8 juin, 2022

L’école est morte. Enfin !

Depuis quelques semaines fleurissent les articles et tribunes d’auteurs qui se lamentent sur la situation de l’éducation nationale. L’institution n’arrive plus à recruter, certaines académies, comme celle de Versailles sont contraintes d’organiser des « job dating » afin de trouver du personnel pour assurer les cours. L’école d’État est en décrépitude et à côté des pénuries de moutarde, d’huile de tournesol et d’essence nous devrions donc avoir des pénuries de professeurs à la rentrée 2022. Le coupable est tout entier désigné : la rémunération. Les professeurs ne seraient pas assez payés, ce qui explique les démissions et le manque de candidat aux concours. Il suffirait donc d’augmenter les salaires pour régler le problème. Ce qu’un État surendetté, mais malgré tout adepte du « quoi qu’il en coûte » ne manquera pas de faire.

 

Rebâtir l’école

 

La situation actuelle n’a rien de surprenant pour qui connait un tant soit peu l’éducation nationale. En 2017, je publiais Rebâtir l’école. Plaidoyer pour la liberté scolaire qui disait en substance deux choses : l’école publique sera morte dans 5 ans (soit 2022) et aura disparu dans 10 ans (soit 2027). La situation actuelle confirme cette analyse. À partir du moment où les parents ne veulent plus inscrire leurs enfants dans l’école d’État et où plus personne ne veut y travailler, cette école est morte. Encore 5 ans et elle aura disparu. Pour étayer ma thèse, je me fondais alors sur les rapports officiels de l’Éducation nationale, qui sont en accès libres. Ceux-ci fournissent beaucoup d’informations très utiles et passionnantes et notamment la démographie des professeurs.

 

Démographie. Cette vieille science très pénible, car elle a toujours raison. Une science développée par Alfred Sauvy, un grand scientifique malheureusement pas assez cité. Que disaient les rapports des années 2010-2017 ? Il y avait d’un côté la pyramide des âges des professeurs actuels et de l’autre le nombre de professeurs recrutés chaque année. On constatait ainsi que, compte tenu de la pyramide des âges, une grande partie des professeurs allaient partir à la retraite entre 2017 et 2027 (tous ceux qui avaient au moins 55 ans en 2017) et que cette population ne serait pas remplacée puisque chaque année il y avait moins de candidats que de postes à pourvoir. Pour faire simple : les professeurs existants partaient à la retraite et l’institution n’arrivait pas à en recruter de nouveau pour les remplacer. Ce phénomène existe depuis le début des années 2010, il n’a donc rien de nouveau aujourd’hui.

 

L’école est morte

 

5 ans plus tard, les problèmes évoqués en 2017 se sont donc révélés justes. À cela s’ajoute un troisième phénomène : l’accroissement des démissions. Quand j’ai démissionné de l’EN en 2007, j’étais un des très rares cas. En 2017, le phénomène de démission était en pleine expansion, aujourd’hui il s’est largement accru. L’institution a toujours caché les chiffres, mais par recoupement on peut estimer qu’il était de l’ordre de 3% à 5% en 2017. 5 ans plus tard, ce chiffre a encore augmenté. Donc non seulement on a des professeurs qui partent à la retraite, qui ne peuvent pas être remplacés puisque personne ne veut travailler dans cette administration, mais en plus ceux qui sont dans le circuit claquent la porte. Donc il n’y a plus assez de professeurs, ce qui pose de gros problèmes d’organisation. Un phénomène qui ne concerne pas que les établissements de « banlieue », mais qui touche toutes les zones géographiques. Dans les 5 ans qui viennent, l’école d’État, déjà en surchauffe, verra s’accroître les problèmes, ce qui aboutira à son élimination. Tout cela est une excellente nouvelle. La mort de l’éducation nationale est une grande chance pour la France.

 

Un peu d’argent et tout ira mieux

 

Face aux difficultés de recrutement, une seule solution est présentée : augmenter les salaires. Vieille solution keynésienne qui ne sert qu’à masquer le véritable mal de l’école d’État. Bien évidemment, personne n’est contre une augmentation salariale, les professeurs comme les autres. On voit fleurir sur Twitter des messages qui montrent l’évolution du rapport entre le salaire d’un professeur et celui d’un SMIC, celui-ci se réduisant au cours du temps. Cela n’est nullement dû à la décroissance du salaire des professeurs, mais à la hausse continue du SMIC. L’école n’est pas gratuite, les dépenses éducatives représentent le premier poste de dépense de l’État. Elles s’élevaient à 95 Mds€ en 2020 pour des dépenses intérieures d’éducation qui se montaient à près de 161 Mds€. L’école publique, en primaire, secondaire ou supérieure, coûte deux fois plus cher que l’école privée.

 

Tous les détails financiers sont à retrouver via ce lien :

https://www.vie-publique.fr/en-bref/282646-les-depenses-deducation-en-baisse-en-2020#:~:text=Une%20note%20de%20la%20Direction,plus%20haut%20niveau%20depuis%202010).

 

De nombreux sondages internes ont montré que la question salariale n’est pas le premier souci des professeurs. Ce qui pose réellement un problème c’est le fait de ne pas pouvoir choisir son lieu de travail, du fait des affectations aléatoires, de ne pas choisir son établissement, de ne pas avoir de liberté en matière pédagogique et de se retrouver sous la coupe d’inspecteurs bornés et de fonctionnaires administratifs tyranniques. Reviennent également la dégradation du climat humain, la violence des élèves, l’abrutissement causé par une administration qui n’a aucun souci pour ceux qui travaillent en son sein. En clair, le problème réside dans la nature même de l’éducation nationale. L’augmentation des salaires ne résoudra pas le problème, même si elle fera plaisir aux professeurs en poste. Tous mes amis qui ont démissionné depuis 2017 (ils sont nombreux) sont d’abord partis pour des questions d’organisation interne, la question salariale est une cause seconde. Pour résoudre le problème de l’école, c’est la structure de l’éducation nationale qu’il faut supprimer afin de permettre une véritable école libre, avec des professeurs qui peuvent choisir leur établissement et leur pédagogie et des établissements qui sont indépendants d’une structure centrale pour s’adapter véritablement aux élèves qui leur sont confiés. Mais mettre en place cela, c’est aller contre l’éducation nationale.

 

Le mythe de l’école d’avant

 

Face à l’échec manifeste de l’école, on voit surgir le mythe de l’école d’avant, celle de Jules Ferry, qui fonctionnait bien. Rien n’est plus faux. Jules Ferry n’a pas inventé l’école. Celle-ci était déjà très implantée au XVIIe siècle, avec saint Jean-Baptiste de la Salle qui crée de nombreuses écoles pour les plus pauvres. La loi Guizot de 1833 oblige les communes à ouvrir une école pour accueillir les enfants et à offrir la scolarisation pour les parents qui n’ont pas les moyens de la payer. Lorsque Jules Ferry devient ministre, la France est couverte d’écoles et la plupart des Français y vont. L’école de Jules Ferry n’est pas une école, c’est-à-dire une institution dédiée au savoir et à l’instruction, mais un séminaire politique dont la finalité est d’ancrer l’idéologie républicaine dans le cœur des petits Français à un moment où la République est encore très loin d’être majoritaire. Comme le disait Ferry à la Chambre : « Je vous ai promis la neutralité religieuse, je ne vous ai pas promis la neutralité politique et philosophique ».

 

L’école de Ferry est un échec dix ans à peine après sa mise en place. Le rapport présenté par Alexandre Ribot, membre de l’Académie française et ministre des Affaires étrangères, pointe les problèmes d’une école qui sont les mêmes que ceux d’aujourd’hui : centralisation, suradministration, réduction des espaces de libertés, idéologie politique néfaste. Les manuels d’histoire de la IIIe République n’ont rien à envier à ceux d’aujourd’hui en matière de falsification historique et de mensonges. Cette école arrivait certes à former 5% d’élite, mais elle était très en retard pour former les enfants de la paysannerie et de l’industrie, qui se trouvaient dans un grand retard intellectuel et technique dans les années 1950 par rapport à leurs voisins européens. Une partie des problèmes de la France des années 1970-1980 vient du retard dans la formation des enfants modestes dans les années 1950-1960. À cet égard, la mise en place du collège unique a été une mauvaise réponse à un vrai problème.

 

L’école d’État n’a donc pas échoué, car sa finalité n’a jamais été l’instruction et la formation. Sa finalité était de transmettre une idéologie politique qui est aussi une religion politique. En cela, elle a parfaitement réussi, si ce n’est que la manifestation de cette religion politique a évolué au cours du temps. C’est face à elle que beaucoup ne veulent plus travailler parce qu’arrivant à sa perte elle se radicalise et devient de plus en plus sectaire. C’est le propre d’une idéologie : elle ne reconnait pas ses erreurs et se radicalise au moment où son échec devient patent. L’EN n’arrive plus à recruter ? Cela ne l’empêche pas de lessiver les jeunes qui ont réussi les concours et qui sont en stage de titularisation. Plusieurs témoignages m’ont été rapportés de stagiaires qui n’ont pas été titularisés parce qu’ils ne diffusaient pas la pédagogie imposée par l’EN. Donc non seulement l’école d’État est en manque de professeur, mais elle continue d’éliminer ceux qui vont à l’encontre de son idéologie. De même, les ministres Belkacem et Blanquer ont-ils tout fait pour empêcher la création d’écoles libres et pour restreindre l’existence de l’école à la maison. Il s’agit ici d’éviter que certains enfants ne sortent du cadre scolaire imposé par l’EN : tout le monde doit passer par chez elle, même s’il n’y a plus de professeur. Il n’y a donc rien à attendre de cette institution qui détruit les professeurs qui y travaillent tout autant que les enfants qui y passent.

 

Le plus surprenant n’est pas la difficulté de recrutement mais que certains continuent d’y travailler, par routine, par idéologie ou par conformisme. Encore 5 ans et nous pourrons passer à autre chose, c’est-à-dire à une école libre, où les professeurs sont libres de leurs cours et de leur pédagogie, les parents libres de choisir la meilleure école pour leurs enfants, comme cela existait avant la mise en place du monopole par Jules Ferry. On pourra d’ici là se souvenir des mots de Frédéric Bastiat : « Le plus pressé, ce n’est pas que l’État enseigne, mais qu’il laisse enseigner. Tous les monopoles sont détestables, mais le pire de tous, c’est le monopole de l’enseignement. »

 

 

Auteur: Jean-Baptiste Noé

Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire économique. Il est directeur d'Orbis. Ecole de géopolitique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Géopolitique du Vatican. La puissance de l'influence (Puf, 2015), Le défi migratoire. L'Europe ébranlée (2016) et, récemment, un ouvrage consacré à la Monarchie de Juillet : La parenthèse libérale. Dix-huit années qui ont changé la France (2018).

26 Commentaires

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  • breizh

    18 juin 2022

    Faut penser également à virer les ordinateurs des écoles (et collèges) et que les parents réapprennent à leurs enfants à lire des livres.

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  • Dubaïtâtif

    13 juin 2022

    Témoignage d’un enseignant lui aussi au bord de la démission :

    Lorsque j’ai commencé à y travailler voilà 5 ans, je provoquais lors d’une formation, déclarant que ce métier deviendrait celui de rentiers ou de crèves-la-faim.

    Aujourd’hui, je regarde la plupart de mes collègues : des gens n’ayant soit rien à faire de l’argent car papa, maman… Soit des gens issus de couches bien moins diplômées qu’autrefois. L’ascenseur social diront certains, dans les faits la dévalorisation du métier.

    On pointe beaucoup le problème des salaires et c’est effectivement une part importante du problème, sauf pour les professeurs en mathématiques et éventuellement en français et langues confrontés à une demande en cours particuliers croissant aussi vite que baisse le niveau scolaire.

    Mais on se doit de ne pas oublier les réformes successives et qui vont systématiquement dans les mêmes directions : dévalorisation des diplômes que nous pourvoyons (brevet, baccalauréat), minimisation des aspects universitaires et techniques (ainsi, on ne parle plus de commentaire de document aujourd’hui mais de simple analyse) de nos matières au profit de trouvailles pédagogiques qui, si elles ne sont pas dénuées d’intérêt, ne peuvent qu’être secondaires.

    On veut nous faire croire que notre rôle est de donner envie d’apprendre aux élèves. Mais la 1ère chose qui leur donne cette envie, c’est l’utilité de ce que nous enseignons. Aucune recette pédagogique ne peut pallier un contenu en carton.

    La société est malade d’avoir voulu, au nom d’une vision de l’homme et tout en préservant bien soigneusement les rares filières d’excellences, lesquelles conditionnent pour le reste de votre vie vos capacités d’accéder à des postes à responsabilité, amener toute une génération au baccalauréat, puis à la licence et maintenant, ne nous voilons pas la face, à la maîtrise. Comme le dénonçait justement M.Kaplan dans son ouvrage polémique « the case against education », nous ne sommes plus là que pour accompagner la diplômite aiguë de nos Etats providences.

    Concrètement, je passe mes années de 1ère et Terminale à faire semblant de noter des élèves qui, parce que je suis dans un des 50-60 meilleurs lycées français, ne font pas trop semblant de travailler. Pour m’assurer qu’ils aient un bon dossier sur parcours Sup’. Et qui, passé le 2ème trimestre et plus particulièrement les épreuves orales fin mai ne font plus rien. Mais je suis payé à continuer de faire semblant de leur donner cours.

    Le salaire, le sens surtout, redonner du sens à ce métier. Voilà au moins 60 ans et, cet article le démontre, en fait un peu plus d’un siècle que la tendance est bien la même. Elle n’a pas de raison de changer. Soit nous nous en accommodons, au nom de ce que nous croyons encore pouvoir faire pour le bien de nos enfants. J’en connais de ces enseignants. Ils dépassent allègrement les 50-60 heures de travail effectif par semaine. Pour moins de 2000€/mois.

    Je passe sur les délires woke car nous sommes désormais tenus d’affirmer qu’il existe des porteurs féminins de pénis.

    Reste ce par quoi bien d’entre nous sont tenus pour ne pas changer : 9% de chômage et des emprunts à payer. Triste France.

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  • Dr Slump

    11 juin 2022

    L’école publique meurt? L’école publique disparaît ? Très bonne nouvelle ! Pourquoi diable devrait-on s’en plaindre ? Le monopole d’état se vautre et sombre, suivant le destin de toute organisation collectiviste d’état.
    Que l’éducation nationale disparaisse aussi dans la foulée, les gens s’adapteront! La nécessité d’instruire les enfants donnera libre cours aux initiatives privées, les parents s’associeront pour organiser des classes pour leurs enfants, et à travers cela, ils retrouveront le sens et la valeur de l’instruction, et du même coup, celui de l’éducation.

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  • Pascal

    11 juin 2022

    Superbe analyse, vous avez tout dit, bravo !👏👏👏

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  • Nanker

    10 juin 2022

    « Encore 5 ans et nous pourrons passer à autre chose, c’est-à-dire à une école libre, où les professeurs sont libres de leurs cours et de leur pédagogie »

    Ce qui pourrait entraîner la multiplication d’écoles coraniques (grassement subventionnées par le Qatar) ce qui immanquablement aboutira au bout de 20 ans à une guerre civile entre Eux et Nous.
    A côté, la nullité des profs recrutés avec 5/20 aux concours de l’E.N. semblera une broutille.

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    • Alexandre M.

      10 juin 2022

      Au stade où nous en sommes les écoles musulmanes ne sont-elles pas préférables aux écoles publiques LGBT-inclusives-dégenrées ?

  • Nanker

    10 juin 2022

    « C’est encore trop optimiste . L’EN existera toujours en 2030. Des classes de gamins dissipés devant des ordinateurs et un “référent numérique” pour gérer le troupeau d’ignares »

    Je le pense aussi, hélas. Pour ma part je vois l’avenir comme un hybride monstrueux des systèmes français et américain : un taux de taxation délirant (cocorico!) mais avec en plus l’obligation de payer pour avoir un service de qualité.
    Dit autrement nous continuerons à financer le monstre de l’E.N. et ses 50 milliards de budget mais il faudra payer une école privée pour que nos gosses échappent à « la fabrique du crétin ».

    La Gauche – qui ne cesse d’agoniser dans les urnes – tient encore dans ses griffes 2 domaines régaliens : l’E.N. et la Culture. La récente affaire « Adélaïde à l’Opéra de Paris » montre que les enfants de Mitterrand ne lâcheront pas leurs fromages facilement. Ils ne partiront pas, il faudra les chasser puis passer le Kärcher dans ces 2 institutions.

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  • Vautrin

    10 juin 2022

    Je suis entièrement d’accord avec cette analyse. Logiquement, l’école devrait dépérir, le combat cessant faute de combattants. Toutefois, il est nécessaire de songer à l’ « après » chaos (pour le moment, le chaos s’installe), dans le cadre d’une France à reconstruire sans le gauchisme totalitaire. Je signale, sur le site dont je suis l’un des contributeurs, l’article d’ « Ange Gabriel » : « Arracher l’École aux griffes de l’État » (http://www.subito-invenio.org/wordpress/?p=5870)

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  • Chrétienne persécutée

    10 juin 2022

    C’est une très bonne analyse, une des meilleures que j’aie lues sur le sujet. Je la garde dans « mes favoris » pour y piocher une phrase à l’occasion (et me l’attribuer) !

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  • cricri

    10 juin 2022

    Mes 4 enfants sont passés par le même établissement scolaire sur une 15 aine d’années, mon dernier est en 3 ème: niveau nettement en dessous des autres. Nivellement sur le « moins disant », le « moins apprenant ».
    Le système de notation avec 4 couleurs (ordre croissant: rouge, jaune, vert, bleu) fait parti du processus de destruction: le vert a la faveur du prof, de l’élève et des parents: il correspond à des notations comprises entre 10 et 15 selon l’humeur des professeurs: c’est bien mais pas très bien. L’avantage est que les parents fichent la paix au professeur, l’élève est satisfait parce que ses parents sont rassurés. Mais en réalité sa moyenne est souvent proche… de la moyenne.
    Aussi avons nous décidé de l’envoyer dans un autre pays, anglosaxon, afin de continuer ses études secondaires, car si tu n’es pas content de cet enseignement (pardon! éducation) national administré alors tu le quittes.

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  • BERNARD MARTOIA

    10 juin 2022

    un bon article auquel manque deux éléments essentiels pour tuer le mammouth : la fin du statut de fonctionnaire car le taux d’absentéisme est ahurissant et le chèque éducation aux parents

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    • Patrice Pimoulle

      11 juin 2022

      Il faut supprimer les fonctionnaires’ la republique, tout, et revenir a la culture du contrat et au jugmrnt de Dieur, comme a l’epoue franque.

    • Yvan

      11 juin 2022

      C’est bien le nœud du problème. La plupart des profs sont non seulement incompétents mais en plus n’aiment pas les gosses et font ce boulot qu ils détestent pour les vacances.
      Parole d’enseignant.

  • breizh

    9 juin 2022

    merci monsieur Noé pour ces rappels historiques et ces perspectives.

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  • bernard DAURAT

    9 juin 2022

    bonsoir pendant ma formation d’éducateur spécialisé au CEMEA de Toulouse ( j’ai 70 ans ) on avait rencontré pour un seminaire Evelyne Charmeux chercheur a E N elle avait dit  » l’école a deux freins importants  » les associations de parents d’élèves et les inspecteur d’académie ..! » voila vous etes dans le vrai

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  • Pierre 82

    9 juin 2022

    Je suis personnellement hors de danger, puisque mes enfants sont grands, et que je n’ai pas encore de petits-enfants, mais je plains sincèrement les gens sensés qui ont des enfants d’âge scolaire, qui n’habitent pas là où ils devraient, et n’ont pas la possibilité de faire l’école à la maison.
    Pour l’instant, mon épouse et moi-même avons l’intention de donner cours à nos petit-enfants, à la demande de nos propres enfants. Naturellement, ce sera interdit, mais rien n’empêche de les inscrire là où c’est obligatoire, et de déclarer que les enfants sont malades autant que possible.
    On en est là dans nos réflexions, il faudra affiner. Je me dis que dans l’état où est l’institution, un absentéisme anormal peut durer un bon bout de temps avant qu’ils ne réagissent.

    On essaie de trouver des solutions, car nous sommes tous conscients que la situation est dramatique.
    Je vous trouve optimiste en estimant que dans 5 ans, l’ednat sera morte. Je pense qu’au contraire, plus ils agoniseront, et plus ils se radicaliseront. Depuis le covid, je les sais capables du pire.

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    • Jm

      10 juin 2022

      Bonjour Pierre82, j’ai des amis qui pratiquent l’école à la maison. L’un après une inspection voit sur son rapport la mention « les parents sont agriculteurs en Bio, donc font l’école à la maison… » la logique de l’EN !

  • Jacques Peter

    9 juin 2022

    L’Etat devrait avoir pour mission d’assurer la sécurité et de garantir les libertés individuelles. Ce qu’il fait fort mal. L’instruction devrait être du ressort du privé.

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  • Trojani

    9 juin 2022

    C’est encore trop optimiste . L’EN existera toujours en 2030. Des classes de gamins dissipés devant des ordinateurs et un “référent numérique” pour gérer le troupeau d’ignares. Je suis prête à prendre les paris .

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  • Robert

    9 juin 2022

    Les mammouths préhistoriques sont morts faute d’avoir pu s’adapter… Eh bien le mammouth EN mourra sans qu’il y ait eu besoin de le dégraisser !

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  • Patrice Pimoulle

    9 juin 2022

    Tous les monopoles sont detestables, et sont d’ailleurs « incompatibles » avec ‘ »l’Europe » et doivent etre « demanteles ». Apres le monopole de l’ecole, on demantelera les monopoles de l’hospital, de la justice, qui sera remplacee par l’arbitrage et le « plaider-coupable », de l’administration, qui sera remplacee par des « autorites independantes », des transports, pour aller du Pont de Sevres a la Mairie de Montreuil on pourra librement choisir son « operateur », etc, etc…

    On pourra ains , de proche en proche, irevenir a l’age d’or de l’epoque franque et de la jurisprudence de Vase de Soissons. On y vient.

    Répondre
  • Richard HANLET

    9 juin 2022

    Merci de cette conclusion sur Bastiat, qui avait tout prévu et qu’on devrait relire tous les jours. D’autant que son style est savoureux…

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  • MH Saugeron

    9 juin 2022

    Nous avons donc le même phénomène dans l’EN que dans la santé : application des process, c’est tout ce qu’on vous demande.
    Intéressant de remarquer que depuis qque temps, d’éminents professionnels US de ces deux secteurs prennent la parole, et violemment, contre ces évolutions.

    Répondre
  • Steve

    8 juin 2022

    Bonsoir M. Noé

    Ce n’est pas bien grave; de toute manière, le pouvoir qui se met en place n’a rien à faire d’êtres humains sachant penser: il a besoin de consommateurs dociles et conformes.
    Par ailleurs, l’externalisation de nos fonctions cognitives , transférées dans les ordi et smartphones, confirmée par les études montrant une baisse générale du QI aux USA atrophiera bientôt le cortex frontal de 95 % de la population et rendra donc tout effort généralisé d’éducation inutile et même contre productif pour les élites en place.
    BFM TV suffira bien pour l’histoire et le reste, les influenceurs de you tube pour la langue et la grammaire. Votre banquier comptera à votre place et selon Davos et le WEF, ils ne possèderont plus rien et seront heureux….
    Tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes mercantiliste et nos arrière petits enfants, iels nourris à la purée de cafards aromatisée fraise bacon, n’auront que faire de Voltaire, d’Ulysse et des autres fumistes de la préhistoire, quand l’homme se prétendait supérieur aux singes.
    Ma chandelle est morte, je n’ai plus de feu…. Hal? ! Allo la terre, ici fusée lunaire, répondez! Gaston 156A53, y a le téléfon qui son, et y plus person ! Faites quelque chose!

    Cordialement.

    Répondre
    • Francesco

      9 juin 2022

      tout est dit de manière remarquable …..oui , c’était mieux avant !!!

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