Livres sur la technologie qu’il faudrait avoir lus pour voir le monde tel qu’il est…

  S.O.S

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Nous sommes entrés dans le capitalisme de surveillance. L’industrie numérique prospère grâce à un principe presque enfantin qui consiste pour les GAFA à extraire les données personnelles des téléphones et ordinateurs que nous utilisons, pour vendre aux annonceurs des prédictions sur nos comportements. Mais, pour que les profits croissent, le pronostic doit devenir une quasi certitude. Pour cela, l’objectif n’est plus simplement de prévoir, mais de modifier à grande échelle les conduites humaines. Soshana Zubbof dans « The age of surveillance capitalism. The Fight for a Human Future at the New Frontier of Power” pense que l’économie numérique profite actuellement d’un vide juridique pour utiliser nos données à des fins commerciales. C’est une situation qui réclame selon elle des décisions urgentes qui vont bien au delà du vieux réflexe de la taxe qui est totalement dépassé.

Demain au lieu de s’appuyer sur l’expérience et l’intuition, les décisions seront prises très majoritairement de façon numérique prédisent des chercheurs. C’est la raison pour laquelle Jacques Séguala dans « Le diable s’habille en GAFA » rappelle que la vraie créativité est toujours une rupture. Or pour une machine qui gère des algorithmes toute rupture est une panne. Pour lui nous sommes donc très mal partis…

 

Le nouveau siècle va devenir a-humain car il n’aura plus besoin des gens. Pierre Bellanger  a développé cette idée dans son livre « La souveraineté numérique » Les élites économiques vont de plus en plus se passer du peuple devenu inutile. La mondialisation a dévasté nos classes populaires. L’Internet va dévorer nos classes moyennes. La grande dépression que nous connaissons depuis cinq ans ne sont qu’un modeste épisode en comparaison du cataclysme qui s’annonce. La France et l’Europe n’ont aucune maîtrise sur cette révolution. L’Internet et ses services sont contrôlés par les Américains. L’Internet siphonne nos emplois, nos données, nos vies privées, notre propriété intellectuelle, notre prospérité, notre fiscalité, notre souveraineté. Nous allons donc subir ce bouleversement qui mettra un terme à notre modèle social et économique.

 

La cyberguerre doit être prise très au sérieux

 

Les acteurs de la cyberguerre mènent une guerre mondiale. Gilles Fontaine dans son livre «  Dans le cyberspace, personne ne vous entend crier » dresse la liste des organisations les plus actives: Internet Research Agency en Russie est spécialisée sur la désinformation; L’Unité 61398 en Chine consacre l’essentiel de son temps au  cyberespionnage; Lazarus en Corée du Nord vise les attaques à but financier; Le Mabna en Iran pirate  méthodiquement les universités et centres de recherche de 22 pays; L’Unité 8200 en Israël se consacre à la cyberguerre sur tous les fronts; Les « scammers » au Nigéria se concentrent sur l’arnaque en ligne; Les hackers au Brésil s’occupent des banques; L’EkoParty en Argentine est actif sur le darkweb. Mais c’est la NSA aux USA qui possède la plus forte capacité intrusive du monde; Quant à la DGSI en France, elle  a mis au point « Babar » une plateforme dont l’objectif est de faire de l’espionnage…

 

La cyberguerre c’est comme un match de foot où tous les fans sont sur le terrain avec vous mais personne ne porte de maillot. Jean Louis Gergorin dans son livre « Cyber. La guerre permanente » décrit les techniques de hameçonnage et de harponnage qui pullulent à des fins de rançon. Les manipulations, vols de données afin de détruire des infrastructures se multiplient…

 

L’intelligence artificielle ne sait pas encore imiter nos mécanismes cognitifs

 

Face à la grande peur créée par le déploiement de l’intelligence artificielle et la robotisation des emplois Nicolas Colin énonce les conditions d’un retour à une société où la protection sociale suivrait les individus au long de leurs parcours chaotiques . Dans son livre « Hedge a geater safety net for the entrepreneurial age”, il explique que la sécurité sociale du futur sera bâtie autour de données collectées en permanence, ce qui permettra une protection sociale bien plus efficace et personnalisée…

 

Il faut tordre le cou aux idées reçues et aux fantasmes qui entourent l’IA. ” D’après Luc Julia qui est à l’origine  de l’assistant vocal Siri d’Apple, tout est parti en 1956 d’un immense malentendu, lors d’une conférence à Dartmouth où John McCarthy a convaincu ses collègues d’employer l’expression ” intelligence artificielle ” pour décrire une discipline qui n’avait rien à voir avec l’intelligence. Selon Luc Julia  dans « L’intelligence artificielle n’existe pas »  tous les fantasmes et les fausses idées dont on nous abreuve aujourd’hui découlent de cette appellation malheureuse…

 

Le fantasme de la machine qui sait tout a donc de beaux jours devant lui, même si les progrès de l’IA posent avec toujours plus d’acuité la lancinante question de savoir si une véritable intelligence peut être produite par des circuits de silicium. Jean Louis Dessalles dans  « Des intelligences très artificielles » pense que non. Les mystérieux algorithmes de nos ordinateurs sont déjà champions du monde d’échecs et de go, sont déjà capables de conduire nos voitures et traduire tout texte automatiquement en n’importe quelle langue.  Ils savent aussi imiter nos modes de raisonnement mais ignorent qu’ils sont intelligents. Pour le dire plus clairement, ils ne savent rien. Tout ce que peuvent manifester les ordinateurs dotés des techniques les plus récentes d’IA est une intelligence qui ne comprend rien – du réflexe sans réflexion. Certains de nos mécanismes cognitifs, patiemment mis au point par l’évolution biologique, comme la recherche de la simplification et de la structure des phénomènes, sont encore hors de portée des machines, contraintes d’approcher au plus près de nos modes de raisonnement sans jamais les reproduire vraiment…

 

L’Occident pense que les entreprises technologiques chinoises vont dépasser la Silicon Valley car elles savent mieux imiter et voler les idées… Les gouvernements doivent prendre l’automatisation très au sérieux . Pour Lee Kai Fu dans « Artificial Intelligence Superpowers » l’intelligence artificielle va faire disparaitre de nombreux métiers (guichetiers, téléconseillers…)  Il faut donc privilégier la créativité et la compassion. C’est la capacité de s’identifier à d’autres personnes (nurses, enseignants, travailleurs sociaux…). Pour lui, les gouvernements doivent faire le maximum pour accroitre les emplois dans les secteurs des services. Les hommes doivent eux se concentrer sur ce qu’ils font de mieux: s’occuper de leurs semblables…