https://institutdeslibertes.org/vu-de-new-york/
Jean-Claude Gruffat

Vu de New-York.

Après un long silence, Covid et autres, je retrouve avec joie les colonnes de l’Institut des Libertés.

Pour beaucoup d’entre nous, cette pandémie a conduit à un changement de mode de vie, pour ma famille proche, tout en gardant nos bases New York et le Luberon, nous avons opté pour un centre de gravité à East Hampton, à l’Est de Long Island, au Sud de La Fourchette, “ the Fork”. A quelques dizaines de mètres d’une plage de galets, pratiquement vide…

Même au plein cœur de l’été.

Aujourd’hui est ici une fête importante, celle du travail, dite Labor Day.

Si son origine est bien dans les mouvements sociaux du XIXème siècle à New York, sa réalité contemporaine est tout simplement d’officialiser la période des locations d’été, Memorial Day to Labor Day, fin Mai début Juin, jusqu’au premier lundi de Septembre.

Alors, barbecue, bière, et le dernier jour acceptable pour une “tenue blanche” { aucun rapport avec les frères maçons}.

Lors de son entrée en fonction, en Janvier 2021, Biden avait promis que grâce à la vaccination massive, l’Amérique serait “Covid free” pour Labor Day, or nous avons maintenant 4 fois plus de cas, deux fois plus d’hospitalisations, et une mortalité en hausse de 80% par rapport à la même période de 2020.

Alors que 53% de la population de plus de 12 ans est vaccinée complètement, 62% avec au moins une injection.

Le coupable, le variant Delta, et …les gouverneurs républicains, qui interdisent le passeport vaccinal, relâchent les contraintes de distanciation et masques, et rouvrent école et lieux de culte.

C’est toutefois ce que dit l’administration, par le truchement de Dr Anthony  Fauci, l’autorité dans les media, après avoir servi sous d’autres Présidents.

La réalité, il faudra vivre avec cette pandémie, vacciner, et aussi inventer des remèdes …

Et se comporter civilement, sans contraintes policières, mais avec transparence de la part des initiés.

 

Le consensus est établi que Trump a perdu le collège électoral en Novembre 2020 du fait d’une communication maladroite sur la pandémie, sans avoir suffisamment exploité les bénéfices de l’opération Warp Speed, qui par usage de fonds fédéraux, autorisés en Mars 2020, sous son administration, a permis le développement de deux vaccins dits de type RNA en moins de 9 mois.

Premier échec de l’équipe Biden, le Covid, mais il y en a bien d’autres.

En politique internationale, soi-disant le “forte” de cet ancien président de la Commission des affaires étrangères du Sénat, en dépit de beaucoup d’effets d’annonce :

  • Aucun progrès sur l’Iran qui vient d’élire comme président un “mass modérer”
  • La Corée du Nord a réactivé un réacteur produisant du plutonium.
  • La Russie provoque ouvertement et Biden a levé l’embargo et les sanctions sur le gaseoduc North Stream, augmentant la dépendance de l’Europe Occidentale vis à vis de ces importations..
  • La relation avec la Chine continue à se détériorer, sans que l’administration américaine ne réussisse à fédérer les initiatives des alliés en Asie et Europe. Trump avait correctement identifié la Chine comme l’adversaire de l’Occident, comment gérer cette relation alors qu’elle est aussi un de nos principaux fournisseurs stratégiques ?
  • Enfin, la débâcle en Afghanistan du fait d’une sortie hâtive, non préparée, qui livre les populations à la barbarie islamiste des Talibans, abandonne nos alliés et livre des fournitures massives d’armes de guerre et équipements sophistiqués à un ennemi combattant et aux groupes terroristes qu’il héberge. Sans aucune concertation avec nos alliés de la coalition.

Il y bien d’autres sujets de préoccupation, allons à l’essentiel :

  • Un Cabinet, une équipe constituée exclusivement sans aucun critère de compétence et expérience, uniquement sur des quotas de race, sexe, orientation sexuelle. L’effort a été couronné de succès, on a finalement trouvé la pièce manquante, un “transsexuel ». Toutes les cases sont cochées.
  • Un a priori idéologique, inspire par l’aile dite progressive du parti démocrate. Oui, le parti a choisi Biden plutôt que Sanders ou Warren, mais l’agenda est bien celui de la gauche extrême. Le plus progressiste dans l’histoire du parti, selon Obama, inspire par “American Marxism”, selon le récent ouvrage de l’essayiste Mark L Levin.
  • Un “Green New Deal”, rétrograde, destructeur d’emplois, qui conduit au retour dans l’Accord de Paris sur le climat, et à un budget dit d’infrastructures de $3,5 trilliards devant le Congrès.
  • Une politique de frontières ouvertes pour accueillir une immigration non contrôlée qui devrait pérenniser le contrôle démocrate sur les institutions locales et fédérales.
  • La prise de contrôle d’un processus electoral au niveau fédéral, avec multiplication du vote par correspondance, la collecte des bulletins de vote, et l’insuffisance de contrôle sur l’identité des électeurs…
  • Une débauche de dépenses sans justification sociales ou économiques, et sans financement autre que des hausses massives d’impôts, non pas uniquement sur les plus aisés, mais bien sur les classes moyennes.

En bref, nous savions bien qu’une administration Biden serait un désastre, nous étions en dessous de la réalité.

Un seul espoir, les élections de mi-mandat pour bloquer au Congrès le programme délirant de cette équipe incompétente, dirigée par un sénile déclinant, qui se prend pour Woodrow Wilson et FDR combinés, et qui ne fut jamais qu’un politicien médiocre.

Pour citer à nouveau Obama, qui le connait bien “ ne jamais sous-estimer la capacité de Biden à foirer”.

Un mot maintenant sur La France, ou j’étais pour un mois cet été après une longue absence.

La droite va à la présidentielle en ordre dispersé, la gauche éclatée.

Un polémiste dans la course qui grappillerait chez LR et au RN ?

 

Échapperons nous à la répétition de 2017 ?

J’y crois de moins en moins.

Mais c’est un sujet pour un prochain papier.

Bonne rentrée.