FavoriteLoadingAjouter aux favoris

image_pdf

Revenons en arrière, aux années 90.  L’Euro est en préparation et tous « les oints du Seigneur » de service de nous expliquer que l’introduction de l’Euro va amener à une croissance plus forte, à une hausse de l’emploi, au développement d’un système bancaire intégré, solide et puissant, à une amélioration extraordinaire de la protection sociale, à des femmes plus belles et à des hommes plus aimables…et que tout cela n’aura aucun coût.

Une citation entre mille : « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

Quel génie ! Le sergent Maginot apparait comme un visionnaire en comparaison de Michel Rocard…

Quelques voix, Philippe Villin,  J.C Rosa et quelques autres dont votre serviteur, s’élevaient- déjà- à l’époque contre ce qui paraissait être une ânerie économique mais surtout une faute politique.

Je ne vais pas avoir la cruauté de montrer une fois de plus les résultats  économiques désastreux de ce Frankenstein financier car la réalité parle d’elle-même.

En réalité, ma principale critique a toujours été que l’Euro allait détruire l’Europe que j’aimais, celle de la diversité pour la remplacer par une Europe Technocratique et inhumaine, ce qui ne manquerait pas de faire renaitre les vielles haines entre peuples tout en permettant l’émergence de mouvements populistes dont l’Histoire a montré qu’ils pouvaient être extraordinairement dangereux.

C’est sur cet aspect politique que je veux écrire aujourd’hui, car c’est de loin le plus important.

Ma thèse, depuis le début, a toujours été que la construction de l’Euro avait été organisée par un groupe de gens non élus et ne rendant de comptes à personne pour prendre le pouvoir politique et que donc cela s’assimilait à un coup d’Etat.

En ce qui concerne l’Europe, dès son origine, il y a eu deux conceptions qui s’affrontaient

  • Celle de la Démocratie Chrétienne, représentée par de Gasperi, Adenauer ou Schuman, fondée sur un principe essentiel de l’Eglise Catholique, la subsidiarité et ancrée dans des pratiques démocratiques.

 

  • Celle de Jean Monnet, et ensuite de partis socialistes Européens qui voulaient créer un Etat Européen, qui aurait vocation à se substituer aux Etats Nationaux. Cet Etat serait non démocratique mais technocratique (Jean Monnet se méfiait profondément de la Démocratie) et géré bien sur par les hauts fonctionnaires Français.

Ces deux conceptions ont navigué de pair tant bien que mal jusqu’à  la réunification Allemande où il devint évident que l’Allemagne allait disposer du pouvoir monétaire en Europe grâce à  la Bundesbank et au DM.

 

Les partisans Français de l’Etat Européen (Delors, Trichet etc..) décidèrent alors de faire un coup d’Etat et de forcer la création de cet Etat en commençant par la monnaie, c’est à dire l’Euro, ce qui était censé coincer l’Allemagne, Mitterrand annonçant fièrement alors «qu’il avait cloué les mains de l’Allemagne sur la table de l’Euro». On le vérifie chaque jour.

 

A l’époque, j’avais écrit ” des Lions menés par des Anes”, mon premier livre, dans lequel j’expliquais que l’Euro allait amener à trop de maisons en Espagne, trop de fonctionnaires en France et trop d’usines en Allemagne et où j’annonçais un désastre économique sans précédent dans l’Europe du Sud.

Et pour cause, je ne connais pas dans l’histoire de fixation de taux de changes fixes entre deux pays avec une productivité différente qui ne se soit pas terminé par un désastre.

Et la conclusion de ce livre était que l’Euro allait tuer l’Europe que j’aimais, c’est à dire l’Europe de la diversité et faire remonter les vieilles haines ancestrales  à la surface…

Car toutes les tentatives dans l’Histoire de recréer l’Empire Romain, ce fantôme qui hante notre histoire, se sont terminées dans la guerre et dans le sang.

Comme on pouvait s’y attendre, depuis ce coup d’Etat, les procédures de remises au pas de ceux qui ne sont pas d’accord sont devenues de moins en moins démocratiques.

Lorsque la crise Grecque, la première, commença, un socialiste, Papandreou était au pouvoir. Il accepta les conditions imposées par le FMI qu’il avait appelé à la rescousse (présidé alors par Strauss-Kahn…), à la condition que le peuple Grec soit consulté par referendum. Il fut instantanément remplacé, après de sordides manœuvres de couloir par un dénommé Papademos…ancien vice gouverneur de la BCE.

 

Quelque temps après, Berlusconi, le premier Ministre Italien, émit l’idée que si l’Allemagne continuait à suivre une politique déflationniste qui tuait ses voisins, alors l’Italie pourrait décider de quitter l’Euro. Lui aussi fut promptement débarqué et remplacé par le Quisling de service,  un ancien Commissaire Européen, dénommé Monti, que personne n’avait jamais élu et qui avait fait toute sa carrière à Bruxelles.

 

Dans les deux cas de figure, un premier ministre parfaitement légitime qui avait osé remettre en cause la Doxa Européenne a été débarqué manu militari pour être remplacé par quelqu’un de plus …souple.

Mais tout cela s’est fait dans une certaine discrétion, le but étant de ne pas affoler les populations.

Avec les dernières élections Grecques, les masques sont tombés.

Tour à  tour, nous avons eu :

 

  • Monsieur Barroso, ancien Mao/Trotskyste et ancien Président de la Commission Européenne qui déclare que les élus ne savent pas résister aux demandes incongrues de la population et que donc les responsabilités doivent être exercées par des gens non élus, peu sensibles aux foucades du corps électoral…
  • Schäuble, le ministre des finances allemand qui dit que les élections Grecques ne changeaient rien. Pourquoi voter ?
  • Et enfin Juncker, le fraudeur fiscal, viré par les électeurs Luxembourgeois et instantanément nommé comme Président de la Commission Européenne  qui  annonce qu’il n’existe pas de sortie «démocratique» aux Institutions Européennes.

 

 

Et donc, ces trois éminents personnages nous annoncent tranquillement qu’’ils s’assoient avec beaucoup d’assurance et sur la Démocratie et sur la Souveraineté de chaque Nation Européenne. Et cette attitude est de plus en plus visible chez leurs seconds couteaux.

 

Une participante-Grecque- aux dernières négociations à Athènes a dit que l’un des membres de la Troïka avait suggéré pour régler les problèmes de cash-flow de l’Etat local que celui-ci ne paye ni les retraites ni les fonctionnaires pendant un ou deux mois. Proposition rejetée avec indignation par le ministre des Finances, cela va sans dire. On ne peut s’empêcher de penser au fameux  « Ils n’ont pas pain ?  Qu’ils mangent de la brioche» de Marie Antoinette.

Cela m’amène à poser une seule question : Pour les Peuples Européens, de quel espoir est porteur aujourd’hui l’Europe telle que les technocrates nous l’ont bâti ?

 

Qui est prêt à mourir pour cette Europe ?

 

La «Démocratie Européenne ressemble de plus en plus à l’évidence aux  « Démocraties Populaires »  d’il y a peu.

On sait comment on y entre, on ne sait pas comment en sortir.

 

Nous sommes en train d’arriver à  ce que je craignais par-dessus tout : Une dé -légitimation de l’idée Européenne née après la seconde guerre mondiale et voila qui me rend fort triste. A ce point, le lecteur va me demander: mais que faire ?

 

La réponse est toujours la même.

  • Croire que le mal existe et lutter contre.
  • Savoir dire non.
  • Agir au niveau individuel.
  • Ne pas croire en un homme providentiel.
  • Influencer ceux qui sont autour de vous,
  • Eduquer les autres sans relâche.
  • Transmettre ce que vous savez.
  • Soutenir ceux qui ont le courage de lutter et qui y consacrent leurs vies.
  • Se retrouver avec ceux qui partagent les mêmes valeurs. Et ici, je songe par exemple à l’Institut de Formation Politique dont l’Institut des Libertés est proche.

 

Le pire n’est jamais sûr, et c’est pendant la profondeur de la nuit disait Péguy (je crois, à moins que ce ne fut Bernanos) qu’il est beau de croire à  l’Aurore.

 

 

Catégories: Charles Gave, Economie

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 " Des Lions menés par des ânes "(Editions Robert Laffont) ou il dénonçait l'Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage "L'Etat est mort, vive l'état" Editions François Bourin 2009 prévoyait la chute de la Gréce et de l'Espagne. Il est le fondateur et président de Gavekal research (www.gavekal.com) et Gavekal securities et membre du conseil d'administration de SCOR.

Partager sur

51 Commentaires

  1. Merci pour ce billet : je bois du petit lait !
    J’ai cependant 2 petites objections (courtoises et respectueuses) !
    1/ Marie-Antoinette + brioche : il est important de corriger systématiquement ce mensonge historique (colporté par les vainqueurs qui écrivent l’Histoire… au mépris de la vérité… et dire que c’est valable pour une multitude d’autres évènements historiques est loin du compte) aujourd’hui clairement établi : Marie-Antoinette n’a jamais prononcé cette phrase; elle n’a servi qu’à la propagande révolutionnaire et plus tard républicaine. C’est la même marotte que le fameux “Rien” de Louis XVI du 14 juillet 1789… qui inscrit sur son carnet de chasse indiquait qu’il n’avait rien chassé ce jour là !
    2/ je ne sais d’où vient cette détestable mode (en fait si je sais, elle vient d’outre manche et d’outre-atlantique ☹) de mettre des majuscules à (presque) tous les mots ??? Je m’insurge !!! En bon français, les majuscules sont rares… donc précieuses ! Merci ☺

    Répondre
    • Bonjour

      La “mode ” des lettres en CAP est un langage internet . Qui en gros veut dire que l’on éleve la voix. Quand on écrit en lettre capitale, c’est un peu comme si dans son discours on appuyait sur les mots. Il faut vivre avec son temps, non?

      Répondre
    • COncenrant la brioche, charles le sait, c’est juste un raccourci pour prendre exemple. Les bons mots de l’histoire sont souvent effectivement biaisés.

      merci

      Répondre
  2. Métaphore

    L’Europe se voulait l’égal des États-Unis. Les États-Unis d’Europe devaient même devenir la première puissance du monde. Mais, imbibés de mimétisme, nous vivons une époque bipolaire, et aux moments d’exaltation succèdent les moments de déprime. L’Europe se révélait surtout une vaste machine technocratique soumise à l’influence de lobbys tout puissants. Puis il y eut la réunification de l’Allemagne et, au nom d’une exaltante mais fantasmée “réunification européenne”, l’Europe s’agrandit de douze nouveaux membres. Mais il fallut bien constater que le revers de cette si glorifiée réunification était l’impossibilité désormais reconnue, à 28, et aussi disparates. de créer un véritable état fédéral européen. Toujours cette même alternance exaltation-dépression. La bipolarité est un mal tenace. Entretemps il y avait eu l’euro, et ses pères s’étaient à nouveau exaltés, se voyant une fois encore en géants de l’histoire. Mais, nouvelle déprime car, en 2007-2008, l’euro ne protège pas la zone euro. Bien au contraire, il l’enfonce dans les déficits, les dettes, et surtout accentue dramatiquement les déséquilibres entre riches et pauvres. Qu’à cela ne tienne ! “Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour défendre l’euro” affirme le président de la BCE, “quoi qu’il en coûte”. Il arrive ainsi, aux gens bipolaires, s’il ne peuvent atteindre le meilleur, de viser le pire. Nous sommes désormais dans un avion dont le pilote, l’oligarchie bruxelloise, enfermé seul dans le cockpit, dirige l’avion vers la montagne. Le verrou et le blindage de la porte sont solides : aux peuple qui sonnent pour entrer et reprendre les commandes, il est répondu d’une formule définitive qu'”il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens”. Les succès des partis Mouvement cinq étoiles, Syriza, Podemos, FN, Ukip… sont autant de coups de pioche contre la porte blindée du poste de pilotage, les cris des passagers se font de plus en plus forts, mais arcbouté sur ses commandes, le pilote ne peut plus reculer, il n’ose pas. Et puis, ne pouvant atteindre son rêve, il aura au moins provoqué une catastrophe qui restera dans l’histoire…

    Répondre
  3. Pour information il m’est impossible de relayer cet excellent article sur google plus, il est vrai qu’il doit donner de l’urticaire a nombre de princes gouvernants en place, j’ai fait plusieurs tentatives sur plusieurs jours differents et je constate d’ailleurs dans l’intervale que le nombre de +1, non content de stagner, regresse meme…

    Répondre
  4. Oui, bel article éclairant de la part de Charles.

    Ils rejettent le pEUple pour une de plus en plus hypothétique future puissance euROpéenne.
    Et Charles les rejettent car, notamment avec leur EURO, ils faussent la mécanique…

    L’esprit souffle où il peut, mais surtout pas chez les collectivistes…

    Répondre
  5. Nous avons une solide tendance, venue du fond des âges mais que la modernité a fâcheusement rajeunie, à vivre dans l’illusion, le mythe, le rêve, l’idéologie, la théorie… Mais parfois la réalité se rappelle à nous.
    La guerre avait notamment ce rôle-là, nous rappeler la réalité, régler les comptes, ouvrir les yeux.
    Elle a disparu, au moins dans sa forme institutionnalisée, et c’est tant mieux, mais cela a un effet délétère : nous nous écartons de plus en plus de la réalité, nous croyons l’impossible possible, nous nous accrochons à des chimères…
    L’euro est une de ces chimères.
    La chute sera rude. Comme celle de Dupond-Dupont lorsque la fusée reprend sa route et que la gravité revient. “Nous nous tenions bien pourtant”, disent-ils tout dépités. “Oui, mais à quoi ?” leur demande Tintin. Ils se tenaient l’un à l’autre et étaient donc tombés ensemble, lourdement, sur le sol… Nous tomberons tous ensemble puisque nous tenons les uns aux autres, mais à rien.
    Et ce sera pire qu’une chute. Ce sera une déflagration ! Comme l’était une déclaration de guerre. Et plus nous retardons le moment fatidique, persuadés qu’il est évitable, plus la déflagration sera terrible. Et puis on s’habituera. On s’habitue à tout. Mais il y aura des dégâts, c’est sûr, moins graves que ceux d’une guerre, heureusement, on peut le penser, mais des dégâts potentiellement terribles.
    On comprend que personne, aucun pays, même pas la Grèce, n’ose prendre la décision, et pourtant le plus tôt serait le mieux. La France devrait oser, elle est la mieux placée pour dire “stop !”. J’ai honte de sa lâcheté.

    Répondre
    • DENIS MONOD-BROCA
      Nous sommes dans le chaos monétaire le plus absolu. J’espère que les Autorités monétaires planchent sur la porte de sortie qu’il faudra bien emprunter un jour.
      En tout cas la Chine, aidée par la Russie et sans doute par l’Inde, doit avoir un plan.
      Mais nous ne faisons que deviner…

      Répondre
  6. Pas de retour en arrière possible…voir le dernier livre, très pessimiste, de Jean Sérisé : “La France n’est pas seule au monde” Édition de Fallois…

    pour ma part, moins pessimiste, ou plus, c’est selon, je pense toujours que l’euro est plus fort que les nations…surtout, comme c’est le cas de la France, s’il s’agit d’un “empire” en décomposition…notre “avenir” est sans doute assez semblable à ce qui est arrivé à l’empire des Habsbourg…en plus compliqué mais sans doute moins tragique…

    Répondre
  7. La BCE vient de prêter 97,8 milliards d’euros aux banques privées européennes. Taux d’intérêt : 0,05 % !

    En clair : les banques privées empruntent 97,8 milliards d’euros à 0,05 %, et ensuite elles prêtent de l’argent aux ménages en leur faisant payer un intérêt de 2,8 % !

    Pour les banques privées, l’argent est gratuit !

    Lisez bien la dernière phrase de l’article : « Aucune autre sanction n’est toutefois prévue, pas plus qu’un contrôle de l’usage réel de ces fonds. »

    Conclusion : les banques privées empruntent de l’argent à 0 %, et ensuite elles font ce qu’elles veulent avec cet argent !

    Le système actuel est un système de banquiers, fait par les banquiers, pour les banquiers, et destiné à enrichir les banquiers.

    Quant aux classes populaires et aux classes moyennes, elles continuent à s’appauvrir.

    Les banquiers, à la guillotine.

    Jeudi 19 mars 2015 :

    Gros appétit des banques européennes pour un nouveau prêt géant de la BCE.

    La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi avoir alloué 97,8 milliards d’euros à 143 banques européennes, beaucoup plus qu’attendu, dans le cadre de son troisième prêt de long terme (TLTRO).

    Les prêts TLTRO sont très bon marché : leur taux, initialement fixé à 0,15%, a été ramené en janvier à 0,05% pour accroitre leur attractivité. Ce qui revient à dire que les banques peuvent désormais s’endetter quasiment gratuitement via ce mécanisme.

    http://www.romandie.com/news/Gros-appetit-des-banques-europeennes-pour-un-nouveau-pret-geant-de-la-BCE_RP/576499.rom

    Répondre
  8. La nouvelle tour de la BCE a coûté 1,3 milliard d’euros.

    Mercredi 18 mars 2015 :

    A Francfort, la BCE claquemurée face à une foule d’activistes.

    La BCE, qui travaille déjà dans ses nouveaux locaux depuis fin novembre, avait à l’origine prévu de faire les choses en grand pour fêter l’inauguration de la nouvelle tour. Histoire de marquer le coup, alors que la construction du bâtiment a mis huit ans et coûté 1,3 milliard d’euros, pour permettre à l’institution la plus puissante de la zone euro d’opérer dans ses propres locaux.

    Mais les gardiens de l’euro ont dû revoir leur plan face à la détermination des manifestants à tout faire pour vouloir gâcher la fête. Résultat, une cérémonie réduite au strict minimum sera tenue en présence de Mario Draghi, le président de la BCE, l’ensemble des gouverneurs de banques centrales de l’Union Européenne, faisant office de représentants de leurs nations, également l’ancien président de la BCE, Jean-Claude Trichet, le maire de Francfort et le ministre de l’économie du Land de Hesse.

    Seule une poignée de journalistes a été invitée à se joindre au pince-fesses : des grandes agences de presse et une équipe de la télévision locale. La plupart des autres journalistes doivent ainsi rester dehors.

    lesechos.fr/monde/europe/0204232265682-ca-se-passe-en-europe-a-francfort-la-bce-claquemuree-face-a-une-foule-dactivistes-1103170.php

    Chaque siècle a sa forteresse.

    Chaque siècle a sa Bastille.

    Le XVIIIe siècle a eu la forteresse de la Bastille, à Paris. Le 14 juillet 1789, la foule en colère a pris d’assaut la forteresse de la Bastille. Elle l’a détruite. Aujourd’hui, il n’en reste rien.

    Le XXIe siècle aura la tour de la BCE, à Francfort. La foule en colère prendra d’assaut la tour de la BCE. Elle la détruira. Il n’en restera rien.

    En direct devant la tour de la BCE :

    https://www.youtube.com/watch?v=P7gfyZ5we3w#t=12608

    Répondre
  9. Il y a aussi le traité de 2005 rejeté par les Français ou par les Irlandais en 2007 je crois où les gars ont du revoter …

    Répondre
  10. La difficulté actuelle, c’est comment jouer pour se protéger… Jouer avec ce système ? Jouer contre ce système ? Si on joue avec, on risque d’être emporté avec lui dans sa faillite et on risque de ne plus rien avoir. Si on joue contre, ce système accusera ces “contrariens” d’être la cause des problèmes, tout comme les régimes communistes accusent le bourgeois capitaliste d’être la cause des problèmes du régime et se retournera contre eux…
    Ce qu’il faut, c’est passer sous les radars de l’État…

    Répondre
    • Enfin, oui et non.La classe des points du seigneur a choisi de l’être et on ne peut pas vraiment parler de bouc émissaire. Notez que pour autant, personne ne demande de les brûler vif en place de grève. Nous cherchons juste à minimiser leur impact d’intervention en rétablissant la vérité sur les faits qu’ils travestissent.

      Répondre
      • Ou est l’erreur ? Oints du seigneur ou poings du seigneur (puisqu’ils nous tapent dessus)…. Qui marque un point… ;=) ?

        Répondre
  11. J’adhère à 100% à vos démonstrations, vos analyses, vos conclusions. Mais dès que vous abordez l’U.E. Bruxelles, les technocrates etc. mon indice de confiance tombe à 98%. En effet, vous mettez en avant le fait que ces technofous ne sont même pas élus et qu’ils en imposent à nos gentils dirigeants locaux qui le sont, eux ! Ainsi, vous me donnez le sentiment de cautionner ces abrutis élus par des abrutis d’électeurs. Qu’on le veuille ou non nous sommes dans une démocratie liberticide et en tant que libertariens nous nous devons d’émettre des réserves car je sens de loin le panier de crabes et la coconivence.

    Répondre
    • Cher Homo Orcus,

      Disons qu’il y a les méchants; ceux qu’on élit et les super méchants – ceux qui ne sont même pas les méchants que l’on choisi.
      Quand votre choix se résume entre la peste et le choléra, vous ne pouvez pas dire “oh monsieur gave vous adorez trop la peste ce n’est pas possible”.

      Le propos , sachant que l’on part d’un régime constitutionnel républicain, induit des élections démocratiques. De là, on peut discuter du bien fondé de ce mode de gouvernance etc etc mais en tout état de cause, c’est aujourd’hui l’état de DROIT.

      Charles Gave n’est pas libertarien au sens français en tout cas. C’est un libéral humaniste si quelque chose.

      Le propos n’est pas d’absoudre la classe politique actuelle qui entre la droite la plus bête du monde et la gauche la plus pourrie au coeur, laisse peu de place au rêve mais de pointer du doigt le mécanisme de capture du pouvoir politique tel qu’il est en train d’être mis en place par une oligarchie de Oints du seigneur.

      De sorte que, je comprends très bien qu’en tant que libertarien vous prôniez j’imagine une forme de révolte/grêve/ grand soir (sans connotation péjorative juste pour l’idée). Charles Gave ne voudra jamais en passer par là. Tout doit passer par les règles de droit , en se rappelant bien sur, que c’est le peuple qui est censé faire les lois.

      Si le système ne vous plait pas, changer le système mais il faudra vraiment prouver qu’il s’agit d’un tyran (au sens de Saint Augustin) pour attendre de nous une révolte. Ce n’est pas du domaine de la pensée et ce n’est pas ce que l’évolution devrait nous amener à faire;

      Cdlt

      Idl

      Répondre
      • Entièrement satisfait pas votre réponse, “oh monsieur Gave vous adorez trop la peste ce n’est pas possible”. C’est bien cela que je ressentais.
        Les bureaucrates de Bruxelles m’ont apporté une satisfaction avec l’affaire du Crédit Lyonnais, dossier officiellement suivi par DSK et donc enterré. Bruxelles est devenu menaçant et finalement le contribuable à payé la note réduite de 50% par rapport aux souhaits de DSK. J’ai considéré que Bruxelles avait souffleté cette mafia socialiste et j’étais bien content. Il est vrai qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.

        Répondre
      • Il me semble que face à des escrocs (on devrait dire escrocs-oints du Seigneur, escrocs-grand-prêtres), on ne fait pas le poids et que pratiquement l’état de Droit s’en va en quenouille (c’est juste un truc sur le papier). Mais que faire ? Pour ma part, je n’espère pas, je me replis… et tente de comprendre par moi même ce qui peut être fondement.
        Je tente aussi de comprendre la nature de l’escroc. Celui-ci n’a pas besoin d’être bardé de connaissance, le fait d’être proche de “connaisseurs” ou par lui supposés tel lui suffit amplement et le gonfle d’assurance. C’est un baudruche… une grenouille qui se pense aussi grosse que le boeuf. L’escroc européen va donc commencer par être extrêmement favorable à la mise en place d’une recherche européenne… Il a besoin autour de lui de “sachants”, d’experts en tout genre (cf. le modèle français avec ces gus du CNRS, de l’INRA, etc…). L’escroc va donc commencer par polluer le système de connaissance, système qui doit lui être propice. Avant la mise en place de l’Euro, il y a donc derrière un certain système de connaissance…
        Ensuite, prenant de l’assurance, l’escroc peut se passer de ce système, se présentant comme étant lui l’expert, lui a qui tout réussi. C’est ainsi qu’il deviens véritablement un oint du seigneur.
        S’en défaire semble mission impossible.

        Répondre
  12. “Croire que le mal existe et lutter contre” tellement important !

    Cela procède du réalisme actif de celui qui reste ancré dans la réalité objective plutôt que de se bercer dans l’optimisme forcé, voire béat que l’on nous sert à tout bout de champ comme seule posologie acceptable face aux difficultés.

    Rien n’est moins utile que le message d’espérance – comprendre de vile propagande gouvernementale – “LA FRANCE A TOUT POUR RÉUSSIR” si l’on ne l’accompagne pas des actions responsables et d’un pragmatisme de chaque instant qu’il impose pour devenir possible.
    Le concorde (ce magnifique oiseau regretté) aussi avait “tout pour réussir” !

    “Ce ne sont pas du tout les méchants qui font le plus de mal en ce monde. Ce sont les maladroits, les négligents, les crédules. Les méchants seraient impuissants sans une quantité de bons.”
    – Paul Valéry

    Répondre
  13. Qu’est-ce donc qui donne assise à ces oints du Seigneur, grands prêtres de l’ére moderne ? Qu’ils se cooptent entre eux secrétement au sein de “loges”, celles-ci permettant d’accéder à des connaissances ultimes, certains prétendant par ailleurs que celles-ci ont été perdues ? On s’en bat les flancs, diront les pragmatiques. Mais si effectivement, ils ont le sentiment d’être “élus”, pas des hommes s’entend (du moins pas du simple quidam comme moi)… Qu’est-ce qui peut les arrêter s’ils pensent leur cause juste car pensant détenir (ou étant tout près d’) un savoir relatif à la juste cause de l’existence du monde ?

    La résistance qu’a eu hier Emmanuelle (IDLIBERTES) à mon propos (16 March 2015 at 17 h 30 min) m’a semblé incompréhensible dans un premier temps. Pourquoi donc fait-elle résistance à mon propos ? Ce n’était là de plus qu’un propos ordinaire, pas de ceux dont je suis capable par ailleurs et qui font se demander d’où je tiens cela (ce qui risque d’être le cas dans ce qui va suivre). Toujours est-il que ce matin, apparemment sans lien, j’avais une idée du mythe que pouvait trimballer le nom même de l’Euro.

    Dans le passé, je me suis rendu compte qu’on pouvait dire que la politique agricole (NPK) et énergétique (uranium, plutonium…) de la France faisait écho au symbolisme des trois nouvelles planétes découvertes au début du XXième siécle.

    Et si pour l’Euro, l’on était aussi, et surtout, dans le mythe ? De devoir comprendre ainsi le mot EU-RO : on jette EU et on libére ainsi la force ROuge, celle du lion romain… Et Charles de noter : “Car toutes les tentatives dans l’Histoire de recréer l’Empire Romain, ce fantôme qui hante notre histoire, se sont terminées dans la guerre et dans le sang.”

    A défaut de comprendre ce qu’est véritablement la force ROuge (Ah, le drapeau rouge !), et ce qui la libère, c’est avec du sang versé que l’on se retrouve. Or, pour en saisir le sens initial, il suffit de prendre connaissance des travaux d’un fils de sabotier mis en fosse commune à Cannes en 1958.

    Ce n’est pas la peine, je pense, que je m’étale plus sur cette approche extrêmement glissante qui file entre les doigts. C’est pourtant là où il faut regarder : entre les doigts, là où le jeu se fait. Je ne suis qu’un péquenot (un “moutain people” comme dit ma copine des Philippines) qui observe ce qui lui tombe entre les mains… et qui considére (approximatif) qu’il y a plus de sagesse contenue dans un brin d’herbe que dans toutes les bibliothèques du monde.

    Mais il pourrait être amusant de mettre publiquement en avant la source du délire reptilien de ces oints du Seigneur, cela pour les ridiculiser un maximum !

    Répondre
  14. Cher M. Gave
    la clause du 80/20 peu commentée n’est elle pas de nature à re-serpentifier l’Euro et repentifier les spreads des papiers d’ Etats défaillants
    n’avez vous pas à court terme la mise en cause de l’unicité de l’union monétaire que vous jugez nécessaire et que je partage.

    Répondre
  15. Tout d’abord, c’est toujours un plaisir de vous lire. Merci.

    Ma marotte est un peu différente. J’ai encore eu une discussion ce soir où l’interlocuteur ne voyait pas le mal des charges patronales – il s’agit, je cite, «d’une contribution à la collectivité». Je veux en venir que je crois aussi en la liberté, et donc en l’auto-détermination de chacun, mais que nous sommes très loin d’être la majorité. Ne croyez-vous pas que le peuple croit en tous ces points que nous désapprouvons? Ne croyez-vous pas que nous sommes une minorité subissant une majorité qui a une vision différente? Après avoir discuté avec un grand nombre de personnes (je mentirai en disant que je n’ai pas essayé), je le crois. La grande majorité des gens avec lesquels j’ai tenté de discuter sont convaincus du bien fondé du système qui est en place et qui se met en place. L’organisation rationnelle de la société et le planisme font un tabac.

    Je me pose beaucoup de questions. Quelle est la bonne chose à faire? De mon expérience, tenter d’imposer le libéralisme serait allé à l’encontre de ce que la majorité des gens croit. Donc, non seulement cela me paraît perdu d’avance, mais ne serait-il pas immoral d’imposer un système à des gens qui n’en veulent pas, à des gens qui croient en un autre système? En quoi serions-nous mieux que ces gens en imposant un autre système? Qui sommes-nous pour affirmer que notre système est le meilleur? Les croyants d’en face pensent la même chose. Je répète à nouveau que je crois en le libéralisme, que je le vois comme un hymne à chaque être humain, et que aucun être humain ne mérite d’être sacrifié, quel que soit le «greater good», ou «l’intérêt supérieur». Rien ne prime le libre arbitre. De mon point de vue personnel, tous ces gens sont avant tout des assassins en niant la capacité de décider de chaque personne, en niant la capacité de chacun d’entre nous de choisir son propre destin et les conséquences (bonnes et mauvaises) qui sont intrinsèquement attachées au fait d’être vivant. Ces gens nient l’humanité en chacun de nous. Ces gens sacrifient des êtres humains qu’ils considèrent comme des numéros au sein de leurs agrégats macro-économiques pour leurs grands projets. J’ai envie de leur dire: «Mais laissez-nous vivre, bon sang!».

    Je ne sais pas où je veux en venir car je n’ai pas la solution. Je sais que je veux vivre libre. Je sais que les gens m’entourant croient au planisme et à l’organisation rationnelle de la société. Je sais que je ne veux pas être un collatéral pour un idéal supérieur (même si, de facto, c’est déjà le cas en partie).

    Je ne sais pas.

    Quel combat poursuivons-nous aujourd’hui? Est-ce celui de tenter d’évangéliser des personnes qui ont naturellement adopté une autre religion? Cette religion me paraît mortifère et inhumaine. Mais ai-je le droit de les sauver malgré eux-mêmes? Et qui suis-je pour considérer que mon idéal est supérieur et les sauver malgré eux-mêmes? Ne commettrais-je ainsi pas le même pêché que ceux que nous abhorrons? Ne serait-il pas plus moral de laisser ces gens vivre leur idéal et selon leur idéal? Et d’un autre côté, n’avons-nous pas aussi le droit de vivre selon notre idéal?

    Je continue à réfléchir. Rome, à ses débuts (-500 avant JC), a été très attractive par sa libéralité, parce que les patriarches ont accordé à la plèbe le droit de propriété sur le fruit de son travail. S’il vous plaît, dites-moi si je me trompe. En cela, la meilleure option des libéraux ne serait-elle pas de créer un îlot libéral? Et, comme semble le prouver l’histoire, le succès ne viendrait-il pas de lui-même? D’ailleurs, les idées libérales n’ont-elles pas toujours connu l’échec de l’adhésion dans les débats, alors qu’elles ont toujours connu le succès de l’adhésion lors de mises en pratique?

    Je ne sais pas.

    Mais lire Charles Gave me donne envie de parler et de participer au débat.

    Chacun trouve son aurore à sa porte. Je crois que j’ai envie de vivre au sein d’une grande communauté (pour ne pas dire «famille») libérale. Y a-t-il des gens qui croient en la catallaxie? Y a-t-il des gens qui veulent vivre cette catallaxie? Y a-t-il des gens qui croient que ce sont les règles morales de juste conduite qui sont souveraines et non les caprices de la majorité? Y a-t-il des gens qui croient en l’égalité des chances (id est l’égalité en droit; «equal opportunities» comme diraient les rosbifs) et non en l’égalité des patrimoines et des revenus? Y a-t-il des gens qui croient en la parole des talents, c’est-à-dire que l’argent ne se vole pas, ne tombe pas du ciel, ni se «gagne», mais se mérite, est créé par le travail, et que le travail qui produit le plus de valeur, qui améliore le plus le monde, mérite le plus d’argent?

    Bien à vous,
    Romain

    Répondre
  16. M. Gave, je pense que vous faites référence a ce vers magnifique d’Edmond Rostand (Chantecler Acte 2, scène 3):
    “- J’ai chanté dans du noir.
    Ma chanson s’éleva dans l’ombre, et la première.
    C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière !”

    On peut aussi se référer a Francis Ponge: “Il ne faut cesser de s’enfoncer dans sa nuit : c’est alors que brusquement la lumière se fait”.
    Peut-être que, malheureusement, la situation de l’Europe et de ses peuples est encore mieux illustrée par ce vers? Ce ne sera que lorsqu’une crise majeure apparaîtra que les peuples européens sauront surmonter ce problème. espérons que cela ne soit pas une nuit guerrière…

    La référence n’est malheureusement pas innocente car l’histoire nous montre que les montants de dettes astronomiques ont toujours été résolu soit par un abandon…soit par une guerre.

    Répondre
    • Merci pour ce rappel en indiquant l’origine du “C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière”… Je l’avais lu il y a très longtemps via Pierre Lance qui mettait en avant l’espoir d’une nouvelle aurore…
      Pour la seconde citation de Francis Ponge : “Il ne faut cesser de s’enfoncer dans sa nuit : c’est alors que brusquement la lumière se fait” ; je ne peux qu’être d’accord pensant que c’est vraiment au coeur de la dégénérescence (la nuit) que le renouveau se fait, qu’au coeur du désespoir que parait la lumière, lumière inéffable bien différente de celle physique, solaire, que l’on connait. C’est de cette lumière qu’autrefois (encore au XViéme siécle il me semble) on parlait, pensant qu’elle sortait des yeux, ceux-ci alors éclairant le monde. On expliquait alors doctement que s’il faisait nuit, c’était parce tous finissait par fermer les yeux… Et prenant conscience de la lumière solaire, l’on a alors jeté le bébé avec l’eau du bain. Exit cette lumière intérieure qui éclaire la pensée. Cet éclairage de la pensée-pesée visage modèle de la vie-sage et des pays sages, un artiste travaillant sur la lumière (chromocinétisme) a parfaitement illustré cela, probablement sans en comprendre toute la portée. Il s’agit de Gregorio Vardanega http://elyseesnumismatique.com/produit/medaille-bronze-la-justice-par-gregorio-vardanega/ Je viens de le découvrir et j’ai été surpris qu’il exprime en un dessin ce que j’ai mis 40 ans à comprendre.

      Répondre
  17. Bonsoir,
    Jolie référence à Vidkun Quisling, détestable d’entre les détestables.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vidkun_Quisling

    Cette expression était aussi dans le roman WorldWar Z, il y a 3ans. Roman assez divertissant.

    Sinon, j’approuve mais j’ai du mal à garder la foi et à continuer d’expliquer.
    A bientot.

    Répondre
  18. Ce qui est ahurissant c’est que ce qui est dénié par la Grèce c’est l’obligation juridique de remboursement de fonds qui lui ont été prêtés et non extorqués ou volés !
    Toutes les circonvolutions de langages et de postures et la cavalerie financière qui consiste à emprunter pour “rembourser” des emprunts échus, ne peuvent gommer cette évidence : Grecs vous avez emprunté hors de toute raison, vous ne levez pas d’impôts en correspondance de vos dépenses publiques, bref vous vivez aux crochets des citoyens de l’Europe qui sont essorés par les impôts !
    Maintenant, M. HOLLANDE va-t-il effacer la créance de la France et lever 42 milliards d’impôts pour couvrir cette créance impayée ? Même question à Mme MERKEL pour sa créance ?

    Répondre
  19. Bonsoir,
    Euros/pas Euros ?
    J’aimerai juste que l’on rende à César ce qui lui appartient . On peut dire tout ce que l’on veut mais le principal responsable du naufrage Français est nous même. Je ne vois pas quel bien attendre des politiques éternelles d’inflation /dévaluation du feu Franc. Nous coulons par action constante d’un mauvais management politico-industriel, un point c’est tout. Il faut absolument admettre cela, c’est vital . Même sans Euro, on ne pouvait pas poursuivre ainsi. Le monde a changé.

    Répondre
  20. Lundi 16 mars 2015 :

    J’ai vu une pièce de théâtre : « Les relations entre la Grèce et le FMI. »

    Acte 1 :

    En mars, la Grèce doit rembourser 1,5 milliard d’euros au FMI.
    En avril, elle doit rembourser 400 millions d’euros au FMI.
    En mai, elle doit rembourser 746 millions d’euros au FMI.

    Mais il y a un tout petit problème : la Grèce est en faillite. Elle est incapable de rembourser le FMI.

    Heureusement, le FMI a une idée géniale :

    Le FMI va prêter des milliards d’euros à la Grèce pour que la Grèce puisse rembourser l’argent qu’elle doit au FMI.

    Et comme ça, grâce à cette idée géniale, la Grèce aura l’argent dont elle a besoin pour rembourser le FMI.

    A la fin de l’acte 1, la Grèce rembourse le FMI.

    Acte 2 :

    Lors de l’acte 2, la Grèce sera confrontée à un tout petit détail : la Grèce devra rembourser le nouveau prêt que lui a accordé le FMI lors de l’acte 1.

    Mais il y aura un tout petit problème : la Grèce sera en faillite. Elle sera incapable de rembourser le FMI.

    Heureusement, le FMI aura une idée géniale :

    Le FMI va prêter des milliards d’euros à la Grèce pour que la Grèce puisse rembourser l’argent qu’elle doit au FMI.

    Et comme ça, grâce à cette idée géniale, la Grèce aura l’argent dont elle a besoin pour rembourser le FMI.

    A la fin de l’acte 2, la Grèce rembourse le FMI.

    Etc.

    A la fin de l’acte 97, la Grèce meurt, et Christine Lagarde ne comprend pas ce qui s’est passé.

    C’est une pièce de théâtre magnifique.

    http://www.romandie.com/news/Zone-euro-la-Grece-rembourse-une-tranche-de-prets-au-FMI/575325.rom

    Répondre
  21. Merci M. Gave pour cet article.

    Nous ne sommes pas encore tires d’affaire car il apparait de plus en plus clair que nos oints du Seigneur de Bruxelles veulent que la Grece sorte de l’euro et soit precipitee dans le chaos et ils font tout pour. Ce chaos constiturait une piqure de rappel pour les pays du Sud tentes par l’experience Syriza (Espagne, Portugal et Italie)

    La situation grecque est tres diifficile avec un gros pb de liquidité (15% des depots bancaires ont quitté le pays) et un retard enorme de rentrees fiscales.

    S’ils sortaient de l’euro il faudrait aux grecs une enorme discipline budgetaire (qui ne contenterait vraiment as les electeurs) pour ne pas sombrer

    Répondre
  22. Tres bien ecrit et tres bien dit.
    Et je suis convaincu par tout ceci.
    Maintenant la crise des elitres est mondiales.
    Ce n’est pas plus brilliant a Tokyo, a Washington, ou ailleurs.
    Et tous ces personnages sont elus au suffrage universel.
    Et cette crise n’est pas celle de l’Euro, mais celle d’un certain capitalisme deviant.

    Répondre
    • Euh, non.

      Il y a certainement un problème de crony capitalisme mais le probleme est BEL ET BIEN CELUI DE L’EURO.

      Voir papier du jour

      Répondre
  23. Gardons toujours en tête cette admirable réplique qu’Audiard met dans la bouche de Jean Gabin dans “Le Président”:
    “Lorsqu’un mauvais coup se mijote, il y a toujours une république à sauver”.
    Ce qui est vrai à l’échelle du pays (Valls en est la plus vibrillonnante illustration) est également vrai à celle de l’Europe.

    Répondre
  24. Oui, c’est la nuit qu’il est bon de croire à la lumière… Autrement, cela a beaucoup moins de valeur !

    Répondre
    • Mais non!!!! Justement l’inverse enfin!!!

      Répondre
    • Je croyais avoir dit la même chose que “pendant la profondeur de la nuit disait Péguy (je crois, à moins que ce ne fut Bernanos) qu’il est beau de croire à l’Aurore.”

      Répondre
      • Oui donc et quelle interprétation en faites vous Josik? Je réagissais sur la partie “cela a beaucoup moins de valeur”

        Pour moi, cela veut dire dans la même verve qu’un Lamartine, que les plus beaux combats sont les combats les plus fous, et que il n’y a de gloire, de beauté que de rêver ou de se battre pour le beau que quand il est presque impossible.
        Ce qui prete à confusion est le fait que l’aurore arrive toujours (comme après la pluie le beau temps) mais je crois que dans l’idée de l’auteur (que ce soit Bernanos ou Peguy), la métaphore laisse place au doute dans la réalisation potentielle du lendemain.

        Répondre
        • Oui, cela présuppose un “Quand on ne connait pas la durée de la nuit”.

          Répondre
    • Merci pour cet article Mr Gave,

      Toujours un plaisir de vous lire !

      Répondre
  25. Cher Monsieur Gave,

    Excellent article comme d’habitude.

    Just une remarque:

    Les neufs conseils que vous donnez sont très bien mais resortent plus de la philosophie et ne sont pas vraiment un programme. Ils font penser aux dix commandements qui sont très bien pour vivre sa vie. Mais cette vie se passe en société et par conséquent on doit se soumettre aux “lois” de cette société.

    Cet article n’est probablement pas le lieu pour proposer des solutions concrètes et peut être devriez vous écrire un article / pamphet/ livre sur les solutions pour remettre l’Europe dans la bonne direction.

    J’ai déjà le premier paragraphe : virer tous les “oints du seigneur”

    Répondre
  26. Constat implacable.
    La dette a été le moyen parfait de tuer le processus démocratique,avec la BCE qui désormais peut couper les vivres a la Grece en 2 minutes.
    ET le représentant ideal est Draghi,offrant aux oints du seigneur de l’argent gratuit en quantité illimitée pour continuer a depenser et ainsi garder la haute main sur le pouvoir
    Sinistre…..

    Répondre
  27. “c’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière” est, je crois, un vers d’Edmond Rostand.

    Répondre
  28. La pauvre Reine Marie-Antoinette n’a probablement jamais dit ça !

    Belle illustration de la calomnie, qui une fois lancée, court jusqu’au bout du monde et en fait inlassablement le tour.

    Répondre
  29. “l’Empire Romain, ce fantôme qui hante notre histoire”
    EtNArchie et eXarquat, deux structures d’occupation romaine…. Et nous avons l’ENA et Polytechnique… Comme c’est curieux !
    Notre administration serait plus une structure d’occupation par l’intérieur qu’autre chose… Parait que les tribus, pardon, les départements, ayant votés Mitterand en 1981 correspondent approximativement aux tribus s’étant ralliées à l’envahiseur romain ! Cf. Pierre Lance pour cette affaire.

    Répondre
  30. Cher Monsieur Gave,

    Vous avez raison !

    Mais la grande erreur, cela a été la “vitesse” à laquelle l’Europe s’est formée et cette vitesse a été rapide parce que les USA ont mis la pression dès le début.

    Demandez-vous si les USA comprennent l’Europe telle qu’elle est : assurément non ! Les Américains, dans leur mythologie profonde, ont un profond mépris pour la “vieille Europe” dont ils sont cependant issus.

    Toutes les différences entre l’assemblage des Etats américains et ce que l’Europe représente, c’est-à-dire un ensemble fait d’une juxtaposition d’Etats très différents les uns de autres, est considéré outre-Atlantique comme de vilains défauts de notre part. Eux constituent l’idéal, avec une centralisation à Washington DC et avec une monnaie unique.

    Ont-ils étudié les conditions indispensables sans lesquelles une monnaie unique ne peut fonctionner ? Je ne le crois pas. Les Européens se sont débrouillés en sachant que le résultat, fût-il bancal, serait bien accueilli à Washington.

    Je sais que Bécassine c’est votre cousine, mais je m’en fiche : je vous dis comment cela a fonctionné si vite et j’ajoute que la planche à billets de la FED a fait quelques tours supplémentaires pour pouvoir payer ce petit monde de technocrates et de politiciens européens, parmi lesquels pas mal “d’Oints du Seigneur” comme vous aimez les appeler.

    Mes meilleurs sentiments,
    J Vdb

    Répondre
  31. Le drame, c’est que ceux qui parlent de la façon la plus voyante contre l’Europe telle qu’elle est et contre l’euro, ce ne sont pas les libéraux, peu nombreux, mais le FN, et cela ce n’est pas un grand progrès.
    Pire, les critiques contre cette Europe et l’euro venant d’autres bords deviennent inaudibles devant le tam tam du FN et de l’assimilation possible dans des cerveaux moins subtils.

    Répondre
    • @GERLDAM
      Ce n’est pas un drame, c’est fait exprès.
      Il n’y a pas de meilleure façon pour torpiller les eurosceptiques que d’utiliser le vernis des extrêmes. Pour rappel, Moscivici avait apparenté Jacques Sapir au FN (alors que c’est plutôt, l’inverse) pour s’en sortir face à Marine Lepen qui lui faisait référence et mettait notre ancien ministre en grande difficulté sur l’Europe de l’Euro.

      Répondre
      • VINCENT L-F, Vous avez raison !

        C’est le Pouvoir qui utilise le FN pour lui faire ânonner les thèses à rejeter. A rejeter, car ce faisant, ce sont des thèses de l’extrême-droite, donc elles sont archi-mauvaises.
        Ce n’est pas pour rien que le Président Mitterrand a fait propulser le Front National sur le devant de la scène en lui ouvrant l’accès aux médias. Jean-Marie Le Pen savait que le Siège du Président n’était pas pour lui. Il se contente d’empocher les fruits des nombreux mandats qu’il obtient. Je ne sais pas jusqu’où Marine rêve d’aller, mais elle ne doit pas se faire des illusions.

        Mais de toute manière, si la France demande à pouvoir sortir des Traités, les discussions seront longues et le prix à payer sera lourd. Je pense même qu’on fera tout, du côté euro-atlantique, pour que ça ne réussisse pas.

        Il ne faut pas oublier que les USA, à l’issue de la Guerre 1939-45, se sont jurés de démanteler la puissance des nations européennes qui depuis des siècles se faisaient la guerre.
        Ils se sont imaginés une Europe unie à l’instar des USA. Un quasi continent unifié autour d’un seul centre de décision, d’un Parlement et d’un Exécutif et disposant d’une monnaie unique. Cela s’est construit au pas de charge de 1957 à 1999. La France a perdu sa souveraineté et l’Allemagne doit obéir à l’Amérique, au doigt et à l’œil, mais en retour elle reçoit aide et protection. Le Royaume-Uni dispose de la seule armée européenne digne de ce nom et doit la mettre à disposition des décisions de l’OTAN.

        Quand les USA déclarent que la Russie doit être considérée comme ennemie, les valets européens obtempèrent, alors que la Russie s’est démantelée elle-même en 1990 et sans verser une goutte de sang. Elle avait même ouvert ses portes à un néo-capitalisme sauvage qui lui a coûté un maximum. Les USA ne supportent pas Poutine, car ce n’est pas un petit roquet et qu’il a une vision et une poigne qui peuvent redresser quelque peu une Russie bien malade. C’est insupportable à leurs yeux.

        Zemmour voit la fin de la grandeur de la France à Waterloo. Mais oublie-t-il que Bonaparte est Premier Consul en 1799 et que Waterloo c’est en juin 1815 ? Cela a duré donc que 16 ans ! Une paille !
        En réalité le France est une Nation créée au cours d’au moins 6 siècles par les Capétiens et à leur profit exclusif. Mais ils gèrent très mal leur domaine. La fiscalité est aberrante et est irréformable par le pouvoir monarchique, trop brouillon. Louis XIV adore se chamailler avec ses voisins et son règne dure de 1660 à 1715, c’est long. Le France se ruine et perd la guerre de 7 ans en 1763. Le glas sonne.

        La Révolution commence en mai 1789, mais capote déjà en avril 1792 quand, essentiellement pour essayer de résoudre des problèmes de brouilles internes, l’Exécutif français déclare la guerre à l’Europe. C’est une euphorie factice qui elle, effectivement se termine en 1815.

        L’Allemagne, qui a souffert de l’invasion des troupes napoléoniennes, s’unifie en 1848 et achève cette unification en 1871, après avoir battu la France avec une facilité déconcertante.
        La guerre de 1914-18 se gagne grâce à l’apport de troupes américaines et canadiennes. Sinon, la fin était proche !

        Quand le 17 juin 1940 Pétain sollicite l’armistice, la France perd tout crédit à Washington. Les USA commencent alors à songer à l’après-guerre et au sort de l’Europe et ils la reconstruisent dans leurs projets, mais sans la connaître vraiment. Bien sûr ils s’arrangent pour que les guerres entre Nations européennes ne soient plus possibles et que l’ensemble ainsi créé leur soit favorable. Pour une Fédération, ils ne connaissent qu’un seul mode de fonctionnement : le LEUR.

        Ne croyez pas qu’ils vont abandonner leurs idées à ce sujet parce que vous, Français, témoignez de votre mécontentement.
        De tous les pays européens , s’il y en a un qu’ils détestent dans l’âme et depuis longtemps, c’est la France. Tenez-le vous pour dit ! Ils détestent votre manière de voir les choses. Trop latine, trop catholique ou voltairienne (les deux sont détestables à leurs yeux), trop futile en somme, peu pratique et efficace. Eux se targuent d’être le Peuple élu, façon biblique ! En réalité ils ne sont plus que des Puritains affadis. Mais cela, c’est une autre histoire…

        Répondre
  32. Bonjour,

    – Le fait de voter permet-il à un peuple de se donner le droit de ne pas rembourser sa dette publique ?

    Je veux dire, si vous dites le conseil d’administration a décidé de voter pour un PDG qui refuse de rembourser l’argent emprunté chez BNP, est-ce que BNP doit accepter ?

    – Nous n’avons peut-être pas recréer l’Empire Romain mais nous avons un Saint-Empire Romain Germanique ou Empire Allemand dominant un territoire équivalent au limites du IIIème Reich de 1941, peut-être que vos grands fonctionnaires pourront chevaucher l’Aigle noir. Pas mal …

    Répondre
  33. Vous oubliez que Juncker qui avait dit “Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens” (= dictature) est aussi un alcoolique notoire dont les Anglais ne voulaient pas , le Boris Eltsine de l’Europe .Notons aussi si je ne m’abuse qu’il reprochait aux Suisses (système et pays pour lequel j’ai la plus grande admiration ) leur système démocratique avec réferendum populaire (quelle horreur dites- moi).
    Souvenons-nous que le traité de Nice réprouvé par les Français a tout de même été ratifié ce qui confirme la philosophie “Juncker” .
    Tout récemment les 300 millions d’euros de fonds de tiroirs trouvés par le gouvernement grec proviennent de la sécurité sociale grecque (retraite, sécu) .

    L’Europe est allemande est eux se portent très bien merci quant à l’Europe du sud dont la France pays latins Hitler voulait en faire une zone de pastoralisation pour le repos du guerrier allemand ( aussi y pasteuriser nos plus de 300 fromages chers à De Gaulle “il y a autant de fromages que de jours dans l’année”) .
    La Grèce est le laboratoire de l’Europe et l’Espagne dans une moindre mesure .Grèce en faillite dont les recettes fiscales ont fondu de 20% en janvier …. dont on a l’impression qu’ils se sabordent comme avait fait les Allemands suite à l’occupation de la Ruhr suite aux réparations …. à suivre de près .

    Répondre

Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *