19 septembre, 2022

La limite des théories économiques : le Cas de la Loi de Ricardo, dite des avantages comparatifs.

Cet article est un peu special. De temps en temps, je prends la plume pour écrire …  à moi-même. Ce phénomène se produit quand je commence à avoir des doutes sur quelque chose auquel j’ai longtemps cru. Comme je pense qu’écrire permet de dissiper les soupçons  que chacun peut avoir de temps en temps, c’est ce que je fais aujourd’hui.

Ma conclusion est qu’il est vrai que le libre échange permet une meilleure utilisation du capital et du travail, mais il est tout aussi vrai que le libre échange rend le système dans son ensemble plus fragile et que la spécialisation internationale a des limites, contrairement à l’invention, qui elle, n’en connait aucune.

 

 

Yogi Berra, fameux joueur de baseball américain et philosophe à ses heures avait coutume de dire : « En théorie, la pratique et la théorie, c’est la même chose. En pratique, ce n’est pas vrai » et il avait parfaitement raison, en tout cas si j’en crois mon expérience.

Je m’explique.

L’Economie, comme je l’ai souvent écrit, est une branche de la logique , elle-même une branche de la Philosophie . Si je compte mes années d’études, j’arrive facilement à soixante ans, d’abord d’apprentissage et ensuite de pratique pour essayer de comprendre cette forme assez nouvelle de la Philosophie. Mais pendant ces soixante ans, tout a changé … Autrefois les économistes mettaient à jour des concepts et réfléchissaient sur les interactions entre ces concepts. Aujourd’hui, ils manipulent des chiffres. Et ce passage d’une forme de philosophie à une forme de comptabilité a eu lieu de mon vivant.

Car, dès mes débuts professionnels, cette étude d’une nouvelle philosophie a été bouleversée par une révolution Schumpetérienne absolument inouïe . J’ai commencé mes études en apprenant l’économie politique et je les ai finies en Sciences Economiques (ce qui est une foutaise, l’économie n’est pas une Science).

A partir des années 70 et cela n’a cessé de s’accélérer depuis , nous sommes en effet passés d’une approche conceptuelle de l’économie à une approche totalement dominée par des chiffres, au point que dans les grandes universités aux USA, pour obtenir son doctorat , il n’est plus nécessaire de suivre des cours sur l’histoire économique ou encore mieux d’histoire de la pensée économique. Et l’on s’étonne de voir nos états et nos banques centrales gérés n’importe comment…

Ainsi, au début de ma carrière, pour calculer un taux de corrélation entre deux variables, il me fallait d’abord trouver les données, ce qui pouvait prendre des semaines, puis calculer le taux, à la main, avec l’aide d’une machine à calculer…Mon premier investissement dans ma première société fut une machine à calculer qui m’avait coûté 700 francs, et mon deuxième investissement deux ans après, le premier « desktop » produit par Hewlett-Packard, lui me couta à l’époque 700.000 francs. Quand je gérais 10 milliards de dollars dans les années 80 à Londres, j’avais des ordinateurs dans une pièce climatisée à Londres, pour d’abord rassembler les données et les analyser ensuite, et cela coutait 2 millions de dollars par an.

Aujourd’hui, toutes les données sont disponibles partout et les méthodes statistiques pour traiter ces données le sont tout autant et ni l’accès aux données ni les calculs ne sont un problème.

Ainsi, le PC portable sur lequel je tape cet article a accès, en temps réel, à infiniment plus de données et offre beaucoup plus de possibilités de calcul que ce à quoi j’avais accès il y a trente ans et qui coutait 2 millions de dollars par an.

Et la souscription aux banques de données et aux programmes de traitement de ces données me coute environ 10.000 dollars aujourd’hui.

Qui plus , les résultats peuvent être présentés de façon graphique et non pas mathématique , ce que je ne me prive pas de faire, comme les lecteurs de l’IDL le savent.

Le coût d’accès à l’information , qui comme chacun le sait, est à l’origine du pouvoir s’est donc écroulé de 99 pour cent dans les quarante dernières années.

Mais avant même que cet immense révolution ne prenne place j’avais compris que l’économie, ce n’était pas le PIB, la balance commerciale, le taux de chômage, le déficit budgétaire, ou que sais-je   encore mais une chose et une seule :  pourquoi pour le même objet ou service le prix change t’il au travers du temps et pourquoi n’est-il pas le même géographiquement au même moment ?

Etudier l’économie , pour moi, c’est donc essayer de comprendre pourquoi, lors des échanges entre humains, la valeur d’un produit, d’un service, d’un bien, d’un contrat, ou du temps, exprimée par un prix change-t-elle sans arrêt?

Par exemple, pourquoi le prix de l’acquisition et de la manipulation des données pour faire travailler quelqu’un comme moi s’est-il effondré de 99 pour cent au moins depuis 1980 ? Pourquoi les taux d’intérêts en France sont-ils passées de 20 pour cent en 1980 à 1 pour cent aujourd’hui ?

Ce qui amène à se poser des questions sur la monnaie dans laquelle ce prix s’exprime, sur le rôle de l’invention, du temps, de la sécurité juridique, du droit de propriété, de la légitimité de l’Etat qui prélève une part de la valeur ajoutée que j’ai créée par des impôts, sur la nature des prix que je dois payer pour acquérir des biens ou des services sans qu’il y ait un vrai marché pour ces produits etc…

Et comme le lecteur peut le voir, il y a qui sous-tendent toutes ces transactions d’immenses principes et concepts de philosophie politique.

Et tout en me servant des données , je suis et j’ai toujours été un homme de concept, cherchant a comprendre comment arranger au mieux les facteurs de productions pour que le maximum de gens en profite.

Et finalement, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’y a que deux formes d’organisation conceptuellement possibles, ou bien chaque individu accepte la main invisible d’Adam Smith, ou bien il est contraint par des grands coups de pied dans le derrière distribués par Joseph Staline.

Et donc, pour moi, le libre marché menait toujours à la démocratie tandis que l’économie dirigée amenait inéluctablement à l’appauvrissement et à la dictature.

Par exemple, dans le domaine du commerce international, j’ai toujours été favorable au libre-échange, ses avantages ayant été prouvé dès 1817par Ricardo au travers de sa célèbre ‘Loi des avantages comparatifs », où il utilisait l’exemple de la production de drap et de vin entre le Portugal et la Grande Bretagne.

Je vous la fait simple.

Imaginons qu’un chirurgien gagne 1000 euros par heure quand il opère et qu’il tape aussi beaucoup plus vite que sa secrétaire qui gagne 200 euros de l’heure.

Eh bien, s’il fait en une heure ce que sa secrétaire fait en deux ou en trois heures, il a quand même intérêt à avoir une secrétaire puisque le temps qu’elle lui économise lui permet de gagner plus d’argent , même après le paiement du salaire de la secrétaire.

La conclusion est bien sûr que chacun doit faire ce qu’il fait le mieux, et laisser le reste aux autres et que le niveau de vie de tout le monde en sera plus élevé.

Ainsi, dans un débat entre Samuelson et Einstein à Boston, Einstein avait sommé Samuelson de lui citer une seule loi économique qui ne soit pas un truisme, et Samuelson avait cité la loi des avantages comparatifs.

Et donc, pour les économistes « conceptuels » dont je pense que je fais partie, la loi des avantages comparatifs est un peu comme l’un des dix commandements donné par Dieu à Moise au Sinaï : on ne discute pas, passez, il n’y a rien à voir.

Et pourtant, je n’en suis plus aussi sûr aujourd’hui.

Et la raison principale, comme toujours, en est la mise à jour de certains nouveaux concepts par de grands esprits et, dans le cas présent, je veux parler des notions de fragilité et d’anti-fragilité mises à jour par Nassim Taleb.

Pour Taleb qui raisonne principalement sur les marchés financiers, il y a deux sortes d’actifs

  • Les actifs fragiles, c’est-à-dire bien adaptées à la situation dans laquelle ils ont vu leur valeur monter au travers du temps et dont la valeur baissera si la situation change. Ici, je crois que l’on peut parler des dinosaures avant que la comète ne tombe : Ils étaient tellement bien adaptés à leur environnement que dès qu’il changea, ils périrent tous.
  • Les actifs anti fragiles , beaucoup moins bien adaptés à leur environnement et donc capables de survivre à un changement profond. Pour poursuivre sur la même image , au moment ou l’astéroïde est tombé sur la terre, l’ancêtre de tous les mammifères, une espèce de rat, existait déjà et survécut tres bien au cataclysme puisque je peux écrire ces lignes.

Et ma conviction est la suivante .

Le capitalisme est une forme de Darwinisme. Survivent les mieux adaptés… jusqu’à ce que la comète tombe ,et là, nous avons un problème. Et la comète, c’est souvent le retour du protectionnisme.

Car ce n’est pas la première fois que nous avons une vague d’expansion du commerce international. Ainsi ,mettons de 1820 à 1870, nous avons eu une forte croissance du commerce mondial, qui se termina au milieu des années 1870 pour être suivi par une contraction qui dura jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

Depuis, nous avons eu une forte expansion du commerce international, qui a fait son plus haut au début du XXI -ème siècle et qui semble être en train de retomber.

Mais si le système Ricardien est plus efficace que le système protectionniste, pourquoi celui-ci revient-il ?

La réponse est la suivante : A la fin d’une période d’expansion, le système est devenu tellement optimisé qu’il met en péril l’existence même des structures nationales en général et des états en particulier.

Que le lecteur veuille bien considérer ce qui s’est produit au moment de la dernière pandémie.

Les nations européennes se sont rendu compte avec stupéfaction que les matières premières nécessaires à la fabrication des médicaments étaient toutes fabriquées en Inde ou en Chine, mettant nos pays dans une situation dangereuse d’extrême dépendance.

Pensons aussi à ce que qu’aurait dit Ricardo si on avait remplacé le drap et le vin par l’énergie et les voitures ? Il aurait conclu que l’énergie devait être produite en Russie et les voitures en Allemagne, et il aurait eu raison…

Et donc l’hyperspécialisation a laquelle conduit la Loi des avantages comparatifs amène inéluctablement à une fragilisation extrême des lignes de production , ce qui fait imploser le système lorsque des crises politiques se produisent entre les nations et en particulier entre nations productrices de matières premières et d’énergie et les pays consommateurs de ces produits.

Nous y sommes en plein, comme le montre le graphique ci-dessous. Le taux de croissance en volume du commerce mondial est clairement en baisse depuis le début de ce siècle, et cette baisse devrait s’accélérer dans les mois qui viennent compte tenu de la récession qui va frapper l’Europe et des entraves au commerce mondial mises par les sanctions contre la Russie.

 

 

Conclusion.

La loi des avantages comparatifs marche très bien, jusqu’à ce qu’elle se heurte à la géopolitique. Et là, elle ne marche plus du tout.

Nous y sommes et donc :

  • Nous sommes en train de rentrer dans une époque qui sera plus protectionniste et donc plus inflationniste. Il ne faut avoir des obligations qu’émises dans des pays qui ont des excédents commerciaux considérables.
  • De telles périodes ont mené historiquement à des contrôles des changes et à des contrôles sur les mouvements de capitaux, voire sur les mouvements de personnes.
  • La rentabilité du capital investi va baisser partout, ce qui est une mauvaise nouvelle pour les actions, sauf peut-être en Asie, qui pourrait bénéficier d’une forte croissance Ricardienne organisée autour de la Chine.
  • Le balancier qui avait énormément favorisé le capital, en particulier depuis trente ans va maintenant partir dans l’autre sens, en faveur du travail.
  • Un peu partout, les activités de proximité vont renaitre de leurs cendres.
  • L’or sera utilisé pour solder les transactions entre les différentes zones monétaires qui vont émerger.

Mais je serais surpris si tout cela se passait dans la joie et la bonne humeur.

 

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

60 Commentaires

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  • Yassin

    29 septembre 2022

    Ne serait-ce pas un simple retour au capitalisme historique, utilisé et rependu depuis la nuit des temps ? Pour continuer le cheminement de votre pensée, nous pouvons constater que c’est le simple cheminement de la vie, comme les empires, les modèles économique répondent à un problème donnée et offre une solution, jusqu’à reprendre le monopole de la zone géographique donnée, puis deviennent austère et autoritaire. Ce qui est nécessaire de savoir, c’est de comprendre où somme nous dans la phase de l’empire. Comme disait Ibn Khaldun ; Les hommes fort créent les temps de paix, les temps de paix créent des hommes faible, les homme faible crée des temps dur, les temps dur crée des hommes faible. En ce monde, aucune loi ou concept n’est immatériel et immuable. C’est tout à votre honneur de réussir, encore à votre âge, de faire preuve d’humilité. Merci pour votre travail

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  • nikoopol

    25 septembre 2022

    malheureusement cette théorie économique (utile au demeurant) ne prévoit pas une démarche de « vente à perte », c’est à dire la vente d’objet sur le marché à des prix inférieurs à leur cout de production !
    Comment est ce possible ? une volonté d’état souverain.

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  • Thibaut C

    24 septembre 2022

    Bonjour,
    Comme d’habitude depuis plusieurs années, je lis avidement les articles de l’institut des Libertés et vous remercie pour vos éclairages qui m’ont permis d’améliorer ma compréhension de l’économie et du monde qui nous entoure.

    Je note dans la conclusion de l’article, que « La rentabilité du capital investi va baisser partout, ce qui est une mauvaise nouvelle pour les actions ». Or, dans la dernière vidéo avec Emmanuelle ainsi que dans plusieurs articles, notamment liés au portefeuille IDL, il est conseillé de travailler à un portefeuille à 50% d’actions. N’est-ce pas contradictoire?
    Ne vaut-il pas mieux le laisser en banque (banque en dehors de la zone Euro dans un pays basé sur la Common Law, je précise) pour le moment? En effet, l’argent sera rongé par la forte inflation mais s’il est investi dans les actions, on risque l’inflation + la baisse des cours. Donc double peine. Qu’en pensez vous?

    Autre question: quid de l’immobilier dans les prochains mois? Le marché commence déjà à baisser et l’argent économisé pour la mise de fonds pourrait s’en retrouver diminué si, dans l’attente d’un baisse importante qui je pense va arriver, la mise de fonds était investie dans un autre support. Quel est votre point de vue?

    3ème question: Gavekal a créé un produit lié aux obligations Chinoises qui me semble un excellent investissement (GaveKal China Fixed Income UCITS Fund A USD). Cependant, il semblerait que l’accès ne soit pas ouvert à tous. Comment faire pour y investir? Je ne le vois pas dans des plateformes classiques type InteractiveBrokers.

    Merci encore!
    Thibaut

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    • nikoopol

      25 septembre 2022

      l’action est à votre nom, quoi qu’elle vaut, votre liquidité en banque appartient à la banque et s’évanouira si elle fait faillite.

      quand la monnaie s’érode il faut travailler en unité de compte !

  • Fab29

    23 septembre 2022

    Merci, pour cet article ,rappelant de façon très habile la théorie initiale de Ricardo afin de se poser la / les questions sur l’évolution d’aujourd’hui.
    Rappeler d’ailleurs dans la vidéo de ce vendredi dans l’émission « l’économie expliqué par mon père » sur la chaîne YouTube de l’institut qui a le mérite de transmettre à tout à chacun des connaissances économiques essentielles afin de comprendre la réalité de la situation économique donc politique, sociale etc
    Et de s’en faire un avis en diversifiant ses sources en étant curieux la dépolitisation prendrait peut être fin, que les citoyens reprennent le contrôle de leurs destins collectifs .

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  • Heikel

    21 septembre 2022

    Bonjour M GAVES,

    Quelques commentaires :
    1. le libre échange fait évoluer les prix…. vers le bas!!! Avec pour conséquence une création de richesse rémunérant exclusivement le capital
    2. le protectionnisme reprend ses droits pour contrer ce phénomène et vise à maintenir le travail car celui-ci n’a de cesse de disparaître en occident

    Problèmes
    3. l’endettement comme moyen du protectionnisme trouve sa limite dans l’incapacité des États à créer de la croissance. La subvention n’étant pas investissement mais perfusion.
    4. l’endettement est facilité par les QE qui trahissent les règles du marché en matière de fixation des taux

    Conclusions
    5. Pour reprendre vos mots, l’Homme est un rat car sa nature profonde est cupidité et destruction ; c’est bien l’Homme qui est derrière les marchés, les prix
    6. Le libre échange n’est finalement qu’un concept comme un autre que les grands acteurs économiques ont dévoyé
    7. Pour preuve, l’accroissement des inégalités de revenue et la concentration des richesses au sein d’une petite caste. Exemple, les grands groupes bancaires font des milliards de bénéfices alors que les employés de banque sont payés une misère (je sais de quoi je parle)

    Ouverture
    8. Que pensez vous de l’idée d’un smic progressif ?
    Comme le barème progressif de l’impôt sur le revenue, le smic progessif serait calculé à partir de la moyenne de l’EBE de l’entreprisse sur les 3 derniers exercices.
    Les grands seraient contraint de réévaluer les salaires et donc de partager la création de valeur.

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  • Farid Ziani

    21 septembre 2022

    Le problème, c’est que le système social français est fait pour des chirurgiens, et que l’État a transformé ce pays en convention de secrétaires.
    Quelles que soient les épreuves à venir, nos fonctionnaires surnuméraires et ce socialisme qui joue le rôle de pompe à talents vers l’extérieur et à oisifs ou désespérés vers l’intérieur, toutes ces abominations nous mèneront moins haut que ce pays ne le permettrait.

    Pour l’une de vos prochains articles ou vidéos, je serais curieux de savoir ce que vous avez à dire sur le charbon et le gaz naturel qui ont été introduits dans la nomenclature de « l’hydrogène vert », alors qu’Agnès Pannier-Runacher en est réduite à mendier le même traitement pour le nucléaire, ce qu’on lui refuse.

    Puisque j’en suis à rêver que vous me répondiez, pouvez-vous nous expliquer pour quelle raison la France va fermer ses usines cet hiver alors qu’on nous annonce que les livraisons de gaz à l’Allemagne vont commencer dès mi-octobre ?

    Merci pour tout ce que vous faites.

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    • Yassin

      29 septembre 2022

      Je ne pense pas que le socialisme en soit le problème, bien utilisé il peut être un vivier de talent. Ce qui pose problème est que le socialisme, dénué de contre pouvoir, est un chemin inéluctable vers la corruption, ou les fonctionnaires achètent les votes par « l’aide social »

      Habitant à Bruxelles, le PS achètent littéralement des fonctionnaires en leurs offrant des postes clés dans des administrations publique en échange de vote.

  • Gastefer

    21 septembre 2022

    Je ne suis pas un économiste. Je veux créer des entreprises pour des activités de production de proximité. Est-ce le bon moment de demander un financement auprès des banques ? Sinon, quelle alternative ?

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  • Humble observateur

    20 septembre 2022

    La plus pertinente des questions relative à l’Economie est de savoir dans quels cycles exacts on se trouve ?
    L’analyse que tout bon penseur logique fait sur la situation actuelle l’amène inexorablement à reculer dans l’Histoire pour saisir « Le Cycle Majeur » initié et qui arrive à son terme..
    Or il n’existe pas de précédent qui cumule autant de « sous-cycle » comme l’Energie, la Politique ou bien encore l’Information avec dans son sillage l’informatisation qui n’arrivent en même temps en phase létale.
    La vision d’un Crash complet du système est, sans sombrer dans le pessimisme, une perspective plus que probable.
    Toutes les Sociétés Humaines ont aussi leur cycle.
    Ce qui est marquant dans la notre, c’est la Valorisation de tout ce qui est infécond.
    Mais c’est comme un stigmate défensif pour faire oublier que la création novatrice s’est éteinte depuis longtemps…
    Qui sait ce que nous réserve l’Avenir.
    Sans Ethique ni Morale, à terme, c’est toujours la collapse et celle là est Civilisationnelle !

    Répondre
  • L'HOM DE BORDEAUX

    20 septembre 2022

    GRAND MERCI d’avoir choisi ce thème sur les modalités du commerce international.
    J’ai passé un beau volume de ma jeunesse sur l’intérêt de la spécialisation, en troisième année de sciences éco dans les années 70 ce qui a fait de moi pendant une bonne vingtaine d’années un partisan du libre -échange regardant notamment d’un bon oeil tout ce qui allait dans ce sens au niveau européen puis j’ai commencé à douter en constatant les risques que cela entrainait au niveau de la souveraineté d’un pays. Ainsi,pour la France nous nous sommes mis en danger partout ;défense ,agriculture (dépendance en protéines végétales), industrie ,santé…
    Donc ce théorème de RICARDO n’est bon qu’au sein d’une aire de commerce très sûre ce qui est illusoire au niveau mondial. Le mouvement de pensée libéral doit donc être clair à ce sujet sous peine de rester suspect à ceux qui restent patriotes ; c’est un peu ce que défend la voie de
    l’ORDO- LIBERALISME où le politique demeure prioritaire.

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    • Charles HEYD

      24 septembre 2022

      Mais c’est bon sang bien sûr! Faire fabriquer tous les objets dont nous avons besoin tous les jours, y compris les médicaments, dans un pays avec lequel nous pourrions potentiellement entrer en conflit (la Chine, dixit notre brillant CEM de la Marine) et s’étonner après qu’il y a un loup! Et il fallu le covid-19 pour s’appercevoir que l’on ne fabricait même plus de masques; mais je suis rassuré, Bruno Le Maire a dit que nous allons rapatrier tout cela!

  • Laurent le lyonnais

    20 septembre 2022

    OPEP DE L’OR
    Excellent article. Je retiens particulièrement la dernière phrase.
    M. Gave vous avez souvent mentionné l’intérêt de l’or dans les temps difficiles actuels, et surtout à venir….
    Dans un article paru le 22 Août 2022 sur « Or.fr », j’apprends que  » Le MWS (Moscow World Standard) souhaite s’imposer comme une alternative à la London Bullion Market Association (LBMA), pour fixer le prix de l’or.
    Comme en 1974, lorsque l’OPEP association des pays producteurs de pétrole s’est formée pour fixer le prix de l’or noir, le MWS prend la forme d’une association des BRICS et de quelques autres pays pour fixer le prix de l’or pas noir, dont ils sont les principaux producteurs.
    Pour ma part, un des intérêts de l’or physique est l’énorme différence entre la quantité d’or « papier » et le véritable stock d’or censé garantir le papier.
    La création d’un marché de l’or contrôlé par les producteur pourrait donc permettre une forte augmentation des cours.
    Que pensez-vous que cette initiative du MWS ? Peut-elle réussir, et le cours de l’or va-t-il bien en bénéficier ?
    Laurent

    Répondre
  • Didier99

    20 septembre 2022

    Concernant le libre échange et le protectionnisme, je vous invite à regarder cette analyse du cercle Jean Mermoz faite à propos de l’affaire Alstom :
    https://www.youtube.com/watch?v=Swn1Q6d5Wqk
    Déséquilibre complet entre les US et l’UE, la Loi des avantages comparatifs est pour le moins distordue.

    Répondre
  • Philippe

    20 septembre 2022

    La loi de Ricardo ne fonctionne qu’entre Etats ayant a échanger des productions de valeurs globales comparables . Avec une Chine devenue la Fabrique du Monde , la Loi de Ricardo fonctionne a sens unique au profit de la Chine au détriment de l’Europe et meme des USA .
    Donc crise sociale et industrielle en Europe .
    Dans le meme ordre de comparaison :
    Quant au mode reglements des excèdents entre Etas , notez qu’il n’existe pas au sein de l’Union Européenne puisque les excédents allemands restent toujours a la Bundesbank au lieu de retourner a un fond obligataire commun européen. Le spread entre les Bund et les OAT France ou les BOT Italie est la traduction du refus d’ aller au bout de la logique d’une monnaie unique .
    L’Allemagne profit de ses excédents ad vitam aeternam .
    C’etait déja le systéme des nazis Schacht – Schlotterer qui avaient prévu que l’excédent en Reichsmark serait théoriquement disponible pour équilibrer les deficits des pays qui étaient livrès au pillage .Mais il ne vint a personne l’idée de réclamer sa part d’ excédent allemand lui revenant . Il fallu attendre la libération pour remettre les compteurs a zéro.
    Donc a quand la libération de l’écrasant domination chinoise ?
    A quand la libération de l’ écrasant excédent allemand ?

    Quand aux différentes zones monétaires qui émergeront ; l’or est un moyen ARCHAIQUE de solder un déficit .
    L’or implique la domination militaire de celui qui le déteint sur celui qui ne l’a pas .
    L’énergie est par contre le véritable sang de l’économie mondiale .

    Au dela des trois grands producteurs ( USA – Moyen Orient – Russie ) qui a eux seuls peuvent déjà constituer des zones monétaires il y a l’ apparition de l’hydrogène comme source inépuisable .
    L’Université Deakin de Melbourne vient d’inventer le procédé d’agglomeration MECANIQUE de l’hydrogéne par catalysation du chlorure de Bore ( poudre a l’état naturel ) . Ce procédé est fort simple et économique alors que l’ hydrogéne se heurtait a son cout de production par l’élctrolyse .
    Donc voilà une révolution énergétique majeure qui va rendre l’ Or obsolète .

    Répondre
  • Said

    20 septembre 2022

    C’est une analyse plutôt consensuelle qui démontre une réalité économique probante. Je suis entièrement d’accord de cette analyse reposant sur les avantages comparatives de David Ricardo et je pense que c’est la seule porte de sortie de cette crise actuelle. La géopolitique a détruit les lignes d’approvisionnement et a défait la chaine de production.

    J’ai une question concernant les banques. Qui contrôle la quantité de monnaies produites aux États-Unis?
    Parfois je le sentiment qu’on nous berne car la monnaie est l’élément essentiel de l’existence en parlant d’économie. Parmi les choses selon les théories économiques qui font évaluer une monnaie, l’excédent au niveau de sa balance commerciale, contrairement aux États-Unis qui sont déficitaires à travers tous les pays qu’ils commercent, on se demande pourquoi le dollar est fort et continue à dominer le monde?

    La réserve obligatoire d’une banque centrale est constituée de l’or et des devises étrangères. Si je suis un pays producteur d’or, est-ce que je pourrais côté ma monnaie directement à l’or rt la faire évaluer ou il existe de mécanisme international?
    Merci…

    Répondre
  • Guy Pierrisnard

    20 septembre 2022

    J’aime beaucoup cette méthode qui consiste à écrire pour soi même. Elle révèle un esprit libre et ouvert. C’est pourquoi je trouve votre réflexion extrêmement riche et stimulante. Vous écrivez que « l’économie n’est pas une science » .J’ai défendu la même position. C’est troublant mais j’ai le sentiment de suivre un intineraire inverse. J’ai enseigné pendant 40 ans que l’économie n’était pas une science au sens deductif tout en admettant que l’empirie pouvait permettre de mettre à jour quelques invariants.Avec prudence :2008 n’est pas 1929, et même les avantages comparatifs,salués par Samuelson comme une grande loi, trouvent des limites que vous exposez avec une grande pertinence.
    Enseignant, je pensais que la combinaison des passions et des calculs rendait nécessaire les regards croisés des sciences humaines et la collaboration du sociologue,du politique et de l’économiste. Tout celà étant enrobé d’une bonne couche d’idéologie ,un reste du marxisme étudiant qui dominait les années 70.
    Aujourd’hui,j’ai tendance à penser que des lois économiques qui transcendent les époques sont concevables. Je pense à la loi des rendements décroissants.
    Revenons à Ricardo. La théorie de la rente différentielle découle d’un phénomène de rendement décroissant de la terre. Ricardo en déduit une tendance a la baisse des taux de profit. Marx parvient à la même conclusion du fait des blocages du taux d’exploitation (pl/v)rapporté à une composition organique du capital croissante (c/v)…Mais qu’est ce que ce phénomène du blocage du taux d’exploitation sinon le rendement décroissant du travail qui n’est pas un citron que l’on presse indéfiniment …Pour ne pas être en reste les marginalistes recyclent la loi des rendements décroissants sur le capital pour en tirer quelques principes microéconomiques sur le bon niveau de production qui assure le profit maximum.
    Au fond, je me dis aujourd’hui,qu’ une loi qui se promène d’une école de pensée a l’autre pendant 250 ans doit avoir quelque chose de vrai.
    Maintenant vous décrivez une tendance contemporaine ou le coût de l’information tend vers 0 ce qui pourrait placer les firmes dans des zones de rendements croissants de manière permanente. Que ce soit le l’innovation agricole du temps de Ricardo, l’innovation industrielle du temps de Marx ou l’innovation numérique d’aujourd’hui,c’est toujours l’innovation qui contrecarre les rendements décroissants.
    Je poursuis cette réflexion sur la rareté dont j’ai tendance à penser qu’elle interroge toutes les sociétés…
    Merci !

    Répondre
  • bonin dominique 70a

    20 septembre 2022

    Tout ça c’est plein de bon sens !
    Tout compte fait c’est une bonne nouvelle, … une fois passé l’orage ou plutôt les orages non?
    Merci de tous ces articles et vidéos.

    Répondre
  • Eric

    20 septembre 2022

    Article remarquable qui explique de manière simple des concepts complexes qui permettent de mieux comprendre les bouleversements actuels…et qui provoque quelques migraines au sujet de mon portefeuille d’actions dont je n’ai pas su me débarrasser à temps !

    Répondre
  • Patrice Pimoulle

    20 septembre 2022

    « En theorie, la theorie et la pratique, c’est la meme chose, en pratique, ce n’est pas vrai ». telle est la raison pour laquelle tout homme avise et prudent, et encore mieux, totu economiste distingue prend soin d’ajouter « toutes choses egales d’ailleurs », ce qui justement, « en « pratique », n’est jamais vrai. VDonc, en fin de compte, le politique precede l’economie, ce que Staline et Mao ont bien compris; Chirac et Mitterrand aussi, me direz-vous; certes, mais la difference est que Chirac et Mitterrand etaient des democrates…

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  • Adrien

    19 septembre 2022

    Merci pour cette analyse empreinte de sagesse, finalement une économie n’est pas unidimensionnelle, et donc assimilable à une performance pure d’un système. Ainsi la notion de robustesse ou d’anti-fragilité vient illustrer cela.

    Puisque l’heure est à la remise en question, je me pose un question lancinante concernant l’inflation importante que nous connaissons, évoquée dans votre article de rentrée.
    10 ans de politique monétaire expansionniste n’ont pas fait exploser, en tout cas dans les mêmes proportions, les prix de détails jusqu’à l’an dernier. Surviennent des difficultés de production post-covid, couplée à une envie de revivre et donc une certaine hausse de la demande, en mettant de côté les tensions géopolitiques, et l’inflation part au galop.
    J’ai lu que l’hyperinflation des années 30 ans se développait à la faveur des pénuries. La masse monétaire augmentait en réponse de la hausse de prix, sous l’action des aides du gouvernement et autres mécanismes, mais comme l’offre reste structurellement insuffisante, le mécanisme vire en spirale infernale.
    Finalement, et peut-être contrairement aux thèses classiques monétaristes, le premier oeuf ou la première poule, c’est peut-être bien la pénurie, qui va faire gonfler la masse monétaire, certes en vain. On comprend aisément que si le caviar augemente de 400 %, la demande va s’adapter plus ou moins naturellement, mais dans le cas du blé, puisque personne ne veut sacrifier son pain? Cela ne génère t’il pas une pression sur la masse monétaire, seul pis-aller à disposition? Qu’en pensez-vous?
    Sans rien excuser de la politique stupide, s’il faut la qualifier, de nos banques centrales, j’ai l’impression que celle-ci a surtout fait monter le marché immmobilier, les actions, et quelques secteurs comme le luxe. Le résultat est qu’il est impossible d’acheter un logement après 5 ans de vie active à 2 salaires, ce qui est socialement très problématique. Mais statisquement, ce n’est pas, ou très peu, de l’inflation qui est calculée sur les biens de consommation.
    Est-ce que l’institut des Libertés a des données concernant la migration éventuelle de monnaie surimprimée par les banques centrales vers les marchés de consommation? Ce serait vraiment intéressant, car je suis perturbé dans la compréhension du phénomène, en tout cas d’un point de vue purement monétariste. Pour revenir à votre article, peut-être existe-t’il un Taleb de l’infation qui pourrait venir élargir le point de vue…. La seule chose certaine, c’est que si la mise en oeuvre de stupidités constitue un laboratoire d’analyses des théories économiques, nous allons beaucoup apprendre dans les mois qui viennent.

    Merci de tout coeur pour votre travail.

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  • KOBALAVA

    19 septembre 2022

    Je pense que la France, avec la politique « anti-français » depuis Mitterrand, est devenue, volontairement, dépendante à la Chine. Les masques, les vaccins (nous sommes quand même dans le pays de Louis Pasteur…) etc, nous pouvons les produire chez nous. Et le travail d’un souverain est justement d’aider aux entrepreneurs nationaux de rester dans le pays.

    Je m’explique un peu mal mais je pense que la théorie de libre-échange n’est pas mauvaise. La main invisible d’Adam Smith est, pour moi, la seule et unique organisation de société.
    Par contre, ce qu’on voit très bien actuellement c’est que libéralisme en économie et libéralisme en politique ne marchent pas ensemble. Cependant, Léviathan de Thomas Hobbes et La main invisible d’Adam Smith marchent parfaitement ensemble.

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    • Jardin Bernard

      20 septembre 2022

      L’Europe et ses traités nous empêche d’être protectionniste et les traités nous les avons ratifié . Conclusion les délocalisations vont encore d’accentuées et nous ne pouvons pas nous y opposer.
      L’inflation va donc continuer 16% dans 1 an voir plus, c’est une catastrophe économique qui approche à grande vitesse.
      Les décisions ne se prennent plus chez nous.

    • M charles Michel HEYD

      20 septembre 2022

      Nos politiques et industriels ne se sont pas volontairement mis sous la tutelle de la Chine; ils ont tout simplement appliqué la théorie de Ricardo que décrit si bien Charles Gave: produire là où c’est le moins cher, c-à-d en Chine! Même un certain Tchuruk, patron d’Alcatel dans les années 80-90, pronait le « fabless », le sans-usines! On en connait le résultat, même pas besoin d’être prix Nobel en économie; les emplois haut de gamme devaient donner du boulot à (tous) nos enfants; là aussi, les résultats de l’éducnat sont probants! Acheter du gaz russe pour réussir notre transition énérgétique c’était génial et pas cher jusqu’à ce que l’on se mette Poutine à dos; CG a raison, la théorie de Ricardo ne marche pas à tous les coups!

    • Charles HEYD

      20 septembre 2022

      J’allais oublier, certains de nos brillants politiciens, dont un certain Juppé, appelaient cela la « mondialisation heureuse »!

  • Ahmed

    19 septembre 2022

    Excellent comme toujours ! Quelle tristesse de ne pas vous avoir eu en maître de conférence à l’université…. J’ai perdu tellement de temps à absorber les débilités de nos profs socialos…. J’en ai les larmes !!!! Tout ce temps perdu !!! Vous êtes une bénédiction

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  • Tiebhen

    19 septembre 2022

    Merci Monsieur GAVES .

    Mes investissements vont être des couettes, bouillottes et réchaud à gaz.
    A défaut de s’enrichir , ces achats utiles permettront de passer cet hiver et peut-être le prochain…

    Les jeux de sociétés, de carte et les livres remplacerons les loisirs numériques.
    Un mode de vie plus proches de celui de nos aïeux en somme.

    Répondre
  • Fischer

    19 septembre 2022

    Heureusement que la Russie nous a vendu de l’énergie bon marché sans quoi nous eussions eu moins d’épargne à l’heure actuelle …

    Répondre
    • idlibertes

      19 septembre 2022

      Mais on a pas d’épargne.

  • Simon

    19 septembre 2022

    Comme toujours, une base de réflexion intéressante qui ouvre la voie à une réflexion « philosophique » sur le monde géopolitique de plus en plus instable, et qui nous permet d’appréhender avec plus de sérénité les événements à venir … Merci Monsieur Gaves ! Toujours un plaisir de vous lire !

    Répondre
  • Karl DESCOMBES

    19 septembre 2022

    Merci de ces articles toujours aussi limpides.
    .
    En complément/précision:
    .
    Les économistes classiques/anciens postulent que les acteurs économiques visent à leur profit maximal, mais cela reste un principe inapplicable en pratique, pour agir.
    .
    Premièrement, les économistes classiques sont imprécis sur les horizons de temps sur lesquels les intérêts maximaux/optimaux sont recherchés: court, moyen ou long.
    C’est là où les coutures des théories classiques craquent.
    .
    Exemple:
    A long terme, l’immense majorité des agriculteurs pense que le bio est la solution; celle qui garantira la fertilité durable de leur terre.
    Et 10% pensent même qu’ils font actuellement n’importe quoi avec les pesticides.
    Et pourtant, la transition est plutôt difficile.
    .
    Le PC chinois voit plutôt à long terme; sauf quand il est rattrapé par la bombe de l’immobilier.
    Les sociétés du Dow Jones regardent plutôt au trimestre.
    .
    Tous veulent pourtant maximiser leur profit, mais les mesures à mettre en oeuvre peuvent être incompatibles/contradictoires suivant les horizons de temps.
    Ce n’est pas pris en compte dans les théories classiques.
    .
    Et aussi et surtout, les économistes classiques postulent aussi que les acteurs cherchent leur profit maximal/optimal.

    C’est simplement faux.
    Ou du moins cela peut être juste ‘seulement dans un cadre particulier restreint dans le temps et dans l’espace.
    .
    Tout être vivant cherche seulement et uniquement à survivre, soit directement, soit via la reproduction, voire la spiritualité.
    .
    Toute action d’un être vivant vise à l’accaparement des ressources vitales pour ce faire.
    .
    Mettre en avant la notion de profit est un raccourci intellectuel., focalisé i) sur la monnaie et ii) dans une société de droit.
    .
    La théorie ne tient plus, si les acteurs agissent par vol spoliation, ou à l’inverse avec le même effet, par don.
    Dans les deux cas, sans échange.

    C’est très bien dit dans l’article.
    Le commerce international a fonctionné dans un cadre légal et pacifique stable.
    Quand les acteurs majeurs ont voulu accaparer sans échange, le vers a été dans le fruit.

    Nous vivons actuellement:
    1) l’accaparement de la monnaie sans échange: par impression et/ou l’inflation
    2) la volonté de certaines cultures d’imposer par la force leur mode de fonctionnement aux autres.

    On n’est plus dans la théorie économique classique entre gentlemen farmers. du XIXéme.

    La théorie économique comme le droit ne tiennent pas devant le glaive…

    Répondre
    • nikoopol

      23 septembre 2022

      bien écrit

  • champar

    19 septembre 2022

    Je me permets d’ajouter un grain de sable dans la loi des avantages comparatifs c’est l’intervention du fisc qui taxe tous les échanges, je m’explique avec un exemple :
    Vous êtes cadre supérieur et vous avez la peinture de vos portes à refaire ; si vous faîtes appel à un artisan vous allez payer la TVA et il vous faudra aussi gagner beaucoup d’argent pour payer vos charges sociales, les impôts sur le revenu, etc.
    Si vous faîtes le travail vous même vous économisez tous les prélèvements sur le travail.
    Sur le plan strictement financier vous serez probablement gagnant à faire le travail vous même en demandant un temps libre non rémunéré à votre employeur (cela se voit de plus en plus).
    Maintenant vous pouvez aussi préférer ne pas vous fatiguer et payer plus cher.

    Répondre
    • Gilbros

      19 septembre 2022

      Bonjour Champar,
      Votre raisonnement est la raison du fort développement des grandes surfaces de bricolage.
      Mais ce raisonnement ne tient que si vous savez faire ce travail ou que vous pouvez le faire avec une qualité du travail effectué presque similaire à celui de l’artisan.
      Ce qui semble assez rare…
      Le bricolage du dimanche est la mauvaise surprise sur les maisons d’occasions.
      Il faut aussi rajouté le facteur temps.
      Un bricolage qui lâche dans 6 ou 9 mois … il n’y a pas vraiment d’économie !

    • champar

      20 septembre 2022

      @Gilbros
      C’était un exemple…
      Il y a beaucoup d’activités où mon exemple s’applique, mon explication portait sur le grippage de la concurrence pure et parfaite et l’importance de la fiscalité française actuelle sur ce grippage.
      En ce qui concerne votre argumentation factuelle, je vous signale quand même qu’il y a beaucoup de « bricoleurs » qui travaillent très bien et que certains artisans ne sont pas à la hauteur de leur profession

  • Jeremy1707

    19 septembre 2022

    Comme toujours, un brillant article nous éclairant sur ce qui risque de se produire. Il ne reste plus qu’à mener ses propres réflexions pour s’adapter au mieux à ce qui se prépare.
    « Il ne faut avoir des obligations qu’émises dans des pays qui ont des excédents commerciaux considérables. », des obligations suisses peuvent-elles être une alternative ?
    Merci à vous pour ce travail
    Jérémy

    Répondre
  • Vinz

    19 septembre 2022

    Comme toujours Monsieur Gave analyse les faits en partant de l’analyse de chiffres.
    Effectivement cela permet de se faire une idée de la situation du moment mais encore ?
    Son ami friedmann était à l’origine de la destruction du Chili et de bien d’autres pays en utilisant « la destruction créatrice » chère à Monsieur Gave.
    Et Monsieur Gave, alors qu’il est très intelligent et clairevoyant ne fait pas faire de comparaison avec ce qui se passe actuellement chez nous. Etrange.
    Pourquoi il ne montre pas que nos MAITRES sont en train de nous tuer (à tous les niveaux). Vu qu’il possède une telle notoriété et qu’il se dit être du coté du Peuple pourquoi parle t il de chiffres et non pas des conséquences des faits qu’il met en évidence.
    Prendre position pour les gilets Jaunes par des manif paraissait être un peu risqué car beaucoup de monde pensait ne pas être GJ
    Prendre position par des manifs contre les masques paraissait etre risqué car beaucoup de monde croyait au virus
    Créer des manifs tous les samedi à 13h contre la GUERRE ne parait pas être risqué car je pense que la majorité ne pensent pas que la guerre est faite pour leur bien. Si nous, les 60 millions de Francais, ne nous défendons pas nous allons mourir.
    Alors pourquoi ne pas faire une manifestation nationale, en dehors de Paris, pour constater que la majorité des Francais ne veut pas mourir.
    Et si nous sommes des millions et si nos MAITRES ne changent pas spontanément de position nous ne perdrons rien à bloquer la France car nous allons mourir.

    Répondre
    • Alfredo

      19 septembre 2022

      Bonjour. Vous ne l’avez pas assez écouté ou lu. Cela fait plusieurs années qu il’ dénonce les MAitres . je pense que ses conclusions et avertissements sont assez expressifs . Sa vulgarisation de l’économie suffit à comprendre le but des Maitres.

  • Student of Liberty

    19 septembre 2022

    Je ne crois pas que la loi de Ricardo soit remise en question: un nombre plus important qu’à l’accoutumée d’hommes politiques s’assoient dessus, c’est tout.
    Elle est toujours valide, même si des considérations géopolitiques peuvent donner la priorité ailleurs. Après tout, les guerres ont toujours été destructrices de valeur, ce qui n’a pas empêché un certain nombre de nos grands hommes de s’y précipiter à cœur-joie.

    Répondre
  • Nicolas Dumont

    19 septembre 2022

    Ce que montre cet article, entre les lignes et déjà exprimé par Monsieur Gave, est que les « élites » françaises et pour moi belge, sont formatées à faire perdurer un système sans jamais penser à un effondrement de celui-ci. Ce que je constate au niveau belge est que l’associatif est en grande difficulté, voire dans l’impossibilité, de penser un autre monde, le changement et même l’effondrement d’un modèle.

    Répondre
  • Alain BERNOS

    19 septembre 2022

    Bravo, une démonstration éclatante de la théorie de Ricardo et une belle description de notre société où tout est optimisé.
    Comme vous dites cela a conduit à des économies d’échelle, tout en fragilisant le système productif car hyperspécialisé.
    Je crois que les anglais ont compris depuis longtemps que le libre échange permettait aux gens de commercer et de s’enrichir (c’est pour cela que cela s’appelle le Common Wealth). Je ne pense pas que l’on revienne à l’étalon or ni à un protectionisme important mais je suis inquiet du montant inoui des dettes de beaucoup d’états, dont les USA et je crains que cela finisse très mal.
    Merci pour vos billets

    Répondre
  • Olivier COUSIN

    19 septembre 2022

    Deux réflexions à chaud sur ce billet très intéressant de Charles Gave (que je remercie au passage) :
    1) La loi de Ricardo se fonde, de par son expression du prix, sur la loi de l’offre et de la demande. C’est cette dernière qui doit être mise en cause. Car cette loi de l’offre et de la demande se fonde sur une multitude d’offreurs et une multitude de demandeurs : le prix est alors le meilleur point d’équilibre possible entre les offreurs et les demandeurs. A l’échelle internationale, il n’y a qu’une hyper-puissance, les USA : rien que sur ce constat, on comprend que la loi de fixation du prix par le jeu de l’offre et de la demande ne va pas être optimale sur les enjeux planétaires (marché de l’énergie, …).
    2) Il existe une loi naturelle qui dit que les évolutions positives sont le plus souvent progressives, et souvent prévisibles avec un degré d’incertitude limité, mais que les évolutions très négatives, en clair les crises, ne sont pas réellement prévisibles. C’est le fameux « vous ne savez ni le jour ni l’heure » qui est quelque part dans la Bible, en parlant de la mort. Cette loi s’applique à la santé (vous apprenez un jour que vous avez un cancer… ), c’est un crack boursier, c’est un accident de voiture, bref c’est la vie qui est comme ça. Et la loi de l’offre et de la demande suppose aussi, dans la fixation du prix, un minimum de visibilité sur l’évolution de cette offre et cette demande… . Bref, les crises sont mal anticipées, surtout par les gouvernements incompétents et/ou corrompus, et la fixation du prix peut changer très brutalement en quelques secondes, quelques minutes, … . Une déclaration de guerre à la Russie par exemple, ou une multiplication par dix du prix du gaz, ou un crack tel celui de 2008… . Et c’est là que l’intelligence humaine restera, à mon sens, toujours supérieure aux meilleurs algorithmes, car elle saura anticiper à sa juste mesure les crises à venir, et prévoir des scénarios qui ne correspondent pas à ceux retenus par les offreurs et demandeurs du moment. Sur ce plan, Poutine est à mon sens, passé maître, que cela plaise ou non.

    Répondre
    • Patrice Pimoulle

      20 septembre 2022

      Sur le 1), je vous donne raison; le liberalisme suppose trois conditions: l’atomicite, la fluidite, la transparence. Cesconditions n’etant pas reunies, nous ne sommes en realite en regime oligopolistique ave une tendance ala feodalite.

      2) le propre de l’homme, c’est de penser, et en politique, « gouverner c’est prevoir; mieux apprendre que l’on a un cancer par un depistage systematique que par hasard; Nouriel Roubin avait decrit la crise des subprimes dans un journal americain en novembre 2006; justement, Sarkozy n’a pas lu le « New Yok Times », Poutine, lui, a fait des etudes…

  • PEQUOD

    19 septembre 2022

    Trop bien
    Parfait

    Il suffit d’être en affaire avec des grands groupes industriel ayant sous-traité la facturation pour constater a quel point cela entraine des Cassius belli et une perte de confiance généralisée.

    Pequod

    Répondre
  • Patrice Pimoulle

    19 septembre 2022

    Admirable raisonnement.

    J’y ajouterai un exemple: le camion Berliet fabrique a Alger: un camion Berliet fabrique a Alger coute plus cher qu’un camion Berliet fabrique a Lyon et livre a Alger. Les Verreries de l’Oranais: pendant la guerre, une usine de verres avait propere a Oran; apres la guerre, les verres fabriques dans le Nord coutaient moins cher que les verres fabriques a Oran. (ex. du gouverneur general (socialiste) Naegelen. Ainsi se trouve fondee la ligitimite du Parti Communiste chinois. Mon prof de geographie disait en 1960 « aujourd’hui on ne meurt plus de faim en Chin, et on va en camion a Lhassa » ». Donc tout est relatif. j’entendais hier que l’usine de Sochaux etait au chomages car elle ne recevait plus les pieces qui venaient d’Ukraine. Enfin il n’est pas bien que le Parti Communiste chinois puisse achete la marque MG (Morris Garages) pour vendre pas cher des voitures chinoises, le chateau de Gevrey-Chambertin pour pouvoir vendre du vin chinois, la marque Feurich pour vendre des pianos chinois… Enfin de compte le politique doit preceder l’economie. Les Anglo-Saxons ont pretendu le contraire, a condition que l’on parle anglais et que l’on compte en dollars; justement l’exercice trouve sa limite en Ukraine, parcce qu’il y a la bas des gens qui veulen parler russe, rester tranquillement chez eux et qui disposent de projectiles hypersoniques. Le etour a l’etalon-or se profile a l’horizon, je le crois aussi.

    Répondre
  • Xavier Coquel

    19 septembre 2022

    Excellent article économique Mr Gave, plein d’actualité, je vous remercie !
    Si je puis me permettre un parallèle avec l’étude des chaines logistiques (domaine d’étude bien moins conceptuel et plus ‘besogneux’ que l’économie mais un peu plus ‘scientifique’ dans l’approche), il s’agit du même compromis entre l’efficacité d’une chaine logistique (centralisation des stocks et flux tendus) et sa résilience aux perturbations et aléas (stocks de sécurité, redondance des fournisseurs).
    Les chaines logistiques mondiales vont donc devoir introduire beaucoup plus de redondances (stocks de sécurité, approche « multi-fournisseurs’ par rapport aux pays notamment) et donc d’inefficacités pour faire face aux aléas géopolitiques et climatiques à venir.
    Elles vont donc alimenter une hausse des coûts globale (déjà largement générée par les inflations générées par les banques centrales par le passé et le sous-investissement dans l’énergie).
    La hausse de l’inflation me semble donc extrêmement « durable » comme phénomène contrairement à ce que nous professaient nos chers banquier centraux il y a quelques mois.
    Ceci nous conduit en effet à une conclusion peu enthousiasmante….Les excès de la mondialisation devaient bien s’autoréguler un jour…

    Répondre
  • Cerf d

    19 septembre 2022

    En même temps pour les matières premières, on ne peut pas nécessairement choisir ou on les produits.
    De plus, il me semble que ce n’est pas seulement que « le système est devenu tellement optimisé qu’il met en péril l’existence même des structures nationales en général et des états en particulier ». On ne doit pas négliger le fait que les états ont mis les doigts dans des sujets où il n’avaient rien à faire (éducation, sécurité sociale, durée du travail) et que du coup certaines structures nationales n’ont pas de raison d’être.

    * La sécurité sociale gratuite et obligatoire, l’assurance chômage, les diminutions du temps de travail mettent des contraintes sur le cout du travail, augmentant artificiellement l’avantage compétitif des pays en développement.

    *L’enseignement supérieur où chacun choisit ce qu’il veut faire sans en assumer les coûts et donc sans avoir à s’inquiéter des débouchés a aussi un coût qui pèse sur le contribuable et pèse aussi indirectement sur le coût du travail (si on veut que le contribuable paie des impôt il faut s’assurrer qu’il gagne de l’argent)

    *La normalisation à outrance augmente les coûts de production.

    Il faut donc considérer qu’une partie de l’avantage comparatif de pays comme la Chine est une conséquence de la politique intérieure des pays Occidentaux. Le retour du protectionnisme vient de ce que les états ne veulent pas lâcher le pouvoir qu’ils ont acquis dans des domaines qui ne sont pas le leur.

    Répondre
    • Patrice Pimoulle

      19 septembre 2022

      Malheureusement, ce sont les peuples qui font les Etats et qui disent ce que les Etats doit faire.

  • Lioser

    19 septembre 2022

    Le retour au bon sens paysan en quelque sorte.
    Normal.
    Cette société s’est trop éloigné des fondamentaux et des marchés de proximité où désormais les individus ont plus de relations avec leur iphone que leur voisin.
    L’intelligence sera de s’apercevoir très vite de cela.
    Il faudra retrousser les manches, aiguiser les fourches et virer ces mondialistes communis fanatiques (Davos :vous n’aurez rien et vous serez heureux) et revenir vers les nations qui elles ont traversé les siècles.
    Le paysan que je suis a vu partir les marchés locaux où l’on à réussi (à coup de subventions PAC ridicules) à faire croire que faire partir des veaux labels en Italie était meilleur pour nos affaires.
    Avec un marché énergétique qui se tend tout cela est fini.
    Pas besoin d’avoir fait polytechnique pour ça.
    L’avantage que j’ai c’est que ma terre personne la prendra .
    Et je regarde avec délectation se monde qui nous a tant méprisé s’effondrer.
    Il n’y a pas de marché s’il n’y a pas de production. C’est valable pour la nourriture et donc il faudra s’occuper d’agriculture mais pas avec des cerveaux creux de polytechnique.
    Lionel
    Aveyron

    Répondre
    • Lioser

      19 septembre 2022

      (*communiste)

    • Patrice Pimoulle

      19 septembre 2022

      Il ne suffit pas de dire qu’il n’y a pas de marche sans production, il faut voir comment on produit. A Sciences-po, on enseigne que l’agriculture francaise est archaique, et qu’il faut la moderniser « comme en Amerique ». C’est ce qui a ete fait. Mais quand on est au chomage et qu’a n’a pas de quoi se chauffer ou mettre de l’essence dans son « vehicule » pour aller a Carrefour, effectivement, on peut regretter la campagne et la cuisine au bois; c;est bien ce que nous voyons.

    • mic

      20 septembre 2022

      Bonjour,

      Un aveyronnais répond à un autre aveyronnais. Je suis d’ok avec toi sur la critique des élites mais je me fais du souci pour ta terre qu un Etat a dérive totalitaire pourra toujours saisir. Mais plus grave et on s’en rend compte tout les 2 dans l’Aveyron, c la sécheresse. Je ne sais pas quelle est ta production mais Imagine 3 été d’affilé comme celui-ci. Le Sahara aussi état vert il n’y a pas si longtemps et le Groenland signifie « pays vert ». Imagine le réchauffement qui n’avait rien à voir avec l’activité humaine. Et ces imbéciles de journaliste météo hors sol qui assimilent le beau temps au soleil!!!!

  • Ayela

    19 septembre 2022

    Merci pour cet article.

    Investir en Asie donc. C’est ce que je pense depuis un petit moment maintenant. En fait, partout sauf en UE a CT et MT. Les US un crack j’y crois pas mais un range de 20 ans oui. Donc quoi, actions asiatiques, or et quelques micro actions risquées.

    Proposez vous votre propre ETF? Ou lettre spéciale d’investissement? Merci

    Répondre
    • Patrice Pimoulle

      19 septembre 2022

      Le probleme st que les Asiatiques ne nous attendent pas. Les « vehicules electriques » chinois valent les « vehicules » francais et ils sont moins cher

  • Wàng

    19 septembre 2022

    Cet article met exactement les bons mots sur ce que je pense depuis quelques mois.

    Répondre
  • Roland

    19 septembre 2022

    Donc, le « beau temps » pourrait revenir, mais après un très violent orage ?
    Suspense…

    Répondre
  • Olivier

    19 septembre 2022

    On a deja les actions et obligations russes, pourquoi pas bientot les chinoises aussi. Et puis bientot tout les BRICS. Et puis a terme tout sera bloqué ou saisi, au nom de la morale, au nom de la survie de l’etat, au nom de la solidarite…
    Je reve d’actions et d’obligations sur blockchain sans clearstream ou organisme intermediaire, qui nous garantiraient de pouvoir echanger librement et etre payé en cryptomonnaie insaisissable. Pour les cryptomonnaies, on a deja les exchanges virtuels. Ca finira par arriver. Liberté.

    Répondre
  • Grégory

    19 septembre 2022

    Cher Charles,
    un grand merci pour toutes vos analyses, votre réflexion, et surtout, leur partage.
    Cela fait maintenant 4 ans que je suis vos articles hebdomadaires, et j’ai beaucoup appris.
    Une question que j’aimerai vous poser : et le Bitcoin dans tout ça ?
    Je comprend que je suis bien plus jeune que vous, j’ai à peine la moitié de votre âge, et un passé dans l’informatique, du coup je dois avoir un regard différent, plus technique, sur la question.
    Mais il me semble que le BTC ou un de ses petits a la potentialité d’introduire une concurrence aux monnaies étatiques et leur monopole. Il est vrai qu’en théorie, ces derniers pourraient l’interdire, mais à mesure que son adoption grandit, cela paraît de moins en moins faisable.
    Ses avantages sont énormes : pas d’inflation, le coût des transactions internationales est ridicule par rapport à celui que vous facture une banque, et la transaction bien plus rapide.
    Vous avez des cryptos basés sur le BTC qui permettent par exemple une facturation à la minute d’écoute d’un service de diffusion musical, et ce pour un coût dérisoire.
    Avec l’écosystème ETH et d’autres, vous avez des contrats intelligents, qui me semble-t-il vont tout simplement remplacer les banques. Ils offrent à peu près les mêmes services, mais en plus sûr, plus efficace, plus paramétrables, et surtout, beaucoup moins cher.
    Et puis associé à la technologie de la blockchain qui permet ces écosystèmes, il y a les NFT qui vont probablement couvrir tous les domaines de notre vie : c’est un certificat de propriété sûr et reconnaissable par tous. Peut-être cela sort-il de votre perspective, mais il me semble que les bouleversement que ces technologies apportent vont avoir des conséquences importantes dans l’économie, du même ordre que l’arrivée d’internet.
    Personnellement j’y ai investi une petite partie de mon épargne il y a presque 3 ans, et j’en suis très heureux. Certes il faut supporter la volatilité, mais je ne connais aucun autre actif offrant une rentabilité comparable sur la dernière décennie, et je ne serais pas étonné que cela soit de même pour la prochaine.

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    • SysATI

      19 septembre 2022

      Je vais répondre à votre question par une autre question : Est ce que le Bitcoin ça se mange ?

      Par ce que in fine c’est quand même ça le plus important non ?

      Donc à choisir entre le lopin de terre de Lionel en Aveyron et n’importe quelle monnaie, aussi technologique puisse-t-elle être, le choix est très vite fait…

      Quant à savoir si une monnaie « libre », même _très_ technologique peut faire concurrence aux monnaies étatiques, réfléchissez deux minutes et vous aurez la réponse. L’état a toute latitude pour décider quelle monnaie a cours légal dans le pays. Et je ne vois vraiment pas pourquoi il accepterait la mise en circulation de quelque chose qu’il ne maîtrise pas dans le pays. Donc, oui, la technologie du blockchain a un avenir mais dans le cadre et sous le contrôle de l’état et pas autrement…
      Même si Davos réussi à détruire les Etats et que l’on retrouve avec un gouvernement mondial dont se sera la monnaie, ce sera toujours sous le contrôle de l’Etat et pas une monnaie privée et « libre »…

      Je suis content pour vous que vous ayez investit et ayez profité de l’engouement pour le Bitcoin.
      Mais étant plus prêt de l’age de Charles que du vôtre j’ai énormément de mal à considérer qu’investir dans quelque chose d’aussi immatériel soit quelque chose d’intelligent. Evidemment, vous pouvez « jouer » le Bitcoin et espérer tomber dans le creux de la vague et en sortir au sommet. Mais à condition d’être bien conscient qu’il s’agit d’un « jeu » et rien d’autre. Investir et jouer à la roulette sont deux choses très différentes…

      Pour ma part je préfère de loin le lopin de terre qui ne rapporte rien mais qui me permettre de nourrir ma famille. Et les temps à venir sont plutôt ceux-la…

      PS: je fais la différence entre la technologie du blockchain qui est certainement l’avenir et le Bitcoin (ou toute autre monnaie privée) qui durera le temps que cela ne dérangera pas trop les Etats et n’a donc aucun avenir à terme.

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