Trump achète le Groenland

Sous son premier mandat, Donald Trump avait déjà fait part de son intention d’acheter le Groenland. Une proposition jugée loufoque qui avait disparu avec la défaite de 2020. L’offre a été réitérée durant la campagne 2024 et Donald Trump ne semble pas en démordre : il veut arracher le Groenland au Danemark, comme autrefois, les États-Unis ont pu acheter l’Alaska à la Russie.

 

Position stratégique

 

Il suffit de regarder une carte, projetée sur le Groenland, pour se rendre compte que l’idée n’est pas si loufoque. Cette vaste terre d’à peine 50 000 habitants dispose de frontières communes avec la Russie et les États-Unis et s’ouvre vers la Chine. Dans son sol riche se trouvent de nombreuses mines, qui attirent les convoitises, et ses eaux sont des lieux de passages internationaux.

Le Groenland, c’est la deuxième réserve mondiale de graphite, essentiel pour la haute technologie et donc, pour Musk. C’est aussi la deuxième réserve mondiale d’uranium, pour des sous-sols qui regorgent d’autres minéraux essentiels.

Le Groenland dispose donc d’un intérêt géographique, économique et stratégique. Le Danemark n’en fait pas grand-chose, tentant de donner des gages aux populations locales qui vivent d’une sorte de rente de la culpabilité. Des accords ont déjà été conclus avec les États-Unis, notamment pour assurer une présence militaire, mais pour Trump et ses équipes, il y a urgence à aller plus loin.

 

Compétition mondiale

 

Dans le bras de fer engagé avec la Chine, le Groenland et primordial. Au vu de sa proximité géographique avec les États-Unis, le territoire, pour Washington, est plus important que l’Ukraine. Comme Panama, de plus en plus traversé par des bateaux chinois, le contrôle des eaux de cette région devient vital pour les États-Unis. Derrière ses gesticulations, ce que nous dit Donald Trump, c’est que le monde a changé. Et ses déclarations ouvrent de nouvelles ruptures.

 

1/ Il n’y a plus d’intangibilité des frontières. Les États-Unis peuvent s’étendre au Groenland, comme la Russie s’est étendue en Crimée et au Donbass. La frontière n’est plus sacrée, on peut la modifier si l’intérêt national le commande et si la force le permet. Ce qui rend possible, par contrecoup, la légitimité d’une annexion de Taïwan par la Chine.

 

2/ Il n’y a plus d’allié. Le Danemark est dans l’OTAN et a toujours été aligné sur les États-Unis. Ce qui n’empêche pas Washington de vouloir lui prendre une partie de son territoire si besoin. C’est terminé pour la coopération entre alliés et pour l’entente dans l’OTAN. Ce sont les Américains qui dirigent et ils regardent d’abord leurs intérêts.

 

3/ Il n’y a plus d’ONU. On le savait déjà depuis la guerre d’Ukraine, c’est confirmé avec ce dossier : l’ONU n’existe plus. Quand un problème international surgit, il se règle de nations à nations et non pas en passant par l’enceinte onusienne. La guerre d’Ukraine se règle directement entre Trump et Poutine, Gaza est négociée entre le Qatar, l’Égypte, Israël et le Hamas, etc. Les États-Unis viennent de suspendre leur financement de l’OMS, dont ils étaient le premier contributeur, ce qui met en péril la survie de l’agence. Fini le multilatéralisme, fini la coopération des grands organismes, retour à un ordre véritablement international, c’est-à-dire régi entre nations.

 

4/ Il n’y a plus d’Europe. Mais qui a cru que l’Europe existait vraiment ? Un de ses membres est menacé par une puissance extérieure et personne ne réagit. Preuve que la coopération européenne ne tient pas. Dans les chancelleries européennes, personne ne se préoccupe du Groenland.

 

5/ Il n’y a plus de vide politique. La grande leçon du Groenland, c’est qu’un pays doit mettre en valeur ses terres. S’il ne le fait pas, ce vide politique peut être comblé par d’autres. Le Danemark ne fait rien du Groenland ? Les États-Unis en réclament la souveraineté. C’est un avertissement pour la France : si nous ne faisons rien des îles du canal du Mozambique et de la Nouvelle-Calédonie, d’autres pays nous prendront ces territoires pour les développer.

 

Donald Trump a compris que le monde a changé, que nous ne sommes plus dans l’euphorie des années 1990 et il en tire les conséquences dans sa politique et sa façon d’agir. Il va falloir que les Européens en prennent conscience et s’y adaptent, c’est parti pour quatre ans.

 

 

 

 

Dans la série les mystères financiers, les dividendes du S&P 500 exprimés on Or.

Comme mes lecteurs s’en doutent, je suis fasciné par la sagesse des marchés financiers à générer des valeurs éternelles, des invariants dirait un physicien.[1]

Prenons un exemple : Comme chacun le sait, une société, quand elle gagne de l’argent, distribue une partie des profits en dividendes et ces dividendes grimpent au travers du temps pour les sociétés bien gérées. Aux USA, il existe un indice agrégeant 500 sociétés dont la plupart payent des dividendes car les mauvaises sociétés sont virées de l’indice, ce qui permet à la pérennité des dividendes d’être quasiment assurée.

Et j’ai accès à la statistique du montant annuel du dividende payé par cet indice depuis 1925, alors même que les sociétés composant cet indice ne sont plus les mêmes.

Depuis un siècle, je sais que ce dividende est passé de 40 cents par an environ à $ 52 aujourd’hui, ce qui veut dire que le dividende de l’indice a été multiplié par un facteur de 130 en dollars courants depuis un siècle, ce qui parait être très satisfaisant. Mais, très curieusement, si je convertis ce dividende, qui est exprimé en dollar US, en sa contrepartie en or, je remarque avec émerveillement que le dividende du S&P 500 revient toujours à un gramme d’or.

C’est ce que montre le graphique suivant.

 

Quand j’ai découvert ce fait, il y a quelques temps déjà, j’en suis resté comme deux ronds de flan.

Avant que je n’essaie de fournir une explication, il me faut commenter le graphique.

  • La ligne noire représente les dividendes en dollars courants US, payés année après année par l’indice des actions aux USA.
  • La ligne rouge représente la valorisation journalière de ces mêmes dividendes convertis en Or.
  • Comme le lecteur peut le voir, tant que le dollar était convertible en or, la ligne noire et la ligne rouge étaient les mêmes, sauf quand le dollar a dévalué contre l’or, ce qui s’est passé en Janvier 1934 (Dévaluation du dollar par Roosevelt).
  • Bien entendu, les deux lignes divergent après la rupture du lien entre le dollar et l’or par Nixon.
  • Mais très curieusement, la ligne rouge continue à toujours revenir vers 1 gramme d’or (1) comme elle le faisait avant.
  • Les hachurages gris représentent les récessions aux USA. Ces récessions risquent de faire baisser les distributions de dividendes, et la ligne rouge souvent commence a baisser avant que la récession n’arrive.
  • Les deux lignes horizontales en pointillés marquent les frontières de décision (1 écart type dans chaque sens).

Au-dessus de 1.279, il faut vendre les actions et acheter de l’or, en dessous de 0. 58, il faut faire le contraire. Le dernier signal de vente du marché américain contre l’or s’est produit en octobre 2018.

  • Voici le résultat de ce dernier signal.

L’or a fait beaucoup mieux que le S&P 500 à pondération égale (la ligne rouge), chaque valeur représentant sans arrêt 1/ 500 -ème de l’indice, et a eu exactement la même performance que le S&P pondéré par la capitalisation boursière de chaque valeur (la ligne noire).

Comment expliquer ce phénomène de retour à la moyenne ? Telle est bien entendu la question suivante.

Voici mon explication, mais dont je suis loin d’être sûr… et je serais très heureux si les lecteurs pouvaient en trouver une autre plus convaincante. En tout cas, ça ne peut pas être un hasard statistique.

Imaginons que j’ai fait un héritage considérable (100) qui me permette d’arrêter de travailler alors qu’il me reste x années à vivre.

À tout moment, j’ai le choix

  1. De tout mettre en or et de vendre 100/ x -ème de l’or de départ chaque année, ce qui me permettra de vivre tranquillement, en bon rentier que je suis, sans aucun souci, sauf si je venais à vivre beaucoup plus longtemps qu’attendu, puisqu’après x années, je n’aurai plus rien.
  2. De tout mettre dans le S&P 500, qui va me payer des dividendes équivalents en valeur or de ce que j’aurais touché en vendant mon or, et ces dividendes sur le long terme resteront en moyenne à une valeur or égale en or à x % de mon capital de départ valorisé en or lui aussi.
  3. Je vivrais tout aussi noblement que dans le premier cas, mais à la grande différence que mon capital sera intact (sauf variations du marché) et que je pourrais le laisser à mes enfants. Mais je me fous des variations du marché puisque j’ai mon revenu d’un gramme d’or qui tombe régulièrement.

Et donc le « deal » que propose le marché des actions US semble être le suivant : vous me confiez votre capital et vous aurez le même revenu que si vous aviez gardé votre or, mais, vous pouvez retrouver tout votre capital à tout moment en vendant le S&P.  Mais, historiquement, il valait mieux choisir le S&P que l’or quand le dit marché était très bon marché par rapport à l’or que le contraire, c’est-à-dire quand la valeur des dividendes était supérieure à la valeur d’un gramme d’or…

Pour faire simple : le marché propose au rentier de lui louer son capital pour un loyer égal à ce qu’il toucherait chaque année s’il liquidait petit à petit sa position en or, ce qui revient à me fait passer du rôle de rentier à celui d’entrepreneur en minimisant mes risques au maximum.

Brillant.

Et quand je pense à tous les technocrates qui n’ont qu’une idée, me voler mon argent, je m’émerveille de la bonté du marché qui me permet de vivre de mes revenus sans entamer la valeur de mon capital.

Vous savez quoi ?

Vive le marché.

A bas les technocrates.

 

 

 

[1]  Sur ce sujet, je dois être dans une minorité d’une personne.

 

Je vais mettre l’économie française à genoux

Éric Lombard, actuel et peut-être éphémère ministre de l’Économie, a tenu des propos publics qui reviennent peu ou prou à dire « Je vais mettre l’économie française à genoux ». Sur BFM, le 17 janvier, il a ainsi affirmé que « La transformation écologique est la principale priorité » Il faut donc, selon lui, que les entreprises françaises acceptent de voir leur rentabilité baisser au nom de celle-ci. On savait déjà que l’écologie est un prétexte pour du communisme recyclé et la décroissance, c’est-à-dire la pauvreté, son objectif affiché, mais c’est dit avec un l’aplomb d’un technocrate.

 

Le PDG d’Air France a ainsi redit son opposition à la taxe avion, qui pénalisera l’industrie aéronautique française, au détriment de nos concurrents européens. Réponse du ministre (LR) des Transports : « Cela n’a pas fait plaisir au domaine de l’aérien, mais il doit prendre sa part au sacrifice. Il faut simplement que cette participation ne se répercute pas trop sur les usagers ».

Se sacrifier pour quel dieu ? Les usagers, en l’occurrence n’en sont pas, ce sont des clients, qui pourront prendre d’autres compagnies. Et Air France, en concurrence avec toutes les grandes compagnies mondiales, ne se sacrifiera pas trop longtemps.

Cette propension à vouloir tuer l’économie, au nom de chimères et de schémas mentaux éculés, a quelque chose de fascinant.

 

De l’IA ou du verre

 

L’État vient de nouveau de prêter 750 000 euros à Duralex, prêt qui sera probablement un don, la région Centre-Val de Loire a quant à elle prêté 1 M€ en septembre dernier. Certes, nous sommes tous nostalgiques de Duralex, qui a bercé nos années d’écolier et qui a accompagné nos repas de cantine. Mais chacun conviendra que ce n’est pas une industrie d’avenir, contrairement à l’IA. La semaine dernière, un de mes amis, jeune docteur, est parti aux États-Unis pour travailler dans l’IA, pour un contrat de deux ans. Personne ne doute que ce contrat deviendra un CDI et qu’il ne reviendra pas en France, pour une raison simple : il n’y a pas d’emploi dans l’IA. Mais dans le verre oui. Le Figaro s’en lamente : les talents fuient vers les États-Unis, où ils trouvent des centres de recherche, des budgets, des projets, de l’avenir. Pendant que certains quittent X, d’autres quittent la France. La réponse de l’Union européenne est sans appel : régulation et obstruction de l’IA. Plus que jamais, les États-Unis innovent, l’Europe s’enferme. Témoin l’IA d’Apple, accessible aux États-Unis, interdit en Europe. Difficile ensuite, pour les concepteurs vidéo et les photographes, de rivaliser avec leurs concurrents américains.

 

De faux chefs d’entreprise

 

Thierry Breton, qui a passé beaucoup de temps à critiquer Elon Musk, vient de rejoindre le board de Bank of America. On peut ne pas apprécier le personnage Musk, mais lui est génial, il crée, il innove. Qu‘est-ce que Thierry Breton a apporté à l’innovation et à l’intelligence française ?

Dirigeant de Bull (1993-1997), qui devait être l’IBM, puis le Microsoft français, l’entreprise s’est effondrée, l’État n’a cessé de la renflouer, en vain. Ce devait être Google, ce fut finalement Qwant.

Puis dirigeant de Thomson (1997-2002). Là aussi, l’entreprise, fondée en 1893, a disparu, dépecée entre Chinois et Américains. Son passage à France Télécom (2003-2005) ne fut pas plus brillant, ni son poste de ministre de l’Économie (2005-2007) où, comme tous les ministres de l’Économie, il a augmenté et la dette et les impôts. Puis il dirige Atos (2008-2019), entreprise qui a coulé et dont le cours de l’action ne vaut plus rien. Enfin, Commissaire européen, pour bons et loyaux services rendus. Quand on reste entre deux et quatre ans à la tête d’une entreprise, il est impossible de la développer et de mettre en place une véritable stratégie. C’est une attitude de pirate, non de chef d’entreprise et d’entrepreneur. Surtout quand on investit avec un argent qui n’est pas le sien.

 

Cela fait penser à Elisabeth Borne, qui se dit fière de ne rien connaître aux sujets éducatifs, ce qui ne l’empêche pas d’accepter d’être ministre de l’Éducation nationale. Elle « s’est battue » dit-elle pour que l’on ne supprime pas 4 000 postes à l’EN. Mais si ces postes devaient être supprimés, c’est que le nombre d’élèves a baissé et qu’ils sont donc inutiles. Le budget de l’EN est le premier poste de dépenses de l’État (près de 160 milliards d’euros annuels) alors que l’on pourrait faire beaucoup mieux en dépensant beaucoup moins. Autant d’argent qui n’est pas investi ailleurs, par exemple dans l’IA, la robotique et les secteurs structurels innovants. Tout se tient et tout est lié. Et tout cela pèse sur la puissance et sur l’avenir de la France.

 

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a à peu près le même diagnostic quand il considère que l’épargne des Français est mal investie. « Il y a 300 milliards d’euros d’épargne des Européens qui vont s’investir hors d’Europe, et d’abord aux États-Unis », a-t-il dit sur BFM. C’est le principe même de l’épargne : on investit là où l’argent rapporte, et ce n’est pas en France et en Europe. « Récupérons ces 300 milliards pour faire face aux besoins d’investissement que nous avons en Europe et utilisons nos atouts. » Il faudrait lui préciser qu’il n’a pas à « récupérer » ces milliards, puisque ceux-ci ne lui appartiennent pas. Tout au mieux peut-il faire en sorte que l’Europe devienne attractive afin d’attirer cette épargne. « Récupérer » comment ? Par le vol et la coercition ? Le gouverneur souhaite investir « dans la transition écologique ». Ceux qui s’y risqueront connaîtront le même sort que ceux qui ont investi dans le tunnel sous la Manche ou le canal de Panama. Pas sûr que cela incite à orienter l’épargne vers l’Europe.

 

Les capitaines d’industrie montent de plus en plus au créneau pour dénoncer ces politiques économiques suicidaires : Patrick Pouyanné, Carlos Tavarès, entre autres, eux qui vivent à l’échelle mondiale et qui voient ce qui se passe en Chine, en Asie, dans le Golfe et aux États-Unis. Il y a urgence : le décrochage français et européen serait très difficile à rattraper et nos concurrents sont déjà loin devant nous.

 

Dans 10 ans, nous serons tous morts… ou tous Libres.

J’ai commencé dans ce métier de fous en Janvier 1971 et bien des choses ont changé depuis, en particulier ma capacité à toucher mes doigts de pied sans plier les genoux.

Mais, une seule chose n’a jamais bougé, la certitude que certains ont que dans 10 ans nous serons tous morts.

Je vous raconte.

  • En 1969, je lis un livre de Paul Ehrlich, éminent professeur à l’Université de Stanford aux USA, qui m’explique que la croissance démographique dans le monde mais surtout en Inde va surpasser les capacités de notre planète à nous nourrir.

A son avis d’expert, il est trop tard pour faire quoique ce soit, la moitié de la population du sous-continent va disparaître très rapidement.

Il prévoit donc le retour des grandes famines et nous assure que nous en avons au maximum pour…10 ans avant de mourir… de faim.

J’achète des boites de sardines et du sucre a tout hasard.

Et quarante ans plus tard, la population indienne a plus que doublé et les signes de famine en Inde ne sont guère visibles, ce qui ne gêne en rien la carrière du professeur qui a le record absolu d’interventions auprès du Congrès des USA où il explique à chaque fois que les marchés libres ne fonctionnent pas.

Mais il a fait beaucoup d’argent avec ses livres annonçant que nous allions tous mourir dans 10 ans, l’un en 1968 et l’autre en 1979, ce qui montre une fois encore que le capitalisme n’est pas mauvais pour tout le monde surtout d’ailleurs pour ceux qui en disent du mal.

  • De 1973 à 1978, grave crise du pétrole qui passe de $ 3.50 /bb en 1971 à $ 35 bb.

Nous entrons dans une monstrueuse récession inflationniste, les marchés des actions baissent entre 70 % et 90 %, le pessimisme règne en maître.

Le Club de Rome domine le discours et nous dit de nous attendre au pire.

Cela ne fait que commencer renchérissent les Malthusiens de service.

Nous n’avons de réserves de pétrole que pour 10 ans et donc, dans 10 ans, nous allons tous mourir de froid.

Le baril, alors à $ 33 va certainement passer à $ 100 par barils’

En 1983, les valeurs pétrolières représentaient 30% de la capitalisation à New- York, la pénurie était certaine.

La consommation mondiale était à l’époque de 50 millions de barils par jour et donc les réserves de 50*365 millions de barils.

Hélas (pour eux), en 1985, le prix du pétrole s’écroule et passe de $ 33 /bb à moins de $ 10/BB en quelques mois, les marchés des actions s’envolent et connaissent leur plus forte hausse de l’histoire de 1985 à 2000.

Pour ceux que les chiffres intéressent, la consommation mondiale est aujourd’hui de 100 millions de barils par jour et les réserves estimées à …10 ans de consommation.

Et la capitalisation boursière des valeurs pétrolières représente 3 % de la capitalisation du marché de New-York (ce qui est aussi idiot que ce qui existait quand les valeurs pétrolières étaient à 30 %)

  • A peu près au même moment, apparaît un trou dans la couche d’ozone, et les spécialistes sont formels : les aérosols que nous utilisons à la place de prendre des douches en sont la cause et il est à peu près certain que sous dix ans nous allons tous mourir de cancers de la peau.

Bon citoyen, je me remets à la douche et jette mes déodorants et heureusement, puisque ce faisant j’ai certainement sauvé la planète.

  • Au milieu des années 90, apparaît un autre danger : le monde se désertifie car l’on abat les arbres partout pour installer des hommes à la place des forêts.

Le poumon du monde, l’Amazonie, est en danger et dans les 10 ans à venir, l’oxygène va venir à manquer, et nous allons tous mourir asphyxiées cette fois- ci.

Et je ne mentionne pas les pluies acides qui elles aussi allaient détruire nos forêts…dans les 10 années qui suivaient et dont plus personne ne parle.

Que le lecteur soit rassuré, la surface couverte par la forêt mondiale est en hausse de 17 % depuis 2000 et les arbres se portent fort bien grâce aux excès de CO2 dans l’atmosphère qui, bien entendu, vont nous amener à une mort certaine …dans 10 ans, depuis trente ans au moins, mais cette fois ci nous allons mourir de chaud ou noyés.

On doit remarquer l’extraordinaire diversité dans les façons dont nous allons trépasser mais il me faut signaler que le délai entre l’extinction certaine de la race humaine et aujourd’hui est toujours de 10 ans, ce qui ne me semble pas très sérieux

 Hélas, toutes ces âneries ne sont rien par rapport à la dernière grande peur qui va finir de nous tuer, je veux parler bien sûr du fameux réchauffement atmosphérique.

Comme d’habitude, cela n’a guère de fondement scientifique comme le montre fort bien le livre de Steve Koonin, « the science Is not settled », dont le titre en Français est « La part d’incertitude », ce qui est une trahison intellectuelle.

Expliquer que nous ne savons pas tout n’est pas du tout la même chose qu’expliquer que nous ne savons rien.

On sent que l’éditeur français a voulu se protéger de l’accusation de climato scepticisme, dont chacun sait qu’en France qu’elle est mortelle si l’on veut passer à la Télévision Publique.

Koonin était le responsable scientifique pour tout ce qui touchait à l’écologie dans l’administration Obama.

Il est surtout l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la construction de « modèles » mathématiques supposés expliquer la réalité.

Il enseigne ces matières au Caltech et au MIT, sans doute les meilleures universités au monde dans le domaine scientifique.

Et dans son livre il explique tranquillement:

  1. Qu’aucun des modèles prévisionnels sur le climat ne vaut tripette.
  1. Que les modèles économiques prévisionnels que l’on branche ensuite sur ces modèles climatiques sont encore bien pires
  1. Et que la conjonction des deux va nous amener à un désastre économique sans précédent, comme on commence à le voir en Europe.

Une question se pose à ce point du raisonnement : mais pourquoi nos « élites « nous ont-elles embarquées dans cette folie ?

La réponse est simple : aucun d’entre eux ne croit en la Démocratie, et tous se perçoivent comme des technocrates omniscients.

Et donc la société qu’ils aiment est une société qu’ils contrôlent.

Et des gens qui ont peur sont plus faciles à contrôler que des gens qui n’ont pas peur.

Et pour contrôler l’économie, la dernière chose qu’ils ne contrôlent pas, il leur faut contrôler l’énergie.

Comme je l’ai souvent expliqué dans ces lignes, l’économie n’est que de l’énergie transformée.

Et donc, bien évidemment, si nos élites réussissaient à prendre le contrôle de l’énergie, elles contrôleraient ipso facto l’économie et donc la vie quotidienne de chacun d’entre nous.

Après tout, ils ont déjà pris le contrôle de bien des choses.

Que le lecteur veuille bien réfléchir avec moi.

Qu’avons-nous constaté depuis une trentaine d’années, surtout en Europe ?

  1. Une prise de contrôle par des élites hors sol, « mes hommes des bateaux » de nos monnaies nationales avec la création de l’Euro.
  2. Une perte de contrôle totale de notre indépendance judiciaire avec l’émergence de « tribunaux » internationaux (CEDH, CEJ) qui n’ont aucune légitimité démocratique.
  3. Une atteinte sans précédent à nos libertés fondamentales pendant le COVID
  4. Un contrôle quasiment total sur la Presse et les journalistes, qui dire à l’un de mes amis en France : « Il y a deux sortes de journalistes en France, Ceux qui sont honnêtes, et ceux qui ont un boulot »
  5. Des tentatives constantes de créer une censure sur les réseaux, seul espace de liberté qui nous reste (Loi Breton)
  6. Un rabaissement ironique des fronts bas et une mise à l’écart politique de tous ceux qui aiment leur pays.
  7. Le remplacement d’une population par une autre
  8. Etc…

Il est donc tout à fait évident que depuis trente ans, les hommes des bateaux se sont attelés à la tâche de détruire nos Nations suivant en cela les conseils de Jean Monnet.

Imaginez qu’après avoir pris le contrôle de la monnaie, des tribunaux, de la vie politique, de la presse, des media… ils arrivent également à prendre le contrôle de l’énergie ?

Eh bien, nous serions faits comme des rats.

Heureusement, ils viennent de connaître une défaite retentissante avec l’élection de Trump, qui sera en train d’être intronisé le 47ème Président des Etats Unis au moment où vous lirez ces lignes.

Monsieur Trump est celui qui a été choisi par les hommes des arbres américains pour les représenter.

‘’ILS ‘’ ont TOUT essayé pour le faire battre, y compris l’assassinat, mais ils ont piteusement échoué.

Le peuple américain ne s’est pas laissé avoir cette fois-ci.

Le but officiel du Donald est de détruire les centres de pouvoir des hommes des bateaux aux USA et partout dans le monde.

S’il y arrive, nous pourrons nous libérer.

Bonne chance à monsieur Trump, il en aura besoin et nous encore plus.

Retour de Trump : ça va secouer

Retour au pouvoir de Donald Trump, qui a déjà annoncé les grandes lignes de son programme. Cela promet de secouer, d’autant qu’il dispose de très peu de temps pour réussir.

 

Le temps politique américain est encore plus court que le temps politique français. Dans quatre ans, les États-Unis auront un nouveau président. Donald Trump ne pouvant pas se représenter, cela signifie que la campagne 2028 va bientôt débuter, d’une part côté républicain pour trouver un successeur au trumpisme, d’autre part côté démocrate pour relever un parti qui n’est pas encore remis des années Obama. Dans moins de deux ans auront lieu les midterms, qu’il est rare que les présidents en exercice emportent. Trump n’a donc que quelques mois pour marquer l’histoire de l’Amérique et imposer ses réformes.

 

Nettoyer les écuries d’Augias

 

Si Elon Musk impose à l’administration américaine la même potion qu’à Twitter, cela promet des bouleversements majeurs. Mais une administration ne se réforme pas aussi vite qu’une entreprise privée. Il y a pourtant beaucoup à faire pour couper les budgets, raboter les bureaux, alléger le poids des fonctionnaires devenus trop important. Musk a eu deux mois pour se préparer à cette mission et il ne devra pas tarder pour se mettre en mouvement. Les États-Unis sont toujours frappés par une dette de grande ampleur, par des infrastructures publiques défaillantes.

À cela s’ajoutent des problèmes sociaux majeurs, dont la crise du fentanyl n’est que l’un des symptômes. La Californie brûle, notamment à cause de mauvaises mesures d’aménagement du territoire, comme le refus de débroussailler les chemins et les forêts et les crédits coupés pour les pompiers. Il est ensuite facile d’accuser le réchauffement climatique. La région avait déjà été touchée par de graves incendies en 2020. Quatre ans plus tard, presque rien n’a changé. La Californie ne fait plus rêver, Los Angeles et San Francisco perdent des habitants, beaucoup migrent vers le Texas et la Floride, tout en continuant à voter démocrate. Ce qui exacerbe bien évidemment les tensions avec les populations locales qui refusent cette invasion politique de l’intérieur. Aux écuries de l’administration, Trump a promis aussi de nettoyer celles des universités et des idéologies mortifères. Il y a du travail tant cela est ancré dans les mentalités.

 

La Chine plutôt que l’Ukraine

 

Depuis Obama, c’est vers la Chine que les États-Unis regardent, pas vers la Russie, qui n’est plus, pour eux, le sujet principal. Les États-Unis veulent empêcher le numéro 2 de devenir numéro 1, c’est-à-dire de prendre sa place. Or, cela fait bien longtemps que la Russie n’est plus en mesure de contester la puissance américaine. Mais Pékin oui. Les quatre années qui s’ouvrent vont donc être quatre années de guerre commerciale et de guerre des mots pour renforcer le bras de fer entre les deux pays du Pacifique. C’est dans cet océan que se joue la grande bataille du monde, raison pour laquelle Trump veut régler la crise ukrainienne au plus vite. Il estime que c’est aux Européens de régler leurs affaires et que l’argent américain a d’autres choses à servir. D’où sa rhétorique sur le canal de Panama et le Groenland, qui sont des points stratégiques et qui sont des lieux où la Chine est présente. Par ses déclarations, que trop de monde juge à la légère, Trump réactive au contraire une doctrine Monroe, c’est-à-dire qu’il considère que le continent américain passe en premier, pour servir l’intérêt des États-Unis. En cela, il dispose d’une véritable vision géographique et d’une compréhension fine des rapports de force, des nœuds de communication et des lieux de pouvoir. Ses conseillers jouent un rôle majeur, notamment Elbridge Colby, qui est l’un des penseurs du basculement du monde de l’Europe vers le Pacifique.

 

Les États-Unis plutôt que l’Europe

 

Les Européens s’inquiètent et quand l’Europe s’inquiète, elle régule.

Apple a développé une IA qui n’est accessible qu’aux États-Unis, puisque la Commission européenne a refusé qu’elle soit accessible en Europe. De quoi perdre de précieux points de productivité et laisser passer le train de la réindustrialisation. Tesla développe des voitures autonomes, qui fonctionnent. Là aussi, l’Europe les refuse. Autant rester aux calèches et à la marine à voile.

L’industrie de défense est une chimère, la plupart des pays du continent préfèrent acheter leur matériel de guerre aux Américains, notamment pour rester dans les conformités OTAN. L’Europe s’inquiète de l’arrivée de Donald Trump, elle s’inquiète de la puissance chinoise, mais ne cherche pas à développer une puissance européenne, plutôt à s’enfermer derrière de hauts murs. Comme le Japon, qui avait refusé l’arrivée des Européens et s’était retranché du monde, ouvrant pour le pays une ère de pauvreté et de déclin. Le risque pour les Européens n’est pas tant d’être un vassal des États-Unis, les vassaux participent à l’histoire, mais de devenir une zone périphérique et sans intérêt. Cela ne passera pas par davantage d’Union européenne, mais par un réveil de chacun des États et surtout des différents peuples. Un pays surendetté comme la France est un pays asservi et donc avec des marges de manœuvre très faibles sur la scène internationale.

Si le retour de Donald Trump permet de réveiller la France et l’Europe, cela n’aura pas été une mauvaise chose.

 

 

Comment vous êtes-vous ruiné ? (le Juge à Oscar Wilde). Lentement au début, très vite à la fin (réponse d’Oscar Wilde).

Je crains qu’en ce qui concerne notre malheureux pays, nous ne soyons en train d’entrer dans la période finale où les choses accélèrent vraiment.
Que le lecteur veuille bien considérer mon premier graphique qui montre le ratio entre la rentabilité d’une obligation française et d’une obligation chinoise dans la même monnaie.

 

 

 

De 2004 à 2021, le ratio, base 100 en janvier 2004, reste autour de 100, + ou – 10 points dans chaque sens et ma recommandation de remplacer les obligations françaises par leurs consœurs chinoises (recommandation faite en 2018) apparait comme non justifiée.

En aout 2021, le ratio « casse » nettement sous la ligne horizontale à 85, en raison de la forte accélération de la hausse des prix en France. En Février 2022, la baisse accélère avec la guerre en Ukraine et le ratio tombe à 53 (ligne pointillée horizontale) et se stabilise pendant deux ans, avant de casser à la baisse à nouveau, cette fois ci en raison du chaos politique en France, pour se situer
aux environs de 47 aujourd’hui.

En quatre ans, les obligations chinoises ont plus que doublé en valeur par rapport aux obligations françaises, et ma recommandation de favoriser les obligations chinoises apparait comme tout à fait justifiée.

Arrivé à ce point du raisonnement, le lecteur va me dire : surement, je devrais maintenant vendre mes obligations chinoises et racheter deux fois plus d’obligations françaises, stabilisant ainsi mon portefeuille. Eh bien, je ne le crois pas, car je crains
que nous ne soyons en train de rentrer à toute allure dans la phase où la destruction du marché obligataire français va s’accélérer.

D’abord, parce que nous rentrons dans ce que Keynes appelait une « trappe à dettes », période pendant laquelle les taux d’intérêts sont au-dessus du taux de croissance de l’économie, ce qui amène inéluctablement à un krach obligataire.

 

 

Et le dérapage final a peut-être commencé comme le montre mon dernier graphique.

 

La plupart des observateurs ne regardent que l’écart des taux entre la France et l’Allemagne (ligne noire), et les banques centrales, en particulier la Banque de France, le savent. Les banques centrales vont donc manipuler ces taux pour minimiser les mauvaises nouvelles, selon l’éternel principe en cours chez tous les technocrates : « en cas de fièvre, il faut casser le thermomètre ».
Et donc, pour obtenir le vrai chiffre, je calcule un spread que personne ne regarde (celui entre la France et le Danemark, la ligne rouge sur le graphique), ce qui me permet de voir que la situation est beaucoup, beaucoup, plus grave que l’on veut essayer de nous le faire croire puisque cet écart des taux non seulement est à un niveau atteint pour la dernière fois il y a 12 ans, pendant la grande crise de l’Euro mais surtout ne cesse de monter jour après jour.

Conclusion.

Je dis cela avec beaucoup d’hésitation, mais je pense que la crise finale de l’Euro a peut-être commencée et que tout pourrait accélérer si l’AFD en Allemagne faisait un résultat surprenant lors des élections législatives (ils veulent sortir de l’Europe) le mois
prochain et/ou si l’euro plongeait vraiment à cause des mesures prises par la nouvelle administration aux USA à partir du 20 Janvier à midi.

A mon avis, le danger reste donc entier sur l’euro et sur tous les placements à revenu
fixe dans la zone euro. Et la caractéristique de ces phases finales est toujours que les pouvoirs politiques et monétaires ne peuvent plus rien contrôler. Ce qui veut dire que, le marché disparaissant, vous resterez les heureux propriétaires
de choses qui n’ont plus aucune valeur.

Je maintiens donc qu’il ne faut avoir aucun contrat (cash, obligations) dans la zone Euro.
Bonne année 2025 !

Elle va être passionnante.

 

La nouvelle guerre d’Algérie

Avec l’Algérie, Emmanuel Macron aura tout tenté. Lui qui n’est pas descendant de pied noir, qui n’a aucune histoire familiale avec ce pays, qui n’est pas de la génération de la guerre d’Algérie, il a eu les yeux de Chimène pour Alger, ne cessant pas de faire la danse du ventre aux autorités du pays, flagellant l’histoire de France pour tenter de se faire bien voir. Pour quelles raisons ? Mystère. Voulait-il apparaître comme le président qui réconciliait les mémoires ? Alors même que la plupart des Français n’ont que faire de ce pays. Durant son premier mandat, il n’a cessé de tendre la main à Alger, une main que Tebboune et sa suite n’ont cessé de mordre.

 

Rupture avec Alger

 

Avant la volte-face soudaine et stupéfiante de juillet 2024, où la France reconnaissait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Une réconciliation incroyable avec le Maroc, alors que les relations entre Paris et Rabat étaient exécrables, une rupture soudaine avec Alger, alors que le dossier du Sahara occidental est un cas de casus belli, l’Algérie soutenant les séparatistes du Polisario. Rabat souriait, Alger mordait la poussière.

Puis vint l’anniversaire de la prise d’otage du vol Air France de 1994, le rappel de l’action héroïque du GIGN à l’aéroport de Marignane, le retour dans les années sombres de l’Algérie, celle de la guerre civile des années 1990, le rappel, aussi, du mauvais rôle joué par Alger durant cette prise d’otage, qui débuta sur son sol, et dont le gouvernement ne voulait répondre que par la force, au risque de provoquer un bain de sang parmi les passagers.

Avant cela, il y eut l’arrestation de Boualem Sansal, toujours détenu dans des conditions qui fragilisent un état de santé précaire, la mobilisation de ses amis et l’engagement du gouvernement français pour sa libération. Une arrestation qui démontre un raidissement du régime qui ne tolère plus aucune voix dissidente.

 

Un problème intérieur

 

Le problème de l’Algérie n’est pas qu’un sujet de relations internationales. C’est aussi, compte tenu de la forte diaspora sur le sol français, un sujet de politique intérieure. Ces derniers jours l’ont encore montré avec l’arrestation de plusieurs « influenceurs » qui utilisent surtout leur influence pour déstabiliser la France. La plateforme Pharos, rattachée à l’Ofac (Office français de lutte contre la cybercriminalité), veille pour repérer les messages haineux, remonter les filières, déterminer qui se cache derrière les comptes en ligne. Sur internet, les trolls algériens pullulent, associant un nationalisme exacerbé et une maîtrise aiguë des réseaux. Le régime Tebboune est encensé, les ennemis insultés et attaqués. Cela témoigne d’une nouvelle forme de menace et d’un nouveau type d’attaque, qui vise à l’agrégation de personnes autour d’un thème et à la mobilisation d’une communauté pour déstabiliser un opposant. La haine en ligne peut être particulièrement violente, surtout quand elle est conduite en meute. Nous sommes ici au cœur de cette nouvelle forme de la guerre qu’est la guerre hybride, dont la désinformation est l’une des formes. Il faudra un peu plus que l’expulsion de quelques excités des réseaux pour résoudre le danger.

 

La position de la mosquée de Paris interroge également les autorités. Elle ne représente nullement les musulmans de France, mais uniquement les musulmans algériens présents en France. Son recteur est algérien et elle reçoit des financements de l’Algérie. La Grande mosquée se défend d’être derrière les influenceurs algériens des réseaux et dit ne pas participer à cette guerre de déstabilisation. Toutefois, elle n’a pas réagi à l’arrestation de Boualem Sansal, mais a célébré, juste après son arrestation, le 70e anniversaire de la Toussaint rouge (1er novembre 1954). Qu’un tel anniversaire soit commémoré en France est chose bien curieuse.

En Algérie, la presse se déchaîne contre la France. Toujours présentée comme une puissance colonisatrice (savent-ils que l’Algérie est indépendante depuis 1962 ?), la France est accusée de tous les maux et porte toutes les responsabilités des malheurs du pays. Ce qui n’est pas très cohérent avec les trolls algériens qui expliquent que l’Algérie n’a aucun problème et se développe très bien.

 

La guerre froide qui touche les deux pays ne serait pas chose importante si cela ne posait Òun problème de sécurité intérieure. Les échanges économiques avec l’Algérie sont faibles, contrairement avec le Maroc où ils sont plus importants. Le gaz algérien n’a qu’un faible intérêt, la France ayant diversifié ses approvisionnements. Mais la diaspora algérienne est là, dont une partie peut être utilisée par le régime d’Alger pour nous déstabiliser. La menace de la violence est réelle aussi, la France gardant en mémoire, outre la prise d’otage de 1994, les attentats qui ont suivi sur le sol de France. C’était certes il y a trente ans, mais la montée des tensions pourrait les faire revenir. Loin d’être un dossier périphérique, la question algérienne est donc cruciale pour la sécurité intérieure du pays.

Souvenirs et perspectives : Mes vœux pour 2025.

Les sanglots longs des violons de l’automne,

Bercent mon cœur d’une langueur monotone

Je me souviens, des jours anciens, et je pleure

Paul Verlaine.

Pour les anciens, les débuts d’année sont mélancoliques, des amis, des êtres chers sont partis, parfois depuis longtemps et nous manquent horriblement.

Le syndrome du « c’était mieux avant » (quand j’étais jeune…) nous guette…

En ce début d’année 2025, je vais donc me permettre de revenir sur mes jeunes années, non pas avec regret ou remords, mais pour expliquer aux gens plus jeunes à quel point j’ai été favorisé au début de ma vie d’adulte.

Et je vais commencer par un souvenir.

Je faisais mes études à Toulouse et mon père avait pris sa retraite dans le petit village de Marquefave, sur les coteaux de la Garonne, après Muret. De sa maison, Le Besino (le voisin, en patois), on voyait la plaine de la Garonne, le plateau du Gers à l’Ouest, et au Sud, toute la chaîne des Pyrénées. En hiver le soleil se couchait du côté de Saint Gaudens, en été sur le Gers.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie était là, simple et tranquille.

Verlaine a nouveau

Et dans le ciel passait de temps en temps, le Concorde, piloté par André Turcat, le pilote d’ essai de Sud Aviation. C’était avant que ce superbe avion ne rejoigne les lignes d’Air France et de British Airways.

A cette époque, la France  se couvrait d’autoroutes qui la reliait au reste de l’Europe, les essais du train à grande vitesse commençaient, la force de frappe nucléaire et son vecteur, le Mirage IV assurait son indépendance stratégique.

La France sortait du commandement militaire de l’Otan mais restait dans l’Alliance, les budgets étaient en équilibre, le Franc inattaquable.

Les premières centrales nucléaires commençaient à voir le jour, prenant la suite des barrages hydroélectriques construits dans les décennies précédentes,L’urbanisation se développait, les campagnes prospéraient, le niveau de vie montait sans cesse, en particulier pour les plus démunis, la criminalité n’existait que dans les films d’Audiard et ne faisait peur à personne.

Et enfin, la France dominait le monde intellectuel avec Sartre, Camus, Jouvenel, Mauriac, Ellul, Raymond Aron, Revel, René Girard, Lévi-Strauss et bien d’autres.

Avoir 27 ans en 1970, était donc facile tant le futur nous appertenait.Tout marchait bien et le prestige de notre pays était à un plus haut historique.

C’est dans ce monde, qu’études terminées et service militaire effectué, je me mis à chercher du travail en Janvier 1971.

Et, pour prouver la grande inquiétude qui m’étreignait à ce moment-là, j’envoyais mon CV à …trois sociétés en tout et pour tout, IBM, Saint -Gobain et Banque de Suez, qui me répondirent toutes les trois favorablement.

Je choisis la Banque de Suez parce que le boulot qu’il me proposait me permettait de me servir de mon anglais dès le départ.

Celui qui m’avait embauché à la Banque de Suez et de l’Union des Mines  me dit plus tard que j’étais le seul candidat qu

il avait reçu qui ne lui avait pas demandé  combien je gagnerai.

C’est pour vous dire mon niveau d’inquiétude à cette époque.

Et la raison en était simple.

Je vivais dans un monde où chacun faisait son boulot et où donc tout fonctionnait à merveille.

  • Les politiques s’occupaient du long terme et s’attachaient avant tout à préserver les souverainetés françaises.
  • Les hauts fonctionnaires étaient immensément respectés, tant ils se consacraient à défendre le bien commun.
  • La construction d’une Europe des Nations était en bonne voie.
  • Les enseignants enseignaient.
  • Les entrepreneurs prenaient des risques.
  • Les élèves étudiaient.
  • Les travailleurs travaillaient, la productivité en France étant la plus élevée dans le monde et du coup le pouvoir d’achat montait de 3 % par           an.
  • L’ascenseur social fonctionnait (Pompidou, Normale SUP,  était fils d’Instituteur)
  • La presse était indépendante, la télévision pas vraiment, mais les deux chaînes faisaient d’excellents programmes, au point qu’il était difficile de choisir chaque soir. Aujourd’hui, j’ai mille chaînes, toutes plus nulles les unes que les autres.

Le contraste avec la situation actuelle est tout simplement incroyable.

Quand je pense à ce qu’un garçon qui aurait 27 ans aujourd’hui aura à traverser d’épreuves avant de trouver un boulot qui l’intéresse, j’en reste stupéfait et je me pose la question : mais qu’est qui nous est arrivé pour que nous nous soyons effondrés à ce point pendant les cinquante dernières années ?

Et je crois que j’ai les réponses.

Et la première, je l’emprunte à Gramsci, le Marxiste Italien, qui disait que ceux qui voulaient prendre le pouvoir pour imposer leurs idées (marxistes) devait d’abord prendre le contrôle de la culture et de l’éducation. Une fois de contrôle pris, trente ans après, ils prendraient le contrôle de l’Etat.

Et c’est ce qui s’est passé.

La gauche marxiste et anti libérale s’était en effet emparée de l’instruction publique pour la transformer en éducation nationale en 1945 et vingt-trois ans après, nous avions Mai 1968…

 Dans cet esprit, la pire des  erreurs fût sans aucun doute la création du ministère de la Culture par de Gaulle. Subventionner ceux qui veulent vous détruire n’est jamais une bonne idée.  Depuis, et pour la première fois depuis mille ans, nous n’avons plus vu émerger un seul grand intellectuel français . La France est devenue un désert intellectuel. Créer un ministère de la Culture amène aux mêmes résultats que la création d’un ministère des Droits de l’Homme aurait donné en Italie Fasciste ou en URSS.

En 1981, les héritiers de Mai 68, éduqués dans la fabrique de crétins (Voir les livres de Brighelli) ont élu Mitterrand,  ce qui a convaincu le peuple qu’il fallait mentir et être une crapule pour être un bon Président.Nous ne nous en sommes jamais remis. Depuis, nous n’avons eu que des menteurs et des crapules au pouvoir, chacun étant pire que le précédent.

Et, cerise sur le gâteau, Mitterrand amena dans ses bagages Delors (qu’il avait piqué à Jacques Chaban Delmas), un redoutable membre du Parti de l’Etranger. Ce nuisible entre tous, une fois installé à la Commission, changea complètement le but même que l’Etat Français devrait atteindre : non plus la Souveraineté de la France avant tout, mais le transfert de toutes nos souverainetés à l’Europe le plus vite possible, c’est-à-dire la disparition de la France comme Etat Souverain.

Et avec Mitterrand, leur but fut d’empêcher le plus longtemps possible l’apparition d’un parti souverainiste, ce qu’ils réussirent à faire avec l’aide de la soi-disant droite qu’ils avaient soigneusement noyauté avant.

Et cela fait quarante ans que cette destruction volontaire de nos souverainetés se poursuit de façon apparemment inarrêtable.

J’ai écrit « apparemment ».

Pourquoi ?Parce que ce but est une billevesée.

La France, la Grande- Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, la Hongrie, la Russie sont des réalités, tandis que leur rêve d’ Europe souveraine est une foutaise, une erreur fatale aurait dit Hayek..

Car l’Europe est une civilisation  et non pas une Nation et cette civilisation est chrétienne dans ses racines. Or tout le projet européen est fondamentalement anti- Chretien puisqu’il considère que chaque homme, d’où qu’il vienne, est fondamentalement substituable alors que notre civilisation postule que chaque homme est unique.

Du coup, dans toutes les Nations d’Europe, la révolte gronde (le résultat des élections allemandes va être intéressant) et il est certain que le mythe européen va s’écrouler comme s’est écroulé le mythe communiste (voir mon livre la Vérité vous rendra libre, chez Pierre de Taillac).

Les pays de l’Est ont réussi à se débarrasser de Marx et de Lénine.Il va falloir nous débarrasser de Gramsci dans le domaine des idées, et de madame van der Leyen, la digne héritière de Jean Monet dans le domaine politique.

Et,  pour se débarrasser d’eux,  la première des réformes à faire sera de continuer à suivre Gramsci et donc de supprimer le ministère de l ’Education Nationale et le ministère de la Culture, qui sont non réformables. C’est ce que va faire le Président Trump aux USA qui va fermer le département de l’éducation, créé par Jimmy Carter, pour en renvoyer les prérogatives aux Etats fédérés. En effet, depuis la création de ce ministère par Carter, le niveau de l’éducation s’est  bien évidemment effondré aux USA, sauf pour les grandes universités qui ne dépendent pas de lui (voir les résultats historiques de comparaisons internationales)

Supprimer l’Education Nationale, renvoyer ces responsabilités aux régions et aux communes,  voilà qui créerait en France une saine concurrence  et mettrait fin une fois pour toutes à la domination des singes savants issus de la bourgeoisie Parisienne, enrégimentés depuis leur petite enfance dans des écoles ouvertes exclusivement à la dite bourgeoisie Parisienne.  Leur seule production a été de fabriquer des Agnan (s) (voir le Petit Nicolas de Sempé et Goscinny) qui gouvernent pour renforcer le pouvoir des Agnans. Ce qui n’est guère surprenant.

Trente ans après, nous en récolterons les fruits.