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Quand en octobre 1917 les bolcheviks se sont emparés du pouvoir, la plupart des observateurs européens n’imaginaient pas les causes nombreuses que ce nouveau régime allait provoquer. La révolution d’octobre était dans la continuité de celle de février, qui avait renversé un tsar affaibli que personne ne semblait vraiment regretter.

La lecture des chroniques diplomatiques de Jacques Bainville publiées au cours de cette année montre que cet historien, très au fait de la Russie, analyse l’événement d’octobre dans sa continuité. Ce n’est que plus tard que cet événement a été perçu comme une rupture, quand il est apparu aux yeux de tous que ce n’était pas seulement un nouveau régime qui avait pris le pouvoir, mais aussi une nouvelle idéologie.

Les conséquences géopolitiques de l’arrivée du communisme furent multiples. En Europe, il contribua à l’arrivée au pouvoir du nazisme et du fascisme. Ces idéologies s’inscrivent dans l’histoire particulière de l’Allemagne et de l’Italie, mais elles se sont aussi développées à cause de la peur du communisme propagée dans certaines couches de la population. Populations qui n’ont pas vu, d’ailleurs, que le fond de ces idéologies était le même, à savoir le socialisme. C’est cette « guerre civile européenne » qu’a analysée l’historien allemand Ernst Nolte, dans un ouvrage qui fit beaucoup de bruits dans le monde intellectuel allemand. L’irruption du bolchévisme a donc fracturé l’Europe dès les années 1920.

C’est une Europe coupée en deux qui a surgi de la Seconde Guerre mondiale, la partie ouest se rattachant irrémédiablement aux États-Unis pour éviter d’être mangé par Moscou. Là aussi, la peur de l’invasion communiste, réelle quoiqu’amplifiée, a eu des répercussions géopolitiques : la construction européenne d’une part, l’inféodation aux États-Unis d’autre part. De l’autre côté du mur, c’est la peur agitée de l’invasion américaine qui a servi de justification à Moscou pour contrôler les territoires occupés. Le communisme provoqua une rupture artificielle et nouvelle entre Europe de l’Est et Europe de l’Ouest, qui demeure encore aujourd’hui dans les esprits. C’est aussi une des conséquences de la fin de l’empire autrichien, qui a laissé l’Europe centrale avec un ventre mou.

 

La terre du milieu de Mackinder

 

La Guerre froide a donné lieu à une intense pensée géopolitique dans le monde anglo-saxon, alors même qu’il fut interdit de l’employer à l’université française parce que le concept fut assimilé au nazisme. Pour les Américains, la Guerre froide semblait en effet valider les thèses d’Halford Mackinder (1861-1947). Cet amiral anglais et professeur de géographie à Oxford c’était fait connaître par un article dans le Geographical journal de 1904. Il y développait le concept géopolitique de centre géographique. Pour lui, c’est autour du pivot (le heartland) que s’articulent toutes les dynamiques géopolitiques de la planète. Ce pivot c’est l’Eurasie, qui est tenue par la Russie, et que l’Angleterre n’arrive pas à atteindre.

Pour ceinturer le heartland, il faut tenir les coastlands, c’est-à-dire contrôler les territoires autour de la Russie. En 1904, l’Angleterre était ennemie de l’empire russe, l’empêchant notamment de contrôler les détroits et d’arriver à la Méditerranée. Londres encerclait Saint-Pétersbourg en contrôlant les Indes, en étant présent en Chine et en luttant en Afghanistan. Mackinder, en bon marin, ne cessait de rappeler le rôle essentiel de la marine pour la domination mondiale. Il s’agissait aussi d’empêcher l’alliance de l’Allemagne et de la Russie, qui permettrait le contrôle des terres intérieures, la constitution d’une zone inattaquable de défense et la mise en commun d’immenses ressources. Couper à tout prix l’Allemagne de la Russie passait par un traité d’alliance conclu avec les tsars (la triple entente) pour contrebalancer la Triple alliance. Mackinder s’inquiéta lorsqu’en 1939 Hitler et Staline s’allièrent par un traité dont les clauses secrètes allaient beaucoup plus loin que la simple non-agression. De même lorsqu’en 1945, Moscou mis la main sur une grande partie de l’ancien empire allemand : Pologne et Allemagne de l’Est. Mais l’histoire nous montre que les alliances terrestres ont toujours échoué jusqu’à présent. Napoléon, Hitler, Staline : tous ont tenté cette alliance et tous l’ont brisée.

 

Le containment de Kennan

 

L’Américain Georges Kennan, diplomate et journaliste, reprit la thèse de Mackinder pour l’actualiser face à la guerre froide naissante. C’est à lui que l’on doit la définition du containment, qui servit de doctrine à quasiment tous les présidents américains jusqu’à Ronald Reagan. En juin 1947, sous le pseudonyme de X, il écrivit un article, The Sources of Soviet Conduct (Les sources de la conduite soviétique). Il y explique la politique étrangère de Staline comme une combinaison de l’idéologie marxiste-léniniste, qui prône la défaite des forces capitalistes à travers le monde, et sa propre détermination à utiliser la notion d’« encerclement capitaliste » comme feuille de vigne pour légitimer son embrigadement de la société soviétique et consolider son pouvoir. Il est donc nécessaire, selon Kennan, que les États-Unis répliquent par une politique d’endiguement destinée à contenir l’expansionnisme soviétique. C’est le fameux principe du containment. Cet endiguement doit se faire en tenant les côtes pour éviter que la centralité soviétique ne se diffuser vers l’Europe et l’Asie.

Il faut donc mettre en place des contre-forces au pouvoir soviétique. Beaucoup pensent que les contre-forces sont militaires, ce qui n’est pas l’esprit de Kennan. Pour lui, elles sont politiques. L’URSS ne cherche pas à prendre les pays par la force, mais par l’intrusion des partis politiques, notamment en Europe. Il faut donc résister sur ce point, et les États-Unis doivent développer les résistances politiques aux Soviétiques. C’était très bien vu de la part de Kennan qui a compris que la Guerre froide était une guerre subversive et intellectuelle et qu’elle se gagnerait donc sur ce terrain-là.

 

Quand le communisme s’étend là où on ne l’attend pas

 

Karl Marx ne pensait pas possible que la Russie se livre au communisme. Lénine et Staline limitaient leurs regards vers l’Europe ; c’est finalement en Asie que le communisme se diffusa. La Mongolie, dès 1917, la Chine, puis la Corée et l’Indochine. Il y laissa son lot de morts, que les manuels scolaires français d’aujourd’hui se gardent bien d’évoquer. En Afrique, il accompagna les indépendances pour soutenir des dictatures socialistes, ce qui acheva de ruiner des pays déjà fragiles. En Amérique latine il provoqua la réaction américaine et le soutien à des dictatures militaires qui ne furent guère préférables. En 1980, le monde non communiste est beaucoup moins étendu que les pays qui s’y rattachent. Les observateurs pouvaient donc légitimement parier sur sa victoire.

 

Logiques nationales contre logiques idéologiques

 

Le communisme a recouvert du manteau de l’idéologie l’ensemble des conflits qui se sont tenus durant la Guerre froide. Le monde était finalement plus simple à penser. Pourtant, des failles dans l’unanimité ont commencé à se faire jour. C’est Tito qui refuse la mainmise de Moscou et qui se fait excommunier par le Politburo. Se faire traiter de titiste dans les années 1970 n’était pas un titre gratifiant. En Asie, on voit la Chine et l’URSS rompre leurs relations et se faire la guerre sur le fleuve Amour. Dans la péninsule indochinoise, l’URSS soutient le Vietnam et la Chine le Cambodge. La logique nationale reprend le dessus sur la logique idéologique. En Afrique, on analysa souvent les conflits comme l’affrontement entre les rouges et les bleus, alors que l’ethnicité et les failles historiques les expliquaient plus surement. Au Moyen-Orient, on découvre désormais que l’islamisme couvait sous la cendre.

 

En Europe de l’Est, ce sont les peuples et les nations qui se sont levés contre le communisme et qui ont permis de le faire tomber. Des hommes de force et de culture comme Vaclav Havel, Jean-Paul II, le père Popieluszko, Soljenitsyne. Ces hommes avaient compris le projet destructeur du marxisme qui visait d’abord à s’en prendre à l’homme, dans sa culture et son être, pour en faire un pion au service du régime. L’un des livres les plus émouvants qu’il m’a été donné de lire ces dernières années est Le bal après la tempête. Un livre très peu connu écrit par un Espagnol et traduit en français. José Miguel Cejas a interrogé des dizaines de dissidents soviétiques des pays baltes et il raconte leur histoire dans ce livre. On y découvre que les tortures et les arrestations ont duré jusqu’en 1991, et donc que le communisme conciliant n’a jamais existé. Ce livre est le témoignage de mères de famille, d’ouvriers, de musiciens, de prêtres qui ont lutté de façon anonyme contre l’idéologie. En plus d’un système concentrationnaire massif, le communisme a réalisé la servitude volontaire et quotidienne qu’Étienne de la Boétie décrivait déjà au XVIe siècle.

C’est le réveil des peuples qui a abattu le communisme en Europe, mais celui-ci survit encore en Amérique latine et en Asie.

 

La faillite intellectuelle de la France

 

Dans L’étrange défaite, Marc Bloch essayait de comprendre les causes de la défaite surprenante de la France en 1940. Pour les historiens du début des années 2000, c’est un autre sujet qui s’annonce ardu : comprendre pourquoi des hommes, qualifiés d’intellectuels, ont pu défendre avec autant de passion et de force le communisme. Aujourd’hui encore, cette idéologie est globalement considérée comme bonne. On impute ses erreurs à Staline, le stalinisme, ce qui fut un très beau coup politique de Khrouchtchev : imputer les crimes du communisme à Staline pour laver le communisme de ses crimes. Cette erreur est toujours présente dans les manuels scolaires qui parlent du stalinisme et rarement du communisme et qui évoquent la fin du système totalitaire en 1953 (mort de Staline), omettant que celui-ci se prolonge jusqu’en 1991. Un tel aveuglement est non seulement un objet d’histoire, mais aussi un sujet d’inquiétude pour le présent. Il se poursuit quant à l’incapacité à penser et à comprendre l’islamisme et des mouvements culturels qui touchent certaines parties du monde. C’est le refus du réel, l’enfermement dans l’idéologie, qui fait que l’on peut encore parler de commémoration pour évoquer un événement qui a déclenché la mort de dizaines de millions de personnes.

 

 

 

 

 

 

Auteur: Jean-Baptiste Noé

Jean-Baptiste Noé est historien et géopolitologue. Il est professeur d'histoire et d'économie dans un lycée parisien. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Géopolitique du Vatican. La puissance de l'influence (Puf, 2015), Le défi migratoire. L'Europe ébranlée (Bernard Giovanangeli, 2016) et, récemment, un ouvrage consacré à la liberté scolaire : Rebâtir l'école. Plaidoyer pour la liberté scolaire (Bernard Giovanangeli, 2017).

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39 Commentaires

  1. c’est un plaisir de vous lire, un peu d’oxygène dans cette image planétaire des systèmes et de leurs histoires

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  2. Bonsoir M. Noé
    Pour une fois, je ne suis pas d’accord avec certaines de vos propositions. Tout d’abord, je pense désormais que le national socialisme ne devrait pas être considéré comme propre à l’Allemagne et le fascisme comme propre à l’Italie: du point de vue d’un Chinois, ou d’un Indien, cela concerne l’ Europe et le socialisme soviétique comme le national socialisme ou le fascisme ont été produits par des « penseurs » européens issus de la civilisation européenne. C’est désagréable à admettre, mais c’est ainsi. 1914-1945 a été une guerre civile européenne.
    Ensuite la similarité apparente entre le national socialisme et le communisme cache une différence de fond: la national socialisme est une régression vers les pulsions animales, que l’on peut suivre selon le processus décrit par R. Girard. Avec l’épisode « turba » qui se cherche un bouc émissaire intervenant lors de la république de Weimar. Le socialisme soviétique lui se rapportait plutôt à une sorte d’eschatologie matérialiste.
    Quand à l’étrange défaite de 1940,on peut y voir une répétition de ces batailles qui ont changé l’histoire du fait de la qualité des généraux – comme par exemple la bataille de Yarmuk… Plus sombrement, si l’on se rappelle les travaux de Guillaumin sur la Commune qui aboutissait à l’hypothèse que le gouvernement d’alors avait laissé faire les Allemands pour se débarrasser du problème communard, il est possible d’examiner la défaite de 40 sous le même angle ( je n’ai aucun élément pour appuyer cette thèse.)
    Lorsque Oliver Stone demanda à Vladimir Poutine son explication du pourquoi de l’effacement de la France, de l’Angleterre et de l’Allemagne comme puissances de premier plan, celui-ci aurait répondu: « C’est simple :la première et la seconde guerre mondiale! Ce n’est pas compliqué à comprendre! »
    Comme le dit Régis Debray, nous sommes désormais des gallo-ricains. Des vassaux.
    Ceci dit, votre rappel du « Grand Jeu » est bienvenu. On peut trouver le texte facilement sur internet.
    Sur le rapport- de force- entre les puissances continentales et les puissances maritimes, cela pourrait s’exprimer dans le très ancien rapport entre l’eau et la montagne: shan shui; et un chinois pourrait vous dire: on gère l’immuable avec le changement et le changement avec l’immuable.
    Cordialement
    Cordialement.

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  3. « L’opium des intellectuels « , de Raymond ARON , livre remarquable , datant je crois de 1954, n’a pas pris une ride (a été réédité récemment). Tout y est sur l’aveuglement de nos « élites » intellectuelles (universités , journalisme , arts)…des années 50 et 60 et plus.
    On nous disait (je suis né en 1946) qu’il valait mieux avoir tort avec Sartre (résistant à la terrasse du Café de Flore et promu de ce fait(?)justicier épurateur à la libération) , que raison avec ARON, rare personnalité lucide persévérant seul ou presque contre tous ces années là .

    La France c’était (c’est encore?) une sorte d’ URSS molle .

    Une fois de plus , de là…. NOE émerge brillamment .

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  4. Merci encore pour ces réflexions qui aident à un meilleur entendement de ce qui fut et qui nous attend. Le cas Lénine n’est pas un personnage inconnu dans l’histoire. Il rejoint les caractériels dangereux de la dimension des Robespierre, Hitler, Kadhafi et il fut comme les Allemands l’ont bien compris une arme éventuelle. La Russie me fait penser à la Mer Noire avant la remontée du niveau de la mer. Séparée longtemps de la Mer Méditerranée un jour le niveau monte avec la fonte des glaciers. De même et subitement après 1905, puis la grande guerre, le seuil de l’insupportable arrive et c’est le franchissement au point que c’est le sauve-qui-peut pour tous. L’eau arrive en cataracte et c’est un cataclysme. L’enzyme introduite par wagon plombé du train Zürich-Sassnitz fait tout exploser. Ainsi comme en France, un pouvoir mou indécis, amateur de bon mots, arrivé là par défaut car absolument pas fait pour le pouvoir, n’arrivant pas à nommer les causes, bafouilleur incapable de lire un papier, laisse un boulevard aux totalitaires qui peuvent massacrer. La Russie fut ainsi violée comme l’Allemagne avec les réparations (cf Keynes). Les viols sont différents mais c’est une brutalité qui arrive en pleine figure des peuples et les torture au point qu’il vont attraper le premier fou simpliste et obsessionnel venu présenter un bouc. La Russie était si protégée avec son stomate de Saint Petersburg, sa police, son administration qui décidait de tout, ses moujiks si héroïques et crédules car analphabètes que lorsque la modernité arriva avec ce chemin de fer des français (non-payé) traversant l’immensité en répandant des nouveautés incroyables, ils tombèrent dans la nasse. Depuis le siècle des lumières les Européens de l’ouest avait digéré la modernité en 150 ans. Elle arrivait en Russie en faisant exploser la grille de Saint Petersburg en une fraction d’espace-temps amenant des socio et psychopathes enragés. Le peuple russe fut violé et il n’y avait aucune gendarmerie à l’horizon! Effectivement c’est vers 60-70 ans que chacun comprend mieux car alors l’espace-temps offre un référentiel plus correct. En 1985 -87 l’URSS mourait pile à l’heure et la Russie sortait enfin du déni.

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  5. Effectivement dans quel pays sommes-nous? Il y a tant de professeurs d’Universités, d’agrégés, de hauts-fonctionnaires, de politiques et de ministres voire premiers ministres, d’émissions de télévision gauchiste faisant la procès continuels de l’horrible capitalisme sur des chaînes financées par l’impôt dont le syndicats majoritaire est rouge profond, d’artistes si bons personnellement mais avec des « comint-out » publics télévisés à la pol-pot, bref tout ces gens de talent préfèrent et c’est clair, le socialisme qui est une infirmité intellectuelle grave. A quoi servent ces concours à l’ambiance « Germinal » à la Zola pour donner à cette nation une élite non seulement imbécile en économie mais surtout comme vous le soulignez aussi ayant nié les premiers graves crimes contre l’humanité ? En effet le socialisme précède le nazisme et perpétra les plus graves crimes avec les premières purges abominables dès le début avec Lénine puis de Staline avec Holodomor bien avant l’horreur hitlérienne vis à vis des Juifs. Et le pouvoir en France confie les plus haut-postes à ces infirmes du raisonnement et de la probité intellectuelle pour éduquer la jeunesse tout en les décorant! Quelle Ersatz-Elite jusqu’en mai 201

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    • 2017 ? Excuses

  6. Bonjour

    Pourquoi cet aveuglement des élites du régime? A t-on oublié que la révolution soviétique a été qualifiée de fille de la révolution française ? Il est courant que les mères s’aveuglent sur les défauts de leurs filles.
    Quand à l’attrait du communisme, comme perspective eschatologique pour une grande partie de la population, il suffit de revoir Métropolis ou Les Temps modernes pour le comprendre.

    A propos, l’interview récente d’un des fondateurs de Facebook est assez édifiante. Il révèle qu’ils ont sciemment exploité une faille psychologique du cerveau humain pour réussir, sans vergogne. Et entre autres, il rappelle, à propos des recherches sur l’immortalité, dont il serait un des premiers bénéficiaires grâce à ses milliards, une remarque attribuée à Warren Buffet: donnez nous quelques centaines d’années supplémentaires à nous autres milliardaires et alors là vous verrez ce qu’est vraiment l’inégalité de répartition des richesses! Nous ne sommesplus très loin de Zardoz (de John Boorman) nanard assez croquignolle dans sa forme, mais qui me semble de plus en plus prophétique sur le fond.
    Par ailleurs, il faut se demander s’il existerait un socialisme ou même un communisme sans le christianisme auparavant: comment concilier la notion de fraternité et de charité avec l’impératif de tout piétiner pour avoir la meilleure part à l’auge ? (cf Léon Bloy.) Martin Luther ( je crois) avait trouvé l’astuce théologique permettant de concilier les deux. Ceux qui ont la chance de toucher des dividendes ou des bonus de Monsanto lui doivent beaucoup!
    Il subsiste une différence fondamentale entre le socialisme soviétique et le national socialisme: ce dernier manifeste la régression vers les pulsions animales suite à une destruction de culture; ceci fut fort bien imagé par Chaplin ( processus re-décrit plus tard par R. Girard ) dans les Temps modernes: Charlot, acculturé puis réduit à l’état de rouage dans une chaîne de production soumise à la rentabilité au profit des actionnaires retourne à l’animal. D’ailleurs le nazisme rejeta violemment le christianisme , ce qui fit qu’il sombra dans le crime contre l’humanité.
    le communisme aussi rejeta la religion en raison de la collusion de classe et par volonté « animale » d’universalisme totalitaire.
    Cordialement.

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    • « le communisme aussi rejeta la religion en raison de la collusion de classe et par volonté « animale » d’universalisme totalitaire. »
      La différence fondamentale entre communisme et nazisme reste donc à prouver…
      Déni de l’individu, retour aux pulsions « animales », horizon indépassable (et inatteignable, d’ailleurs), etc, etc. Les points communs sont innombrables.

    • La difference entre le communisme et le nazisme reside dans le millenium a atteindre:
      – nazisme: la sainte nation allemande
      – communisme: le peuple avec une classe unique

      Dans les moyens, les deux se sont autorisees a tout pour faire advenir le millenium (tres probablement du au fait que ces milleniums sont terrestres).

      En particulier le fait de devenir des Etats policiers afin de controler l’interieur, d’ou le totalitarisme.

      Elles ne sont pas les seules. On peut aussi y faire rentrer le mahometisme orthodoxe (la, le millenium est aussi terrestre contrairement à ce que on pourrait croire au premier abord).

    • Vous voulez dire qu’il y a une différence entre la ferme où les cochons sont chefs, avec les chiens comme bras armé, et une autre ferme où les chefs seraient, disons, des moutons, avec des aigles comme bras armé? Eh ben, quelle grosse différence ça fait pour les poules et les ânes…
      Je ne vous rejoins pas tout à fait sur le verbe « devenir », car à mon avis cela fait partie intégrante du projet d’origine, dans tous les cas de figure.
      Je lisais récemment un essai sur les parallèles (et différences) entre « politiquement correct » et religion, voire néo-marxisme. Très instructif. Toute idéologie qui prétend détenir la vérité absolue est destinée à devenir totalitaire. On y est.

    • Cher monsieur,

      J’adhere a votre analogie animaliere. Cependant, cela est effectivement vrai pour tous ceux dont le millenium est terrestre et qui s’autorise a tout pour le faire advenir. Comme vous le dites justement, le politiquement-correct est une arme comme une autre (entierement d’accord avec vous a ce sujet).

      En revanche, je n’ai pas saisi le sens de votre paragraphe sur le « devenir ».

      Enfin, nous pensons tous detenir la verite. Chacun d’entre nous pense detenir la verite, consciemment ou inconsciemment. Meme si untel dit penser ne pas detenir la verite, il est oblige d’avoir une verite pour vivre et pour faire ses choix; en disant cela, une telle personne dit simplement qu’elle n’est pas omnisciente et qu’elle est faillible (acceptation de son humanite donc).
      La difference provient de leur rapport a autrui et des moyens qu’ils s’autorisent face a autrui:
      – Certains sont intolerants, sans etre proselytes. C’est le cas du nazisme (le fait d’etre allemand est un critere difficile a satisfaire car terrestre; en cela, une telle societe est fermee; au contraire du fait d’etre francais, dont les criteres sont celestes; d’ou le fait que la definition de Renan peut paraitre la definition d’une religion).
      – Certains sont intolerants tout en etant proselytes. C’est le cas du communisme. Et du mahometisme orthodoxe.

      En particulier, qu’est-ce la tolerance? C’est le fait d’accepter que d’autres aient une verite differente (la faillibilite implique donc la tolerance). Les nazis etaient moins intolerants que les cocos ou les soldats d’Allah, car les nazis etaient intolerants a l’interieur, mais pas a l’exterieur. Les cocos et les soldats d’Allah sont intolrants a l’interieur et a l’exterieur.

      Cela dit, etre tolerant ne veut pas dire accepter l’etranger chez soi. On conoit que l’etranger, celui qui est mu par une verite differente, puisse exister. Mais on aimerait aussi pouvoir vivre en paix. Donc chacun chez soi. Au contraire du nazisme qui nie le droit a l’existence de l’etranger; le nazisme n’etait pas proslyte (du fait de son critere d’appartenance qui est d’essence terrestre), tolerait les autres a l’exterieur, mais les considerait d’une dignite inferieure, entre l’allemand et les animaux; en cela, le reste du monde etait une contrainte terrestre, naturelle, mais surlequel la sainte nation allemande avait tous les droits.

      Certes, nous sommes dans les nuances, et je reconnais que mon expression n’est pas forcment claire, mais ces nuances sont importantes, tres importantes. Nous pouvons detenir une verite, etre tolerants, et vouloir vivre en paix dans notre espace de paix – ce n’est pas incompatible, mutuellement exclusif. (A vrai dire, il me semble que accepter l’etranger chez soi est un suicide puisque cela detruit l’espace de paix.)

      Notons aussi que seul le christianisme fait la distinction entre l’Eglise et l’Etat, entre le spirituel et le temporel (entre la verite celeste et la verite terrestre). Pour tous les autres, les deux sont fusionnes (en particulier chez ceux sont le millenium est terrestre).

    • Notons aussi que seul le christianisme fait la distinction entre l’Eglise et l’Etat, entre le spirituel et le temporel, entre la verite celeste et la verite terrestre, entre la religion et la nation.

    • Très intéressant votre développement. Je reviendrai. Pour l’instant, une petite précision. Vous disiez:
      « En particulier le fait de devenir des Etats policiers afin de controler l’interieur, d’ou le totalitarisme. »
      Voici le sens de mon paragraphe avec « devenir » 😉
      Quant à l’analogie animalière, je suis juste un fan inconditionnel d’Orwell. Chacun ses défauts 🙂

    • Nous n’avions pas du tout deviné. #cochonnapoleon

    • @idl
      Je marquais simplement mon absence de mérite sur la question et j’en profitais pour un petit clin d’oeil pas du tout hors sujet.
      @Lycande
      Je ne serais pas aussi affirmatif que vous quant au non-prosélytisme des nazis. En fait, mon emploi de ce terme est plus une paresse qu’autre chose, j’ai toujours beaucoup de mal à les distinguer des fascistes italiens ou autres fascistes de l’époque (Hongrois, Roumains, etc). Je pense aux alliances nouées un peu partout en Europe (de Norvège en Espagne et en Roumanie, en passant par la Hongrie, la France et j’en passe). Et aussi au respect jamais caché pour les Anglais (parce que germaniques? je ne saurais pas le dire).
      Il est normal que l’extrême droite retourne vers les « racines » et adopte les approches racialistes du XIX-ème siècle, tandis que l’extrême gauche « progressiste » récupère le discours « moderne » de Marx (même s’il est né également au XIX-ème) qui prône la « lutte des classes ». Mais, en fait, quelle est la différence? Les deux nient l’individualité des gens et les renvoient à leurs origines, seulement les critères pour déterminer ces origines changent.
      Oui, je sais, la « gôche » a gagné la bataille des idées, elle a dû mieux comprendre les réflexions de Gramsci. Mais le fait de répéter ad nauseam un mensonge n’en a jamais fait une vérité.

    • Cher ami,

      Je suis effectivement en désaccord sur le fait que les nazis auraient été prosélytes. Cela va contre leur essence même. Moi, par exemple, sans être juif, je n’aurais pu être allemand selon leurs critères. Ils ne cherchaient à faire devenir le monde entier allemand. Non, les gens comme moi faisaient simplement partie de la faune, comme le chat, le chien, et le poisson. Seuls les allemands bons et purs auraient pu accéder au millénium.
      Ensuite, oui, ils ne sont pas pour autant idiots. Ils ne sont pas partis bille-en-tête «Nous VS The World», défaite certaine et assurée. Et oui, ils ont cherché des alliés. Ce n’est pas pour autant qu’ils considéraient ces alliés comme des égaux. Croyez-vous que Hitler appréciait Staline? Et réciproquement? Et pourtant, l’un comme l’autre ont établi le fameux pacte Molotov-Ribentropp. (Et alors que Staline avait lu «Mein Kampf», dans lequel, est-il besoin de le rappeler, Hitler décrivait précisément ses objectifs, en particulier de s’emparer du grenier à grain qu’était l’Ukraine puis d’annihiler les russes afin d’installer la sainte nation allemande dans l’anneau d’or. Donc Staline était parfaitement au courant des intentions ultimes d’Hitler lorsque le pacte fut conclu.)
      Faut-il aussi rappeler que Rudolf Hess (vice-Führer) s’auto-parachuta seul en Écosse en 1942 afin de conclure une trêve avec les anglais pour faire la guerre à Staline (sur l’idée que deux fronts n’étaient pas soutenables).
      Le plan d’Hitler était simple: 1. la grande Allemagne (sudètes, anschluss, etc.), 2. la Pologne, 3. la France, 4. l’Angleterre, 5. l’Ukraine (le blé) et la Roumanie (le pétrole), 6. Moscou.
      Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

      Pour revenir au prosélytisme, c’était en revanche le cas du communisme: ils voulaient intégrer le monde entier dans leur millénium, que chaque personne devienne communisme. À nouveau, à l’opposé, je ne serai jamais un bon et pur allemand – cela est impossible.

      En revanche, le «respect jamais caché pour les Anglais» m’est inconnu. Il me semble ne jamais avoir rien lu sur ce sujet. À quoi faites-vous référence?

      Aussi, vous avez l’air de dire que le totalitarisme est une fin en soi. Pas du tout d’accord. Je crois que le totalitarisme est un moyen afin de faire advenir le millénium. Le totalitarisme vient simplement du fait qu’il y a des ennemis à l’accomplissement de ce millénium (curieusement!), et ce même parmi les vrais bons purs allemands (Stauffenberg). Simplement, c’est une question de survie. Sans contrôle total de la société civile, il pourrait y avoir des voix dissidentes qui freineraient voire arrêteraient le millénium, ou même prônerait l’avènement d’un autre millénium (ici, je suis faible, car pour quelles raisons les porteurs du millénium (les vrais croyants) seraient forcément fanatiques et intolérants? Car, comme le montre l’Église catholique, un vrai croyant n’est pas forcément ni fanatique ni intolérant – mais il est vrai que son millénium est céleste.).

      Également, je ne comprends pas votre paragraphe «Il est normal que l’extrême droite retourne vers les « racines » et adopte les approches racialistes du XIX-ème siècle, tandis que l’extrême gauche « progressiste » récupère le discours « moderne » de Marx (même s’il est né également au XIX-ème) qui prône la « lutte des classes »».
      À quoi faites-vous référence?

      Ensuite, je suis d’accord sur le fait que l’approche des deux est holiste: ce qui compte est l’accomplissement du millénium, et si il faut sacrifier quelques bons et purs allemands (beaucoup?), alors ainsi soit-il.
      Autre chose: existe-t-il une autre religion hormis le judéo-christianisme qui prône l’individualisme?

      En revanche, je ne comprends pas votre idée sur «les deux (…) les renvoient à leurs origines»? À quoi faites-vous référence?

      Ensuite, il est tout à fait certain que la gauche a mis-en-œuvre Gramsci. Dans ce cas, il me semble que c’est à nous de partir en méta-politique. Si la gauche a appliqué Gramsci, c’est bien parce que ils sont intolérants et prosélytes. Ils sont de vrais croyants animés d’une flamme pour accomplir leur millénium, millénium qui doit advenir coûte que coûte, parce que c’est le Bien, et que eux le savent, même si, nous, nous ne le savons pas.
      A contrario, ceux qui ne sont pas gauchos, sont tolérants, dociles, et pacifiques. Louis XVI s’est laissé tuer. Louis-Philippe Ier s’est laissé abdiquer. Napoléon III a relâché son emprise politique au fur et à mesure ce qui entraîna la dépêche d’Ems. L’un des camps est pacifique et l’autre est prêt à recourir (et a recouru) à la violence. On se pose vraiment la question de l’issue? «Ah oui, la gauche est reine, je ne comprends pas.» Est-ce bien sérieux?
      Nous n’avons pas à appliquer le programme de Gramsci qui est de l’agression, de la violence et de la contrainte – au contraire, nous devons le rejeter car nous n’avons aucune ambition d’asservir l’autre. Juste à affirmer qui nous sommes. Et à créer notre propre élite qui nous représentera, avoir nos propres arts, presses, médias, et écoles (voire notre propre administration).

      Et si répéter un mensonge n’a jamais changer la vérité absolue, cela change effectivement la vérité inter-subjective. Comme on peut l’observer, les méthodes de Gramsci sont très efficaces.

    • «respect jamais caché pour les Anglais»

      wallis simpson est une espionne / amie de ribbentrop.
      lacroix riz le dit, regardez o\u ils se sont mariés.

      il ne faut pas confondre le « nazisme » de la guerre avec le nazisme d’avant guerre:
      Staline ne pouvait vivre sans faire la guerre à l’allemagne, parce que le communisme est un ponzi ,comme daech, (financé aussi par l’epargant français via les emprunts russes ainsi que toutes la classe poltiques+banques de l’époque)

      L’Allemagne pouvait économiquement vivre sans la guerre (cf sa balance commerciale)

    • Même si ce n’est pas l’endroit idéal pour ce genre d’échange, et qu’il y déjà quelque jours qui sont passées, je vais essayer de répondre. Je commence avec les choses simples.
      Le respect pour les Anglais? Regardez le traitement réservé aux prisonniers. Rappelez-vous le nombre de fois qu’un armistice avec l’Angleterre a été envisagé, et l’humiliation n’était pas au menu. La démarche de Hess, effectivement… etc.
      « Discours racialiste »: la supériorité de la race blanche a été puissamment théorisé au XIXe, avec à la clé des expositions qui montraient les peuples inférieurs, pour confirmation, si le doute aurait encore hanté certains esprits. Une vraie base scientifique avait été construite, les racistes en herbe genre Hitler avaient le terrain bien préparé, la population était très ouverte à ce genre de discours.
      « Les deux renvoient aux origines »: l’extrême droite renvoie l’individu à son origine ethnique (raciale), tandis que l’extrême gauche le renvoie à son origine de classe (sociale). Les deux nient l’individualité des gens, seules les masses comptent, et surtout les origines.
      Je crois que nous avons un désaccord de fond. Pour moi, l’idéologie est (pour les meneurs) un simple moyen (mais très puissant) pour argumenter la mise en place d’un système totalitaire. Car le pouvoir est, pour les humains, un moteur d’une force insoupçonnable… Le millénium est juste un rêve qu’on vend aux masses pour les convaincre de déléguer le pouvoir à qui de droit. Pour avoir vécu de l’intérieur ce « rêve », je peux vous dire que (sauf possible exception que je n’ai pas eu l’honneur de connaître) les dirigeants étaient des pragmatiques qui ne s’intéressaient qu’à leur bien propre et personnel.
      Chaque voix dissonante représente un danger pour la pérennité de leur pouvoir, c’est aussi simple que ça. « 1984 » offre, de ce point de vue, une explication exceptionnelle, d’autant plus qu’elle vient de la part de quelqu’un qui se considérait « de gauche ». Il n’est plus question de millénium, qui est devenu une question tout à fait subsidiaire.
      Quant au prosélytisme du communisme, il est « internationaliste », oui, mais pas prosélyte à l’intérieur. Le « bourgeois » est l’ennemi de classe qu’il faut écraser, détruire, pas le convertir. En écoutant le discours de gauche aujourd’hui, on observe aisément que rien n’a changé: le « riche » est le diable incarné (à partir de 4k€ pour Hollande, par exemple). Au contraire, tout Allemand était censé devenir nazi (un peu prosélyte, non?).

  7. Parler d’idéologie est une chose.
    Mais rechercher qui l’a semée, entretenue, instrumentalisée nourrie, dévoyée est certes bien plus dérageant, mais bien plus profitable.
    Surtout pour qui veut comprendre son succès. Et à fortiori, pour qui l’estime injustifié.

    – Entre un LÉNINE venant de SUISSE dans son train plombé traversant l’ALLEMAGNE.
    – un TROTSKI au passeport AMÉRICAIN* venant tous frais payés des USA,
    faudrait quand même relativiser l’importance du bien fondé de l’idéologie dans le déroulement du processus.

    Rappelons quand même que cette idéologie fut imposée par une incroyable sauvagerie au et envers le peuple… par TROTSKY!!!

    L’adhésion au communisme fut surtout contrainte, ou le fait de gens intéressés par une plus-value.
    Dans ce contexte, l’idéologie a-t-elle vraiment de l’importance?

    Et si en fait, cette idéologie n’était que l’indispensable pendant d’un capitalisme dévoyé?
    …Et véritable miroir aux alouettes pour intelligentsia.

    * Voir bio Wikipédia Trotski ref/note N° 13

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    • Il parait que l’histoire du train plombé est une légende…

      Voici une anecdote que je trouve la meilleure pour comprendre ce cirque puisque tout a commencé à la Révolution française (« la mère de tous les.. » avant cela Fenelon , encore avant Spartacus?).
      Une révolution qui porte bien son nom car une révolution ne permet que le retour à l’état initial et dont la commémoration par Mitterand a été pensée depuis le palais de l’Elysée entre deux Chardonne.
      Un hôtel que Napoléon voulait absolument.

      Je me souviens qu’à la cité de la villette avaient été réalisés pour l’occasion des tas de briques siglées 1789 bastille…
      J’avais vu le défilé -d’ailleurs dégueulasse- en Angleterre : ils étaient atterrés. LOL.
      Je me souviens aussi des chants à l’ecole primaire sur les aristocrates « ah ça ira on les pendra », alors que l’ENA tenait déjà le pays en 1989…

      De même Macron souhaite fêter mai 1968…

      Sur la terre du milieu de Mackinder, -mais aussi sur le retour à l’état initial!-, l’un des plus beau objet que j’ai jamais vu (en photo) est l’épée du GLE Eblé.
      L’épée a peut être servi à faire les pontons sur la Berezina. Il faut savoir qu’il y a là bas des dizaines d’armées enterrées les unes sur les autres.
      Pour un retour à l’état initial. Puisque toutes ont fait l’aller et le retour. Y compris donc des allemands sous Hitler alors qu’il savait cela.

      Cette épée m’a fait le même effet qu’une photo des Romanov (ou une relique de Marie Antoinette).

      Et c’est grâce à cette épée que j’ai compris que Merkel & Obama allait entamer leur chute face à Moscou début 2015. Comme hitler en son temps.
      Même Gerald Celente avait dit +-« les Russes vous attendrons jusqu’à bouffer des graines de tournesol »

      Aujourd’hui la Russie est débarrassée, nous sommes du mauvais côté du mur.

  8. Très bel article !

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  9. très bon article.

    Deux remarques :
    je confirme l’aveuglement des manuels scolaires et la mise en avant de Staline et non du communisme en tant que tel.
    Parmi les livres les plus émouvants (et dont la lecture devrait figurer dans les programmes scolaires), je ne saurai trop recommander « L’élimination » de Rithy Panh

    Dans un autre ordre d’idée, merci d’avoir mentionné les conséquences de la dislocation de l’Autriche-Hongrie (événement dans lequel la France a une lourde responsabilité). A quand un article pour examiner en détail ce bouleversement majeur ?

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    • Il me semble que, de manière générale, on analyse la situation de l’Autriche-Hongrie seulement par le prisme de l’Autriche qui, du Tyrol à la Galice, a eu une approche plutôt civilisée et apaisée de la question des minorités nationales. Et on oublie que, depuis 1867, il s’agissait d’une structure duale, dans laquelle le Parlement de Budapest avait le contrôle sur la moitié du territoire.
      Pour des raisons historiques et culturelles assez profondes, l’attitude des Hongrois a été bien différente, la plupart des minorités sous leur coupe étant assez clairement opprimées et bridées. Je donne pour seul exemple le choix fait par la minorité allemande de Transylvanie, en 1918, de soutenir le rattachement de la Transylvanie à la Roumanie plutôt que sont maintien à l’intérieur de la Hongrie.
      On peut débattre sur la manière dont les nouveaux pays ont été accueillis, sur l’inefficacité de la SN, sur l’aveuglement des Français ou des Anglais face à la menace Soviétique – où je donne encore l’exemple de la Roumanie, qui a tué dans l’oeuf la République Soviétique de Hongrie en 1919, pour se faire remonter les bretelles par la France et l’Angleterre, jusqu’à être exclue de la conférence de paix (sans oublier bien sûr la Pologne et son miracle de la Vistule)…
      Non, le démantèlement de l’Autriche-Hongrie était à mon avis inévitable, c’est la suite qui a été très mal gérée.

    • Pour l’Autriche-Hongrie, j’y travaille. Mais le sujet est si riche et complexe que je ne cesse de l’approfondir avant de pouvoir le publier.

    • Oui pour l’Autriche-Hongrie, vous pouvez nous parler de Béla Kohn.

    • Il semble que mon précédent commentaire soit passé à la trappe…
      Brièvement, je reprends: L’Autriche-Hongrie a été l’Autriche (avec l’actuelle Autriche, la Tchéquie, le Tyrol et la Galice), mais aussi la Hongrie, avec ses possessions « historiques » (la Slovaquie, la Transylvanie, la Croatie, la Voïvodine…) Et le traitement de la question « nationale » n’a été pas du tout comparable des deux côtés de la monarchie.
      Béla Kun? Belle histoire, celle d’un Etat communiste en plein coeur de l’Europe, tentative détruite dans l’oeuf par la Roumanie. Et grande preuve de l’aveuglement des pays occidentaux (déjà…), qui n’ont pas voulu laisser la Roumanie faire et qui le lui ont fait payer par la suite.

    •  » …l’aveuglement des manuels scolaires… »
      Euh … Guillaume_rc … « l’aveuglement » ?… ou la volonté délibéré de désinformer ?
      N’était-ce pas plutôt que le système scolaire et affidés, était partie prenante de cette idéologie ?

  10. L’idéologie communiste se poursuit en effet sous des formes diverses; l’une d’elles est cette paranoïa de l’égalité, si présente chez nous, qui est plutôt de « l’aigalitarite aigûe » et qui permet à des hommes comme Piketty d’avoir autant de succès.

    Répondre
    • Tout à fait d’accord. Ce communiste qui se permet de donner des leçons de morale à Macron à propos de sa politique fiscale !

  11. Je ne vois qu’ un seul avantage à la victoire du communisme en Russie….On sait que dans la réalité celà ne marche pas.

    Répondre
    • Mais visiblement tout le monde ne semble pas encore l’avoir compris.

    • Ceci étant il n’était nullement besoin de l’expérimenter pour le savoir. Nombre d’auteurs et d’économistes avaient relevé la fumisterie de la pensée marxiste.

    • Notamment :
      Paul Leroy-Beaulieu (1843-1916), gave warning in his important work, Collectivism (1885):
      « How can liberty exist in a society in which everyone would be an employee of the state brigaded in squadrons from which there would be no escape, dependent upon a system of official classification for promotion, and for all the amenities of life! . . . The employee (and all would be employees) would the slave, not of the state, which is merely an abstraction, but of the politicians who possessed themselves of power.

      A heavy yoke would be imposed upon all, and since no free printing presses would exist, it would be impossible to obtain publicity for criticism or for grievances without consent of the government. The press censure exercised in [Imperial] Russia would be liberty itself compared to that which would be the inevitable accompaniment of collectivism . . . A tyranny such as has never been hitherto experienced, would close all mouths and bend all necks. »

    • Lors des dernières élections présidentielles (mai 2017 et non pas octobre 1917!) un candidat qui prône le « bolivarisme » qui n’est autre chose que du communisme a obtenu près de 20% des suffrages en … France alors que cette idéologie a mis le Venezuela, pays potentiellement le plus riche au monde, en faillite!
      Il y en a qui enterrent le communisme un peu vite!

    • Le communisme c’est le socialisme en action. Son rôle historique est peut-être d’avoir détruit les vieilles sociétés traditionnelles d’Asie et de permettre ainsi le triomphe mondial du capitalisme.

      L’Union indienne en est un parfait exemple en creux. Le socialisme soft y a été incapable de réduire le système des castes qu’un pouvoir communiste aurait impitoyablement éradiqué. Les Indes qui devraient être parmi les premières
      puissances mondiales en a hérité un retard économique et politique d’au moins un demi siècle.

  12. Je ne compte pas les collègues qui tiennent encore le discours qu’au fond, c’est une belle idée… Au fond et sans l’exprimer, ils pensent toujours que la marche vers l’égalité demeure le sens de l’histoire.

    Précisons que parmi eux, beaucoup se pensent « de droite »…

    Vous me direz que c’est un moindre mal…

    Répondre
    • Vous êtes au « parlement européen »?

    • Une belle idée ?

      Dès le XIX° siècle, Clemenceau disait « Le socialisme c’est un rêve de caserne ».

    • Clemenceau:
      « Sa femme ayant une liaison avec son jeune secrétaire précepteur des enfants, il fait constater l’adultère et l’envoie brutalement quinze jours dans la prison Saint-Lazare pour adultère (alors qu’il a eu lui-même de nombreuses liaisons féminines, on lui en attribue environ 800) »

      =>Clemenceau = ?

      Le communisme c’est un peu comme Daech (ou les 35heures) des scenarios pourris ressortis politiquement d’une bibliothèque qui ont:
      en France fait oublier les scandales (Panama, emprunts Russes ponzi…), datant de Clemenceau
      en Allemagne fermé un second front.
      pour les US se servir sur l’europe et la Russie…

      En fait le communisme est juste un outil pour des puissances étrangères à la Russie. Et il est devenu ingérable comme Daech. Sauf pour le deep state qui en a bien profité.

      Sinon, j’évoque l’union européenne car mein kampf (si l’on remplace les « aryens » par les « aristocrates » de Nietzsche) est un livre à 90% en réaction au marxisme.
      Et, hormis pour ses industriels à court terme évidemment, la politique de Merkel est la négation puérile de Mein kampf.
      Si A n’a pas fonctionné alors je fais non A.

      Merkel & l’union européenne sont communistes.

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