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Charles Gave

« Des Lions menés par des Ânes » suite Introduction

Il y a douze ans, j’ai publié ce qui était à l’époque mon premier livre que j’avais appelé   “Des Lions menés par des Ânes”. Cette phrase aurait été prononcée par Churchill lors de la Première Guerre Mondiale, les Lions étant, d’après Churchill en tout cas les soldats Français, les Ânes leurs généraux.

Dans mon livre, publié en 2002,  les lions étaient les entrepreneurs Français, les ânes la classe dirigeante de notre pays dont la décision de créer l’Euro allait entraîner un inéluctable massacre des lions.

 

Le plan de ce livre était assez simple.

 

  • Dans une première partie je fournissais au lecteur un “exposé des motifs” ainsi qu’une description de la méthodologie que j’allais suivre tout du long de cet ouvrage.
  • Dans la deuxième partie, j’essayais d’expliquer au lecteur , dont je savais qu’il n’était pas un spécialiste, comment fonctionnait une économie moderne, ce qui m’amenait à expliquer le rôle de l’Entrepreneur, du Rentier/Epargnant, des banques commerciales et de la banque Centrale.
  • Enfin dans la troisième partie et compte tenu de ce que nous avions appris dans les deux premières, je montrais que la création de l’Euro entraînant un changement profond dans les rapports de force entre Entrepreneurs, Rentiers, banques commerciales et Banque Centrale, au détriment de l’Entrepreneur, tout au moins en France, en Espagne en Italie, et que tout cela allait nous amener à un effondrement de la croissance et à un appauvrissement généralisé dans l’Europe du Sud.

Douze ans après, il me semble qu’une mise à jour des thèses que je défendais alors serait peut être bienvenue.

Je vais  donc suivre le même plan, exposé des motifs et méthodologie d’abord, suivi par un rappel sur le rôle éminent des quatre joueurs mentionnés plus haut et j’essaierai de terminer par une vision “prospective”.

Très souvent,  je vais ” extraire” de longues citations du premier ouvrage et chaque fois que je le ferai, cette citation sera en Italiques.

Je le ferai soit pour illustrer une “vérité éternelle” qui était juste quand je l’ai décrite et qui le reste aujourd’hui, soit au contraire pour montrer que des pays qui étaient très bien gérés il y a douze ans se sont complètement fourvoyés depuis, ou que d’autres, fort mal gérés à l’époque ont changé de politique, ce qui leur a permis de se redresser.

Ceci me permettra de montrer qu’il n y a pas de fatalité économique et que nul n’est condamné au déclin.

Mais je ne veux pas simplement faire un “toilettage ” de mon premier ouvrage.

Depuis douze ans, j’ai beaucoup travaillé, beaucoup appris et rétrospectivement mon livre de l’époque, souffrait de quelques lacunes et je compte sur le lecteur actif  pour également les pointer du doigt.

 

Lorsque cela sera nécessaire, j’entends donc signaler les éventuelles approximations ou raccourcis que j’ai pu commettre involontairement à l’époque et si nécessaire, je les corrigerai.

 

 

Charles Gave