Eco – graphiques

7:11:13 2018.05.14
 Lire la presse est dangereux pour votre santé financière Comment les conservateurs arrivent-ils à ce résultat miraculeux ? En faisant baisser les effectifs de la fonction publique à chaque fois quand ils sont élus, ce qui est socialement insupportable et ne peut amener qu’à une dépression comme chacun devrait le savoir.   Les conservateurs (ces monstres), à partir de 2009, ont viré 1 million de fonctionnaires ou assimilés (les effectifs de la fonction publique passent de 6.4 millions à 5.4 millions en quelques années, échelle de droite) et la loi dite de Charles Gave se vérifie une fois de plus : pour chaque fonctionnaire qui disparaît, trois emplois au moins sont créés par le secteur privé, les emplois du secteur privé passant de 21.5 millions à 24.5 millions pendant la même période. Notons de plus qu’il n’y a jamais eu autant de Britanniques au travail, 71% de la population contre 61 % en France et que le nombre d’emplois créés au Royaume-Uni a été plus de deux fois supérieur au nombre d’emplois créés en France depuis 2010…   Et comme la croissance du secteur privé est bonne, voilà qui favorise les rentrées fiscales… Et comme le maintien sous contrôle des dépenses de l’état reste très fort, à terme, le pays revient à l’équilibre budgétaire. En fait, d’après des chiffres préliminaires, il n’est pas impossible que le budget britannique repasse en excèdent dès 2018. Personne n’en parle en France…   Et qu’en est-il du commerce extérieur ?   Hors zone Euro, rien à signaler. En fait, la plus grosse partie du déficit extérieur vient de la zone euro, frappée de stagnation depuis au moins 10 ans et donc incapables d’importer des produits anglais… alors que les britanniques importaient joyeusement des produits européens. Conclusion La Grande- Bretagne va bien et continuera à aller de mieux en mieux puisque les emplois sont de vrais emplois créés par le secteur marchand… Et donc certainement, la bourse de Londres doit être au plus haut par rapport à la bourse de Paris …. Pas du tout ! Rarement la Grande-Bretagne a-t-elle été aussi bon marché par rapport à la France…   Le graphique montre que sur le long-terme la rentabilité des deux marchés des actions représentant des pays similaires est la même. Il ne peut pas en être différemment puisque la rentabilité du capital investi entre deux pays converge automatiquement vers le même niveau, à condition bien sûr que le taux de change entre les deux ne soit pas bloqué. Et donc, de temps en temps, il faut acheter le marché qui est trop bon marché et vendre celui qui est trop cher pour bénéficier d’un inévitable retour à la moyenne. Aujourd’hui, il faut à l’évidence vendre la France et acheter la Grande-Bretagne …tout simplement parce que l’incertitude politique perçue est très grande au Royaume-Uni. Ce qui m’amène à dire un petit mot sur la relation entre évènements politiques et résultats boursiers. Quand le FMI était à Londres en 1977, il fallait bien sûr acheter la Grande-Bretagne et vendre la France de Giscard, pour la racheter dès que Mitterrand fût élu. Quand Nixon est déposé fin 1974, il faut acheter et non pas vendre et vendre quand Carter est élu. Il faut savoir acheter au son du canon et vendre au son des violons. Dans le fond, la politique donne aux esprits paresseux une raison pour acheter au plus haut et vendre au plus bas. La conclusion est simple : se laisser influencer par la Presse, c’est être certain de voir son capital fondre comme neige au soleil. Et comme toute la presse me dit que la situation politique en France est très stable (?) alors qu’elle serait très instable (?) en Grande-Bretagne, je me dis qu’il faut vendre la France et acheter la Grande-Bretagne toutes affaires cessantes puisque ces perceptions, qui ont de bonnes chances d’être fausses, sont certainement déjà prises en compte par les marchés. Si les journalistes du Monde le savent, je ne vois pas qui pourrait l’ignorer. Dans le fond, lire la presse est dangereux pour sa propre santé financière.  
7:57:57 2018.05.07
Retour au boulot et étude d’un cas pratique   Reportons cette ligne verte sur le graphique suivant, en commençant après la sortie de la couronne du serpent monétaire européen et la quasi-faillite de la Suède en 1992 et rajoutons le taux de change entre les deux pays le tout base 1 en 2013. La ligne verte représente la parité des pouvoirs d’achat c’est-à-dire le niveau où le taux de change devrait être si les marchés étaient parfaits, ce qu’ils ne sont pas, puisque le marché c’est la ligne rouge (le taux de change) qui passe son temps à se balader au-dessus de la ligne verte (France non compétitive), ou en dessous (Suède non compétitive) comme le lecteur peut le voir. Ce qui compte, c’est bien entendu la différence en pourcentage entre la ligne verte et la ligne rouge qui apparait dans le graphique suivant, et qui est bien horizontale. La Couronne est donc sous-évaluée par rapport à l’Euro-France d’environ 10 % et comme le lecteur peut le voir, nous retournons TOUJOURS à la parité des pouvoirs d’achat (ligne verte au milieu) et cela prend en général environ trois ans. La bande bleue correspond aux périodes où la couronne est de façon statistique « A SON PRIX » (un écart type de chaque côté) et où il est urgent de ne rien faire. Conclusions d’investissement Ici, je n’essaie pas de répondre à la question : faut il être investi dans les marchés mais à la question, si je VEUX rester investi, où vaut-il mieux mettre son argent, ce qui n’est pas la même chose, du tout.
  • Commençons par le cash
Bien entendu il faut vendre toutes ses sicav de trésorerie en Euro pour se mettre en sicav de trésorerie en Couronne puisque l’espérance de gain à environ 3 ans est d’environ 10 % si je retourne à la ligne verte, et près de 15 % si la couronne passe de sous-évaluée à sur- évaluée
  • Venons-en aux marchés obligataires
Les taux à 10 ans en Suède sont à 0.7 % et en France à 0. 78 %.  Léger avantage pour la France donc. Mais l’espérance de gain dans les trois ans qui viennent sur la couronne par rapport à l’Euro est d’environ 10 %. Vendre les obligations françaises pour se bourrer d’obligations Suédoises me parait donc évident… Et comme la Suède fait partie de l’Europe, cela doit pouvoir se faire sans aucune contrainte dans le cadre légal des Assurances- Vie françaises. Je choisirai des obligations à 5 ans.
  • Finissons par les Actions
La ligne verte en bas du graphique est simplement la ligne verte du graphique précèdent montrant la  différence entre là où la Couronne est et la ou elle devrait être. La ligne rouge est plus intéressante. Il s’agit du ratio entre la rentabilité TOTALE (dividendes et taux de change inclus) du marché Suédois contre le marché français, et plusieurs remarques s’imposent ici.
  1. Depuis 1994, le marché Suédois a surperformé le marché français de 74 %, ce qui est bien, mais parfaitement normal compte tenu du fait que les entreprises suédoises ont la chance de ne pas être dans le Frankenstein financier qu’est l’euro.
  2. Les périodes où il fallait acheter le marché Suédois et vendre le marché français correspondent EXACTEMENT au moment ou la couronne Suédoise était très sous-évaluée par rapport à l’Euro et sont marquées sur le graphique par des flèches verticales.
  3. Celui qui a fait ces arbitrages aux bons moments a en général fait 50 % de plus dans les trois années qui suivaient que s’il était resté investi à Paris.
La conclusion pour mon lecteur grognon est donc de tout vendre en France et de se refugier en Suède. Soit il gagnera plus d’argent en Suède qu’en France, soit il en perdra moins. Et comme il n’en perdra en termes absolus que si une nouvelle crise financière nous tombe dessus et que cette crise sera fatale à l’Euro, je n’ai pas le moindre doute que dans ce cas-là, il pourra convertir ses couronnes en beaucoup, beaucoup de francs français qui seront de retour, pour acheter des choses qui ne seront vraiment pas chères en France.                  
7:01:24 2017.04.03
Pas de problème de compréhension en ce qui concerne l’économie; gros problèmes à comprendre les économistes. image002-2 Ce graphique est extraordinairement simple.
  • La ligne noire, c’est simplement la croissance structurelle du PIB Américain qui se lit sur l’échelle de gauche. Sur les 10 dernières années, la croissance moyenne annuelle est tombée de 3 % par an en 2007 à 1. 38 % par an en 2017.
  • Le hachurage rouge correspond aux moments ou les taux d’intérêts réels (c’est à dire déduction faite de l’inflation) étaient à moins de 1 % par an.
  • Les deux grandes baisses structurelles de la croissance aux USA (1968 à 1982 et 2003 à aujourd’hui) se sont produites pendant que les taux d’intérêts étaient BAS, tandis que les autres ont vu le taux de croissance se maintenir sans aucun effort à 3 % par an, voir au-dessus
  • Et je peux montrer les mêmes résultats pour la Grande Bretagne, le Japon, la France etc.
Il semble donc que manipuler le prix de la monnaie pour le bloquer à un taux très bas amène à des résultats toujours désastreux, ce qui ne surprendra que ceux qui tirent leurs informations de la presse officielle. En fait, théoriquement il ne peut pas en être autrement, et voici pourquoi. Le taux d’intérêt, dans un monde parfait, est le prix auquel la demande d’épargne égale l’offre d’épargne. Imaginons que ce taux soit à 5 %. Imaginons de plus que le gouvernement dans sa grande sagesse estime que cela est trop haut et le mette artificiellement à 2 %. Immédiatement, tous ceux qui peuvent emprunter, c'est-à-dire ceux qui ont des actifs (les riches) vont pouvoir emprunter pour acheter des affaires ou des actifs existants qui rapportent plus que 2 %. Si j’emprunte à 2 % pour acheter quelque chose qui rapporte 4 %, je gagne à tous les coups et sans prendre de risque. Et donc le « levier » dans le système, c'est-à-dire l’endettement va monter très fortement. Ce qui rend le système plus vulnérable en cas de ralentissement. Le prix des actifs existants va se mettre à monter et donc les riches deviennent plus riches tandis que les « pauvres », souvent les jeunes, ont du mal à se loger et deviennent plus pauvres. Comme il est très facile de s’enrichir sans prendre de risque, plus personne n’investit dans une augmentation du stock de capital qui impliquerait une prise de risque et donc la productivité se met à baisser Et quand la productivité baisse, le niveau de vie des pauvres suit. Et la croissance structurelle s’écroule puisque la productivité s’écroule. Et la productivité s’écroule par manque d’investissement. Les rentiers font plein d’argent, les entrepreneurs ne peuvent se financer. Voilà ce qu’amènent des taux trop bas. Et à l’arrivée, tout le monde, sauf les rentiers, vote pour des « démagogues », nom donné par les rentiers à ceux qui cherchent à aider les pauvres. La conclusion à tirer c’est bien sûr que les taux bas sont l’outil central dont se servent les coquins et les copains pour se livrer à leur sport préféré, le capitalisme de connivence. Encore une fois, les gagnants sont ceux qui sont près du pouvoir, et les perdants les « petites gens » qui n’ont pas d’amis à la banque centrale. En fait, je ne peux pas croire qu’un économiste honnête intellectuellement ne soit pas capable de comprendre ce qui est une évidence à la fois logique et scientifique. J’en arrive donc à la conclusion que la plupart des économistes, travaillant dans des banques, des universités, des grandes sociétés ou des organisations internationales roulent pour ceux qui les payent, un peu comme les journalistes des grands media. Et que donc ils disent ce que leurs maitres leur disent de dire. Et comme leurs maitres ont besoin d’avoir des taux bas pour s’enrichir sans prendre de risque, eh bien, ils défendent les taux bas au prétexte que ce serait une mesure sociale. Dans le fond, je suis bien content de ne pas être considéré comme un économiste sérieux en France.   .        
7:45:56 2016.10.17
Une bien curieuse élection femmehomme     Explications diverses et variées Cette information permet de comprendre  en grande partie le coté irréel des débats. Dans le fond madame Clinton se dit qu’elle n’a pas besoin de faire campagne puisque le seul fait d’être une femme lui assure d’être élue, ce que semble indiquer une majorité de sondages. L’ennui pour elle est bien entendu que son Bill de mari traine toute une série de casseroles tant il semble avoir été pendant toute sa vie ce que les tribunaux américains appellent un «prédateur sexuel », c'est-à-dire un homme sur lequel pèsent de nombreuses accusations de viol. Et les femmes qui portent ces accusations sur Bill disent toutes que loin de leur témoigner la moindre compassion, madame Clinton a essayé à chaque fois d’enfoncer les victimes en les abreuvant d’injures et en les menaçant des pires ennuis si elles parlaient. Or  tout le monde sait que quand les Clinton menacent, il vaut mieux ne pas traverser une rue sans regarder. Toutes ces accusations contre l’ex Président Clinton, largement prouvées, s’étalent sur les trente dernières années au moins, et dans l’un des cas, les époux Clinton ont même versé $ 850000 à l’une des victimes pour que cette dernière ne porte pas plainte. Il n’y a guère de discussion possible sur les méfaits de Bill. En conséquence, il est urgent de montrer aux femmes des Etats-Unis que l’autre candidat ne vaut pas mieux. Et donc, pour désamorcer toute ces affaires, fort opportunément, de nombreuses femmes se mettent à  témoigner que Trump leur a pincé les fesses à un moment ou à un autre dans les trente dernières années, ou qu’il a dit des horreurs sur la gent féminine , ce qu’il reconnait dans ce cas précis.                                                                                                                                                                                  Et toutes ces accusations sortent dans le mois qui précède le vote ce qui ne laisse guère le temps de faire des enquêtes sérieuses. Mais les dégâts sont faits. Dans le fond, il semble que la principale raison d’élire madame Clinton serait qu’elle est une femme et que le moment d’avoir un président femme est arrivé-enfin. Elle compte donc sur le vote des femmes pour lui assurer son élection…, un peu comme Obama a conté sur les voix des noirs, et si j’en crois les sondages, elle a raison. En conséquence,  toute la campagne de madame Clinton consiste à expliquer que Trump est un horrible macho, sans guère se donner la peine de présenter un programme ou de justifier de ses décisions passées. Monsieur Trump est un méchant, elle est gentille,  et voila qui devrait suffire à le disqualifier. On reconnait une fois encore le modus operandi des oints du seigneur de qualité. Apres tout, si les femmes votent pour elle comme semblent l’indiquer les sondages, alors elle sera élue sans aucun problème et c’est tout ce qui compte. Ce qui a toujours compte pour les Clinton c’est de gagner et gagner de façon déshonorante ne les a jamais gênés. C’est de bonne guerre me dira t’on, ce qui, dans leur monde, est parfaitement exact.   Mais ce qui me surprend le plus est le point suivant. Je n’ai jamais vu dans une élection aux USA une telle partialité de la grande presse.Qu’elle aille fouiller dans le passé de monsieur Trump me parait normal.Qu’elle ne parle pour ainsi dire jamais des casseroles que trainent les Clinton commence à attirer l’attention du vertueux Wall-Street journal qui a du mal à comprendre pourquoi cette même grande presse  monte en épingle les peccadilles supposées de monsieur Trump et refuse de parler des crimes des Clinton. Car, Il semble bien que les journalistes de cette même grande presse soient prêts à tout pour faire élire leur candidate, comme par exemple  en transmettant  les questions qui lui seront posées avant que l’interview n’ait eu lieu ou en refusant de filmer les foules qui viennent aux réunions de monsieur Trump. Que  les journalistes soient à la fois de gauche et vendus au pouvoir en place, voila qui n’étonnera que les naïfs. Qu’ils en arrivent à trahir leur propre déontologie de façon aussi évidente est plus surprenant. Et du coup, un autre phénomène est en train de se produire qui me laisse un peu pantois : le système de l’information aux USA, le fameux quatrième pouvoir est en train de se scinder en deux groupes violemment hostiles…ce qui est nouveau.
  • Du coté de Clinton nous trouvons toute la presse officielle, c'est-à-dire  en gros les journaux, les grandes chaines de télévision, les agences d’information, tout ce qui constitue la presse du passé qui  unis comme un seul homme soutiennent la candidate démocrate à un point qui dépasse l’entendement
  • Du coté de Trump s’aligne Fox News, la chaine de télévision « officiellement de droite » astucieusement créée par Rupert Murdoch pour capturer les voix de ce courant de pensée ainsi qu’une grande partie de la blogosphère centrée autour de deux grands succès , Zéro Hedge et Breitbart qui sortent toutes les affaires anti Clinton les unes après les autres, entretiennent toute une série de show télévisés apparaissant en boucle sur You tube et qui comptent des millions de visiteurs par jour.
Et  nous assistons à une véritable guerre à mort entre les deux systèmes,  qui continuera bien après que l’élection présidentielle ait eu lieu.Car comme les coûts sont immenses dans le premier système et que ce premier système est en pertes,  et très légers dans le deuxième avec une forte rentabilité , si Trump venait à l’emporter je n’ai pas le moindre doute que ce serait rapidement la débandade dans la presse bien pensante dont les recettes publicitaires s’écrouleraient puisque cette grande presse n’aurait pas réussi à faire élire la candidate des riches et des puissants, qui de ce fait la laisseraient tomber sans vergogne, puisque a l’évidence, elle ne servirait plus a rien. Ce que je dis avec beaucoup de tristesse est donc que la grande presse américaine est constituée aujourd’hui de valets ayant peur pour leur job et donc suivant les ordres qu’on leur donne. Les journalistes  classiques en fait soutiennent Clinton parce qu’ils savent fort bien que si Trump était élu, alors ils se retrouveraient au chômage très rapidement, et que le chômage c’est acceptable pour le peuple mais pas pour eux. Ce conflit a aussi bien entendu des racines sociologiques anciennes  qui se trouvent dans l’opposition entre les hommes des arbres (ancrés dans la réalité géographique) et les hommes des bateaux qui se veulent indépendants de toute appartenance à une nation. C’est le même conflit que celui que nous avons eu en Grande-Bretagne pour le Brexit. Et l’on peut sans doute se servir de ce qui s’est passé en Grande-Bretagne pour analyser ce qui risque de se passer pour l’élection Présidentielle aux USA.   Dans le fond que s’est-il passé en Grande-Bretagne ? Des hommes comme Nigel Farage, Daniel Hannan  ou Jacob  Rees-Mogg ont réussi l’exploit de faire voter 2. 5 millions d’électeurs qui jusque là n’avaient JAMAIS voté. Et c’est l’arrivée sur la scène politique de tous ces gens qui par définition n’avaient jamais été sondés qui a été à l’origine de l’immense surprise du Brexit. Si l’on transporte ce scenario aux USA, cela voudrait dire qu’environ 10 millions de citoyens américains du type « gens des arbres » qui n’auraient jamais voté jusque là  se rendraient aux urnes pour voter, et je n’imagine pas une seconde que ce serait pour déposer un bulletin pour madame Clinton qui risque de plus de souffrir d’une certaine désaffection de l’électorat afro-américain.   La question est donc : monsieur Trump  va-t’il réussir à mobiliser les hommes des arbres ou pas ? S’il y parvient, il sera Président. Si ne vont voter que ceux qui votent d’habitude, il sera battu. Réponse le 8 Novembre. Nous aurons une idée assez rapidement dans la journée simplement en suivant  la participation électorale heure par heure. Si elle est anormalement élevée, alors je parierai sur monsieur Trump. Si elle est normale ou faible, madame Clinton sera élue. Mais dans tous les cas de figure, cette campagne va laisser des traces tant la haine entre les deux groupes est devenue apparente.        
3:14:06 2016.03.20
La colère des peuples charles 6 - Taux de chomage et marge brute des societes

(Toute reproduction soumise à demande préalable)

La ligne rouge représente ce que l’INSEE appelle la marge brute d’autofinancement des entreprises installées en France, en pourcentage du PIB. Il ne s’agit donc pas des bénéfices du CAC 40 mais de la mesure la plus simple de la rentabilité du capital investi EN FRANCE. Ce ratio entre deux flux, les profits et le PIB a été avancé d’un an et demi, c'est-à-dire poussé sur la droite d’un an et demi. (ie: projection) La ligne bleue quant à elle représente le taux de chômage en pourcentage de la population active.   Quelques remarques sur ce graphique s’imposent à ce point de l’analyse.  
  1. La rentabilité du capital en France a baissé prodigieusement de 1974 /1985 qui furent les années d’abord du « Libéralisme avancé », grande idée du désastre Giscardien, suivies par les années ou le programme commun fut appliqué.  De 1985 à 2008, nous avons eu une stabilisation aux alentours de 23 % du PIB. Depuis 2009, nous avons perdu encore quatre points de rentabilité.
  2.  Le taux de chômage SUIT la rentabilité des entreprises avec un délai moyen d’environ 18 mois. La relation est de la baisse de la rentabilité au chômage et non pas comme le croient les Keynésiens du chômage à la rentabilité. (et que personne ne vienne me parler de la poule et de l’œuf…)
  1. Ce que les statisticiens appellent le taux de corrélation entre les deux variables est aux alentours de 90 %. Le carré du taux de corrélation s’intitule le coefficient de détermination et il est donc de 81 %. Cela veut dire que 81 % du taux de chômage est déterminé par la rentabilité du capital investi dix huit mois plus tôt.En termes clairs, cela signifie que si la rentabilité du capital baisse de deux points, le taux de chômage monte de deux points 18 mois plus tard…
  1. Comme la rentabilité du capital investi vient de remonter d’un point en raison de la dévaluation de l’Euro, il est probable que le chômage va baisser dans les 18 mois qui viennent, ce qui permettra à monsieur Hollande de nous expliquer qu’il a réussi son pari de « renverser » la courbe du chômage.
  Ces points étant acquis et vérifiables dans TOUS les pays du monde, que se passerait- il dans un pays normal si le but réel était de faire baisser le chômage ?   Les hommes politiques devraient s’interroger sur la baisse structurelle de la rentabilité du capital en France et une fois le diagnostic fait, prendre des mesures pour y remédier. D’après nombre d’études internationales faites par l’OECD ou le FMI, l’une des causes principales de cette baisse structurelle serait que le code du travail est d’une complexité inouïe ce qui empêcherait les embauches par les entrepreneurs. Et à ce sujet, nous venons d’assister à un psychodrame totalement Français. Une réforme du code du travail vient d’être proposée et je dois confesser que je n’ai pas beaucoup étudié son contenu tant j’étais sûr qu’en fin de parcours, toutes les « forces de progrès » se ligueraient pour empêcher tout changement. Et bien sur, je me suis trompé, et je n’ai pas été déçu en bien, comme disent les Suisses. Rien n’a changé, si ce n’est que le Président a d’abord rajouté quelques complications visant à renforcer le pouvoir des syndicats dans les PME et TPE mais qu’en plus le point d’indice des fonctionnaires a été augmenté, ce qui coutera au budget de l’Etat environ 7 milliards d’Euro. Voila qui risque d’empêcher le chômage de baisser comme il aurait dû le faire si monsieur Hollande ne s’en était pas mêlé. Devant un tel désastre l’observateur non partisan doit se poser la question : pourquoi cette préférence pour le chômage de la part de notre classe dirigeante ?   A cette question, il existe deux réponses non mutuellement exclusives.  
  1. Une incompétence inimaginable. Les hommes qui nous dirigent seraient Marxistes et penseraient que l’économie est un gâteau de taille fixe qu’il convient de partager. Et, en bonne théorie Marxiste, la plus value, c'est-à-dire le profit n’a aucune justification ni économique ni morale. Il s’agit d’un vol et leur rôle est donc de punir les voleurs.Ils ne comprennent pas que le profit est la rémunération du risque comme l’ont montré Schumpeter et Solow et donc leur but est de capturer ce qui pour eux est une rente injustifiée, pour l’accaparer au profit de leurs troupes. Tant qu’a faire de voler, autant que ce soit à leur profit.
  1. Un enfantin machiavélisme politique. Pour eux, hommes de l’appareil étatique et socialistes (ce qui revient au même), maintenir une majorité de Français dans une situation de dépendance et de précarité c’est assurer leurs réélections. A la masse des fonctionnaires qui votera toujours pour eux, on peut rajouter l’ensemble de ceux qui sont sans emplois et que l’on entretient à grands coups de prébendes. Si en plus, on réussit à créer une espèce d’apartheid grâce auquel un tiers des Français n’a pas son mot à dire lors des élections, alors les deux partis de gouvernement (socialistes de gauche et socialistes de droite tels Giscard, Chirac ou Sarkozy) qui suivent tous la même politique  peuvent alterner au Pouvoir en ne recueillant qu’un peu plus du tiers des votes. Le bonheur total.
Voila ou nous en sommes. Toynbee, le grand historien Anglais avançait que le rôle des élites dans un pays était de répondre aux défis qui se posaient à la société. S’ils n’y arrivaient pas et apportaient de fausses solutions, alors les mêmes défis se représentaient… jusqu’à ce que les élites soient changées, au besoin de façon révolutionnaire, ce qui entrainait un changement de régime. En cas de nouvel échec, le pays, la société ou la civilisation pouvaient disparaitre… On songe à l’Amérique Indienne dont la Civilisation a disparu lorsque les Conquistadores sont arrivés. On peut citer l’Allemagne en 1934 après le Traité de Versailles de 1918 qui consacrait le suicide de l’Europe. On songe à l’URSS qui a crevé du Marxisme. De nos jours, on peut mentionner le Moyen et le Proche Orient. On ne peut s’empêcher de citer aussi les institutions Bruxelloises qui toujours apportent les mauvaises réponses (Euro, politiques migratoires etc.…) aux questions qui tracassent les peuples. Nous en sommes là et le salut ne viendra pas d’un homme providentiel mais ne peut venir que du Peuple Français qui devra se lever et faire entendre sa voix. Déjà, les voix des Peuples Polonais, Hongrois, Américains, Anglais se font entendre.   Les élites devraient se méfier de la colère des Peuples.      
7:05:11 2015.12.14
Quid des métaux précieux regle de decision pour l'argent metal -Quand le graphique est hachuré en bleu, cela veut dire que le cours de  l’argent métal a fait mieux que le cash (en incluant le paiement des intérêts sur le cash) depuis au moins deux ans. -Quand le graphique n’est pas hachuré, le cash a fait mieux depuis deux ans que l’argent ou l’or, et  dans ce cas, je ne vois vraiment aucune raison d’avoir de l’argent ou de l‘or puisqu’il fait moins bien que le cash. Il y a environ trois ans, l’argent a commencé à sous performer le cash et donc fidèle à mes principes, j’ai recommandé de vendre l’or. Et je m’en porte très bien. Et  comme il continue à sous performer,  je n’en achète pas…   Le lecteur va me dire : « mais l’or et l’argent sont beaucoup montés depuis 1920 »… Certes, certes, mais beaucoup moins qu’un portefeuille d’actions, qu’un portefeuille d’obligations  ou même que le cash sur lequel on touche des intérêts… En fait, en pouvoir d’achat, il est à peu prés au niveau de 1920.   Pour résumer, pour gérer de l’argent il faut rester discipliné et donc suivre quelques principes :  
  1. N’introduire une valeur dans son portefeuille que si on comprend pourquoi elle doit être là.
 
  1. Ne s’intéresser qu’au bilan et pas au compte d’exploitation. Par là je veux dire que si vous vendez tout ce qui est monté et que vous gardez tout ce qui a baissé, au bout d’un certain temps vous n’aurez plus que des saloperies dans votre portefeuille.
 
  1. Ne jamais faire attention au prix que vous avez payé dans le passé pour un actif …Cela n’intéresse que le fisc
 
  1. Ne jamais initier une position à cause d’un avantage fiscal car c’est faire confiance à  l’État, ce qui est une idée bizarre.
 
  1. Ne  vendre un actif qui monte que s’il devient trop important dans votre portefeuille.
 
  1. Ne jamais garder un actif qui baisse au delà de la volatilité normale, et ne jamais faire de « moyennes en baisse ».
 
  1. Ne jamais tomber amoureux  de l’une ou de l’autre des positions.
    Si le lecteur s’en tient à ces principes après tout fort simples, il pourra transformer une petite fortune en une grosse, avec le temps,  ce qui le changera de beaucoup de certains gérants professionnels qui ont tendance  à transformer une grosse fortune en petite.
6:25:58 2015.04.20
Déni de Réalité et recherche de boucs émissaires image005 Depuis 1981, les dépenses de l’Etat en pourcentage du PIB n’ont cessé de monter comme en fait foi le graphique ci-dessus puisque nous sommes passé de 45 % du PIB au moment de l’élection de Francois Mitterrand à prés de 56 % aujourd’hui. Voila qui n’est guère libéral. Essayons de voir ce que cela veut dire en chiffres absolus (en milliards d’euros). image009   Le PIB marchand croit moins vite que le PIB public depuis 1979 et est aujourd’hui plus bas qu’il ne l’était en 2007, ce qui bien sur est loin d’être le cas pour le PIB du secteur public comme chacun peut le voir. Salopards de libéraux, qui sont incapables de suivre la croissance de l’Etat. Allons plus loin. Analysons le ratio entre  secteur privé et secteur public. image011 En 1981, à  l ‘arrivée de monsieur Mitterrand , le secteur privé était supérieur de 25 % au secteur public. Aujourd’hui  il lui est inferieur de 20%.  Encore un des méfaits de "l'ultra libéralisme", j’imagine. Continuons et vérifions les taux de variations annuels de nos deux agrégats, mais cette fois ci en  VOLUME, c'est-à-dire en excluant l’inflation des calculs. image014 Le secteur privé, depuis 1981  a connu 7 récessions, le secteur public aucune. Etonnez vous que les jeunes Français veuillent soit émigrer,  soit s’ils se sentent suffisamment compétents (sic!), entrer dans la fonction publique. Ce graphique est bien sur la PREUVE de la supériorité du secteur public sur le secteur privé. On est mieux payé, on a une meilleure retraite, que l’on prend plus tôt, une sécurité de l’emploi totale ,  il n’y a pas de récession, et en plus on peut dire du mal de ceux qui travaillent dans le secteur privé, qui ne sont bien sur que d’horribles égoïstes. Hélas, comme  le disait Madame Thatcher, le socialisme ne dure que tant que les socialistes peuvent trouver de l’argent à voler à quelqu’un… Plus d’argent à voler= fin des expériences socialistes.   "O tempora, o mores" aime rappeler l'auteur qui a lu Astérix. Car le secteur public ne croit qu’en deux  méthodes de gestion: augmenter les impôts sur les autres (voler la génération actuelle) ou emprunter à autrui (c'est-à-dire en volant les générations futures).  Il n y a en effet que deux façons de s’approprier un bien, travailler pour l’acheter  ou  le voler comme l’ont fort bien montré les Evangiles et Bastiat Et la, les choses deviennent embêtantes pour nos voleurs. Le taux de croissance du secteur privé sur les 7 dernières années est devenu négatif. ( NDA:J’utilise toujours la moyenne des 7 dernières années pour déterminer une tendance structurelle) . Les volés s’appauvrissent…la fin approche. Résumons-nous.
  • Le secteur public, qui est à l’origine de la dette,  est toujours en déficit et ne vit que de transferts.
  • En fin de parcours, la dette doit être payée, et par le secteur privé.
  • La croissance du secteur privé est maintenant négative, c'est-à-dire qu’il se contracte structurellement, comme en Italie.  Difficile de rembourser quoique ce soit dans ces conditions.
  • La dette de l’Etat va donc continuer à augmenter, ce qui n' a aucune importance, me dit on,  puisqu’elle est achetée par la BCE et que le service de la dette ne coute plus rien.
  • Mais des taux négatifs vont aider  principalement au financement de l’Etat, car  personne dans le secteur privé ne va emprunter, puisque l’activité se contracte.
La croissance de l’Etat va donc exploser  et le secteur privé continuer à disparaitre. Les différences entre la France et l’URSS d’il y a peu s’atténuent de plus en plus. Normal, puisque nous sommes gérés par des clercs d’une Eglise qui avait déjà échoué en URSS et qui est en train d’échouer chez nous. Et comme nous l’a appris René Girard, pour dissimuler leurs échecs il suffit à  ce clergé de remplacer  dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30  le mot "Juif " ou " Koulak " par  le mot "  Liberal  "  aujourd’hui et le tour est joué. Rien n’est réglé, mais un bouc émissaire a été trouvé et c’est après tout la seule chose qui compte. Voilà mon diagnostic. J’aimerais bien avoir celui des autres.
7:00:45 2013.09.16
L’Entrepreneur et sa Vocation Dans un article paru vendredi dernier, nous rappelions aux lecteurs de l’Institut  la thèse du Père Sirico, de l'Acton Institute: choisir de devenir Entrepreneur c'est répondre à une Vocation. Je voudrais  approfondir ici cette notion essentielle en rappelant que du succès des entrepreneurs, et de ce succès seul, dépend la croissance et donc les emplois et l'évolution du chômage. Pour paraphraser de Gaulle: "L'emploi, l'emploi disent-ils en sautant comme des cabris sur leurs chaises". Les politiques depuis des lustres nous expliquent en effet, avant chaque élection, qu'ils ont des remèdes miracles pour "créer des emplois", en général en dépensant de l'argent qu'ils n'ont pas. La discussion tourne toujours autour de la question du "COMMENT". Comment dépenser cet argent  pour faire baisser le chômage  et créer des emplois? Et pourtant, comme l'avait avoué piteusement le Président Mitterrand: "Nous avons tout essayé, et rien n'a marché", ce qui ne les empêche cependant pas de continuer. Comme si l'Etat qui dépense de l'argent créait quoique ce soit... Or cet échec  est parfaitement compréhensible.  Pour arriver aux résultats espérés, il y a une question à poser et une seule: non pas "comment "créer des emplois, la sempiternelle question qui nous mène d'échec en échec  et qui laisse à penser qu'il existe une boite à outils quelque part et que l'économie serait comme une machine à vapeur qu'il faudrait simplement mieux régler, mais plus simplement "QUI" créé des emplois. Dés que l'on fait ce glissement sémantique tout devient simple.  A la question, QUI crée des emplois, la réponse est toujours la même et ce dans tous les pays du monde:  Les "entrepreneurs" créent des emplois, et personne d'autre. Un homme, une femme reçoivent un autre homme, une autre femme dans un bureau ou sur un chantier, et se mettent d'accord entre eux librement, le premier (ou la première) acceptant de payer un salaire au second (ou à la seconde) et le deuxième acceptant de mettre sa force de travail à la disposition du premier, et cela en toute bonne foi de part et d'autre. Ils se rencontrent, ils se plaisent, ils se serrent la main, et voila, un nouveau job créé. L'économie, ce n'est pas le PIB, la balance commerciale, l'inflation, le déficit budgétaire, la dette mais ce sont des INDIVIDUS qui se rencontrent et qui acceptent librement et en confiance de travailler ensemble ou de commercer l'un avec l'autre en respectant les lois existantes et le contrat passé entre eux. Aux USA où nous disposons des chiffres, plus de 90 % des emplois nouveaux sont crées par des entreprises qui ont moins de trois ans d'âge.  Les grandes entreprises par contre détruisent des emplois par solde. Il en est certainement de même en France.  Et plus il y a de fonctionnaires en pourcentage de la population active, plus le chômage est élevé. La question donc se pose immédiatement: Qu'est qu'un entrepreneur ? Réponse: c'est quelqu'un qui accepte de vivre avec des coûts certains (les salaires de ses employés, les loyers, les frais généraux, les impôts, les charges sociales etc..) et avec des revenus totalement incertains  (il ne peut pas forcer ses clients à acheter ses produits, en s'appuyant sur un monopole octroyé par l'état contrairement par exemple à la Sécurité Sociale ou à la SNCF).  Si ses coûts sont inférieurs à ses ventes, il fera un profit, qu'il s'empressera de mettre en réserve dans le capital de sa société pour le cas où les choses tourneraient mal, non sans avoir au préalable payé des impôts. Si les ventes sont inférieures aux coûts, il fait des pertes et peut perdre TOUT le capital qu'il avait mis à la disposition de son entreprise et là l'état ne participe pas aux pertes. Dans le cas où il fait faillite, il n'a droit ni au chômage ni à de quelconques indemnités. L'entrepreneur vit  donc perpétuellement dans l'angoisse et l'incertitude, au point que c'est lui qui meurt le plus tôt dans toutes les statistiques démographiques. Car la réalité est que plus des deux tiers des sociétés créées à un moment donné ne sont plus là trois ans après et donc que les 2/3 des entrepreneurs échouent. Mais le tiers qui aura survécu sera à l'origine de quasiment toute la croissance économique  pendant cette période. Sans entrepreneur, pas de croissance économique, pas de croissance des revenus et pas de baisse du chômage. Avec lui, tout est possible. Sans lui tout est impossible. L'entrepreneur est  de fait celui qui dans le système économique est le seul à accepter de vivre en risque perpétuellement.Il est l'intermédiaire entre le Risque et la Société, une sorte de métal laissant passer le courant de la croissance . Toutes les études                                                                                                                        montrent également  que si les profits des entrepreneurs montent, le chômage baisse et que si  les profits baissent le chômage monte. Cette réalité est appelée "le théorème de Schmidt" du nom de l'ancien chancelier Social Démocrate Allemand  et s'énonce comme suit  "les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après demain." Vérifions cette réalité en comparant la croissance des  profits réalisés par les entreprises opérant en France (rien à voir avec les profits du CAC 40), par rapport à l'évolution du PIB Français), en gardant en mémoire une règle toute simple: si les profits augmentent moins vite que le PIB, cela veut dire que le chômage va monter.  France  marge brute d'auto financement , PIB ET CHOMAGE La ligne verte, c'est la variation sur deux ans des profits des sociétés opérant en France (marge brute d'autofinancement) en termes nominaux. La ligne bleue. c'est la croissance du PIB sur la même période, quant à la  ligne rouge (échelle de droite), elle représente l'évolution du chômage. Analysons ces trois variables par cycle 'Présidentiel" depuis 1969.
  • Pendant les années Pompidou, l'entrepreneur est respecté et respectable, la croissance des profits reste supérieure à la croissance PIB. J'ai toujours pensé que la disparition du Président Pompidou avait été LE vrai drame dont la France ne s'est jamais remis... car juste après vint l'effroyable Présidence Giscard.
  • De 1974 à 1981, l'homme du Libéralisme avancé accumule les erreurs. Contrôle des prix, contrôle des changes, contrôle du crédit, politique industrielle, création du SME (l'ancêtre de l'Euro), alourdissement de la pression fiscale et réglementaire, RIEN ne manque à l'appel. Résultat,  les profits s'écroulent et le chômage explose à la hausse...
  • Arrivent les années Mitterrand. Au début, toutes les erreurs sont commises et du coup le Franc Français s'écroule (trois dévaluations en deux ans), ce qui est une excellente nouvelle pour les entrepreneurs dans la mesure où une baisse du taux de change est un transfert de richesse des '' rentiers", les fonctionnaires, aux preneurs de risque, les entrepreneurs...Les profits montent, et le chômage baisse aidée dans la deuxième partie du mandat par la remarquable politique d'un homme du peuple disparu trop tôt lui aussi, Bérégovoy.
  • Arrive le deuxième mandat Mitterrand, marqué par la prise de pouvoir du deuxième Inspecteur des Finances (après Giscard),  a avoir presque tout seul ruiné  l'économie Française , monsieur Trichet, qui en quelques années a détruit plus d'entreprises que personne ne l'a jamais fait dans l'Histoire avec sa politique de maintien d'une parité fixe avec le DM après la réunification Allemande. Inutile de dire que la rentabilité s'écroule et que le chômage explose...
  • Puis viennent les Présidences Chirac et Sarkozy où rien n'est fait, mais rien d'irréparable non plus... ce qui est déjà un résultat honorable.
  • Et nous terminons avec la Présidence Hollande...( "Pour avoir un pays bas, votez Hollande...") qui refait exactement les mêmes erreurs que monsieur Mitterrand, mais cette fois ci sans l'ajustement des dévaluations répétées et pour la première fois dans l'Histoire depuis 1945, la marge brute d'autofinancement des entreprises BAISSE en termes absolus. C'est donc dire que le chômage explose et va continuer d' exploser dans des proportions rarement constatées et avec lui les déficits budgétaires. 2014 ET 2015 vont être chauds.
Donc depuis Giscard, la politique Française a toujours fonctionné selon le principe Marxiste que l'entrepreneur est un voleur et qu'une bonne politique consiste à lui "faire rendre gorge". On n'imagine rien de plus stupide... et on en voit le résultat tous les jours. Une politique intelligente ne cherchera cependant pas à "aider" les entrepreneurs car un libéral ne peut en aucun cas favoriser qui que ce soit tant il croit avant tout à l'égalité de chacun devant la Loi. Mais la réalité d'aujourd'hui est que les entrepreneurs Français ne peuvent  survivre tant ils sont écrasés par l'état, ses réglementations absurdes et ses impôts qui empêchent d'investir et d'embaucher. Les entrepreneurs Français sont donc complètement persécutés comme autrefois pouvaient l'être les Protestants où les israélites et comme toujours par le Clergé régissant l'église dominante (le parti socialiste aujourd'hui, l'église Catholique autrefois...) ll ne s'agit pas d'aider les entrepreneurs, mais bien de briser leurs chaînes , de libérer  Atlas en quelque sorte (fine allusion a Ayn Rand).Une politique Libérale s'attachera donc à libérer les entrepreneurs Français de toutes les contraintes abusives auxquelles ils sont soumis pour permettre le grand retour des preneurs de risque sur la scène économique de notre pays.     Charles Gave     Pour aller plus loin, découvrez notre nouvelle section oeuvres choisies