FavoriteLoadingAjouter aux favoris

image_pdf

Je viens de finir le dernier livre de  Jean-Claude Guillebaud « Je n’ai plus peur »  et je ne saurais trop en recommander la lecture à mes amis de l’IDL. Guillebaud est ce qu’il est convenu d’appeler un Chrétien de gauche (Journaliste  à Témoignage Chrétien, au Monde diplomatique, correspondant de guerre au Monde), ce qui d’habitude n’est pas ma tasse de thé. Mais curieusement, il m’a toujours beaucoup intrigué  et j’ai du lire tous ses livres. La  cause de cet intérêt qui ne se démentît  jamais est simple : c’est un homme qui est intellectuellement honnête et qui cherche à comprendre.  Et il ne change pas sa grille de lecture en fonction de ce qu’il découvre sur le terrain. Il ne ment pas pour défendre son camp. C’est donc un honnête homme au sens du XVIIIème siècle Français, et entendre son point de vue, c’est s’enrichir intellectuellement.

Son dernier livre raconte son histoire personnelle et il s’agit donc d’une espèce d’autobiographie  et comme il a mon âge, les événements qu’il a traversés sont aussi ceux qui ont marqué ma vie, ce qui me touche car il parle avec beaucoup de délicatesse des souffrances que les uns et les autres ont enduré. Il écrit des choses bouleversantes sur les guerres dont il a été un témoin privilégié.

Fils d’un général Gaulliste, sa mère était une « pied noir » Algérienne, opposée à l’indépendance et donc sa famille fut traversée de part en part par les drames qui ont marqué la  rupture des deux communautés et ses parents se séparèrent.

J’y reviendrai.

Dans ce livre, il explique que les Polynésiens ont une conception très intéressante de la coupure qui existe dans toutes les sociétés entre les sédentaires et les aventuriers.  Dans chaque génération, il y a des gens des arbres et des gens des pirogues. Les gens des arbres veulent vivre là où ils sont nés, les gens des pirogues quand à eux veulent voir si l’herbe n’est pas plus verte dans l’ile au delà de l’horizon. Mais tous, ils savent que sans arbres, il n’y aurait pas de pirogues, et que sans les gens des pirogues, il n’y aurait pas sans doute assez d’arbres pour tout le monde…Et donc les deux espèces se comprennent et s’aiment bien puisque les deux savent que chacun est né homme des arbres ou homme des pirogues.

Ce qui m’amène à la deuxième de mes lectures, celle du dernier livre de Philippe de Villiers. Monsieur de Villiers est un homme des arbres. Il décrit merveilleusement l’éthique qui sous tendait toute la famille des Villiers, tous soldats (et non pas militaires), tous n’ayant qu’un but: «servir» la France, ce qui en ces temps là était la marque de l’élite, de gauche comme de droite. Il décrit avec un talent de plume qui ne se dément jamais sa stupéfaction quand, jeune élève de l’ENA, il rencontre tous ceux qui allaient déterminer l’histoire de la France. Et là, sa surprise fut totale.

Tout d’abord, les énarques dans leur majorité n’avaient absolument pas intégré la notion de « Service Public » qui était jusque là le ciment essentiel qui unissait toute la haute fonction publique en France. Tout le mode de sélection les préparait à faire des carrières individuelles les plus brillantes possibles, le seul but étant de ne pas fâcher les puissants du moment. Comme le disait le chancelier d’Aguesseau au XVIIIème siècle : « Avoir l’esprit vif et une plume facile passe pour de l’intelligence en France ». Nos énarques étaient choisis en fonction de ces deux critères et cela se voyait très clairement.

Ensuite, ayant été mis en contact de façon fortuite et tres tôt dans sa carrière aussi bien avec Chirac qu’avec Giscard, il fait des deux un portrait terrible. Pour Chirac, qui à l’évidence l’amusait, il explique que dans le fond c’était un grand ambitieux, bénéficiant d’une force vitale inouïe, mais sans aucune conviction ni aucun projet pour le pays.

Il est beaucoup plus sévère pour Giscard que Monnet aurait convaincu que l’histoire de France était terminée tant la France était trop petite pour peser sur le cours des choses et que donc elle devait disparaitre pour se fondre dans un Etat fédéral Européen, ce qui était d’ailleurs la thèse de la haute administration Française et des socialistes. Le but de Giscard était donc tout simplement la disparition de la Nation.

Et donc, il découvrit avec stupeur que tout le personnel politique influent et que tous les media étaient non pas  des « hommes des pirogues » ou des « hommes des arbres », ce qui aurait été compréhensible, mais des hommes qui méprisaient ce que la France avait pu représenter dans son Histoire. En fait, ils n’aimaient pas la France et constituaient ce que de Gaulle avait appelé «le parti de l’étranger».

Mais il y a pire.

Non contents de constituer le parti de l’étranger, ils en étaient venus à mépriser profondément  les « gens des arbres» Français, c’est-à-dire ceux qui comme Philipe de Villiers ne vivaient que par les racines qu’ils avaient profondément enfouies dans le sol de France. Et ce mépris était le fait de toute la classe politique de gouvernement, de droite comme de gauche. Eussent-ils été des gens des pirogues de qualité, ils auraient pu lancer la France vers des horizons nouveaux et prometteurs vers lesquels les Français auraient pu se projeter. Il n’en fut rien, leur seul but étant de se constituer des rentes en utilisant la connaissance qu’ils avaient des mécanismes administratifs Français ou Européens pour faire croitre un pouvoir totalement stérile. Et cela, ils le firent en abandonnant les gens des arbres  locaux à leur triste sort. Ils ouvrirent de fait la France à ces gens de l’étranger,  tout en se protégeant eux-mêmes autant qu’ils le pouvaient,  et en laissant les Français de base complètement dépourvus du soutien auxquels ils auraient eu droit pour s’adapter a ce monde qui s’ouvrait .

Et l’on s’étonne que le Front National fasse des plus hauts dans les sondages.

Depuis Pétain, personne n’a plus trahi la France que ces gens là mais au moins Pétain avait l’excuse de prendre le pouvoir, ou plutôt de le ramasser tant il était tombé bas, après la plus grande défaite militaire de notre histoire.

Revenons à mes deux auteurs.

Chacun aura compris que je pense que Jean-Claude Guillebaud est un homme des pirogues, mais de  grande qualité. Et quelque chose dans sa biographie m’a beaucoup touché. Pour rester sain d’esprit, il a consacré tout son temps libre et une grande partie de ses revenus à restaurer dans le centre de la France la gentilhommière que son père occupait après la séparation d’avec sa femme

Et il explique ces sacrifices en disant que pour lui c’était une question vitale.

Quelque part, sous l’homme des pirogues on retrouve l’homme des arbres. Et tous ses amis dans la région étaient de robustes chênes. En lisant son livre, on ne peut s’empêcher de penser qu’il ne semble pas avoir une grande considération pour la gens politico médiatique qu’il croisait lors de ses retours à  Paris. Homme des pirogues, il l’a été plus que quiconque, mais cela ne voulait dire en rien qu’il méprisait les gens des arbres avec qui il avait passé son enfance. Et cela me fait penser au poème de du Bellay (je cite de mémoire ce poème que j’avais appris tout seul pendant ma quinzième année)

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage

Ou comme cestui la qui conquit la toison

Et s’en vint, plein de sagesse et de raison

Passer au pays le reste de son âge

On peut être homme des pirogues toute sa vie et vouloir mourir au pays. Et pour cela, il faut tout faire pour que le pays ne meure pas. Ce qu’il a fait.

Quant à Philippe de Villiers,  homme des arbres s’il en fut, puisqu’on voulait lui couper ses racines ainsi qu’à tout le reste des Français, il se lança dans une entreprise complètement folle : Créer au milieu de la Vendée un « lieu » ou les Français pourraient se retrouver tous ensemble pour littéralement communier dans leur histoire commune.

Il a donc créé, au Puy du Fou (peut-on imaginer un nom plus Français ?) un parc d’attraction dont la vedette unique est la France, une espèce d’anti Disney World. Et c’est un succès immense, non seulement Français, mais mondial, ce qui montre bien que la France encore quelque chose à dire au monde.

En conclusion, je fais un rêve un peu fou.

J’aimerais qu’aux prochaines élections Présidentielles, le pays ait le choix entre deux hommes de qualité. L’un représentant les arbres et ma tentation serait de proposer Philippe de Villiers lui-même, l’autre représentant les pirogues, mais là je n’ai pas de nom qui me vienne à l’esprit.

Mais bien sûr, cela impliquerait que nous nous soyons d’abord débarrassés des représentants minables du parti de l’étranger qui occupent le terrain depuis la mort de Pompidou, qu’ils soient de gauche ou de droite. Or, ils ne vont pas se laisser chasser sans combattre tant le sort du pays leur importe peu.

J’ai donc des doutes.

Mais j’ai bien dit que c’était un rêve.

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 " Des Lions menés par des ânes "(Editions Robert Laffont) où il dénonçait l'Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage "L'Etat est mort, vive l'état" Editions François Bourin 2009 prévoyait la chute de la Gréce et de l'Espagne. Il est le fondateur et président de Gavekal research (www.gavekal.com) et Gavekal securities.

Partager sur

33 Commentaires

  1. « pas depuis la mort de Pompidou! mais depuis son entrée en fonction! »
    Tout à fait d’accord avec vous Sassy2, c’est sous son mandat présidentiel en compagnie de VGd’Estaing (un nom d’emprunt payé avec l’argent public ?), que la France a perdu sa souveraineté économique pour le plus grand profit
    d’intérêts privés étrangers(banque Rothschild entre autres) et pour assurer l’avènement de la dictature non consentie(Referendum 2005)d’une « Union » Européenne dévolue à l’administration US, aux banques et aux trusts militaro,pharmaco,tabaco, et agro-chimiques, dont les lobbyistes pullulants, écrivent directement les textes de lois scrupuleusement retranscrits en droit national, au mépris de la notion même de démocratie.
    Il va être temps de trouver un vrai chef d’état.

    Répondre
    • Ah, voila il faisait longtemps. La loi de 1973 et son mythe grossier

      Bon, je pose stéphane soumier içi et je vous laisse avec la partie alain Soral de cet argument éculé d’autant que là, il est saupoudré juste ce qu’il faut de haine du bourgeois capitaliste, alter mondialiste en Diable; ZAZ , sors de ce corps!

      « Mais par quelle opération de quel esprit saint la France aurait-elle pu fabriquer de la dette sans en payer le prix ? La banque de France serait donc parée des vertus de ce pauvre Midas, transformant en or tout ce qu’elle touche, elle aurait financé nos déficits à foison si la méchante loi de 73 ne l’avait mise entre les mains des Rothschild et de la finance mondialisée.

      Et oui, des Rothschild, car ils sont au cœur de ce mythe et ceux qui le propagent ne peuvent pas ignorer qu’ils racontent une version contemporaine du Juif Süss (ici), que l’histoire de la ruine de la France par la loi de 73 est d’abord une histoire antisémite »….

      http://eco-vibes.over-blog.com/article-la-loi-de-73-et-le-mythe-de-l-argent-gratuit-113721370.html

    • Comment vous dire cher Monsieur Gave… Merci.
      On respire avec vous! Parce que cette obsession pour la loi de 73 commençait à me peser!
      En gros ceux qui considèrent cette loi comme l’origine absolue du mal, regrettent que la France n’ait pas eu l’idée de retenter l’expérience allemande à l’époque du III Reich, avec le système Schacht!
      Par ailleurs je me demande ce qui motive un tel acharnement à tromper. Détourner les gens des vrais enjeux? Discréditer un grand homme politique dont le courage politique fut admirable? Je ne sais…

  2. Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage
    ou comme cestui la qui conquit la toison
    et puis est revenu plein d’usage et raison
    vivre entre ses parents le reste de son age

    Pardon, Monsieur Gave de cette correction, mais j’ai toujours aimé ce vers de fin….. » entre ses parents « ….
    Cordialement

    Répondre
  3. Monsieur Gave,

    Vous dites: « l’autre représentant les pirogues, mais là je n’ai pas de nom qui me vienne à l’esprit. »

    Aller, l’homme des pirogues, vous savez que c’est vous !

    Répondre
    • Cher pierre,

      Peut être que Charles Gave est un homme des pirogues, effectivement sa vie l’illustre toutefois, il ne sera pas l’homme des pirogues du renouveau présidentiel, ah ça non!

  4. La France est, de plus en plus, un homme des arbres.

    Elle fut un homme des pirogues. Elle ne l’est plus.

    Son arbre est l’Europe. Elle s’y accroche désespérément, aussi branlant soit-il…

    En d’autres termes, la tentation du repli frileux sur soi n’est pas à reprocher à ceux qui veulent une France indépendante, souveraine, tournée vers le monde… elle est à reprocher à ceux du camp d’en face, qui ne jurent que par l’Europe (et le parapluie américain)…

    Répondre
  5. La France se trouve prise dans un inextricable réseau de privilèges au plan intérieur et elle est placée elle-même dans un système global dominé par l’argent. Le gouvernement français ne peut rien gouverner d’important, dominé par les US, l’Union Européenne, l’Allemagne, et les monarchies du golfe. Ses élites sont soumises à ces forces et la France à cause de sa dette a perdu toute souveraineté.
    Défaire tout cela sous-entend des efforts inhumains mais il y a des précédents, comme la chute de l’URSS à laquelle j’ai assisté, ayant vécu de nombreuses années à Moscou. Il y a une cabale hégémonique globaliste dont le but est à la fois une monnaie mondiale et un gouvernement mondial. Cette cabale tire sa force du contrôle de l’argent puisqu’on lui a donné l’exclusivité de battre monnaie et de décider des taux d’intérêt. J’ai été moi-même, comme Charles Gave je pense, gestionnaire de fortune pendant plus de 40 ans, et comme lui, je sais comment le système financier mondial ne peut que gagner jusqu’à un certain point. La santé des économies, pas plus que la santé d’ailleurs des gens, n’est un objectif pour cette cabale.
    Il faudrait donc une double renaissance, en cercles concentriques, qui renverse cette cabale hégémonique mondiale et la cabale des oligarques Français. La tâche semble compromise dirons nous. Seules des dissidences mondiales et nationales pourraient y parvenir, du même ordre que celles citées par Soljenitsine dans le livre de De Villiers. Il faut des lucioles, alors que les masses sont sans réactions, et les complicités organisées. Rêvons…

    Répondre
  6. comme homme des pirogues j’ai pensé à Nicolas Hulot (je plaisante 🙂 ).

    Répondre
  7. En tant que militant, je me demande : Et pourquoi pas l’UPR d’ailleurs?

    J’ignore si vous vous y êtes un peu intéressé à ce parti, au vu de la censure (regarder la description des listes régionnales dans les journaux pour vous en rendre compte) qui est effectuée dessus.

    Vous êtes en train de citer De Villiers, qui ne reviendra pas en politique, mais vous ignorez peut-être qu’Asselinaut, à la tête d’un parti de 9000 adhérents (deux fois plus qu’à EELV) qui bataille actuellement pour obtenir les parrainages pour la campagne présidentielle, avait participé au lancement de sa liste dissidente dans les années 90.

    Si vous cherchez à soutenir un homme des arbres intègre actuellement en politique, il me semble être un choix judicieux.

    Quel est votre avis sur ce personnage?

    Répondre
    • l’UPR est un parti étatiste façon Colbert, anti-américain, anti-libéral, saupoudré de complotisme. Je pense que M. Gave (même si je ne le représente pas) n’est pas intéressé par ce parti.

    • Charles a déja rencontré asselineau
      et même s’il a le plus grand respect pour tous les inspecteurs des finance, ce n’est pas son idée

  8. Toujours stimulant que de vous lire.
    Urbaine installée en campagne, et folle d’histoire locale, je me sens du voyage !
    Et les séparations et distinctions ne sont pas toujours claires, je veux dire aussi.

    Ce commentaire avant tout pour avancer ici la thèse d’Henri Guillemin sur Pétain : préparer et au combien sa venue au pouvoir est peut-être plus proche de la réalité…
    Grand gaillard méconnu, ce Pétain, qui me fait froid dans le dos, personnellement, mérite aujourd’hui particulièrement d’être examiné. Il pourrait bien faire davantage écho aux pouvoirs actuels qu’il n’y paraît (haute organisation, cynisme).

    Répondre
    • Merci de nous suivre. Oui, il existe un écho très fort.

    • j’ai 40ans et aucune ascendance compromettante à supposer qu’il en existe.

      On ne peut reprocher à Pétain de s’être dédit, d’avoir voulu construire une europe, d’avoir jamais menti. (sauf par omission)
      Guillemin n’avait pas accés aux archives diplomatiques, Lacroix riz si : la solution Pétain laval était bien avancée: dés 1934 (de mémoire). (plus revelations récente sur l’organisation octogon)

      ce qu’on peut reprocher à l’ump et encore plus au Ps… en revanche est d’avoir été amplement pétainiste dans sa méthode, (tout en conspuant un Pétain décédé…)
      Pour des trahisons encore plus grandes à mon avis, sur toute l’europe. Faits qui méritent d’autant plus la cour martiale ou autre, qu’ils ont été commis en temps de PAIX et alors que le communisme était MORT depuis longtemps.
      Par exemple aujourd’hui l’etat est tel que l’on parle de taxation exceptionnelle, de censure alors qu’il n’y a même pas eu de guerre!

    • ceci est d’autant plus facile à dire que ce n’est pas un probleme strictement franco français de parodies ou de petain/laval qui s’ignorent

      Suivre

      Jim Rickards
      ‏@JamesGRickards
      .@irosh_joe The monetary elites are « post-nationalist. » They care about global power & governance. They don’t care about the United States.
      Voir la traduction
      RETWEETS
      42
      FAVORIS
      28

      11:52 – 29 oct. 2015
      Répondre Retweeter

  9. les gens des arbres: peut être y a-t- il ceux des sous bois et ceux de la canopée, cela ne fait pas toujours bon ménage et leurs racines ne cohabitent qu’un temps pour se concurrencer….delà la pirogue….

    pour les gens de la Vendée et de l’Ouest dont la révolte fut abattue et massacrée et dont l’Histoire timidement établit les faits et leur horreur, les pirogues des gens de l’Etranger dans une opération mal montée et les tactiques des gens des arbres dans une rivalité désorganisée ont ensemble sombré, placés sous le joug d’un Etat terreur et le feu de généraux élevés depuis au rang d’avenues, généraux piroguiers de cet Etat aux racines en partie constitutionnalisées depuis également

    Le succès du Puy du Fou est une réhabilitation par delà une lourde condamnation d actes révolutionnaires dont quelques uns en Vendée et au Puy du Fou se sont faits les acteurs audacieux puis les médiums

    Répondre
  10. J’aime bien cette parabole de l’arbre et de la pirogue mais elle ignore les connards qui veulent changer les arbres et les pirogues, dommage !

    Répondre
  11. Mr GAVE, si DEVILLIER peut reconstruire notre pays, je verrais bien aussi parmis les hommes d’honneurs que notre pays a besoin Mr TAITTINGER.
    Quand pensez vous?

    Répondre
  12. Et cet homme des pirogues pourrait-il être vous Monsieur Gave? Moi, je fais un rêve…

    Répondre
  13. (Décidément cher « Sassy2 » on vous retrouve partout.)

    Concernant notre ANE ( ENA ) adoré, il est regrettable de ne pas remarquer qu’au cours de l’Histoire, à chaque fois que vous mettez en place une situation de monopole ( une école, un distributeur d’électricité,…) vous aboutissez constamment à un pouvoir qui s’exerce au détriment de la société. Il ne peux pas y avoir de monopole pour l’éternité. C’est ce concept même du brevet: récompenser et protéger l’innovateur pendant un moment, ou bien encore du protectionnisme. Mais si les acteurs intègrent qu’ils peuvent faire tout et n’importe quoi, que leur rente perdurera et qu’ils ne seront pas puni, alors comme pour les banques centrales et Goldman Sachs et Co, vous aboutissez à une situation où les prix et les valeurs n’ont plus cours, où un pouvoir déjà à l’origine dictatorial le devient encore plus et où l’intérêt général est menacé.

    L’essence même du libéralisme économique, le vrai, c’est la Concurrence Pure et Parfaite et pas son contraire le monopole.

    A partir du moment ou vous avez un monopole, l’individu qui peux évoluer dans ce cadre n’est plus ni « arbre », puisqu’il n’est plus rattaché par rien, n’a plus de Devoirs, mais n’est plus non plus « pirogue » puisqu’il fera tout pour ne pas perdre son privilège, ne pas s’aventurer au-delà ( vers la création, la découverte,…) auquel cas il n’a plus sa place de monopole.

    Répondre
  14. (Décidément cher « Sassy2 » on vous retrouve partout.)

    Concernant notre ANE ( ENA ) adoré, il est regrettable de ne pas remarquer qu’au cours de l’Histoire, à chaque fois que vous mettez en place une situation de monopole ( une école, un distributeur d’électricité,…) vous aboutissez constamment à un pouvoir qui s’exerce au détriment de la société. Il ne peux pas y avoir de monopole pour l’éternité. C’est ce concept même du brevet: récompenser et protéger l’innovateur pendant un moment, ou bien encore du protectionnisme. Mais si les acteurs intègrent qu’ils peuvent faire tout et n’importe quoi, que leur rente perdurera et qu’ils ne seront pas puni, alors comme pour les banques centrales et Goldman Sachs et Co, vous aboutissez à une situation où les prix et les valeurs n’ont plus cours, où un pouvoir déjà à l’origine dictatorial le devient encore plus et où l’intérêt général est menacé.

    L’essence même du libéralisme économique, le vrai, c’est la Concurrence Pure et Parfaite et pas son contraire le monopole.

    A partir du moment ou vous avez un monopole, l’individu qui peux évoluer dans ce cadre n’est plus ni « arbre », puisqu’il n’est plus rattaché par rien, n’a plus de Devoirs, mais n’est plus non plus « pirogue » puisqu’il fera tout pour ne pas perdre son privilège, ne pas s’aventurer au-delà ( vers la création, la découverte,…) auquel cas il n’a plus sa place de monopole.

    Mais bon, j’écris cela pour vous dire aussi que peux-être Mr F.Asselineau de l’UPR, pourrait faire la « pirogue » de Mr Gave, bien qu’il soir lui-même de l’ENA et en plus un fonctionnaire, il est en tout cas plus crédible qu’un Hollande ou qu’un Sarko.

    Après bon, ce qui est intéressant c’est qu’il veuille en finir avec l’euro. Mais, je ne pense pas que l’on puisse laisser des gouvernant aussi incompétents, fous et irresponsables continuer de vivre à nos dépend, de détruire nos vies.
    Personnellement, je préfère saisir ce moment politique ( perte de légitimité des gouvernements et des banquiers, de la monnaie, remise en doutes, crises, …. je vous renvoi aux travaux de Mr Gave ou aussi de Mr Bertez) pour aider à la mise en place d’un nouveau système monétaire, créer une société Démocratique où tous le monde à voix ( car l’Humanité ne cesse de progresser) que de détruire ma vie pour payer des taxes, des impôts pour les retraites des vieillards mauvais des dernières générations qui ont amené l’Humanité aux heures tragiques que nous connaissons. Sans vouloir vous insulter.

    L’entrepreneuriat existe aussi en politique, mais il est désintéressé, ne vise pas les mêmes but, s’inscrit à très long terme et est extrêmement rentable. Et la demande aujourd’hui est énorme.

    C’est aussi ce que vous faites en ce moment.
    Le XXe siècle va prendre fin, les décisions politiques ne peuvent plus être prise derrière le dos des gens ( même par des gens qui se revendique plus intentionné, …), auquel cas on retomberait dans le même problème du monopole.
    Je vais même vous confier un secret: les gens sont intelligent. Mais ne le dites pas surtout.

    Répondre
    • Vous oubliez que « Les vieillards mauvais » dont vous parlez se sont battus pour vous permettre de vivre librement dans ce pays.Et vous, vous faites quoi pour votre pays, à part geindre et regarder votre nombril ? Commencez déjà par prendre quelques cours d’ortographe et de Français auprès de vos aînés, cela vous grandira un peu.

  15. pas depuis la mort de Pompidou! mais depuis son entrée en fonction!

    A qui lui demandait quelle serait sa déclaration pour le bicentenaire de la naissance de Napoleon, s’il avait encore été en exercice, le general Degaulle-aprés 2 secondes de reflexion-dit :

    -ai entendu ceci sur europe 1 pendant la lecture de meyer financier de genie dans lesquels monnet (nixon kennedy s, buffet, de gaulle…) sont abondamment cités (cette lecture de 1986 est cruciale car AUCUN à part Buffet n’a voulu ou n’a cru une seule seconde le monde actuel monétaire de 1998 ltcm/2000/2015 comme possible: il auraient tous cru à une énorme blague)-:

    « Nous avons engraissé les mêmes félons et nous avons eu le même successeur : LOUIS XVIII »

    si vous ne comprennez pas ca, vous ne pouvez comprendre l’histoire de France et ce qui pourrait bientôt se passer dans un cas comme dans l’autre en europe
    si vous en mesurez aussi la portée vous devinez que vladimir Poutine est le seul dirigeant effectif europeen

    Répondre
  16. Telle une piqûre de rappel, il n’est jamais inutile de se rappeler combien le monde de la politique est cynique et combien dans ce théâtre les acteurs plus ou moins bons ne font que réciter un texte écrit par d’autres. Ce qui est chagrinant c’est que la vie politique française est sensée être financée par des dons privés et de l’argent publique et malgré tout les acteurs au sommet de l’affiche ne sont que des valets d’intérêts de multinationales corruptrices. Au moins aux USA, lorsqu’Hillary Clinton insulte les patrons et les riches en général en recevant des millions des grandes banques d’affaire, n’est dupé que celui qui veut bien l’être… Voilà peut être pourquoi le cynisme est possiblement supérieur encore en Europe et en France en particulier.Seul hic de taille quand on veut énoncer convenablement des idées en se rattachant à des traditions de pensées françaises, De Villiers commet la même erreur que Zemmour lorsqu’ils décrivent avec un certain talent le capitalisme de connivence, ils le nomment imprudemment « libéralisme ». Sur le volet libertaire des idées sociétales, je n’y vois aucun libéralisme non plus mais du progressisme avec cette volonté perpétuelle qu’on trouve dans tous les totalitarismes de vouloir de gré ou de force de changer l’homme. C’est ainsi qu’on peut comprendre que les anciens ou nouveaux communistes (EELV) n’ont jamais et n’auront jamais la cohérence de renoncer au collectivisme en matière économique. C’est ainsi qu’à mon avis l’individualisme de nos sociétés s’est développé et les besoins qui en découlent juste en réaction à une société de plus plus autoritaire et intrusive.
    Excellent article par ailleurs.

    Répondre
  17. Tout ça, commentaires compris, va de la racines à la cime des choses.

    Et nous sommes bien d’accord pour considérer que l’esprit de « Service » s’est arrêté à Pompidou.

    Cela étant où avait-il commencé car si on regarde la III°. et la VI°, il faut faire l’inventaire et si on regarde l’histoire (Celle de la France) on est étonné de cette successions de bassesses et de grandeurs.

    Mes félicitations pour ce bel articles

    Répondre
  18. Très belle image que celle des pirogues et des arbres! Etant moi aussi de votre génération, je me souviens de Giscard qui se flattait d’avoir pu à l’ENA, je crois, démontrer une proposition avec force arguments et, dans la foulée démontrer son contraire toujours avec force arguments. Quand on peut dire le même jour blanc et noir, on ne doit jamais se retrouver à la tête d’une nation. Mon autre souvenir, dont on voit bien les conséquences dramatiques aujourd’hui, fut le regroupement familial.
    Quand à Chirac, le fait de pouvoir déjeuner trois fois à la suite pour plaire à de futurs électeurs ne m’a jamais paru la marque essentielle d’un homme d’état. Sans parler de sa seule action durant ses deux mandats: durer.

    Répondre
    • Hollande et Sarkozy sont pareils, Merkel aussi d’ailleurs, seul compte les sondages, leur drogue dure.

      On fait rien, on temporise, on se montre devant les caméras, 2 ou 3 phrases préparées pour être diffusées au JT de 20h, puis on attend, on prend pas de risque, on suit les mouvements d’opinions et quand quelque chose de graves (émeutes de 2005, crise de l’€, migrants aujourd’hui, bonnets rouges, grèves à tout) arrive, on fait rien, on tarde, on attend que ça parte tout seul et dans le cas contraire on dépense l’argent public pour noyer le tout, en espérant que la côte de popularité dans les sondages n’ait pas trop baissé.

      Ces politiques gouvernent pour plaire aux médias, en espérant que ceux-ci diront du bien d’eux et les feront monter dans les sondages.

      En Français, on dit « fromages blancs ».

      En Allemand, on a inventé un néologisme pour ça : « Merkeln »

      Cette politique a pu faire illusion en Allemagne à cause des réformes Schröder mais montre ses limites devant l’invasion migratoire.

      Le pire n’est pas leur incompétence qui pourrait être pardonnée, mais se servir sans vergogne de l’Etat à leurs fins personnelles et foutre en l’air des secteurs entiers de leur pays.

      « A quoi songe un élu ? A être réelu »

      Charles Maurras

  19. Ce poême appris tous seul à 15 ans, finalement comme un plan de vie de Charles ????
    Gens des pirogues, gens des arbres, c’est joliment dit. J’ai joué l’homme des pirogues, ce qui a permis à mon cousin de bénéficier de la gestion de la ferme parentale sur lequel j’ai quand même -difficilement- gardé un pied à terre… Mais bien souvent le retour à la maison de l’homme des pirogues est mal venu… Histoire de mon enfance de ces bretons alors caillassés ; pour moi, beaucoup plus tard, pluies de pavés administratifs à mon encontre, empêché d’habiter et de travailler au pays. Les choses se sont calmés.

    Répondre
  20. Pétain a essayé de sauver les meubles après le désastre, c’est trop facile de le critiquer alors que la plupart des gens ont rasé les murs à l’époque.

    Si ça peut vous rassurer, Mme Merkel s’est mise à détruire l’ALLEMAGNE tant haïe …

    A part les Britanniques, tous les dirigeants européens trahissent systématiquement leur pays (Monti, Tsipras, Chirac, Sarkozy, Hollande, Giscard, Kohl, Merkel ou le président portugais récemment…) pour l’Europe.

    Quelqu’un comme Berlusconi, un peu trop italien, et assez indépendant financièrement a été foutu à la porte pour avoir remis en cause l’€.

    Mais pour compléter ces analyses, il faut aussi parler de la trahison des clercs, tous ces journalistes qui par exemple défendaient le TCE en 2005 contre le peuple, tous ces pseudos intellectuels qui se pavanent sur les plateaux.

    Répondre
    • Berlusc indépendant mais pas de successeur…
      (idem pour Trump/ ou Ross perot d’ailleurs)

      Mais ce n’est pas le cas de tout le monde…
      il y a un pays en particulier auquel je pense
      ahahaha.
      et le cartel informel ou « Bureau de coordination » (Ayn Rand) va buter dessus precisèment parce que la personne a un successeur en pleine forme

Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *