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Le capitalisme est-il moral?

Telle est la question que de nombreux philosophes ou hommes d’église  se sont posée depuis bien longtemps déjà. C’est à mon avis le type même de la fausse question.Demande t’on si un marteau est moral?Le capitalisme est un outil, au même type que le marteau ou la faucille…On peut utiliser un marteau pour enfoncer la tête de son voisin ou une faucille pour lui couper la gorge et cela ne rend pas ces outils « immoraux »…

Le capitalisme est un outil qui  existe depuis toujours et pour une raison toute simple: de tous les animaux, l’Homme est le SEUL à pratiquer l’échange.Des écureuils peuvent bien mettre des noisettes en réserve pour l’hiver (et donc épargner), il ne leur vient jamais à l’idée de les échanger contre un trou plus ensoleillé ou de donner une fête en l’honneur d’autres écureuils si par hasard ils ont trop de noisettes.L’homme, en revanche, cherche à se débarrasser de ce qu’il a en trop pour acquérir quelque chose dont il a besoin et dans cet échange volontaire, les deux parties sont gagnantes.

Au début, j’imagine que les transactions se faisaient par le troc à l’intérieur d’une même tribu, mais assez rapidement une nouvelle classe de gens astucieux a du émerger qui se rendirent compte que la tribu d’ à coté avait trop de viande de bison alors que dans leur tribu il y a avait trop de poissons et qui du coup se sont mis à arbitrer avec enthousiasme la viande de bison contre des poissons. Les premiers entrepreneurs étaient nés. Immédiatement, ils se sont aussi rendu compte qu’ils avaient besoin d’un bien intermédiaire pour stocker la « valeur » de leurs ventes dans le cas où il y aurait eu une pénurie de poissons ou de bisons, et la première monnaie était née, sans doute sous forme de coquillages ou de jolis cailloux brillants.

 

Et c’est la que les choses se gâtèrent (probablement)…

Comme le dit fort bien Bastiat dans son grand livre « Les harmonies économiques », il y deux façons, et deux façons seulement de s’approprier du poisson que l’on a pas péché ou des coquillages que l’on n’a pas gagné :

-Soit on se met au travail et il faut rentrer dans le système d’échanges en offrant quelque chose que les autres veulent et les convaincre qu’ils en ont besoin,

- soit on trouve une façon de voler le produit du travail des autres.

Il n’y a pas de troisième solution. Et pour ce qui est de voler, l’inventivité humaine a été sans limites.La première idée a sans doute été pour un marchand d’embaucher les plus costauds de sa tribu pour taper sur ceux qui auraient voulu aller vendre des poissons à  la tribu d’ à coté, pour s’assurer un monopole ( pratique connue depuis sous le nom de protectionnisme).Mal lui en a pris.Très vite, l’un des costauds a du se rendre compte qu’il pouvait organiser un syndicat des costauds dont il serait le chef pour capturer la rente ainsi crée.Le premier pouvoir politique était né, fondé non pas sur l’échange libre, mais sur la contrainte et la violence et sans doute pour s’approprier les profits crées par l’échange libre.Le vol devenait un moyen normal pour s’enrichir, pour peu que l’on ait la plus grosse massue, bien sur.

Nous voila passés d’un échange libre fondé sur des prix librement consentis à des échanges contraints  dont les profits iront à celui qui à  la plus grosse massue.Et  depuis, il a toujours été plus facile d’envoyer les gendarmes pour m’obliger à faire quelque chose que de me convaincre de la faire de mon plein gré.Et donc, depuis toujours nous oscillons entre contrainte étatique (vol) ou échange librement consenti (commerce=capitalisme), les plus actifs dans l’organisation légale du vol étant hélas souvent des anciens entrepreneurs qui veulent transformer leur profit en rente…

Je suis un entrepreneur et je suis l’objet d’une concurrence insupportable (axiome: toute concurrence est insupportable puisqu’elle me met en risque, ce qui est inconvenant).Je vais donc essayer de transformer mon profit – légitime puisque le résultat d’une  transaction librement consentie entre les deux parties- en une rente.Pour cela, je vais aller essayer de demander le soutien de l’Etat (qui a la plus grosse massue puisqu’il a le monopole de la violence légale) pour empêcher mon concurrent de me faire du tort et je vais réclamer à corps et à cris sa « protection ».L’Etat, ou plutôt le personnel de cet Etat acceptera d’autant plus volontiers d’assurer cette protection si l’entrepreneur accepte de lui verser une partie de cette rente.

A terme, bien sur, le personnel de l’Etat exigera la totalité de la rente, ce qu’avait déjà fait le plus costaud de la tribu  bien des siècles auparavant.  Cris orfraie du rentier qui hurle à la spoliation maintenant qu’il en est l’objet.« Pour dîner avec le Diable, il faut une très longue cuillère » comme le dit la sagesse populaire.Et des ce moment là, le capitalisme devient illégitime et cessant d’être légitime, il devient inefficace. Les poissons pourrissent par la tète disent les Chinois, et le capitalisme aussi…. Soyons clair.

Le capitalisme n’est légitime  éthiquement que si le surplus dégagé par l’entrepreneur est le résultat d’un risque pris et assumé et la contrepartie d’un échec toujours possible.Si l’entrepreneur essaie de transformer son profit en rente, alors non seulement le capitalisme cesse de fonctionner  mais en plus son remplaçant, l’étatisme de copinage est insupportable moralement. Venons en à l’époque actuelle, qui se caractérise par une grande poussée de la légitimité accordée au vol et par la condamnation morale sans appel de l’échange libre.

Que constatons nous aujourd’hui en effet ? Le plus costaud de la tribu est maintenant désigné non pas par la taille de la massue mais par des procédures démocratiques, le vote, ce qui est certes un progrès. Mais avoir la majorité ne veut pas dire que l’on a le droit de spolier la minorité: un vol reste un vol même s’il est sanctionné par une majorité (qui dans ce cas est une majorité…de voleurs).

L’insécurité juridique que cela crée rend toute croissance impossible comme l’exemple des pays socialistes l’a amplement prouvé. Or tout cela est non seulement nié, mais encore plus grave,  complètement oublié dans nos sociétés.Comme le disait Saint Just, l’archange de la Révolution (bien sur, avant qu’il ne prenne le pouvoir)  « l’ennemi de  la Liberté Individuelle  de chaque citoyen c’est bien sur son Etat » et nous en avons tous les jours la preuve. Ce qu’il y a de curieux c’est que la solution à tout cela existe et a été inventée il y a plusieurs siècles sous  le beau nom de Libéralisme,  qui n’est que la préférence accordée à la Liberté Individuelle  pour la protéger contre la spoliation organisée par le Pouvoir.Le principe fondamental est simple. Ce qui assure la Liberté individuelle, c’est le Droit de Propriété,  qui est antérieur et supérieur au droit de la majorité.

L’Etat  est cependant un mal nécessaire, sinon on retourne au pouvoir exercé par celui qui a la plus grosse massue …mais parfois on en vient presque à regretter ces temps simples ou un voleur ne prétendait pas qu’il volait « pour le bien commun » . Il volait et c’était tout. Il ne se donnait pas la peine de nous assener des leçons de morale en sus. Entendons nous bien, nous avons besoin d’un Etat dans ses missions régaliennes, mais la question reste entière : qui nous protégera contre cet Etat. La réponse est, et a toujours été, le Droit.

Comme le disait Milton Friedman la liberté individuelle peut s’exercer dans trois sphères.

1.    Sphère politique, c’est à  dire la possibilité donnée à  chacun de se présenter aux élections pour exercer les responsabilités, à  tous les niveaux ou encore mieux de voter directement (Démocratie directe). Mais ceux qui détiennent le pouvoir politique ne DOIVENT pas intervenir dans les deux autres sphères, en aucun cas. Ils n’ont aucune légitimité pour cela.

2.    Sphère sociale: pas de censure de la presse ou de la pensée, pas de religion d’Etat, pas de monopole dans les média ni  à l’école, à  l’Université ou dans les associations ou syndicats…

3.     Sphère économique: Liberté d’entreprendre, d’embaucher, de débaucher de vendre, d’acheter, de travailler, de ne pas travailler, de gaspiller son argent ou de l’investir…

Et tout cela doit être garanti par une Justice totalement indépendante des trois sphères où s’exercent nos libertés d’où la séparation des Pouvoirs…Entre un pays démocratique qui n’aurait pas de Justice indépendante et un pays non démocratique qui aurait une justice indépendante, Milton Friedman, encore lui, disait qu’il fallait toujours choisir de vivre dans un pays qui a une justice indépendante. Bref, le capitalisme n’est ni  moral ni immoral. Ce qui est immoral c’est la recherche de la rente, c’est à dire le refus du risque, de l’échec et de son pendant la réussite.

Et c’est de ce refus dont la France crève.Et ce refus est profondément immoral, puisque ce qui compte ce n’est plus de convaincre l’Autre qui peut prendre sa décision librement mais de capturer l’Etat pour pouvoir voler impunément.

Et ca c’est vraiment répugnant.

 

 

 

CG

 

 

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23 Comments

  1. Vazimonga dit :

    Les choses ne se sont pas passées ainsi .

    Je veus dire , pour les hommes des cavernes, la plus grosse massue n’a jamais donné le pouvoir ! Grave erreur que de croire que la coercition est une évidence historique.

    Les premiers hommes devaient faire face à de terribles prédateurs et les tribues étaient facilement décimées.Pour preuve leur habitat .
    Qui allaient au combat ? Les guerriers , les plus forts physiquement , mais ce sont les plus malins qui avaient le plus de chance de ne pas revenir bredouille. Le pouvoir à la seule intelligence et non pas à l

    Avez vous réfléchi seulement à la création du feu ?
    Est ce l’œuvre d’un génie ? Tournez sans fin un bout de bois sur un autre , ou frotter deux silex jusqu’à obtenir du feu , c’est plutôt à l’origine l’œuvre d’un simplet répétant le même acte sans jamais se passer.

    • Vazimonga dit :

      :-)
      Mon commentaire , incomplet, s’est validé tout seul ! Houps!

      Le feu donc , à été inventė par un autiste et la tribu qui l’a accueilli a vu ainsi récompensé ni sa force ni son intelligence , mais son sens de la charitė.

      Oui , je sais, j’ai mes chances pour le prix Nobel d’Histoire.

  2. Poseidon dit :

    d’ailleurs sommes nous encore ds une democratie liberale en France ????

    je trouve que cela ressemble de plus en plus à un systeme socialo-étatique qui justement est sorti de son rôle « d’etat » …….. pour devenir la perfusion d’une société française qui voit le capitalisme et le liberalisme comme les deux grands responsables du malheur qui s’abat sur leurs chaumieres !!!!! idée soutenue et entretenue par nos amis anes :))

  3. Poseidon dit :

    Prenons l’exemple d’une arme… celle-ci n’est pas dangereuse dans les mains d’une personne responsable…. mise entre les mains d’un déséquilibré ou d’un malfrat…. elle devient dangereuse….

    l’etat est un mal nécessaire…… qui ne fait plus sont « job » depuis des lustres…. l’homme politique ne se preocupe plus depuis longtemps de l’avenir de la nation et des ses enfants….
    l’etat est une confrerie de voyou….. ou collusion et copinage concourent tout du moins en france afin de voler l’entrepreneur ou le cadre pour faire du social au non de la soi-disante grandeur du socialisme et de la redistribution….

  4. Vazimonga dit :

    Curieusement , l’auteur des « harmonies économiques  » n’envisage pas le cas de la charité , ou comment l’autre peut disposer du poisson qu’il n’a pas péché…sans pour autant le voler , ni se mettre au boulo.

    • idlibertes dit :

      Bien sur que si, Bastiat a souvent parler de ceux qui sont destinés à aider les autres. Mauvaise lecture, reprenez les textes.

      • Vazimonga dit :

        Merci de confirmer qu’il y a bien 3 façons et non pas deux , et  » deux seulement « , de s’approprier du poisson que l’on n’a pas péché ou des coquillages que l’on n’a pas gagné.
        Deux n’étant pas trois , le prix Nobel de mathématique n’est pas pour demain non plus …
        ‘-)

        Ceci dit, Une  » générosité libre et choisie  » , c’est sûrement le modèle politique qui a le plus d’avenir . Ce modèle verra le jour quand les peuples auront compris leur interdépendance , écologique tout autant qu’économique.

        • Charles Gave dit :

          Cher Vazimonga
          Desole, mais il n’y en a que deux
          Ou bien je decide moi meme de l’utilisation que je vais faire du produit de mon travail et je peux tout a fat choisir de le donner librement a qui je veux, ou bien on me le prend par la force
          Ce n’est pas le changement de propietaire qui compte , c’est la volonte libre ou non d’accepter ce changement de propriete
          cg

          • Vazimonga dit :

            Vous avez à l’origine utilisé le terme « s’approprier  » , difficile de comprendre que ce n’est pas le changement de propriétaire qui compte mais le ressenti de celui ci.

            Ceci dit , je ne regrette pas de vous avoir fait préciser votre pensée ( ou d’avoir mieux compris votre pensée , au choix) .
            Car La volonté libre ou non d’accepter un changement de propriété est tout a fait fondamentale.

    • idlibertes dit :

      Et je préfére une générosité libre et choisie plutôt qu’une coercition de l’état qui tend à rendre tout le monde irresponsable.

      • Poseidon dit :

        oui, tout à fait d’accord Mr Gave…..

        toutefois, le problème de l’etat ce sont les hommes politiques d’aujourd’hui qui n’oeuvrent plus comme ils le devraient…. comme vous le disiez l’etat reste néanmoins un mal necessaire…..

        regardons l’exemple le plus récent d’un point de vue historique……. à quoi ressemblait l’amerique avant de devenir les USA?

  5. BA dit :

    Mercredi 23 octobre 2013 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du deuxième trimestre 2013.

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, Chypre, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni sont en faillite.

    La dette publique de ces Etats atteint des sommes inimaginables.

    La question est donc :

    « QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 316,969 milliards d’euros, soit 169,1 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2076,182 milliards d’euros, soit 133,3 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 214,801 milliards d’euros, soit 131,3 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 204,495 milliards d’euros, soit 125,7 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 397,851 milliards d’euros, soit 105 % du PIB.

    6- Chypre : dette publique de 16,906 milliards d’euros, soit 98,3 % du PIB.

    7- France : dette publique de 1912,205 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB.

    8- Espagne : dette publique de 943,410 milliards d’euros, soit 92,3 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1422,213 milliards de livres sterling, soit 89,6 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-23102013-AP/FR/2-23102013-AP-FR.PDF

    • Poseidon dit :

      bonsoir,
      j’ai déjà posé la question à Mr Gave lors d’un précédent post…. la question n’est pas « QUAND » mais plutot « QUI » sera le premier en fait si j’ai bien retenu la reponse de Mr Gave. cordialement

  6. Robert Marchenoir dit :

    Ajoutons que pendant très longtemps (et encore aujourd’hui), le vol a été une forme répandue et légitime de l’enrichissement. Je veux dire le vol direct, sous forme du pillage permis par la guerre.

    Variante : la demande de rançon, pratiquée de façon extensive par les musulmans au cours de l’histoire. Pas seulement par eux, naturellement, mais l’on oublie trop souvent que les demandes de rançon contre des otages occidentaux capturés par des islamistes ne sont que la résurgence d’une pratique fort ancienne — qui a justifié, d’ailleurs, la colonisation d’Alger par les Français.

  7. BA dit :

    Aux Etats-Unis, l’Etat fédéral va se déclarer en défaut de paiement.

    Et en Europe ?

    En Europe, l’Union Européenne sera en cessation de paiement à la mi-novembre.

    Lisez cet article :

    UE/Le budget européen menacé de cessation de paiement à la mi-novembre.

    La Commission européenne a demandé lundi au Parlement européen d’approuver en urgence un versement de 2,7 milliards d’euros supplémentaires pour le budget 2013 afin d’éviter à l’Union européenne de se retrouver en cessation de paiement à la mi-novembre.

    « J’ai été informé ce matin par les services du président de la Commission européenne du risque de cessation de paiement à la mi-novembre », a annoncé le président du Parlement européen Martin Schulz à l’ouverture de la session plénière à Strasbourg.

    « C’est une requête que je vous soumets », a-t-il expliqué. « J’ai demandé une réunion d’urgence de la commission des budgets mardi pour examiner le fonds de l’affaire et si une demande est soumise par le Conseil (qui représente les 28 Etats-membres de l’UE), un vote pourrait être organisé jeudi », a-t-il plaidé.

    Les chefs des groupes politiques ont accueilli très fraichement la demande de la Commission.

    « Il y a quelque chose de bizarre dans cette histoire », a lancé le co-président des Verts Daniel Cohn-Bendit.

    « Vous n’allez pas me dire que la Commission européenne a découvert vendredi après-midi qu’elle n’avait plus d’argent. Quelqu’un se fout de notre gueule dans cette histoire », a-t-il accusé.

    Le chef du groupe du Parti Populaire Européen Joseph Daul s’est montré tout aussi sévère. « Qui nous dit que si nous approuvons ces 2,7 milliards d’euros le Conseil sera encore prêt à adopter les deux autres budgets rectificatifs de 3,9 milliards d’euros et de 400 millions d’euros ? », s’est interrogé M. Daul.

    Un bras de fer a été engagé entre les Etats-membres et le Parlement européen sur le budget de l’UE pour la période 2014-2020.

    Les députés européens ont conditionné leur approbation définitive de ce budget pluriannuel au déblocage par les Etats membre d’une somme de 3,9 milliards d’euros supplémentaires pour boucler les comptes de 2013.

    Un des points d’achoppement est une enveloppe de 400,5 millions d’euros au profit de l’Allemagne, de l’Autriche et de la République tchèque pour les dégâts occasionnés par les inondations de mai et juin, et au profit de la Roumanie pour les dégâts causés par les incendies qui ont ravagé ses forêts à l’été 2012.

    L’Allemagne et d’autres pays souhaitent que cette enveloppe soit incluse dans le cadre des 3,9 milliards d’euros, mais le Parlement n’est pas d’accord et demandent que les quelque 400 millions proviennent de nouvelles dotations.

    En raison des divergences entre les Etats-membres et le Parlement, le vote du budget pluriannuel, prévu cette semaine, a été repoussé en novembre.

    http://www.romandie.com/news/n/UELe_budget_europeen_menace_de_cessation_de_paiement_a_la_mi_novembre32211020131930.asp

  8. Jean-Marc MAIN dit :

    Le libéral ne serait il pas tenté de conclure après la lecture de cet article, que si l’ individu se pose en conscience des questions de moralité, la conscience collective, donc individuellement irresponsable, n’ a qu’ une problématique d’ intérêt.

  9. Nicolas dit :

    Toujours rappeler aux parasites sociaux ce qu’ils sont plutôt que d’écouter leur verbiage..

  10. iclair dit :

    Le probleme est que la justice est devenue un outil du pouvoir. Aux Etats Unis le president nomme les membres de la cour supreme. J’ai bien peur que le concepte d’une justice independante reste un myth qui n’existe nulle part.Croire en une justice vraiment independante est je crois (malheureusement) tres naif. Not in our life time!

    Bien a vous.

  11. Roger Duberger dit :

    Cher Charles Gave,
    Je suis bien d’accord avec vous. Dans ce que j’entends autour de moi, ce que nombre de personnes reprochent au capitalisme, c’est le profit. C’est vrai que le commerçant doit faire une marge (même dans le cas du troc entre tribus -il faut organiser le transport, anticiper des risques de perte de marchandises etc…-). Notre société nous éduque dans le sens où les mots : marge, profit, bénéfice ont un mauvais sens, ils signifieraient qu’une des parties au contrat a été spoliée ou insuffisamment rémunérée. Je crois que les mentalités françaises trainent cette « éducation » depuis le front populaire. Peu de philosophes ou de politiques osent dire que pour être entrepreneur, il faut être courageux, travailleur, économe, sensé et aussi un peu chanceux, dans ce cas on peut gagner un argent que l’on a vraiment bien mérité ! Bien sûr, tous les oints, tous les politiques, tous les lobbyistes sont des antilibéraux qui entravent le libre échange et pénalisent le consommateur. Marx a opposé 2 parties : le capitaliste et le salarié, mais la partie se joue à 3 (voire plus) avec le consommateur, qui est le grand gagnant du libre échange.
    Cordialement

  12. Homo-Orcus dit :

    Découverte assez surprenante…
    « Libéral » est un mot inventé au XIXème siècle, il se voulait le contraire (antonyme) de servile – par extension, libération contre l’absolutisme (quand on pense qu’un journal de meurtriers staliniens, maoïstes, polpotiens, guévaristes ose utiliser le terme Libération…) – source : un intervenant espagnol au colloque Lippmann de 1938.

  13. Homo-Orcus dit :

    Excellent !

    Condillac « …par la nature des échanges, il y a nécessairement bénéfice des deux côtés, puisque de part et d’autre on donne moins pour plus. » (Montaigne en prend un coup) et « Le commerce donne de la valeur à des choses qui n’en avaient pas. »

    à cors et à cris

  14. Amellal dit :

    Bonjour,
    On attribue aussi à Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté »
    Êtes-vous d’accord avec ?

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