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La grippe de l’industrie Française

La part de l’industrie française dans la valeur ajoutée est passée de 18 % en 2000 à 12,5 % en 2012, plaçant la France en 15ème position sur les 17 pays que composent la zone euro, bien loin de l’Allemagne (27 %) et la Suède (22 %).

Cette baisse significative observée depuis des années a dégradé l’emploi industriel, en effet, en 1980, les emplois dans le secteur industriel représentaient 26 % de l’emploi salarié total, cette proportion est passée à 12,5 % en 2012, la France perdant ainsi plus de 2 millions d’emplois industriels en 30 ans.Pour préserver leur compétitivité prix, les industries françaises ont été contraintes d’abaisser considérablement leurs marges entre 2000 et 2012. Selon l’INSEE ces marges sont passées de 30 à 21 %, alors que dans le même temps en Allemagne, ces marges ont progressé en moyenne de 7 points.

 

Situation française de l’import/export

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Les importations dont la valeur exprimée en % du PIB comprennent la valeur des marchandises, du fret, des assurances, transport, etc.

 

Les exportations de biens et services regroupent la valeur, exprimée en % du PIB, de l’ensemble de biens et services destinés à l’étranger. Cette donnée inclut la valeur des marchandises, du fret, des assurances, transport, etc.

 

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La balance commerciale des biens et services retrace la différence entre les exportations et les importations exprimée en % du PIB. Une balance positive indique que les exportations dépassent en valeur les importations qu’on nomme excédent commercial. Une balance négative indique au contraire que les importations dépassent en valeur les exportations qu’on nomme déficit commercial.

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Les causes du déclin industriel de la France

La responsabilité de ce déclin  est le résultat direct de la politique industrielle menée depuis 30 ans par les gouvernements successifs. Le manque de vision économique et sociale, non seulement nationale mais aussi européenne et internationale de nos gouvernants, a provoqué le constat connu et édifiant suivant :

–       Perte de compétitivité

–       Mise en place des 35 h et la hausse continue du SMIC ont sapé la compétitivité par apport aux concurrents internationaux

–       Manque de croissance

–       Baisse des exportations

–       Etiolement des sites de production français

–       Fermetures d’usines

–       Chômage structurel

–       Attractivité auprès des investisseurs au plus bas

 

La solution est de prendre rapidement le coche de la mondialisation

La croissance permettra de créer et de développer des usines au plus près de son marché afin d’être en phase avec les prix locaux. De ce fait, les usines françaises pourront devenir des usines pilotes développant tous les métiers immatériels comme la R&D, la robotisation, l’automatisation, la méthodologie, le support et l’assistance qu’elles auront à transmettre à toutes les usines décentralisées et gardant dans son environnement national et les autres pays industriels la production de ses produits haut de gamme.

Diminuer le coût du travail et du capital pour redresser la croissance potentielle qui est aujourd’hui nulle, pour libéraliser le marché du travail et pour baisser les dépenses publiques.La restructuration de l’état et des collectivités locales sont désormais les missions impératives de l’état et les seules possibilités pour basculer les dépenses improductives vers les outils productifs : l’investissement, la recherche, l’innovation et les métiers immatériels.

Réduire les dépenses n’est pas facile, mais retarder l’échéance sera catastrophique pour l’avenir immédiat, en diminuant les dépenses improductives au minimum 40 milliards d’euros  ne compromettra ni la solidarité et ni la cohésion nationale.

 

Par André Morguérou *

 

avec tous nos remerciements

 

 

 

*André Moguérou est diplômé de l’école navale (spécialisation SUP AERO);il démarre sa carrière en 1967 dans les laboratoires de recherche d’IBM aux Etats Unis, principalement dans les systèmes d’entrée/sortie de la gamme ordinateurs MainFrame et n’a cessé depuis lors d’oeuvrer dans la création d’entreprises. Depuis 2005, il intervient en expertise de stratégie de marché (organisation, marketing, financier) auprès de sociétés, notamment dans les nouvelles technologies. (Fiche d’auteur en création)