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Jean-Claude Gruffat

Election présidentielle américaine…

 Il y quelques semaines, j’ai explique dans une note publiée par Atlantico, pourquoi je votais pour la réélection du President Donald J Trump, en dépit de sérieuses réserves sur son personnage et certains aspects de sa politique suivie pendant son premier mandat.
Aujourd’hui, et sans renier aucunement mon engagement – comme plus de 50 millions de mes compatriotes, j’ai déjà voté – je vais tenter de me livrer à un exercice beaucoup plus périlleux, que va- t’il se passer mardi 3 Novembre, et dans les mois qui suivront, jusqu’à la troisième semaine de Janvier 2021, lorsque le prochain président , élu ou réélu, prendra ses fonctions.
Et tout d’abord, quel est mon pronostic?
Pour les différentes élections :
Pour la présidentielle, Biden Harris devraient emporter sans difficulté le suffrage populaire, et sans doute cette fois le collège électoral, que Trump avait sécurisé contre toute attente en 2016, en gagnant la majorité des suffrages dans 3 Etats supposés « bleus », Pensylvanie, Michigan, et Wisconsin.
Le Michigan parait acquis à Biden, donc Trump, toutes choses égales, devrait trouver un nombre au moins identique de grands électeurs ailleurs, sans perdre aucun des Etats dits « swing » qui font la décision: Ohio, Floride, Iowa, Arizona, Caroline du Nord.…
Et bien évidemment Georgie et Texas..
Compte tenu des sondages , et même et réintégrant l’électorat silencieux de Trump/Pence, je ne donne au ticket républicain que 30 à 35% de chances d’emporter la majorité du collège électoral.
Pourquoi ce pronostic?
En 2016, Trump affrontait comme un candidat hors système une personnalité contestée et arrogante, controversée.
En 2020, il a en face de lui un politicien chevronné,47 ans de vie publique, sans envergure, qui a souvent été selon le secrétaire à la défense Robert Gates de l’administration Obama, du coté des mauvaises décisions.
Mais qui bénéficie d’une personnalité différente, plus aimable que celle de Trump, et surtout d’une campagne transformée en referendum sur la gestion de la pandémie.
Biden dans le débat de Jeudi dernier 22 Octobre accusait Trump de responsabilité sur les 220000 morts américains , s’il avait été en charge, qui peut dire et établir que la mortalité aurait été inférieure, comme le relevait même le très anti Trump Washington Post de Jeff Bezos?
Cette pandémie a fait ressortir les faiblesse du système américain, le pendant de cette république, selon la formule de Benjamin Franklin, qui protège les libertés et droits individuels, les prérogatives des Etats face au Pouvoir Federal, mais aussi les féodalités des agences tels Department of Transportation, Homeland Security, Center for Disease Control, Food and Drug Administration, FEMA, officiellement sous Homeland Security..
Egalement les Etats avec les gouverneurs, et les grandes métropoles telle New York, ou je vis, et ou le gouverneur et le maire s’affrontent sur les mesures à prendre avec un cout humain de milliers de morts qui auraient pu être évitées.
Certes Trump a une part importante de responsabilité en minimisant le problème et ignorant masques et gestes barrière..
Mais l’absence d’une ligne unique de prise de décisions sur les tests, les masques, les protocoles de soins, les confinements, et réouvertures, expliquent les statistiques d’hospitalisation et de mortalité.
Cette tragédie à elle seule explique pourquoi Trump, qui aurait été réélu largement sans pandémie sur la santé de l’économie américaine et le haut niveau d’emploi se trouve dans cette situation.
Comme le disait le President Harry Truman, « the buck stops here » en bon français, quand on est en charge, on est ultimement responsable..
Perdre face à un candidat médiocre, sans envergure, sans conviction, sans réalisation à son actif, créature des syndicats corrompus et sans audience, qui refuse parler de son programme , le plus progressiste depuis le New Deal de FDR..
Avec une candidate a la vice présidente qui compte tenu de l’âge de Biden, a des chances réelles de lui succéder
et qui fut catégorisée en 2019 comme la plus a gauche des 100 sénateurs, sur la base de ses votes.
Plus progressiste que le sénateur socialiste du Vermont Bernie Sanders, ou la sénatrice ultra « libérale » du Massachusetts Elisabeth Warren..
Passons au Sénat, majorité républicaine renforcée depuis 2018, mais vulnérable car beaucoup d’entre eux sont soumis a réélection cette année.
Les sénateurs sont élus pour 6ans, et renouvelés par tiers tous les deux ans.
L’Arizona et le Colorado paraissent perdus, mais l’Alabama récemment démocrate pourrait être regagne.
Le Maine est compromis, et la Caroline du Nord pourrait passer au démocrate en dépit de ses scandales matrimoniaux…
Quant à la Chambre des Représentants, renouvelés tous les deux ans, dans leur totalité, avec une confortable majorité a gauche depuis 2018, elle devrait rester dans le camp démocrate.
Donc un risque réel d’un gouvernement très progressiste pendant 2 ans si les républicains perdent le Sénat.
D’ou l’importance de la Cour Suprême ou le courant originaliste devrait se renforcer avec la confirmation par le Sénat de Justice Amy Coney Barrett- le courant originaliste interprète et applique la constitution au lieu de la mettre au gout du jour, en se substituant au législateur.
Dernier point ,transition..
Si Biden Harris sont élus, il peut y avoir contestation si les marges sont faibles et lieu à nouveau comptage des suffrages, voir la Floride en 2000, George W Bush contre Al Gore..
En ces d’élection largement gagnée, il ne saurait y avoir de contestation.
En revanche si Trump Pence sont réélus, au niveau du collège électoral; on peut craindre contestation, violence, troubles à l’ordre public.
Hillary Clinton a eu l’impudence de demander À Biden publiquement de ne concéder À aucun prix..
Une certaine gauche n’a jamais acceptÉ l’élection de Trump, sa réélection éventuelle serait le prétexte À une tentative de déstabilisation des institutions des Etats-Unis d’Amérique…