En Novembre 2018 émergeaient brutalement les gilets jaunes, mouvement populaire s’il en fût, sans chef, sans programme et qui n’était en fait qu’un immense appel au secours de la France profonde.
Bien évidemment, il ne fut pas entendu par les classes politiques qui nous gouvernent, mais brisé brutalement.
A l’époque, j’avais essayé d’expliquer du mieux que je le pouvais l’origine économique de cette jacquerie en expliquant que les gens les plus pauvres avaient trois dépenses incompressibles qui bouffaient tout leur budget :
- L’energie (chauffage et transport)
- La nourriture
- Le logement
L’explosion avait eu lieu quand monsieur Edouard Philippe, alors premier ministre, avait décidé, pour sauver la planète, d’augmenter massivement la TVA sur le diesel, les condamnant de ce fait à une baisse immédiate des dépenses de nourriture et de logement.
J’avais même bâti un indice des prix des gilets jaunes qui était constitué 1/3 énergie, 1/3 nourriture 1/3 loyer pour mesurer la vraie inflation pour ces gens-là, dont voici la mise à jour par rapport à l’indice des prix fourni par l’INSEEE, les deux base 100 en janvier 1997.
Voici les mêmes indices mais en variations sur 12 mois cette fois ci
Depuis 12 mois , être pauvre coute cher.
Faisons maintenant l’hypothèse que les revenus des gilets jaunes aient progressé comme le SMIC et vérifions l’évolution de leurs niveaux de vie en déflatant leurs revenus par l’indice des prix des trois produits qu’ils achètent.
La conclusion est évidente : depuis l’arrivée de monsieur Macron au pouvoir, la partie la plus défavorisée de la population (qui travaille) a connu une baisse de plus de 10 % EN TERMES REELS de son niveau de vie, ce qui ne s’était jamais produit en France depuis 1945.
La révolte de 2018 avait eu lieu quand la baisse de niveau de vie atteignait moins de 5%.
Nous sommes désormais au-delà de 10 %. Le désespoir doit être profond.
Faisons le même calcul maintenant pour le salaire moyen déflatée par l’indice des prix de l’INSEE
Depuis 2017, le salaire moyen stagne et ne croit plus.
En fait ajusté pour la pression fiscale, le niveau de vie des classes moyennes a déjà commencé à baisser.
Et cette baisse va aller en s’accélérant compte tenu de deux paiements contraints qui ne vont cesser d’augmenter :
- Les retraites, qui représentent 14 % d’un PIB, qui baisse et donc ces sommes qui sont fixes et représentent 14 % du PIB aujourd’hui et couteront 15 % , puis seize etc…
- Le service de la dette qui lui monte , va passer de 2. 5% à 5 % du même PIB en baisse
Ce qui est arrivé aux gilets Jaunes va toucher maintenant les classes moyennes et puis les retraités.
IL NE PEUT PAS EN ETRE AUTREMENT.
Nous allons tous devenir des gilets jaunes.
Conclusion
Nous arrivons dans des temps qui vont être très difficiles et la population française va devoir trouver des moyens pour pallier la faillite de son Etat.
Nous allons avoir un changement des élites, nous arrivons-enfin- à la fin de ce système abominable qu’est l’inaptocratie[1].
La solution, la seule. est dans la démocratie directe.
Tristan Bernard, grand humoriste de l’entre-deux guerres était juif.
Il fut arrêté par la Gestapo à Paris en 1943.
A son épouse, qui n’était pas juive et qui pleurait, il dit cette phrase sublime : « Ne pleure pas, ma chérie, Nous vivions dans la crainte, à partir de maintenant, nous vivrons dans l’espérance. »
N’ayez pas peur.
Nous pouvons redevenir libres, si nous le voulons.
[1] Système dans lequel les gens les moins capables de gouverner sont élus par les gens les moins capables de travailler pour pouvoir piller tranquillement ceux qui sont compétents et dont le nombre se réduit sans cesse.





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