27 octobre, 2019

J’ai fait un rêve

La semaine dernière, j’expliquai que Boris Johnson avait toutes les cartes en main et que la seule solution pour les « remainers » au Parlement Britannique était d’accepter leur défaite pour passer enfin à autre chose. Comme souvent quand je me hasarde en politique, je me suis trompé : les remainers (les hommes de Davos) ont bien accepté le nouveau plan de BOJO lors d’un premier vote, mais se sont crus très malins en votant qu’ils n’avaient pas eu le temps de l’étudier sérieusement, qu’il leur fallait un délai de réflexion et ont donc forcé, contre sa volonté, le Premier Ministre Anglais à demander une nouvelle extension, jusqu’au 31 Janvier 2020.

Nul doute que  cette fine manœuvre n’ait été organisé en liaison avec la diplomatie allemande et la technocratie à Bruxelles tant l’on a vu nombre de députés britanniques dans l’Eurostar entre London et Bruxelles, où, après tout, ils n’avaient rien à faire…Le but final et de l’Allemagne et des remainers étant bien sûr que cela dure suffisamment longtemps pour qu’à la fin le Brexit n’ait pas lieu et que l’on se retrouve dans une situation à la française où la population a voté mais où les élites, ayant manœuvré pour que rien ne change, finissent par l’emporter par lassitude de la partie adverse. Et tout semblait se passer comme prévu, avec l’aide du parti travailliste qui, compte tenu de ses divisions internes, n’a aucune envie ni de voir BOJO triompher après le passage de son plan et encore moins de se retrouver devant les électeurs tant une déroute travailliste apparait comme certaine. Ce scenario est encore le plus probable, tant il semble arranger tout le monde, sauf le peuple britannique bien entendu. Mais il en existe peut-être un autre.

J’apprends en effet que BOJO et le Président Français Emmanuel Macron auraient eu de longues conversations qui auraient amené notre Président à prendre la décision de ne pas accepter qu’un nouveau report ait lieu sauf si le Parlement vote le texte dans les jours qui viennent (avant Mardi) ou sauf si des élections sont organisées d’ici le 15 Décembre.  Le marché présenté aux remainers est tout simple : Ou vous signez, ou vous acceptez d’organiser des nouvelles élections, et si vous n’êtes pas d’accord pour l’un ou pour l’autre, et bien la France refusera toute prolongation et nous aurons un « HARD Brexit » .Et donc j’en arrive à me demander si par hasard le président Français aurait été touché par la grâce et se mettrait à suivre une politique favorable à la France à la place de soutenir les hommes de Davos… Et c’est cela qui constitue mon rêve, que notre président se rende compte qu’il est en charge des intérêts de notre pays et non pas de constituer un Etat Européen dont personne ne veut.

Si le président Francais s’en tient à cette décision, ce qui est loin d’être certain, alors là, nous rentrerions vraiment dans un ordre complètement nouveau en Europe que je vais m’efforcer de décrire dans les lignes qui suivent.

D’abord, cela voudrait dire que la Grande-Bretagne sortira de l’Europe dans le mois qui vient. La seule possibilité laissée aux remainers étant de voter à toute allure pour accepter le plan de BOJO, faute de quoi le 31 Octobre la Grande-Bretagne sortira de l’Europe, sans qu’aucun accord n’ait été signé. Ce qui voudrait dire que l’Europe perdait 39 milliards de Sterling (la rançon qu’elle avait accepté de payer pour pouvoir sortir), plus la contribution annuelle de la Grande Bretagne égale à 12 milliards de sterling ce qui signifierait qu’il va falloir augmenter les impôts sur tout le reste de l’Europe (pendant que la Grande-Bretagne baissera les siens), ce qui va déclencher un enthousiasme considérable partout en Europe…

Essayons de voir maintenant qui pourraient être les gagnants et les perdants dans ce qu’il faut bien appeler un renversement des alliances, un peu comme celui qui eût lieu entre la France et l’Autriche et la Prusse et la Grande-Bretagne de l’autre, sous Louis XV.

Parmi les gagnants potentiels, il faut commencer par la Grande-Bretagne qui sortirait de sa période d’incertitude, sa démocratie renforcée par l’épreuve qu’elle vient de traverser pendant laquelle le Peuple Anglais a fait preuve d’une patience admirable, sans rien céder sur le fond cependant grâce à un premier ministre qui aura fait preuve d’une capacité rare à manœuvrer.

Le deuxième gagnant serait Boris Johnson qui aurait enfin réussi à débarrasser la politique anglaise de la schizophrénie européenne entretenue avec soin par les hommes de Davos locaux, ce qui permettrait au parti Conservateur de redevenir LE parti de gouvernement.

Ensuite, il nous faut mentionner la France.

Le Président Français aurait réussi à trancher le nœud gordien de la présence de la Grande-Bretagne en Europe, en mettant ses pas dans ceux de de Gaulle et en faisant cela, il détruirait l’Europe Germanique que l’on nous proposait comme nouveau projet européen.  Je ne suis pas un grand admirateur de notre président (Je pourrai changer cependant s’il continuait à s’occuper en priorité des intérêts de la France), mais là, je dois reconnaitre que porter le coup de grâce à un projet fondamentalement dangereux pour les intérêts de la France à un moment où l’Allemagne est terriblement affaiblie économiquement et politiquement, serait faire preuve d’une grande maitrise dans ce qui doit être la qualité principale d’un dirigeant : Saisir les opportunités quand elles se présentent, sans tergiverser et sans états d’âme.

Qui plus est, Macron aurait rendu dans ce cas un fier service à la Grande- Bretagne qui, étant libre à nouveau de sa diplomatie et de ses relations commerciales saurait un jour ou l’autre récompenser la France de son coup de main à un moment important (Alliance militaire franco-anglaise ?).

Enfin, nul doute que le Président Trump ne découvre instantanément de multiples qualités à son petit protégé, ce qui ne saurait nuire avec un homme aussi volatil que le leader américain.

Reprendre le contrôle politique de l’Europe qui avait été abandonné par nos gouvernements à l’Allemagne depuis la Présidence de Mitterrand, tout en se faisant bien voir et de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, voilà qui apparaitrait comme un très joli coup pour notre président et ce coup pourrait bien assurer sa réélection.

Venons-en aux perdants.

Le vrai perdant serait l’homme de Davos, l’Oint du Seigneur de base, qui gérait les affaires « européennes » sans que personne ne l’ait élu pour ça et sans que l’on puisse le virer. Il s’agirait donc d’une défaite en rase campagne pour les technocrates Bruxellois dont le prestige subirait un coup mortel. Nul doute que bien des pays ne demandent ensuite, en s’appuyant sur le départ du Royaume Uni, de démocratiser les institutions bruxelloises… Commission, Cour Européenne de Justice, Parlement, tout devrait y passer et vite …ce qui serait une bonne, une très bonne nouvelle.

A cette catégorie fort déplaisante, il faudra rajouter en second tous les « remainers anglais » qui ont empoisonné la vie du parti Conservateur Britannique depuis la démission de Madame Thatcher et qui se retrouveraient au tapis, et pour le compte. Sans aucun doute, Boris Johnson connaissait par avance la position qu’allait prendre le Président Français puisqu’ils en avaient discuté ensemble et il a tendu un très joli piège dans lequel les remainers ont sauté à pieds joints. Pour le reste des temps, alors même que le Peuple Britannique s’était prononcé pour la sortie, les remainers vont apparaitre comme des gens qui ont soutenu que les décisions importantes touchant à la Souveraineté Britannique devaient être prises à Bruxelles ou à Berlin, et non pas à Londres, ce qui ne va guère les aider pour leurs réélections le moment venu. Se faire élire par le peuple lorsque l’on a constamment préféré l’étranger à sa patrie est en général difficile, très difficile…

Ensuite, nous trouverons madame Merkel qui sera rendue responsable d’un désastre diplomatique sans précèdent pour l’Allemagne. Ce qui sera parfaitement mérité car elle a négocié uniquement avec les Anglais -et principalement les remainers- et les technocrates de Bruxelles,  pour défendre les intérêts de l’Allemagne, sans se préoccuper en quoi que ce soit des intérêts de la France, de la Pologne ou de la Hongrie ou du reste de l’Europe, tant elle était obsédée par le fait qu’il fallait protéger les exportations de voitures allemandes vers la Grande-Bretagne ce qui, à l’évidence, n’a pas échappé à Paris.

La quatrième victime de ce coup diplomatique, s’il avait lieu, serait bien sûr le rêve de créer une Europe Germanique, l’idée Française étant plutôt que ce dont l’Europe avait besoin, c’était d’une Allemagne européenne, comme au temps d’Adenauer. Ce projet de créer une Europe Germanique s’effondrerait avec fracas et madame Merkel en serait totalement responsable. Quelque part, le continent europeen a été géré depuis l’arrivée de l’Euro, par des Allemands, au profit exclusif de l’Allemagne, qui a exercé une pression concurrentielle monstrueuse sur ses voisins, et jamais les gouvernements allemands n’ont fait le moindre effort pour essayer de stabiliser les pays les plus fragiles, en relançant par exemple les dépenses d’investissements Outre-Rhin ou en baissant les protections règlementaires dont bénéficient les secteurs de service en Allemagne ,où nos voisins ne sont guère compétitifs. L’Allemagne est profondément mercantiliste, elle est persuadée qu’avoir des comptes extérieurs excédentaires est une preuve de bonne gestion,  et elle l’est restée depuis que l’Euro existe, condamnant de ce fait  les autres pays européens a la dépression, et elle en paiera le prix si le président Français tient bon…

Parmi les perdants, il nous faut enfin mentionner un homme, Nigel Farage, qui a été fort utile, mais qui va sans doute pouvoir retourner dans la City ayant la sensation qu’il a fait ce qu’il fallait faire pour sortir son pays de l’impasse Européenne…et je crois qu’il serait sans aucun doute très content de se retrouver dans cette position de perdant-vainqueur.

Ces gagnants et ces perdants sont tout à fait évidents et je ne crois pas que l’on puisse être en désaccord avec moi sur qui aurait gagné et qui aurait perdu.

Reste à considérer maintenant quelles pourraient être les victimes collatérales de ce coup d’éclat, ou d’état perpétré par le Président Français.

Et le sujet le plus important dans cette discussion est bien entendu l’Euro, la gouverneure de la BCE étant maintenant une femme, ce qui n’est guère important, mais française, ce qui pourrait l’être, ce qui ne manque pas de sel…

Il me semble que tous les pays du Sud pourraient sauter sur l’occasion pour essayer de sortir du carcan imposé par la Bundesbank et la Commission, par exemple en autorisant les déficits budgétaires à exploser.  Ce qui devrait foutre une trouille considérable aux épargnants allemands qui, ne touchant plus rien sur leur épargne, se consolaient en se disant qu’ils étaient en DM mais qui risquent de se dire qu’ils sont maintenant en Lires Italiennes ou en Franc Français, sur lesquels ils ne toucheront toujours rien mais qui en plus vont se casser la figure. Je devine l’enthousiasme de l’épargnant allemand à cette idée…Si l’équation de base passe de (euro =dm) à (euro =Lire Italienne ou FF), j’imagine que les flux de capitaux sortant d’Allemagne vont être monstrueux. Et à mon avis, mon bourgeois allemand va se précipiter sur la Livre sterling, sur la Couronne Suédoise, toutes deux extrêmement sous évaluées et peut-être aussi sur les propriétés en Espagne ou en France (il n’y a rien à vendre en Italie). En désespoir de cause, il ira aussi sur le dollar US ou Canadien (très bon marché aussi pour ce dernier) et peut-être, pour les plus aventureux, sur les monnaies asiatiques dont le Yuan Chinois.

Si ces mouvements devaient entrainer une vraie baisse de l’euro, cela signifierait que l’Europe du Sud redeviendrait compétitive et que la sous performance des actions du vieux continent qui dure depuis vingt ans au moins va enfin s’interrompre.

Voilà qui me forcerait à réfléchir à nouveau, ce qui est un exercice douloureux entre tous. Je vais m’y mettre bien sûr, mais avant je veux être bien certain que notre président va vraiment franchir le Rubicond.  Mais je sais déjà que cette réflexion va porter sur un point et un seul : ce qui risque de se passer en Europe dans la semaine qui vient est-il suffisamment important pour que je révise mes positions ? Je n’en suis pas sûr, pas encore, mais en tout cas je sais déjà que l’investisseur français, lui, devrait se précipiter en Grande-Bretagne pour y faire ses emplettes.

La Grande- Bretagne serait en effet enfin débarrassée de la tyrannie des hommes de Davos et des Oints du Seigneur. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, je me permets d’ajouter une rapide mise à jour de mon récent article « Trump contre l’Etat profond »

Pour ceux qui s’intéressent à ce qui se passe aux USA (voir mon article Trump contre l’Etat profond), les choses semblent s’accélérer. Le procureur Durham qui mène l’enquête sur la tentative de coup d’Etat mené par l’Etat profond contre Trump vient d’annoncer qu’il va passer de l’instruction à la mise en examen et qu’il va commencer à inculper de hautes personnalités… il se murmure que ce pourrait être le patron de la CIA, du FBI ou du NAS ou encore la ministre de la Justice d’Obama, et Obama pourrait être impliqué aussi…  Ces révélations risquent d’être corroborées par le rapport de l’inspecteur général du ministère de la justice, monsieur Horowitz, un démocrate bon teint, et ce rapport, qui va être remis dans les jours qui viennent, serait totalement explosif.

Si la moitié de l’administration Obama allait en taule tenir compagnie aux Clinton, voilà qui changerait sans doute les perspectives pour les élections présidentielles aux USA de Novembre 2020, ce qui expliquerait aussi fort bien la tentative actuelle de déposer le Président Trump (impeachment), mais cette manœuvre apparait de plus en plus comme une tentative désespérée de l’Etat profond d’allumer une sorte de contrefeu tant que cela est encore possible.

Bien entendu, la presse française sera la dernière à croire à la culpabilité de Trump et ne vous informera de tout cela que trop tard et par un entrefilet en page quatre ou cinq.

La double bonne nouvelle qu’il me faut souligner en conclusion de ce papier atypique est que l’état profond mondial est peut-être à la veille de subir une effroyable dérouillée aussi bien aux USA qu’en Grande-Bretagne. Le président Français, Barr, le ministre de la Justice américain, Boris Johnson, le président Trump doivent être l’objet de pressions et de menaces inimaginables.

Croisons les doigts. Le monde va peut-être redevenir vivable si les vraies crapules perdent le pouvoir ou vont en prison.

Mais, bien sûr, il ne s’agit que d’un rêve.

 

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

36 Commentaires

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  • Rantanplan

    3 novembre 2019

    Patron, je viens de voir votre deuxième échanger avec M.Frexit. Juste une chose: quoique on puisse penser de ses positions (la France et l’Angleterre seraient deux civilisations différentes…??! «120g€ de fraude fiscale» [non mais lol]; il s’est lui-même tiré une balle dans le pied sur Suède; «L’État, on lui coupe les ailes constamment.» – elle est formidable celle-là, elle aurait sa place dans «Le cave se rebiffe» de Audiard ☺), laissez-le exposer ce qu’il pense être la vérité; présentez votre vérité ensuite; mais n’essayez pas de lui faire changer d’avis, cela ne sert à rien.
    En l’espèce, ce n’est pas spécialement M. Asselineau, mais les gens en général.
    Je ne sais pas pour vous, mais je me suis bien essayé à cette version du débat et de la discussion où l’objet est pour chaque interlocuteur de progresser dans sa propre vérité – où chacun n’hésite pas à essayer d’écouter et de comprendre l’autre afin de progresser soi-même – le fameux débat socratique tant évoqué. Mais celui-ci est bien rare. Il est même l’exception. La plupart des gens, dans ces supposés débats, ne sont pas là pour progresser mais pour imposer leurs idées – et ils ne sont point du tout disposés à changer leurs idées. J’ai beaucoup essayé. J’ai beaucoup parlé. Cela ne sert à rien. J’expose mes idées à ceux qui le demandent. Avec plaisir. Il y a fort longtemps que je ne cherche plus à convaincre les gens qui ont une façon d’être égale à celle de M. Asselineau – ce n’est pas de l’irrespect, celle-ci étant de toute évidence inhérente à la nature humaine du fait de son étendue. À ce sujet, la différence d’attitude de M. Chouard est significative.

    Il faut bien voir que nous avons chacun notre forme d’esprit, laquelle nous permet d’accèder à une vision particulière du monde (la fable de l’éléphant). Je me souviens de discussions avec un trotskyste, bienveillant et que j’appréciais (alors que Trotsky le Sanglant donne une nouvelle signification à cette couleur rouge), mais impossible de lui faire voir le monde autrement – au contraire, il me demandait comment cela faisait-il que je ne comprenais pas.
    J’ai aussi discuté avec des fanatiques. Ça c’est quelque chose. Puisque la discussion ne mène à rien et ne sert à rien. Ce fut assez troublant pour moi les premières fois. Et la qualification de «NPC» prend tout son sens. Psychologiquement, ce phénonomène est à la fois perturbant et fascinant – je ne comprends pas comment ces gens fonctionnent, ni comment ils ont pu être sélectionnés malgré le darwinisme en vigueur.
    J’ai aussi rencontré des nués de personnes qui n’acceptent pas qu’on puisse penser de façon indépendante, par soi-même; ce serait de l’«arrogance», semblerait-il («enfin voyons, Truc-Machin-Bidule-Chouette est une autorité, comment peux-tu oser émettre une opinion qui ne va pas dans son sens? Pour qui te prends-tu?»). Non sequitur s’il en est, le lien logique étant fort bien dissimulé. Néanmoins, cela est parfaitement révélateur de la forme d’esprit de l’individu en face; et à nouveau une telle psychologie est un abîme sans fond pour moi.
    Enfin, sans l’avoir vraiment vécu (on m’a traité une seule fois de mâle blanc privilégié, ce qui me troubla fortement, ne sachant si il fallait en rire ou en pleurer [et après, c’est cette même personne qui va nous baratiner avec les stéréotypes et les préjugés… Bref.]), j’ai beaucoup vu le post-modernisme en action: la parole (le logos?) n’est pas un moyen pour accèder à la vérité, mais un moyen de soumission, d’asservissement, de lutte, un combat dans lequel tout est permis (mentir en particulier), l’important étant de prendre l’avantage et de gagner la joute verbale. Et c’est au cours de ces discussions que sortent les fameux «D’où parlez-vous?!», qui, bien que courte phrase, est très lourde de sens: vous ne pensez pas par vous-même, vous n’êtes qu’un représentant de la classe à laquelle vous appartenez, et vous avez les structures linguistiques de votre classe, lesquelles vous imposent votre pensée, et vous n’êtes malgré vous qu’un défenseur de votre classe qui parle en son nom et qui défend les intérêts de sa classe en dépit de sa bonne volonté et de sa bienveillance; après une telle diatribe négationiste de l’individu et du libre-arbitre (id est, les fondements de la morale judéo-chrétienne – en cela, les post-modernistes ne sont pas une simple hérésie chrétienne [contrairement à Marx]), le «d’où parlez-vous» signifie simplement que vous exprimiez la classe sociale à laquelle vous appartenez, afin de connaître vos réelles motivations (bien que probablement inconscientes).

    Enfin bis, nous pourrions nous-même avoir tort. Compte tenu de cela, il semble bien imprudent de vouloir convertir l’autre à sa cause. L’individu est libre; à lui de vouloir écouter si il le veut, et de cogiter dessus si il le veut.

    Tout cela pour dire que le dialogue socratique est, à mon avis l’exception, et qu’il faut simplement se contenter d’exposer son point de vue sans essayer de convaincre l’autre.

    Aussi, ces échanges avec M. Asselineau me semblent de bon aloi. Ils vous donnent la parole à tous les deux, et d’affiner la présentation de vos propositions respectives. N’hésitez pas à demander à la dame blonde si vous pouvez apporter votre tableau blanc pour mieux énoncer vos idées et la structure de vos arguments.

    Et c’est toujours un plaisir de vous écouter. ☺

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    • Rantanplan

      5 novembre 2019

      Pour conforter et compléter le sus laïus, il me semble ici approprié et plaisant de citer l’ami Montesquieu:

      «De même: dans un gouvernement despotique, il est également pernicieux qu’on raisonne bien ou mal; il suffit qu’on raisonne, pour que le principe du gouvernement soit choqué.»

      «De l’esprit des lois», livre XIX, chapitre XXVII

  • kingxvi

    31 octobre 2019

    Mr Gave,
    Vous oubliez 2 choses : nous dépendons de l’euro que nous imprimons en masse via le crédit immobilier pour payer notre balance commerciale déficitaire. Si l’Allemagne s’effondre, l’euro avec et nous donc. Et nous ne redresserons pas notre balance commerciale du jour au lendemain. Surtout que nous somme exportateur net et pas de peu avec le Royaume Uni, donc cela nous désavantagerait aussi fortement le Brexit, et aggraverait encore notre problème si l’euro venait à baisser.

    Quand aux US, au Royaume Unis et à la France réunis : ces 3 pays ont des balances courante et commerciale très négatives. Ils sont en difficulté. Nulle aide ne viendra de pays en quasi ruine industrielle.

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  • NoFuture

    30 octobre 2019

    cet article qui est un cauchemard pour ceux qui ont le pouvoir
    ce que vous souhaitez avec Macron surréaliste: il a déjà trahit la France en vendant une partie stratégique d’Alstom sous Hollande
    le seul renversement possible pourrait avoir lieu lorsque la majorité des français auront le ventre vide et pas d’écran à tripoter (on n’y est pas encore)
    à ce moment ça se fera dans le sang et les larmes car l’oligarchie en place sacrifiera tout avant de perdre les commandes
    on pourrait même entrer dans un régime totalitaire (tous les outils sont prêts)
    finalement je me demande s’il ne vaut pas mieux que ce système perdure… snif

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  • Denis Monod-Broca

    29 octobre 2019

    C’était un beau rêve. Notre président n’est pas à la hauteur.

    Il n’empêche. Ce qui pourrait bien finir par arriver c’est que les 27 se désunissent et le Royaume Uni, lui, au contraire, malgré ses dissensions internes, tire son épingle du jeu à son avantage. La perfide Albion a, quant à la défense de ses intérêts, une longue expérience et un incomparable savoir-faire.

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  • Jean François Akar

    29 octobre 2019

    Cher Charles, il y a des grands cycles dans la vie des sociétés civilisées, et toujours pour le même but : le bonheur de tous et de chacun dans la paix : « Si tous les gars du monde voulaient se donner la main… ». Au 19ème siècle, ce fut la dominance du principe des nationalités: que chaque peuple puisse disposer de lui-même semblait la voie de la paix universelle. Les résultats du traité de Versailles ont montré les limites de cette idée. Puis ce fut le socialisme qui est parvenu au pouvoir dans les années 1930, en privilégiant les « masses » contre le citoyens. IL a accompli de grandes chose, telles la Sécurité Sociale ou les congés payés que Bismarck avait déjà mises en oeuvre dès 1880. Mais depuis les années 60, il est à cours d’idées sauf celle de se maintenir au pouvoir par un « état providence » dirigé par les ODJ et des capitalistes de connivence, et qui pèse sur ceux qui travaillent le plus… et qui ont commencé à le comprendre. Avec la révélation des crimes du socialisme réel, la mondialisation heureuse a alors remplacé la fraternité des prolétaires par la liberté de circulation des capitaux et la dérégulation. Nouvelle recette du bonheur dans la paix universelle. Pourtant et contre ces élites qui sont les bénéficiaires de cette situation, les peuples deviennent « populistes » et exigent qu’un Etat national (donc responsable devant eux) les protège contre cette mondialisation qui écrase les plus faibles et leur impose des moeurs qu’ils rejètent.
    Il est improbable que notre Président et son parti de fans (car on n’y réfléchit guère sous peine de rapide exclusion) , issus de ce milieu de diplômés et de « il n’y a pas de culture française » , comprenne cette évolution aussi bien que Reagan ou Thatcher, ou Trump et Johnson l’ ont compris chez eux. Comme toujours chez nous, le changement de pouvoir se passera donc dans la rue.

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  • Arsene Holmes

    29 octobre 2019

    «Le Premier ministre britannique se rend à Bruxelles en cette année 2192 pour demander une prolongation du délai du Brexit.
    Personne ne se souvient comment cette tradition est née, mais chaque année elle attire des touristes du monde entier.

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  • Pierre 82

    29 octobre 2019

    J’ai fait un cauchemar

    Johnson réalise, je ne sais pas comment, un Brexit dur. Dans les semaines qui suivent, le système financier mondial s’écroule. Ce qui, vu la situation assez instable, artificielle, voire surréaliste (taux négatifs…) que nous vivons, n’aurait rien de surprenant.
    Profitant de cette concomitance, les ODS, qui, je le rappelle, ont tous les leviers de commande en main, accusent les populistes d’être responsables de cette chienlit. Le peuple, rassurés enfin de constater que quelqu’un est aux manettes, s’en prend violemment à tous les populistes, qui sont balayés, et tenus pour responsables de l’effondrement. Le peuple tremblant de peur, supplie ses dirigeants de les sauver, de les débarrasser de ces Johnson, Trump, Orban et autres Salvini. Les libertés sont suspendues sous les applaudissements de la foule, et un nouveau régime collectiviste se met en place, et sera stable pour les soixante-dix ans à venir.

    Puis je me suis réveillé, assez peu rassuré, somme toutes…
    Surtout en considérant le très faible taux de personnes qui réalisent que la situation est vraiment critique. Et je ne serais pas surpris que les ODS, qui ne sont pas des sots, y aient songé…

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  • Bebas

    29 octobre 2019

    Cher Charles Gave,
    Aujourd’hui ce sont les peuples Chilien, Libanais, etc…, fin 2018 c’etait le peuple Mexicain, fin du XXe siecle c’etait le peuple Venezuelien. Tous ont pour point commun : se liberer de l’oligarchie, de la perversion intellectuelle, du “neo liberalisme” mal applique. Tous ont le meme leitmotif : “qu’ils s’en aillent tous”. Et le meme but : vivre decemment.
    Au fond d’eux les Francais partagent le meme sentiment puisqu’ils ne font plus confiance aux hommes politiques.
    Pour que ces mouvements populaires de masse, majoritairement empreints de courage, d’honnete et de notion de Justice sociale se debarrassent de l’oligarchie pervertie et etablissent un systeme economiquement viable, ils ont besoin d’economistes experimentes, pragmatiques, desinteresses, apolitiques. Vous en etes l’image meme.

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    • Alexandre

      29 octobre 2019

      Le cerveau cherche toujours à rationaliser après coup ce qu’il perçoit, en inventant au besoin des histoires pour créer une cohérence dans ses perceptions.

      Il n’y aucun lien ni aucun point commun entre ce qui advient au Chili, au Liban, en France, au Mexique au Venezuela ou en Bolivie, mais c’est la juxtaposition dans une même journée par des médias compulsifs de toutes ces informations qui créent un biais cognitif par lequel pour se justifier lui-même le cerveau invente entre toutes ces choses un point commun qui pourtant n’existe pas.

      C’est donc peu dire que nos institutions médiatiques, politiques et scolaires sont encore primitives, puisqu’elles n’ont pas encore décidé des réformes qui doivent circonvenir à ces biais cognitifs.

      S’il y avait un point commun entre tous ces évènements c’est donc bien celui de ce biais cognitif que cause la médiatisation de ces derniers.

    • Bebas

      29 octobre 2019

      @Alexandre.
      Desole, mais ici nous echangeons entre de gens de bonne foi. Les mediocres et leurs elucubrations ne sont pas apprecies.

    • Alexandre

      29 octobre 2019

      @Bedas :

      Je suis sincèrement désolé si je vous ai blessé d’une quelconque façon, ce n’était pas mon intention et si vous désiriez nous expliquer ce qui me vos votre imprécation, vous démontriez vous-même votre bonne foi.

  • Alexandre

    29 octobre 2019

    C’est une drôle d’idée de croire que le citoyen britannique se mobiliserait pour offrir une plus large majorité à des politiciens mal assurés d’eux-mêmes et ceci pour confirmer une troisième fois son choix de réaliser le BREXIT.

    C’est une drôle d’idée de croire que l’accord sur le BREXIT remporté par BOJO avec Bruxelles serait signifiant pour l’électeur au point de ne pas susciter pour lui autre chose que son désintérêt ou du mépris.

    Une élection anticipée causerait ainsi probablement la victoire du parti travailliste et un abîme pour le Royaume-Uni.

    Des attentats à Londres et Bruxelles pourraient être à craindre pour aider tous ces gens décidément trop indécis à réaliser le BREXIT, d’autant plus que l’accord de douane pour séparer l’Irlande du nord de l’Angleterre est proprement inadmissible, autant que l’est dans le projet de BOJO la non restauration de la souveraineté fiscale du Royaume-Uni.

    Macron en annonçant le déploiement d’un programme d’EPR vient de sceller la défaite militaire française.

    En se dotant d’un programme d’EPR, la France comme la Chine démontrent leur retard scientifique, ces pays démontrent qu’ils ne maitrisent pas les bases théoriques de l’inversion de masse ou de l’antimatière, toutes choses qui rendent complètement obsolète les EPR.

    Par ce programme d’EPR la France vient d’annoncer à la face du monde son retard scientifique, comme si elle se dotait d’un programme de construction de châteaux forts alors que d’autres étudiaient déjà des traités de chimie qui aboutiraient prochainement à l’invention de la poudre à canon..

    Le roi est complètement nu et la France va donc se faire mettre maintenant que tous nos ennemis savent par ce programme d’EPR que nos soi-disant progrès en aérospatial sont un mensonge..

    La France est le seul pays au monde à développer des EPR et elle croit que c’est parce qu’elle est technologiquement en avance sur les autres.. c’est généralement l’illusion que cause le marxisme.

    On verra énergétiquement et militairement comment le Royaume-Uni se positionnera.. s’ils abandonnaient le nucléaire c’est qu’ils auraient eux fait les découvertes que ne fait pas la France, ce qui compromettrait un éventuel accord militaire entre la France et le Royaume-Uni ou ce qui vassaliserait la France au UK.

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    • Charles Heyd

      29 octobre 2019

      Très drole tout cela!
      Et Hinkley Point, ne serait-il pas en Angleterre?
      Certes, si les Anlais abandonnaient ce projet on pourrait s’interroger mais on sauverait aussi EDF de la faillite!

    • Alexandre

      29 octobre 2019

      @Charles Heyd :

      C’est plus complexe que cela.

      Hinkley Point est à l’interface de la corruption, du fonctionnariat, de la diplomatie et de l’armée, alors qu’il est déjà un très vieux programme à l’égard duquel les gens qui comprennent l’obsolescence de cette technologie sont à peine plus nombreux au Royaume-Uni qu’ils ne le sont en France, l’Europe en général et la Chine étant dans les domaines clefs de la MHD, de l’inversion de masse et de l’antimatière à la remorque de la Russie et des USA.

      Nous verrons dans les trois années qui viennent quels seront les progrès des uns des autres, pendant que la France a de toutes façon déjà fait le choix de souffrir un ou plusieurs Chernobyl comme le reste de l’Europe, puisque les scientistes décrètent que ces accidents seraient acceptables.

  • Noname

    28 octobre 2019

    C’est pas gentil de censurer Nigel. J’aimerais bien en connaître la raison. l’anglais est peut-être interdit ?
    Eh hop, encore un petit coup de ciseaux. C’est le libéralisme à la mode « Emmanuelle »

    Répondre
  • Nanker

    28 octobre 2019

    « je veux être bien certain que notre président va vraiment franchir le Rubicond ».

    Moi aussi, voir Macron marcher sur Larcher serait qque chose de mémorable!
    Blague à part le français est chose retorse… (rubicond, l’adjectif, vs Rubicon, le fleuve).

    Répondre
  • Bilibin

    28 octobre 2019

    Oh, quel doux rêve! Déjà envolé?

    Répondre
  • antoine

    28 octobre 2019

    Mr Macron n’aura agit que pour obtenir quelque chose de l’Allemagne ou de Bruxelles. C est et il restera un homme de Davos. Mr Gaves quand il s’agit de politique vous vous trompez souvent, sans doute du à votre probité et sens de l’honneur qui n est absolument l’attitude la plus partagée dans le monde politique. On apprend de ces erreurs 😉

    Répondre
  • Aura

    28 octobre 2019

    Le Brexit aura t’il lieu?
    Personne n’est capable de donner une réponse avec certitude , car personne ne le sait.
    Eric Zemmour à qui on posait la question il y a quelques mois dans son émission Z&N disait :
    “Ca n’aura pas lieu, ce n’est meme pas un sujet : les élites Anglaises et Allemandes n’en veulent pas. Elles sont de connivences depuis les années 30”
    Ce qui me conforte dans ma théorie que tous les problèmes du monde depuis 1870 sont dus au containment de l’Allemagne qui a une puissance démesurée par rapport à sa taille.

    CG a toujours une vue panglossienne des Anglais qui ne correspond pas toujours à la réalité ainsi que le travers actuel du Brexiter de traiter les gens qui ne veulent pas du Brexit comme des abrutis ou des traitres. Il y a une amélioration, c’etaient des saluds la semaine dernière :-).

    “A cette catégorie fort déplaisante, il faudra rajouter en second tous les « remainers anglais » qui ont empoisonné la vie du parti Conservateur Britannique depuis la démission de Madame Thatcher et qui se retrouveraient au tapis, et pour le compte”

    Vous l’avez complètement à l’envers.
    Ceux qui depuis presque 30 ans empoisonnent le parti Conservateurs sont une minorité d’irréductibles enragés anti-Europe. La plupart des Anglais ne se souciaent vraiment pas de l’Europe et jusqu’au vote de Brexit ca n’était jamais un sujet de debat et honnétément ils n’en n’avait pas grand chose à faire et on peut argumenter que le vote du referendum a été plus un vote contre l’austerité sous Cameron qui a été assez brutale et une révolte contre Londres, l’Europe étant le bouc émissaire.
    Personne , à aprt les enragés ne demandait un référendum et Cameron ne l’a fait que pour les neutraliser une bonne fois pour toute.
    Le problème est que les voteurs ne votent pas toujours pour la question posée mais pour ou contre e gouvernement en place à l’instant T.

    Cela dit j’aimerai que CG ai raison quand à Macron. On peut réver

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  • Jojo

    28 octobre 2019

    Eh non, notre marionnette de Président s’est pliée aux décisions européennes…

    Répondre
  • Michel GUIVARC'H

    28 octobre 2019

    La réponse de Bruxelles et donc de Macron !
    Le président du Conseil européen Donald Tusk a annoncé que les 27 États membres de l’Union européenne s’étaient mis d’accord ce lundi sur un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020. Mais avec la possibilité que le Royaume-Uni quitte l’UE au 30 novembre ou au 31 décembre en cas de ratification de l’accord de sortie avant ces échéances.

    Répondre
  • Duff

    28 octobre 2019

    Je trouve déjà dmirable que Macron ait osé avoir la posture qui est la sienne. Compte tenu des erreurs stratégiques et politiques qu’il a déjà commis et qui vont planter son mandat, j’ai peine à croire que sur ce sujet ils poursuivent des objectifs aussi nobles que vous l’espérez.

    Il cherche depuis le départ à être le nouvel homme fort en Europe et je doute qu’après les clques reçues ici et là chez nous comme chez nos voisins, il se sente parfaitement à l’aise en allant à l’encontre des allemands.

    Je parie sur des objectifs autres, hors de portée pour lui mais que son égo surdimmensionné lui a fait fait miroiter ou qu’il va baisser son pantalon à la dernière minutes pour quelques dizièmes de PIB de déficit accordé (encore et toujours) par Bruxelles. Rien de plus. Je sais c’est nettement moins glorieux.

    Répondre
  • Oblabla

    28 octobre 2019

    L’équation du brexit est pourtant simple.
    La décision dépend de la chambre des communes qui est à 75% contre le brexit.
    Elle a le pouvoir de bloquer tout vote pour le brexit en utilisant toutes les lois existantes y compris en en promulguant de nouvelles, si nécessaire, les plus tordues possibles pour l’empêcher.
    Cette chambre est seule à pouvoir se dissoudre avec l’accord d’au moins les deux tiers des députés.
    Cette chambre sait qu’elle se fera laminer en cas de nouvelles élections aux Communes et donc que l’immense majorité des députés sortants seront battus à plate couture. Elle ne prendra donc jamais ce risque.
    Les prochaines élections sont prévues en mai 2022.
    Tous les politiciens étant à la fois corrompus et étant essentiellement motivés par la taille de la gamelle qui leur revient ne voteront donc que dans leur intérêt personnel.
    Donc le brexit est inenvisageable avant mai 2022 date des prochaines élections incontournables.

    D’ailleurs à l’instant, les faits me donnent raison avec l’annonce d’un brexit reporté au 31 janvier !!
    Et malheureusement Monsieur Gave votre hypothèse Macron n’arrivera pas…

    Répondre
  • Pierre 82

    28 octobre 2019

    Bonjour, monsieur Gave

    J’apprécie beaucoup votre lucidité: « Comme souvent quand je me hasarde en politique, je me suis trompé »
    Il me semble qu’effectivement, vous avez tendance à sous-estimer la force de nos ennemis. La résilience des ODS est gigantesque, mais on peut penser qu’avec le temps, ils finiront par perdre le contrôle.
    Ça me ferait bien plaisir de vous voir au moins une fois avoir bien prévu ce qui allait se passer d’un point de vue politique. Malheureusement je crains qu’ils n’aient pas encore épuisé toutes leurs cartouches, et que leur armement est loin d’être épuisé, mais au fond, qui a prévu la chute irrémédiable de l’Allemagne en 1940, à part De Gaulle? Jusque fin 1943, il a eu tort. Brexit = Stalingrad?
    Quant à monsieur macron, je prie pour qu’il accepte de recevoir les lumières de l’Esprit-Saint…
    Nous vivons une époque formidable.
    Au plaisir de vous lire.

    Répondre
  • puentedura

    28 octobre 2019

    Très brillante analyse du rôle du Président Macron dans cette crise européenne. Votre vision binoculaire fait merveille dans ce monde de cyclopes cher Monsieur Gave.
    Sans doute les oints du Seigneur sont-ils plutôt les « honnis » du Seigneur.

    Répondre
  • Dyr

    28 octobre 2019

    Si retournement de veste il y a effectivement de la part de notre Jupiter national,
    je crois plutôt que son marionnettiste, pardon… mentor, Jacques Attali lui a dit que le vent tournait et qu’il fallait se préparer au cas où.

    Ou alors, que le calendrier défilant assez vite, il faut songer à la réelection en faisant quelques choses biens ici et là en partant du principe que la politique consiste à gouverner des hommes sans mémoires.

    Bref, wait and see.

    Si quelqu’un à un module épargne & immobilier en Pologne ou en Russie, je suis plus que preneur.

    Répondre
  • Trankilou

    28 octobre 2019

    Je prie pour que Macron ou un de ses conseillers lise votre article…
    J’espère que Trump évitera de se promener en cabriolet à Dallas…

    Répondre
  • Ockham

    28 octobre 2019

    Ils ne sauteront pas de la falaise le 31 ! Ce n’est qu’une opinion.

    Répondre
  • Bebas

    28 octobre 2019

    Base sur le fait que Macron en creve de vouloir marquer l’Histoire de son empreinte, ce reve pourrait devenir realite. Car justement, vu sous cet aspect, c’est plutot mal parti pour lui : repression calamiteuse et sanglante des pacifiques GJ en decembre – janvier, echec de son projet d’Europe federale dont il voulait devenir le President, instrumentalisation de la Justice (exple : le proces politique inique contre Melenchon), les casseroles des hommes qui se succedent au perchoir, etc… Que d’erreurs commises ! Pour lui, c’est le moment ou jamais de renverser la vapeur. En sera t il capable ? A t il tire les lecons ? Personnellement j’en doute. Pauvre France.

    Répondre
  • Rantanplan

    28 octobre 2019

    Probabilité que le président français en ait une paire? 0%
    .
    Probabilité que Trump en ait une paire, en plus d’être un remarquable stratégiste et tacticien? 100%

    Répondre
  • Luboric

    28 octobre 2019

    Monsieur Macron qui se lève contre à la fois ce qui l’a porté au pouvoir (nos cher médias) et la maison d’où il descend ( ENA, état profond…) serait pour le moins un miracle. Ou bien il a compris que l’histoire allait dans un sens et souhaite maintenant retourner sa veste?

    Au moins on ne pourra pas vous dire que vous annoncez toujours l’apocalypse.

    Répondre
    • Charles Heyd

      28 octobre 2019

      Pour certains, en fait pour beaucoup, l’apocalypse c’est ce qu’annonce CG!
      Mais je ne pense pas que Macron ait le cran de faire ce que décrit CG car non seulment il n’a pas compris l’enjeu mais il a toujours annocé le contraire, lui le fervent promoteur d’une Europe fédérale; les manoeuvres de nos élites pour un Brexit dans les meilleurs délais et pour se conformer au vote du peuple anglais ne servent en fait qu’à faire oublier la négation du référundum en France de 1995 sur Maastrich.

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