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Le gaz de schiste face au principe de précaution

La France, à cause du procédé de la fracturation hydraulique qui utilise d’immense quantité d’eau, est le premier pays au monde à interdire par la loi du 13 juillet 2011 l’exploitation des gaz et huiles de schiste, sans faire la recherche scientifique d’autres procédés. Mais pouvons nous vraiment nous permettre cette frilosité et surtout est- elle nécessaire ?

I  Qu’est ce que le schiste ?

Le schiste est une roche d’aspect feuilleté qui peut se débiter en plaque fine, il s’agit d’une roche sédimentaire argileuse ou d’une roche métamorphique.Le gaz de schiste est donc le gaz formé à partir de matière organique enfouie et toujours présent dans sa roche mère. C’est un gaz naturel appelé gaz de roche-mère contenu dans des roches marneuses ou argileuses, roches qui peuvent avoir une structure litée de schiste.Ce gaz naturel, qui peut faire l’objet d’une exploitation, a pour particularité d’être resté piégé dans les porosités de la roche imperméable où il est formé. Cette imperméabilité est due aux argiles. Il est donc nécessaire de fracturer la roche pour pouvoir le récupérer.

Les réserves mondiales en milliards de m 3

 

graphique schiste

 

II   L’exploitation du gaz de schiste

La quantité française serait l’équivalent à 100 ans de consommation de gaz en France.L’exploitation actuelle se fait par le procédé de la fracturation hydraulique capable d’aller chercher dans les roches ces fameux gaz dont certains assurent que les sous-sols français regorgent.L’exploitation du gaz de schiste est déjà en cours dans les pays tels que les Etats-Unis, la Pologne, Canada, etc…La France, à cause du procédé de la fracturation hydraulique qui utilise d’immense quantité d’eau, est le premier pays au monde à interdire par la loi du 13 juillet 2011 l’exploitation des gaz et huiles de schiste, sans faire la recherche scientifique d’autres procédés.

III Gaz de schiste : une nouvelle technologie

Une mauvaise nouvelle  n’arrive jamais seule. Les opposants au gaz de schiste en font les frais début 2013 en apprenant, que la Grande Bretagne autorise à nouveau les forages utilisant la fracturation hydraulique. La seconde nouvelle à laquelle ils n’ont certainement pas encore prêté attention, c’est la présentation de nouvelles technologies pour percer les roches ultra-dures aussi facilement que du beurre.Procédé développé par la société américaine « Foro Energy » qui utilise un rayon laser pour fragmenter la roche avant d’engager un trépan. Ce procédé, dont ses promoteurs lui promettent un grand avenir, sera capable de forer une roche cristalline ultra-dure pour dix fois moins cher qu’un trépan en diamant.

Une nouvelle technique d’extraction, appelée « Extraction Exothermique Non Hydraulique » n’utilise ni eau, ni acides, ni solvants. Cette nouvelle technologie, développée en Chine puis au Texas, utilise des composants inertes, non toxiques et non caustiques.La société « Chimera Energy Corp » a mis aussi au point une technologie qui permet d’extraire l’huile de schiste sans utiliser la fracturation hydraulique.Les réserves de gaz de schiste ont fait l’objet d’études précises pour connaître leur volume, alors que la France veut rester aujourd’hui prudente face aux multiples incertitudes à la fois géologiques, techniques, environnementales et politiques qu’elle se pose.

Or, toute technologie doit être développée et exploitée, c’est ainsi qu’elle met à jour d’autres innombrables technologies.

 

 

Par  André Moguérou 

Président AM Conseil

 

 

Remerciements  de toute l’équipe de IdL