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Charles Gave

La ligne de partage entre les pays qui marchent et ceux qui ne marchent pas

En 1953 Kenneth Arrow , un économiste Américain révolutionna l’étude de l’économie.

Depuis toujours les praticiens ou les théoriciens de la discipline travaillaient dans un monde à deux dimensions, le Capital et le Travail pour essayer de déterminer comment les fruits de la croissance devaient être répartis entre les deux.

Arrow montra qu’il fallait introduire une troisième variable pour arriver à un optimum de croissance, le RISQUE pris par l’un ou l’autre des deux joueurs.

C’était une intuition qu’avait déjà eu Schumpeter avec sa mise en avant du rôle essentiel de l’Entrepreneur dans le processus de croissance.

Dans le monde réel, il est donc INDISPENSABLE que chacun des trois facteurs de production,

-Capital,

-Travail,

– Risque

 

soit rémunéré convenablement.

Le drame de la France est que nos élites en sont restées à un monde à deux dimensions et donc qu’elles interdisent ou pénalisent la prise de risque, ce qui empêche à terme toute croissance et mène au capitalisme des copains et des coquins puisque la seule façon d’être rémunéré pour le capital est de tisser des liens de corruption avec l ‘État.

Les mesures fiscales prises par le Président actuel n’ont fait que réduire encore plus la rémunération du risque et on en voit les résultats tous les jours.

Et c’est pour cette raison que l’économie Française crève .

Il n’y a pas un seul parti politique ou syndicat qui comprenne cette réalité et donc l’entrepreneur, le seul agent économique à créer des emplois n’a personne pour le défendre (et certainement pas le Medef).

La preuve en est que la question posée est toujours  » comment créer des emplois » et JAMAIS qui crée des emplois…

 

Face à une telle situation que doit faire le lecteur pour protéger son épargne ?

La première partie de cette épargne doit être investie dans des placements à   faible risque, c’est à dire des obligations. Quel pourcentage faut- il avoir en actions et quel pourcentage en obligations est bien entendu la question suivante.

Une petite règle simple est de considérer qu’il  faut avoir en pourcentage de son portefeuille 100 moins son âge en ACTIONS, le reste en obligations.

Si le lecteur a 60 ans, il lui faut donc 60 % de son portefeuille en revenus fixes et 40 % en actions.

Compte tenu des désastres qui s’annoncent en France, qui ne seront que le résultat du côté autiste et inculte des dirigeants Français,  je ne vois pas très bien pourquoi je devrais utiliser le marché obligataire local et donc je préfère de loin avoir une moitié de mes obligations en Bund et l’autre moitié en obligations du Trésor Américain, ce qui me donnera un rendement équivalent à celui que j’aurai avec des OAT, mais avec un bien moindre risque.

Pour les 40% restants, je les mettrai en actions, représentatives de sociétés ayant une partie importante de leurs chiffres d’affaires en dehors de France , qu’elles soient  cotées en France ou hors de France n’ayant pas beaucoup d’importance.

Et j’attendrai tranquillement avec un tel portefeuille un changement d’élite chez nous.