20 avril, 2015

Déni de Réalité et recherche de boucs émissaires

Ce qui me sidère le plus dans ce qui passe pour  des débats économiques en France, c’est le déni quasiment surréaliste de la réalité dans lequel il s’inscrit. Dans les sociétés civilisées, lorsque des problèmes commencent à se manifester, il est d’usage d’utiliser la méthode  Socratique pour essayer de trouver une solution.

  1. Les intervenants dans le débat essaient d’établir un diagnostic.
  2. Cette première étape franchie, on discute des SOLUTIONS à apporter aux problèmes.
  3. Dans les sociétés dites démocratiques, il est alors l’usage de procéder à un vote pour déterminer quelles solutions vont être choisies et qui va les mettre en œuvre.

Rien de tout cela ne se passe en France où et la gauche et la droite partent d’un à priori de nature religieux pour poser leur diagnostique : Il y a quelque chose de fondamentalement  mauvais à  l’œuvre dans notre pays,  contraire à son  génie et qui lui a été imposé par des forces  hostiles, en général en provenance de l’extérieur et qui nous a amené là où nous en sommes, et ce quelque chose  s’appelle le …LIBERALISME.

Le débat  Français s’inscrit donc  non dans la recherche d’une solution mais dans la recherche du « bouc émissaire », cher à René Girard et propre aux sociétés religieuses et n’a donc plus rien à voir avec la logique Grecque. On fait d’abord appel à la Tribu, puis on désigne le bouc émissaire. C’est le degré zéro de l’explication. Sortons de ces miasmes, regardons les chiffres, en provenance de l’OCDE, et commençons par un peu de Socratisme.

Dans un état libéral, le poids de l’Etat dans l’économie est stable ou en baisse. Qu’en est il en France ?

Vérifions.

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Depuis 1981, les dépenses de l’Etat en pourcentage du PIB n’ont cessé de monter comme en fait foi le graphique ci-dessus puisque nous sommes passé de 45 % du PIB au moment de l’élection de Francois Mitterrand à prés de 56 % aujourd’hui. Voila qui n’est guère libéral.

Essayons de voir ce que cela veut dire en chiffres absolus (en milliards d’euros).

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Le PIB marchand croit moins vite que le PIB public depuis 1979 et est aujourd’hui plus bas qu’il ne l’était en 2007, ce qui bien sur est loin d’être le cas pour le PIB du secteur public comme chacun peut le voir. Salopards de libéraux, qui sont incapables de suivre la croissance de l’Etat.

Allons plus loin.

Analysons le ratio entre  secteur privé et secteur public.

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En 1981, à  l ‘arrivée de monsieur Mitterrand , le secteur privé était supérieur de 25 % au secteur public.

Aujourd’hui  il lui est inferieur de 20%.  Encore un des méfaits de “l’ultra libéralisme”, j’imagine. Continuons et vérifions les taux de variations annuels de nos deux agrégats, mais cette fois ci en  VOLUME, c’est-à-dire en excluant l’inflation des calculs.

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Le secteur privé, depuis 1981  a connu 7 récessions, le secteur public aucune. Etonnez vous que les jeunes Français veuillent soit émigrer,  soit s’ils se sentent suffisamment compétents (sic!), entrer dans la fonction publique. Ce graphique est bien sur la PREUVE de la supériorité du secteur public sur le secteur privé.

On est mieux payé, on a une meilleure retraite, que l’on prend plus tôt, une sécurité de l’emploi totale ,  il n’y a pas de récession, et en plus on peut dire du mal de ceux qui travaillent dans le secteur privé, qui ne sont bien sur que d’horribles égoïstes. Hélas, comme  le disait Madame Thatcher, le socialisme ne dure que tant que les socialistes peuvent trouver de l’argent à voler à quelqu’un… Plus d’argent à voler= fin des expériences socialistes.   “O tempora, o mores” aime rappeler l’auteur qui a lu Astérix.

Car le secteur public ne croit qu’en deux  méthodes de gestion: augmenter les impôts sur les autres (voler la génération actuelle) ou emprunter à autrui (c’est-à-dire en volant les générations futures).  Il n y a en effet que deux façons de s’approprier un bien, travailler pour l’acheter  ou  le voler comme l’ont fort bien montré les Evangiles et Bastiat

Et la, les choses deviennent embêtantes pour nos voleurs. Le taux de croissance du secteur privé sur les 7 dernières années est devenu négatif. ( NDA:J’utilise toujours la moyenne des 7 dernières années pour déterminer une tendance structurelle) .

Les volés s’appauvrissent…la fin approche.

Résumons-nous.

  • Le secteur public, qui est à l’origine de la dette,  est toujours en déficit et ne vit que de transferts.
  • En fin de parcours, la dette doit être payée, et par le secteur privé.
  • La croissance du secteur privé est maintenant négative, c’est-à-dire qu’il se contracte structurellement, comme en Italie.  Difficile de rembourser quoique ce soit dans ces conditions.
  • La dette de l’Etat va donc continuer à augmenter, ce qui n’ a aucune importance, me dit on,  puisqu’elle est achetée par la BCE et que le service de la dette ne coute plus rien.
  • Mais des taux négatifs vont aider  principalement au financement de l’Etat, car  personne dans le secteur privé ne va emprunter, puisque l’activité se contracte.

La croissance de l’Etat va donc exploser  et le secteur privé continuer à disparaitre.

Les différences entre la France et l’URSS d’il y a peu s’atténuent de plus en plus. Normal, puisque nous sommes gérés par des clercs d’une Eglise qui avait déjà échoué en URSS et qui est en train d’échouer chez nous.

Et comme nous l’a appris René Girard, pour dissimuler leurs échecs il suffit à  ce clergé de remplacer  dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30  le mot “Juif ” ou ” Koulak ” par  le mot ”  Liberal  ”  aujourd’hui et le tour est joué.

Rien n’est réglé, mais un bouc émissaire a été trouvé et c’est après tout la seule chose qui compte. Voilà mon diagnostic.

J’aimerais bien avoir celui des autres.

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

103 Commentaires

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  • Weby

    20 août 2015

    Le poids de l’Etat dans le PIB est plus ou moins important dans un pays selon ses choix politiques. En France, les pouvoirs politiques ont choisi de collectiviser certains domaines (santé, éducation, aménagement, etc.) pour satisfaire l’intérêt général. Ainsi, la dépense publique est proche de 56% du PIB, soit environ 1200 Md€ qui sont alloués aux administrations de sécurité sociale (50%) aux administrations centrales (30%) et aux administrations locales (20%). Les dépenses d’administrations centrales et locales sont relativement stables et les dépenses des administrations de sécurité sociale augmentent sous l’effet du vieillissement de la population. Logique et peu scandaleux.

    Les libéraux mettent souvent en avant la répartition entre le secteur privé (44%) et le secteur public (56%) parce que leur catéchisme affirme que toute valeur est le fruit des échanges marchands. Celui-ci nous est plus familier en raison des institutions qui le soutiennent (crédit, concurrence, emploi) et du matraquage idéologique l’accompagnant. Il fait croire aux salariés du privé qu’ils seraient des producteurs de richesse alors que ceux du public seraient des voleurs. Dans leur dogme, le médecin d’un hôpital détruirait de la valeur alors que celui d’une clinique en créerait…Oui, ce miracle est possible par l’opération du Saint Esprit : « La main invisible ». Amen.

    En réalité, le PIB est principalement composé des salaires versés dans le privé (42%) et dans le public (23%). Les profits résultants sont accaparés par les propriétaires lucratifs (actionnaires, prêteurs) qui n’investissent que 20% car aux niveaux de rentabilités exigés, il n’y a plus beaucoup de projets qui passent la barre. Les 15% restants sont pompés sous forme de dividendes et de frais financiers avec la collaboration des dirigeants dont les intérêts ont été alignés à coup de bonus et de stock-options dans les entreprises cotées. Le private equity se charge de pousser la logique hors de la bourse et les relations clients-fournisseurs dans les petites et moyennes entreprises. La concurrence permanente alourdie le joug capitaliste.

    Le salaire médian en France est de 1700 euros net, il n’y a que 10% des salariés qui gagnent plus de 3000 euros par mois et parmi eux 1% se taille la part du lion.

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    • Homo-Orcus

      21 août 2015

      Vous omettez, certainement volontairement, de préciser que le coût collectivisé est supérieur de 40 %, en d’autres termes, la main invisible fine et manucurée est remplacée par les gros doigts boudinés plein de confiture.

  • Homo-Orcus

    26 avril 2015

    http://caccomo.blogspot.fr/
    Très bon billet, comme d’habitude
    NON, le capitalisme n’est pas une idéologie,
    NON, le libéralisme n’est pas une idéologie, un idéal tout au plus !
    Solidarité

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  • CLEVENOT

    25 avril 2015

    Si je lis bien votre premier graphique, il est bien clair que les 2 premières fortes hausses de la dépense publique ont eu lieu durant les présidences de Mitterrand, ce qui n’étonne évidemment personne. Mais ce qu’il faut bien reconnaître est que la seule vraie baisse a été le fait du gouvernement Jospin, qui l’eût cru, et la plus forte hausse a été l’oeuvre de Sarkozy. Alors quand certains dénoncent l’UMPS on en vient à se demander, même si l’on est à l’opposé des thèses du FN s’il n’y a pas dans leur discours une part de vérité.

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  • Alpine GG

    24 avril 2015

    J’ose une lecture “psychanalytique” du socialisme et du libéralisme. Divisons l’humanité en 2 tendances, que nous représenterons caricaturalement et pour la clarté du propos en 2 groupes de personnes, tant il me semble que ces tendances coexistent en fait chez chacun à des degrés variables:

    – Groupe 1, ceux qui veulent vivre perpétuellement en objet de la mère, rester un foetus nourri complètement par autrui et sans conscience, et en réalité ne pas naître réellement.

    – Groupe 2: ceux qui accepte la naissance malgré le choc qu’elle induit, et qui ont souvent une instance paternelle qui vient couper le cordon ombilical, les obligeant à trouver leur voix – et leur voie- propre, à naître en tant qu’individu indépendant.

    Ceux du groupe 1 recherche la jouissance permanente, la sensation de satiété. Ceux du groupe 2 sont mû par le désir, et ils cherchent sans cesse de nouveaux objets à désirer.

    En terme d’action, le groupe 1 n’a qu’une solution: asservir les membres du groupe 2 pour éviter la souffrance du manque, qui est inhérent au fait de devoir aller chasser soi même sa nourriture, car avant de s’en repaître il faut d’énormes efforts afin de la capturer ou de l’élever. Ils doivent donc obliger leurs congénères du groupe 2 à les nourrir sans relâche, et ils ont tendance à considérer que ceux-ci leur doivent toujours plus, car ils ignorent le prix réel de la recherche de nourriture.Ce sont des sociopathes du pouvoir, pour qui l’individu indépendant est au mieux un serf, au pire un modèle menaçant, souvent els deux à la fois.

    Les individus du groupe 2 sont concentrés sur la construction d’investissements à même de leur amener des réponses et des bénéfices à terme. Ils sont les moteurs de cette action. La logique qu’ils développent ainsi fait qu’ils refusent une appropriation forcée par autrui des fruits de leurs efforts, ou l’inverse, la captation d’un effort dont ils n’ont pas été moteurs.

    Le groupe 1 est fait de bébé déguisés en adultes, qui voient les autres comme une prolongation de la matrice maternelle originelle qui doit assurer leur bien être.

    Le groupe 2 est constitué d ‘adultes assumant la sortie de la vie intra-utérine malgré la douleur que cela engendre, et qui en explorant le monde trouvent ainsi moults choses passionantes à faire et à découvrir dans une réalité extérieur riche et bigarée dont ils ont su se différencier pour la voir.

    Les socialistes sont le groupe 1, les libéraux le groupe 2.

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    • DIDIER

      5 mai 2015

      Très intéressante approche.

      Ayn Rand liait le Groupe 1 à la mort. Vous à la naissance.

      Je préfère cette approche, avide du passé insouciant de l’enfance. L’éducation parentale peut y être introduite, et cela explique mieux les cycles historiques.

      A (re)lire: Howe, Neil; Strauss, William / History of America’s future.

      L’approche liée à la mort est par trop intellectuelle et trop intemporelle.

    • Josick Croyal

      6 mai 2015

      Bel effort de compréhension.
      Le groupe 1 refuse de voir les craquelements, monde qui se fissure, monde qui doit naitre à autre chose… On lisse, occulte, tente de masquer ce qui fait imperfections…

      Suite à l’expérimentation végétale suivante, on pourrait aussi dire que le groupe 1 est anesthésié…
      « Pourquoi les agriculteurs et les jardiniers se donnent-ils tant de mal à cultiver leurs légumes alors qu’à côté les mauvaises herbes poussent facilement sans rien exiger ? » C’est sur la base de ce constat que Pascal a développé une méthode qui lui permet aujourd’hui de cultiver et de sélectionner ses tomates sans arrosage (ou uniquement à la plantation) ni utilisation de produits phytosanitaires.
      « Tout le monde essaye de cultiver les légumes en les protégeant le plus possible, moi au contraire j’essaye de les encourager à se défendre eux-mêmes » explique Pascal dont le secret est de créer ses propres semences, résistantes à la sécheresse et aux maladies.

      En serait-il de même pour les hommes qui n’ont pas le droit de se défendre eux-même sous la coupe d’un Etat s’arrogeant le monopole de la violence ?

    • Josick Croyal

      7 mai 2015

      J’ai manqué à apporter la précision d’importance suivante :
      Cette méthode lui permet d’obtenir des rendements plus élevés qu’en agriculture conventionnelle… et cela en respectant les pratiques de l’agriculture biologique.
      A noter qu’avec cette pratique, la première année, il n’obtient que de toutes petites tomates… comme si l’énergie passe dans un premier temps à apprendre à se défendre. Ensuite, Pascal Poot dépasse les bornes, “ses plants produisent jusqu’à 25 kg de tomates chacun !”
      Et si nous fonctionnions comme ces plantes, bridés, inhibés par ceux qui veulent nous protéger ?

    • Josick Croyal

      7 mai 2015

      Reprenons encore une fois : le groupe 1, muré dans ces certitudes… le groupe 2, ceux qui acceptent de prendre des risques, d’évoluer sur terrain volcanique.
      Quid de la mise en place d’un nouveau paradigme à l’image du monde pastorale qui deviens agricole ?

    • Alpine GG

      11 mai 2015

      Ne pas avoir à se battre pour faire sa place -se défendre des mauvaises herbes dans votre exemple- c’est ne pas avoir de coupure à combler entre soi et le réel, et l’absence du vide qu’induit cette coupure empêche le désir d’advenir, car pour désirer on doit manquer, et lutter pour tenter de combler ce manque. Tel est le moteur qui nous fait avancer an tant qu’individu.

      On peut le dire aussi comme cela: un état trop envahissant qui spolie les citoyens de leur liberté, les spolie donc de la responsabilité d’assumer leurs actes, les empêchant d’avoir à faire l’effort de trouver ce qu’ils veulent faire de leur existence. C’est une logique de l’esclavagisme qui sert bien sûr les sociopathes du pouvoir en leur permettant de fabriquer des moutons à abuser.

      Son exact inverse est une logique de liberté-responsabilité maximale. Pour moi ce maximal peut-être schématiquement définit par les 10 commandements, et au-delà il convient de laisser les tomates gérer leur croissance. Le rôle de l’état est alors avant tout de protéger les citoyens de ceux qui veulent les empêcher de vivre ainsi en individus libres et responsables, sous des prétextes fallacieux de fraternité.

  • Fucius

    24 avril 2015

    Les boucs émissaires seront les épargnants.
    Les Juifs ont souvent été persécutés parce qu’ils était créditeurs, je crois. Logique: Si votre créditeur disparaît, votre dette aussi…

    Connaissez-vous le principe de Bitur-Camembert ?
    Il montre que le pillage réciproque planifié cause une destruction de valeur égale en tendance à ce qu’il prélève. En effet on investit pour s’y soustraire et pour obtenir une part de butin; or il n’y a pas de profit certain, donc on investit en tendance à la hauteur du pillage.

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  • Denis Monod-Broca

    23 avril 2015

    Déni de réalité, oui, incontestablement. Par exemple devant l’euro : “ils” ne veulent pas voir que leur cher euro est un échec patent. Par exemple avec l’Europe censée nous protéger, censée nous apporter paix et prospérité, comme par magie… Par exemple avec nos expéditions guerrières ici et là à la remorque des USA et qui ont l’effet inverse de l’effet recherché…

    Mais recherche de boucs émissaires ? La, c’est moins simple. De nos jours chacun se veut victime ou du côté de la victime, chacun se veut bouc émissaire. Mais qui se rend compte qu’au contraire il se décharge, lui, de ses fautes à lui, sur autrui, ainsi transformé en bouc émissaire ?…

    La question est de savoir ce que nous voulons et en quoi nous croyons, et elle est aussi et d’abord de savoir qui est ce “nous”. Si ce “nous” est la France, ce que je pense : que veut la France ? En quoi croit-elle ? Quel est sa notion du bien commun ? Faute de se poser ces questions, nous nous abondonnons au courant… Faute d’être ce “nous”, nous ne pouvons rien…

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  • BA

    23 avril 2015

    Dans l’Union Européenne, il n’y a pas que la Grèce.

    Neuf pays de l’Union Européenne sont en faillite.

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Belgique, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

    Chiffres Eurostat publiés le mardi 21 avril 2015 :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

    5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

    6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

    8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.

    http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/6796761/2-21042015-AP-FR.pdf/7466add3-3a70-4abb-9009-bc986a5d2c0a

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    • Jean Vandenbrande

      27 avril 2015

      Au seuil du vieillissement accéléré de la société, il faut ajouter au montant de la dette publique le montant à provisionner pour payer les pensions promises.

      Le classement des différents pays risque de se modifier quelque peu et peut-être bien plus qu’on ne le pense généralement..

  • Josick Croyal

    23 avril 2015

    Quand on a entrepris, pris des risques insensés (pour celui qui n’entreprend pas), eh bien, il me semble qu’on finit paradoxalement comme marié à la Raison. C’est simple à comprendre : comme il est déraisonnable de quitter un paradis-plénitude, par le simple jeu de l’équilibre, il apparait que le but inconscient de la quête qui s’en suit va consister à finalement retrouver raison.

    Mais la raison de celui qui reste n’est pas la raison que « celui qui est parti » retrouve. Cette dernière apparait comme épurée des considérations matérielles immédiates. Sa vue est beaucoup plus dans le long terme.

    « Les intervenants dans le débat essaient d’établir un diagnostic » : Si l’on écarte d’entrée l’idiot du village, celui qui est à part, on risque fort de ce retrouver qu’entre ceux qui partagent la même intelligence collective, ceux dont la « réflexion » dépend de la conservation de leur propre statut (ainsi Bill Gates qui écarte un projet de nouvel ordinateur car il ne fait pas tourner Office).
    « Dans les sociétés dites démocratique »… Mais nous ne sommes pas en société démocratique car l’individu véritable (celui qui a pris des risques en se démarquant de son paradis collectiviste initial –corporel, familial, sociétal-) passe inéluctablement à la trappe. Si exceptionnellement il a été invité aux débats, lors du vote, son point de vue ne fera pas le poids face à celui des collectivistes.

    Il faut distinguer l’intelligence collective et l’intelligence individuelle seule susceptible de provoquer l’évolution (cf. Jacques Dartan et l’orthologie) et donc la complexification croissante du monde. Je pense avoir compris que la mise en place de cette intelligence individuelle passe par un cheminement (123456789) fait de prise de risque… Rien de tout cela dans une vie de fonctionnaire ou de CDIste.

    Quand on n’a jamais fait dans le déraisonnable (prise de risque individuel), notre raison reste connectée à notre statut. Celui qui l’a rejeté en prenant des risques peut au final se retrouver marié avec. En quelque sorte, il retrouve ce qu’il a écarté, mais avec un écart tempéré par le lien conjugal.

    Dans l’expression « Les intervenants dans le débat essaient d’établir un diagnostic. », devoir discerner les intervenants mariés à la Déesse Raison et les intervenants qui ne peuvent pas être mariés à la Raison car ils ne s’en sont jamais séparés. Pour eux, elle n’est jamais devenue une déesse. Ce détail non pris en compte fait tout foirer. Un homme marié ne peut que perdre son temps avec des célibataires. Leur perception du monde n’est absolument pas la même. Parler de déni ne serait donc pas approprié. Pour l’homme marié, le célibataire n’est qu’une demi-portion ; et pour le célibataire l’homme marié n’est qu’un homme à genoux… devant le libéralisme dans le cas qui nous préoccupe.

    Répondre
    • Homo-Orcus

      23 avril 2015

      La déesse Raison a dérivé vers le socialisme scientifique. l’Être suprême, peut-être Valls en ce moment ? Celui dont la médiocrité s’irrite dès qu’il est opposé à une réponse courageuse. Finalement le socialiste ne vote pas des lois mais prône des dogmes, la France est sortie des droits de l’homme pour rentrer dans l’ère des devoirs socialistes ; pas étonnant que le peuple est enclin à penser que le républicanisme est une secte.

    • Josick Croyal

      23 avril 2015

      Merci infiniment Homo-Orcus de faire écho.

      Il est évident que les socialistes vont détourner à leur avantage les concepts et structures fondamentales qui se révèlent plus ou moins consciemment.

      Comme ils ne supportent pas le jeu, l’espace, font continuellement corps avec le corps social dont ils s’arrogent la direction, ils vont bien évidement illico s’approprier les concepts émergeant… mais mal. Ils passent à la trappe le délai nécessaire (phase de mal-aise) à la maturation d’une profonde compréhension…

      Je dirais que c’est ainsi qu’ils ont procédé pour l’EU-RO, Jettant EU (le pEUple) et espérant la manifestation de la force ROuge… Puis d’espérant une nouvelle union avec ce qu’ils ont rejetés, le pEUple enfin reconnaissant.

      Qu’ils s’estiment copain avec la Déesse Raison n’est pas du tout étonnant alors que dans les faits, ce n’est pas du tout le cas. Ils s’estiment libérés alors qu’ils sont plus que jamais enchainés, produisant des chaines à n’en plus finir (“la “solidarité” intergénérationnel, etc…), divers Ponzi…

      S’ils sont mariés, c’est au collectivisme étatique, pseudo mariage d’une pseudo religion véritable. Ils s’illusionnent et font illusion.

      Merci de m’avoir permis de faire cette mise au point dans la foulée de l’émergence de ce qui apparait tout nouveau pour moi.

  • septic

    22 avril 2015

    bonjour,

    je ne discute pas l’ahurissante croissance du PIB public.

    par contre, selon vous les agents de l’état ne participeraient pas à la vraie économie (le privé). j’ai pourtant l’impression qu’ils vont au supermarché, partent en vacances, contractent des crédits, etc ….

    selon vous on aurait une richesse volée qui disparaîtrait du circuit économique, n est ce pas un peu simpliste ?

    merci.

    Répondre
    • idlibertes

      22 avril 2015

      Si vous pensez que “créer” des emplois dans le public payés par les impots de nos petits enfants (puisq’à crédit) afin de permettre à ces nouveaux salariés de pouvoir comme les autres , acheter des Iphone et des écrans plats (made in asia) serait une superbe relance par la consommation, damn on devrait tous être bienheureux alors depuis le temps qu’on pratique la chose!

      Oh et by the way, la “relance par la consommation”, cette idée keynesienne de génie, s’il en est, çA NE MARCHE PAS.

    • SEPTIC

      23 avril 2015

      je n’ai jamais qu’il fallait créé des emplois dans le public, je pense qu’il faut en supprimer.
      Je n’ai jamais dit qu’il fallait relancer la consommation, je ne crois plus au modèle de la croissance perpétuelle depuis quelques temps déjà pour plein de raison : environnement, niveau d’équipement des ménages très confortable en moyenne, inquiétude chronique pour l’avenir, ….
      De toute façon, nous sommes en décroissance tranquille depuis les années 60 quelque soit les politiques menées. Il suffit de regarder le taux de croissance par décennie et le vieillissement de la population ne va rien arranger.
      Je dis simplement que considérer que les agents publics ne sont que des voleurs et ne ré-injectent pas dans le circuit économique une partie (laquelle ?) de la richesse prélevée au secteur privé est un raisonnement qui me paraît très réducteur. Il y a aussi des pans entiers du privé qui vivent du public : professions médicales (la sécu), BTP, Services informatiques, …

    • Dayos

      23 avril 2015

      Il faut relire Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.

      Qu’est-ce qu’il se serait passé si les 500eur que le fonctionnaire dépensent pour son gîte de vacances était encore dans la poche de l’employé du secteur privé ?

      A partir du moment où l’argent est pris de force à certains individus et dépenser par d’autres, il y a de l’arbitraire et un malinvestissement (on est toujours moins regardant pour dépenser l’argent des autres).

      Concernant les pan entiers de l’économie dont vous parlez, vous prenez le problème à l’envers. Oui, en France, il y a énormément de capitalisme de connivence et on en voit les résultats….

  • riz

    22 avril 2015

    Il y a des conséquences de tout cela c’est que le secteur privé au temps t actuellement ne plus porter le financement des retraites sur ses épaules , Atlas s’effondre sous le poids ….

    Voyons le rythme effréné de la réforme des retraites :
    1993 réforme Balladur
    1995 réforme Juppé qui n’aboutira pas car se cassera les dents sur les régimes spéciaux but de ladite réforme .
    2003 réforme Fillon
    2007 réforme des régimes spéciaux
    2010 réforme Woerth
    2013 réforme Ayrault Touraine
    2015 réforme des régimes complémentaires (en cours)

    On s’aperçoit que tous les 3 ans depuis 2007 nous avonc une réforme des retraites .On peut extrapoler et vu la pyramide des âges et la décroissance du secteur privé marchand malgré l’augmentation de la population , vu l’explosion du coût médical (technologies coûteuses) , vieillissement de la population …. on attend la réforme de 2018,2021,2024 etc … oui mais à chaque réformette où l’on vous dit que l’on a définitivement réglé le problème des retraites et donc que ce sera la dernière et bien le pauvre gogo cotisant y perd des plumes .Le calcul se fera sur la retraite entière (réforme de 2027 ?) , le taux de remplacement va baisser mais plus dans le privé que public (les chouchous puisque les élus qui les votent sont dans ce secteur) .Si vous avez cotisé à plusieurs caisses malheur à vous , si vous partez à l’étranger aussi etc ……Ceux qui auront le plus à perdre seront les cadres qui verront leur retraite plafonnée .N’oublions pas qu’il y a 16 millions de retraités en France autant que les actifs du secteur privé .
    Ne parlons pas de la valeur du point , de la désindexation des retraites sur les salaires et des centaines d’artifices afin de faire baisser les retraites .
    A partir de 2020 en Allemagne ils vont baisser drastiquement le taux de remplacement …. d’où une réaction de l’autre côté du Rhin et oui car notre politique en matière de retraite dépend aussi de celle de nos voisins .
    Une réforme des retraites qui tient 3 ans ce n’est pas une réforme mais du rafistolage avec des bouts de ficelle .La France navigue donc à vue .

    Répondre
  • ALRI

    22 avril 2015

    Bonjour,
    ce phénomène que vous décrivez est ancien. ll s’agit d’une véritable faillite du monde politico-industriel français. Je dis bien industriel car le privé a parallèlement chuté, en raison de gestionnaires occupés à gérer jusqu’aux prochaines vacances. Aucune vision à long terme associée à une méconnaissance des sociétés sous leur directoire. Ce phénomène est je pense lié à une bascule complète de la France dans un esprit de rente stupide et niais (système anglo-saxons actuel) qui pousse chacun à chercher les marges, à diminuer les investissements en recherche, à délocaliser… On ne travaille que pour se faire une belle retraite, après moi le déluge et faîtes tourner le buisness en quelque sorte. La chute finale est liée à des déplacements de richesses industrielles vers d’autres nations qui souhaitaient travailler puis consommer (chine ex le plus puissant). Le danger actuel réside dans cette décadence d’état qui ne veut rien céder, dans une population qui ne pense qu’à ses loisirs, dans un espoir aveugle en un deus ex machina du renouveau industriel prochain (4G, éco propre….) qui permettra de maintenir le niveau, le tout temporiser par des impression monétaires stupides, peut-être mêmes criminelles. Je pense que la catastrophe à venir viendra de tous ces imbéciles qui pensent solder les dettes par de l’inflation. Hilter est arrivé au pouvoir comme ça. Regardez ces discours de propagande sur You Tube: Il n’y a plus d’espoir, plus de travaille, les classes moyennes sont ruinées et moi je ne suis là que pour vous, je vous promets que je vais faire revenir l’espoir…’. Je pense qu’il faut de toute urgence revoir complètement le logiciel de ce pays et de toute l’Europe car on peut toujours s’en sortir, je ne dis pas que cela sera facile. On peut mieux faire que les autres, nous avons encore notre chance car nous savons tout faire sur ce continent sans aide, en dehors des apports en énergie. Il faut refaire travailler nos cellules grises, sortir de notre léthargie, demander aux politiques actuels de quitter le pouvoir et réécrire notre avenir avant que d’autres, par haine et bétise le fassent. Une chose est certaines à mon avis, cela va mal se passer, cela sera très difficile, il va falloir céder, sortir des cases dans lesquelles nous inscrivons nos enfants et nous mêmes.

    Répondre
    • nicolas

      22 avril 2015

      ” c’est la faute à l’anglo-saxon”

    • ALRI

      22 avril 2015

      Non, je ne dis pas cela. Je pense qu’imiter les anglo-saxons n’est pas intelligent.

    • nolife

      22 avril 2015

      “Capitalisme contre capitalisme” de Michel Albert, excellent livre, le capitalisme allemand triomphe en ce moment … les Allemands ont une vraie vision du long terme, contrairement aux “cost killer” dont le but est de charcuter les coûts pour être bien vus à la fin du trimestre et avoir ses stock-options …

      Les Américains ont fait illusion grâce à leurs emprunts, mais une fois la bulle du crédit éclatée, retour sur Terre …

      La Chine a siphonné les emplois US et accumulé un stock impressionnant de $ et du coup le taux d’utilisation de ses capacité est de 50 %, a une bulle immobilière de type espagnol mais à l’échelle de la Chine + une bulle boursière qui enfle, c’est le Japon de la fin des Années 80 puissance 10, l’Allemagne a aussi fait un peu pareil d’ailleurs …

      “Ce qui a été bâti sans le temps sera détruit par le temps”
      Proverbre chinois

      Au passage, pendant l’hyperinflation, Hitler tente un coup d’état et rate, son parti restera marginal jusque à la déflation et non l’inflation

      http://icp.ge.ch/po/cliotexte/gif/elections.nazi.gif

      1923 : Hyperinflation
      1930 : Déflation

    • Nicolas

      23 avril 2015

      capitalisme contre capitalisme, livre ridicule, puisque le Japon est kaput et la RFA plus libérale que la GB…

      on est trés loin donc des predictions du gars…

      sinon, ouais, c’est sur, les societes US, c’est vraiment nul, google, intel, apple, montsento, nyse, nyke, etc, tous des branques.. minitel vaincra !

    • nolife

      23 avril 2015

      Le déclin japonais est dû au vieillissement

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_libert%C3%A9_%C3%A9conomique#Classement_2014

      UK : 14
      Allemagne : 18

      Pour ce qui est des sociétés, c’est sûr que j’ai dit que c’était des branques, apprends à lire avant d’étaler ton arrogance, ces entreprises (Nike, Apple …) pour beaucoup d’entre eux ont délocalisé la production et gardé la partie R&D, marketing et autres emplois services, résultats : de gros salaires pour les ingénieurs et des ouvriers se retrouvant déclassés à bosser dans l’hotellerie-restauration, supermarché … Alors que l’Allemagne a gardé ses emplois industriels … et a en même temps digéré la réunification avec un taux de change élevé…

      http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2013/07/restaurant%20vs%20mfg%20jobs.jpg

      On voit la chute depuis 2001 (entrée de la Chine dans l’OMC) peut-être plus décisive que le 11 septembre.

      https://institutdeslibertes.org/wp-content/uploads/2015/04/image002.png

      Constat fait CG lui-même, peu suspect d’anti-américanisme primaire, les revenus US déclinent … et encore leur taux de change vient de prendre 25 % à la hausse et peut-être une remontée des taux et on verra vos subprimes auto, vos students loans … flamber, du moins si Yellen ose franchir le rubicon …

      Greed is good … pour les actionnaires et les cadres, le reste …

      45 millions de gars aux food stamps

      1 enfant sur 30 est homeless …

      http://www.huffingtonpost.com/2014/11/17/child-homelessless-us_n_6169994.html

      et par pitié ne me sortez pas les 5.5 % de chômage US … (voir article de CG) et les 5 % de croissance annoncé avant les élections

      Par contre je vous concède que la Silicon Valley va très bien ainsi que Wall Street …

      Deutschand über all US …

      L’Amérique a gagné la guerre, l’Allemagne la paix

      Je ne vous fait pas l’affront de sortir un graphique Deutsche Mark/ Dollar …

    • Josick Croyal

      23 avril 2015

      Oui Alri, le mal est profond. Nous sommes en prise avec une mentalité que je qualifierai d’« organique ». Et cela à tout point de vue, même du point de vue agricole et donc relativement à notre conception en biologie.

      Il faudrait faire une distinction entre intelligence organique et intelligence minérale, humaine (la racine « men » pour dire pierre…).

      En 1972, j’avais 15 ans et mon père m’a emmené voir en Centre-Bretagne un homme qui cherchait à diffuser la conception d’un québécois. Comme mon père a alors eu un vrai succès dans son élevage bien que l’approche en question était officiellement très contestée (passer sur Google Guéguen Prp), je m’y suis intéressé. Ce fut toute une aventure.

      Plus tard, cet homme a écrit : « Si l’antiquité avait connu notre technologie et si nous avions mieux compris leur philosophie, nous n’en serions pas à un point mort comme présentement en biologie. Ariane serait à nos côtés au lieu d’être en dessous de nous en évolution horizontale. »

      Cet homme considère avoir fait dans la biophysique et distinguait deux mondes : l’organique et le minéral (minéral isolé, pas en contact avec l’organique). Il considère que « c’est par la présence ou l’absence du minéral qu’évolue ou dégénère l’instinct de l’animal et le rationalisme de l’homme ».

      Mon expression actuelle (voir mes autres commentaires sur ce post) ne me semble qu’une actualisation d’un point de vue sociétale de son approche, approche aujourd’hui encore complétement ignorée par les instances officielles. Celles-ci faisant dans le collectivisme, l’organique, il ne saurait en être autrement.

      Nous avons donc effectivement des infos pour tenter de nous sortir de ce qui ressemble au labyrinthe de Crête. Devoir prendre en compte des travaux restés méconnus, n’ayant pas socialement aboutis pour cause de collectivisme ambiant…

  • GAUTHIER

    22 avril 2015

    Matrix ! Il n’y a plus de réalité, elle a été définitivement vaincue…le monde politico-médiatique est entièrement robotisé…c’est un algorithme…

    🙂

    Répondre
  • Roger Duberger

    21 avril 2015

    Bravo, bien d’accord avec vos graphiques et votre analyse. Je me demande comment le système français peut encore tenir…
    J’ai essayé de faire un don à l’idl par courrier et celui-ci m’a été retourné, car le facteur n’a – semble t-il- pas trouvé le 17 square Edouard 7, au 75009 Paris !
    Est-ce normal ?
    Bien cordialement

    Répondre
    • idlibertes

      21 avril 2015

      Oui nous avons déménages en septembre Ét c est écrit partout : 33 rue du Ranelagh
      75016

      Paris

    • Jean Vandenbrande

      27 avril 2015

      La France est un pays bizarre. Les Français ne connaissent pas leur histoire car ce qu’ils apprennent à ce propos dans les écoles de la République, n’est que fadaise.

      Depuis l’avènement de Louis XIV en 1660 (et sans doute déjà bien avant) la France dépense davantage qu’elle ne produit et doit donc recourir aux emprunts. A la fin du 18e siècle, la situation de la France est intenable et le Roi Louis XVI convoque les Etats généraux afin de trouver une solution que les trois ordres acceptent.
      Les Etats généraux ne s’occupent guerre du problème pour lequel ils sont convoqués et se mettent à faire de la sociologie, de la philosophie et de la théologie.
      Ils ne s’en sortent guère et le 20 avril 1792, ils déclarent la guerre au Roi de Bohème et par là à l’Europe toute entière. C’est une question de se changer les idées.
      Leur gestion intérieure est tellement mauvaise que via la proclamation stupide d’un “maximum” ils créent de la famine. Ceux qui critiquent sont raccourcis par le haut, c’est la TERREUR.
      Par ailleurs, les armées françaises pillent les pays conquis, afin d’améliorer leurs fins de mois. Il suffit de lire les ordres donnés par écrit par Lazare Carnot, par exemple. C’est le parangon du salopard par excellence.
      En 1797, la France efface d’autorité les deux-tiers de sa dette.
      Quelques années plus tard, Napoléon crée le franc germinal qui tiendra le coup jusqu’en 1914-18 et par là fait mentir à l’avance ce que Emmanuel Todd proclame à tous vents : que la France a du génie en dévaluant constamment et qu’elle doit sortir de la Zone euro pour se refaire une santé !.
      JAMAIS la France n’aurait dû entrer dans la Zone euro. En sortant de cette Zone, elle restera malade, mais fera le bonheur de l’Allemagne qui ne devra plus lui faire de cadeaux en faisant baisser artificiellement la valeur de l’euro, afin qu’elle puisse exporter quelque peu…

      En idéalisant l’histoire de France, en ignorant volontairement l’aspect de banqueroute perpétuelle qu’a cette histoire (sauf la période du franc germinal), la France a réussi à se hisser jusqu’au podium et à se faire passer pour un pays prospère digne de figurer à côté du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Autriche, des Pays-Bas etc…
      C’est pourtant une erreur monstrueuse.
      Le plus drôle, c’est qu’un savant tel Emmanuel Todd, courtisé de toute part pour donner son avis sur à peu près tout, ignore superbement que le franc germinal n’a pas dévalué pendant plus de 100 ans !

      Français ! Je vous supplie de ne plus nous servir vos légendes stupides quand vous parlez d’histoire et de finances ! Tenez compte du fait que votre cerveau à été lavé et relavé.

      Voir Florin Aftalion “L’économie de la Révolution française”
      Frank Attar “Aux Armes citoyens ! Naissance et fonctions du bellicisme révolutionnaire”

  • Josick Croyal

    21 avril 2015

    Mettre des mots sur nos maux pour mieux les révéler et non pas les masquer.

    Incestus, dans son sens d’origine (« ne manquer de rien », merci à Aldo Naouri) est un mot qui me revient pour qualifier notre beau pays qui ne manque de rien, ou s’illusionne ne manquer de rien.

    Pierre Lance a écrit (dans le « Crépuscule des idéologies », je crois) que le problème vient des gens qui ne méritent pas leur salaire. Plutôt que de se remettre en cause, ils préfèrent alors militer pour que, racket fiscal, ceux qui ont plus donnent à ceux qui ont moins, ces derniers abimant leur autosatisfaction indue. Ainsi le triomphe socialiste. Bien évidemment, la dinde de cette histoire est l’entrepreneur, celui qui s’estime en manque et met tout en œuvre pour effectuer la correction, produisant…

    Reconnaitre qu’on a trop et se mettre en manque (et donc créer un jeu, une liberté) est une démarche insensée, de nature religieuse au sens ou le mot religieux renvoi à « ce qui relie » avec ce qu’on a perdu, et reconstitue alors le paradis perdu avec, un sus, un jeu gagné, une liberté intérieure, celle de l’entre deux jambes de la marche. Les collectivistes de tout poil ne peuvent que détester (tracer en continu est leur marque).

    La religion catholique fait l’apologie des pauvres (« heureux les pauvres en esprit, le Royaume de Dieu est à eux »). Malheureusement, quand on a rien compris à rien, on ne peut que déformer de tels propos. A mon sens, il faut comprendre « Heureux ceux qui se reconnaissent en manque et mettent alors tout en œuvre pour effectuer la correction ». On est loin du comportement qui consiste à se satisfaire d’un statut de pauvre, ce qui assure la paix sociale.
    Militer pour cette autre conception ne peut que conduire à l’asile-prison pour « trouble à l’ordre public », à ce qui assure la paix sociale, l’autosatisfaction non méritée, le triomphe de l’« argent non gagnée » pour reprendre une expression de Charles Gave.

    Ainsi l’argent se retrouve sur les comptes bancaires des particuliers plutôt que d’être dans les entreprises (cf. l’analyse de Jean-Pierre Chevallier).

    Répondre
  • RB83

    21 avril 2015

    Je crois que les derniers chiffres pour les dépenses de l’Etat sont de 57.2 %
    En fait, on ne voit pas très bien comment cela pourrait changer plus qu’à la marge. Tous les partis sont au moins d’accord sur 1 chose qui est le principe de l’Etat centralisateur, stratège et autres pitreries. Chacun s’accommode d’avoir 5 ou 6 millions de chômeurs, un système scolaire ravagé et une structure sociale qui ne tient que grâce aux prébendes habilement distribués.
    Finalement et à l’instar de JP Petit des cahiers verts de l’Economie, on en vient à se demander si le meilleur scénario n’est pas celui en 2M:
    – Marine Le Pen pour achever de ruiner le pays avec son programme marxisant
    – Une fois que le pays est bien ruiné, que le FMI est venu pour achever l’agonisant, l’espoir d’une Margareth Thatcher qui libéraliserait le pays. Le problème c’est qu’à ce stade, on ne voit pas bien qui pourrait jouer ce rôle…

    Répondre
    • nolife

      22 avril 2015

      Il compare aussi la France à l’Argentine et malgré le FMI à Buenos Aires, l’Argentine est restée péroniste en la personne de Cristina Kirchner.

  • Robert Marchenoir

    21 avril 2015

    Quelqu’un pourrait-il m’expliquer en quoi le graphique “France PIB du secteur public et PIB du secteur marchand” montre que “le PIB marchand croit moins vite que le PIB public depuis 1979” ?

    Ce que je comprends en lisant ce graphique, au contraire, c’est que l’évolution de l’un comme de l’autre sont remarquablement similaires (le PIB marchand étant tantôt un peu supérieur au PIB public, tantôt un peu inférieur), jusqu’en 2008 où le PIB marchand décroche brusquement, puis remonte un peu pour stagner par la suite — tandis que le PIB public poursuit sa course inexorable.

    Mais cela paraît contradictoire avec ce que nous savons par ailleurs de la progression régulière du “PIB public” (si une telle expression a du sens) en pourcentage du total.

    Répondre
    • idlibertes

      21 avril 2015

      Cher Robert

      Il est normal que le public suive le marchand car il s en nourrit . En revanche , Ét alors que le secteur privé est au point mort , le public lui continue de croître voire a passé la seconde . Ce qui fait qu un entrepreneur doit supporter deux choses désormais ; une économie en récession Ét des cours étatiques plus élevés ( car il faut bien sur quelqu y paye cette croissance du public )

    • Robert Marchenoir

      21 avril 2015

      Merci de votre réponse. Bien d’accord avec l’ensemble, mais je ne comprends toujours pas comment cela colle avec ce graphique en particulier.

    • Duff

      21 avril 2015

      Je me trompe peut être mais le rapport entre le % du PIB de la dépense publique est monté de 35/40% dans les 70’s à 57% : On attendait dont une croissance supérieure de sa part en volume au secteur marchand.

      Il y a un point spécifique au modèle communiste français qui pourrait (en cas improbable de politiques courageux) nourrir un espoir : Il me semble compliqué de distinguer clairement ce qui est purement du régalien non marchand dans la dépense publique des prises de participations et de la détention à 100% du capital d’entreprises publiques jouissant – pour le moment – d’un monopole.

      J’ai pu regarder des comparaisons internationales qui montrent que la dépense publique française sur le militaire, les affaires étrangères, la police et la justice, nous étions similaires voire moins biens lotis que des puissances occidentales de rang comparable.

      Voilà qui pourrait encore nuancer la conclusion : La redistribution sociale pour clientélisme asphyxie clairement notre économie tandis que les tâches indiscutables de l’état sont de plus en plus mal assurées (Charles Gave l’a déjà dit ici et sur les antennes de BFMB). Il y a un double discours insupportable qui permet à la SNCF/EDF & cie de se comporter en capitalistes en concurrence sur des marchés étrangers via des filiales ce que les syndicats refusent de voir appliqué en France par réciprocité.

      Bref il y a peut être dans vos graphiques – je dis bien peut être – des activités marchandes assurées par le secteur communiste qui mériteraient juste une bienveillante privatisation pour le consommateur. Je sais bien que ça ne résoudrait en rien les déficits structurels de la sainte trinité des assurances collectivisées en France qui ne protègent plus que les privilégiés du service publique et des élus.

      Sinon par mon activité commerciale sur le terrain industriel : Nous sommes fin avril, ni la baisse du pétrole, de l’euro et de la magique baisse des taux ne me laissent penser que mes prospects sont prêts à prendre des risques, d’investir et mieux, à engranger plus de commandes. La conjonctions des planètes, comme il disent.

      cdlt

    • idlibertes

      21 avril 2015

      NDLRCher Job
      En fait mes chiffres sont des chiffres trimestriels et non annualisés
      Si vous additionez les deux et multipliez par quatre, vous tombez sur un pib Francais qui avoisine les 2 mille milliards d’euro, ce qui est normal
      Desolé de la confusion.

    • idlibertes

      22 avril 2015

      Donc duff, pour résumer, il faudrait “sortir” du privé les SNCF/EDf et les re imputés au public? C’est vrai sur le fond mais après on se heurte au “mais ou avez vous pris ces chiffres” et autres valorisations…

    • Robert Marchenoir

      22 avril 2015

      @ Duff

      En effet, il y eut une époque durant les Trente glorieuses (je crois que c’était dans les années 60) où la dépense publique était égale à 35 % du PIB.

      On le rappelle rarement, car cela contredit formellement le péan actuel aux Trente glorieuses, lors desquelles l’Etat était encore “fort et stratège”, où les services publics fonctionnaient et n’étaient pas “bradés au privé” par les “ultra-libéraux” comme maintenant, où par conséquent le chômage était faible, etc.

      Autrement dit, avec les repères d’aujourd’hui, le général de Gaulle serait un “ultra-libéral”. C’est d’autant plus paradoxal qu’à l’époque, le parti communiste était encore puissant.

      En somme, le parti communiste a disparu parce qu’il est arrivé à ses fins. C’est la société toute entière qui est devenue communiste, et les gens ne se désignent même plus comme tels, pas plus que les poissons n’ont conscience de vivre dans l’eau : ils n’ont jamais connu que ça.

      Pour donner une idée, 35 % de dépense publique, c’est le niveau suisse.

    • Duff

      22 avril 2015

      @IDL : J’avançais l’idée prudemment parce que je sais que les dépenses sociales se montent à 32% du PIB tandis que depuis une vingtaine d’années, le régalien se maintient : Il est vrai que les flics et les militaires ne comptent ni leurs heures à la seconde près comme les fonctionnaires territoriaux ni ne font grève. C’est donc plus facile de leur faire avaler la pilule amère. En dehors des dérapages de l’éducation nationale et du secteur hospitalier, je cherchais des activités marchandes mal gérées à priori en dehors du calcul mais dont le coût sur la société est lui bien visible.

      1% de la note d’électricité va dans le CE d’EDF donc dans la poche de la CGT pour dire les choses un peu vite… Les retraites de ces messieurs avec nos adorables cheminots toujours intoxiqués – c’est bien connu – par les fumées de leurs locomotives à vapeur (il y a toujours un prime en vigueur instaurée à l’origine pour ça de mémoire) sont garanties à 100% pour le contribuables quoiqu’il advienne.

      Si toutes ces entreprises étaient privées et les agents cotisant au régime général, des économies substantielles apparaîtraient.

      @Robert : Oui. J’ai même pire en stock. En 1981, quand Mitterrand magnanime propose 14 années en moyenne de vie à la retraite compte tenu de l’espérance de vie, départ donc à 60 ans, il reviendrait aujourd’hui et avec la même bonté il proposerait 67 ou 68 ans. Entre temps, il y avait 3/4 actifs pour 1 retraité nous sommes presque à parité désormais. Voila pourquoi le Ponzi des retraite est l’erreur #1 et de loin qui tue notre économie.

      Je conclurais même sur la IIIème république : Minarchie libérale rêvée au cours de laquelle le développement de la France (pré 1914 surtout) fut spectaculaire, sa culture rayonnante et sa technique à pointe, pionnière dans toutes les innovations de la seconde révolution industrielle. Au fond ce n’est pas De Gaulle dont il faudrait être le plus nostalgique…

    • idlibertes

      22 avril 2015

      Les dépenses de l’état politique ont été multipliée par 40 depuis De gaulle. j’avais vu passer un rapport édifiant sur les frais de l’Elysée depuis de gaulle donc. 0 partir de mitterand (qui se faisait envoyer les petits fours depuis l’Elysée en hélico quand il avait des réceptions à Hossegor), cela aurait dommage de payer de sa poche, pensez, à notre ére. Et ceci peut s’appliquer à l’ensemble de la classe politique. j’ai par exemple croisé Villepin récemment. Bon, le monsieur a une voiture a priori de fonction (ie avec chauffeur) qui attendait en double file pendant qu’il achetait, enfin pas lui mais une sorte d’attaché de presse avec une autre mec qui payait, trois cravates bleue marine chez alain figaret. Si quelqu’un sait ce que fait Villepin ces jours derniers qui requière ainsi des attachés en tout genre.

      Et après nous avons l’histoire des retraites en plein, et du cumul de ces retraites (cf la retraite de monsieur Ayrault qui ne vous aura pas échappé). Ce qui est certain c’est que mis à part les journalistes d’investigations et des calculs remis dans un contexte réel comme ceux de Charles Gave sur les retraites des fonctionnaires, il nous est difficile d’envisager pleinement l’étendue de la situation.

    • Duff

      22 avril 2015

      @IDL : Plus que les montants qui sont certes importants il faut remettre du bon sens dans le système. Robert nous parle de la Suisse. J’ai des tas d’anecdotes très connes qui montrent que la gestion des deniers suisses est clairement sous surveillance. Pour moi le problème est institutionnel. Les entrepreneurs suisses ou allemands ne nous sont pas supérieurs. Les institutions garantissent la souveraineté du peuple qui a le pouvoir de censurer les saletés des politiques de carrière. Nous n’avons pas ça, nous avons des énarques qui étendent le capitalisme de connivence pour leur seul intérêt, celle de leur réélection au minimum. Avec de vrais contre-pouvoir et une démocratie plus directe nous serions j’en suis sûr restés à 35% de dépenses publiques vs PIB.

      C’est le peuple qui a du bon sens. Pas un élu magique qui subitement se préoccuperait du peuple et de ses aspirations tous les 70 ans. cdlt

    • nolife

      23 avril 2015

      “La République gouverne mal mais gouverne peu”

      Anatole France

  • gameover

    21 avril 2015

    Il semble qu’il y a une erreur sur le 2ème graphique PIB public vs PIB marchand. L’axe des ordonnées pourrait éventuellement en base 100 mais certainement pas en milliards vu que la VA marchande est d’environ 2 fois la VA non marchande.

    Voir ce lien pour des données chiffrées et une comparaison France-Allemagne.

    http://fr.irefeurope.org/PIB-marchand-et-non-marchand-face-aux-depenses-publiques-et-aux-prelevements,a2984

    Ce qui est surtout intéressant dans ce lien c’est de voir le poids des dépenses publiques par rapport à la valeur ajoutée marchande et qui atteint 94.7% en 2013. En effet, on rapporte habituellement ce pourcentage en rapport du PIB total (+/-57%) mais en faisant ainsi on compte les dépenses publiques (a) au numérateur et au dénominateur : au lieu de faire a/b on fait a/a+b et on minore ainsi ce pourcentage.

    Surtout que seul 30% de la dépense publique profite au secteur marchand et comme il est dit : “le reste de la dépense publique est phagocyté par le secteur public” qui tourne donc en boucle.

    Répondre
    • idlibertes

      21 avril 2015

      Cher Job
      En fait mes chiffres sont des chiffres trimestriels et non annualisés
      Si vous additionez les deux et multipliez par quatre, vous tombez sur un pib Francais qui avoisine les 2 mille milliards d’euro, ce qui est normal
      Desolé de la confusion.

      Cg

  • H.

    21 avril 2015

    Bonjour,

    Lorsque j’ai lu “Atlas shrugged”, alias “La grève”, d’Ayn Rand (édité aux Belles lettres) lors de sa sortie en France (plus de cinquante ans après sa parution aux USA), j’ai cru voir la description de notre pays. Tous les gens à qui j’ai fait lire ce livre ont eu la même conclusion. Votre article démontre par les chiffres la justesse de vue de cet auteur.
    Le malheur de ce pays vient des erreurs fondamentales de diagnostic formulées par une population qui a troqué le peu d’esprit critique qu’elle possédait contre de très grosses lunettes idéologiques. La comédie continuera tant que la source financière l’alilentera (un peu comme ces manifestations artistiques qui ne vivent qu’à travers les subventions publiques). J’ai bien peur que nous soyons condamnés à une sorte d’exil (intérieur ou extérieur) en attendant la fin programmée de ce système inique.

    Bonne journée

    Répondre
  • PATRIOTS

    21 avril 2015

    Le “juif” pour le secteur public, c’est le libéralisme et à travers lui c’est plus concrètement le patron, le chef d’entreprise, bref le profiteur, le malfaiteur, l’homme a abattre, le salaud qui ne veut pas embaucher, qui ne veut pas investir, qui rechigne à travailler pour le bonheur de la patrie socialiste et qui parfois veut même quitter la sécu (mur de Berlin pour la France) apres tout ce qu’on fait pour lui.
    La subvention du secteur privé, après l’avoir spolié, c’est le supplice de la baignoire pour les petits et une redistribution pour les amis haut fonctionnaires mis à la tête des grands groupes. Ils leur faut bien des sous-traitants esclaves et dociles.

    Répondre
  • Robert Marchenoir

    21 avril 2015

    Pour dissimuler leurs échecs il suffit à ce clergé de remplacer dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30 le mot “Juif ” ou ”Koulak” par le mot ”Libéral” aujourd’hui et le tour est joué.

    Vous êtes bien optimiste… Je vous “rassure”, le mot Juif revient lui aussi à fond les ballons, et pas seulement parmi la population musulmane. En fait, l’équation libéralisme-capitalisme-monde anglo-saxon-Juifs fonctionne à nouveau, exactement comme à l’époque hitlérienne.

    Regardez cette affiche placardée par le maire Robert Ménard à Béziers, que je soutiens par ailleurs :

    http://www.leparisien.fr/politique/galeries-lafayette-la-nouvelle-affiche-choc-de-robert-menard-07-04-2015-4672691.php

    Il se trouve que Ginette Moulin est d’origine juive, et que les Galeries Lafayette, propriété de sa famille, ont été désignées à la vindicte publique par les nazis pendant l’Occupation comme entreprise juive.

    J’ose croire que Robert Ménard ne le savait pas, mais la nature du message, l’attaque personnelle et la caricature de Ginette Moulin évoquent irrésistiblement l’idéologie antisémite — et l’évoqueraient même si la propriétaire des Galeries Lafayette n’était pas issue d’une famille juive.

    Répondre
    • zorgbibes

      21 avril 2015

      si je comprends bien, quoiqu’on dise quoiqu’on fasse on est toujours antisémite. Notons que les socialos vont mettre 100 millions pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Est ce que ces dépenses sont superflus ou pas ?

    • idlibertes

      21 avril 2015

      Bien sur que non car chacun sait que sans ministère de la culture, il n’y avait pas de culture avant dans ce pays et que de la même façon, des subventions sont absolument la réponse à apporter à un problème de société qui commence rappelons le, dans l’éducation au sein de la cellule familiale.

    • Robert Marchenoir

      21 avril 2015

      Zorgbibes,

      Vous comprenez fort mal, mais je crois que vous le faites exprès.

      Selon vous, donc, le seul comportement possible serait :

      – D’interdire les fermetures d’entreprises ou d’établissements et d’interdire les licenciements.

      – D’interdire les investissements d’entreprises françaises à l’étranger.

      – Pour les maires, d’insulter personnellement par voie d’affiches, payées par les impôts locaux, les chefs d’entreprise dont le mode de gestion n’a pas l’heur de leur plaire. Avec caricatures à l’appui, ridiculisant le physique de ces adversaires politiques supposés.

      – D’interdire la possession d’un patrimoine supérieur à un certain montant (à déterminer).

      – Plus généralement, de mettre l’économie sous la coupe de l’Etat, ce qui s’appelle le socialisme.

      Je vous rassure : un autre monde est possible. C’est même le monde normal, celui dans lequel vivent la plupart des gens. Mais j’ai constaté une chose étrange : les antisémites ne peuvent pas concevoir que les autres ne soient pas antisémites. A moins qu’ils ne soient juifs, bien entendu — ce qu’ils considèrent comme la “preuve” de leurs conception paranoïaque du monde.

      Quant aux 100 millions annoncés par le gouvernement pour une supposée “lutte contre le racisme et l’antisémitisme”, quel rapport ? Voilà ce qu’on appelle un “amalgame” de la plus belle eau.

      En somme, puisque le gouvernement dépense notre argent afin de noyer la France sous les immigrés, alors il est bien normal d’être socialiste, isolationniste et antisémite.

      Figurez-vous que l’affiche anti-Galeries Lafayette de Ménard est, fort heureusement, une exception en France. A ma connaissance, aucun des 35 999 autres maires de France n’a fait placarder d’affiches antisémites. Votre “quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse” est par conséquent marqué au coin de la malhonnêteté intellectuelle.

    • zorgbibes

      21 avril 2015

      je vous trouve bien sévère et injuste dans votre réponse où vous-même faites de l’amalgame en faisant de moi le dernier des socialos en me prêtant des choses que je n’ai jamais affirmer et que je ne pense pas ; mais peu importe. Quant au 100 millions je ne les ai pas inventés. Quant à la malhonnêteté intellectuelle, je pourrais penser la même de chose de vous.

    • nicolas

      22 avril 2015

      dans une video, le communiste Onfray, accusé d’être islamophobe, s’énerve et explique que si on veut jouer a ce petit jeu, on pourait parler de l’antisemitisme vicerale de la gauche.. grand silence gene des journalistes……

    • nolife

      22 avril 2015

      Quelle gauche antisémite ? Manuel Valls ? Duflot ? Mélenchon ?

      Ou bien son “héros” Proudhon, dont les propos n’ont rien à envier à Hitler …

    • Nicolas

      23 avril 2015

      quel gauche ? celle pro islam et donc pro immigration, ce qui fait du monde. Onfray dit même que c’est parce que pour la gauche : Juif = Argent.

      ( raisonement inverse pour moi : vive les riches !)

    • nolife

      23 avril 2015

      Citez-moi un homme gauche antisémite à l’heure actuelle, svp

    • idlibertes

      25 avril 2015

      alors là, par définition, personne ne s’exprime sur le sujet depuis qu’Hitler a deshonoré l’antisémitisme mais prenez un gars comme Filoche, je suis prêt à parier que quand il vous parle de grand capital de Goldman Sachs , il pense “doigts crochus”.
      C’est assez maurassien et assez présent dans la bourgeoisie française qui grâce à l’ENA se trouve à droite comme à gauche. Je verrai ben Aubry aussi dans cette veine. Ségoléne aussi.

    • nolife

      22 avril 2015

      Bah quand tu vois des gens venant d’autres pays, se comportant sans aucun respect des coutumes hôtes, remplissant les prisons, exigeant des autres qu’ils s’adaptent à ta religion, magouillant à tout va …

      Tu m’excuses mais dis-moi une bonne raison d’aimer l’immigration maghrebo-africaine ? AUCUN français de souche n’aimerait vivre à Barbès ou Trappes ou Lille …

      Quant à l’antisémitisme, il est principalement défendu par des musulmans par antisionisme …

      L’antisémitisme franchouillard a quasiment disparu avec la seconde guerre mondiale, ces 100 millions d’€, c’est juste de la com … comme d’habitude en France …

    • idlibertes

      21 avril 2015

      Cher Robert

      je suis en accord avec vous sur ce point là. En effet, on voit souvent l’assimilation du capitaliste aux doigts crochus et on SAIT bien ce à quoi cela fait référence (cf Le complot international sioniste). Maintenant, pour reprendre un vieux bon mot même si horrible, Hitler ayant déshonoré l’antisémitisme, nos chers hommes politiques ont donc besoin d’une victime expiatoire officielle qui était la place du “juif” pendant des siècles.

      Malin comme ils sont, il se trouve que Goldman sachs leurs permets , par exemple, des jonctions de “valeurs”.

      Je vous rejoints aussi sur la montée d’un anti sémitisme mais à cela j’ai envie de répondre que quand on fait fructifier un terreau de haine, quand on parle les mots, on fait le lit de toutes ces courants de pseudo pensée.

    • nolife

      22 avril 2015

      Critiquer une personne juive, sans peut-être même le savoir = antisémitisme ????

      Sommes-nous bien sur un site “libéral” ?

  • Clauz

    20 avril 2015

    Intéressant!
    On peut voir sur le premier graphique que “l’ultra libéral” (:->) Sarkozy a augmenté la dépense publique de + 3% durant son quinquénat!
    Première inflexion à son arrivée en 2007 et deuxième beaucoup + prononcée en 2008 pour amortir la crise (à crédit!).

    Répondre
    • zorgbibes

      21 avril 2015

      bien vu ; et l’un des moins socialo a été Jospin !

  • Dame Ginette

    20 avril 2015

    C’est fou comme tous les gens qui me paraissent intelligent font référence à René Girard… Merci, même si je crains que votre audience – ainsi que celle de Girard – reste… confidentielle !

    Répondre
    • Homo-Orcus

      21 avril 2015

      Quelques critiques hasardeuses sur Nietzsche… quand même !

    • Aljosha

      21 avril 2015

      Oui, libéral jacobin, je ne saurais dire, mais un sacré girondin !

    • Homo-Orcus

      21 avril 2015

      “Libéral jacobin”, faut oser !

    • Aljosha

      21 avril 2015

      Je blague … et rends toutefois à Gaspard (Koenig) ce qui est à Gaspard. Il ose, lui, avec sérieux et talent 😉

    • idlibertes

      21 avril 2015

      Je ne comprend pas. “oser” quoi?

    • idlibertes

      21 avril 2015

      En //, vous savez ce que disait Audiard de ceux qui osent tout??

      Voila, voila

    • Homo-Orcus

      21 avril 2015

      On ne peut pas associer jacobin et libéral

    • idlibertes

      21 avril 2015

      +1

      Ôu être un peu enceinte

    • Homo-Orcus

      21 avril 2015

      C’est possible grâce au mariage républicain avec vue imprenable sur la Loire

    • idlibertes

      21 avril 2015

      Chère Dame ginette,

      Mais non mais non.

      Beaucoup de gens connaissent girard,

      Aux USA

    • Jean Vandenbrande

      27 avril 2015

      Non, Les livres de René Girard sont bien connus en Belgique; Son explication de la sortie d’un conflit par le sacrifice d’un bouc émissaire est essentielle à la compréhension des conflits sociaux et d’autres.
      Cette explication aide à commenter l’histoire.

  • stefano

    20 avril 2015

    Le graphique très éclairant montre que le secteur marchand a pris de plein fouet la crise des subprimes.et ne s’en est pas remis, d’où l’envolée du chômage.
    En fait la croissance (faible) du PIB est due à celle du secteur public (embauchez 60000 professeurs et le PIB augmente)
    mais cette croissance est factice d’où la croissance du déficit et donc de la dette.
    En réalité donc l’économie française réelle se contracte, d’où la chute du revenu moyen de chacun.

    Répondre
  • Homo-Orcus

    20 avril 2015

    La France n’est plus qu’un corbillard qui roule à tombeau ouvert, le macchabée va faire des petits.

    Répondre
  • Homo-Orcus

    20 avril 2015

    Ce midi sur Itélé un folliculaire vient nous expliquer le drame de la Méditerranée, je vous le donne en mille (sans jeu de mots) le libéralisme !!!!
    Alors que les “passeurs” relèvent d’un pouvoir régalien (Pénal) et que les immigrés (illégaux par définition) relève du régalien également, sécurité des frontières. Le libéralisme est bien le bouc émissaire.

    Répondre
  • AgentDevlin

    20 avril 2015

    Merci Monsieur Gave. Vous êtes mon héros!!! Tout simplement limpide de vérité.

    Répondre
    • idlibertes

      21 avril 2015

      Merci beaucoup.

      Nous avons beaucoup aimé le votre de la semaine passée sur la critique du Libéralisme jacobin.Critique que nous rejoignons pleinement.

    • Homo-Orcus

      22 avril 2015

      ah c’est donc ce Gaspard qui réécrit l’histoire ?
      Je l’ai mis premier sur le podium détrônant une historien (sur une chaîne histoire) ayant sorti “Napoléon a sauvé la république !”, elle est pas mal non plus.
      En ce moment nous bénéficions d’un florilège d’âneries et ce n’est pas gratuit.
      J’ai la fâcheuse habitude de lire l’actualité avec un filtre révolutionnaire 1788-1802 et que je limite depuis Hollande à 1792-1794 et ce n”est pas très rassurant. Par exemple, Loi Valls = Loi des suspects.
      La commune de Paris = Hidalgo en conflit feutré avec le pouvoir central avait une grande influence en province. Elle avait cru bon de rédiger des recommandations pour la bonne application de la loi des suspects et un passage annonçait la “pierre d’achoppement” ; les sans-culottes se grattent la tête et se demandent où peut bien se trouver ce noble, ennemi du peuple ? Après investigations ils découvrent l’existence d’un Pierre Chopement, arrêté et guillotiné. J’avais classé l’anecdote au chapitre “humour” et finalement non c’est au chapitre “assassinats” qu’elle doit rester.

    • idlibertes

      5 mai 2015

      Merci, c’est beau comme une ouverture de verdi

      je le pense

  • d'Halluin

    20 avril 2015

    Bonjour,

    Une petite blague qui en dit très long: merci de me citer les 4 premières lettres de l’URSSAF (URSS)… et on est surpris que cela ne marche pas !!! AF pouvant être interprété comme A la Française.

    comme le disait Goebels (ministre allemand de la propagande nazie): Plus c’est gros et plus ça passe.

    Répondre
  • Michel Masson

    20 avril 2015

    Diatribe lumineuse et combien vraie.

    Le tableau montrant l’évolution du PIB marchand est terrifiant et très révélateur du cancer qui nous ronge. Le moteur marchand devient de plus en plus petit pour tirer un poids-lourd public écrasant. Bientôt ce sera un moteur de tondeuse à gazon pour tracter un 20 tonnes.

    Répondre
    • nolife

      20 avril 2015

      Une fois que le papy-boom, ça risque de faire boom … en attendant, tic tac tic tac …

  • riz

    20 avril 2015

    En 81 c’était un certain François qui était au pouvoir qui a abaissé l’âge de la retraite , augmenté le nombre de fonctionnaires et n’a pas voulu réformer la France …. et bis repetita c’est celle qui marche sur l’eau en appelle à un nouveau Roy :”François , François reviens ….” et François est revenu et il a augmenter le nombre de fonctionnaires et il a abaissé l’âge de la retraite et a refusé les reformes . Et bis repetita malgré une économie mondiale en croissance relative par rapport
    à leurs prédecesseurs le chômage flamba de plus bel .

    N’oublions pas que nous allons avoir des élections en 2017 tant en France qu’en Allemagne il faut donc que la mariée soit présentable d’où le QE (qui sera renouvelé en septembre 2016 au moins 1 an de plus) .On sait qu’un QE amène un petit surcroît de croissance dans un premier temps car il desserre les contraintes sur les banques , baisse la valeur de la monnaie et permet un petite relance des exports , fait baisser les taux d’î , gonfler les actifs financiers donc effet richesse tant sur le système bancaire que des possédants . Alors oui devant la déconfiture de l’économie il fallait masquer le tout et relancer “artificiellement par un QE” . Quant au cours du pétrole il pourrait faire court feu car avec un euro dévalué de 30% par rapport au dollar et un baril de brent qui devrait revenir vers les 75-80$ en 2016 (rentabilité économique des nouveaux projets oblige!) l’effet en sera amenuisé .
    Les élites Grecques aussi se ruaient dans l’administration tellement l’écart était criant avec le privé ….et la grenouille éclata.

    Oui nous allons vers 58-59% du pib consacré au secteur public point de non retour où la Suède avait en son temps explosé .Et dorénavant c’est la Finlande (F comme France comme François et comme Faillite aussi) qui la regarde avec envie .

    La France qui s’enrichit ? Pas si sûr avec la dévaluation de l’euro par rapport à la référence monde le dollar et l’on pourra voir que nos exportations en dollars (vraie unité de compte mondiale) auront chuté de 15% par rapport à 2008 . Et le consommateur verra le prix de ses i-phones , télé , …. s’envoler de 20% .Et puis bon beaucoup d’exportations se font au sein de la zone euro alors parfois l’effet dollar pour une pme qui est plus Europe orientée que out Europe. Quant aux multinationales ça fait longtemps qu’elles créent plus d’emploi sur le territoire .
    Oui la bourse va monter avec son effet richesse jusqu’en 2016-2017 probablement jusque 6300-6400 mais après bonjour la gueule de bois après élection c’est à dire l’an 1 du cycle présidentiel .

    Répondre
  • Karizoc

    20 avril 2015

    C’est quand même ahurissant que jamais un journaliste à la TV ne soit capable de faire revenir les hommes politiques actuels à la réalité. Tous citent l’austérité, la casse du service public, et personne en face pour leur dire : “Non. C’est faux. Revoyez vos prémices. La réalité est autre. Le budget de l’État n’a jamais baissé en 40 ans.”

    Ensuite, sur des bases faussées, on peut dire n’importe quoi. Et on dit n’importe quoi.

    Les questions sont préparées à l’avance, je sais. Les hommes politiques refuseraient d’y aller s’ils ne pouvaient contrôler les questions, c’est juste. Et puis les journalistes en France, papier ou TV, sont largement subventionnés. Ils bénéficient des largesses de l’État. Pourquoi mordraient-ils la main qui les nourrit ?

    Jamais personne ne posera ces questions.

    Alors ce pays est foutu !

    Répondre
  • chris

    20 avril 2015

    J’adore le commentaire sur la devaluation competitive…..autre étape empêchant la restructuration du système…
    Se devaluer..c est se rendre plus pauvre….une vraie solution gagnante )) Bravo ..(un voyage a Londres ou a NYC ce mois ci vous en convaincra..faudra pas loger a Manhattan mais dans le Queens..dommage) Une autre idée pour se tirer une balle dans le pied ? c’est vrai que faire sauter le kafkaïen dédale administratif,c’est nul comme idée …ou les 5000 pages du code du travail…vaut mieux s’auto dévaluer d’abord.
    La BCE a tué la dernière occasion de tenter de reformer,avec la complicité des eurocrates (grassement payés et hors impôts),qui n’ont aucun intérêt au changement,car les crises les font paraitre indispensable,et accroissent leur pouvoir.
    Dans un monde qui reste darwinien,les idiots meurent.mais que l’agonie est longue….
    Intéressant article dans le FT aujourd’hui sur le FMI, qui se demande qui va rembourser l’immensité de la dette mondiale et commence a s’inquiéter.
    La France mérite de faire faillite…Cette faillite aura le mérite de libérer l’énergie et de faire sauter tous les verrous.

    Répondre
  • alf

    20 avril 2015

    Si je me fais l’avocat du diable:

    Compte tenu du viellissement de la population (et haute technologie médicale couteuse), on assiste à une forte augmentation des couts liés à la santé dans les pays occidentaux. Ces frais sont généralement pris en charge par des sociétés privés dans de nombreux payx alors qu’en France c’est pour une large part pris en charge par la securité sociale (et mutuelles privées certes). Idem pour les retraites (fonds de pension ou répartition en France). D’un côté cela rentre dans le pays marchand (sécu privée + retraite par capitalisation) de l’autre PIB public (sécu+répartition). Il serait interessant d’avoir l’impact de ceci sur les chiffres présentés dans ce billet.

    Par ailleurs, des sommes gigantesques sont consacrées chaque années aux aides aux entreprises par les fonds publics. Je n’ai pas le chiffre sous la main mais on parle de dizaines de milliards d’Euros par an. Montant que l’on doit retrouver j’imagine dans la partie “secteur public”.

    Bien cordialement.

    Répondre
    • nolife

      20 avril 2015

      Ajoutons à cela, les frais d’éducation, publics en France et privés dans le monde anglo-saxon, pareil pour l’immobilier qui est reporté sur les ménages et en France c’est HLM …

    • simple citoyen

      20 avril 2015

      En ce qui concerne les chiffres, c’est assez difficile de savoir exactement.
      Le rapport synthétique de décembre 2006.
      Il donne une enveloppe de 65Mds€. Sa lecture ne manque pas d’intérêt.
      Pour le trouver, le plus simple est de faire une recherche par son code IGAS: “N°PAM 06-023-01”.
      Un rapport plus récent (2013) qui recouvre une question légèrement différente, évoque un chiffre de 46.5Mds€ sur 110Mds€ de dépenses publiques au sens large à destination des acteurs économiques. (http://www.modernisation.gouv.fr/sites/default/files/fichiers-attaches/soutienentreprises_rapport.pdf)
      Mais il reste de nombreuses zones d’ombre.
      Ainsi, de nombreuses aides existent sont évaluées par le biais du manque à gagner fiscal. Il est très difficile d’utiliser un tel outil de mesure.
      Prenons par exemple le régime des auto entrepreneurs, pour lequel on nous explique qu’il aurait coûté 269M€ (en 2010?). Comment peut-on inscrire un tel chiffre au solde des aides? Rien ne dit que les entrepreneurs ayant choisi ce statut auraient créé une entreprise s’il n’existait pas.
      Aucune trace non plus des mesures prises directement par Bercy. Or nous apprenons au détour d’informations connexes que certaines entreprises ou particuliers bénéficient du traitement particulier de leur impôt en toute légalité (http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/le-rapport-accablant_486630.html). A combien se chiffre ces pratiques? Sont-elles prises en compte en tant qu’aide aux entreprises? Etc.

    • idlibertes

      20 avril 2015

      Cher Monsieur

      Ce n’est un secret pour personne que le modèle de la secu est une gigantesque pyramide de Ponzi. Et on sait ce qu’il advint de Madoff.

    • Schirren

      21 avril 2015

      Vous faites bien d’appeler cela l’argument du diable. Il est connu. Le fait qu’une économie se nationalise fortement (centralisation croissante des moyens de production) n’est pas l’équivalent en soi d’une annihilation directe de la richesse. C’est “seulement” l’équivalent d’une disparition de la propriété individuelle. Jolie nuance. Dés ce moment-là, des dettes « souveraines » (collectivisées en soi) sont contractées pour améliorer le « confort social » de tout le monde… et à charge de tout le monde « collectivement » de les rembourser. Ahem.

      L’idéologie de la richesse sociale collective financée miraculeusement à crédit n’est pas née d’hier évidemment. Elle ne quittera pas la France d’un coup non plus. Elle date même d’avant ses terribles adeptes collectivistes nazis et communistes. Un livre d’un auteur américain brillant – Garet Garrett, traduit en français pour la première fois cette année – s’en inquiète avec tant de verve déjà en 1930 qu’à l’heure de la crise grecque (à l’époque la Grêce s’appelait l’Allemagne), pas un mot ne sonne faux! Je le recommande chaudement à quiconque veut savoir en quoi la crise des dettes souveraines européennes est un drame humain fort peu original depuis l’invention de la banque centrale moderne (vous savez, cette institution gouvernementale qui s’est officiellement allégée des contraintes – ô combien « fastidieuses » d’un étalon monétaire).

      Chroniques éditoriales américaines, 1915-1932 : Une bulle qui ruina le monde. Garet Garrett
      http://www.amazon.fr/Une-bulle-qui-ruina-monde/dp/1507620284/

    • nicolas

      22 avril 2015

      d’apres le medef 10 milliards par ans d’aide au entreprises, le reste allant en fait a des service public prive, tel sncf, ou en reduction d’une hausse d’impôt, donc parfaitement bidon.

      Quand aux frais medicaux, ils ne seront evidement pas payés..

    • nicolas

      22 avril 2015

      Grace à la planche a billet, on va pouvoir baisser de 50% le niveau de vie des francais tout en leur donnant plein de pognon. comme nous importons quasi tout, ca va faire mal, mais on leur dira que c’est pire aux usa et que c’est la faute du neoliberalisme, du marcheisme, de la mondialisation, de sarkozy, du Pape et de ces salauds d’égouste de droite…
      Et la populace en sera persuadé, et hurlera pour renforcer la puissance de l’Etat contre les individues…

  • franck

    20 avril 2015

    A chaque fois que je vous lis, tout est clair et précis. Merci tout simplement.
    La vérité vous rendra libre d’après Saint Jean; c’est tout à fait le contraire de ce que veulent nos gouvernants.

    Répondre
  • nolife

    20 avril 2015

    Bonjour,

    Il y a aussi le vieillissement de la population, le ralentissement des gains de productivité, le fait de ne pouvoir dévaluer sa monnaie par rapport à l’Allemagne …

    Tant que l’Allemagne reste dans l’€ tout baigne, c’est d’ailleurs pour ça, entre autres, que l’€ a été crée, si jamais la Grèce fait sauter l’€, il est possible que la fin de la partie soit sifflée, d’autant plus que Schaüble et Sapin n’ont pas l’air de s’entendre …

    Comment avez-vous calculé le PIB marchand ?

    Répondre

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