30 septembre, 2013

Libérez mon peuple ….Let my people go

Tous les Cinéphiles se souviennent du grand film de Cecil B De Mille, “Les Dix Commandements” avec Charlton Heston dans le rôle de Moïse et Yul Brinner dans le rôle du Pharaon. Tout le monde se souvient aussi  de Moïse levant son bâton pour séparer la Mer Rouge en deux.Ce départ des  Juifs d’Egypte est resté dans la conscience de chacun comme le premier moment où dans l’Histoire, l’esclavage a été condamné en tant que tel.

Or, un bruit court en ce moment dans les couloirs de  l’Europe selon lequel un “Remake” serait en préparation à Cinecitta,  en Italie, avec Sylvio Berlusconi dans le rôle de Moïse  et Mario Draghi dans celui du Pharaon, la différence essentielle étant  que Berlusconi s’est fait rajouter des cheveux et que Mario Draghi ne s’est pas rasé la tète, mais l’histoire est la même: il s’agit d’affranchir un peuple entier  de l’esclavage.Comment définir l’esclavage de nos jours? Telle est la question à laquelle il me faut répondre ici.

Pour un économiste, c’est assez simple: est en esclavage dans un pays celui qui supporte un taux d’imposition marginal supérieur à 100%. L’esclavage est  donc en progression rapide dans la France de monsieur Hollande, mais il s’agit là d’un  autre débat…   car c’est un esclavage qu’une partie des Français impose à une autre partie, ce qui n’ a rien à voir avec le départ des Juifs d’Egypte ou l’Euro..Comme à l’époque de Moise, le but en Italie est la libération d’un peuple mis en esclavage par un Ordre Politique injuste, autrefois le pouvoir illimité d’un Souverain de Droit Divin, que dis-je, d’un Souverain Divin puisque représentant le Dieu Râ lui même,  aujourd’hui la Libération des Peuples de l’Europe d’un système monétaire  contre nature, que dis-je, totalitaire, mis au point en contradiction avec les règles les plus élémentaires  qui régissent le fonctionnement d’une monnaie.

Car en effet, qu’est  ce donc qu’une monnaie ? J’ai consacré de nombreuses pages de l’IDL à ce grand mystère:

Pourquoi tout le monde accepte t-‘il d’utiliser la monnaie pour mesurer et échanger des valeurs marchandes  alors même que la monnaie n’a aucune valeur?

Après bien des réflexions, je suis arrivé à  la conclusion que la monnaie était constitutive d’une NATION ,mot interdit à Bruxelles , comme chacun le sait ou il est mal venu d’être Chrétien, Patriote  et pro Européen  tout en étant  farouchement opposé à  l’Euro, ce qui est mon cas depuis toujours . N’est  “bon Européen” (à  Bruxelles)  que celui qui s’en va communier à Davos tous les ans dans la haine de ses racines (voir la tirade de monsieur Barroso contre Nigel Farrage le mois dernier).

Qu’est qu’une Nation demandait Renan ? Une Nation répondait- il,  c’est une Volonté de vivre ensemble, Pour qu’une Nation existe dans la réalité, il lui faut de plus un certain nombre d’outils , à commencer par un Etat qui aura le monopole de la violence légitime, une armée , une Diplomatie et une monnaie dans laquelle seront conclus tous les contrats liant les parties à l’intérieur du pays .Le taux de change de cette monnaie suivra les contradictions inhérentes à  chaque pays dans cette volonté de vivre ensemble qui définit l’essence même d’une Nation.

Prenons l’exemple Italien.

A la fin du XIX siècle, le peuple Italien a décidé de s’unir en un seul état, ce qui était son droit le plus strict, en dépit des différences évidentes entre le Nord et le Sud de la Péninsule.Le Nord, librement, a décidé de transférer vers le Sud une partie importante des impôts prélevés sur le Nord, ceci se faisant par l’intermédiaire de l’état Italien, constitué à  cet effet..De ce fait, le Nord de l’Italie est devenu moins compétitif  qu’il ne l’eut été si la Nation Italienne n’avait pas été constituée.Pour parvenir à  maintenir à la fois et le lien volontaire qui unit le Nord et le Sud et la compétitivité du Nord il a donc fallu procéder a des dévaluations récurrentes de la Lire Italienne .

Par exemple, de la seconde guerre mondiale à  2 000  (début de l’Euro),  il est tout à fait évident que le Nord de l’Italie, transférait des Lires Italiennes au Sud  tandis que les encaissements des sociétés du Nord étaient en fait en DM. Les dévaluations de la Lire permettaient de maintenir à  la fois l’unité de l’Italie et sa prospérité. Depuis l’an 2000, le Nord ne  transfert plus des Lires au Sud, mais des DM et donc le poids du Sud ne cesse d’augmenter et les sociétés Italiennes ferment les unes après les autres, les transferts entre Italiens étant remplacés par  un endettement de l’état dont on sait bien qu’il devra s’arrêter un jour. comme l’exemple Grec l’a montré.

Vérifions à  l’aide du graphique suivant.

image001

 

Comme le lecteur peut le voir, les productions industrielles Italiennes et Allemandes de 1980 à 2000 ont connu EXACTEMENT la même croissance.

J’espère à  ce point du raisonnement  que ce même lecteur se souviendra des grandes déclarations de monsieur Trichet expliquant que l’Euro allait permettre la “convergence” des économies Européennes . Le lecteur averti remarquera que jusqu’ à l’arrivée de ce Frankenstein financier inventé à Paris, elles convergeaient très bien, sans l’aide de monsieur Trichet et que depuis elles ne cessent de diverger.J’ai bien entendu le même graphique pour la France, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande,  preuve que les mêmes causes produisent les mêmes effets…

La France et l’Italie se retrouvent  bien entendu avec beaucoup trop de transferts inhérents au maintien de leur pacte national, l’Espagne avec beaucoup trop de maisons , son pacte national sous attaque, et l’Allemagne avec beaucoup trop d’usines , ce qui ne surprendra que ceux qui n’ont pas lu mon livre “Des Lions menés par des Anes”, âne, étant l’anagramme de l’ENA, bien sur.Bref, l’Euro comme chacun le voit est devenu l ‘instrument d’un appauvrissement inéluctable de toute l’Europe, Allemagne comprise. Les Allemands sont ruinés, mais ils ne le savent pas encore. Madame Merkel va devoir le leur expliquer, et je lui souhaite beaucoup de réussite dans cette tache impossible.

Il est temps, grand temps de libérer les peuples Européens de la dictature de Bruxelles pour que l’Europe puisse renaître et recommencer sa marche en avant, fondée sur sa diversité et non pas sur une dictature molle de gens non élus..Nous crevons du rêve de certains de créer une nation Européenne CONTRE les nations existantes. Il faut bâtir l’Europe AVEC les Nations existantes, et non pas contre elles.

Il est temps, grand temps pour le patriotisme de redevenir à  la mode à Bruxelles.Le plus dur va être de tuer l’Euro en préservant l’Europe.Pour cela, il faudra compter sur la Suède, le Danemark, la Grande Bretagne qui ont su échapper au piège mortel de l’Euro tout en restant en Europe.Il est temps, grand  temps, que Moïse (Berlusconi) libère le peuple Italien d’abord et tous autres les peuples Européens  du carcan qui les étouffe.

Forza Italia!

 

 

Vivre libres pour ne pas mourir, telle devrait être la devise des Européens.

 

 

CG

 

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

60 Commentaires

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  • goufio

    6 octobre 2013

    Nous aurions connus 775 monnaies fiduciaires, 599 ont disparues. La durée de vie moyenne d’une monnaie fiduciaire est de vingt-sept ans, une monnaie fiduciaire sur cinq meurt d’hyperinflation.

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  • iclair

    5 octobre 2013

    Brilliant cher Charles. Avez vous une ame soeur chez les politiques capable de montrer le droit chemin aux Francais? Sinon vous etes encore jeune, tres jeune, avec tellement d’energie dans vos pensees. La pensee humaine est une energie redoutable demontree par la quantum mechanics.Vous pouvez changer la France par la force et le bien fonde de vos pensees. Keep going!!!
    Wonderful!

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  • Alexandre Moreau

    4 octobre 2013

    J’accuse bonne connaissance de la censure ici appliquée ou des bug engendrés.

    Merci.

    Répondre
  • Jules

    4 octobre 2013

    Monsieur Gave,

    Lorsque de façon ô combien pertinente – et vitale – vous invoquez la Troïka de libérer les peuples, je ne peux m’empêcher de penser qu’en amont nous avons l’Etat français qui n’a pas attendu l’Euro pour mettre les français dans le pétrin.

    Conséquence : tout français moyen “actif” doit comprendre qu’il a 2 ennemis à combattre :

    1. L’élu “local” (national) qui asseoit son pouvoir en plombant les comptes,
    2. Les banques centrales, la BRI et leurs relais politiques (cf 1.).

    Moralité : tout français moyen “actif” doit comprendre qu’il n’a que 2 solutions pour échapper à cet esclavagisme moderne :

    A. L’exil (physique, fiscal, mental),
    B. La remise des compteurs à zéro…

    B. semblant improbable pour cause de corruption généralisée – sauf à ce que le système implose – la seule solution humainement acceptable est A.

    Le plus étonnant et drôle (rions avant d’avoir à en pleurer) dans cette crise (pseudo crise ?) qui dure depuis plus de 5 ans, c’est de constater l’aspect caduc de tout ce qu’on a pu apprendre par le passé en matière de comptabilité et de contrôle de gestion !

    Qui peut dire l’issue de cette quatrième dimension ?

    @ suivre…

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  • BA

    4 octobre 2013

    C’est l’anniversaire de la tragédie grecque.

    Le 4 octobre 2009, les élections législatives donnent une victoire au Parti Socialiste en Grèce.

    Le 6 octobre 2009, Georgios Papandréou devient Premier ministre.

    Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l’état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus tard.

    En octobre 2009, toute la planète constate que la Grèce est en faillite. Mais les dirigeants européens ne veulent pas que la Grèce quitte l’Union Européenne, ni qu’elle retourne à sa monnaie nationale, la drachme.

    Les dirigeants européens décident de tout faire, et même de faire n’importe quoi, pour garder la Grèce dans l’Union Européenne. Alors que la Grèce est déjà surendettée, les dirigeants européens …

    … décident de lui prêter de l’argent, et donc ils la surendettent encore plus !

    D’octobre 2009 à octobre 2013, cette politique suicidaire a aggravé la catastrophe, partout en Europe.

    Les autres Etats européens n’avaient pas l’argent nécessaire aux soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce : ils ont dû emprunter des dizaines de milliards d’euros sur les marchés internationaux, pour pouvoir ensuite prêter cet argent à la Grèce et pour pouvoir créer des soi-disant fonds de « stabilité » (FESF, MES).

    Résultat : les soi-disant fonds de « stabilité » ne stabilisent rien du tout. Les Etats européens sont de plus en plus surendettés. Leur dette publique s’est emballée. Leur dette publique est devenue hors de contrôle.

    Quant à la Grèce, sa dette publique atteindra 176 % du PIB à la fin 2013.

    C’est comme un tourbillon qui nous entraîne tous vers le fond de l’océan : la Grèce, puis les Etats européens périphériques, les uns après les autres, sont en train de faire naufrage, et ils entraînent tous les autres Etats européens vers le fond de l’océan.

    L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

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  • BA

    3 octobre 2013

    Depuis mai 1974, les électeurs français ont TOUJOURS élu des présidents de la République et des majorités parlementaires favorables à la construction européenne.

    Depuis mai 1974, TOUS les présidents de la République et TOUS les premiers ministres ont comme priorité numéro un la construction européenne.

    Depuis mai 1974, cette politique suicidaire aboutit à un désastre économique, un désastre financier, un désastre social, un désastre moral, un désastre démocratique, un désastre politique.

    L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.

    Jeudi 3 octobre 2013 :

    La cote d’avenir de Marine Le Pen s’envole.

    Marine Le Pen devient la troisième personnalité que les Français souhaitent voir jouer un rôle important dans les mois à venir. Une première. Dans le même temps, François Hollande s’enfonce.

    Pour la première fois de l’histoire du baromètre TNS Sofres, Marine Le Pen se hisse sur la troisième marche du podium ex aequo. La présidente du Front national fait jeu égal avec François Fillon, Alain Juppé et Christine Lagarde. Sa cote d’avenir n’est plus qu’à quelques petites longueurs de celle de Nicolas Sarkozy. Pour elle, c’est un nouveau palier.

    Elle progresse partout : chez les sympathisants PS (+ 1) et chez ceux de l’UMP (+ 7). Le plus inquiétant pour ses adversaires, c’est que Marine Le Pen a fait une rentrée au petit trot, sans éclat ni scandale. Elle bénéficie surtout de la faiblesse d’un pouvoir socialiste atone et d’une droite qui n’en finit plus de s’étriper sur des questions du passé. Tandis que Marine Le Pen voit sa cote d’avenir crever des plafonds jamais atteints, François Hollande bat son record d’impopularité.

    http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/03/01002-20131003ARTFIG00403-la-cote-d-avenir-de-marine-le-pen-s-envole.php

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  • MillionDollarTrader

    3 octobre 2013

    Les gens normaux font tjs l’erreur de penser au niveau de dette en absolu comme pour une créance de particulier. Le niveau de dette d’un pays est beaucoup moins important, une dette nationale est perpétuelle comme un pays. Ce qui est important dans la gestion d’un pays c’est le taux de croissance de la dette, la dérivé premiere.
    En fait plus on a de dette et plus on peut consommer, et finalement, aussi incroyable que cela puisse paraitre, plus on a de dette et plus on est riche.

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    • Jules

      3 octobre 2013

      “plus on a de dette et plus on est riche.” : c’est vrai quand on a le dollar uniquement.

      OK sur le reste, l’essentiel étant d’avoir des clients, qu’importe ce qu’on vend : machines-outils, dettes d’état, …

      L’inquiétant sur la France, c’est que même pour sa dette, elle n’aura bientôt plus aucun acheteurs,

      Ce qui va revenir à la situation ou le gouvernement va devoir accroître la répression financière et taper dans les bas de laine des français………

  • Vazimonga

    2 octobre 2013

    Vous ne croyez qu’à la chute de l’Euro et pourtant …

    Prétendre à une convergence économique sur la base du seul euro est évidement une fumisterie , mais si convergence des taux d’impositions et coût du travail il y a un jour , si respect de la diversité des nations et de leurs caractères sacrés ( car on y vit ensemble mais , parfois , on y meurt pour les autres) , si solidarité face à l’endettement il y a , si …l’espoir devait faire place au désespoir alors…
    Les rives d’un océan de dettes pourraient bien s’écarter et , à tout à la poursuite de l’euro, nombres de spéculateurs se noyer.
    L’avenir dira.

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    • PhildeFer

      2 octobre 2013

      Cher VAZIMONGA,

      Après vos très belles paroles d’espoir, permettez moi de vous proposer de consulter cet excellent édito (comme toujours) de denissto sur un texte de Noam Chomsky: la manipulation de masse… dont je rappellerai au passage que les techniques de base ont été établies par un certain Edward Louis BERNAYS… fils de la soeur de… Sigmund FREUD.. oui je sais, c’est un peu mon “point Godwin…” à moi…

      http://denissto.eu/node/588

    • Vazimonga

      13 octobre 2013

      Le complot de certaines élites est une hypothèse , la manipulation des masses est une réalité.

      Elle n’aurait aucune influence si nous apprenions à méditer sur notre façon de penser .
      De ce que je lis de ce blog ô combien passionnant , c’est que l’influence inconsciente des intérêts propres à chacun sur le cheminement des raisonnements n’est pas pris en compte.

      Comprendre que l’expertise de terrain de Mr Gave est trés intéressante , mais que ses conseils en matière d’économie sont forcément influencés par la nature de son portefeuille.

    • MillionDollarTrader

      3 octobre 2013

      Oui je suis d’accord avec vous, les spéculateurs cupides qui parient sur un échec de l’Euro et de l’Europe paieront un prix cher : leur portefeuille.
      Tout comme ceux qui ont parié sur un échec des banques centrales et internationales il y a 5 ans. Les pouvoirs du gouvernement américain et de la FED sont sans limite.

  • Vazimonga

    2 octobre 2013

    Définir l’esclavage par rapport au seul argent , c’est intéressant , mais pas suffisant . Tout comme analyser un graphique sans relever une date essentielle manifestant un retournement de situation .
    2008 , non, rien vu , rien senti? Toujours pas l’impression que l’on peut être esclave de ses préjugés?

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  • BA

    2 octobre 2013

    Mercredi 2 octobre 2013 :

    Chômage en septembre 2013 :

    Espagne : 26,26 % de chômage.
    56,1 % de chômage chez les jeunes de moins de 25 ans.

    Espagne : le chômage repart à la hausse en septembre.

    Le nombre de personnes inscrites au chômage en Espagne est reparti à la hausse en septembre après six mois de baisse, à 4,72 millions, affecté par la fin de saison estivale, a annoncé mercredi le ministère de l’Emploi.

    La quatrième économie de la zone euro, qui avait bien profité de l’embellie touristique, a enregistré sur le mois de septembre 25.572 demandeurs d’emploi en plus, tandis que le taux de chômage atteint 26,26% selon l’Institut national de la statistique (INE), qui utilise une méthode de calcul différente et sert de référence.

    Surtout, chez les jeunes de moins de 25 ans, le collectif le plus touché par le chômage avec un taux de 56,1%, la tendance reste à la hausse (+7,04%).

    http://www.boursorama.com/actualites/espagne-le-chomage-repart-a-la-hausse-en-septembre-9a1cee2c9f338e75a4922e5378f8a483

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  • PANTI

    2 octobre 2013

    Bonjour M GAVE et merci pour vos analyses.
    Malheureusement, Berlusconi ne défends pas les intérêts des italiens mais les siens. il fait juste semblant de vouloir les libérer. Depuis 20 ans il le dis mais sans rien de concret. Désormais il y a que 10-13% de la population en droit de voter que lui accorde son vote.
    Il faudrait regarder plutôt du coté de Beppe Grillo s’il ne sera pas éliminé avant comme ça été le cas pour Nikolaos Michaloliakos.

    Un Italien en France.

    Répondre
    • PANTI

      2 octobre 2013

      comme prévu: Silvio a bluffé encore une fois . De l’air………

  • PhildeFer

    2 octobre 2013

    Cher M. Gaves,

    Vous nous avez parlé de Jésus puis de Moïse… Mais que pensez vous d’Esther?….

    Bien à vous

    Répondre
  • Poseidon

    2 octobre 2013

    Donc oui…. liberez les peuples….. comme le dit Mr de Gave…..
    cessons d’acceuillir la misère du monde…. selection de nos immigrés…. laissons la part belle au entrepreneur…. pour le salarié au lieu de donner 1500€ à un salarié alors qu’il coute plus de 3000€ à l’entreprise…… donnons lui 2500€ (qu’il prenne en charge son avenir retraite et medical) qu’on stope la gabegie des fonctionnaires en France….. OUI ah un grand marché commun libre de toutes taxes…. retour aux monnaies ou à un euro à deux vitesses…..

    Oui mais un peuple ne se libere que lui meme….. par son desir….. le français est un veau….. n’oublions pas cela…. la revolution n’est pas pour demain…. il y a un français à l’esprit independant et entrepreunarial pour 1000 veaux….
    je derape mais je me demande vraiment ou nous allons…. je n’ai jamais vu autant de “business” mettre la clef sous la porte….

    Répondre
  • Poseidon

    2 octobre 2013

    Indiscutablement le probleme est mondial….. Je passe 90% de mon temps aux USA…. lorsque je rentre en Europe en dehors de la suisse, Autriche et Allemagne….. je ne vois aucune difference entre la situation economique americaine et française, italienne spain sur le fond….; en dehors bien entendu que le Dollar Us est toujours “the money”….. La crise est profonde aux USA…. j’aime à sourire lorsque je lis ici ou là que le renouveau de l’industrie americaine et de l’energie grace aux gaz de schistes va redonner un nouveau souffle au pays…. à quel prix ? (une belle m….. de toute maniere pour la santé et l’ecologie…. pour une fois que la gauche française fait bien les choses soit dit en passant)

    Meme si certains secteurs d’activités reviennent pour 5000 poste detruit la robotisation crée 500 emplois (je suis peut etre meme optimiste un techinicien gerant jusqu’à 20 robots)…. nos pays sont d’une part gouvernés par des “anes” (Obama là bas) et d’autre part il faut imaginer un nouveau system/modèle que nos “anes” sont bien incapables de créer puisque déjà incapables de gérer celui-ci….

    Advienne que pourra….. OR mon bel OR…. et Actions de sociétés indispensables il y a déjà 50 ans et qui le seront encore dans 25 !

    Répondre
  • christophe

    2 octobre 2013

    Superbe texte !

    Et pour une fois, vous dévoilez finalement le véritable enjeu qui est politique : la nation.

    Tout est politique. 😉 Et les économistes se perdent souvent dans des chiffres, et évitent soigneusement de pointer les véritables causes et enjeux.

    Merci de publier le graphique pour les autres pays. Celui sur l’Italie est tellement parlant. Cela enfoncerait le clou.

    En attendant, espérons que Berlusconi fasse tomber le gouvernement Letta.

    Répondre
  • vieux dinosaure

    1 octobre 2013

    comme l’a dit Poseidon, l’exemple du Japon est tres inquietant.
    Avec une recession interminable, un deficit record atteignant des sommets, et une planche a billets tres active, la plaisanterie dure depuis le milieu des annees 1990.
    la grande difference est que la dette Japonaise est en grande partie une dette interieure ce qui n’est plus le cas avec l’Euro.
    Mais si Mr Draghi s’y met allegrement, alors la BCE pourra faire durer cet etat des choses durant des annees. Tant qu’il n’y a pas d’inflation les Allemands lui permettront d’imprimer…
    C’est tres dangereux d’aller contre les banques centrales. Elles ont les moyens…”we will do whatever it takes”.

    Répondre
    • idlibertes

      1 octobre 2013

      Cher Vieux dinosaure,

      La BCE, au bout d’un moment pourrait avoir du mal à mettre en place cette politique. la vrai question surtout est “combien de temps les allemands resteront -ils si stoîques.

      Ils sont fatiguants à réfuser de nous donner raison quand même!

      Cdlt

      Idl

    • Jules

      3 octobre 2013

      Cher Vieux Dinosaure,

      Ce que vous dites sur le Japon est vrai, toutefois il est à noter que le Japon en a encore énormément sous le pied : une TVA à 5% comparée à celle de 20% en France, rendez-vous compte de la marge de manœuvre dont ils disposent !

      Sur l’Europe, le rappel que vous faites est très explicite – mais personne n’en parle suffisamment – sur le grand écart idéologique entre les peuples d’Europe et la Troïka :

      – Les peuples ne voient que le territoire entre leurs frontières,
      – La Troïka ne voit que le territoire au-delà des frontières.

      La messe est dite ! La seule question étant non pas sur l’issue, mais sur le timing.

      Amicalement.

  • riz

    1 octobre 2013

    Bonjour,

    l’Italie devient un cas d’école d’horreur économique grâce à notre ami l’euro
    Croissance du pib en Italie:
    -1.2% en 2008
    -5.1% en 2009
    +1.5% en 2010 rebond technique par rapport à 2009 cela va de soi
    +0.7 en 2011 le rebond technique prend fin on a pas récupéré la moitié/09
    -2.4% en 2012
    -1.6% en 2013 au mieux

    Berlusconi avait eu le courage de dire à l’automne 2011 que l’euro tuait son pays à petit feu et que c’était lui le principal responsable de son déclin accéléré , ils l’ont mis à la porte en augmentant les taux artificiellement à 8% (un non sens pour l’Italie semblable à la France ).
    Les investisseurs étrangers ne veulent plus investir dans un pays où la croissance est de -1% l’an et les taux d’î de 5% (banque pour le 10 ans) , mais on ne leur en voudra pas d’être rationnels .Le chômage explose avec environ 500 000 sur un an glissant il y a peu .Or les investissements d’aujourd’hui sont la croissance de demain , déficit d’investissement = déficit de productivité = on se fait croûter par les concurrents à terme .
    C’est ce qui se passe en Italie avec un graphique édifiant de la compétitivité en Europe “un bon croquis vaut mieux qu’un long discours” comme disait Napoléon http://ofce.sciences-po.fr/pdf/documents/prev/prev0413/fp9.pdf

    Avec un endettement public de 130% du pib la cocotte va bien finir par exploser , c’est une question de temps .A l’instar de l’Espagne il n’y a pas eu de bulle immobilière en Italie , ils ont une épargne abondante similaire à celle de la France (y’en a quasiment pas en Espagne), ils ont une industrie étoffée et relativement compétitive dans le nord du pays (l’Espagne a bcp moins d’industrie ).Et pourtant l’Espagne est redevenue compétitive … il y a de fortes chances que les salaires baissent en Italie à terme .
    On a perdu 8% de pib en Italie depuis 2008 (voir plus haut) ce qui fait 10% de chute de revenus disponibles bruts par ménage avec l’augmentation de la population .Similaire à l’Espagne , Irlande , Portugal …. mais moins que la Grèce .Le problème de ces Pays du Sud , c’est qu’ils investissent qu’1%
    et des brouettes en r et d (2 à 3 fois moins qu’en Allemagne) , les pays s’appauvrissent alors que l’Allemagne s’enrichit donc le gap de r et d ne fera que s’accentuer à l’échelle du pays et l’euro c’est le combat du riche contre le pauvre sur le même ring économique .Le pb est que les Allemands seront tjs plus productifs que les autres pourquoi ? Parce que ça fait 150 ans que ça dure , donc il n’y a aucune raison d’en douter nous avons pas les mêmes ADN économiques , c’est comme de mettre une première division contre une troisième sur le même terrain de foot , il n’y a pas à douter de l’issue … il n’ y a pas à douter du bordel ambiant en Europe , l’ajustement se fera par les dévaluations internes (comme on le voit depuis 2008) ad vitam aeternam : l’euro contre les peuples ?

    Répondre
    • Poseidon

      2 octobre 2013

      Tout à fait d’accord avec vous …… pour avoir passé du temps dernierement en Italie…. Le pays va vraiment mal plusieurs de mes clients Italien me disent que ca n’a jamais été aussi mal….

      PAr ailleurs, point interessant les PME Industrielles sont aujourd’hui je le pense plus nombreuses en Italie qu’en France…..

  • Gilles

    1 octobre 2013

    Cher M. Gave,
    Merci pour vos articles toujours aussi clairs.
    Partant du constat que l’euro est plombé depuis le début, que les US ne vont pas beaucoup mieux (à la grosse différence que le dollar US est la monnaie d’échange mondiale).
    Vous dites pour se protéger des prochaines grosses turbulences qu’il faut investir dans des sociétés, non bancaires et non étatiques, en cash flot positif, dont une grosse partie des C.A se font hors de nos frontières. Très bien.

    Cependant en tant que particulier qui n’a ni les compétences ni le temps de trouver les bonnes sociétés, il m’est difficile d’envisager de jouer en bourse mon capital de réserve que je destine en partie à payer les études de mes enfants. Alors certes, je pourrais envisager d’en utiliser une petite part. Mais le reste? Comment le placer?
    Ouvrir un compte à l’étranger dans une autre devise? Si oui laquelle?
    Que me conseillez-vous?
    Amicalement

    Répondre
    • idlibertes

      1 octobre 2013

      Cher Gilles,

      Pour avoir déja eu cette question, nous avions parlé par le passé de Francs Suisse ou de Dollars canadiens. Sinon, de bonnes sociétés cotées en valeur dites shumpéterienne? Il est certain que si vous parlez d’un capital de rente, vous ne devez pas prendre de risque.

      Cdlt

      Idl

  • BA

    1 octobre 2013

    Il n’y a pas que les Etats-Unis qui sont en faillite.

    Dans les années qui viennent, de nombreux Etats vont se déclarer en défaut de paiement.

    Espagne :
    2007 : dette publique de 36,3 % du PIB.
    2008 : dette publique de 40,2 % du PIB.
    2009 : 53,9 % du PIB.
    2010 : 61,5 % du PIB.
    2011 : 69,3 % du PIB.
    2012 : 84,2 % du PIB.
    Juin 2013 : 92,2 % du PIB (chiffre de la Banque d’Espagne).

    Italie :
    2007 : dette publique de 103,3 % du PIB.
    2008 : dette publique de 106,1 % du PIB.
    2009 : 116,4 % du PIB.
    2010 : 119,3 % du PIB.
    2011 : 120,8 % du PIB.
    2012 : 127 % du PIB.
    2013 : 132,9 % du PIB selon le gouvernement italien.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE98J02G20130920

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre sont en faillite.

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre vont se déclarer en défaut de paiement.

    La question est donc :

    « QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »

    Répondre
  • Marius

    30 septembre 2013

    il serait bon de convaincre tout le PLD, qui d’ailleurs s’est embourbé dans une UDI plus eurofanatique qu’aucun parti de France. La France a désespérément besoin de son UKIP.

    Répondre
  • Poseidon

    30 septembre 2013

    Monsieur Gave.

    L’italie je m’y trouvais la semaine derniere…. en dehors du nouvel episode Berlusconi…. le pays d’un point de vue economique va mal…. plus mal que la France et pourtant leur industrie est aujourd’hui plus développée que la notre….. donc si l’italie prend l’eau la France ne tardera pas…..

    Répondre
    • idlibertes

      1 octobre 2013

      Cher Poseidon,

      Que de méthaphores aquatiques 🙂 Si l’Italie prend l’eau, nous sautons dans le minute.

      Cdlt

      IDL

    • Bois Anne Marie

      13 octobre 2013

      Bien normales les métaphores aquatiques avec Poseidon!!!! Faut bien se détendre un peu…

  • Poseidon

    30 septembre 2013

    Analyse comme toujours “éclairée”….. Malheureusement…. comme le disait tres justement une des personnes ci-dessus….
    Rien ne changera….. jamais un homme politique ne reconnaitra l’erreur et la machine infernale qu’est devenue “l’europe” telle qu’ils l’ont concue….
    Nous devrons donc patienter jusqu’à l’effondrement total du systeme….. car il me parait improbable qu’un system Federal à l’americaine puisse voir le jour… les reticenses tant au niveau politique (perte de pouvoir des petits barons regionnaux etc etc) ainsi que des peuples (le lambda etant incapable de comprendre l’interet) auront raison….

    Mr Charles de Gave,
    ma question est la suivante malheureusement je ne pense pas que cela soit quantifiable…. mais à ce rythme là combien d’années faudra t-il pour voir l’europe imploser sous l’effet d’une nouvelle crise financière ???

    selon moi si une nouvelle crise voit le jour, l’europe se mettra à utiliser la planche à billet comme aux USA et cela peut durer des decennies comme au Japon !? peut etre je me trompe….. sauf si une crise politique majeur entrainait un des grands d’europe à quitter le Navire….

    Répondre
    • PhildeFer

      30 septembre 2013

      A mon humble avis, la question n’est pas de savoir “combien de temps le système va t il encore pouvoir tenir”…. mais plutôt “quand vont “ils” se décider de le laisser s’écrouler”…..
      Nous sommes passé d’un système monétaire basé sur l’or à un système monétaire basé sur le pétrole… Les USA peuvent imprimer pratiquement autant de $ qu’ils veulent tant qu’ils conservent la capacité d’imposer par la force la cotation et le paiement de l’énergie (gaz/pétrole) en $…
      Certains accords très récents entre Russes et Chinois semblent annoncer les prémices de l’effondrement de ce paradigme…

    • Charles Gave

      30 septembre 2013

      Cher Poseidon
      Nous sommes d’ores et deja dans une situation insoutenable puisque les taux d’interets en Italie ou en Espagne sont tres superieurs au taux de croissance de l’economie.
      Un jour quelqu’un va crier au feu dans le Cinema et les sorties de secours seront bloquees
      La seule solution est de ne pas aller au cinema…
      cg

    • vivelafrance

      30 septembre 2013

      La BCE a bien fait le pari que l’euro ne sauterait pas, les investisseurs, ayant confiance en l’euro plaçant leur capitaux en Allemagne.
      D’après les chiffres ces derniers se détournent progressivement de la dette française. Mais même si l’Italie se redressait (je conçois parfaitement que techniquement d’après vos analyses cela est impossible mais bon !!!), les mêmes investisseurs ayant fait confiance à Mario Draghi, placeraient leurs argent en Italie……et comme la France ne se réforme pas (et augmente les impôts) les taux risqueraient d’augmenter PLUS RAPIDEMENT que prévu en France.

  • Bulledeciel

    30 septembre 2013

    Bonjour Mr Gave,
    je ne vois pas pourquoi la monnaie devrait forcément être un monopole étatique. Ne pensez-vous pas que le pouvoir de battre monnaie devrait simplement être laissé à chaque citoyen ? Vous avez bien déjà dû entendre parler de free banking non ?
    http://www.wikiberal.org/wiki/Free_banking

    Répondre
  • El oso

    30 septembre 2013

    Evidemment d’accord avec cette confirmation de vos analyses antérieures sur les méfaits de l’euro que toute personne normalement constituée ne peut qu’approuver.
    Mais la conclusion, Berlusconi-Moïse sauvant l’Italie et l’Europe, voilà qui m’en bouche un coin…Ce vieux beau lifté et lubrique, adepte du bunga-bunga et de l’affairisme glauque, transmuté en libérateur, voilà une curieuse assertion pour un chrétien honorable tel que vous…Voilà qui ne va pas améliorer votre crédibilité chez Taddéi…;-)

    Répondre
  • bruno

    30 septembre 2013

    Bien d’accord, comme toujours, si ce n’est que j’aurais quand même du mal à comparer Berlusconi à Moïse 😉

    Répondre
    • vivelafrance

      1 octobre 2013

      moi aussi

  • Faik Henablia.

    30 septembre 2013

    Bonjour Charles, vous faîtes beaucoup dans le spirituel en ce moment, Moïse,Jésus…

    Répondre
    • Charles Gave

      30 septembre 2013

      Cher Faik
      Un systeme economique ne fonctionne bien que s’il est juste et juste veutdire que celui qui prend des risques doit etre remunere plus que celui qui n’en prend pas (en moyenne)
      Comme cette verite economique profonde vient de Moise et de Jesus, je ne cesse de la rappeler pourque les gens comprennent qu’un systeme egalitaire est profondement injuste
      Amicalement
      cg

    • Lucrèce 33

      3 octobre 2013

      C’est la parabole des talents…

    • Vazimonga

      12 octobre 2013

      Ce que vous expliquez concerne le bon fonctionnement de la bourse, pas de l’économie.

      Pour qu’un système économique marche bien , il faut que chacun puisse travailler même si la rétribution n’est pas “juste ” aux yeux des dogmes libéraux.
      La Parabole des ouvriers de la 11 ème heure éclaire celle des talents.

    • Bulledeciel

      13 octobre 2013

      La Parabole des ouvriers de la 11ème heure est une belle apologie du libéralisme, je trouve : le contrat librement consenti et le plein emploi. Les ouvriers de la première heure n’ont donc rien à dire sur la rémunération de ceux de la 11ème.

  • Homer

    30 septembre 2013

    Monsieur Gave,

    100% d’accord avec vos analyses (et celles d’IDL) sur les méfaits de l’euro,
    100% d’accord avec vos analyses (et celles d’IDL) sur les méfaits de l’étatisation.

    Oui, mais :

    Par quoi remplacer une monnaie unique (inique, lol) ?

    > Retour aux dévaluations “compétitives” ??

    Amicalement.

    Répondre
  • PhildeFer

    30 septembre 2013

    Bonjour M. GAVE,
    Tout d’abord permettez moi de compléter votre métaphore avec le fait que cette fois, il s’agirait, me semble-t-il, de se libérer de notre mise en esclavage par les….
    Étonnant renversement de l’Histoire, ne trouvez vous pas?
    J’utilise depuis quelques années l’immense temps libre que m’a procuré la réglementation européenne (ayant totalement ouvert le marché du transport routier inter français à une concurrence de “crève-la-faim” polonais, lituaniens puis ensuite roumains et bulgares.. en attendant bientôt les albanais et les turcs… j’ai dû me résoudre à mettre la clé sous la porte…) pour passer de nombreuses heures quotidiennes sur internet à me documenter, me tenir informé, comparer, vérifier, analyser, synthétiser les informations disponibles… et ainsi me forger ma propre opinion sur la situation actuelle.
    La minorité des intervenants lucides et non aux ordres de la pensée unique semble s’accorder sur le fait que les “élites” qui nous dirigent depuis plus de 4 décennies, cumuleraient erreur sur erreur, mauvais choix sur mauvais choix, avec une constante incompétence politique qui serait fortuitement devenue la norme tant à gauche qu’à droite…
    Je ne le crois pas!
    Il n’est que d’entendre depuis des décennies, les discours récurrents de certains “acteurs” politiques qui deviennent parfois subitement au cours de leur longue carrière, en charge d’animer ce qui n’est plus, depuis fort longtemps, qu’une opposition de façade, pour comprendre que les bonnes solutions sont bien à la portée intellectuelle de ceux qui nous dirigent mais qu’elles ne doivent surtout pas être appliquées…
    De même que ces solutions sont généralement taxées de “populisme”, le faire remarquer est irrémédiablement taxé au minimum de “complotisme” si ce n’est carrément de “nazisme et d’ “antisémitisme”, selon le degré de pertinence de l’analyse qui en est faite…
    Vous appelez de vos voeux que l’Italie soit la 1ère nation européenne à montrer l’exemple et à sortir de l’euro… Cela ne se produira pas… J’en prends le pari!
    Je ne sais pas quel “scénario” va se produire pour régler cette situation, mais n’espérez pas que les élites qui nous gouvernent seront assez stupides pour autoriser l’organisation d’élections dont elles connaissent parfaitement le résultat…
    Peut être que M. Berlusconi, dont l’âge est assez avancé malgré ses nombreux liftings, va nous faire une “crise cardiaque”?

    Répondre
  • david

    30 septembre 2013

    Cher Mr Gave,
    L’euro était une erreur à ne pas faire, ça semble a peu prés certain.
    Ce qui ne me rend cependant pas optimiste, c’est l’inaptitude des politiques à admettre leurs erreurs et donc a remettre en cause ce qui a été fait. Il faut se renier pour ceci, il faut dire qu’on c’est trompé, il faut du courage pour faire volte face alors qu’il est si simple de continuer la fuite tans que ça semble possible.
    Notre histoire regorge d’exemples d’erreurs qui ne sont pas corrigées, d’éléments d’organisation sociale qui ne sont plus justifiés… mais qui ne serons pas mis en cause par conservatisme et manque de courage.
    Je pense par exemple a ces vacances scolaires interminables nécessaire comme tout le monde le sait aux moissons. Ou a ces changements d’heure que l’on perpétue mais dont les économies d’énergie sont devenue insignifiante avec l’évolution de la consommation énergétique. Le gain à disparu mais la contrainte est restée.
    C’est ces conservatismes et ce manque de courage qui nous plombe, et conserver l’euro est un conservatisme.
    Je ne suis pas optimiste pour l’avenir.
    Cordialement.

    Répondre
    • VGAREZ

      2 octobre 2013

      Il y a probablement beaucoup plus d’hommes politiques que l’ont croit, y compris pro-européens voire même ex-défenseurs de cette devise commune, qui aujourd’hui admettent l’erreur de l’euro.
      Mais le retour arrière sera si compliqué que j’imagine qu’ils préfèrent laisser les évènements conduire l’inéluctable.
      Qui aujourd’hui dispose de la stature lui donnant la capacité à orienter les décisions dans ce sens nécessaire ?
      Mme MERKEL ? Il est vrai que c’est une femme politique.

    • david

      2 octobre 2013

      Je suis pour ma part partisans d’une sortie de l’euro par les pays les plus riches en premier et uns par uns (donc commencer par l’Allemagne).
      le principe serait d’avoir une dépréciation de la monnaie par paliers au fur et a mesure que la zone euro se réduira, et donc une amélioration progressive de la situation pour les pays du sud de l’europe.
      Faire un calendrier de fin de l’euro sur une dizaine d’années ne me semble pas impensable, mais il faudrait commencer a s’y mettre.

    • goufio

      6 octobre 2013

      Nigel Farage serait le seul homme politique à comprende ce qui se passe. Mais Michel Barnier semble souhaiter remplacer Manuel Baroso l’année prochaine. Quand on voit le parcours de M Barnier, ministre de la pêche en 2008-2009, puis commissaire européen aux affaires intérieures et surtout aux réglementations bancaires et financières, nous pouvons avoir peur.Il se vente d’avoir fait 30 lois européennes en 3 ans et que tout le système financier sera réglementé des institutions aux instruments et aux hommes. Je redoute les effets pervers car il n’y aura que cela. Ne pouvons-nous pas les arrêter? ainsi que l’euro et faire une Europe de diversité, plurielle comme disaient certains il ya quelques temps.

  • Le corbeau

    30 septembre 2013

    Comme d’habitude : excellent ! Merci M. Gave !

    Répondre
  • gilbros

    30 septembre 2013

    Bonjour M. Gave,

    que l’euro soit une erreur historique ne fait pas de doute pour tous ceux qui regardent l’évolution économique de manière objective….

    que ce grand rêve commun est une base de réconciliation après des siècles de conflit, bien sûr…..

    mais malgré toutes les évidences que la réalité nous met devant les yeux et que vous nous analysez avec moultes graphes qui peuvent toujours être discuter sur certains points, je crains surtout l’impossibilité du monde politique européen de se remettre en cause….

    Le sauvetage des banques européennes au bord du gouffre depuis des années et leurs survies sur le dos des européens est la seule priorité économique actuelle.
    Si vous ajoutez à cela la cupidité de tous ces élus pour une manne européenne qui se rajoute à leurs indemnités nationales….

    je crains que rien ne viendra remettre en cause l’euro et que le prix que nous allons devoir payer devienne assez vite suicidaire pour nos enfants.

    Les déficits français ne vont pas dans le bon sens (le projet de budget 2014 est une farce) et il va falloir que l’on paye d’une manière ou d’une autre la rente et les bêtises de tous nos politiques.
    Tous les projets de réforme ne sont construit que dans l’idée de récupérer plus de sous sur la nation active….

    Rien ne les arrête, ils osent tout (Audiard disait déjà que c’était grâce à cela qu’on les reconnaissait …) même faire des lois rétroactives comme la nouvelle “simplification” des taxes sur le PEA ou le PEL…

    Il n’y a pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre que c’est de la folie mais que faire à part partir ….
    mais il n’y a pas de la place pour tous les volontaires à Hong Kong et il est très dur d’abandonner la vie que l’on a difficilement construit ….
    ma femme est plus sensible à son cercle d’amies qu’aux taux d’imposition de toutes sortes….

    Galilée aussi avait raison et on connait la fin de l’histoire….

    jusqu’à ce jour, j’espérais gagner d’un coté ce qu’ils volent d’un autre coté mais quand je vois la situation américaine, je suis dubitatif….

    Il reste la consommation et le développement en Asie et en Amérique latine…
    avec la baisse des monnaies locales face au dollar et la remontée de l’euro, on devrait bientôt pouvoir se placer à moindre cout.

    Pour vous, peut-on commencer à se placer ou faut-il attendre les futurs mouvements compulsifs ???

    Répondre
    • Charles Gave

      30 septembre 2013

      Cher Gilbros
      il m’est arrive dans ma carriere de bien anticiper un certain nombre de mouvements structurels, mais j’a souvent ete assez mauvais dans leur “timing”
      Pour repondre a votre question, quand j’ai compris ou que je crois avoir compris, je bouge, meme si c’est trop tot
      Comme je n’investis jamais en prenant du levier, je prends des coups mais dans l’ensemble je m’en sors plutot bien
      Amicalement
      cg

  • BA

    30 septembre 2013

    Lundi 30 septembre 2013 :

    Italie/Dette : tension sur le taux à 10 ans après le coup d’éclat de Berlusconi.

    Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Italie augmentait lundi matin sur le marché obligataire en zone euro après l’ouverture d’une nouvelle crise politique dans le pays provoquée par Silvio Berlusconi.

    A 08H24 (06H24 GMT), le taux à 10 ans du pays s’inscrivait à 4,598%, contre 4,416% vendredi à la clôture du marché secondaire où s’échange la dette déjà émise.

    Une énième crise gouvernementale a éclaté samedi dans le pays avec la démission des cinq ministres membres du Peuple de la Liberté (PLD, centre droit), décision inspirée par Silvio Berlusconi. Face à cette crise, le chef du gouvernement italien Enrico Letta a décidé de poser la question de confiance mercredi devant le parlement.

    L’impact de ces rebondissements « spécifiquement sur les obligations italiennes et sur la périphérie en général sera clairement négatif », anticipaient dans une note les économistes de Crédit Agricole CIB.

    ALERTE – Italie/crise politique : la Bourse de Milan ouvre en baisse de plus de 2%.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Italiecrise_politique_la_Bourse_de_Milan_ouvre_en_baisse_de_plus_de_294300920130908.asp

    Répondre
  • Amellal Ibrahim

    30 septembre 2013

    Bonjour,

    Victoire à titre posthume pour Margaret Thatcher.

    Répondre

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