La thèse que je vais défendre dans le papier de ce 26 Mai 2026 est la suivante : dans les douze mois qui viennent, la population française va devoir choisir entre un sursaut comme il y en a eu tant dans notre histoire et la disparition de notre pays comme acteur de l’Histoire
Pourquoi ? Parce que, en 2027, nous allons avoir la conjonction d’une crise économique quasiment sans précédent depuis 1798 et d’une échéance électorale essentielle .
Crise économique.
- Les prix de l’énergie se sont envolés, et le prix des produits raffinés risquent de rester élevés même si le prix du brut baissait compte tenu du nombre de raffineries qui ont été détruites dans le monde.
- Voilà qui va aggraver une récession qui allait avoir lieu de toute façon. Il semble que l’économie française soit en effet déjà rentrée dans une nouvelle période de contraction. La preuve en est que le chômage recommence à augmenter.
- Cette aggravation du chômage va automatiquement amener à une détérioration des comptes publics, ce qui revient à dire que le déficit budgétaire hors paiement des intérêts va passer très au-dessus de 6 % par rapport au PIB français.
- Ce ralentissement économique coïncide avec une hausse des taux longs et courts un peu partout dans le monde, et les taux d’intérêts sur les OAT sont déjà au-dessus du taux de croissance de notre pays, ce qui veut dire que la France est d’ores et déjà dans une trappe à dettes.
- Il paraît donc évident que le service de la dette va exploser à la hausse, ce qui détériorerait encore plus le déficit budgétaire.
- Il est donc probable que le prochain Président, une fois élu, devra suivre les ordres du FMI, la France ayant enfin perdu toute souveraineté
La France, l’orgueilleuse Nation, comme l’appelait Bismarck, n’existera plus.
Rien de cela n’est bien nouveau pour ceux qui lisent ces billets.
Ce qui est nouveau c’est ce que je vais dire maintenant.
Échéance électorale.
La campagne présidentielle va commencer doucement, quelque part après la rentrée scolaire et accélérer ensuite pour culminer en Mai prochain avec le débat entre un candidat lambda et le candidat de l’Etat profond.
Et tous les gens raisonnables dans le passé ont bien entendu toujours voté pour le candidat de l’Etat profond.
Mais cette élection sera différente. Elle aura lieu au moment où le désastre économique créé par les traîtres qui nous gouvernent depuis si longtemps sera à son paroxysme.
Et peu de soldats français auraient voté pour Gamelin en Juillet 1940.
Il n’est donc pas impossible qu’il n’y ait pas de candidat de l’Etat profond au deuxième tour.
La grande différence entre cette élection et les précédentes est que dans un an nous serons sans doute en plein milieu de LA crise financière qui marquera la fin du social clientélisme et du capitalisme de connivence, les deux cancers qui nous ont tué et qui furent mis en place par Mitterrand.
Ce que me dit mon expérience est donc tout simplement que nous allons entrer au plus tard au début de l’année prochaine, dans la crise financière et dans la campagne électorale, EN MÊME TEMPS.
Les Français vont donc devoir choisir leur nouveau Président en plein milieu de la crise financière qui marquera la fin de la Sociale Démocratie.
Je suis embarrassé à l’idée de devoir me citer, mais j’ai mentionné à plusieurs reprises qu’entre ce qui se passe à Bruxelles aujourd’hui et ce qui se passait à Moscou sous Brejnev, il y a la même différence qu’entre le Coca Cola Zero (Bruxelles) et le Coca Cola normal (Moscou)[1].
Les deux sont du poison mais le Coca zéro apparemment tue plus lentement, mais tout aussi sûrement que le Coca classique..
Les deux systèmes ont exactement les mêmes racines philosophiques.
Et la plupart des pays d’Europe encore gouvernés par cette sociale démocratie mortifère sont agonisants : La Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique sont aussi malades que nous le sommes, mais nous avons-nous, en France, une caractéristique singulière : nous sommes les seuls à ne pas avoir vu émerger un ou plusieurs partis souverainistes …, qui feraient l’analyse que le problème se trouve dans la perte de nos souverainetés et que la solution est donc de sortir de l’Europe.
Partout ailleurs, nous avons de tels partis, en Grande Bretagne Reform, en Allemagne l’AFD, qui ont fait l’analyse que la seule façon de s’en sortir serait de récupérer les souverainetés transférées à Bruxelles et revenir à l’Europe des Nations, chère à de Gaulle.
Pas chez nous, où ceux qui devraient tenir ce rôle, les dirigeants du RN, ont décidé que le plus important était d’être invité aux goûters d’anniversaire dans la cour du château avec les autres petites filles.
Et donc, à ce jour et à ma connaissance, personne parmi les candidats « sérieux » ne reprend l’antienne gaulliste que quand les forces légalement élues trahissent le pays, le devoir de tout homme d’Etat est de dire que ces forces ne sont plus légitimes et d’offrir une alternative au Peuple.
Et donc, si nous n’avons pas de parti souverainiste qui émerge, les citoyens voteront par défaut pour le RN nous allons nous trouver devant un écroulement semblable à 1940 avec le RN à qui on demandera de signer l’armistice, qui le fera sans problème ce qui le déshonorera à jamais.
En fait, il n’y a pas la moindre chance de redresser notre pays si nous restons dans l’Euro, dans Schengen, dans la cour européenne des droits de l’homme et autres foutaises et ceux qui disent le contraire mentent et savent qu’ils mentent.
Il est donc temps de dire la Vérité au peuple: On peut sortir de l’Europe et redresser la France, mais on ne peut pas redresser la France et rester dans l’Europe.
Et prétendre qu’une fois élu, on changera l’Europe revient à dire que les Nazis ayant gagné, il fallait trouver des accommodements avec eux. Tout le monde parle du général de Gaulle, mais on les voit tous agir comme Pétain.
Et derrière cette idée se trouve la certitude que les élections législatives de 2027 seront plus importantes que les élections présidentielles.
En 1958, le personnel de la IVème République avait été balayé.
En 1981, il en fut de même pour les centristes de Giscard.
En 2027, les Coppe et autres Bertrand vont disparaître à jamais..
J’appelle donc à l’émergence d’un parti souverainiste et donc anti-construction européenne telle qu’elle a eu lieu.
Et ce parti sera facilement majoritaire lors des élections législatives.
Encore faut-il qu’il existe.
« Rien de mal ne peut arriver à un pays si les hommes d’honneur se lèvent et parlent à temps » disait Edmond Burke et cette phrase est l’en-tête de tous les documents produits par l’IDL.
Trois personnes, que j’ai rencontré me semblent avoir compris ce que voulait dire Burke :
- Le maire de Cannes, Lisnard.
- Le maire de Nice, Ciotti
- Marion Marechal.
Et je demande donc à ces trois personnes : Mettez-vous d’accord et lancez ensemble un parti vraiment souverainiste, qui aurait dans son programme de sortir de l’Euro et donc de l’Europe, de sortir de la Cour européenne des Droits de l’Homme, de reprendre le contrôle de nos frontières et de notre justice et de donner aux Français le référendum d’initiative populaire qui leur permettra de supprimer le Conseil Constitutionnel et d’enfin mettre messieurs Fabius et Juppé en prison.
Et pour la première fois de ma vie, je serai très honoré de m’encarter dans un parti, et si je pouvais avoir la carte numéro quatre, les trois premières étant déjà prises, j’en serais vraiment très heureux.
Il est temps de brûler vos vaisseaux et de prendre l’avion pour Londres.
[1] Pour ceux qui veulent en savoir plus sur cet écroulement inéluctable, lire mon livre : « La Vérité vous rendra libre » chez Pierre de Taillac, Éditeur qui a tiré a plus de 50000 exemplaires et dont personne n’a parlé.
L’Union Soviétique était l’Empire du Mal, la Social-Démocratie est l’Empire du mensonge.
Charles Gave

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