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16 mai, 2012

Le Libéralisme à la « croq’au sel » ou « qu’est ce que la mouvance Libertarienne? »

 

Certains mouvements sont immuables dans leurs certitudes.

S’imposent en illustration Noël en Décembre, l’augmentation des impôts dans les premiers mois de règne d’un gouvernement socialiste et la montée au créneau comme un ressac de nos amis libertariens  par vague de trois mois. Interrogée sur la notion il y a peu par des lecteurs sur  ce qu’est le libertarianisme (notions  visiblement non connue également  de Word qui ne manque pas de souligner dans mon correcteur d’orthographe systématiquement et l’un et l’autre (Je sais c’est un complot), il m’a semblé approprié de revenir sur les grandes lignes qui se sont imposées à moi grâce à mes lectures approfondies in vivo et à mes errances en autres lieux que la morale libertarienne ne reprouvera pas.

Pour la forme, nous allons partir du postulat que nous serions tous libéraux en ce lieu. En tant que Libéral, vous devriez donc souhaiter que l’individu et son libre arbitre prévalent pour toutes choses. Pour ce faire, il est d’usage entre les libéraux et pour citer Bastiat de considérer que l’Etat ne devrait être que :

« La force commune instituée non pour être entre tous les citoyens un instrument d’oppression et de spoliation réciproque, mais au contraire pour garantir à chacun le sien et faire régner la justice et la sécurité ».

Or, voici le premier point de clivage constant : pour les Libertariens, la haine de l’Etat est si grande, si intense (alors que rappelons le quand même « L’Etat , c’est toi ! » ) qui s’agirait même d’interdire toute notion de la chose et  recourir ainsi par exemple à des polices privées au nom d’une meilleure concurrence tout en bannissant également toute instauration de Justice et Lois d’Etat. Les rapports entre les êtres devraient être organisés autour de contrats consensuels (cf synallagmatiques constamment renouvellés) je cite un des site Libertarien:

« Les rapports sociaux au sein de la société doivent être exclusivement fondés sur le libre consentement et la coopération volontaire des êtres humains. Une telle société est naturellement équilibrée et juste. ».

Vraiment ? Suis- je donc la seule céans à considérer que l’homme peut être aussi un loup pour l’homme ?

Que, certes la Loi agit par voie de contrainte mais au moins peut-on lui demander ou en espérer à tout le moins, la Justice ?  (Notion orpheline chez un Libertarien et pourtant très présente chez Bastiat comme nous venons de la voir plus haut)

Arrive juste en seconde position pour un libertarien une notion  qui ne prête ni à rire ( ni aux pauvres), j’ai nommé la propriété.  J’ose préciser que la juriste que je suis n’a aucun problème avec la dite notion qui n’est qu’une application logique de conservation du fruit de son labeur  (L’auteur a lu Proudhon) mais j’ai une question auquelle personne n’a jamais répondu à ce jour :

En toute logique, si l’Etat n’est plus et que nous faisons fi de tous les codes (et donc de l’article 544 du Code Civil qui assoit le titre de propriété) comment le quidam moyen va-t-il en pratique apporter la preuve que le bien en question est sien ?

La servitude ? Mais s’il a plusieurs biens (une maison et une voiture), plusieurs maisons (Principale et secondaire) et qu’il n’est pas Saint Jean Bosco ?Si un tiers spolie ce droit et que légitimement le propriétaire souhaite le faire respecter, vers qui va -t-il se tourner et comment va -t-il arguer de son droit ?

Rappelons qu’il n’existerait plus ce stade pour un Libertarien  de tribunaux d’Etat et plus de forces de police autres que privées. Je vois pour ma part se profiler deux options : la première étant  le port d’armes et son utilisation à tout va. Sans aller dans la discussion sur le port d’armes dans le cadre ACTUEL, il me semble toutefois qu’ériger cela en « justice pour tous » est un peu….archaïque…nous dirons.Le seconde étant une sorte de retour à une seigneurie féodale : le préfet/l’élu de région « dirait le droit » avec tous les ressorts de mafias que l’on imagine. Quel prodigieux retour en arrière et que voilà une belle anarchie programmée !

« Liberté, Egalité et Archaïsme »  soit les trois mamelles  du programme il m’apparait.Pour ma part, je considère qu’une société évoluée, ayant intégré le progrès serait une société ou la chose politique aurait compris et maitrisé l’art de faire vivre les hommes en communauté. L’exclusion individualiste que propose les libertariens est, pour moi, un reniement de cet art.

L’antinomie fondamentale de l’ordre politique, dont  tous les régimes apparaissent comme des solutions imparfaites, c’est la volonté de concilier la diversité des taches, l’inégalité des pouvoirs  et des prestiges avec une participation de tous les hommes à la communauté. Toutes les sociétés et tous les régimes sont un effort pour concilier la hiérarchie de pouvoir avec l’égale dignité humaine. A notre époque, on ne peut établir de régime autoritaire qu’au nom de la démocratie pour la plupart ou de l’individu pour un libertairien ? Tocqueville avait déjà fait cette remarque clairvoyante il y a plus d’un siècle et demi quant il avait expliqué que si  dans notre démocratie surgissait des régimes autoritaires, ceux ci évoqueraient « le peuple » et « l’égalité ». Je vois l’autoritarisme qui émane de « l’indivu » tout autant.

Je pourrais bien sur ne rien dire, fermer les yeux sur les propos des uns et des autres  en mettant cela sur le compte d’une certaine jeunesse ou d’un certain taux de testostérone car « l’on n’est pas sérieux sous un régime socialiste » pour paraphraser Musset, ce que je conçois et condéde aisemenent. Mais je suis toutefois irritée de constater que temps après temps, si de notre coté « Libéraux Classique » nous concevons le vivre ensemble de façon courtoise, il semblerait que désormais aucun auteur Libéral majeur (Bastiat, Friedmann, Tocqueville pour ne citer qu’eux) ne soit  redéfinis en « Libertariens majeur » et comme pour ma part, j’apprécierais assez que les Libéraux classique retrouvent un accès à la chose politique, j’aimerai donc que les individus Libertariens susvisés arrêtent de crayonner notre feuille de route (en dehors des lignes en plus à mon sens).

Aucun régime politique n’a trouvé de solution définitive à la contradiction du gouvernement sage et du gouvernement par consentement. Mais faute de solution doit-on donc tout renier et laisser l’homme (mais surtout la veuve et l’orphelin) se débrouiller comme il peut?

Est-on assez candide pour penser que surtout « Bon sang mais c’est bien sur! », nous serions en face de l’oeuf  de Colomb, ayant TOTALEMENT échappé au monde des sciences politiques dans l’instauration des différents systèmes depuis  les réflexions d’Aristote jusqu’à celles de Chantal Delsol et en passant par « le Prince » de Machiavel?

Mais où avions-nous la tête alors qu’un simple système politique fondé sur « l’individu à la « croq’au sel » suffirait! Enfin, sans doute, ne suis-je pas assez un male dominant alpha dans mon rapport à la Justice et à la Loi pour faire un bon Libertarien mais jusqu’à preuve du contraire, depuis peu certes, face à l’Histoire, je vote.

 

 

 

Emmanuelle Gave

 

 

Emmanuelle Gave est titulaire d’un DEA de Droit des AFFAIRES de PARIS II (Assas), ainsi qu’un LL.M de Duke University. Lauréate du barreau de Paris, elle prête serment en 1996. Elle est Directrice Exécutive de L’Institut des Libertés depuis janvier 2012.

49 Commentaires

  1. Bonjour chère Emmanuelle

    cet article est un peu a l’emporte-pièce et c’est dommage. Les questions posées par les Libertariens sont difficiles et provocantes. On a le droit de ne pas être en accord, et d’ailleurs elles sont très minoritaires dans la grande famille libérale. Par contre il est dommage de les caricaturer pour au final les dénigrer. Notre famille a besoin de toutes les bonnes volontés pour combattre l’hydre étatiste qui nous étouffe. Personnellement ces questions continuent de me préoccuper et je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante a ce jour. Ce que je sais, c’est que les plus grands crimes contre l’humanité ont toujours été commis par des Etats a une échelle incomparable a ceux commis par des individus ou des entreprises criminelles. Le monopole de la violence sur un territoire donné présente donc un risque avéré et certain pour l’humanité. Ce que je ne sais pas c’est si une société sans Etat, mais avec des institutions (pas d’Etat ne veut pas dire chaos) est susceptible de faire respecter les valeurs de base d’une société libérale et notamment la propriété privée au sens large (qui comprend donc l’intégrité physique et mentale de chacun), la sécurité, la liberté.

    On trouve des éléments de réponse a vos interrogations dans les ouvrages de Robert Nozick, principalement dans « Anarchy, State and Utopia » (1974) et bien entendu chez Murray Rothbard, en particulier dans « For a new Liberty – The libertarian manifesto » (1973).

    Vous verrez que la motivation principale de Rothbard et des libertariens est justement la justice, dont vous dites qu’elle est absente de la réflexion libertarienne. Les divergences entre Rothbard et Nozick portent précisément sur la nécessité (ou non pour Rothbard) d’un Etat minimal.

    Bien a vous

    Gilles

    • Cher Thyestes,

      Tout d’abord, merci pour votre intéret. Ensuite, plusieurs choses.

      Sur la question de « à l’emporte piéce » non demontrée déja d’une part, je répondrais que un tel jugement s’applique quand un argument est dénué de suite logique or, j’ai beaucoup de défauts mais je sais faire un plan, le Droit m’a appris cela, les plaidoiries aussi.
      Ainsi, vous pouvez ne pas être d’accord avec ma suite logique mais alors DEMONTREZ moi la contraire;Ecole d »Aristote, car un simple je « trouve que  » est un peu court , jeune homme…
      Vous écrivez que j’aurai écris que la notion de justice serait absente chez les libertariens??? S’il vous plait, pourriez-vous me donner le lien dont vous tirez cela? Je crains que votre compréhension du texte ne se soit égarée.

      Ensuite, si vous devez regretter une chose il me semble, alors ce serait la perception que certain libertariens ou comme nous aimons à les appeler désormais Libertarés ont donné ou donne du mouvement.
      Pour Ma part, j’ai eu la chance de suivre la formation du cato Institute cet été et oui, effectivement les libertariens américains ou Classical libérals n’onT RIEN à voir avec la bande de cyber libertarés qui s’exprime en votre nom à tous.

      Donc vous voulez redorer votre blason? expliquer que la date de naissance de Saint Rothbard devrait être gravée en lettre d’or sous les ors de la république? Not my problem.

      Enfin, j’apprecierai assez dans cette forme de dialogue que vous perdiez TOUS cette suffisance consistant à étaler les « Vous devriez lire Rothbard ou Pierre ou Paul ou Jacques ». Ne vous inquietez pas pour moi, si vous l’avez lu, qu’est ce qui vous permet de croire et de formuler que je ne l’aurai fait? Parce que la parole sacrée devrait m’avoir retournée comme par magie?

      Voyez, il est là le probléme. La parole de Dieu. Apprendre le cathéchisme. le recracher. En faisant fi de toute réflexion personelle, de toute appropriation du propos puisque vous devez vous même citer la matrice temps après temps.

      AU font, vous pronez l’individu au rang de tout mais et si vous aviez tort? Et si vos livres magiques avaint fait fausse route?
      OU est VOTRE pensée à vous? Votre articulation de ces principes dans la société actuelle?

      Way to go Cow-boy

      Amicalement

      Emmanuelle

  2. Vivre sans état, ce ne serait pas la première fois.
    On sait qu’alors les groupes ou simplement les plus forts imposent leur loi. Le droit de propriété n’existe plus.
    Nous y sommes lorsque à Chypre et ailleurs, on vole arbitrairement certains citoyens.
    C’ est « La loi à l’ouest du Pécos »
    La solution n’est pas de rejeter l’état c’est de trouver la raison qui nous mène au désastre.

    J’ observe que les élus presque sans exception sont des ambitieux qui aiment l’argent mais n’ont jamais été capable d’en gagner.
    C’est pourquoi certain d’entre-eux affirment qu’ils n’aiment pas les riches ou l’argent, ce qui est faux bien sur.
    Ce qui les intéresse c’est de disposer de l’argent des impôts.

    L’argent récolté par les impôts doit être précisément contrôlé.
    N’oublions pas qu’un impôt est collecté pour un objectif précis.
    Mais une fois collecté il disparaît dans un puits sans fond.
    Les citoyens doivent avoir le pouvoir d’empêcher que les politiques ne détournent cet argent de son véritable objectif. (Même le pouvoir de limoger les élus pendant leur mandat)

    N’ayant plus rien à détourner ou gagner dans les affaires de l’état, les candidats seraient probablement plus honnêtes et on peut toujours rêver, plus compétent.
    http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre1259-chapitre655.html
    Difficile à mettre en œuvre aujourd’hui, c’est pourquoi un contrôle permanent par les citoyens s’impose.

    Je parts du principe que de toutes les façons nous aurons des incapables au pouvoir.
    http://www.contrepoints.org/2013/07/09/130281-limpot-inutile-un-vol-odieux-coupable-et-lache
    Amicalement.

  3. Désolé que vous preniez tout cela de cette manière, je n’ai pas porté de jugements, seulement établi un constat quant à la différence d’approche!
    Vous n’avez que le mot « entrisme » à la bouche, je n’y fait pas allusion…
    Vous parlez de « Haine » des libertariens envers votre mouvance, je crains devoir vous dire de bien regarder qui est haineux dans ses propos pour le moment!
    Pas d’inquiétudes, j’irai faire ce que j’ai à faire de mon côté…avec humilité et patience….et sans condescendance!

    • Cher Monsieur,

      Mais tout à fait, partez devant , commme vous êtes arrivé. Quant à la condescendance dont vous faites état, quant un inconnu sorti de nulle part vient nous expliquer la vie, c’est le mode de gestion. last in, first out.

      Que Dieu vous garde dans votre croisade de la pureté,

      Cdlt

      Idl

  4. Ironie…quand je te tiens!!!
    Je crois que le décalage entre votre vision du libéralisme et celle des libertariens tient simplement au fait que vous êtes persuadée qu’on peut changer les choses en étant à l’intérieur du système et en participant au cadre établi et existant, alors que d’autres pensent simplement qu’il n’y a pas besoin de système (ou très peu, c’est selon)….c’est simplement simple!
    S’égosiller à trouver la faille dans telle ou telle proposition de telle ou telle mouvance (et comment feront-ils si….?? Et au cas où….?) n’est que pure perte de temps!
    Chacun apporte sa pierre à l’édifice.
    Maintenant que vous soyez convaincue que seule votre vision est possible et plausible, libre à vous!
    Il n’en demeure pas moins que la propagation des idées libérales pour autant quelles soient empreintes de pédagogie n’est pas plus l’apanage des libéraux classiques que des libertariens ou tout autre mouvance! Que chaque message passé dans un cadre familial, amical ou professionnel, participe à une avancée.
    Si toutefois seul le curseur des 0.18% vous semble crédible pour mesurer l’avancée du libéralisme dans la société…..

    • Ah, la critique de l’entrisme, formidable.
      Mais vous savez quoi? Je suis complétement en accord avec vous. En définitive votre action de pureté est VRAIMENT nécessaire; tellement qu’il serait vraiment dommange de l’entacher de vice ou de la corrompre en galvaudant vos propos ou votre énergie avec des impurs. Ainsi, nous pensons qu’il est vraiment urgent que vous commenciez à changer la société de votre coté, plutôt par là bas on va dire et puis on vous rejoindra?
      On va faire comme cela mais surtout, on est là.

      Bien à vous,

      ce que vous faîtes est formidable pour la cause, nous sommes subjugés.

      IDl

      FYI
      Stéphane Geyres a fait 56 voix et 0,17%,Daniel Garrigou avait fait 258 voix (0,52%) avec AL sur cette circo en 2007

  5. Cher Idl,
    Je suis minarchiste et par essence libéral!
    Et je ne vois pas en quoi je pourrais par une manière ou une autre, porter préjudice à la famille libérale au sens où vous l’entendez!
    Les libertariens (libertarians en anglais) dans toutes leurs composantes, agoristes, objectivistes, minarchistes, anarcaps…ont tous le même fil conducteur : ce qu’il prônent n’est pas une fin en soi, mais un but à atteindre.
    Bien sur avec chacun ses sensibilités, mais en tout cas avec la même honnêteté intellectuelle, la même envie de vivre différemment, avec des structures régulatrices ou régaliennes autres que celles qui nous sont proposés aujourd’hui!
    Leurs idées (Utopies sans fondements pour vous) sont toutes aussi louables que le libéralisme mou que vous semblez prôner et qui se retrouve enfermé dans la famille UMP ou centriste pour participer au pouvoir et en finalité devenir inaudible ( voir DL et Madelin).
    Quant à chercher quels types de sociétés pourraient trouver grâce à vos yeux afin d’expliquer un fonctionnement cohérent qui vous conviendrait en matière de lois et de vie en société, je vous recommanderais une lecture sur l’Islande du moyen-âge avec l’Althing comme institution juridique non étatique, mais acceptée par tous en toute liberté (pas besoin de blabla de démocratie ou de république) et remise en cause par qui le souhaite, quand il le souhaite!
    Bien sur, cela à 1000 ans, mais n’est ce pas du passé que le futur s’écrit?

    • J’ai du mal à vous répondre car vous semblez penser que je me situerai dans une sorte d’entrisme mou, ce qui est faux. Ensuite, la société, une société n’est jamais que le produit des son évolution historique et je ne souhaite pas faire table rasse du passé mais bien trouver une façons intelligente d’insufler des principes libéraux parmi nous. J’avais un ami dans ses copies du bac qui passait son temps à inventer des philosophes arabes du 12 eme siècle en citations; votre citation sur le régime pointue de l’Islande du Moyen-Age me fait le même effet (même si elle est réelle). Sérieusement? L’Islande du 12 eme siècle comme modèle de développement sociétal? Excusez moi mais avec tout le respect que je vous dois SI CELA n’est pas la preuve de mon propos quant à nourrir de douces utopies sur le cadre de nos réalités, je ne m’y connais !
      Je veux bien alors apparaitre comme pragmatique en cherchant à le faire avancer au travers des structures actuelles si l’alternative est
      1/ la parlote autour de la pureté libérale des uns et des autres, certifiée, conforme et estampillée par le garde des sceaux sots E.R S.G

      2/La définition du modèle économique réaliste autour de modèle Islandais sous Philippe le Bel.

      Bon, si on me cherche , je m’échauffe pour mes 0,18 %.

      Serviteur Monsieur,

      Cdlt

      Idl

  6. @homo -orcus

    On appelle cela juridiquement le droit de propriété car c’est son terme légal. la notion à laquelle vous faîtes référence est celle d’usus et d’abusus qui nous vient du droit romain.
    Le droit de propriété est défini par le Code civil français comme étant :
    « le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par la loi ou les règlements»
    — Article 544 du Code civil.

    Aprés, je ne vois pas le pb dans ma vie courante sauf effectivement à revenir sur certaines prérogatives d’expropriation étatiques qui sont extérieures au principe de jouissance de propriété telles que définies dans le code civil. Notre systéme a des imperfections mais honnétement, j’en vois de plus flagrantes à régler avant cela.

    Cdlt

    Idl

  7. l’art. 544 ne traite pas de la propriété, même si le terme est utilisé et imprimé. Depuis Léon Napo la propriété n’existe plus, il s’agit de la possession, simplement. Avec 544 je jouis absolument de ma propriété sauf si lois et règlements, un simple maire peut me priver de ma propriété, les différentes lois fiscales viennent amputer le capital représentatif de la propriété, je ne jouis plus de ma propriété quand je suis mort, je ne suis pas un de cujus. Comment raisonner valablement sur des mensonges ?

  8. « ne suis-je pas assez un male dominant alpha dans mon rapport à la Justice et à la Loi »

    Mais pensez vous réellement que la censure opérée par certains têteux englués dans la corruption et dépourvus de testostérone soit une composante essentielle d’un modèle libéral ?

    • Cher axiland,

      Par là ou je regarde, il y a peu de libéraux à ce stade capables d’exercer la moindre censure pour raison qu’ils ne sont pas au pouvoir pour le faire. Quant à la testostérone,elle est certainement tenue à l’écart, c’est certain.

  9. Il est assez évident que sur certains points les libertariens sont durs à suivre. Votre critique en ce qui concerne leur gestion de la justice est intéressante.
    Je me demandais l’autre jour ce qu’il pourrait bien advenir d’un orphelin (un bébé abandonné par exemple), dans une société libertarienne : serait-il considéré comme un propriétaire responsable de son destin? Serait-il mis sous la tutelle d’une association privée? mais dans ce cas là, sur quel fondement juridique libertarien, cette association se permettrait-elle de lui dicter sa vie? L’orphelin serait-il considéré comme un meuble jusqu’à ses 18 ans? Mourrait-il tout simplement?

    Pourtant à d’autres égards les libertariens me sont sympathiques, notamment en ce qui concerne les crimes sans victimes. Je pense à la prostitution, à l’usage des drogues, entre autres joyeuse-ries.
    Dans ces cas là je trouve que le libertarien a le mérite de la cohérence. Comment peut-on autoriser des hommes (ou des femmes) à se battre pour vivre, et ce de la façon la plus violente qui soit, mettant sans nul doute leur santé en péril (je pense à la boxe, au free fight etc) et interdire à d’autre de se prostituer, dans les conditions de leur choix (prostitué(e)s de luxes par exemple). Pourquoi interdit-on l’usage de certaines drogues (canabis, cocaïne etc), plutôt que d’autre (alcool, tabacs…). Pourquoi parce que mon voisin ne supporte pas la marijuana, qui le rend paranoïaque voir schizophrène, j’en supporte les conséquences quand on m’interdit de fumer chez moi un pétard qui en ce qui me concerne me rend euphorique?

    Enfin au sujet des monnaies privées, dont la gestion, et notamment l’émission n’appartiendrait plus à l’état, c’est loin d’être un fantasme. Le cas récent du bitcoin, et plus généralement des monnaies peer to peer en sont la preuve.

    Personnellement je trouve dommage de penser que les cousins turbulents que sont les libertariens jettent le discrédit sur les libéraux. Au contraire, amha, ils participent très honorablement à la richesse et à la diversité de la pensée libérale. Libre à nous d’en garder le meilleur et d’en critiquer les excès, ou les incohérences.

    • Cher Jacques,

      Le bitcoin est une jolie utopie. On en parlera VRAIMENT quand les ménages épargneront en bitcoin et qu’on pourra financer sa propriété avec? Autre question: que se passe t-il si on debranche l’ordinateur? Ce n’est pas une monnaie à proprement parler par ailleurs (mais je n’ouvre pas le topic qui peut être trouvé en amont).

      Sur les crimes sans victimes, cela ne change rien au fait qu’un corpus de régles ait besoin d’être fixé par un outil normatif en amont et non pas au cas par cas. A Quand une bourse pénale! Soyons sérieux!
      L’utopie est mignonne mais encore une fois, l’idée est d’acquerir du crédit politique, or, nos turbulents amis n’aident pas, à mon sens.
      mais c’est mon avis 🙂

      Cdlt

      Idl

    • « Les temps sont durs pour les rêveurs » 😉
      Merci pour votre réponse, je comprends que les anacarp puissent vous agacer…
      Vous faites un travail merveilleux, peu importe quelques divergences d’opinion, j’apprécie beaucoup votre site.

    • Merci beaucoup. C’est toujours agréable à entendre car c’est un peu un travail de moine copiste (le glamour en moins bien sur) :-).
      Bien à vous,

      Idl

  10. Je suis donc libéral et non libertarien.
    Une chose est claire : la classe politique française a profité du peu de temps de cerveaux disponibles de nos citoyens pour asséner que le néo-libéralisme ou l’ultra libéralisme sont la source de tous nos maux.
    Je me souviens de ce jugement définitif et lamentable de Sarkozy lors du débat télévisé : « on a vu où nous menait le néo-libéralisme avec la crise de 2008 … »
    Malhonnête ou incompétent, je vous laisse choisir. Pour moi ce sera les deux.
    En ajoutant à cela, l’inculture économique mise en place par l’éducation nationale-marxisante et entretenue par nos médias médiocres –le tout financé par nos impôts -, nos concitoyens pensent majoritairement que la finance mondiale, les méchants capitalistes et le complot libéral, tous ensemble sont en train de saigner notre belle république et son magnifique modèle social (mot noble selon les oints du saigneur).
    Ils pensent aussi que F Hollande est un incapable et ne comprennent plus rien.
    Tout cela pour dire que le mot libéral et libéralisme est soit à rebrander, soit à marketer très fort. Si l’on veut pouvoir s’en servir et être compris.

    • Oui, sarkozy a bien trahi les libéraux, novelli en tête.
      On s’en souviendra.
      Je n’oublie pas.

      Quant au « neo libéralisme », j’avoue attendre une définition. Je crois avoir compris que c’est « beurk », je crois….

      Cdlt

      Idl

  11. Marianne a bien raison. C’est très louable d’espérer rassurer le chaland en tentant de repositionner le libéralisme en-dehors des caricatures anarchistes dans lesquelles les socialistes l’ont enfermé. Seulement, c’est oublier un peu vite que dans un monde où défendre le moindre fléchissement dans l’accélération de l’endettement perpétuel confine désormais au fascisme, toute forme de libéralisme politique, si respectueuse du rôle de l’Etat se veule-t-elle, est aujourd’hui une politique de rupture de nature révolutionnaire, qui sera considérée comme telle tant par la médiacratie que par la rue.

    Comment il est possible de croire aujourd’hui à un monde où un libéralisme de raison (par opposition à ce libertarianisme utopiste dont on parle beaucoup) s’imposerait à nouveau naturellement, par les urnes, par la grâce du débat, au milieu d’un paysage politique clientéliste à 100%, je me le demande. Mais soit, admettons. Qui s’y oppose? Les libertariens français cultivateurs de chaos, ceux qui n’accepteront pas de concevoir les choses autrement qu’à travers une utopie anarcap, combien de divisions? Qui sont-ils? Des noms. Après on discute. Pour l’instant, à l’exception de quelques positionnements théoriques et d’une citation en faveur de ce dangereux concept qu’est la coopération volontaire, le dossier à charge semble un peu léger. On pourrait éventuellement considérer des dossiers un peu plus épais et urgents.

    Nos libéraux chasseurs de libertariens tombent dans le même piège qu’ils prétendent dénoncer : l’isolation dans la recherche de la pureté théorique. Qu’on commence à réduire le périmètre sans cesse croissant de l’intervention d’Etat, qu’on se mette à considérer des solutions politiques de nature à espérer sortir du gigantesque programme dette contre voix qu’est devenue la démocratie moderne ; et le jour béni où on en sera arrivés là, peut-être pourra-t-on s’offrir le luxe de disserter de la modération à imposer aux ardeurs des partisans d’une justice exclusivement privée.

    • Cher GM,

      Que nenni point donc! Point entrisme par içi ou de recherche de pureté théorique! Cet article avait pour seul d’exorter certains à plus de modestie quant à leurs sources et moins de danse de saint guy sur les réseaux sociaux. En dehors de cela, il est bien evident que les actions de terrain passe pour nous par la réflexion. Si je suis votre raisonnement, vous avez l’air de penser que ce n’est qu’une fois la révolution acquise que l’on pourra se paye rle luxe de. Nous ne voulons pas de cette proposition.
      Enfin, si vous cherchez à reintegrer le débat politique, bien au contraire, je pense qu’il est urgent de ne pas se laisser amalgalmer avec des fous furieux. Vous voulez visiblement changer le systéme en dehors de la démocratie. Pas nous.

      Cdlt

      Idl

    • Cher IdL,

      Des fous furieux? Prenez le MJS par exemple. C’est un repaire de jeunes illuminés plus proches du trotskisme que de la social-démocratie ; seulement si le PS pèse à la louche un gros tiers de l’électorat français là où les libéraux ont toutes les peines du monde à rassembler un pénible %, peut-être faut-il se demander si ça ne vient pas aussi de leur capacité à tirer parti de l’enthousiasme de ses jeunes militants plutôt qu’à les traiter en fous furieux.

      Ensuite, je ne prône pas la révolution, vous voyez des révolutionnaires partout, vous. Je me borne à constater que les libéraux ne s’imposeront pas dans le paradigme politique actuel pour une simple question de loi de l’offre et de la demande. De quelle manière ce paradigme est-il appelé à évoluer, je l’ignore, mais ce que je peux estimer sans prendre trop de risques, c’est que ce n’est pas en tapant sur leurs jeunes camarades en plein éveil de conscience politique que les libéraux sont sur la voie d’une évolution de leur représentativité dans la population.

      Or ça semble définitivement être la mode sur une partie du web dit libéral francophone, manifestement désireuse de montrer patte blanche aux maîtres du jeu médiatique, et qui pour ce faire a décrété qu’il était urgent de faire de la remuante minorité libertarienne ce que le FN est à l’UMP. Si on veut bien considérer deux minutes son poids réel dans le monde francophone, je ne peux pas dire que je trouve cette tendance très rassurante pour la défense des idées libérales à l’avenir. Heureusement que les Américains semblent un peu plus pragmatiques que nous en la matière.

      Vous pensez que cela permettra de mettre un terme aux « amalgames » ; pardonnez-moi mais c’est à la fois méconnaître l’adversaire et se chercher des prétextes. Amalgamés, vous l’êtes déjà. Si demain les libertariens disparaissaient, vous feriez tout de même face à un échiquier politique qui de l’extrême-gauche à l’extrême-droite brandirait l’anarchie, l’égoïsme et les inégalités pour caricaturer le libéralisme, parce que c’est exactement comme ça que ses adversaires le mettent hors-jeu depuis des décennies. Croire que la conception raisonnable du libéralisme que vous défendez finira par s’imposer naturellement pour peu qu’on ait pris la peine de l’expliquer calmement aux gens est à peu près aussi réaliste qu’espérer transformer la France en utopie anarcap. Les libertariens font-ils peur aux adversaires du libéralisme avec des conceptions un peu trop radicales ? A la bonne heure ! Une solution libérale modérée n’en paraîtra que plus acceptable.

      Vous avez devant vous un électorat avec une certaine proportion de gens sensibles aux idées libérales, à des degrés divers, avec leurs excès et leurs restrictions, et le poids politique potentiel des libéraux repose sur leur capacité à les faire s’entendre. On n’en prend pas le chemin.

    • C’est certain. A coup de 0,18%, it’s a long way to Tipperary my friend. Nous ne croyons pas à l’outrance pour ensuite trouver une solution minorée. De plus, ce n’est pas notre position alors pourquoi le faire? je vous rassure, ce n’est pas que les libertariens font peurs; pas plus ou pas moins qu’un anarchiste communiste comme Filoche en ce qui me concerne. Plutôt moins même. C’est juste beaucoup de bruit pour rien.

  12. Les libéraux qui font la chasse aux libertariens comme c’est nul vu le nombre de libéraux et de libertariens en France. Vous feriez mieux de vous aidez les uns les autres au lieu de vous taper dessus.

    • Personne ne fait la « chasse à personne ». Juste, ce sont des choses différentes et les libéraux n’aspirent pas à l’anarchisme. C’est tout.Donc il est normal de montrer notre sentiment sur le fait que nous ne souhaitions pas, comme les libertairiens de « grand soir ». Mais il font bien ce qu’ils veulent.Not my pb.

    • La base idéologique des libéraux et des libertariens est la même. La différence c’est la place du curseur. qui est placé plus ou moins loin en fonction des sensibilités. D’autant plus que tous les libertariens ne se revendiquent pas tous anarchiste. La mouvance n’est pas aussi binaire que vous l’affirmez.

    • Absolument d’accord avec vous Marianne, je suis libertarien mais pas anarchiste. Comme beaucoup d’entrepreneurs Internet, j’apprécie le terme libertarien car il est « neuf », et non pas usé et détourné de son sens comme le terme libéral. Il est aussi, effectivement, porteur d’une certaine radicalité, à l’instar de la politique conduite par Margaret Thatcher. Je me suis d’ailleurs amusé à regarder ce qu’un programme Thatcher pour la France pourrait donner: http://libertarien.overblog.com/-que-serait-un-programme-thatcher-pour-la-france

      Il est dommage que la famille Gave, dont j’estime beaucoup certaines analyses, fasse ainsi un mauvais procès aux libertariens.

    • Cher Pierre,

      Ce n’est absolument pas un « procés  » mais une analyse à laquelle vous pouvez apporter vos réflexions en contre comme quid de l’exercice de le violence, Quid de la rédaction des lois. etc.
      Encore une fois, ce papier est né de deux ans de sensibilsation à CERTAINS libertariens ainsi si notre perception est galvaudée , je ne saurai trop vous enjoindre à apprendre aux votres ce qu’est alors la vrai source du Libertarianisme car pour nous en tout cas, voila ce que nous en avons perçu. Vous pouvez critiquer la flamme. Je préfere vous montrez la main de l’allumette.
      Montrez moi un libertarien intelligent et non un trissotin qui ânonne son Rothbard en mélopées haineuses, je changerais (conditionnel) alors peut être d’avis.
      Untill then.

      Cdlt

      Idl

    • Margaret Thatcher n’était absolument pas radicale. Elle était pragmatique, et c’est pour cela qu’elle a réussi, dans une certaine mesure.

      On ne peut pas qualifier de libéral radical quelqu’un qui décide (sûrement pour de bonnes raisons) de ne pas toucher à un cheveu de l’un des systèmes de santé les plus communistes du monde occidental, j’ai nommé le National Health Service.

  13. Le libertarianisme est aussi pour la liberté monétaire et l’absence de lois coercitives dans ce domaine…Sachant que la monnaie est un « référentiel » pour mesurer la valeur d’une chose par rapport à une autre.Donc cela veut donc dire la fin de la notion de monnaie…Ca ne veut pas dire que l’état doit la gérer n’importe comment!Comme nous le voyons depuis une quinzaine d’années!Je ne parles même pas des conséquences en matière de droit pénal.Un individu peut très bien se soumettre à une loi pénale dont les sanctions sont profondément barbares comme la lapidation ou l’écartèlement…Donc cela veut donc dire en réalité la fin du droit et des libertés, ou en réalité la loi du plus fort avec tout les drames qu’elle cause!

    • Cher Libre,

      Oula alors

      La monnaie est un bien commun déja, comme l’est un jardin public. la valeur qu’on lui donne est elle basée sur la confiance des parties et nul ne sait à partir de là pourquoi les choses ont une valeur mais le débat monnaie a até içi et là pas mal glossé.
      Ensuite, retirer aux politiques la monnaie, oui mais l’emission de monnaie reste une prérogative régalienne.
      Enfin (rien à voir mais c’est votre ouverture) , le droit pénal est un droit national en général, si vous détenez une autre nationnalité, vou spouvez demander une extradition mais je ne vois pas le rapport avec les libertés publiques?

    • bonjour,

      employer la notion de « bien commun » est une autre façon, au final, d’appeler à l’état providence, et donc d’être en contradiction avec ses propres aspirations libérales.

      Je n’ai pas le temps de réfuter tous les arguments présentés ici contre les anarcho capitalistes, je rappellerai juste 2 points :

      sur les biens communs, cela fait longtemps que la théorie de « la tragédie des communs » explique l’absurdité de ce concept, basé sur l’état providence (un bien pour tous) et qui mène à la destruction de ce bien car les droits de propriétés y sont mal définis.

      Friedman (milton) est surement un des maitres à penser d’emmanuelle gave et de charles gave, mais son fils est l’un des plus célèbres anarcho-capitalistes, et a déjà exposé dans de nombreux livres les différentes réponses à vos arguments.

      Vous pouvez aussi voir pierre lemieux ou bien sûr murray rothbard, voire gustave de molinari, leurs arguments n’ont pas pris une ride.

      Sans même évoquer, bien sûr, le plus grand livre et économiste de tous les temps, j’ai nommé, bien sûr, Von mises et son « action humaine ».

      En poussant la logique jusqu’à son terme, en être humain pensant, le libéral arrive à l’anarcho capitalisme.

      Mais avant d’en arriver à ce genre de réflexion, nous sommes tous unis, tous les libéraux, contre l’étatisme étouffant qui détruit la France !!

      bien cordialement,

    • Cher stéphane,

      Donc, je reprends vos « réfutations »

      1/Premier syllogisme formidable dans le genre: (ex:ce qui est rare est cher, un bon cheval est rare donc un bon cheval est cher) je présente:
      « employer la notion de « bien commun » est une autre façon, au final, d’appeler à l’état providence REGALIEN, et donc d’être en contradiction avec ses propres aspirations libérales.m>LIBERTARIENNE

      2/ »sur les biens communs, cela fait longtemps que la théorie de « la tragédie des communs » explique l’absurdité de ce concept, basé sur l’état providence (un bien pour tous)?????

      L’etat providence pour vous est défini par « un bien pour tous »??????? et qui mène à la destruction de ce bien car les droits de propriétés y sont mal définis.
      Vos raccourcis intellectuels sont quand même un peu.. violent pour le commun des libéraux pour qui l’Etat providence se définis plus en notion de welfare state (voire de celle de l’époque de Emile Ollivier) qui n’est rien d’autre que l’Etat se prenant pour la providence divine. Mais de là à en conclure à un systéme juridique confiscatoire, je dis, « oh la, jeune homme, arretez moi ce baudet »

      Bon, bien sur, nous assistons, confus à l’éternel saupoudrage en divinité oratoire d’un grand auteur en l’espéce Von Mises afin de conférer à l’ensemble du propos construction et légitimité.
      Et enfin, la conclusion en mode « cherry on the cake » « et c’est comme ça que je prouve qu’un bon cheval est rare et qu’il est donc cher », que tout bon libéral auréolé se doit de devenir anarcho capitaliste. » ??????? Out of the blue, that was….
      Bon sang, mais c’est bien sur,

      Sinon, j’ai une autre question pour vous: Un être tout-puissant pourrait-il créer une pierre si lourde qu’il ne puisse pas lui-même la porter ?
      Tout paralléle avec Saint Thomas d’Aquin serait absolument fortuit.
      Toutefois, dormez tranquille, de la même façon que les question posées anterieurement sont restées sans réponse, je me contenterai d’un « Je crois en Dieu » assez équivalent sommes toutes à vos continuelles professions de foi.
      Remplacez juste « L ou libertarien » par « Dieu » mais vous avez la machine, allez rassurez vous….

      Cdlt

      Idl

    • Cher IDL :

      Sur le bien commun, il me semble que je vous ai renvoyer au concept de « tragédie des communs » merci de vous y référer pour le raisonnement.

      Mais puisque vous demander des arguments, des raisonnements :

      Madame GAVE s’interroge car pour elle seul ‘état peut délivrer un titre de propriété.

      En cela, elle fait une erreur sur le role régalien de l’état : l’état régalien est là pour PROTEGER les droits de propriété, pas pour les délivrer.

      Que je sache, en France, les notaires ont certe une charte d’agent public, mais ce sont des entreprises privées qui délivrent des certificats de propriété.

      Allez acheter de l’or ou des bjoux, c’est le vendeur qui certifie l’achat, donc l’acte de propriété, et de façon bien plus efficace que l’état (les diamants sont gravés par ex).

      On peut donc imaginer que ce soit le vendeur qui délivre l’acte de propriété à l’acheteur, le premier acte de propriété étant la facture d’achat du producteur du bien.

      Ce qui se passe actuellement en France pour des tas de produits …

      Sur les agences de sécurité privées, elles existent déjà, et depuis longtemps : transporteurs defonds, sociétés de vigile, ratp sécurité, détectives privés, et cela fonctionne mieux et moins cher que l’état.

      Un autre exemple ? la ville de Détroit aux USA : des citoyens utilisent une police privée, moisn chère que l’état inefficient et qui protège les pauvres gratuitement !!!

      cf :
      http://www.contrepoints.org/2013/06/02/126389-detroit-michigan-ou-limpotence-de-letat-exposee

      Le denier argument de Madame GAVE (doit on laisser l’homme seul ?) renvoit à Frédéric Bastiat qui dénoncait chez les idolatres de l’état la confusion entre l’état et la société.

      « Si l’état ne produit pas de pain, mais qui le produira ? »

      Au mon dieu, nous sommes perdus sans l’état !!

      Bien cordialement,

  14. Bonsoir Emmanuelle Gave.
    Merci pour le papier – assez technique -.
    Si pour Proudhon la propriété c’est « le vol », pour un paysan comme moi, la propriété c’est « le travail »….
    Par contre l’Etat, mais aussi les élus locaux ont un pouvoir de nuisance assez considérable, et je comprends bien que l’on veuille une société avec des règles, mais pas avec trop de fonctionnaires ni d’élus de toute sorte.
    C’est incroyable comme les élus, veulent faire qqchose pour les autres, – un peu comme les oints du seigneur – ils veulent une loi avec leur nom ou autre chose, qui finalement n’arrange pas le schmilblic…
    Les Anglais ont raison de se méfier de l’Etat, car c’est un peu insidieux et dès qu’il y en a beaucoup, la liberté décline et surtout le désir d’entreprendre.
    Bien cordialement

    • Cher roger,

      Les élus sont les oints du seigneur pour la plupart. Mais pour autant, l’Etat n’est que la somme des choses que l’on met dedans. On peut le « downsizer « comme disent les Américians, le faire retrécir à 90°C. Je suis d’accord que les Lois (qui sont des contraites) doivent aussi être limitées pour des raison d’organisations evidentes.
      Cdlt

      Idl

  15. Quelques éléments de réponse qui me semblent importants ;
    la justice et la propriété ne découlent ABSOLUMENT pas de l ‘état.
    (je doute même que l ‘état les garantisse a dire vrai).
    Ces droits viennent de notre humanité même et de notre liberté.

    Robert Nozick (entre autres) a abordé ce problème et je trouve sa démonstration élégante et puissante. l idée est que l’existence d’agences privées pour assurer le droit sur un territoire amène naturellement à l unification en une seule entité qui a le monopole (de facto et non de jure) de la violence et de la justice sur un territoire.
    c est alors le substitut le plus proche de ce que nous appelons l ‘état dans ses missions régaliennes.
    Simplement si une nouvelle agence se propose pour pour mieux régler ces conflits et apporter une nouvelle solution, elle sera choisie par les citoyens et sera amenée à remplacer l ancienne agence. Rien de choquant dans le raisonnement.
    Que sur un plan pratique la réalisation de la chose soit discutable j en conviens, mais dans un débat théorique, il faut aller au bout de sa pensée

    Les libertariens ne pensent nullement que les hommes sont angéliques mais qu’ils sont rationnels. Si l homme est un loup pour l homme alors oui Hobbes a raison et le Leviathan est la pour nous protéger tous.
    Je prefere Locke a Hobbes car je suis optimiste sur la nature humaine.

    En tout cas, ne pensez pas ( ou ne laissez pas à croire) que la pensée libertarienne est stupide. Elle est éminemment solide dans sa conception théorique et belle dans sa puissance et sa simplicité. Qu elle soit trop radicale dans notre monde étatiste, je vous le concède bien volontiers.

    • Cher Larry Golade,

      Et « l’agence » (déja la différence avec un état per se est ténue mais soit) appliquerait quel corpus de régles?
      Loin de moi l’idée de prétendre que la pensée Libertarienne serait stupide juste utopique. Encore une fois, sur votre idée d’agence, je ne vois vraiment pas la différence dans la mesure ou votre agence serait composée d’élus avec une représentation directe?
      Ensuite, puisque je suis allée voir les sites en questions, on me parle d’application des lois (lesquelles? ) par des « arbitres » qui seraient choisis par les parties. Alors, idem, en pratique, pour avoir travaillé dans l’arbitrage, la prémiére étape est de définir la loi qui s’appliquera aux parties (par ex pour un contrat maritime grec ou français) donc chosir un « arbitre » soit mais qui lui même va vous appliquer quel corpus de régles formulées par quel état nation?

      Et enfin, si rien n’est respecté, si votre agence n’est pas respectée qui enforce les décisions? Qui enforce les décisions des arbitres?
      Celui se paye la bonne police? mais alors vous avez donc le choix entre une loi du plus fort physique (par les armes) ou une loi du plus fort financiére (celui qui se paye la meilleure police/arbitre)
      Rien de bien théorique ou sublime là dedans, juste… encore une fois, une mauvaise connaissance des réalités concrétes.

      Cdlt

      Idl

    • Vous avez raison, mais ce sont les même griefs que l’on peut adresser à l’Etat.
      Quelles sont les lois qui s’appliquent entre les Etats, quel est l’arbitre ?
      Et de même avec les institutions internationales ?
      Dans les relations entre Etat, la loi du plus fort aussi est prépondérante ? Entre les Etats qui peuvent se payer une armée et ceux qui ne peuvent pas.
      Les Libertariens ne veulent pas changer la nature humaine, il y aura toujours des relations de pouvoir, des pressions, des abus, et des inégalités. Il y aura toujours un fort et un faible, c’est un fait. Sauf que l’Etat qui prétend nous protéger de ces travers, ne fait que les renforcer et les amplifier de par son caractère coercitif, qui estcontraire au droit.

      Même s’il n’est pas à l’ordre du jour de l’éradiquer de la surface de la terre enlevons lui au moins sa majuscule (comme le dirait Charles Gave ou Tolkien), histoire de voir ce qu’il est , et non pas ce qu’il prétend être.

    • Cher Kafka,

      Et oui, mais c’est un autre pb. Mais ce n’est pas parce qu’un systéme de force existe pour des raisons évidentes qu’il convient de l’étendre. La Raison, l’expérience doit normalement faire comprendre aux homme qu’en général, on perd infiniment plus à se taper dessus dans des tranchées pendant 4 ans plutôt qu’à négocier autour d’une table mais temps aprés temps, tout le monde l’oublie. Et la guerre de Troie reprend et l’on resale Catharge.
      L’Etat n’est pas le pb, ni la solution. Mais proner l’anarchie comme le font les libertariens est en tout cas détrusturant pour une société comme toute violence car, c’est une violence que de renverser.
      Mon intelligence qui refuse les tranchées s’y oppose.

    • Bonjour,
      Je voudrais simplement apporter une courte contribution au débat. Si l’homme est un loup pour l’homme, il est extrêmement dangereux de concéder légalement à quelques hommes, qui peuvent donc être des loups eux aussi, le monopole de la violence – situation actuelle de l’Etat actuel -, sans que cette concession soit volontairement accordée et qu’elle puisse être reprise à tout moment en cas d’abus. En outre, l’Etat attirera encore davantage de loups qui verront dans cette quasi-toute-puissance un bon moyen d’exercer leurs penchants violents. De la même manière que l’église catholique attire notamment, mais proportionnellement bien plus que les organisations où il n’y a pas de relations d’autorité morale ou de fait sur des enfants, des personnes qui ont un net penchant pour les relations intimes avec de très jeunes enfants. De la même façon qu’une personne devrait avoir le droit de changer d’église quand il perd confiance dans l’exercice par elle de sa mission, je veux avoir le droit d’adhérer à l’organisation de police, de justice ou d’armée de mon choix ou de n’adhérer à aucune si aucune ne m’intéresse ou ne me satisfait. Il peut se poser le problème d’un conflit avec une personne adhérente d’une autre organisation, disons policière pour prendre un exemple. De façon naturelle, elles pourraient adhérer à des instances d’arbitrage librement choisies, qui appliqueraient un droit commun à leurs entreprises adhérentes ou, le cas échéant, un droit commun à la fois à leurs adhérents (situation comparable au droit national actuel) et à leurs non-adhérents (situation comparable au droit international actuel).

    • Formidable. Qui érige ce « droit commun ». Donc, avant de commetre un délit, je convoque un tribunal chargé de payer décider de ma sanction future.
      Vous semblez encore et toujours confondre l’application du droit (le judiciaire) avec la fixation du corpus de régles (le juridique). Confier la mise en application à des tribunaux arbitraux pour les choses du commerce ne pose aucun pb mais je pense que sans remarquable mauvaise foi, vous ne pouvez SERIEUSEMENT envisager d’avoir recours à ce genre de juridictions pour statuer disons sur un cas de viol ou même un homicide. Soyons sérieux!!
      Imaginez deux secondes!!! vous n’êtes pas des practiciens du droit mais imaginez la pratique deux minutes enfin!!
      Je ne saurai trop vous enjoindre de retourner vers ce que dit l’honorable professeur Hernando de soto. Il ne saurait nulle part exister de prospérité économique sans sécurité juridique. Or, ce que vous autres proposez n’est ni plus ni moins qu’une sorte de roulette au cas par cas et « qui va dire le droit » et « qui va inventer les régles ». Vous pouvez méprisez le juridique, cela , nous le savons aussi. il n’en reste pas moins que des Economistes respectables et respéctés ont prouvé que cela n’était pas possible. Dommage pour vos théories. Encore.

      Cdlt

      Idl

    • Malgré votre ton hautain, je vais quand même répondre, mais pour votre lectorat. Des projets de droit commun peuvent être érigés par des assemblées de citoyens volontaires et soumis à référendum populaire pour faire le choix entre les différentes solutions proposées s’il y a plusieurs projets, par ex. On peut aussi imaginer un référendum préalable sur les règles d’érection (c’est vous qui avez commencé à employer « ériger » ;-)) du droit commun. Je sais que les habitudes de pensée ne sortent pas facilement du cadre autoritaire, mais un peu d’imagination, de créativité, de sens pratique, de respect de chaque individu, devrait permettre de respecter le principe du volontariat (sachant que celui-ci qui fait le choix de n’adhérer à rien du tout prend de fait la responsabilité en cas de commission, dans son chef, d’une infraction touchant un adhérent au droit commun, par ex., de se voir appliquer ce droit. On peut aussi imaginer la faculté pour toute personne majeure de se placer sous la protection d’une convention internationale.

    • Attendez alors on detricote.
      Un projet de droit commun…ok. erigé non. assemblés de citoyens comme une assemblée qui voterait des lois par exemple?
      avec une possibilité de référendum vous voulez dire comme une démocratie directe?
      Donc, vous proposez la Suisse. Soit. pas de pb avec cela mais je ne vois pas l’idée novatrice ni à dire vrai forcement qualifiable de libertarienne. On peut parler de processsus Législatif sans pb aprés. Quant au fait pour un citoyen de se placer sous le terme d’une convention internationale, cette possibilité existe déja.Maintenant, je vois mal comment vous penser articuler les notions d’unité d’une nation nécessaire quand même si vous souhaitez conserver un minimun de frontiéres, de langues etc etc avec le manque de sécurité juridique et la sorte de foire au droit international que personne ne sera à même de pouvoir appliquer en pratique. Déja que nos tribunaux ont du mal avec notre droit français et pour qui est déja allé au tribunal de la haye par ex, j’ai peut être des enemis mais je leur souhaite TOUT sauf cela

  16. Il y a plus simple : la défense.

    Supposons que nous soyons dans un système libertaire.
    Chaque rapport social est fondé sur la volonté individuelle.
    Mon voisin, en homme prévoyant, s’assure contre une attaque de missile.
    Et moi, en homme pacifique, je ne m’assure pas contre un tel risque.

    Ensuite, mon voisin provoque un autre voisin. ce dernier (qui peut être un pays, pourquoi pas) ,en représailles, envoie une bombe sur la maison de mon voisin belliqueux et que cette bombe détruit ma maison en même temps ou à la place de la sienne.

    Dans ce cas : qui me protège ?
    je n’ai provoqué personne. Et je ne suis pas responsable de la situation. Et pourtant la bombe par son rayon d’action menace ma maison comme celle de mon voisin, sans discrimination…

  17. Chere Emmanuelle
    Je n’ai pas ecrit cet article, mais j’aurais aime l’avoir fait. Comme tous les mouvements qui cherchent a faire du passe table rase, le Libertarianisme est pour moi un mouvement a vocation Revolutionnaire.
    Or toutes les Revolutions ont echoue sauf bien sur la glorieuse Revolution Anglaise de 1689 et la Revolution Americaine qui toutes les deux ont su domestiquer par le Droit ce monstre qu’est l’Etat
    Il n y a d’amelioration que par la Reforme
    Bravo
    cg

    • Ron Paul se dit libertarien est en fait un liberal classique, ou autrement dit aujourd’hui minarchiste, le Bastiat de notre temps de mon point de vue… Il ne veut pas la fin de l’Etat, simplement qu’il s’occupe de Défense, Sécurité intérieure, Justice.

      Il faut voir qu’aux USA ils se disent libertariens tout simplement parce que le terme « liberal » a totalement changé de sens étant pris par la « gauche ».

      Les libertariens qui ne veulent pas d’Etat du tout ou si peu que même la police est privée sont finalement bien peu… nommés plutôt anarcho-capitalistes aujourd’hui.

      Il est assez marrant de constater aux USA ce glissement de dénominations…: la « gauche » a piqué le terme liberal, du coup les libéraux classiques/minarchistes ont piqué le terme libertarien, et les libertariens d’y hier se retrouvent anarchistes-capitalistes. Personne n’a le bon terme pour se définir… il y a eu comme un glissement, intéressant !

      En tout cas, en France, le terme libéral a encore tout son sens, pas de gauche a l’horizon qui se dise liberal, pas même la droite… On est tranquille, pas besoin de piquer le terme libertarien aux partisans du zéro Etat.

    • Interessant !!!
      Cela montre à quel point les gens pataugent dans la choucroute.
      Cela est du pour moi à un manque de culture assez exceptionnel.
      Du coup il est plus facile de prendre les gens pour des imbeciles.
      Les medias, surtout la tv qui sont pourtant necessaires, paradoxalement y contribue enormement, c’est mon avis personnel.
      Pourtant il serait tres simple de remedier à ce probleme en diffusant moins d’informations spectacles et en contrepartie plus d’informations sur les entreprises et en macroeconomie.
      Pour comprendre la definition du mot liberal il faut avoir un minimum de notion en droit en economie en philosophie et en histoire bien sur. Lorsque les gens s’abrutissent en regardant la tv 4 à 5heures par jour le soir, comment peuvent-ils arriver à comprendre le fonctionnement de la machine économique qui evolue constament.
      Mais j’espere profondement que les usa domineront le monde pendant encore tres tres tres longtemps car si nous sommes en paix auj c’est uniquement grace à eux et je pense que ça il ne faut jamais l’oublier.
      Les usa ont aussi sans doute la meilleure constitution au monde et c’est pour cela que nous sommes en paix qu’ils sont aujourd’hui la premiere puissance economique. Pourvu que cela dure 1000ans.
      Tous les liberaux sont pour un état gendarme (usa) et les socialistes pour un etat providence (la France).

    • Bonne analyse merci.
      Cdlt

      Idl


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