24 octobre, 2013

Trop de maisons en Espagne, trop de fonctionnaires en France, trop d’usines en Allemagne…

Chronique de Charles Gave pour “Investir, le journal des Finances”.

Pour les habitués de la maison, rien de nouveau sous le soleil, mais parfois, il est bon de revenir à ses fondamentaux.

En 2002, j’ai publié un petit pamphlet intitulé  ‘Des Lions menés par des ânes” dans lequel j’essayais d’expliquer pourquoi et comment l’Euro allait détruire l’Europe que j’aimais. En une boutade, en conclusion de ce livre, j’expliquai en effet que l’Euro allait amener a “trop de maisons en Espagne. trop de fonctionnaires en France et trop d’usines en Allemagne”

Un peu plus de 10 ans après la parution de mon petit ouvrage qu’en est t’il ? Le graphique ci dessous  donne le résultat.

 

Italie allemagne

De 1950 à 2000, soit cinquante  ans, les taux de croissance des productions Italiennes Française et Allemandes étaient exactement les mêmes. Depuis 2000 et l’arrivée du Frankenstein financier qu’est l’Euro, les productions industrielles Italiennes et Espagnoles ont reculé à leur niveau de …1987 et continuent de baisser, la France n’en étant qu’en 1993 et l’Allemagne quant à elle faisant faire chez elle tout ce qui était fait autrefois ailleurs.

Voila qui laisse l’Europe dans une situation  difficile et l’Allemagne dans une situation impossible.

Ou bien l’Allemagne continue à prêter de l’argent aux autres Européens pour qu’ils continuent à acheter des voitures Allemandes en sachant que cet argent ne sera jamais remboursé, et ils pourraient mettre leurs voitures sur un bateau et le couler au large de Hambourg, le résultat serait le même, ou l’Allemagne décide qu’elle ne veut plus financer la retraite à 60 ans en France  et les 40 % de fonctionnaires excédentaires dans notre beau pays (en chiffres comparés à l’Allemagne ) et elle doit sortir de l’Euro et prendre une perte d’au moins 500 milliards sur les créances qu’elle a accumulé sur les autres pays de l’Euroland. Or les fonds propres du système bancaire et financier Allemand sont au maximum de 350 milliards d’Euro

Dur, dur…

Comment tout cela va t ‘il se terminer ? Je n’en ai pas la moindre idée. Par contre, je sais que continuer à mettre les Peuples Européens en esclavage en forçant des baisses du niveau de vie partout fait le lit des extrémistes et des démagogues.

Ceux qui nous amené l’Euro nous ont amené Beppe Grillo et le Front National. Quant l’un des deux arrivera au pouvoir, porté par le mécontentement populaire, l’Euro aura vécu .Je maintiens mon conseil. Vendez l’Europe et achetez l’Asie .

 

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

51 Commentaires

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  • GdV

    31 octobre 2013

    Votre graphique est très intéressant, mais il permet de constater un phénomène que vous retrouvez en partie sur le taux des emprunts publics (en partie masquée par le comportement de la BCE).
    Le mark n’existant plus, l’euro paraissant parfois vacillant, dans quels types d’actif peuvent se réfugier les investisseurs qui recherchent la sécurité de l’Allemagne ? La dette public et les entreprises du pays
    De plus, l’Allemagne dispose d’un potentiel encore formidable maintenant que le problème de l’Est est résolu. Il suffit de constater comment ils ont réussi à mettre à mal le porc breton en industrialisant la production ! La machine est en ordre de bataille (Dieu merci économique)
    Je ne suis pas certain que l’on puisse parler de bulle mais plutôt d’anticipation, le marché Français fait-il encore rêver ? La comparaison entre l’Allemagne et la France est parfois cruelle, voilà un élément supplémentaire de réflexion.
    Penser que l’immobilier en Allemagne risque d’être un bon placement, voilà un avis sur lequel je vous rejoints mais encore faut-il trouver les supports adaptés à un investissement pertinent.

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  • david

    31 octobre 2013

    Bonsoir
    Si on regarde ce graphique que je viens de concocter: http://i55.servimg.com/u/f55/14/59/25/40/cacdax10.png

    on se rend compte qu’on a une véritable bulle sur le marché action Allemand.

    Toute bulle éclate, sinon ça ne serait pas une bulle.

    La question est de savoir ou irons alors se réfugier les fonds investis sur le marché action.

    Mon hypothèse est qu’ils irons créer une bulle immobilière en Allemagne.

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  • Fucius

    29 octobre 2013

    Bien des gens s’indignent que les faillites privées soient assumées par les États.

    Je crois plutôt que les États ont tellement perverti les marchés à force de vouloir les orienter et les réglementer que les dettes de ceux-ci sont en fait plus publiques que privées.

    Quand un banquier finance des absurdités sciemment, mais à cause de la réglementation et à son corps défendant, en tous cas pas de son propre fait, ce n’est pas lui qui doit porter la responsabilité de cet acte mais les bureaucrates qui l’ont mis dans cette situation.

    Dans quelle mesure la dette privée est-elle en réalité publique ?
    La “nationalisation des dettes” a fourni, et va fournir, la réponse à cette question.

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  • Gdv

    27 octobre 2013

    Tout ce que vous dites est parfaitement exact, mais il y a un mais…les grandes banques sont entièrement sous le contrôle des Etats…si Bercy demande à une banque Française d’acheter du papier Français, cette dernière s’exécute… et sans discuter.
    C’est une sorte de deal tacite qui ne supporte pas la contradiction…nous assurons en grand partie votre financement…mais vous nous faites le plaisir de nous financer.
    Vous pouvez donc assimiler, sans risque d’erreur, les insuffisances d’actif bancaire, à de la dette Nationale. Voilà qui est actuellement l’objet des discussions dans le cadre européen.
    Nous avons déjà connu cette situation avec le Crédit Lyonnais qui a coûté au contribuable Français la bagatelle de 130 milliards de Francs.
    Pour ceux qui le savent pas, les archives de la banque ont brûlé bd des Italiens et le double des archives a brûlé 8 jours après dans un établissement spécialisé situé au Havre si ma mémoire est bonne.
    Le seul Etat Européen qui fait preuve de vertu ( en partie) c’est l’Etat Allemand et c’est pour cela que ceux qui prônent la sortie de l’euro plaide pour le retour du couple infernal : inflation, dévaluation qui est le plus grand foutage de gueule organisé par les Etats au dépend des citoyens.
    Je dirais avec un peu de provocation, les banques et les Etats ont tellement couchés ensemble qu’il est difficile aujourd’hui de faire la différence.
    Le citoyen Français se comporte d’une manière tellement stupide que les politiques sont capables de le lui vendre à peu prés n’importe quoi.
    Ecoutez sur Youtube ce que Fabrice Luchini raconte sur le sens du vote Français à la dernière élection présidentiel…

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    • BA

      27 octobre 2013

      Allemagne :

      2002 : dette de 1295,3 milliards d’euros, soit 60,7 % du PIB.
      2003 : dette de 1383,8 milliards d’euros, soit 64,4 % du PIB.
      2004 : dette de 1454,1 milliards d’euros, soit 66,2 % du PIB.
      2005 : dette de 1524,8 milliards d’euros, soit 68,5 % du PIB.

      (Rappel : le 22 novembre 2005, Angela Merkel devient chancelière)
      2006 : dette de 1573,8 milliards d’euros, soit 68 % du PIB.
      2007 : dette de 1583,7 milliards d’euros, soit 65,2 % du PIB.
      La crise a fait exploser la dette de l’Allemagne :
      Fin juin 2013 : dette de 2146,830 milliards d’euros, soit 79,8 % du PIB.
      Depuis qu’elle est chancelière, Angela Merkel a donc rajouté 622 milliards d’euros de dette publique.

      Bravo, Angela.

      L’Allemagne s’effondrera, comme les copains.

      Dimanche 7 octobre 2013 :

      Allemagne-Schäuble renonce à l’objectif de paiement de la dette.

      Dans un entretien publié dimanche par le magazine Focus, Schäuble précise que l’objectif est de ne plus émettre de dette nouvelle à partir de 2015 et de ramener la dette à moins de 60% du PIB, contre 80% à peu près actuellement, en l’espace de 10 ans.

      Schäuble, qui a fait part de son souhait de rester ministre des Finances du futur gouvernement de coalition, ne fait aucune mention du projet de rembourser les plus de 2.000 milliards d’euros de dettes de l’Allemagne, auquel il se référait encore pas plus tard qu’en juin.

      http://lexpansion.lexpress.fr/bourse/allemagne-schauble-renonce-a-l-objectif-de-paiement-de-la-dette_410299.html

    • P.M

      28 octobre 2013

      C est sur il vaut mieux mettre son argent en Asie
      Le Japon par exemple?
      C est bien de critiquer l Allemagne pour un français ….

    • Poseidon

      29 octobre 2013

      aux oubliettes la langue de bois !!!!!! deux accidents 😉

    • Poseidon

      29 octobre 2013

      TOTALEMENT D’ACCORD….. lancez vous en politique

  • BA

    27 octobre 2013

    Fin 2008, au moment de la crise financière, les banques occidentales étaient en faillite.

    Fin 2008, les gouvernements occidentaux ont choisi de payer des centaines de milliards pour sauver les banques de la faillite.

    Un exemple : en novembre 2008, au Royaume-Uni, le gouvernement a nationalisé la banque en faillite Royal Bank of Scotland. Le gouvernement a acheté pour 15 milliards d’euros d’actions ordinaires et pour 5 milliards d’euros d’actions préférentielles.

    Comme l’Etat n’avait pas cet argent, l’Etat a été obligé d’emprunter l’équivalent de 20 milliards d’euros sur les marchés internationaux, et ensuite il a pu nationaliser la banque en faillite Royal Bank of Scotland.

    Résultat : aujourd’hui, l’Etat britannique est hyper-endetté, les Etats occidentaux sont hyper-endettés, et les banques occidentales sont des banques-zombies.

    Les banques occidentales ont dans leur bilan des centaines de milliards d’actifs pourris, les banques sont toujours en faillite, et les gouvernements ne savent plus quoi faire de tous ces morts-vivants.

    Samedi 26 octobre 2013 :

    Une “bad bank” proposée pour RBS, pas un démantèlement (Sky News).

    Une étude demandée par le gouvernement britannique sur l’avenir de la banque publique Royal Bank of Scotland propose la création d’une structure de défaisance pour y loger les prêts à problèmes de l’établissement et non une vente de la banque par appartements, rapporte samedi la chaîne de télévision Sky News.

    Cette “bad bank” recueillerait environ 40 milliards de livres d’actifs défectueux.

    Les résultats de cette étude demandée en juin par le ministre des Finances George Osborne à la banque d’affaires Rothschild devraient être publiés vendredi prochain, a précisé Sky News.

    L’Etat britannique contrôle 81% de RBS, qu’il a nationalisée en 2008 pendant la crise financière.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00559616-une-bad-bank-proposee-pour-rbs-pas-un-demantelement-sky-news-622651.php

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  • GdV

    26 octobre 2013

    Le désir de voir ses idées confirmées par les autres est l’une des caractéristiques du comportement humain, je me contentais simplement de constater ” Et pourtant elle tourne”. L’euro a certainement un coût et il est toujours possible de voir le verre à moitié vide mais il est aussi possible de le voir à moitié plein.
    La spécialisation économique est aussi un des constats que l’on peut faire de l’observation des économies développées (encore plus renforcée par la mondialisation), l’Allemagne est incontestablement la puissance industrielle la plus efficace en Europe…que les autres s’alignent ou se spécialisent dans le tourisme et les jeux vidéos…il n’y a aucune question de morale là dedans, juste un constat sur les aptitudes de chaque peuple à se spécialiser sur ce qu’ils font de mieux.
    On peut pas être libéral ” affiché ” et refuser ce qui est le fondement du libéralisme : les meilleurs survivront. Il faut juste assumer sa position si l’on veut être crédible. Cela dit je n’ai aucune leçon à donner et j’adore la maîtrise de la dialectique dont fait preuve Charles Gave dont je partage une grande partie des idées.

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    • Vazimonga

      27 octobre 2013

      ” les meilleurs survivront ” … Vous parlez du libéralisme exacerbé, non ?
      C’est donc à ça que conduirait le primat des libertés individuelles sur toute autre considération , une classique loi de la jungle?

    • Gdv

      28 octobre 2013

      Et oui cher Monsieur, quand l’Etat Français s’effondrera dans la pagaille sous le poids de la dette et de l’incapacité des démocraties à porter au pouvoir des hommes courageux qui ne sont pas préoccupés par leur élection, nous reviendrons de-facto à la loi de la jungle.
      Le citoyen Français est totalement dépendant de l’Etat, sécurité sociale, éducation gratuite, retraite par répartition, allocation en tout genre sont là pour le museler (bonne création Gaullienne au demeurant).
      Il ne bougera pas, il commence par protester, se tétanisera devant l’ampleur de ce qu’il a à perdre puis viendra le temps de la résignation ( les moins 40% d’ajustement vécu par les grecques sont une illustration de ce que les peuples sont prêts à subir). On leur a bien vendu au XX siècle deux guerres mondiales dont le coût fut sans commune mesure avec l’effort qu’il faudrait consentir pour supprimer le déficit et rembourser la dette. Voulez-vous faire un autodafé avec l’euro pour conjurer le mauvais sort d’une dépense publique que personne n’a le courage de réduire ?
      http://www.bac-facile.fr/commentaires/1212-voltaire-candide-l-autodafe.html

    • Vazimonga

      30 octobre 2013

      Détrompez vous,
      Les français , comme toujours, bougeront en temps et en heure.
      L’avenir dira.

    • Vazimonga

      30 octobre 2013

      Ce n’est pas l’euro qui sera supprimé , mais la dette.
      Car à l’impossible , nul n’est tenu.

    • Poseidon

      28 octobre 2013

      la superioté allemande dans l’ingineering et l’industrie ne date pas de 2002 mais dès 1800….. Les Americains et les Russes à la fin de la 2nd Guerre mondiale se sont empressés de “piller” les cerveaux allemands qui oeuvraient sous le Reich….. donc je suis d’accord avec vous……néanmoins si l’euro n’etait pas….. la descente en enfer pour des pays comme la France, l’Italie serait moins rude et permettrait qq ajustements. nombreuses productions industrielles non high-tech mais necessitant un ceratin savoir faire “auraient pu etre conservees en Europe de l’ouest au lieu de filer à l’est au sud ou en Asie….

    • GdV

      28 octobre 2013

      Le couple inflation-dévaluation est infiniment plus discret que la réduction de la dépense publique avec de facto la diminution du pouvoir d’achat qui s’en suit.
      J’en conviens…mais le résultat reste le même, la quantité de richesses crée par un pays n’est pas, in fine, fonction de sa politique monétaire, elle est, surtout fonction, de la quantité et de la qualité du travail fournie par sa population.
      La qualité de la main d’oeuvre Française de remplacement est-elle en train de s’améliorer ? Je n’en suis pas certain. Sur les marchés concurrentiels, la qualité du travail fournie ne correspond plus, globalement, au coût et à la qualité de ce qui nous est proposé par l’Asie. Le constat est douloureux mais des ajustements doivent se produire et ils vont se produire, le problème des politiques est de trouver le papier d’emballage…quand à ceux qui pensent que l’Allemagne est englué dans la même problématique, je crois qu’ils se trompent lourdement, ils ont absorbé leur frère de l’Est, ils ont pris des mesures courageuses et ils sont capables d’en prendre d’autres, si le besoin s’en fait sentir.
      Par ailleurs, en France, le culte de la médiocrité qui nous est proposé par le pouvoir politique en place, qu’il soit de droite ou de gauche, fait fuir une partie de notre élite vers d’autres horizons…les jeunes qui sortent des meilleurs écoles Françaises sont parfaitement conscients du boulet qu’ils devront tirer s’ils restent sur le territoire. J’en connais un certain nombre sur NY, extrêmement brillant, extrêmement entreprenant et qui ne sont pas prêt à être montré du doigt pour être qualifié de profiteur.
      L’euro n’est en rien responsable de nos problèmes, c’est juste un bouc émissaire.

    • Poseidon

      29 octobre 2013

      Bonjour, je partage votre point de vue…. la main d’oeuvre en France ne va pas en s’ameliorant….. mais je trouve que vous manquez d’objectivité par rapport au boulet qu’est l’euro pour les economies du sud de l’europe.

      Comme vous, je ne suis pas inquiet pour l’Allemagne, comme vous le disiez ils ont toujours su faire les bons choix.

  • Poseidon

    26 octobre 2013

    ce que les lecteurs de IDF ne semblent pas comprendre c’est qu’ils font partie “d’une elite”….. du 1% des français liberaux et ou entrepreneur un tant soit peu cultivé…..

    le français moyen tant qu’un “étranger” ne viendra pas boire dans son ecuelle sa soupe à l’ognon au crouton de pain (si il a encore du pain) ne bougera pas…. le GdeG disait le français est un veau…. aujourd’hui c’est un veau dirigé par des anes….. l’autre caractéristique du français et assez commun à la majorité de l’Europe à contrario des USA…. leurs manques de c………

    Donc oui L’euro est surement là pour encore des decennies….. on peut aborder le problème d’un point de vue économique, financier, industrielle, social etc etc alors que le problème tourne juste autour de la betise humaine pour ne pas employer un autre mot……

    Si la montée du FN en terrorise plus d’un ici ainsi que nos politiques c’est uniquement parce que cela signifie pour eux la perte de leurs divers monopoles….. Ps; ce n’est pas du populisme….. juste une prise de conscience…… lorsque les politiques ne font rien liste non exhaustive:

    – politique de l’euro catastrophique.
    – politique de l’immigration catastrophique (6000 nord africain/ jour arrive en Europe) avant de reagir dites moi en quoi ces pauvres gens vont ils être utile au developpement economique et competitif de l’europe.
    – Gabegie des fonctionnaires en France.
    – Gestion des finances publiques deplorable
    – politique de l’investissement zero zero
    – gestion retraite et secu à vau l’eau !
    – disparition des valeurs qui ont fait la France.
    – une politique d’integration qui est un echec complet et qui nous conduira à être le prochain Kosovo (avant de repondre, sortez de chez vous et aller voir ce qui se passe vraiment en France)
    – Desindustrialisation massive, fuite de la vraie jeunesse française.
    – Fuite des capitaux
    – etc etc

    Il faudrait davantage de cercle comme IDF mais quels sont les français en mesure de comprendre les idées développées et/ou défendues ici meme !!!

    Alors c’est bien de discuter eco, finance, indus, etc ici sur IDF mais messieurs un jour viendra le jour ou oui…..

    tout ca pour dire qu’anlayser, comprendre ne sert à rien…. il est juste temps de passer à l’action avec ce qu’il nous reste de liberté…. le bulletin de vote

    Répondre
  • BA

    25 octobre 2013

    La France est en faillite.

    Pour la France, se déclarer en défaut de paiement, ça veut dire concrètement :

    – disparition de l’assurance-vie des Français (massivement placée en obligations d’Etat),

    – faillite des banques françaises (massivement détentrices d’obligations d’Etat),

    – faillite des sociétés d’assurances françaises (massivement détentrices d’obligations d’Etat),

    – disparition des retraites par capitalisation (massivement placées en obligations d’Etat),

    – etc, etc.

    Répondre
    • GdV

      26 octobre 2013

      A BA,
      comme vous y allez, il y a des solutions plus douce que le défaut de paiement pour l’état Français, il suffit tout simplement d’utiliser l’arme fiscale pour transférer l’épargne privée vers la dette publique.
      Somme toute l’argument suivant lequel la dette publique Française a été constituée au profit de la société Française permet de justifier ce qui va se produire. C’est inique peut-être vu du point de vue d’un épargnant privé mais je vous fiche mon billet que c’est ce que nous allons voir et que c’est ce que nous commençons à voir (confère la dernière loi de finance). La croissance future qui permettrait de rembourser la dette est une affirmation du genre ” demain je rase gratis”. Elle ressemble furieusement à l’affirmation du président sur l’inversion de la courbe du chômage.
      Quant à penser que le peuple Français ne supportera pas ce transfert, voilà une affirmation que je vous laisserai bien volontiers.

  • Gdv

    25 octobre 2013

    Bonjour à tous,
    mais non l’euro est peut-être infiniment plus solide que l’on peut l’entendre.
    Les Grecs sont en moyenne presque 40% plus pauvres qu’en 2008, selon des chiffres de l’agence statistique Elstat publiés mardi, qui mettent en évidence l’impact de la récession sur le pays.
    Il semblerait que les faits donnent tort à ceux qui prédisent que les peuples ne sont pas attachés à l’euro.
    Ainsi, quels sont les citoyens des pays du sud qui, aujourd’hui, accepteraient d’échanger leur épargne en euros contre une monnaie nationale vouée à des dévaluations successives. Quel pouvoir politique survivrait un seul instant à cette décision de sortir de l’euro ?
    Il semble que les Grecs ont fait le choix de conserver une monnaie forte et qu’ils soient prêts à en payer le prix.
    Tout le monde semble l’ignorer mais le bouclier le plus solide qui protège l’épargne privé ne serait-il pas justement l’euro ? Désolé de ne pas partager l’opinion générale sur la triste fin annoncée de l’euro et il semble que les marchés partagent en partie cette opinion.
    Ils semblent aussi que les citoyens Français acceptent de voir transférer une partie de leur épargne au profit du déficit public confère les mesures fiscales récentes. Ce n’est qu’un début et il est bien possible que les dettes publiques soient parfaitement honorées par un transfert de grande ampleur entre l’épargne privé et la dette publique.

    Répondre
  • jemapelalber

    25 octobre 2013

    Bonjour à tous,

    Nous vivons en Suisse depuis quelques mois et je dois dire que le fonctionnement de ce pays est très intéressant.

    Un ami Suisse m’a dit : “avant, la Suisse avait 10 ans de retard sur les erreurs de la France, maintenant elle n’en a que 2”

    Il apparait que depuis quelques années la Suisse ait arrimée sa monnaie à l’euro.
    Pourriez-vous nous expliquer quels sont les risques économiques des pays qui comme la Suisse, ne font pas partie de l’UE mais qui bon grès, mal grès, sembles suivre des chemins parallèles ?
    Quels sont leurs choix sous la pression de l’UE et ont ils vraiment le choix ou est-ce pure politique ?
    Merci à tous.

    Répondre
  • BA

    25 octobre 2013

    Jeudi 10 octobre 2013, le FMI publiait ses prévisions pour l’année 2014. Ces prévisions montraient que les grands pays industrialisés étaient en faillite.

    Mais 13 jours plus tard, le 23 octobre, Eurostat donnait les chiffres de la dette publique du deuxième trimestre 2013 : pour l’Italie, le Portugal, l’Irlande, les chiffres d’Eurostat explosent les prévisions du FMI.

    Prévisions du FMI pour l’année 2014 :

    1- Japon : dette publique de 242,3 % du PIB.

    2- Grèce : dette publique de 174 % du PIB.

    3- Italie : dette publique de 133,1 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 133,3 % du PIB.

    4- Portugal : dette publique de 125,3 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 131,3 % du PIB.

    5- Irlande : dette publique de 121 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 125,7 % du PIB.

    6- Etats-Unis : 107,3 % du PIB.

    7- Espagne : 99,1 % du PIB.

    8- Royaume-Uni : 95,3 % du PIB.

    9- France : 94,8 % du PIB.

    Le FMI ne parle pas de la Belgique. Fin juin 2013, la dette publique de la Belgique était de 105 % du PIB.

    http://www.imf.org/external/pubs/ft/fm/2013/02/pdf/fm1302.pdf

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  • riz

    25 octobre 2013

    Bonjour;

    on s’aperçoit aussi sur le graphique que malgré la chute de 10% des RDB des ménages en Espagne et Italie , leur production industrielle n’est pas repartie tout comme la nôtre en dépit d’une perte de RDB des ménages de plus de 5% à horizon 2014 .Tout cela pour rien et tout cela empirera avec le temps , plus le temps passe et plus les masses s’appauvriront .

    Les dépenses sociales en France c’est 660 milliards d’euros donc 80% pour la retraite et santé .Quant à la famille elle a bien trinquée en passant le QF de 2330 à 1500 .Reste l’assurance chômage dont les prestations vont diminuer mais puisque le chômage continuera à croître indéfiniment on ne parviendra guère à diminuer ce budget .C’est donc le prix de la santé qui va s’envoler : on paiera plus au niveau individuel pour moins de prestations (normal il n’y aura plus d’argent) .
    Et enfin ce sont les retraites qui vont trinquer fortement surtout pour les élevées .

    Si nous avons des problèmes c’est aussi le fait d’un krach pétrolier avec un baril passé de 30$ à 110$ d’où l’essentiel avec le gaz de notre déficit commercial (il y a correspondance) .C’est aussi le fait que des usines tournevis sont installées en Europe de l’Est et ont phagocyté celles d’Europe occidentale .Puis des pays comme la Chine , la Corée , Taiwan , la Thaïlande s’ouvrent à notre commerce et montent en gamme .
    Les Allemands plus portés sur des créneaux haut de gamme ont préservé leur outil industriel puisqu’ils n’ont guère de concurrent , contrairement à l’Europe du Sud dont la production moyen de gamme est probablement partie à jamais hors de ses frontières .L’Europe bénéficiait d’une rente avec les pays de l’ocde que nous sommes en train de perdre avec une mondialisation où la concurrence brutale et frontale est de mise avec des pays qui font peu de cas de protection sociale , environnementale,droit du travail, monétaire …. Ces pays ont dorénavant le capital qui justement aime à s’investir chez eux pour les raisons précitées .Mais ils disposent aussi de bcp d’argent (Chine , Hong Kong , diaspora chinoise , indienne etc …) .
    De pays attardés , ils sont devenus pays affutés .
    L’excédent commercial de la France c’est essentiellement le terroir et l’aéronautique (de loin le premier contributeur) .La France restera un grand pays agricole quant à l’aéronautique rien n’est moins sûr , la manne est convoitée .On le voit sur l’A 320 où les Brésiliens , Russes , Chinois , Canadiens sont sur les rangs la bave aux lèvres .Rien n’est jamais acquis eux vont très vite alors que nous sommes dans l’immobilisme , la paralysie (je dirais même dans le déclin) , ils nous taillent des croupières et une ville comme Toulouse pourrait très bien devenir le Détroit de la France dans 20 ans où la production d’avions ne sera plus compétitive .

    Répondre
  • Stefano

    25 octobre 2013

    Dans l’évolution de la production industrielle française après 2002, il ne faut pas oublier un autre facteur négatif, outre l’euro: l’introduction des 35 heures, qui a plombé d’un coup, et jusqu’à aujourd’hui, la compétitivité de l’industrie française.

    On parle de choc de compétitivité: un retour aux 40 h , ou mieux, une négociation libre du temps de travail, serait certainement plus efficace que cette usine à gaz absurde du CICE, conçue par des apparatchiks.

    Un autre graphique qui serait intéressant: le nombre d’heures travaillées, ventilées entre secteur public et secteur marchand.

    Répondre
  • BA

    24 octobre 2013

    Chômage en septembre 2013 : catégories A, B, C, D, E :

    France métropolitaine :

    5 473 000 inscrits à Pôle Emploi.

    France entière (y compris l’outre-mer) :

    5 795 300 inscrits à Pôle Emploi.

    Variation sur un mois : + 1,4 %.

    Variation sur un an : + 6,8 %.

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle_JMT751.pdf

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

    – « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    – « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    – « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

    – « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

    – « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    – « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

    – « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

    Répondre
    • Fred

      24 octobre 2013

      Un pipoconomiste de l’OFCE propose en conséquence que les chiffres du chômage ne soient publier qu’une fois par trimestre. Après tout, rien ne vaut la politique de l’autruche quand les choses vont mal, très mal…

  • Stefano

    24 octobre 2013

    Un critère intéressant de comparaison -outre la production industrielle -serait
    le % de la population active dans le secteur marchand.
    M. Gave, vous aviez fait dans vos ouvrages précédents la distinction judicieuse entre l’économie communiste (secteur public ) ,où les gains de productivité sont faibles ou nuls, mais qui est en croissance constante, et le secteur libéral exposé à la concurrence, et qui se rétrécit comme une peau de chagrin.
    Pourriez vous publier les graphiques correspondants ?
    Je pense qu’ils seraient édifiants.

    Répondre
    • idlibertes

      24 octobre 2013

      Cher stéphano,

      oui ce sont des données constantes, je vais tenter de remettre la main dessus. De mémoire, ils sont dans “l’état est mort, vive l’état” mais je vais regarder.

      Cdlt

      Idl

  • Poseidon

    24 octobre 2013

    bon les USA ne vont pas bien… disons qu’ils ont les jambes dans le platre et marche avec deux bequilles… et un rigolo s’amuse à tirer avec son 6 coups sur les dites béquilles….. mais la mentalité ainsi que la resilience Americaine ne sont plus à prouver….

    donc si l’europe se c….. la g….. avant tous les autres…. ne peut on pas penser qu’il ira de meme pour la chine puis les US ?

    Répondre
  • P.M

    24 octobre 2013

    Monsieur GAVE,

    Dans votre petit rappel qu on a tous en tête ,vous dites je ne sais pas comment cela va se terminer…mais toute la décision revient a l Allemagne A mon avis elle doit le savoir ,quand? De toutes façons ce sera rapide,brutal et définitif.
    Et les USA?
    Petite pique gentille. Prévoir trop de fonctionnaires en France,avec ou sans euro,c est pas bien difficile.
    Très cordialement

    Répondre
  • vieux dinosaure

    24 octobre 2013

    le marche Chinois a 10.5 fois les benefices , des dividends eleves ( plus de 4% sur les grands noms) et uniquement 10% de withholding taxes est tres attrayant.
    Il n’y a pas photo. il faut y etre tres bien positionne. Les US et les exportatrices Europeennes viennent loin derriere. Le Japon devient cher.

    Charles, est ce que le conseil constitutionnel peut approuver la taxation des epargnants retroactivement sur le rendement de l’epargne des annees precedentes? .
    Et cette idee du FMI de piquer 10% de l’epargne de tout le monde pour rembourser les dettes? Chypre bis. C’est peut etre un ballon d’essai, mais quand meme…
    merci de mettre un peu de lumiere sur ces folies…

    Répondre
  • charlesM

    24 octobre 2013

    “Vendez l’Europe et achetez l’Asie” . Voila qui est bien contrarien et courageux, il semble que la terre entière fasse l’inverse en ce moment! 🙂

    Répondre
  • PRB

    24 octobre 2013

    Sur l’euro la cause semble à plus ou moins longue echéance entendue mais il me souvient que vous prévoyiez aussi, M. Gave, la hausse du dollar…Etes-vous toujours en ces prospectives ascendantes? Car il ne semble pas que les faits vous donnent sur ce point raison, du moins pour l’instant…

    Répondre
    • Charles Gave

      25 octobre 2013

      Mon cher PRB
      Vous avez parfaitement raison
      je n’ai pas ete aide a dire vrai par les altermoiements de la Fed et par les folies des politiques a Washington
      Mais a mon humble avis, l’Euro a pres de 1.4 au dollar, apres l’ecroulement du Yen, voila qui va condamner de facon encore plus certaine l’industrie Europeenne
      Dans cet esprit, ce qui me parait encore plus surprenant est la hausse des bourses en Europe du Sud
      Mais si j’ai toujours applique une regle c’est que quand je ne comprends pas, je ne joue pas
      Amicalement
      cg

    • vivelafrance

      27 octobre 2013

      Bonjour monsieur Gave,

      les politiques libérales en Espagne par ex (devaluation interne:forte baisse du cout du travail en Espagne) redonne confiance aux investisseurs. Pour de nombreux investisseurs la France reste attractive. Les grosses multinationales françaises contrôlent beaucoup de filiales à l’étranger (Les ETI également sont fortement implanté à l’étranger) Elles représentent 80% des exportations de la France.
      Comme vous l’aviez déjà dit plusieurs fois plus de la moitié du chiffre d’affaire de ces grands groupes sont à l’étranger et y sont très bien implanté surtout aux USA. C’est un peu le sommet de l’iceberg qui cache le reste (dette, poids de l’état, politique euro et taux intérêt fort négligeable etc..).
      La rentabilité économique et financière est hélas en baisse constante. La France reste encore attrayante uniquement grâce à la qualité de ses produits et sa réputation. “Des lions menés par des ânes” qui deviennent de moins en moins en moins compétitif. Ce qui nous sauve encore aujourd’hui c’est la compétitivité (mais) hors cout me semble t-il.

      QUEL GÀCHIS !!!!!

  • Poseidon

    24 octobre 2013

    a faire circuler dans toutes les grandes “Business School” Française auprès des intervenants….

    Répondre
  • Gerald Muller

    24 octobre 2013

    Je viens de jeter un oeil sur mon exemplaire de “Des lions menés par des ânes” et je n’ai trouvé nulle part la fameuse formule déjà souvent répétée ici: “il y aura trop d’usines en Allemagne, trop de fonctionnaires en France et trop de maisons en Espagne”. Je précise que je possède la première édition de cet excellent livre au demeurant et qui m’a conduit jusqu’ici.
    Ceci dit, les explications concernant l’euro sont toujours d ‘actualité comme la guerre entre le monde occidental et le monde arabo-musulman.
    Une dernière chose m’étonne: ces choses-là, résumées dans le graphique ci-dessus étant tellement évidentes, comment se fait-il qu’il n’y ait pas en France un fort courant libébral représenté par un parti fort et nombreux?

    Répondre
    • idlibertes

      24 octobre 2013

      Cher Gérard

      Voila une bonne question. Ou sont passés les libéraux?

    • Poseidon

      24 octobre 2013

      Ils sont là Mr Gave !!!! mais il faut avant tout mettre au pas les politiques et les banquiers….

    • Marius

      25 octobre 2013

      La plupart des libéraux (engagés en politique précisons) ont été brainwashé par les eurofanatiques… malheureusement. Et de toute façon ont un poids et une visibilité ridicule de toute façon. On a le malheur de ne pas avoir d’UKIP, à la place on a le FN.

    • idlibertes

      24 octobre 2013

      quant à la formule, en elle même c’est un peu la démonstration entiére du livre non?

  • BA

    24 octobre 2013

    Les pays européens sont en faillite.

    L’Union Européenne est en faillite.

    Il ne reste plus rien de réel : la seule chose qui reste de réel, ce sont des dettes, des montagnes de dettes, qui s’empilent au-dessus de montagnes de dettes, qui s’empilent au-dessus de montagnes de dettes, qui s’empilent au-dessus de montagnes de dettes, etc.

    Jeudi 24 octobre :

    Cette affaire de la cessation de paiement de l’Union Européenne à la mi-novembre montre l’extrême fragilité de ce château de cartes.

    L’Union Européenne n’est qu’un château de cartes, qui tient encore grâce aux contribuables des 28 Etats, à qui on demande ENCORE de payer une rallonge de 3,9 milliards d’euros en urgence.

    Et ce n’est pas la première rallonge que les contribuables doivent payer cette année : lisez cet article :

    Le Parlement Européen exige une rallonge d’un milliard pour 2014.

    « Au total, les Etats membres auront été contraints d’augmenter leurs contributions nationales pour ajouter 11,6 milliards d’euros au budget 2013. »

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-parlement-europeen-exige-une-rallonge-d-un-milliard-pour-2014_409206.html

    Mais il y a un tout petit problème : ces 11,6 milliards d’euros pour pouvoir finir l’année 2013, les Etats européens surendettés ne les ont pas.

    Donc les Etats européens surendettés vont devoir emprunter ces milliards sur les marchés internationaux, et après ils pourront donner cet argent à l’Union Européenne.

    Donc les Etats européens surendettés ne veulent pas obéir à cet ordre, que leur donne le Parlement Européen.

    Le Parlement Européen exige que les Etats européens surendettés paient une rallonge pour que l’Union Européenne ne soit pas en cessation de paiement mi-novembre : cette situation est ubuesque.

    En Europe, des montagnes de dettes continuent à s’empiler les unes au-dessus des autres.

    Mais les montagnes de dettes ne peuvent pas monter jusqu’au ciel.

    Il arrive toujours un moment où tout s’effondre.

    Répondre
  • Amellal Ibrahim

    24 octobre 2013

    Bonjour,

    Au fait, à propos de votre bouquin, je n’ai pas de préface de Milton Friedman, est-ce normal ?

    Répondre
    • idlibertes

      24 octobre 2013

      euh, c’est peut être une réedition de la maison d’edition?Cela dit, j’espére que ce n’est pas pour cela que vous l’achetiez? 😉

      sur la page de derrière il y a écrit “un diagnostic pertinent et percutant de la rigidité cadavérique qui gagne une Europe trop engagée et réglementée à l’excès”.
      Milton Friedman, prix Nobel d’économie.

    • Amellal Ibrahim

      24 octobre 2013

      Voici ma bagatelle de bouquins en guise de preuve :

      http://image.noelshack.com/fichiers/2013/43/1382652698-img20131024233754177.jpg

      Au fait, en relisant, on aperçoit que l’Allemagne allait mal à l’époque 2002-2006 et qu’aujourd’hui, ils sont montrés en modèle, est-ce grâce aux réformes Schröder ? A l’€ ?

      Par exemple, le chômage US était plus faible que celui allemand, aujourd’hui, c’est l’inverse, la trappe à dettes allemande y était pointée du doigt, aujourd’hui ils sont en excédant budgétaire, alors que cela s’est inversé aux USA, est-ce dû à Bernanke ?

      Ah oui, est-il possible de faire un back-up du site lafaillitedeletat, car l’achat du nom de domaine est périmé et on ne peut lire tranquillement les articles.

  • Poutine7

    24 octobre 2013

    Belle démonstration en effet.

    Cependant, ne faut-il pas aussi essayer de lutter contre les travers nationaux : face à une même situation de départ, les français créent des “emplois fictifs” dans les administrations, les espagnols bétonnent le pays alors que ces 2 pays avaient (ou ont encore) des bases industrielles solides qu’ils suffiraient de développer si des erreurs calamiteuses n’étaient pas commises : sensiblerie antinucléaire et subventions aux emplois les moins qualifiés ?

    Répondre

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