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Charles Gave

Les trois Crises n’en sont qu’une.

A ma grande surprise, un certain nombre de grands esprits qui sévissent dans les sphères de l’information officielle avancent une idée nouvelle.

 Selon eux, nous avons été les victimes de trois crises successives qui ont été

  1. D’abord le Covid.
  2. Ensuite une crise énergétique.
  3. Et enfin une guerre.

Bien entendu, ces trois crises n’auraient rien à voir les unes avec les autres et nos gouvernements et notre administration (que le monde entier nous envie) se sont extrêmement bien débrouillés compte tenu des difficultés et nous serions bien ingrats de ne pas les en remercier.

Je souhaite à ces héros de la pensée indépendante et courageuse de faire la carrière qu’ils méritent et que leur force de caractère et leur indépendance d’esprit justifient.  Mais il me semble qu’une explication alternative peut sans doute être apportée à chacune de ces crises, et c’est à ces explications que je vais m’attacher.

Commençons par le Covid et revenons au début de 2020.

Une pandémie qui vient de Chine (elles viennent toujours de Chine, comme les idées stupides viennent toujours du boulevard Saint Germain…) fait son apparition en France.

Notre système hospitalier (également le meilleur du monde) est pris totalement au dépourvu, mais se reprend rapidement sous la conduite d’une administration hospitalière bien plus nombreuse que le personnel soignant.

Et ces génies, dont les chefs sortent de l’ENA, ce qui assure de leur compétence, prennent les mesures qui s’imposent, nous enferment , ferment les écoles, ferment les entreprises, ferment les restaurants…

Quelques incompétents à l’esprit chagrin tels les professeurs Raoult et Péronne s’élèvent contre ce qui leur paraît être une monstruosité scientifique, mais la presse veille et ils sont rapidement déconsidérés.

Mieux même, un pays européen, la Suède, dont tout le monde connait le coté retardataire et antisocial et où la Constitution précise qu’en cas de pandémie, ce sont les spécialistes qui doivent prendre les décisions et non les politiques ne ferment ni écoles, ni restaurants, ni entreprises tout en conseillant aux vieux, qui, du reste, sont les seuls àmourir, de rester chez eux et de ne pas s’approcher de leurs enfants ou petits-enfants.

Je renvoie les lecteurs aux articles publiés par notre presse et nos médias sur le désastre qui allait frapper la Suède.

Résultat.

Depuis le début de la pandémie, la Suède , ajustement fait pour la différence des populations, a connu beaucoup moins de victimes que la France comme en fait foi le graphique suivant.

 

 

La Suède a plus de victimes en 2020, (courbe bleue au-dessus de la courbe rouge), comme l’avait prédit l’immunologiste Suédois, et ensuite beaucoup moins (courbe bleue en dessous de la courbe rouge).

Et l’économie Suédoise n’a pas été détruite, pas plus que leurs comptes publics .

 La production industrielle Suédoise est en hausse de 4.8 pour cent depuis le 31 décembre 2019 alors qu’en France nous sommes en baisse de 1.4 pour cent.

Pendant la même période, la dette étatique en pourcentage du PIB en Suède est passée de de 31 pour cent du PIB … à 30 pour cent, tandis que la nôtre grimpait de 100 à plus de 120 .

Et je ne parle pas du fait que les vaccins ne protègent pas contre la contagion, des effets secondaires de ces vaccins sur des gens qui n’étaient pas en danger, de la corruption évidente dans l’achat de ces vaccins par l’Europe, des personnels hospitaliers virés sans cause, des atteintes à nos libertés publiques…

D’ailleurs le gouvernement est tellement fier de lui qu’il a fait classer tout l’historique de ses actions en « Secret Défense»  pour les trente ans qui viennent .

On ne saurait admettre plus franchement que ce gouvernement a été d’une incompétence criminelle dans la gestion de cette première crise.

Venons-en à la crise énergétique, qui avait commencé bien avant l’invasion de l’Ukraine. La position du gouvernement était tres simple, orientée qu’elle était autour de deux objectifs.

  1. Sauver la planète (et s’assurer que les écologistes soutiendraient le gouvernement).
  2. Construire un état européen ( Et donc , pouvoir continuer à emprunter sur les marchés , en donnant la garantie de l’Allemagne aux emprunts français, ce qui exigeait de foutre en l’air EDF, ce qui fût fait, à la satisfaction des autorités allemandes et de Bruxelles).

Et donc, tous les investissements allèrent aux moulins à vent et aux miroirs magiques, rien au nucléaire et encore moins au pétrole et au gaz naturel.

Dès 2018, dans tous mes papiers et dans toutes mes interventions sur le net, j’alerte sur les dangers de cette politique qui nous amenait inéluctablement à une crise énergétique sans précédent.

Cela n’a pas empêché madame Borne lorsqu’elle était ministre de la transition énergétique de fermer Fessenheim tout en préparant la mise hors service de la moitié des réacteurs français , ce que commença à mettre en œuvre monsieur Lévy, le PDG d’EDF.

Heureusement, dans notre beau pays , le crime ne paie pas.

SUn an plus tard, monsieur Levy était viré sans ménagement pour avoir suivi les ordres de madame Borne tandis que cette dame était promue premier ministre et qu’EDF était nationalisée parce qu’en faillite, faillite créée de toutes pièces par Bruxelles et acceptée par le gouvernement.

Pour résumer, la crise énergétique n’aurait jamais eu lieu si les Jospin, Holland, Macron,  Borne n’avaient tout fait pour détruire à la fois EDF et Total.

Mais ce qu’il y a de plus admirable est le culot de monsieur Macron, venant nous annoncer la « fin de l’abondance ». Cela me rappelle la réponse d’un aristocrate français sous Louis XV souffrant d’une grave indigestion dans son carrosse et à qui un mendiant demande l’aumône car il mourrait de faim : ‘’Et vous vous plaignez, misérable !»

Ces gens sont responsables de tous nos malheurs, mais ne sont jamais coupables de rien.

Venons-en à la troisième crise, la guerre Russo-Ukrainienne.

La thèse officielle est la suivante.

A l’est de l’Europe existait un pays, l’Ukraine, ou de gentils paysans couraient dans les champs, des fleurs dans le cheveux, en chantant des chansons tirées du folklore Ukrainien.

Soudain, et sans prévenir, un tyran qui gouverne le pays d’à côté décida d’envahir militairement ce havre de paix où régnait une démocratie parfaite, et depuis, la population locale lutte héroïquement contre cette invasion. Ce qui amènera certainement à terme l’écroulement de la dictature dans le pays voisin. Le devoir de l’Europe et de la France est donc de prêter main forte aux fiers et libres Ukrainiens, quand bien même cela devrait entraîner une chute du niveau de vie chez nous comme nous n’en avons jamais connu.

Ce qui ne manque pas de panache. Comme me le disait un ami allemand récemment : « vous voulez donc que l’Allemagne envahisse la Russie en passant par la Pologne et les pays Baltes pour libérer les Ukrainiens. Nous, on veut bien, et depuis les chevaliers Teutoniques, on a souvent essayé, sans grand succès. Mais on aimerait que vous mettiez ça par écrit pour nous dédouaner au cas ou ça se terminerait mal, comme d’habitude »

La réalité de cette crise est plus complexe, comme chacun le sait et je n’ai pas l’intention d’y revenir tant beaucoup d’autres se sont attachés à le démontrer.

Mais je voudrais rappeler une fois de plus la règle essentielle de la Diplomatie : Les Nations n’ont pas d’amies, elles n’ont que des intérêts à défendre ».

Et cette règle est respectée à l’évidence par les USA.

Pour des raisons qui les regardent , ils ont décidé qu’il était vital de garder le contrôle mondial de l’énergie et du gaz pour, sans doute, maintenir le rôle éminent du dollar. Pour cela, il fallait empêcher la Russie de devenir le fournisseur d’énergie privilégié de l’Allemagne.

 Il faut savoir que depuis des lustres, la diplomatie américaine s’attache à maintenir l’Allemagne en état de servage, la Russie en état d’ isolation et les USA en position de contrôle du vieux continent. Ce qui me paraît tout à fait rationnel.

Dans ces conditions, la diplomatie française aurait dû se concentrer sur l’indépendance énergétique, économique et militaire de notre pays, et nous avons fait exactement le contraire depuis monsieur Chirac.

Ce qui revient à dire que la Droite Française a trahi la Nation tandis que la Gauche trahissait le Peuple, et chacun de se demander pourquoi les Français ne vont plus voter. ..

Conclusion : Les similitudes entre les trois crises.

Pour chacune de ces crises on retrouve exactement le même mode opératoire.

  • Une infime minorité prend toutes les décisions sans consultation aucune du Peuple.
  • Souvent, ces décisions nous sont imposées de l‘extérieur soit par les USA, soit par Bruxelles soit par les deux à la fois et à chaque fois nos dirigeants se couchent avec une rapidité qui met en lumière leur capacité à défendre leurs intérêts plutôt que ceux de notre pays
  • Une fois une décision prise, tous ceux qui s’y opposent sont immédiatement attaqués par les médias et par l’appareil du pouvoir jusqu’à ce que leur destruction totale soit enregistrée. Les vrais ennemis de ceux qui nous gouvernent ne sont pas à l’extérieur de notre pays mais à l’intérieur.
  • Quand l’inévitable échec devient évident, « on » nous explique que le désastre ne vient pas de la politique suivie mais du fait que les français ne l’ont pas exécuté avec tout le zèle nécessaire. Ainsi, nous n’avons pas accepté les vaccins comme nous l’aurions dû, nous continuons à rouler en voiture et nous devons maintenant passer à une défense européenne sous le contrôle de l’OTAN, c’est-à-dire abandonner notre souveraineté militaire , ce qui a bien commencé avec Sarkozy .
  • Bien entendu, et même si le désastre est totalement évident, il est hors de question que ceux qui ont commis des erreurs monstrueuses soient inquiétés en quoi que ce soit. Seuls sont punis ceux qui ont eu raison, tant le crime est de défendre les intérêts de notre pays contre ceux qui le trahissent.

Et donc, il me paraît évident que ces trois crises n’en sont en fait qu’une seule , celle de notre structure de pouvoir, qui exerce ce pouvoir pour satisfaire des structures extérieures à notre pays.

Mais, comme le disait Milton Friedman : « les hommes politiques ne changent jamais. Ce sont les citoyens qui les changent »

Un tel changement va sans doute se produire aux USA bientôt, et il n’est pas exclu que les ordres venant des USA changent eux aussi après les élections à venir dans deux semaines.

C’est tout ce que nous pouvons espérer, vivant dans une colonie.