https://institutdeslibertes.org/semer-a-son-age-passe-encore-mais-planter-suite/
Charles Gave

Semer à son âge, passe encore, mais planter …. (Suite)

 

A la fin du printemps 2019, peu avant de me retirer pendant deux mois sous mes platanes Avignonnais, j’avais écrit un papier pour l’IDL où j’expliquais que nous allions nous lancer dans de nouvelles aventures, ce qui était quelque peu surprenant puisque le président de cette institution (moi) avait 75 ans … Gentiment, bien des lecteurs m’avaient encouragé à continuer à prendre des risques, ce qui m’avait beaucoup touché.

Nous y sommes et je vais commencer par l’état actuel de l’IDL qui s’est défini dès sa création comme un « lieu » ou des gens désireux de mieux comprendre ce qui se passait autour d’eux pouvaient se parler et échanger des idées sans se sentir appauvris à la fin du processus.

Petit à petit, depuis sa création il y a déjà longtemps, l’IDL a crû et a trouvé son lectorat qui, année après année, continue à croitre lentement mais surement. Certes les lecteurs ne se comptent pas en centaines de milliers, mais plutôt en dizaine de milliers et d’après les statistiques dont nous disposons le lecteur « témoin » reste en moyenne sept minutes chez nous (et donc il lit l’article) et revient fréquemment.

Il semble donc que nous ayons une « clientèle » fidèle et qui s’intéresse aux idées et pour enrichir notre offre « écrite » nous avons demandé à deux nouvelles personnes de nous rejoindre dans un passé plus récent, Jean Baptiste Noé d’abord, géo-politologue et rédacteur en chef de la revue « Conflits « puis Bruno de la Robiere, journaliste d’investigation bien connu.

Mais nous restions dans la catégorie « media-écrit ».

Or, depuis deux ou trois ans nous constatons un phénomène nouveau.

Quand j’étais interviewé sur le net, ou quand, plus rarement, Emmanuelle l’était, les compteurs de vues sautaient…Apparemment, ce que nous disions suscitait un intérêt considérable et le nombre de spectateurs dépassait souvent les cent-mille pour atteindre un record de près d’un million alors même que ces interviews pouvaient dépasser une heure.

Comme notre but est de toucher le maximum de gens, voilà qui nous a donné à réfléchir.

Je crois que je peux affirmer sans crainte d’être contredit que, de nos jours, l’information et la formation passent de plus en plus par les media visuels et beaucoup moins par l’écrit comme cela avait été le cas depuis Gutenberg.

Qui plus est, je passe mon temps à écrire que nous sommes en train d’entrer à toute vitesse dans la troisième révolution de l’histoire de l’humanité, celle de l’accès à la connaissance, et je me trouvais en train d’essayer de décrire cette troisième révolution en utilisant les outils de la deuxième.

Voilà qui ne me paraissait pas très cohérent.

Il fallait donc songer à de nouvelles formes de diffusions que nous contrôlerions et qui trouveraient leur origine chez nous et non plus au hasard de bonnes volontés extérieures à notre IDL.

En réfléchissant, nous avons fait la constatation suivante.

La partie la plus importante de ces interviews dont j’ai parlé plus haut a été enregistrée par deux jeunes entrepreneurs, le premier s’appelant Mikael Lelievre qui a créé une chaine YouTube s’appelant « Planètes 360 » et le second Richard Détente qui lui dirige une autre chaine portant le nom de « Grand-Angle ».

Or il se trouve que Mikael s’intéresse à tout ce qui touche la politique, la géopolitique, les mouvements sociaux alors que Richard, lui, porte son attention plutôt aux marchés financiers.

Et il se trouve aussi que l’IDL s’intéresse aux deux …

Il y plusieurs années, et à peu près en même temps, tous les deux sont venus me voir séparément pour me proposer de diffuser nos idées par leur intermédiaire sur les nouveaux media et au départ, je ne les connaissais ni l’un ni l’autre.

Depuis, nous avons fait connaissance, j’ai appris à leur faire confiance et « ensemble mais séparément » à nouveau, nous allons essayer de développer un nouvel outil que l’on pourrait appeler « IDL-MEDIA », l’idée de base étant de se servir des talents de chacun sans rien inventer de nouveau.

Voici ce que nous allons faire.

Avec Mikael.

Au départ, nous allons organiser au moins deux émissions par mois avec Planète 360, sous le sigle Planète 360-IDL, et plus si l’actualité le demande.

  • Dans la première et dans les émissions occasionnelles, je serai interrogé par Mikael sur ce qui se passe en France ou dans le monde et la plupart des questions viendront de ceux qui suivent déjà Mikael. Il s’agira donc en fait d’une espèce de dialogue entre les lecteurs-auditeurs et moi ou j’essaierai de répondre aux questions posées.
  • Dans la seconde, qui devrait être mensuelle je serai la puissance invitante et demanderai à des personnalités éminentes qui voudront bien accepter de venir dans notre studio (car nous avons un studio au 27 bis rue du Copernic, nos nouveaux bureaux) de nous expliquer ce qui se passe dans les domaines où ils sont compétents et quelles solutions préconisent-ils pour que les choses s’améliorent, au cas, fort probable ou elles n’iraient pas bien. La première de ces émissions portera sur l’ordre public et ses déficiences, en France aujourd’hui.
  • D’autres idées d’émissions sont dans les tuyaux mais ne verront le jour bien entendu que si les auditeurs nous suivent. Nous songeons par exemple à une revue littéraire des livres et essais de bonne qualité qui sont sortis et dont personne ne parle sur les media officiels.

Avec Richard, les choses seront différentes.

Comme je l’ai souvent dit et écrit par le passé, le but de chaque homme et de chaque femme doit être de devenir responsable de son destin et donc libre. Or, comme le disait Dostoïevski, l’argent, c’est de la Liberté frappée. Et pour garder cette Liberté et la faire croitre avec le temps il faut EPARGNER.

Mais si cette épargne est confiée à un tiers, ou pire encore à l’État, vous pouvez la perdre en même temps que votre Liberté. Et donc, il faut que chacun d’entre vous gère son épargne lui-même car vous êtes le seul à connaitre vos besoins et vos ressources.

Richard s’est donc lancé dans un projet qui touche à la fois à l’information et à la formation et il propose de vous aider à vous former à la gestion de votre épargne. Inutile de dire que ni l’IDL ni Charles Gave ne sont en rien intéressés à l’affaire commerciale que développe Richard. Ma seule contribution sera de répondre à ses questions ou à celles que ses élèves se posent. Par exemple, j’ai déjà enregistré un certain nombre d’interviews sur la monnaie, le libre-échange, une société « ouverte », a quoi sert l’or etc… qui apparaitront en temps voulu sur notre site mais qui feront aussi partie de la formation qu’il propose déjà.

Et avec lui, je commenterai l’activité financière du moment, de temps en temps sur le site de l’IDL, si le sujet en vaut la peine (Je ne doute pas que cela va être le cas très fréquemment dans les années qui viennent, mais bien sûr, je peux me tromper.)

Pour résumer, l’IDL MEDIA aura donc deux cordes à son arc

  • Des discussions sur l’actualité au sens large avec Planète 360, avec qui nous aurons des relations très étroites.
  • Un suivi audio-visuel plus régulier de l’actualité financière et pour ceux qui le souhaitent un accès à une formation à la gestion de leur épargne s’appuyant sur les principes que je développe devant les lecteurs depuis des années et cela par l’intermédiaire de Grand-Angle.

Un point très important : Autant l’IDL serai responsable de ce qui sera dit et fait dans les commentaires sur l’actualité, autant par contre NOUS NE LE SERONS PAS pour tout ce qui touche à l’activité formation qui restera sous la responsabilité exclusive de Richard.

Et comment allons-nous financer tout ça ? devrait être la question de ceux qui s’intéressent à ce projet …

La première réponse est qu’aucun cas nous ne nous tournerons vers des systèmes de télévision payante et donc fermée à ceux qui ne seraient pas membres.

Tout restera gratuit aussi bien à l’IDL qu’à L’IDL -MEDIA.

Je tiens passionnément à cette notion de gratuité qui me semble essentielle.

Chacun doit pouvoir venir sur le site, lire et regarder ce qui l’intéresse sans que cela lui coute un sou.

Ensuite, s’il pense qu’aider à la survie et au développement de ce site est important, alors chacun peut choisir librement d’aider ou pas, en se souvenant qu’un repas gratuit cela n’existe pas et que toute peine mérite salaire.

Certes en utilisant les complémentarités entre trois activités qui existent déjà, on peut espérer que les frais supplémentaires seront faibles, ce qui est vrai. Il n’en reste pas moins que nous aurons besoin (d’un peu) d’argent.

Et voici comment nous comptons le lever.

  • D’abord, tous ceux qui nous suivent depuis longtemps sont « autorisées » s’ils le souhaitent à envoyer dès qu’ils le pourront une donation pure et simple à l’IDL qui, étant organisé en fonds de dotation est habilité à délivrer des certificats autorisant une déduction fiscale à hauteur de 66 % du don, ce qui est bien.
  • Ensuite, nous mettrons (sans doute) un très joli petit bouton rouge en bas de l’écran et si une émission a plu à celui ou celle qui a bien voulu l’écouter, alors cette personne pourra appuyer sur le bouton et se retrouver sur notre site ou un espace donation en ligne aura été créé pour nous virer, soyons fous, le prix d’une place de cinéma dans sa région ou tout autre montant de son choix.
  • Pour toutes les émissions qui dépassent sensiblement 100000 vues, la publicité peut devenir une part substantielle des revenus et donc nous y aurons recours chaque fois que nous le pourrons, c’est-à-dire a chaque fois que l’émission vousaura plu.

Donations à l’IDL, donations « de temps à autre » quand une émission aura particulièrement plu, publicité, voilà qui revient à dire que cette nouvelle activité sera principalement financée par vous et voilà qui est parfaitement normal puisqu’après tout, si vous ne nous soutenez pas, nous n’avons guère de légitimité à défendre les thèses que nous soutenons.

Mais que chacun soit rassuré : je n’ai pas l’intention de vous importuner par de nombreux courriers vous demandant tous les trois mois ou tous les six mois de boucher un trou financier s’apparentant au tonneau des Danaïdes. Si le public vient à nous, je pense que nous ne devrions avoir aucun problème de cash-flow. S’il ne vient pas à nous…eh bien, je prendrai ma retraite.

Et tout ceci devrait prendre forme dans les deux mois qui viennent, petit à petit comme d’habitude. Rien d’important ne se fait dans la précipitation.

Souhaitez nous bonne chance, nous allons changer de vitesse.