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Jean-Jacques Netter

Donald Trump a raison d’obliger tout le monde à réfléchir sur les accords de la COP 21

La plupart des grands groupes américains sont consternés par la décision de Donald Trump de se retirer de la COP 21. La Conférence de Paris de 2015 sur le climat et le  réchauffement climatique avait eu lieu fin 2015 au Bourget en France. Elle était à la fois la 21e conférence des parties (d’où le nom COP21) liée à la  Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la 11e conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto (CMP11).

La quasi totalité du monde médiatique a aussi critiqué le président américain.  Emmanuel Macron a comme d’habitude très bien exploité la situation sur les réseaux sociaux avec son « Make our planet great again ». Il n ‘est pas sûr que tous ceux qui ont fait des commentaires aient bien lu le document de la COP 21…

La partie en principe la plus contraignante de l’accord de Paris était l’engagement pris par les pays développés de verser aux pays en développement, à partir de 2020, la somme de 100 milliards de dollars par an pour réaliser des investissements   afin de réduire leurs émissions de CO2. Le chiffre est précis, mais la répartition entre les pays développés n’a absolument pas été arrêtée. La définition des financements n’a pas été donnée non plus. On ne sait pas s’il s’agit de dons ou de prêts et ce qui devrait être financé par le public ou le privé.  Tout est resté dans le vague. L’accord de Paris n’a fait qu’entériner des « contributions volontaires » de différents États destinées à réduire leurs émissions de CO2. C’est ainsi que le seul engagement de la Chine a été de commencer son programme de réduction en 2030 ! Barack Obama est allé plus loin pour les États-Unis avec une réduction de 26% en 2025. Étant sûr de ne plus être là pour remplir cet engagement, il obtenait à moindres frais l’admiration des partisans de ces réductions. François Hollande aussi voulait de son côté donner l’impression qu’il avait réussi quelque chose pendant son quinquennat. C’est pourquoi il s’est engagé au nom de la France à verser 5 milliards par an de fonds publics. De toute façon il ne sera plus là non plus pour respecter ses engagements !!!

Donald Trump a raison de se méfier de ces engagements imprécis qui pourraient contraindre les contribuables américains à verser plus de 50 milliards par an à des pays vendant des produits concurrents de productions américaines. Le président américain tient à défendre leurs intérêts. La conception américaine des obligations juridiques est bien différente de la conception française. En France, ne pas respecter pendant des années un traité, c’est une preuve d’habileté diplomatique. Pour les Américains, un engagement signé doit être respecté. Donald Trump, a donc préféré renoncer à des engagements qu’il ne maitrisait pas.                                                                                                                                   Aucun dirigeant français par contre n’a bien évidemment évoqué les conséquences de l’accord de Paris pour le contribuable français. Donald Trump défend les intérêts de ses électeurs, les dirigeants français ceux des autres pays !!!

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un organisme intergouvernemental, ouvert à tous les pays membres de l’ONU. Il « a pour mission d’évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au réchauffement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue ».

C’est la raison pour laquelle le GIEC a toujours fonctionné de façon politique et le réchauffement climatique est devenu pour lui depuis longtemps un enjeu purement idéologique. Ce qui pose problème c’est que les effets du rayonnement solaire ou des nuages sur la température sont insuffisamment étudiés, tout cela parce que le lobby du GIEC tire tous ses budgets sur le seul thème de l’effet de l’activité humaine sur la température. La déforestation est probablement aussi importante dans l’augmentation du CO2. Depuis 1990, plus de 130 millions d’hectares de forêt ont été brûlés ou arrachés, remplacés par des villes ou des terres agricoles. Le Brésil a détruit pendant cette période 531 000km2 de forêt, l’Indonésie 275 000km2, Le Nigéria 102 000lm2, l’argentine

76 000km2 …..

Etre climato-sceptique, ce n’est pas nier que la température de la planète augmente, que la banquise fond et que le niveau de la mer monte. C’est s’interroger sur le gros soufflé que des politiques de différents pays, la France en tête, ont monté en utilisant inconsidérément l’argent du contribuable. Les modèles climatiques utilisés sont d’autant moins fiables que la « science climatique » est incapable de prédire correctement l’ensemble des phénomènes. Parmi les nombreuses incertitudes, on connaît mal l’influence des variations des émissions solaires et le rôle joué par les nuages. Et pourtant l’effet de serre des nuages, à supposer qu’un tel effet existe, serait 219 fois plus important que celui du CO2 atmosphérique. Quant au CO2 dû aux émissions humaines, il ne représenterait que 6% du stock de CO2 atmosphérique. Un jour la science prouvera peut-être que l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère était due au réchauffement causé par exemple par les variations du soleil, et non que le réchauffement était dû principalement aux émissions humaines de CO2, comme une désinformation systématique le fait penser aux Européens.

Ceux qui prétendent que la science a parlé sont en général des hommes politiques qui ont fait de la protection de la planète une véritable religion, dont toute critique est apparentée à un blasphème. Un peu moins d’idéologie et un peu plus de science permettraient d’analyser objectivement la situation.

 

Tout le monde peut être d’accord qu’il faut préparer une transition énergétique vers les industries renouvelables qui devra s’accompagner progressivement d’un changement de modèle de production et de consommation. Tout cela sera possible grâce à l’innovation apportée par la technologie, ce qui suppose des investissements très importants. En revanche, aucun résultat sérieux ne sera obtenu à coup de  « fiscalité écologique, de réduction du temps de travail dans une économie sociale et solidaire » !!!

 

Tant que l’on restera dans l’obscurantisme écolo-bobo-bio très bien décrit par  Jean de Kervasdoué dans son livre « Ils croient que la nature est bonne » on ne pourra pas avancer.  Il ne s’agit pas d’un combat idéologique consistant à développer « un impératif vert face au fiasco des politiques néolibérales telles qu’elles sont défendues à Davos ». Il n’y a pas d’un côté le “bien” de Ségolène Royal avec ses mots vertueux: écologie, environnement, éolienne, lanceur d’alerte, santé et ses qualificatifs tout aussi positifs: vert, naturel, durable, circulaire, biodynamique, biologique, photovoltaïque, recyclé, économe, local, associatif, décentralisé…

Il n’y a pas de l’autre le mal avec ses mots abominables comme  charbon, pesticides, OGM, nucléaire, pollution, croissance, climato-sceptique et ses qualificatifs négatifs: polluant, dangereux, intensif, capitaliste, industriel, cancérigène, corrompu…

Ce qui est grave est c’est que les verts s’adonnent autant que les autres aux manœuvres d’appareil. Ils ont brouillé toutes les cartes sur l’écologie qui doit être un combat concernant tous les habitants de la planète.

 

Pour diminuer leur dépendance par rapport à l’OPEP et surtout à l’Arabie Saoudite, les Etats Unis se sont mis à développer depuis 2006 le pétrole et le gaz de schiste chez eux. Cela a été possible grâce à de nombreuses innovations technologiques rendues possibles par des investissements financés par les américains eux mêmes. Le résultat c’est que le rôle de « swing state », c’est à dire de l’état qui régule sur le plan mondial le prix du pétrole, n’est plus l’Arabie Saoudite mais les Etats unis eux mêmes

 

Le secteur des services pétroliers est le grand perdant du moment

 

Toutes les sociétés de services pétroliers ont été très touchées par la baisse du prix du pétrole de 115$ à un plus bas de 27$ et sont dans une situation délicate

 

En France, Technip FMC malgré le rapprochement des deux entreprises a toujours du mal à retrouver des marges convenables. Elle a du licencier 6000 personnes pour s’adapter à son carnet de commandes.  CGG Veritas  après avoir racheté en 2007 Veritas pour 3,1 Md$ et en 2012 Fugro pour 1 Md$ est en grande difficulté. Bourbon est aussi à la peine.

 

Aux Etats Unis Halliburton le numéro un mondial est en baisse de 16% depuis le début de l’année. Le fait que la société réalise 65% de son chiffre d’affaires aux Etats Unis lui permet de mieux résister que ses concurrents. Schlumberger qui réalise de son côté 65% de ses revenus en dehors des Etats Unis aura encore plusieurs trimestres difficiles.

 

En Europe, plusieurs sociétés que l’on retrouvait dans de nombreux  portefeuilles n’offrent pas des perspectives très brillantes notamment  Schoeller Bleckmann en Autriche et Seadrill en Norvège qui a failli déposer son bilan au début de l’année.

 

L’économie verte va se développer fortement

 

Le secteur de l’économie verte est celui qui permettra réellement de lutter contre le gaspillage de l’énergie et le réchauffement climatique. On trouve les sociétés les plus intéressantes dans l’efficacité énergétique, le stockage d’énergie, la désalinisation de l’eau de mer, la distribution et la purification de l’eau. A suivre…