24 janvier, 2023

« La réforme des retraites dont la France a besoin n’aura pas lieu »

Depuis la retraite à 60 ans de François Mitterrand en 1983 les gouvernements de droite comme de gauche essayent de remettre en cause cette décision stupide qui a très largement contribué, avec celle des 35 heures, à la dégradation de la compétitivité de l’industrie française et donc à la désindustrialisation de notre pays. Depuis cette époque la France est installée dans un déni de réalité démographique et budgétaire dont elle ne veut pas sortir.

 

La dérive des comptes de l’Etat n’est pas tenable

Aujourd’hui, la France est un des pays où l’on prend sa retraite le plus tôt. Faisant partie des pays qui consacrent le plus d’argent public à la retraite (14% du PIB soit le double de la Suède, la Norvège et la Suisse) elle est aussi le pays où les taux de cotisation sont les plus élevés (27% à comparer avec la moyenne de l’OCDE de 18,4%). En clair nous dépensons plus que les autres pour obtenir moins car entre un employeur et un salarié, c’est l’Etat, compte tenu de tous les prélèvements qu’il réalise, qui perçoit le plus d’argent !

Le poids des retraites représente 345 Md€  en 2021 dont 90 Md pour les retraites des fonctionnaires, qui ne cotisent pas sur leurs primes contrairement au privé et des bénéficiaires des régimes spéciaux soit 28% des dépenses pour 17% des actifs. Le régime général donne un taux de remplacement d’environ 60% en moyenne. Les droits à pension sont calculés sur les 25 meilleures années pour la retraite de base et sur l’ensemble de la carrière pour la retraite complémentaire. La retraite à taux plein est accordée à 62 ans à condition d’avoir tous ses trimestres (172 pour la génération née en 1973).

Les indépendants cotisent entre 10 et 18% seulement mais leur taux de remplacement est d’environ 40%. Leurs caisses ont 24Md€ de réserves pour les professions libérales et 17 Md€ pour les indépendants.

Au pays du chèque en bois, toutes ces dépenses sont nos impôts d’aujourd’hui et nos dettes  de demain. Il faut se préoccuper de cette générosité débordante d’un Etat totalement fauché et lourdement endetté. Cette dérive des comptes de l’Etat n’est pas tenable

 

La France ne peut plus conserver un système de répartition pur

 

Le poids de la démographie est incontournable. La France comptait 4 cotisants par retraité en 1960. Aujourd’hui le ratio n’est plus que 1,7. Il devrait chuter à 1,4 dans moins de 20 ans. Les prévisions du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) sont fondées sur des hypothèses de chômage et de productivité optimistes. Les français doivent absolument admettre qu’ils vieillissent. L’espérance de vie pour un garçon né l’année dernière est de 90,3 ans.

On s’accroche à la retraite par répartition mise au point par le CNR (Conseil National de la Résistance). Il faut rappeler que « le modèle social français » résulte d’un compromis réalisé en 1945 entre les gaullistes et les communistes. A cette époque, les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France. Il s’agit aujourd’hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance: Caisses de Sécurité sociale, statut de la fonction publique, représentation syndicale, régimes complémentaires de retraite Malheureusement les gardiens du temple sont nombreux pour préserver un système que la France n’a plus les moyens de faire fonctionner. .

Le mécanisme de solidarité intergénérationnelle ne peut fonctionner convenablement que dans un pays avec des paramètres démographiques favorables. Comme ce n’est plus le cas en France depuis longtemps, c’est l’état qui doit abonder sans cesse le système pour l’équilibrer. Il faut donc « réformer les retraites » et créer des fonds de réserve de capitalisation qui pourraient lisser légèrement l’effet des évolutions démographiques qui sont très négatives.

La réforme Borne est une réforme a minima

Depuis Le Livre Blanc de Michel Rocard en 1991. Quatre réformes des retraites ont eu lieu dont deux ont échoué. Celle de Madame Borne est la cinquième. Pour faire accepter une mesure d’âge impopulaire son gouvernement a multiplié les exceptions à la règle et les mesures d’accompagnement social (carrières longues, métiers pénibles…) qui risquent en s’additionnant de se révéler très coûteuses. L’argument de bon sens « on vit plus longtemps, il faut donc travailler plus longtemps » fait toujours l’objet de milliers de négations par des « experts »  et des « économistes » proches de l’opposition ou des syndicats.

 

Le déficit prévisionnel du système de retraite est de 17,7 Md€ à l’horizon 2030. Pour équilibrer les comptes des caisses de retraite il y a trois solutions: 1/ Réduire les pensions de retraite. Le montant de la retraite moyenne est de 1544€. Il va continuer de baisser en raison de la sous indexation des pensions.  2/ Allonger la durée de cotisation des salariés. Faire travailler les français plus longtemps est sans doute la solution la moins douloureuse 3/ Accroitre le taux de cotisation actuellement de 28% du salaire brut. La France a déjà les niveaux les plus élevés ce qui nuit à la compétitivité des entreprises et pénalise l’emploi.  Gabriel Attal ministre délégué chargé des comptes publics ne veut pas « augmenter les impôts ni faire exploser la dette des générations futures ». Il confond impôt et cotisation sociale et les comptes de l’Etat avec les comptes sociaux.  Un impôt est un versement obligatoire et sans contrepartie aux administrations publiques. Une cotisation sociale obéit à la logique de l’assurance contre les risques. Pour l’assurance maladie chacun cotise en proportion de ses revenus alors que les prestations sont les mêmes pour tous. Pour les cotisations chômage et retraite elles sont « contributives ». La retraite n’est rien d’autre qu’un salaire différé.

La mesure phare de la réforme Borne est le report de l’âge légal de départ à 64 ans et non pas 65 ans comme annoncé pendant la campagne présidentielle. Cet âge restera l’un des plus bas d’Europe. La durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite à taux plein sera portée à 43 ans en 2027 au lieu de 2035 auparavant. Par rapport à ces mesures est ajoutée toute une série de compensations qui représentent 40% des effets de la réforme. C’est donc une réforme à minima. En clair le gouvernement a multiplié les gestes pour ménager les catégories de travailleurs les plus syndiqués (RATP, SNCF, EDF….)

 

 

Il aurait fallu :1/ Décaler l’âge de départ à la retraite à 65 ans d’ici 2028. En reportant d’un quadrimestre pour tous les salariés à partir de 2020 (=10 Md€ d’économies).; 2/Aligner les modes de calcul des pensions publiques et des régimes spéciaux sur le régime général (= 2Md€ d’économies); 3/ Supprimer le supplément familial de traitement que les fonctionnaires touchent en plus de leurs allocations familiales (=plus d’1 Md€ d’économies); 4/ Augmenter le temps de travail dans les trois fonctions publiques à 1718 h par an (= 6Md€ d’économies); 5/ Fusionner toutes les allocations sous condition de ressources en une allocation sociale unique et plafonnée (= plusieurs Md€ d’économies).

Le bonneteau dans les comptes de l’Etat est permanent

L’Etat voudrait faire main basse sur les réserves des retraites complémentaires

Le gouvernement voudrait confier à l’Urssaf le soin de collecter les 80 Md€ perçus chaque année par l’ Agirc- Arrco organisme de gestion paritaire des retraites complémentaires des salariés du privé. Pourquoi vouloir étatiser un système qui fonctionne bien ? La réponse se trouve dans le niveau des réserves qui est de 65 Md€. Cela permettrait à l’Etat d’y puiser pour éponger les dettes des autres régimes !

Les français ont un rapport tout à fait malsain avec le budget de l’état. Pour arriver à l’équilibre cette année, il manquait 600M€. Ils seront comblés par un transfert de la sécurité sociale via la branche accidents du travail qui se trouve être excédentaire ! Quand on prend le temps de regarder de près le détail des comptes on constate que des cotisations sont prélevées sans droits au sein des régimes de retraite complémentaires, que des cotisations sont transformées en contribution à l’assurance chômage. On voit aussi des imposition de cotisations indues, des cotisations identiques mais donnant droit au chômage dégressifs pour les cadres etc… Comme en matière de santé on est dans la triple irresponsabilité : celle des députés qui votent, celle des organismes de retraite et enfin celle des bénéficiaires de pensions …

La volonté de lutter contre la fraude n’existe pas . Il y a 1,250M de retraités qui vivent à l’étranger  dont 40% au Maghreb. Le total des prestations versées atteint 6,5Md€. La loi française prévoit que « un certificat de vie » suffit pour toucher sa retraite à l’étranger.  Le taux de fraude à l’étranger s’élève au moins à 15%. Rapporté aux 6,5Md€ versés cela représente 1md€ siphonnés.

Des sondages montrent que la réforme ne recueillerait pas plus de 30% d’approbation. Ce qui montre à quel point elle a été mal expliquée. Il est curieux de voir le décalage entre la timidité de la réforme et l’indignation qu’elle suscite. L’abus de pouvoir de minorités activistes et violentes met en cause le fonctionnement de la démocratie.  Pour sauver le système de retraite il fallait bien sûr travailler plus mais aussi épargner plus. Des Fonds d’Epargne Retraite auraient pu participer à la création de richesse pour le pays,  ce que ne peut faire à aucun moment un système de répartition pur.

Auteur: Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux, titulaire d’une licence en droit de l’Université de Paris X. Il a été successivement fondé de pouvoir à la charge Sellier, puis associé chez Nivard Flornoy, Agent de Change. En 1987, il est nommé Executive Director chez Shearson Lehman Brothers à Londres en charge des marchés européens et membre du directoire de Banque Shearson Lehman Brothers à Paris. Après avoir été directeur général associé du Groupe Revenu Français, et membre du directoire de Aerospace Media Publishing à Genève, il a créé en 1996 Concerto et Associés, société de conseil dans les domaines de le bourse et d’internet, puis SelectBourse, broker en ligne, dont il a assuré la présidence jusqu’à l’ absorption du CCF par le Groupe HSBC. Il a été ensuite Head of Strategy de la société de gestion Montpensier Finance.

55 Commentaires

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  • Barbieri

    30 janvier 2023

    Une vraie reforme demande un gouvernement credible et capable de convaincre, pour l’instant la priorité est de stopper le macronisme quitte à remettre à plus tard cette reforme.

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  • GILOU

    28 janvier 2023

    Trop drôle de voir entre un à deux millions de médiocres sous culturés économiquement et assistés mentalement défiler pour défendre la retraite par répartition, ce système de Ponzi qui a envoyé en prison Madoff, où il est mort.
    A l’origine; la décision criminelle de MItterrand et de sa clique qui ont abaissé l’âge de la retraite de 65 à 60 ans.
    N’oublions pas l’encouragement, depuis des décennies, à l’accueil incessant des bac-12, et l’acharnement contres les bac+12 et autres créateurs de richesses en France, qui sont résignés à l’exil. Ces vases communicants entre ces populations, outre les problèmes annexes engendrés (niveau scolaire, insécurité, santé,, communautarisme, terrorisme,…) aggravent chaque jour le système de répartition des retraites, basé sur les cotisations versées par les actifs,actifs qui produisent donc de moins en moins de valeur ajoutée et cotisent bien moins que les anciens , d’où une augmentation arithmétique inéluctable du déficit. Seule une bonne dose ce capitalisation (déjà existante chez les agents de l’Etat nantis, la PREFON) pourra diminuer de déficit.

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  • WE

    27 janvier 2023

    Elizabeth KAIN a publié un interview se F MITTERRAND datant de la réforme:
    Q: Comment fineacer?
    FM: Pas de problème les caisses d’assurances ont des réserves, cela peut tenir jusqu’en l’an 2000.
    Hélas je ne retrouve pas cet extrait, sans aucun doute cesuré.

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  • Odile

    27 janvier 2023

    … les retraités nouvellement français qui n’ont donc pas contisé le nombre de trimestres vont faire plonger l’assurance retraite ? Et de quelle caisse proviennent les allocations dont béneficient les migrants economiques ? Tout cela doit considerablement plomber les comptes ? Pourquoi ne pas proposer soit d’augmenter les cotisations de ceux qui veulent rester aux 35h ou de revenir aux 39h ? Mais le probleme reste entier, comment empecher ce gouvernement de mettre la main sur les caisses excedentaires ? De plus, le fait de laisser un tarif de l’électricié et du gaz à prix d’or va rapidement faire tomber toutes les entreprises, donc nous propulser dans un état d’apres guerre sans même l’avoir faite. J’imagine que cette situation va faire bouger l’epargne francais, mais comme devalué, la monnaie va devenir de la monnaie de singe et même l’immobilier ne vaudra plus rien… la solution… quitter la France ? C’est un mauvais scenario, ce n’est pas possible ? Mais ça rappelle Klaus Schwab « vous n’aurez rien et vous serez heureux »

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  • Patrice Pimoulle

    27 janvier 2023

    Le principe essentiel est celui de « l’intangibilite des avantages acquis »; la reforme a pour resultat, dans l’esprit des salaries, de remettre en cause les « avantages acquis »; le declenchement d’un mouvement insurrectionnel est donc inevitable; c’est bien ce qui s’est produit en 1995.

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  • Philippe THEVENEAU

    26 janvier 2023

    Bonjour Jean-Jacques,

    Je ne suis pas d’accord avec vous car vous mélanger l’Etat et la Sphère Sociale qui est indépendante …

    En effet, les retraites, les CPAM, les CAF sont gérés « paritairement » entre Syndicats Salariésn et Patronat …

    En Théorie vu que ce n’est de l’argent « Budget de l’Etat » c’est compté à part.
    Un peu comme serait du Hors Bilan pour une société Privée.

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  • Patrice Pimoulle

    26 janvier 2023

    Il y a un grand principe politique d’apres lequel la lutte des classes sert a ameliorer la condition ouvriere; ail ya un effet de « cliquet » le systeme ne peut aller que dans le sens du progres; en parlant de « reforme » le pouvoir donne a entendre qu’il veut reduire les avantages acquis; il suscite aussitot une insurrection. C’est inevitable. Ce fut une erreur, commandee purement par la demagogie , de reduire l’age de la retraite a 60 ans. La demagogie qui a ouvert la voie aux « Guignols de l’Info » se paye aujourd’hui.

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  • Mandataire

    26 janvier 2023

    Merci des précisions:  » les faits sont têtus ».

    Renvoi à la ligne dans la liste pour fluidifier la lecture et additionner?
    « Il aurait fallu :
    1/ … 10 Md€ d’économies
    2/… 2 Md€ d’économies
    3/… 1 Md€ d’économies
    4/… 6 Md€ d’économies
    5/… 3 Md€ d’économies ???
    … 1 Md€ d’économies fraude
    = ±24 Md€ d’économies potentielles

    Plus encore en faisant maigrir l’Obèse État: 2 000 000 de Ponctionnaires… au moins?

    Merci encore des informations…

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  • le chinois

    26 janvier 2023

    Bjr,
    Il faudrait prendre en compte, que ses dernière 42 ans , les gouvernement successives ont
    installé -je ne sais pas exactement- disons 10 millions immigrés, donc vu leurs age, 10 M
    actives.
    Ils cotisent peu, a cause du chromage plus élevé, en touche de piano , n’auront jamais
    42 ans de cotisation.
    Donc quand on parle d’actives 1,7 pour 1 actif, en fait c’est beaucoup moins.
    De 27 millions on passe a très peu .
    Alors payer les retraites par la cotisation des actifs, …il faut abandonner.
    Seul le BCE en créditant le déficit peut équilibrer les comptes.
    Et abandonner tot de suite la folie des 35 heures.

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  • Olivier

    26 janvier 2023

    À l’argumentaire du gouvernement il manque deux éléments clé: 1/ Reconnaître que le passage de 65 à 60 ans sous Mitterrand a été une erreur tragique (dans le même temps l’espérance de vie augmentait, absurde), mais difficile à dire pour des anciens socialistes; 2/ Admettre que l’urgence de la réforme est dictée par les engagements européens de la France, compliqué à expliquer sans risquer un rejet des institutions bruxelloises par la population. Double mensonge, que le gouvernement paiera très cher….

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  • neal

    26 janvier 2023

    Beaucoup d’agitation pour rien. L’entreprise ne vous gardera pas jusqu’à 64 ans, car vous lui coûterez trop cher, et votre chef, qui aura l’âge de vos enfants, vous y aura assez vu ; il vous fera signer une rupture conventionnelle à 58 ans et vous attendrez tranquillement l’âge de la retraite à taux plein en touchant vos indemnités de chômage, sans oublier les indemnités de rupture de contrat.

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  • Martin

    25 janvier 2023

    Le numérique tue beaucoup plus d’emplois qu’il n’en crée, comment voulez-vous que le système tienne sans faire cotiser les robots qui remplacent les humains ? Les gains de productivité dus à l’automatisation doivent être en partie versés aux caisses sociales. Il n’y a plus de travail pour tous le monde et vous voulez faire travailler les vieux plus longtemps, exploiter les jeunes grâce aux stages, faire travailler les RSistes, et pourquoi pas revenir à la semaine de 40h, c’est complètement incohérent sauf dans le cadre d’une guerre contre les salaires et le peuple.
    Quand le nombre d’agriculteurs à été divisé par 10 grâce à la mécanisation nous ne sommes pas morts de faim, bien au contraire.
    Si une seule personne pouvait faire tourner toute une usine de robots en appuyant sur un bouton sur sa table de chevet, quel est le problème si les robots cotisent ou sont taxés ?

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  • Robert

    25 janvier 2023

    La Prefon est une retraite complémentaire des fonctionnaires, appoint minime à la pension statutaire.
    Quant à la retraite par capitalisation elle n’ est pas plus décriée par les fonctionnaires que par les salariés du privé à ma connaissance.

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  • Favelin Gérard

    25 janvier 2023

    Faire un commentaire vrai et sensé vous dérange ?
    Alors vous êtes COMPLICES de cette oligarchie financière destructrice ?
    Je suis extrêmement déçu de votre manque de courage ou d’aveuglement.

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  • Dufournet jean-Paul

    25 janvier 2023

    Merci de ce panorama global qui reflète mieux la réalité que toutes ces âneries ou diversions que l’on entend à la television et même dans la presse écrite.
    Il y a néanmoins une affirmation sur un point plus qu’essentiel que je ne partage pas du tout
    c’est la question du différentiel entre le régime Public et les régimes privés qui selon vous ressortirait à 2 milliards / an pour « aligner le régime du Public sur le Privé »
    Cette affirmation est, en outre en totale divergence avec la dernière contribution de Me. Delsol.
    (article du 12/12/2022) donc tout récente.
    En outre j’ai étudié ce problème qui handicape gravement nos Finances Publiques ce qui m’a amené à confronter les estimations d’ experts sérieux et j’arrive à évaluer la contribution
    supplémentaire et super contribution de l’Etat français aux versements des retraites des fonctionnaires de l’Etat, des Hospitaliers et des territoriaux plus militaires à un montant compris entre soixante et soixante dix milliards par an !!! soit près de 95% de l’impôt sur l’ensemble des personnes physiques en France !!
    Pour présenter les choses plus simplement il a été montré qu’à cotisations salariales égales, les
    personnels de la fonction publique percevait des revenus et avantages complémentaires deux fois et demi supérieurs au personnes du privé.
    Je sais que l’on touche là à une question taboue qu’il ne faut pas révéler au grand public car elle est explosive.
    Cependant je fais à priori confiance à Monsieur Netter pour qui j’ai de l’estime depuis que je lis ses articles toujours très documentés et objectivement présentés
    En conséquence je lui demande de vérifier son chiffre et me dire s’il le maintien ou si il y a lieu de le revoir
    Avec mes remerciements

    P.S. Le montant des « Réserves » des Caisses privées ressortent selon vous à 65 milliards alors que nous savons que ces Caisses, au moins l’AGIRC et l’ARRCO sont en déficit depuis plusieurs années.
    En tout état de cause ce sont non pas des « Réserves » mais ce que les règles assurantielles obligatoires des Cies d’Assurance privées appelle des « Provisions ».
    Ce n’est pas à un ancien élève d’Ecole de Commerce que je vais apprendre cela.
    Il est vrai que dans le cas de nos Caisses de Retraite dirigées par des personnes dont la formation en Finances est encore à faire, ces concepts de Réserves pour tenir compte des âges individuels et de la démographie générale n’est pas la préoccupation.
    De ce fait, nous nous trouvons dans une situation désastreuse par absence d’anticipation des dispositifs relevant de la démographie alors que Michel Roccard il y a trente ans avait déjà tiré la sonnette d’alarme dans son « Livre Blanc »
    Allons nous continuer à donner carte blanche à des irresponsables ignorants ?

    Répondre
  • Jacques B.

    25 janvier 2023

    D’accord avec vous sur de nombreux points – il faut évidemment allonger la durée d’activité, introduire de la capitalisation tant ce système par répartition est malsain… – mais je crois que la pénibilité des métiers doit être mieux prise en compte : un travailleur manuel peut en effet être usé à 60 ans, quand un intellectuel peut largement travailler jusqu’à 68-70 ans (regardez notre bon vieux Charles, ou André Bercoff, ou…) ce qui fait une moyenne de 65 ans, peu ou prou.
    Il faudrait également davantage de souplesse dans le système, à savoir pouvoir choisir son âge de départ, avec un niveau de pension modulable en fonction… puisque la capitalisation, dont c’est justement le principe, n’existe pas.
    Sans oublier, last but not least, le régime spécial des élus et autres hauts fonctionnaires, qui devrait lui aussi être sérieusement revu à la baisse, l’exemple venant, comme chacun sait, d’en haut…
    Sans oublier tout le reste : dépenses publiques délirantes, fonction publique pléthorique, escroquerie de la « transition énergétique » qui nous coûte un pognon de dingue, immigration sauvage incontrôlée qui nous coûte aussi un pognon de dingue (tous ces braves gens ne sont pas médecins, ingénieurs ou professeurs), et j’en passe…
    Le chantier est titanesque, et je ne suis pas sûr que l’on puisse résoudre les problèmes avec la même fine équipe qui nous met dedans depuis plus de quarante ans…

    Répondre
  • Jacques B.

    25 janvier 2023

    D’accord avec vous sur de nombreux points – il faut évidemment allonger la durée d’activité, introduire de la capitalisation tant ce système par répartition est malsain… – mais je crois que la pénibilité des métiers doit être mieux prise en compte : un travailleur manuel peut en effet être usé à 60 ans, quand un intellectuel peut largement travailler jusqu’à 68-70 ans (regardez notre bon vieux Charles, ou André Bercoff, ou…) ce qui fait une moyenne de 65 ans, peu ou prou.
    Il faudrait également davantage de souplesse dans le système, à savoir pouvoir choisir son âge de départ, avec un niveau de pension modulable en fonction… puisque la capitalisation, dont c’est justement le principe, n’existe pas.
    Sans oublier, last but not least, le régime spécial des élus et autres hauts fonctionnaires, qui devrait lui aussi être sérieusement revu à la baisse, l’exemple venant, comme chacun sait, d’en haut…
    Sans oublier tout le reste : dépenses publiques délirantes, fonction publique pléthorique, escroquerie de la « transition énergétique » qui nous coûte un pognon de dingue, immigration sauvage incontrôlée qui nous coûte aussi un pognon de dingue (tous ces braves gens ne sont pas médecins, ingénieurs ou professeurs), et j’en passe…
    Le chantier est titanesque, et je ne suis pas sûr que l’on puisse résoudre les problèmes avec la même fine équipe qui nous met dedans depuis plus de quarante ans…

    Répondre
  • Xavier D.

    25 janvier 2023

    Il existe une solution simple : prévoir un référendum en laissant les français choisir. Et évidemment, bien expliquer les différents choix et les conséquences de ces différents choix. Ainsi, si cela se casse la figure, les politiques pourront toujours dire : vous avez choisi et maintenant c’estàvous d’assumer. Mais la France reste un état patriarcal. Papa décide et les enfants obéissent, en criant un peu avant. Peut-être serait-il temps de changer de méthode et responsabiliser davantage la population. En Suisse, cela fonctionne très bien.

    Répondre
    • Antoine

      25 janvier 2023

      Les suisses votent contre une semaine supplémentaire de vacances et pour élever l’âge de la retraite. Pas sûr que cela se passerait comme cela en France

    • GLARDON

      25 janvier 2023

      @ xAVIER D : bonjour Mais sans machine à voter .

    • Robert

      25 janvier 2023

      En Suisse les syndicats ne sont pas, comme en France, les satellites d’ un parti politique.
      Il est vrai aussi que leur influence est limitée car ils ont peu d’ adhérents.

  • Antoine

    25 janvier 2023

    Les 35 heures ne sont pas la cause de la perte de la compétitivité française, mais simplement sa conséquence! Comme les entreprises ne sont plus compétitives, il y a moins de travail.
    La croissance anémique va rendre les systèmes par capitalisation difficiles maintenir, les systèmes par répartitions ont encore se l’avenir. Le problème est que trop d’argent est gaspillé par l’état. Prélèvements très élevés et prestations faibles.

    Répondre
    • Jacques B.

      25 janvier 2023

      Votre raisonnement (35 heures conséquences de la perte de compétivité) revient à donner raison à ceux qui ont provoqué ce manque de compétivité, alors qu’il fallait justement s’attaquer aux causes de cette baisse de compétitivité – charges et normes trop élevées, etc. – tout en se gardant bien de toucher à la durée légale du temps de travail…

      L’OCDE a sorti un rapport en 2018 dont je trouve que trop peu de médias et d’économistes parlent : ce rapport indiquait que sur 37 pays de l’OCDE, la France est le pays où on travaille le moins : 630 heures/habitant/an, contre plus de 800 heures aux USA ou au RU, 946 heures en Suisse, plus de 1.000 heures en Corée du sud…
      Forcément, quand on entre dans la vie active, en moyenne, plus tard que les autres (des millions de jeunes en fac de psycho ou d’histoire de l’art…), que l’on ne travaille que 35 heures/semaine, que l’on part plus tôt que les autres à la retraite, que l’on bénéficie de congés payés et fériés généreux, que l’on indemnise très généreusement tous ceux qui ne travaillent pas… ça donne 630 heures par habitant et par an, la lanterne rouge de l’OCDE.
      Et encore, sur ces 630 heures, on a une bonne partie d’heures de fonctionnaires ou assimilés, dont la productivité n’est pas spécialement élevée… et ce n’est sûrement pas une productivité du privé un peu plus élevée qu’ailleurs qui comble le déficit, loin de là. Pas pour rien que notre PIB/habitant (à parité de pouvoir d’achat) est désormais au-delà de la 30ème place mondiale… ou encore, que notre endettement/PIB atteint des niveaux dangereux, signe que nous avons vécu au-dessus de nos moyens et qu’il va nous falloir passer à la caisse si nous ne voulons pas couler corps et biens…

  • Georges BORÉA

    25 janvier 2023

    Les prévisions du COR sont fantaisiste et ne sont là que pour conforter le maintien du statu quo. « Tout va très bien Madame la Marquise… »; après cette réforme il y aura encore et encore des réformes de retraite jusqu’à ce que les pensions de retraite soient réduites à presque rien. Certains régimes spéciaux comme celui des clercs et employés de notaires sont systématiquement excédentaires sauf crise, mais ne font pas appel aux aides publiques, et ont des réserves. Ce sont des organismes gérés paritairement comme l’AGIRC ARRCO qui font le boulot judicieusement sauf quand l’Etat vien y mettre son nez. Pourquoi supprimer de tels régimes ? Les simulations montrent que si cette réforme va jusqu’au bout ces régimes deviendront déficitaires à terme. L’Etat impécunieux devra alors abonder ces régimes pour comnler les déficits. Le problème démographique est rarement posé, sans oublier la réforme catastrophique des aliocations familiales de 2014; Pourquoi travailler plus se limite à travailler plus longtemps alors que nous pourrions revenir aux 40h ce qui accroitrait d’autant le PIB et diminuerait en conséquence le poids relatifs des retraites dans le PIB? Pourquoi ne pas revenir à la possibilité de départ à la retraite à 60 ans avec 45 ans de cotisations pour bénéficier du taux plein ? Pourquoi conserve-t-on l’interdiction de travailler à 70 ans alors que certains peuvent continuer ç travailler au-delà et continuer à cotiser ? Comment un instituteur de 64 ans enseignera-t-il à des enfants de primaire dont il pourrait être le grand-père …. La liste est longue des pourquoi et des comment. Ces problématiques ne sont jamais posée.
    Seule des réformes sont faites dans l’urgence pour équillibrer provisoirement les comptes.
    Pourquoi ne pas faire confiance ux individus en leur proposant des choix d’organisation de leur travail et de leur retraite sans cet excès d’étatisme ou de collectivisme improductif et impécunieux?

    Répondre
  • NOYON J JACQUES

    25 janvier 2023

    Je rajouterai qu’aux U.S.A. avec la Retraite par Capitalisation les citoyen(ne)s peuvent toucher leur retraite bien avant 60 ans s’ils le souhaitent et s’ils en ont les moyens, mais un grand nombre travaillent encore et bien plus que jq 64 ans…

    Répondre
    • R Paulin

      26 janvier 2023

      en effet.. et que souvent avoir un travail est la seul facon d’avoir une couverture d’assurance santé/medicament complementaire au programme de base.

  • NOYON J JACQUES

    25 janvier 2023

    Macron avait dans son Programme et en position 1ère la Retraite par Capitalisation. A partir de là je l’avais écouté, pour assez rapidement analysé à travers l’écran qu’une fois élu nous vivrons dans l’Imposture totale. Nous y sommes. Si Macron présente une Réforme de la Retraite elle ne doit être que celle là. Surtout qu’il Gouverne à travers les U.S.A. et que les Retraites aux U.S. sont bien plus avantageuses; mais il doit sauver Black Rock, et le recul des U.S.A. par rapport à d’autres Puissances….et U.E. soumise.

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  • pascal Lafond

    25 janvier 2023

    Vous avez tout faux, d’autres experts vous contredirons facilement même le COR ne dit pas cela.
    J’ai 64 ans et si vôtre métier ne vous a pas usé, tant mieux pour vous, mais il est vrai que tirer les ouvriers jusqu’au bout c’est tout bénéf, pas de retraite à verser car ceux-ci seront morts avant ou peu de temps après leur cessation d’activité pro.

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    • GLARDON

      25 janvier 2023

      faire référence au COR ? cad à BAYROU?

  • CHOLLEY

    25 janvier 2023

    Il faut ajouter que les fonctionnaires bénéficient du régime Préfon qui est un système par capitalisation décrié par les mêmes fonctionnaires pour les autres.
    J’ai cru aussi comprendre que ce sont les régimes spéciaux et le régime des fonctionnaires qui sont déficitaires et mériteraient d’une réforme.

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  • Ravel alain

    25 janvier 2023

    tout à fait d’accord avec ces propos. L’on parle aussi de taxer les retraités actuels qui sont parat-il des nantis. Pour mémoire c’est déja fait grâce à augmentation de la CSG par Monsieur macron, je suis en retraite depuis 20ans( il n’est pas encore mort le vieux) perte de pouvoir d’achat (n’ayant jamais été augmentté depuis ou presque) 2% par an et c’est le minimum: soit 40% de perte de pouvoir d’achat en 20 ans! sans compter la suppression de la demi part d’impot sur les veufs supprimé par Monsieur Sarkozy.Faites le savoir car nous n’avons aucun moyen de nous défendre n’intéressant plus personne, ce qui peut se comprendre, puisque chaque décès de l’un des notres est une charge en moins pour l’état.

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  • Berard

    25 janvier 2023

    Bravo, entièrement d’accord avec votre raisonnement.

    Répondre
  • LANGLOIS

    25 janvier 2023

    TOUT ce que propose macron le fossoyeur est anti-FRANCAIS !!!!
    ce type, ce malade ne pense qu’à « emmerder » les FRANCAIS ….
    Il faut commencer par le jeter lui pour sauver la FRANCE .

    Répondre
  • favelin gerard

    25 janvier 2023

    Monsieur NETTER,
    Dans des conditions normales de fonctionnement de la  » pseudo démocratie française » j’aurais salué votre propos, quoique dans ce cas il n’y aurait pas débat,le problème n’existerait pas.
    Mais dans la PLOUTOCRATIE qu’est notre beau pays la résolution de ce problème et des autres,car tout ce tiens, est POLITIQUE.
    L’OLIGARCHIE FINANCIÈRE qui tente de prendre TOUS les pouvoirs en occident est à l’origine de la destruturation de notre société.
    La seule SOLUTION est dans leurs anéantissement et la création d’une organisation nouvelle pour notre société.
    Nous sommes à l’heure de vérité.
    Bien à vous Monsieur.

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  • hoche38

    25 janvier 2023

    Jean-Jacques Netter oublie de prendre compte les trésors des richesses que nous apportent les cinq cents mille immigrés qui chaque année viennent augmenter nos forces productives !

    Répondre
  • Marcel Depart

    25 janvier 2023

    Nous devons tous être responsable de notre train de vie. Nous ne sommes pas tous égales. Nous devons tous accepter nos différences et les conséquences qu’elle nous imposent. Les salaires doivent être établies sur l’offre et la demande. L’appartenance a une classe sociale ne doit pas influencer la rémunération. Les jobs que personne ne veut, ou qui demande des qualifications extrêmes doivent attirer de l’embauche par le niveau de la rémunération. La difficulté de devenir un médecin doit être très rémunéré. Personne ne veut devenir un ramasseur d’ordure, la rémunération doit compenser sa difficulté.
    Travail est la seule solution qui nous est imposé, pour avoir une vie descente. La retraite doit être calculé à partir de la valeur du travail. Plus le salaire est enlevé moins longtemps la durée du travail doit imposer l’âge de la retraite. Example : Aux USA en Californie, en 1980 un ramasseur d’ordure gagnait $1000 par semaine. Personne ne voulait ce job, donc excellent salaire 2 à 3 fois plus qu’un dessinateur industriel. Sa retraite était calculée sur la meilleure année des 6 dernière années de travail. La retraite a 60 ans était basé sur ton salaire a 54 ans.

    Répondre
  • A. Ravoux

    25 janvier 2023

    Bonjour, ce qui m’épate le plus c’est que la réforme des retraite ne jouera son plein effet que dans 40 ans et tout le monde s’imagine que tour continuera à aller câlin caha d’ici là or il suffit de regarder la démographie pour se rendre compte que la France sera musulmane bien avant 40 ans et autant que je sache, nous serons passés à la charia avant même la 6eme république . Les blancs qui nous gouvernent s’imaginent quils seront encore au pouvoir dici là. J’ajoute que deja, dans l’objectif des mondialistes, la France aura laisse sa place a des lands ou regions alors se la couler douce a la retraite va relever de l’utopie. Se figurer que les immigres vont travailler pour payer des retraités me semble urluberlu. Continuons à faire l’autruche et à penser après moi le déluge. Les polonais sarment, les allemands aussi, nous on parle retraite. Remarquez en 1939 on parlait congés payés. Le coq gaulois continuera à chanter les deux pattes dans la m….

    Répondre
    • Berard

      25 janvier 2023

      Bravo, entièrement d’accord avec votre raisonnement.

  • Yannick

    25 janvier 2023

    Je pense que systeme des retraites n’est pas à gérer au niveau de l Etat mais au niveau de caisses gérees par des corporations (Boulangers, Commerce, industrie)
    Il n’est pas possible a l’état de dire quelle profession est plus pénible qu’une autre. (les professions pénibles doivent se gérer par elles memes)
    Ainsi nous pourrions comparer 1 point d’ 1 point d’une autre corporation

    Répondre
  • jean-paul dewez

    25 janvier 2023

    il est clair que l opposition a cette reforme ,majoritaire dans l opinion ,est une machine de guerre contre le president macron; quel autre moyen de s en débarasser? de notre president?

    Répondre
  • Karl Descombes

    25 janvier 2023

    Excellent article. Merci.

    Pourquoi empêcher de partir en retraite quand on a du chômage ?
    Le chômage coute-t-il moins cher à la Nation que les retraites?
    Je n’ai pas la réponse, mais je ne vois de débat nulle part.

    A mon sens, on essaye de colmater un système qui est démographiquement, économiquement et moralement intenable.
    L’état devrait apporter un filet de sécurité à tout citoyen, mais sans plus.
    Ce serait la vraie Fraternité.
    Ets-il normal que quelqu’un qui a gagné 100000 euros par an ait une retraite en proportion égale à un smicard?
    Pour moi clairement non.
    Il n’est pas à risque économiquement et socialement. Le second si.

    Répondre
  • Vero31

    25 janvier 2023

    Pour l’ARGIC-ARCO vous confondait le recouvrement qui devait être confié à l’URSSAF et la gestion qui devait rester à l’ARGIC-ARCO. La confusion est de l’ordre « on confit le recouvrement à un cabinet d’huissier de ce fait c’est le cabinet d’huissier qui gère maintenant l’entreprise » .

    A noter, pour la complémentaire, un trimestre cotisé participe à hauteur de 0.6% (173 trimestres total sur une carrière) mais un trimestre non cotisé est sanctionné à hauteur de 1.25% . Donc une personne à qui il manque 20 trimestres (5 ans), aura cotisé 12% de moins mais sera pénalisé de 25% sur le montant de sa complémentaire ( plus éventuellement 10 % de pénalité).
    Il serait temps de laisser le choix aux personnes d’une retraite complémentaires par répartition ou capitalisation comme au Danemark, au Pays-bas….
    En dernier lieu, je suis étonné de lire nulle part que l’Argic-arco est géré par les partenaires sociaux, donc les syndicats qui sont juge et partie dans cette histoire.

    Répondre
  • François Delaunay

    25 janvier 2023

    Tout à fait éclairant, en effet la réforme est très mal expliquée cristallisant le débat sur des symboles plutôt que sur le fond. Nous avons en France une obligation de cotisation qui me semble une bonne base pour comprendre qu’il serait souhaitable de capitaliser en réinvestissant les dividendes en intérêts composés pendant toute la durée de cotisation. On pourrait simuler plusieurs scénarios de capital à recevoir en fonction de différents paliers de cotisation. L’âge en soi ne veut rien dire en un maçon qui a travaillé dur toute sa vie et un haut fonctionnaire dans un bureau, les situations ne peuvent se comparer. Il faut donc se concentrer sur quel capital raisonnable chaque citoyen souhaite t-il? De cette manière, chacun prendrai conscience de la durée qu’il faut cotiser pour atteindre son objectif, le sien et enfin sortir de l’usine à gaz que l’administration Française se charge de construire pour éviter le contrôle et les actions contre les abus puisque l’État lui-même joue au chaise musicale déplaçant tel budget maladie vers les retraites etc… ce qui est contraire aux principes mêmes destinant les cotisations versées. Enfin, on pourrait initier ce virage en commençant par les régimes complémentaires qui pourraient transférer tout ou partie de ses réserves vers le système par capitalisation que l’on pourrait contraindre à soutenir la réindustrialisation Française et donc, l’emploi, les cotisations, etc…

    Répondre
  • Candide

    25 janvier 2023

    La solution ne pourrait elle pas de permettre à ceux qui sont sans travail d’en trouver, ceux qui ont un boulot doivent travailler plus pour entretenir tout un tas d’improductifs… par confort. La capitalisation est faite pour le bien des banquiers, un « coup d’accordéon » en bourse et vous n’avez plus de retraite. Votre réflexion est cohérente vu du côté du banquier, vu du salarié c’est du suicide.
    Malheureusement la France n’a plus beaucoup d’industries, plus beaucoup d’entreprises génératrices de richesses seulement des services qui ne produisent rien et ne font que laisser leurs salariés vivoter.
    Le pays est géré par des personnes qui ne veulent ni notre bien ni celui de la France.

    Répondre
  • Patrice Pimoulle

    25 janvier 2023

    Le systeme de la repartition a ete invente en 1947 pour servir une retraite aux cadres dont l’epargnena vait ete ruinee par l adevaluation; c’etait un « expedient provisoire »; les actuaires s’en sont rapidement apercu et ont prevu des mesures destinees a remplacer, progressivement, la repartition par la capitalisation. Malheuesment lorganisation politique fait que les pouvoirs publics n’ont pas d’autorite, alors que, justement, la retraite est un sujet passionnel. Il n’est pas sur que l’actuel gouvernement, dont la legitimite est plus qu douteuse, y survive.

    Répondre
  • Robert

    25 janvier 2023

    Ce pays ne se réforme vraiment qu’ en situation de crise violente, type « mai 68 ».
    Nous allons donc continuer à glisser vers le déclassement, encore quelques années, jusqu’à ce que le déni collectif ne se fracasse sur le mur de la réalité …

    Répondre
  • le chinois

    25 janvier 2023

    oui,oui,oui,mais le BCE pourrait sans difficulté créditer aux Etats par ex leurs dépense de Education, Santé
    Il faut innover, je trouve stupide de financer notre civilisation par nos impôts.
    Nous avons manifestement plus grand ,que nos bras peuvent tenir haute.
    Notre haute civilisation sécrete une chose précieuse: l’Euro, ceux qui en veulent posséder, devront payer pour posséder, comme on paye pour un Cézanne . Donc nous avons la possibilité d’imprimer. Les sommes ainsi économisés peuvent être redirigées vers la retraite, réduction, diff tax.
    Les Sociétés Humaines sont complexes. On ne peut réduire leurs complexité, car la Société se défaire.
    ……………………………………
    La retraite n’est pas un pb comptable.

    Répondre
    • settler

      25 janvier 2023

      Oulaaaa donc votre solution est simplement de créer de l’EURO (bien que pas sure d’avoir compris votre message)

      Clair que si la majorité des français comprend l’économie et le système monétaire de la même manière ca va être compliqué

      Point utile, vous confirmez mon choix de ne surtout pas posséder d’EUR

  • GILLES

    25 janvier 2023

    Je souscris pleinement à votre article. J’ajoute qu’étant indépendant, dès 2023, c’est l’URSSAF qui va prélever les cotisations retraite, avec en prime une augmentation de près de 20 points sur l’année, à revenu constant. Macron veut uniformiser les statuts des travailleurs en faisant totalement abstraction des différents métiers exercés. Après la dictature sanitaire, la dictature socialiste ?

    Répondre
  • breizh

    24 janvier 2023

    par principe la répartition ne peut fonctionner car la solidarité intergénérationnelle est un mythe socialiste.
    la seule solution est de passer au plus tôt à la capitalisation en parallèle du système actuel qu’il faut laisser mourir.
    Mais beaucoup trop de monde profite du système actuel, surtout ceux qui le gèrent pour leur plus grand intérêt.

    Répondre
    • Robert

      25 janvier 2023

      A vous lire la capitalisation est le remède miracle. C’ est oublier un peu vite les problèmes rencontrés par les systèmes étrangers basés sur la capitalisation après la crise financière des subprimes, les bénéficiaires ayant dû supporter des baisses de leur retraite.
      Un système mixte comme en Suisse, basé sur trois financements, paraît plus adapté à condition de le faire évoluer de façon pragmatique.

    • Ghislain

      25 janvier 2023

      ce n’est pas totalement faux mais quand la bourse explose plus de retraites par capitalisation, quand cela génère des monstres type blackrock qui détruisent la société cela ne pose pas de problème la capitalisation ?

    • Jacques B.

      25 janvier 2023

      @ Robert : le problème, dans ce cas, n’est pas la capitalisation, mais la gestion de la monnaie par les politiques, qui s’y entendent comme personne pour ruiner les épargnants. C’est là qu’il faut porter l’effort : interdire aux politiques de faire n’importe quoi avec la monnaie. Pour le reste, la capitalisation est le seul système vraiment libéral, celui qui laisse aux gens leur liberté et leur responsabilité personnelles pleines et entières ; quand la répartition est par essence un système étatique et socialiste (redistribution, tout ça), donc voué à l’échec, à plus ou moins long terme, comme tout ce qui est socialiste.

    • Robert

      25 janvier 2023

      JacquesB: Votre raisonnement est juste mais quant à interdire au politique de gérer la monnaie cela ressemble un vœu pieux.
      La BCE s’ y est essayé avec le résultat que l’ on sait !

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