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L’enseignement de l’économie en France est, comme on le sait, pathétique. En classe de seconde, il se réduit actuellement à une heure trente par semaine sous la forme d’exploration ne donnant pas nécessairement lieu à notation. Afin d’alléger encore un programme jugé trop ambitieux par  les syndicats d’enseignant, en regard du volume horaire alloué, le ministère de l’Education Nationale a rendu facultatif le thème du marché  (« Comment se forment les prix sur un marché ? »). En revanche, on peut s’étonner que parmi les cinq thèmes obligatoires qui  subsistent  « Comment devenons nous des acteurs sociaux » reste obligatoire !

Cette éducation est encore marquée par idéologie fausse, de caractère utopique et para-religieux  qui imprègne toutes nos institutions. On la voit à l’œuvre dans l’oligarchie des fonctionnaires qui gouverne, réglemente, légifère à son seul profit et aux syndicats qui imposent leur loi. On ne peut qu’espérer que les français se déprendront un jour de ces idéologies hostiles à la liberté pour la bonne raison qu’ils sont un vieux peuple libre.

 

Des programmes qui sont des machines à casser l’économie française

 

Pour le moment, on peut être inquiet quand près de 50% des français ont l’intention de voter pour des candidats au programme économique farfelu (Le Pen, Hamon, Mélenchon …) dont le résultat sera de créer un peu plus de chômeurs. Augmenter systématiquement le SMIC, c’est empêcher tous ceux qui ne sont pas qualifiés de trouver un emploi. Limiter les salaires, c’est encourager les entreprises à déménager leur siège social en dehors de France. Nationaliser la Banque de France, c’est tuer irrémédiablement l’assurance-vie et rendre pratiquement impossible tout financement normal sur les marchés internationaux… Toutes ces idées qui ont déjà échoué partout, permettront de transformer la France en grande SNCF dont les résultats ne sont pas particulièrement probants.

 

Pour tous ceux qui souhaitent comprendre ce qui peut se passer sur l’Euro, le protectionnisme  et le revenu universel, voilà quelques éléments :

 

La sortie de l’Euro proposée par Marine Le Pen mériterait un vrai débat

 

Le constat que l’Euro ne fonctionne pas est facile à faire. Il a favorisé une partie de l’Europe du nord (Allemagne) au détriment d’une Europe du sud et nous en payons le prix avec la création à Bruxelles d’un monstre technocratique non élu qui ne perdure que par la force monétaire de la Banque Centrale Européenne.  L’euro n’est pas le seul  responsable de tout ce qui ne fonctionne pas mais il y contribue largement car il permet à des pays, comme la France de ne pas faire les réformes indispensables pour relancer notre économie.

 

La monnaie européenne détruit l’Europe que nous aimons tous, celle de la diversité, et viole les souverainetés nationales pour forcer chaque nation à se fondre dans un monstre technocratique que les peuples rejettent. Partout le populisme progresse en Europe.

La sortie de l’Euro, si elle est concertée et organisée et surtout accompagnée de réformes courageuses n’amènera aucune catastrophe. Ce ne serait pas la fin de l’idée européenne mais peut être une renaissance.  Il vaut mieux que l’Euro s’arrête avant qu’il ait détruit totalement l’Europe. J’invite le lecteur, du reste, à feuilleter notre excellent dossier mis à jour sur le sujet « Pourquoi et comment l’Euro détruit l’Europe »

 

 

Le protectionnisme de Marine le Pen est une mauvaise idée

 

La France a déjà expérimenté dans le passé une tentative de protectionnisme qui n’a pas duré très longtemps. Napoléon avait déclaré « les îles britanniques en état de blocus » en 1806. C’était le début de la guerre économique que l’Empereur entendait mener contre la Grande-Bretagne. Pratiquement, cela interdisait toute importation anglaise sur le territoire français. Une foule de règlements douaniers  instaure « un système continental » censé servir d’instrument d’attaque et de conquête économique.

 

Face à ce blocus, les anglais décident en 1809 d’interdire à tout navire britannique d’accoster en Europe. La France et l’Europe dominée par Napoléon n’a plus accès aux denrées qualifiées à l’époque de « coloniales » (coton, sucre,café, indigo)

 

Dans un premier temps, l’économie française est confortée par la suppression de la concurrence anglaise. L’industrie du coton prospère en particulier les entreprises Oberkampf (les toiles de Jouy) et Richard Lenoir,  mais très vite les matières premières viennent à manquer et il devient impossible d’importer de nouvelles machines textiles que seuls les anglais savent fabriquer ni évidemment les pièces de rechange.

La consommation augmente entre 1807 et 1810. Malheureusement, avec la concurrence des « fabriques allemandes », les chiffres du commerce extérieur se dégradent très vite.

La stratégie qui consiste à « punir » l’Angleterre qui va quitter l’Union Européenne serait une mauvaise stratégie.

 

 

Le revenu universel de Benoit Hamon est un miroir aux alouettes

 

Le revenu universel sans condition est un nouvel avatar des 35 heures qui va s’ajouter à l’ensemble des aides du Père Noël étatique, miroir aux alouettes qui dispense chacun de se sentir responsable de son destin. Prétendre que l’on va instituer l’autonomie universelle grâce à une allocation universelle, c’est militer pour la dislocation du corps social

 

C’est dommage qu’il n’y ait pas de débat, car  les dépenses de protection sociale explosent. Elles atteignent aujourd’hui 620Md€. Ces dépenses sont financées par les cotisations sociales, par l’impôt mais aussi par le déficit de la dette publique. Une centaine d’aides sociales différentes sont versées par une multitude d’acteurs publics, ce qui double le coût de distribution des aides (1,46% du PIB contre 0,88% en moyenne dans l’UE. Le Royaume Uni a décidé d’unifier ses 51 aides sociales en un « crédit universel » plafonné au niveau du revenu moyen. En France, réunir le RSA, les allocations logement, la PPE, l’AAH en une seule allocation plafonnée avec un seul guichet et un seul fichier permettrait au minimum d’économiser 800M€ par an.

Une allocation sociale unique qui aurait pour objectif  d’ancrer dans la société la conviction qu’il est plus intéressant de travailler que de vivre de minimum sociaux serait une bonne idée.

 

 

L’exemple vénézuélien est devant nous

 

Les programmes économiques des candidats farfelus suivent dans les grandes lignes ce qui a été mis en place en Argentine, au Venezuela ou à Cuba.  Les résultats, seront un appauvrissement généralisé et une fuite de tous les cerveaux sur fonds de démagogie sociale. Inutile de dire que dans ces conditions, il est illusoire d’espérer que nous puissions conserver un taux de change fixe avec qui que ce soit. Il faut regarder l’évolution du cours des monnaies des trois pays mentionnés plus haut, ainsi que l’évolution de leurs niveaux de vie. L’immobilier à Caracas ou à Buenos Aires n’a pas été un très bon placement, sans parler de La Havane, si chère à la gauche Française. Tocqueville constatait déjà que « Les Français préfèrent l’égalité dans la misère à la prospérité dans l’inégalité »

 

Rappelons tout de même que en mars 2013,  Victorin Lurel, le ministre des Outre-mer de François Hollande a représenté la France aux obsèques du président vénézuélien Hugo Chávez. Il a transmis à cette occasion un message d’amitié de la France aux autorités et au peuple vénézuéliens conclut le bref texte (Le Point 07/03/2013)

 

En revanche, quand le Royaume-Uni a enterré le mercredi 17 avril 2013 Margaret Thatcher, aucun ministre français n’a traversé la Manche pour assister aux funérailles du premier ministre anglais de 1979 à 1990.

Quelle tristesse…

 

Auteur: Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux, titulaire d’une licence en droit de l’Université de Paris X. Il a été successivement fondé de pouvoir à la charge Sellier, puis associé chez Nivard Flornoy, Agent de Change. En 1987, il est nommé Executive Director chez Shearson Lehman Brothers à Londres en charge des marchés européens et membre du directoire de Banque Shearson Lehman Brothers à Paris. Après avoir été directeur général associé du Groupe Revenu Français, et membre du directoire de Aerospace Media Publishing à Genève, il a créé en 1996 Concerto et Associés, société de conseil dans les domaines de le bourse et d’internet, puis SelectBourse, broker en ligne, dont il a assuré la présidence jusqu’à l’ absorption du CCF par le Groupe HSBC. Il a été ensuite Head of Strategy de la société de gestion Montpensier Finance.

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23 Commentaires

  1. l’ état n’ est pas la solution, l’ état est le problème
    libérons les énergies

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  2. Bonjour
    Puisque nous parlons de l’avenir de la France, pourquoi parle t-on rarement dans les média de l’endettement total de la france: public, +entreprises+ménages?
    En 2014 selon la banque de france ( source wikpédia) la dette des agents non financiers était d’environ 124% du PIB, avec les 96% du PIB de dette publique, la dette totale était donc de 220% du PIB ( chiffre arrondi) – je ne parle même pas des engagements hors bilan de l’état.
    je ne crois pas que les marchés négligent cet état dans leurs prévisions.

    Pour rappel, l’endettement des ménages en France est passé de 87% du PIB en 2000 à 124,5% en 2014 tandis qu’en Allemagne, ce taux passait sur la même période de 118,9% à 91,2%.

    Merci d’avance pour votre réponse éclairée.

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    • SI, les médias en parlent, un peu mais ce sont des montants tellement énormes que cela ne représente plus rien pour personne. Et comme les politiques s’en arrangent depuis 74, personnes ne se demande pourquoi cela devrait s’arreter un jour.

    • L’endettement des agents non financiers hors Etat est à relativiser par rapport à l’endettement de l’Etat. Les ménages et les entreprises produisent les richesses, contrairement à l’Etat qui n’en produit pratiquement pas. Leur capacité d’endettement raisonnable dépend du flux des richesses futures qu’ils vont produire à l’avenir et qui servira au remboursement des dettes. C’est la dette de l’Etat qui inquiète, pas la dette privée qui est légitime.

      Plus que le niveau des dettes, c’est le bilan financier qui doit être regardé, surtout lorsque le patrimoine détenu dépasse de loin le niveau d’endettement.

      Le différentiel d’endettement entre ménages français et allemands résulte en partie des différences d’évolution des prix immobiliers.

      Au niveau des entreprise, la fiscalité de chaque pays influence les comportements. Il ne vous a pas échappé que la fiscalité française s’acharne contre le capital. Alors, il ne faut pas être surpris que la dette bancaire soit le principal moyen de se financer en France, tandis que les entreprises allemandes sont correctement dotées en capitaux.

      Le système de retraite influence également le financement des entreprises, donc leur taux d’endettement. Le système par répartition prive l’économie française d’une source précieuse de capitaux (manque de capitaux estimé entre 3500 et 4500 milliards). S’il existe entre 3 et 4 fois plus d’ETI en Allemagne par rapport à la France, cela n’a rien de mystérieux.

  3. En voyant passer tous ces cygnes noirs au-dessus de nos têtes, je me demande à l’instar de Nassim TALEB si un jour un cygne blanc ne va passer. Il suffit d’être patient peut-être.

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    • « Comme les politiques s’en arrangent depuis 74, personnes ne se demande pourquoi cela devrait s’arreter un jour. »

      Petit calcul. Le budget de la France est en déficit, chaque année, sans interruption depuis 1975.

      Cela signifie que 100 % des Français de 60 ans et moins ont passé la totalité de leur vie d’adulte, de leur vie d’électeur, depuis l’âge de 18 ans, dans un pays qui n’a jamais connu un seul budget à l’équilibre.

      Et pourtant, pendant tout ce temps-là, ils ont vu l’administration fonctionner, les trains rouler, les hôpitaux soigner, les écoles recevoir les élèves, etc.

      Comment voudriez-vous qu’une part notable de ces gens-là, quand vous leur dites que le déficit et la dette représentent un grand danger, ne réagissent pas comme des enfants à qui on retire la sucette de la bouche ?

      Forcément, ils sont persuadés que vous leur racontez des mensonges pour des raisons bassement intéressées.

  4. Il se trouve que je donne des cours à un élève de 1ère ES. déjà le « S » m’a fait frémir. Je m’attendais au pire et je n’ai pas été déçu. Songez seulement que l’un des auteurs le plus cité dans le manuel d’économie (sic) est J. Généreux, actuel auteur du programme économique autant débile que mortifère de Mélanchon.
    Pour le reste, à chaque page, je dois expliquer à mon élève que ce qui est écrit dans son manuel (et dit dans son cours oral) est, soit faux, soit très approximatif soit coupable de la plus grosse faute en économie, celle de nier la formule de Bastiat « en économie, il y a ce qui e voit et ce qui ne se voit pas » et d’oublier ce qui ne se voit pas au premier abord.
    Quant au manuel d’histoire, c’est tout autant pathétique.

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    • J’ai vécu le même traitement : enseignement nul en économie et on ne connaissait que Keynes, bon c’était pas la grande école quand même.
      Aujourd’hui je ne fait pas le poids devant mon neveu quand j’essaye de lui expliquer que ce que son super prof marxiste lui explique n’est pas tout à fait la vérité !
      Pourtant ce que je sais je l’ai vécu , la réalité de l’entrepreneur Français je la connais, mais non, rien à faire, le fruit est bel et bien pourris !!

  5. Steve

    J’ approuve totalement votre commentaire !
    Merci de l’avoir écrit et de l’avoir fait ici où je crains malgré tout qu’il ne rencontre que peu d’écho.

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  6. « Comme l’avait dit JFK, la question n’est pas de demander ce que le pays peut faire pour vous, mais ce que vous êtes prêt à faire pour votre nation »
    Cette phrase aurait aussi bien pu être prononcée par un dictateur, communiste par exemple.

    La question est de demander à la nation de lâcher les basques des entrepreneurs et alors ceux ci feront, sans forcément être prêt à le faire, bien plus pour leur nation.
    Le consommateur est un être éminemment égoïste, et certainement pas un doux rêveur, il n’achète que ce qui lui convient au meilleur prix…

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  7. « La stratégie qui consiste à « punir » l’Angleterre qui va quitter l’Union Européenne serait une mauvaise stratégie. »

    Mais bien sûr, ça fait un bon siècle qu’Albion s’est faite évincée de tous les marchés industriels par les Allemands, les Américains, les Français puis les Japonais et Chinois sans parler des autres « petits pays » (Scandinaves, Suisse …).

    Il ne le reste que des pièces d’avion, ah oui Rolls-Royce a du plomb dans l’aile ! 4 à 5 milliards de pertes.

    Il leur reste quoi ? La finance ? Bientôt à Dublin, Frankfurt …
    L’immobilier ? Achète des immeubles hors-de-prix intéresse les Russes, Qataris qui veulent mettre au chaud leur fortune, nous on s’en cogne.

    https://archive.org/details/cu31924031247830

    « Made in Germany, »
    by Williams, Ernest Edwin

    Published 1896

    Aujourd’hui les machines-outils sont produites en Allemagne, en Autriche, en Suisse … dans les pays de races germaniques principalement et aussi scandinaves.

    Les matières premières viennent de Russie et d’Afrique … qui ne sont plus des colonies britanniques.

    L’Europe produit à peu près tout, Albion ne produit que des pièces d’avion, et assemble des voitures pour le compte d’étrangers avec des pièces made in UE.

    Il ne leur reste qu’à jouer les Copperfield, faire illusion avec une croissance de 0.7 % sur le dernier quadrimestre basé sur de la consommation à crédit comme avant 2008, ils n’ont rien ni rien oublié.

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  8. Une solution plutôt que de casser complètement l’Euro serait d’avoir deux devises par pays de la zone Euro.
    Une devise nationale pour les transactions purement internes à chaque pays.
    Une devis internationale – l’Euro – :
    + pour les transactions intraeuropéennes
    + pour les transactions mondiales.

    En particulier, les instruments financiers de la BCE et la dette étatique ne pourraient être qu’en Euros.
    Il y aurait un cours flottant de l’Euro par rapport aux devises nationales, dont la détermination serait laissée au marché, à l’instar du dollar aujourd’hui au niveau mondial

    Les devises nationales ne pourraient pas sortir de leur pays respectifs.

    L’idée est de conserver une Eurozone vis-à-vis du reste du monde, tout en permettant les ajustements de compétitivité par le change en intra-européen et en stabilisat les économies purement domestiques.

    Avec les puissances de calcul actuelles, ce ne serait pas difficile à mettre en oeuvre.
    En tous cas moins risqué qu’une explosion cataclysmique de l’Euro.

    Bref, un nouvel ECU ouvert disponible pour la totalité du monde économique.

    —–

    Je travaille souvent avec la Chine. Leur vision est que l’Europe est une forteresse protégée par ses réglementations incompréhensibles. C’est ressenti par eux comme du protectionnisme. (Pas forcément à tort.)

    Le problème est que les européens en pâtissent tout autant que les étrangers… Une jeu perdant-perdant.

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    • C’est du protectionnisme ET surtout du capitalisme de connivence.

      Les gagnants de ce jeu sont les ploutocrates et les politiques.

      Et nous, le peuple, sommes bien entendus perdants.

    • En même temps, les mamans chinoises préfèrent le lait européen pour leurs bambins que le lait chinois, elles préfèrent aussi se faire soigner ici. C’est bien de critiquer les normes de sécurité sauf que les gens les préfèrent.

  9. Trop vrai ! tant que plus de 53% de la population française
    sera incapable de calculer en fin d’année un taux d’intérêt de 2% sur 100E donné
    les utopistes de tous poils auront de beaux jours devant eux !!!
    les jeunes ne sont pas formés à dessein sur une économie de base dans les cours de notre belle éducation nationale !
    Pathétique!

    Répondre
  10. Deux points rapides :

    Concernant l’enseignement de l’économie, il faut également rappeler que les profs eux-mêmes sont souvent « idéologisés » et leur « bible » est Alternatives économiques.
    N’oublions pas non plus que Nathalie Artaud la candidate de Lutte Ouvrière est prof d’économie dans un LEP (pauvres élèves).
    Il y a quelques années, j’avais dit à ma fille qu’elle pouvait dormir pendant les cours.

    A propos du blocus continental imposé par Napoléon : ça a failli réussir (l’Angleterre était asphyxiée) mais ça a surtout conduit à une fuite en avant : invasion d’une partie de l’Europe pour faire respecter le blocus et, bien sûr, échec final face à l’Angleterre.

    Répondre
    • artaud alternatives economiques:
      Oui et ne pas oublier que Hidalgo est inspectrice du travail.

      Pour le blocus dont le but était d’aboutir à une négociation.

      Beaucoup de similarités c’est un sujet crucial.
      La Grèce a été mise sous blocus.
      La Russie aussi début 2015.

    • Il est difficile de parler de libre échange,
      avec des devises faisant autant yoyo,
      et des oligarques qui s’en sont mis plein les poches.

      Ce qui est certain:
      1/ le multi latéralisme a de beaux jours devant lui
      2/ les chinois n’ont pas fini de subir quelques externalités négatives.
      (1 T de réserve c’est rien.
      1 T = 10 000 000 d’apparts à 100 000usd soit une SEULE ville chinoise)

      pas encore lu
      http://russeurope.hypotheses.org/5711

    • La Grèce n’a pas été mise sous blocus, il faudrait apprendre la définition des mots avant de les employer.

      La BCE a simplement coupé le crédit à un emprunteur montrant sa volonté de faire sauter le système (Ministre spécialiste de la théorie des jeux).

      Le pays était libre d’emprunter dans n’importe quelle autre devise, d’importer ce qu’elle voulait … C’est juste que PERSONNE n’a confiance dans cette bande d’escroc.

  11. Concernant le protectionnisme, il me semble que Marine Le Pen vise en particulier un pays comme la Chine. Un pays qui, comme vous le savez, ne respecte pas les règles de l’OMC à son plus grand profit, tout en pratiquant le protectionnisme lui ! D’ailleurs la Chine n’a-t-elle pas logiquement appelé – par anticipation d’un changement des règles avec les Etats-Unis de Trump – à « plus de libre-échange » avec l’Union européenne aux dernières réunions de Davos ? Je ne parle même pas des Etats-Unis et « l’extraterritorialité de leur droit » !
    Il ne serait pas ici question de « punir » la Chine ou les Etats-Unis, mais bien de s’en « protéger » (protection-nisme), comme eux se « protègent de nous ». Mais comment peut-on jouer la compétition économique avec des pays qui ne joue pas avec les mêmes règles que nous ? Quelle stratégie proposeriez-vous ?

    Répondre
    • Comme l’avait dit JFK, la question n’est pas de demander ce que le pays peut faire pour vous, mais ce que vous êtes prêt à faire pour votre nation.

      Êtes vous prêt à payer plus cher pour des produits fabriqués en France, quitte à vous battre pour que votre salaire soit augmenté?
      Êtes vous prêt à refuser à vos enfants et à vous même des jouets médiocres mais peu chers fabriqués ailleurs?
      Et êtes vous prêt, pour commencer, à vous débarrasser de votre télévision afin de mieux résister à la pression publicitaire qui s’exerce en permanence sur vous?
      Bref, êtes vous prêt à vous recentrer sur l’essentiel et vous nourrir de la beauté de la France et de la relation à vos semblables plutôt que de suivre ceux qui croient qu’ils sont parce qu’ils ont?
      Cordialement

    • @Steve.
      La question est bonne, mais la réponse malheureusement trop évidente…
      Qui parmi nous est assez structuré moralement, intellectuellement et spirituellement, qui a suffisamment de force de caractère et de capacité de persévérance pour tenir une telle démarche ?
      Bien peu, l’Etat y a veillé, depuis 1968.

    • @ Sassy

      « La Russie a été mise sous blocus début 2015. »

      C’est une plaisanterie ? Voudriez-vous nous dire quelles sont les marchandises que la France a interdit d’acheter à la Russie, ou de lui vendre ?

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