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Les jeunes chefs féminins sont l’avenir du Brésil. Elles innovent en gardant des cuisines classiques ce qu’elles ont de meilleur. Elles utilisent le manioc, le maïs, la châtaigne de Para, l’huile de palme, l’okra, les crevettes desséchées et de nombreux produits de l’Amazone. Elles s’inspirent des cuisines locales, portugaises et africaines. Fusion des cultures culinaires et des produits.

–            Bel Coelho, une bombe de 33 ans, est la chef de Dui à São Paulo. Elle fait des Coquilles Saint- Jacques à la purée d’igname – blanc sur blanc – de toute beauté. Aussi un canard au jus de manioc parfaitement confit.

–            Toujours à São Paulo, Helena Rizzo – une autre beauté de 32 ans qui fit des études d’architecture et fut mannequin – est le chef de Maní, un petit restaurant moderne. Elle nous a préparé un “œuf parfait”[1]  accompagné d’une émulsion de pupunha (palmier pêche) et un rosbif fumé en croûte de Lapsang Souchong (thé fumé au-dessus d’un feu d’épicéa ou de cyprès) au goût surprenant mais parfaitement conçu. Suivait un flan de fromage au sorbet de goyave du meilleur effet.

–             Après avoir été chef au Palais présidentiel, Roberta Sudbrack a ouvert son restaurant éponyme dans le quartier du Jardin botanique de Rio. Elle nous a fait un pagre en vinaigrette très goûteux et un très bon canard cuit dans de la bière additionnée de fruits secs et servi avec du jus de manioc.

 

Si vous allez à São Paulo ou à Rio, allez voire ces dames!

 

Au Brésil les femmes ne sont pas qu’au piano. La présidente du Brésil et celle de Petrobras, grande société pétrolière et la plus grande société d’Amérique latine, sont des femmes. Quelle leçon en tirer ? Sans doute aucune. Quoique….

 

Dutronc  de chanter:

J’aime les filles des hauts fourneaux

J’aime les filles qui travaillent à la chaîne

Toujours en paraphrasant je dirais plus simplement :

J’aime les filles aux fourneaux

J’aime les filles qui se déchaînent

 

François Brocard

[1] Œuf cuit à 65ºC, température à laquelle le jaune est liquide et le blanc est encore moelleux. Ce n’est donc ni un œuf dur, ni un œuf mollet, ni un œuf à la coque…

Catégories: Lettres Arts

Auteur: François Brocard

Gastronome amateur. HEC et Harvard (MBA). Investment Banking à New-York, Paris puis Londres (Morgan Stanley 1968-1986 ; BNP 1986-1997). Passionné par la cuisine et l’histoire de la gastronomie française. Membre de clubs gastronomiques (Club des Cent, Académie de la truffe et des champignons sauvages, etc.). Contributions au Oxford Symposium on Food & Cookery (conférence sur « Authenticity and gastronomic films » 2005) et au Oxford Companion to Food (article « Film and Food » 2006).

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2 Commentaires

  1. Et pour se mettre dans l’ambiance, revoir “Woman on top” de Fina Torres, avec Penélope Cruz. 😉

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  2. Vous avez bien raison, surtout si ce sont de délicieuses bombes et si en plus elles vous gâtent avec des mets exquis….

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Commentaire

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