre, ce qui sortirait la France de l’ornière où elle est embourbée depuis bientôt un siècle.

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    • Dominique

      16 December 2020

      Explorer76, si vous poussez votre réflexion vous arrivez logiquement à une conclusion. Stuart Mill avait rédigé son texte fondateur sur la Liberté afin de pouvoir résister à ” l’Etat démocratique moderne “. Or il est un régime de république qui contient toutes ces valeurs que vous rappelez – j’y ajouterai la responsabilité professionnelle. C’est le régime de monarchie, qui est supérieur au régime de démocratie, en premier lieu en matière de souverainisme et de respect de la ” loi naturelle ” ( d’où l’expression de monarchie de droit divin ).
      .
      Et le libéralisme ( à la française ) présidait aux libres associations de métiers : les corporations, éliminées de suite par les révolutionnaires pré-bolchéviques. Lire aussi Jean Bodin, Bossuet, Bastiat, et Chateaubriand.
      .
      Et il est indéniable que 1920 marque précisément le déclin visible de la France avec le catastrophique ( pour la France et les pays de l’Europe continentale ) traité de Versailles, celui de Sèvres puis de Lausanne qui redonna toute sa puissance et son territoire aux Turcs pourtant vaincus, lesquels s’empressaient de massacrer les chrétiens arméniens et grecs. .
      .
      1920 c’est aussi la date de la création du CFR, source de nos maux et de ceux de tout l’occident blanc chrétien d’origine européenne. Le libéralisme ne suffira donc pas, à mon humble avis, il faut aussi restaurer la souveraineté et la religion chrétienne source de notre civilisation et à l’origine des libertés. La question spirituelle a été pour le moment désagrégée par les révolutionnaires, or elle est à la racine de nos vies. Sortir de cette ornière mondialiste capitalo-communiste à la chinoise et donc anti libérale anti-chrétienne sera difficile, mais rien jamais impossible. Remember Reconquista espagnole ( 7 siècles ) et chute de l’URSS 70 années de bolchéviques bien rouges.

  • Johnny

    13 December 2020

    Les conservateurs britanniques étaient, par le passe des réalistes, compétents économiquement et relativement modérés. Ils se sont transformes, sous l’impulsion de leur frange euro-sceptique la plus dure et sous la pression de l’UKIP de Farage, en parti nationaliste anglais, totalement déconnectés des réalités économiques, poursuivant des licornes de souveraineté absolue, et bercés d’illusions de grandeur post impériale. Cela va couter au Royaume-Uni sa prosperite a court terme, et a moyen terme probablement l’Union elle-même, cette derive nationaliste anglaise passant extrêmement mal en Ecosse et en Irlande du Nord.

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    • Dominique

      14 December 2020

      @ Johnny Vous êtes dur avec Nigel Farage qui m’apparaît être plutôt un souverainiste de bon ton. La GB a tout simplement perdu son leadership mondial depuis que le Royal Institute of Foreign Affairs des Rotschild ne dirige plus ni le Royaume-Uni ni l’Empire. C’est le CFR des Rockefeller qui a pris le relai depuis 1920 : nous savons peu de choses de ces histoires cachées. Au moins les Britanniques ont vu leur adoption du Brexit respectée ce qui montre que leurs institutions fonctionnent encore. Les voilà débarrassée de la dictature de l’UE qui est un projet du CFR pour le Nouvel ordre mondial. Grâce à leurs connexions avec les pays du Commonwealth ils vont se refaire une santé. Souhaitons nous de nous reprendre comme eux. C’est du moins mon avis.

    • Johnny

      15 December 2020

      @ Dominique Nigel Farage, qui a fait toute sa carrière politique en depute européen (car il était infoutu de se faire élire au Parlement britannique), qui touche sa retraite de l’UE, et qui a donne a ses enfants un passeport allemand, afin qu’ils puissent continuer a jouir des avantages de l’Europe? On parle bien du meme? Quant a la substitution du Commonwealth au marche commun pour assurer la prospérité du Royaume-Uni, c’est une illusion entretenue par ceux qui n’ont jamais fait leur deuil de l’Empire. L’Inde est un pays ultra protectionniste, qui exigera des visas pour ses ressortissants en échange d’un traite de libre-echange. Et je ne crois pas que le but de ceux qui ont vote Brexit était de remplacer des Polonais et des Tchèques par des Indiens. Reste quoi, l’Australie et la Nouvelle-Zelande, 30 millions d’habitants a eux deux, pour compenser les restrictions au Marche Commun de l’UE de 450 millions de personnes? Quelle blague…

    • Dominique

      16 December 2020

      Johnny, un dernier mot et pas pour polémiquer. Nigel Garage s’est consacré à un combat : celui de la souveraineté des siens, ce qui réclamait la sortie de l’UE. Si l’UE n’était devenu un gouvernement de non élus ( au Royaume-Uni le 1er ministre est choisi parmi les élus du plus grand parti ) qui ont développé une dictature qui prévaut sur les démocraties des états membres, les British seraient restés dans une union. Le peuple du Royaume-Uni a massivement voté, et pas Farage uniquement, comme d’ailleurs le peuple de France a massivement voté contre Maastricht par un référendum également. Mais nous fûmes ignomisieument trahis sous Sarkozy.
      .
      Les Indes sont plus qu’un pays : un sous-continent qui pour le moment n’est pas sous la coupe du CFR des Rockefeller. Les British y ont laissé une langue qui est leur langue nationale et cela facilite les relations autant que cela facilite les affaires, la vie est ainsi faite. Idem avec les autres anciens pays du Commonwealth, dont le Canada, et avec les USA : l’anglais est la langue commune
      .
      Enfin ce sont les Pakistanais qui ont créé une mafia au Royaume-Uni, qui assassine et juge selon les mois de la charia dans les villes dont ils se sont saisies, les Indiens ne sont pas ce genre de démons, ils sont autant doux que travailleurs et intelligents. British et Indiens ont donc de meilleures chances d’établir des relations économiques bilatérales qu’avec un Royaume-Uni prisonnier de la dictature économique de la Commission de Bruxelles qui négocie à la place drs états.
      .
      Quant à penser que l’UE est un facteur de prospérité à coup sûr pour les Européens, j’en doute à voir nos presque 10 millions de sans-travail. Si les Britanniques redeviennent pleinement souverains – à commencer par reprendre aux envahisseurs musulmans de trop nombreuses grandes villes – et s’ils retroussent leurs manches ils redeviendront libres, riches et suffisamment puissants pour assurer leur sécurité. Hélas ils ont, comme nous, été pourris pendant trop longtemps par une technocratie socialo-communiste : travaillistes et liberals ( = néo communistes ).
      .
      À la fin c’est le temps qui jugera de leurs réussites et de leurs échecs, ils ont encore beaucoup de problèmes, évoqués par JC Netter, mais la souveraineté de leur monnaie leur permettra de redevenir compétitif si leurs dirigeants politiques le veulent. Ils sont surtout libres et cette liberté d’action loin de la dictature de la Commission n’a pas de prix, comme toutes les libertés.

  • Dominique

    10 December 2020

    Nos amis british ont d’excellents penseurs libéraux qui s’inscrivent dans la pensée de Stuart Mill avec son ouvrage “La Liberté”.
    En France nous avons peu de penseurs du conservatisme mais ils sont extraordinaires. Je pense à Chateaubriand qui plaida dans son journal “Le Conservateur” ( à relire aux éditions du Trident ), pour le libéralisme, le christianisme, le patriotisme et la monarchie ( à la française). Également Frédéric Bastiat, philosophe et économiste qui est enseigné dans le monde entier … excepté en France où les enseignants sont majoritairement marxistes. Et aujourd’hui : le professeur Pascal Salin dont les ouvrages sur le libéralisme économique sont remarquables. On doit aussi citer Georges Lane, rappelé à Dieu cette année, brillant économiste à la pensée fulgurante et dont le blog reste en ligne.
    .
    Mais l’économie n’est pas tout. Elle est une branche de l’organisation de la société. Ainsi si le libéralisme à la française est attaché à la liberté individuelle, la propriété familiale et la responsabilité professionnelle, être “liberal” outre-Manche c’est être marxiste ! ( et idem aux USA ). Le mot prête effectivement maintenant à confusion et vous avez bien raison de parler plutôt du conservatisme. C’est plus clair et aussi plus complet. Bravo à vous si je peux me permettre ce compliment !
    .
    Vous ne joignez pas le christianisme aux éléments du conservatisme ( vous parlez du culturel ) et c’est à mon avis un manque. Car la civilisation chrétienne est le fondement du conservatisme. Sans Dieu chrétien pas de liberté , ni de responsabilité et de propriété. C’est pourquoi les marxistes, notamment, sont fondamentalement anti-chrétiens.
    .
    Il faut à mon avis mettre en avant la civilisation chrétienne si on entend être plus fort que la Chine communiste, les pays musulmans, et le CFR des Rockefeller qui imposent ( maintenant à marche forcée ) la dictature de leur Nouvel ordre mondial qui est capitalo-communiste, et dont la RPC de Pékin est une réalisation et l’UE de Bruxelles le projet de super état mondial : une dictature.
    .
    Sans remettre la religion chrétienne au premier rang, le conservatisme européen n’a pas la force spirituelle qui est pourtant la marque historique de l’Europe et de notre civilisation. Sans les religions chrétiennes ( catholique, orthodoxe, et protestante ) pour la rassembler, l’Europe est un seulement un espace ouvert à tous ses ennemis. Avant d’être culturelle, l’Europe est cultuelle. Evidemment tous ceux qui nous emmênent vers les abîmes du “mondialisme heureux” sont des ennemis de notre religion trinitaire. Jamais ils ne citent les noms de Charlemagne, Charles Quint qui fondèrent l’Europe à laquelle nous aspirons : riche, forte, libre, et réellement unie.

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    • Jean Monti

      11 December 2020

      Belle description de notre Europe malade de l’immigration incontrôlée, de la destruction de nos églises et de l’emblème de notre défaite en tant que continent et en tant que pays qui la composent dans toutes leurs spécificités qui veulent nous normaliser dans un suicide collectif et contre lesquels on doit nous opposer par tous les moyens civils sans oublier notre base religieuse qui est notre histoire à laquelle il est impossible de renoncer et qui fait de nous ce que nous sommes, notre seule cohésion croyante ou non-croyante est notre histoire dont dépend notre avenir.

  • Jacques Laurenty

    10 December 2020

    Merci de corrigé le papier de Charles Gaves avait expliqué … de 2025 ?? Nous somme seulement en 2020 ! Erreur de frape surement.

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  • BKK

    10 December 2020

    Il faut une révolution conservatrice radicale dans tout l’occident avec regroupements idéologiques sinon ce sera de la pure subversion nous entrainant dans le néant . Pour éviter la convergence des catastrophe le point d’entré de cette révolution est dans un premier temp , bye bye Biden.

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    • Dominique

      11 December 2020

      A la suite du commentaire de BBK : cette révolution conservatrice est peut être celle que Chateaubriand proposa dans son journal Le Conservateur. Quant à ” l’occident ” il doit se libérer du mondialisme imposé partout ( sauf en Russie ) par le CFR américain des Rockefeller. Pour cela Orban montre l’exemple en ayant réduit en poussière les manœuvres de Soros ( CFR ) en Hongrie et en tenant têtes aux dictateurs de Bruxelles. En effet que resterait il des Libertés dans une Europe de Bruxelles capitalo-communiste, avec une population devenue extra-européenne et musulmane ?

  • michel hasbrouck

    10 December 2020

    QUI va réaliser cette conjugaison “conservatisme, libéralisme et populisme” ? QUI ?

    Répondre
    • Jordi

      10 December 2020

      Trump, s’il parvient à défaire les fraudeurs démocrates.

  • Octavien

    10 December 2020

    J’avoue avoir du mal à comprendre le fond de cet article. Je pense que cela provient des noms qui sont utilisés pour décrire progressistes et conservateurs. Les mots ont un sens et attribuer le qualificatif de libéral pour les socialistes me semble douteux, ou est-ce un anglicisme? De même le terme de néo-conservateur qui a la base concerne les élites militaristes américaines qui incarnent aujourd’hui le pouvoir. Biden en est d’ailleurs un bon exemple. Je ne vois pas en quoi le terme de néo-conservateur devrait être utilisé pour définir les conservateurs. Effectivement l’on peut être libéral et conservateur, nous DEVONS même l’être. Et d’ailleurs ce sont des gens sur ce modèle qui ont inventés le libéralisme. Il faut juste séparer clairement libéral économique et libéral libertaire. Il ne faut rien laisser aux perfides et aux tyrans y compris les noms théorisés par notre ancêtres génétiques ou spirituels.

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  • Henri

    10 December 2020

    Concernant le passage “La crise du coronavirus rapproche les “Anywhere” des “Somewhere”. Cette crise devrait aider les élites mondialisées à comprendre le besoin de sécurité et de protection des classes populaires enracinées. Le retour à des ancrages locaux va progressivement passer pour un projet sain et non plus comme une entreprise réactionnaire”, je vous trouve malheureusement très optimiste.

    Certes, pendant le confinement, nous avons vu nos chers cadres et élites se réfugier à la campagne, dire ” le monde d’après ne sera comme avant, et blablabla” à la tv, ou encore encenser les “premiers de cordée” sur lesquels il ch*aient l’année précédente (cela dit, le télétravail a permis de montrer à quoi servent concrètement nos bataillons de cadres et autres élites : à rien).

    Mais dès que le confinement est passé… retour à la situation antérieure. Houellebec avait eu le nez fin :
    “le monde d’après sera le même, en un peu pire”.
    Les bobos à la campagne restent toujours aussi ignobles envers les vaches et les fumeurs de clopes roulant en diesel, les cadres bien lâches et bien planqués sont toujours aussi donneurs de leçons envers ceux obligés de s’exposer, les primes et avantages éventuels sont passés sous la trappe, les changements de discours au sujet des masques ont été fait à 180° toute honte bue, il y a même un guignol de la LREM qui a pondu un livre “pourquoi ne faut-il rien changer”…

    Répondre
  • Jordi

    10 December 2020

    Un papier déjà publié en 2025 ?

    Répondre
    • Michel

      10 December 2020

      Il a toujours été en avance sur son temps. Merci et bravo !

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