Eco – graphiques

3:14:06 2016.03.20
La colère des peuples charles 6 - Taux de chomage et marge brute des societes

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La ligne rouge représente ce que l’INSEE appelle la marge brute d’autofinancement des entreprises installées en France, en pourcentage du PIB. Il ne s’agit donc pas des bénéfices du CAC 40 mais de la mesure la plus simple de la rentabilité du capital investi EN FRANCE. Ce ratio entre deux flux, les profits et le PIB a été avancé d’un an et demi, c'est-à-dire poussé sur la droite d’un an et demi. (ie: projection) La ligne bleue quant à elle représente le taux de chômage en pourcentage de la population active.   Quelques remarques sur ce graphique s’imposent à ce point de l’analyse.  
  1. La rentabilité du capital en France a baissé prodigieusement de 1974 /1985 qui furent les années d’abord du « Libéralisme avancé », grande idée du désastre Giscardien, suivies par les années ou le programme commun fut appliqué.  De 1985 à 2008, nous avons eu une stabilisation aux alentours de 23 % du PIB. Depuis 2009, nous avons perdu encore quatre points de rentabilité.
  2.  Le taux de chômage SUIT la rentabilité des entreprises avec un délai moyen d’environ 18 mois. La relation est de la baisse de la rentabilité au chômage et non pas comme le croient les Keynésiens du chômage à la rentabilité. (et que personne ne vienne me parler de la poule et de l’œuf…)
  1. Ce que les statisticiens appellent le taux de corrélation entre les deux variables est aux alentours de 90 %. Le carré du taux de corrélation s’intitule le coefficient de détermination et il est donc de 81 %. Cela veut dire que 81 % du taux de chômage est déterminé par la rentabilité du capital investi dix huit mois plus tôt.En termes clairs, cela signifie que si la rentabilité du capital baisse de deux points, le taux de chômage monte de deux points 18 mois plus tard…
  1. Comme la rentabilité du capital investi vient de remonter d’un point en raison de la dévaluation de l’Euro, il est probable que le chômage va baisser dans les 18 mois qui viennent, ce qui permettra à monsieur Hollande de nous expliquer qu’il a réussi son pari de « renverser » la courbe du chômage.
  Ces points étant acquis et vérifiables dans TOUS les pays du monde, que se passerait- il dans un pays normal si le but réel était de faire baisser le chômage ?   Les hommes politiques devraient s’interroger sur la baisse structurelle de la rentabilité du capital en France et une fois le diagnostic fait, prendre des mesures pour y remédier. D’après nombre d’études internationales faites par l’OECD ou le FMI, l’une des causes principales de cette baisse structurelle serait que le code du travail est d’une complexité inouïe ce qui empêcherait les embauches par les entrepreneurs. Et à ce sujet, nous venons d’assister à un psychodrame totalement Français. Une réforme du code du travail vient d’être proposée et je dois confesser que je n’ai pas beaucoup étudié son contenu tant j’étais sûr qu’en fin de parcours, toutes les « forces de progrès » se ligueraient pour empêcher tout changement. Et bien sur, je me suis trompé, et je n’ai pas été déçu en bien, comme disent les Suisses. Rien n’a changé, si ce n’est que le Président a d’abord rajouté quelques complications visant à renforcer le pouvoir des syndicats dans les PME et TPE mais qu’en plus le point d’indice des fonctionnaires a été augmenté, ce qui coutera au budget de l’Etat environ 7 milliards d’Euro. Voila qui risque d’empêcher le chômage de baisser comme il aurait dû le faire si monsieur Hollande ne s’en était pas mêlé. Devant un tel désastre l’observateur non partisan doit se poser la question : pourquoi cette préférence pour le chômage de la part de notre classe dirigeante ?   A cette question, il existe deux réponses non mutuellement exclusives.  
  1. Une incompétence inimaginable. Les hommes qui nous dirigent seraient Marxistes et penseraient que l’économie est un gâteau de taille fixe qu’il convient de partager. Et, en bonne théorie Marxiste, la plus value, c'est-à-dire le profit n’a aucune justification ni économique ni morale. Il s’agit d’un vol et leur rôle est donc de punir les voleurs.Ils ne comprennent pas que le profit est la rémunération du risque comme l’ont montré Schumpeter et Solow et donc leur but est de capturer ce qui pour eux est une rente injustifiée, pour l’accaparer au profit de leurs troupes. Tant qu’a faire de voler, autant que ce soit à leur profit.
  1. Un enfantin machiavélisme politique. Pour eux, hommes de l’appareil étatique et socialistes (ce qui revient au même), maintenir une majorité de Français dans une situation de dépendance et de précarité c’est assurer leurs réélections. A la masse des fonctionnaires qui votera toujours pour eux, on peut rajouter l’ensemble de ceux qui sont sans emplois et que l’on entretient à grands coups de prébendes. Si en plus, on réussit à créer une espèce d’apartheid grâce auquel un tiers des Français n’a pas son mot à dire lors des élections, alors les deux partis de gouvernement (socialistes de gauche et socialistes de droite tels Giscard, Chirac ou Sarkozy) qui suivent tous la même politique  peuvent alterner au Pouvoir en ne recueillant qu’un peu plus du tiers des votes. Le bonheur total.
Voila ou nous en sommes. Toynbee, le grand historien Anglais avançait que le rôle des élites dans un pays était de répondre aux défis qui se posaient à la société. S’ils n’y arrivaient pas et apportaient de fausses solutions, alors les mêmes défis se représentaient… jusqu’à ce que les élites soient changées, au besoin de façon révolutionnaire, ce qui entrainait un changement de régime. En cas de nouvel échec, le pays, la société ou la civilisation pouvaient disparaitre… On songe à l’Amérique Indienne dont la Civilisation a disparu lorsque les Conquistadores sont arrivés. On peut citer l’Allemagne en 1934 après le Traité de Versailles de 1918 qui consacrait le suicide de l’Europe. On songe à l’URSS qui a crevé du Marxisme. De nos jours, on peut mentionner le Moyen et le Proche Orient. On ne peut s’empêcher de citer aussi les institutions Bruxelloises qui toujours apportent les mauvaises réponses (Euro, politiques migratoires etc.…) aux questions qui tracassent les peuples. Nous en sommes là et le salut ne viendra pas d’un homme providentiel mais ne peut venir que du Peuple Français qui devra se lever et faire entendre sa voix. Déjà, les voix des Peuples Polonais, Hongrois, Américains, Anglais se font entendre.   Les élites devraient se méfier de la colère des Peuples.      
7:05:11 2015.12.14
Quid des métaux précieux regle de decision pour l'argent metal -Quand le graphique est hachuré en bleu, cela veut dire que le cours de  l’argent métal a fait mieux que le cash (en incluant le paiement des intérêts sur le cash) depuis au moins deux ans. -Quand le graphique n’est pas hachuré, le cash a fait mieux depuis deux ans que l’argent ou l’or, et  dans ce cas, je ne vois vraiment aucune raison d’avoir de l’argent ou de l‘or puisqu’il fait moins bien que le cash. Il y a environ trois ans, l’argent a commencé à sous performer le cash et donc fidèle à mes principes, j’ai recommandé de vendre l’or. Et je m’en porte très bien. Et  comme il continue à sous performer,  je n’en achète pas…   Le lecteur va me dire : « mais l’or et l’argent sont beaucoup montés depuis 1920 »… Certes, certes, mais beaucoup moins qu’un portefeuille d’actions, qu’un portefeuille d’obligations  ou même que le cash sur lequel on touche des intérêts… En fait, en pouvoir d’achat, il est à peu prés au niveau de 1920.   Pour résumer, pour gérer de l’argent il faut rester discipliné et donc suivre quelques principes :  
  1. N’introduire une valeur dans son portefeuille que si on comprend pourquoi elle doit être là.
 
  1. Ne s’intéresser qu’au bilan et pas au compte d’exploitation. Par là je veux dire que si vous vendez tout ce qui est monté et que vous gardez tout ce qui a baissé, au bout d’un certain temps vous n’aurez plus que des saloperies dans votre portefeuille.
 
  1. Ne jamais faire attention au prix que vous avez payé dans le passé pour un actif …Cela n’intéresse que le fisc
 
  1. Ne jamais initier une position à cause d’un avantage fiscal car c’est faire confiance à  l’État, ce qui est une idée bizarre.
 
  1. Ne  vendre un actif qui monte que s’il devient trop important dans votre portefeuille.
 
  1. Ne jamais garder un actif qui baisse au delà de la volatilité normale, et ne jamais faire de « moyennes en baisse ».
 
  1. Ne jamais tomber amoureux  de l’une ou de l’autre des positions.
    Si le lecteur s’en tient à ces principes après tout fort simples, il pourra transformer une petite fortune en une grosse, avec le temps,  ce qui le changera de beaucoup de certains gérants professionnels qui ont tendance  à transformer une grosse fortune en petite.
6:25:58 2015.04.20
Déni de Réalité et recherche de boucs émissaires image005 Depuis 1981, les dépenses de l’Etat en pourcentage du PIB n’ont cessé de monter comme en fait foi le graphique ci-dessus puisque nous sommes passé de 45 % du PIB au moment de l’élection de Francois Mitterrand à prés de 56 % aujourd’hui. Voila qui n’est guère libéral. Essayons de voir ce que cela veut dire en chiffres absolus (en milliards d’euros). image009   Le PIB marchand croit moins vite que le PIB public depuis 1979 et est aujourd’hui plus bas qu’il ne l’était en 2007, ce qui bien sur est loin d’être le cas pour le PIB du secteur public comme chacun peut le voir. Salopards de libéraux, qui sont incapables de suivre la croissance de l’Etat. Allons plus loin. Analysons le ratio entre  secteur privé et secteur public. image011 En 1981, à  l ‘arrivée de monsieur Mitterrand , le secteur privé était supérieur de 25 % au secteur public. Aujourd’hui  il lui est inferieur de 20%.  Encore un des méfaits de "l'ultra libéralisme", j’imagine. Continuons et vérifions les taux de variations annuels de nos deux agrégats, mais cette fois ci en  VOLUME, c'est-à-dire en excluant l’inflation des calculs. image014 Le secteur privé, depuis 1981  a connu 7 récessions, le secteur public aucune. Etonnez vous que les jeunes Français veuillent soit émigrer,  soit s’ils se sentent suffisamment compétents (sic!), entrer dans la fonction publique. Ce graphique est bien sur la PREUVE de la supériorité du secteur public sur le secteur privé. On est mieux payé, on a une meilleure retraite, que l’on prend plus tôt, une sécurité de l’emploi totale ,  il n’y a pas de récession, et en plus on peut dire du mal de ceux qui travaillent dans le secteur privé, qui ne sont bien sur que d’horribles égoïstes. Hélas, comme  le disait Madame Thatcher, le socialisme ne dure que tant que les socialistes peuvent trouver de l’argent à voler à quelqu’un… Plus d’argent à voler= fin des expériences socialistes.   "O tempora, o mores" aime rappeler l'auteur qui a lu Astérix. Car le secteur public ne croit qu’en deux  méthodes de gestion: augmenter les impôts sur les autres (voler la génération actuelle) ou emprunter à autrui (c'est-à-dire en volant les générations futures).  Il n y a en effet que deux façons de s’approprier un bien, travailler pour l’acheter  ou  le voler comme l’ont fort bien montré les Evangiles et Bastiat Et la, les choses deviennent embêtantes pour nos voleurs. Le taux de croissance du secteur privé sur les 7 dernières années est devenu négatif. ( NDA:J’utilise toujours la moyenne des 7 dernières années pour déterminer une tendance structurelle) . Les volés s’appauvrissent…la fin approche. Résumons-nous.
  • Le secteur public, qui est à l’origine de la dette,  est toujours en déficit et ne vit que de transferts.
  • En fin de parcours, la dette doit être payée, et par le secteur privé.
  • La croissance du secteur privé est maintenant négative, c'est-à-dire qu’il se contracte structurellement, comme en Italie.  Difficile de rembourser quoique ce soit dans ces conditions.
  • La dette de l’Etat va donc continuer à augmenter, ce qui n' a aucune importance, me dit on,  puisqu’elle est achetée par la BCE et que le service de la dette ne coute plus rien.
  • Mais des taux négatifs vont aider  principalement au financement de l’Etat, car  personne dans le secteur privé ne va emprunter, puisque l’activité se contracte.
La croissance de l’Etat va donc exploser  et le secteur privé continuer à disparaitre. Les différences entre la France et l’URSS d’il y a peu s’atténuent de plus en plus. Normal, puisque nous sommes gérés par des clercs d’une Eglise qui avait déjà échoué en URSS et qui est en train d’échouer chez nous. Et comme nous l’a appris René Girard, pour dissimuler leurs échecs il suffit à  ce clergé de remplacer  dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30  le mot "Juif " ou " Koulak " par  le mot "  Liberal  "  aujourd’hui et le tour est joué. Rien n’est réglé, mais un bouc émissaire a été trouvé et c’est après tout la seule chose qui compte. Voilà mon diagnostic. J’aimerais bien avoir celui des autres.
7:00:45 2013.09.16
L’Entrepreneur et sa Vocation Dans un article paru vendredi dernier, nous rappelions aux lecteurs de l’Institut  la thèse du Père Sirico, de l'Acton Institute: choisir de devenir Entrepreneur c'est répondre à une Vocation. Je voudrais  approfondir ici cette notion essentielle en rappelant que du succès des entrepreneurs, et de ce succès seul, dépend la croissance et donc les emplois et l'évolution du chômage. Pour paraphraser de Gaulle: "L'emploi, l'emploi disent-ils en sautant comme des cabris sur leurs chaises". Les politiques depuis des lustres nous expliquent en effet, avant chaque élection, qu'ils ont des remèdes miracles pour "créer des emplois", en général en dépensant de l'argent qu'ils n'ont pas. La discussion tourne toujours autour de la question du "COMMENT". Comment dépenser cet argent  pour faire baisser le chômage  et créer des emplois? Et pourtant, comme l'avait avoué piteusement le Président Mitterrand: "Nous avons tout essayé, et rien n'a marché", ce qui ne les empêche cependant pas de continuer. Comme si l'Etat qui dépense de l'argent créait quoique ce soit... Or cet échec  est parfaitement compréhensible.  Pour arriver aux résultats espérés, il y a une question à poser et une seule: non pas "comment "créer des emplois, la sempiternelle question qui nous mène d'échec en échec  et qui laisse à penser qu'il existe une boite à outils quelque part et que l'économie serait comme une machine à vapeur qu'il faudrait simplement mieux régler, mais plus simplement "QUI" créé des emplois. Dés que l'on fait ce glissement sémantique tout devient simple.  A la question, QUI crée des emplois, la réponse est toujours la même et ce dans tous les pays du monde:  Les "entrepreneurs" créent des emplois, et personne d'autre. Un homme, une femme reçoivent un autre homme, une autre femme dans un bureau ou sur un chantier, et se mettent d'accord entre eux librement, le premier (ou la première) acceptant de payer un salaire au second (ou à la seconde) et le deuxième acceptant de mettre sa force de travail à la disposition du premier, et cela en toute bonne foi de part et d'autre. Ils se rencontrent, ils se plaisent, ils se serrent la main, et voila, un nouveau job créé. L'économie, ce n'est pas le PIB, la balance commerciale, l'inflation, le déficit budgétaire, la dette mais ce sont des INDIVIDUS qui se rencontrent et qui acceptent librement et en confiance de travailler ensemble ou de commercer l'un avec l'autre en respectant les lois existantes et le contrat passé entre eux. Aux USA où nous disposons des chiffres, plus de 90 % des emplois nouveaux sont crées par des entreprises qui ont moins de trois ans d'âge.  Les grandes entreprises par contre détruisent des emplois par solde. Il en est certainement de même en France.  Et plus il y a de fonctionnaires en pourcentage de la population active, plus le chômage est élevé. La question donc se pose immédiatement: Qu'est qu'un entrepreneur ? Réponse: c'est quelqu'un qui accepte de vivre avec des coûts certains (les salaires de ses employés, les loyers, les frais généraux, les impôts, les charges sociales etc..) et avec des revenus totalement incertains  (il ne peut pas forcer ses clients à acheter ses produits, en s'appuyant sur un monopole octroyé par l'état contrairement par exemple à la Sécurité Sociale ou à la SNCF).  Si ses coûts sont inférieurs à ses ventes, il fera un profit, qu'il s'empressera de mettre en réserve dans le capital de sa société pour le cas où les choses tourneraient mal, non sans avoir au préalable payé des impôts. Si les ventes sont inférieures aux coûts, il fait des pertes et peut perdre TOUT le capital qu'il avait mis à la disposition de son entreprise et là l'état ne participe pas aux pertes. Dans le cas où il fait faillite, il n'a droit ni au chômage ni à de quelconques indemnités. L'entrepreneur vit  donc perpétuellement dans l'angoisse et l'incertitude, au point que c'est lui qui meurt le plus tôt dans toutes les statistiques démographiques. Car la réalité est que plus des deux tiers des sociétés créées à un moment donné ne sont plus là trois ans après et donc que les 2/3 des entrepreneurs échouent. Mais le tiers qui aura survécu sera à l'origine de quasiment toute la croissance économique  pendant cette période. Sans entrepreneur, pas de croissance économique, pas de croissance des revenus et pas de baisse du chômage. Avec lui, tout est possible. Sans lui tout est impossible. L'entrepreneur est  de fait celui qui dans le système économique est le seul à accepter de vivre en risque perpétuellement.Il est l'intermédiaire entre le Risque et la Société, une sorte de métal laissant passer le courant de la croissance . Toutes les études                                                                                                                        montrent également  que si les profits des entrepreneurs montent, le chômage baisse et que si  les profits baissent le chômage monte. Cette réalité est appelée "le théorème de Schmidt" du nom de l'ancien chancelier Social Démocrate Allemand  et s'énonce comme suit  "les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après demain." Vérifions cette réalité en comparant la croissance des  profits réalisés par les entreprises opérant en France (rien à voir avec les profits du CAC 40), par rapport à l'évolution du PIB Français), en gardant en mémoire une règle toute simple: si les profits augmentent moins vite que le PIB, cela veut dire que le chômage va monter.  France  marge brute d'auto financement , PIB ET CHOMAGE La ligne verte, c'est la variation sur deux ans des profits des sociétés opérant en France (marge brute d'autofinancement) en termes nominaux. La ligne bleue. c'est la croissance du PIB sur la même période, quant à la  ligne rouge (échelle de droite), elle représente l'évolution du chômage. Analysons ces trois variables par cycle 'Présidentiel" depuis 1969.
  • Pendant les années Pompidou, l'entrepreneur est respecté et respectable, la croissance des profits reste supérieure à la croissance PIB. J'ai toujours pensé que la disparition du Président Pompidou avait été LE vrai drame dont la France ne s'est jamais remis... car juste après vint l'effroyable Présidence Giscard.
  • De 1974 à 1981, l'homme du Libéralisme avancé accumule les erreurs. Contrôle des prix, contrôle des changes, contrôle du crédit, politique industrielle, création du SME (l'ancêtre de l'Euro), alourdissement de la pression fiscale et réglementaire, RIEN ne manque à l'appel. Résultat,  les profits s'écroulent et le chômage explose à la hausse...
  • Arrivent les années Mitterrand. Au début, toutes les erreurs sont commises et du coup le Franc Français s'écroule (trois dévaluations en deux ans), ce qui est une excellente nouvelle pour les entrepreneurs dans la mesure où une baisse du taux de change est un transfert de richesse des '' rentiers", les fonctionnaires, aux preneurs de risque, les entrepreneurs...Les profits montent, et le chômage baisse aidée dans la deuxième partie du mandat par la remarquable politique d'un homme du peuple disparu trop tôt lui aussi, Bérégovoy.
  • Arrive le deuxième mandat Mitterrand, marqué par la prise de pouvoir du deuxième Inspecteur des Finances (après Giscard),  a avoir presque tout seul ruiné  l'économie Française , monsieur Trichet, qui en quelques années a détruit plus d'entreprises que personne ne l'a jamais fait dans l'Histoire avec sa politique de maintien d'une parité fixe avec le DM après la réunification Allemande. Inutile de dire que la rentabilité s'écroule et que le chômage explose...
  • Puis viennent les Présidences Chirac et Sarkozy où rien n'est fait, mais rien d'irréparable non plus... ce qui est déjà un résultat honorable.
  • Et nous terminons avec la Présidence Hollande...( "Pour avoir un pays bas, votez Hollande...") qui refait exactement les mêmes erreurs que monsieur Mitterrand, mais cette fois ci sans l'ajustement des dévaluations répétées et pour la première fois dans l'Histoire depuis 1945, la marge brute d'autofinancement des entreprises BAISSE en termes absolus. C'est donc dire que le chômage explose et va continuer d' exploser dans des proportions rarement constatées et avec lui les déficits budgétaires. 2014 ET 2015 vont être chauds.
Donc depuis Giscard, la politique Française a toujours fonctionné selon le principe Marxiste que l'entrepreneur est un voleur et qu'une bonne politique consiste à lui "faire rendre gorge". On n'imagine rien de plus stupide... et on en voit le résultat tous les jours. Une politique intelligente ne cherchera cependant pas à "aider" les entrepreneurs car un libéral ne peut en aucun cas favoriser qui que ce soit tant il croit avant tout à l'égalité de chacun devant la Loi. Mais la réalité d'aujourd'hui est que les entrepreneurs Français ne peuvent  survivre tant ils sont écrasés par l'état, ses réglementations absurdes et ses impôts qui empêchent d'investir et d'embaucher. Les entrepreneurs Français sont donc complètement persécutés comme autrefois pouvaient l'être les Protestants où les israélites et comme toujours par le Clergé régissant l'église dominante (le parti socialiste aujourd'hui, l'église Catholique autrefois...) ll ne s'agit pas d'aider les entrepreneurs, mais bien de briser leurs chaînes , de libérer  Atlas en quelque sorte (fine allusion a Ayn Rand).Une politique Libérale s'attachera donc à libérer les entrepreneurs Français de toutes les contraintes abusives auxquelles ils sont soumis pour permettre le grand retour des preneurs de risque sur la scène économique de notre pays.     Charles Gave     Pour aller plus loin, découvrez notre nouvelle section oeuvres choisies
8:01:55 2013.03.25
Salaire Minimum et Chômage des Plus Défavorisés image002-1 La ligne noire, échelle de Droite , représente le salaire minimum en termes réels , base 100 en 1990. La ligne rouge, échelle de gauche, donne le taux de chômage en pourcentage de la population active des Latino-américains, tandis que la ligne en pointillés , échelle de gauche encore,  donne le même taux de chômage, mais cette fois ci pour les citoyens d'origine Afro- américaine Les hachurages gris de haut en bas du graphique indiquent les périodes de récessions. Il semble bien que toutes les périodes de hausse du salaire minimum soient suivies assez rapidement par des fortes hausses du taux de chômage des populations les plus vulnérables, le seul cas discutable étant 1997 , les USA étant à  ce moment là en plein boom économique liée à l'émergence de la bulle Internet. Les hausses du salaire minimum décidées par l'administration Obama semblent bien avoir déclenché un vrai cataclysme pour les populations défavorisées aux USA, mais qu'importe à nos Oints du Seigneur. Ce qui compte c'est la pureté des intentions et non pas les résultats.. Il semble donc bien que le salaire minimum fait partie de ces fausses bonnes idées comme le partage du temps de travail , le blocage des loyers ou le protectionnisme. Car, après tout, il y a un certain nombre de pays en Europe ou le salaire minimum n'existe pas , et ou le chômage est à un plus bas depuis très longtemps, tels la Suède ou l'Allemagne, mais bien sur chacun sait que dans ces deux pays, les jeunes des catégories défavorisées et les femmes seules ayant la charge d'enfants couchent sous les ponts et meurent de faim dans la rue tandis que leurs petites filles vendent des allumettes en grelotant sous la neige qui tombe. A ce point du raisonnement, le lecteur doit se demander: mais pourquoi donc nos élites suivent ils une politique dont ils savent qu'elle ne marche pas? La seule explication est la suivante: nos élites sont élues par une classe sociale (les bobos) qui veulent se sentir généreux et compatissants et qui en général travaillent dans la fonction publique. L'idée ne leur viendrait pas de créer une entreprise et d'embaucher des gens puisque bien sur ce serait entériner l'exploitation de l'homme par l'homme qu'est le capitalisme. Il est beaucoup plus simple de voter pour l'un des siens qui sera chargée de corriger cette exploitation par la réglementation, la taxation et la fixation arbitraire des prix du travail. Et le fait que rien de tout cela ne marche ne doit pas interférer avec le but numéros un: que EUX se sentent bien.Et bien sur, plus leurs actions amènent à  des désastres, plus les classes défavorisées vont voter pour eux. Mais cela n'a rien à voir avec leurs décisions.  Penser le contraire serait leur faire injure.   Par Charles Gave          
1:39:24 2012.07.26
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les indices boursiers sans jamais oser le demander En revanche, si nous prenons les mêmes 500 sociétés et calculons un indice ou chacune des valeurs représentent 1/500 de l’indice, nous voyons que l’indice est en hausse ininterrompue depuis 1999 et à presque doublé.Il est donc tout a fait évident que la grande majorité des sociétés US vont bien, toute tentative pour m’expliquer le contraire se vera opposer le dit graphique. Reste une question : Comment expliquer une telle différence alors que les deux indices ont exactement les mêmes composantes ? Assez simplement. A la fin d’une grande hausse « thématique » comme nous en avons connu avec la bulle Internet, les valeurs  du  thème à la mode représentent une part disproportionnée de l’indice et  donc celui qui l’achète perd en quelque sorte le bénéfice de la diversification. Il se met à avoir un portefeuille concentré dans les valeurs qui ont le plus monté et qui donc vont sans doute le plus baisser … Ce qui nous amène au deuxième point

2/Le désastre intellectuel représenté par  l’Indexation

Les marchés financiers ont un but et un seul : Mesurer la rentabilité marginale du capital qui a été confié à chaque société . Si cette rentabilité est satisfaisante et en hausse, il faut détenir la valeur, sauf si son cours est ridiculement sous évalué. Dans le cas contraire, il faut vendre.

Or , ce n’est pas du tout en fonction de ce critère qu’un indice pondéré fonctionne. Imaginons que nous soyons en France et que le gouvernement décide d’introduire en bourse la Poste. Cette affaire aurait sans nul doute une énorme capitalisation boursière et chaque gérant dont la performance relative est mesurée contre l’indice Français se retrouverait OBLIGE  d’acheter la Poste et de la mettre dans son portefeuille quelque soit la rentabilité et les perspectives du monstre en question. En termes simples, la gestion indicielle pondérée par la capitalisation boursière dirige le capital en fonction non pas de la rentabilité et de la valorisation, mais en fonction de la taille de la capitalisation boursière, ce qui revient a dire que les « gros » ont accès au capital et pas les petits, ce qui est une forme de socialisme et rien d’autre. Qui plus est, plus une valeur monte, plus il faut en avoir, ce qui revient à avoir une gestion basée sur le « momentum » et non pas sur le retour à la moyenne.Pour faire simple, plus une valeur s’écarte de son cours d’équilibre en montant, plus il faut en avoir, ce qui est proprement idiot, le contraire étant vrai également. Bref, la gestion indicielle, inventée par des capitalistes dans le temple du capitalisme, Wall Street, est une incroyable stupidité garantissant une mauvaise allocation du capital  sur le moyen terme et donc garantissant aussi des alternatives de marchés haussiers et baissiers qui apparaissent au non spécialiste comme n’ayant ni rimes ni raisons ( à juste titre). Prenons un exemple actuel: Cela fait quatre ans que je dis aux fideles lecteurs ( NDLR Dans ’Investir/ le JDF) de n’avoir aucune banque ou aucune compagnie d’assurance dans leurs portefeuilles (voir nombre d’articles précédents), en raison du désastre qui s’annonçait avec l’Euro.Ces valeurs représentaient il a y quatre ans plus de 30 % de l’indice Français. Le gérant qui aurait eu les 70 % restants aurait très bien fait.Malheureusement, nombre de gérants ont l’interdiction formelle de s’écarter sensiblement de l’indice contre lequel ils sont mesurés et ont donc ramassé une énorme culotte, SANS POUVOIR RIEN FAIRE. Peut on imaginer système plus idiot pour la gestion de ce bien rare entre tous qu’est le Capital ? Conclusion L’économie et les sociétés Américaines vont bien et il en est de même de nombre de sociétés françaises qui ont peu à voir avec toutes ces idées stupides allant de l’indexation à l’Euro en passant par la théorie moderne des portefeuilles ou celle du marché efficient  et qui sont véhiculées par une classe bancaire,  administrative et politique  dont la suffisance intellectuelle n’a d’équivalence que leur incompétence. Il faut se souvenir quand on fait de la gestion de ce que disait Montesquieu «  J’aime les gens de mon village qui n’en savent pas assez pour raisonner de travers ».Il faut laisser tomber toutes ces théories modernes et fumeuses et gérer son argent soi même en n’achetant que ce que chaque lecteur comprend , et rien d’autre. Les résultats suivront…
6:42:39 2012.06.05
L’Europe face à son destin: se demettre du traité ou se soumettre au taux d’intérêt The Unfolding Panic & The European Convergence Trade – by Louis Gave“  Gavekal research L’économiste Arthur Cécile PIGOU  avait coutume de dire  que « la prospérité fini dans une crise. L’erreur de l’optimisme fini dans une crise mais en mourant elle engendre l’erreur du pessimisme. Cette nouvelle erreur ne naît pas enfant, elle naît géant » La création de l’euro fut une erreur de l’optimisme. Et cette erreur de l’optimisme a engendré une erreur du pessimisme gargantuesque. Nous sommes aujourd’hui à la veille d’une panique financière dont l’Europe sera l’épicentre (et les nouvelles provenant des USA et de Chine s’additionnent au bastingage global).Comment expliquer autrement les rendements d’obligations allemandes à 0,10% ? S’ il est courant d’entendre que la fin de l’euro donnerait lieu à une crise encore plus impressionnante que fut celle de Lehman Brothers, nous n’en sommes nous (chez Gavekal), pas certain. Si la crise de 2008 est souvent analysée comme «  l‘explosion de Lehman » nous considérons rétrospectivement qu’il s’agissait de beaucoup plus que Lehman partant en torche puisqu’en définitive il s’agissait surtout de la remise en cause du mode de fonctionnement de toute l’industrie financière des pays développés. Citigroup eut ainsi besoin d’une recapitalisation  gouvernementale, AIG fut en gros nationalisé ainsi que la moitié du système bancaire britannique. Aujourd’hui, un certain nombre de banques se trouvent dans une positon précaire (sinon comment expliquer la plongée de l’index Eurostoxx  au plus bas 1987 ?) Cependant, la plupart des banques ne maintiennent plus la sorte de levier typique de 2008 (IE 50+X ), une réalité qui devrait normalement agir en contrefeu de vente à la criée d’actifs viables.En 2008, la plupart des entreprises étaient non seulement peu préparées mais étaient en système interne de croissance. En conséquences, quand le système financier s’est tari, un certain nombre de sociétés nouvelles technologies comme Général Electric se sont retrouvé à quémander du cash. Certaines comme General Motors ont même sauté (ce qui n’est pas sans effet sur la psyché de tous). Mais aujourd’hui, la situation est différente avec des entreprises qui sont confortablement assisses pour la plupart sur des actifs liquides, avec peu de dépenses futiles, et ne recrutant que très peu. En définitive, à part, les sociétés s’approvisionnant directement en Chine  (en acier, ciment, verre) il est difficile de nos jours d’identifier des domaines ou le capital serait dépensé à tort. Si le contexte est très différent  de celui de 2009, notre hypothèse de travail devrait désormais être que les banques d’Europe du Sud vont  fonctionner dans des conditions dramatiques jusqu’à ce que une garantie transeuropéenne soit proposées. (et ceci risque de ne pas être proposé tant  que la Grèce ne sera pas  sortie de l’euro) Ceci  a pour résultat d’induire  une croissance anarchique et  un marché  au bord du gouffre. La vrai question étant : Peut-on continuer à investir en Europe  du moins jusqu’à ce qu’un changement de politique européenne opère ? Ceci nous apparaît dangereux pour plusieurs raisons. -       La différence entre les actions et les obligations d’états n’a jamais été aussi grande ; -       Nous savons que quiconque aurait gardé des obligations d’état dans les trois derniers cas de paniques n’a pas fait d’argent pour les années à venir. La chose difficile étant surtout de ne pas en perdre  pendant les trois ou quatre semaines de panique.   -       -Mais plus que tout dans une situation de panique, chacun préfère garder des actifs liquides. Historiquement, les gouvernements détenaient ces positions mais aujourd’hui, ce sont les entreprises qui détiennent des positions  en nature et elles restent donc difficilement appréhendées par les gouvernements. La sommes de tout ceci nous permet de penser  qu’il est urgent de sortir  de cette  soit disant sécurité qu’offrent ces obligations d’Etats surévaluées, sur-investies, et sur numéraires  et qui  nous semblent dangereuses. A la place, nous devrions rechercher les opportunités que la panique actuelle permet. Ceci implique de faire des pronostics sur le futur ; et la plus probable de ces pronostics est que l’euro ne survivra pas sous sa forme actuelle. En gros, soit l’euro va  disparaitre et alors la Bundesbank se retrouvera avec le poids de la dette de  €645 BN  et le système germanique pour les restant de €500 BN  et possiblement jusqu’à un €1 Trn , en d’autres termes , l’Allemagne sera en faillite. Soit, si l’euro ne saute pas, (mais à ce stade cela ne peut arriver que si l’Allemagne et le BCE promettent d’entrer dans un programme de garanties bancaires qu’ils auront du mal à tenir) alors, à ce stade, les taux d’intérêt s’effondreront en Europe du sud et les banques sauteront les une après les autres. Quelque soit l’issue, la conclusion est simple, les bonds du trésor allemands furent une superbe protection tant que tout le monde pensait que l’euro ne pouvait faire faillite. Mais maintenant que la chute de l’euro est envisageable et envisagée, il faut alors à notre tour réfléchir à la donne  suivante : soit  le système vote une motion de sortie du système européen, ce qui voudrait dire  une faillite de système bancaire allemand de la Bundesbank et la faillite du système obligataire ou, envisager un fédéralisme de la dette ce qui de facto impliquerait une convergence massive des taux d’intérêts Européens.