7 novembre, 2019

Chute du Mur : l’anniversaire occulté

Le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin est passablement occulté, en tout cas beaucoup moins traité que les dizaines anniversaires de Mai 68. Trente ans après, cet événement dérange parce qu’il oblige à considérer que le système communiste était mauvais et qu’il a échoué. Le Monde Diplomatique fait sa une de novembre avec un article au titre éloquent : « Allemagne de l’Est, histoire d’une annexion ». À croire que les troupes de la RFA ont lancé leurs panzers à l’assaut de Berlin et que des divisions de la Wehrmacht peuplées de descendants de SS s’en sont pris à l’armée de libération démocratique et populaire est-allemande. Le mur est tombé nous dit-on. Mais il n’est pas tombé seul. Il est tombé parce que des Allemands se sont levés contre l’oppression marxiste et ont voulu mettre un terme à un régime totalitaire et à sa police politique.

 

Ce 9 novembre 1989 fut le prélude à deux ans de soubresauts qui ont conduit à la dissolution de l’URSS en décembre 1991. France 2 a diffusé une série de six épisodes consacrés à la Guerre froide (Apocalypse) essentiellement centrée sur la guerre du Vietnam. Le dernier épisode, qui couvre la période allant de 1964 à 1991 évoque à peine la fin de l’URSS : quelques minutes sur une heure d’émission. Jamais les causes de la fin du système soviétique ne sont évoquées ; ses crimes sont à peine mentionnés et les acteurs de la fin du communisme ne sont pas traités. Pour une partie du monde médiatique, il faut cacher la chute du communisme et taire et camoufler son échec. Ce sont les mêmes qui oublient la répression à Budapest en 1956 et à Prague en 1968. La chute du mur de Berlin a immédiatement été suivie de l’érection d’un autre mur : celui de la conspiration du silence sur les crimes du communisme.

 

Les minorités sont les vainqueurs de l’histoire

 

La leçon principale du communisme, c’est que ce sont les minorités qui font l’histoire. En 1917, les bolcheviks étaient minoritaires dans la Russie tsariste. Ils ont réussi à prendre en main la révolution d’octobre, à noyauter les soviets et à imposer leur volonté à l’ensemble du pays, par la force et par la violence. La masse russe a suivi cette minorité, par intérêt pour certains, par atavisme pour d’autres. En 1991, ce sont aussi des minorités qui ont mis un terme à l’URSS. Des personnes qui, en Russie, en Pologne, dans les pays baltes ou en Tchéquie, ont refusé le communisme et ont lutté contre lui. La résistance n’a pas été collective, mais personnelle. Il y a les personnes connues et une kyrielle de résistants anonymes qui ont lutté contre le communisme à leur échelle. Lutte contre la propagande marxiste-léniniste infusée à l’école en s’attachant à instruire ses enfants, transmission de la foi chrétienne au milieu d’un État à l’athéisme virulent, conservation et transmission de la culture nationale, de la langue, de la littérature, quand l’idéologie marxiste écrasait tout ce qu’elle assimilait à « l’art bourgeois ».

 

Les dissidents au communisme ont lutté avec les armes de la culture et le courage propre de personnes libres qui refusent le conformisme ambiant. Le très beau film d’Andrzej Wajda, Katyn, montre comment parler des massacres commis par l’armée soviétique à Katyn en 1940 revenait à s’exposer à la répression policière. Officiellement, ces crimes avaient été commis par les nazis. Dire la vérité historique, se lever contre l’écriture officielle de l’histoire pouvait conduire à la prison. La dissidence, c’était dire la vérité de l’histoire en attribuant à l’URSS la réalité de ces massacres. La vie des autres montre très bien l’espionnage quotidien organisé en RDA et la destruction des personnes que cela engendre, y compris chez les policiers de la Stasi. Avec néanmoins un bémol de taille : dans le film, le policier ne dénonce pas l’écrivain dissident. Cet élément est faux, jamais aucun policier de la Stasi n’a contrevenu aux ordres. Ce qui est reproché au dramaturge Georg Dreyman c’est la rédaction d’un article sur les suicides en RDA. Puisque l’Allemagne communiste est le paradis, il ne peut pas y avoir de suicide, et encore moins un accroissement des suicides. Révéler une vérité statistique conduit à la prison. Le communisme est le règne du mensonge, de la laideur et de l’oppression des hommes entre eux.

 

Dire la vérité, dire la culture

 

Les principaux dissidents n’ont pas été des hommes politiques, mais des lettrés et des hommes de foi. C’est l’écrivain Vaclav Havel, qui a conduit la révolution de velours en 1989. C’est Milan Kundera, autre écrivain tchèque, obligé de fuir en France. C’est bien sûr Alexandre Soljenitsyne, accueillit comme un paria et un traitre en France par toute la gauche bienpensante qui refusait de reconnaître les crimes commis en URSS. Ces personnes-là, ou leurs fils spirituels, tenant encore les journaux et les médias, il n’est guère surprenant que l’événement de la chute du Mur soit passé sous silence.

 

La Pologne a donné des résistants de grande envergure, hommes de foi et d’un courage exemplaire. Jerzy Popiełuszko, aumônier du syndicat Solidarnosc, a lutté sans relâche contre le mensonge communiste. Après avoir échappé à plusieurs attentats organisés par le régime, il a été arrêté par la police le 19 octobre 1984. Torturé à mort, son corps a été jeté dans la Vistule, où il ne fut retrouvé que plusieurs jours plus tard. Ses funérailles furent l’occasion de rassemblements massifs en sa faveur et de défiance à l’égard du régime. Il y a bien évidemment Jean-Paul II, qui a échappé de peu à un attentat organisé contre lui le 13 mai 1981 sur ordre de Brejnev et dont les coups de boutoir ont fait plier Moscou.

 

Mstislav Rostropovitch, violoncelliste, expulsé d’URSS lui aussi, en venant jouer au pied du mur de Berlin a montré à sa façon que la culture réprimée et réprouvée pouvait gagner face au régime du mensonge.

 

Une chute que personne ne voulait

 

En 1989, pour beaucoup d’esprits occidentaux attachés au communisme, le démantèlement du mur devait donner un nouveau souffle à l’URSS ; il n’était bien évidemment pas question que cela aboutisse à la disparition du bloc communiste. La réunification allemande d’une part (1990) et les mouvements populaires d’autre part dans chacun des États vassalisés ont été autant d’imprévus derrière lesquels les Occidentaux ont couru. Beaucoup n’ont pas accepté cette disparition non prévue de l’URSS et ont toujours refusé d’analyser les raisons de cette disparition.

 

Les dictatures ne tombent pas parce qu’elles ont économiquement failli, même si la ruine économique peut aider à les fragiliser. Elles tombent parce que des minorités agissantes, composées d’hommes de culture et de foi, refusent la dictature et sont prêts à donner leur vie pour abattre le régime. Lorsque ces minorités deviennent suffisamment fortes, elles arrivent à mettre en mouvement la majorité et ainsi à faire pression sur le gouvernement. Mais encore fallait-il des personnes qui comprennent l’essence du marxisme et son incompatibilité avec la dignité humaine. Tout l’inverse donc des sociaux-démocrates pour qui le marxisme au fond n’est pas mauvais, seul fut raté son application.

 

La chute de l’URSS reste à accomplir

 

C’est une opposition intellectuelle et rationnelle au marxisme qui a donné le ressort suffisant à certaines personnes pour résister, fût-ce au prix de la mort. Le dissident ne lutte pas contre un régime, il lutte contre une idéologie, dont la traduction visible est un régime politique. La commémoration a minima de la chute du mur de Berlin est à cet égard biaisée : c’est le régime politique qui est rejeté, non l’idéologie qui l’a porté. Pour trop de monde encore, le marxisme n’a pas failli, il n’est pas « intrinsèquement pervers » selon l’expression de Pie XI, qui étant en poste diplomatique en Pologne a vu l’arrivée des Soviétiques en 1922.

 

La disparition de l’URSS a engendré une transformation politique forte en Europe, mais sur le plan des idées, peu de choses ont changé. Le refus de reconnaître la perfidie radicale du marxisme a conduit à la permanence de sa branche non violente qu’est la social-démocratie, qui poursuit son exploitation humaine notamment par des taux de prélèvement fiscaux désormais confiscatoires. Comme au temps de l’URSS, il y a des réalités objectives qui ne peuvent pas être dites, des statistiques qui sont camouflées, une culture qui est arasée. Plutôt que de détruire les églises et les châteaux, comme au temps de Khrouchtchev, on n’entretient pas les bâtiments, qui tombent en ruine, le budget de la culture étant dévolu à la promotion du nouvel art réaliste-soviétique.

Les cours de marxisme-léninisme, enseignés tous les ans à tous les âges du système scolaire, ont été remplacés par les cours de développement durable, dévoiement de la géographie, qui véhiculent la même peur, la même ignorance de la science et la même haine de soi. L’histoire est occultée, au profit d’une réécriture politique du passé et les médias officiels gorgés d’argent public délivrent la propagande quotidienne. Trente ans après la chute du mur de Berlin, la Pravda est toujours là, et toujours aussi mensongère, ainsi que le virus marxiste, qui a muté vers l’écologisme et l’idole Gaïa. La haine du bourgeois a été remplacé par la haine de la culture européenne ; quant à la liberté de parole, elle est de plus en plus restreinte. Il reste encore à agir pour que l’URSS s’effondre, mais à l’Ouest cette fois-ci.

 

 

Auteur: Jean-Baptiste Noé

Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire économique. Il est directeur d'Orbis. Ecole de géopolitique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Géopolitique du Vatican. La puissance de l'influence (Puf, 2015), Le défi migratoire. L'Europe ébranlée (2016) et, récemment, un ouvrage consacré à la Monarchie de Juillet : La parenthèse libérale. Dix-huit années qui ont changé la France (2018).

15 Commentaires

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  • Shell

    11 novembre 2019

    Superbe article. Merci de pointé sur un grand problème qui détruit les civilisations.
    C’est vrai que l’idéologie de l’écologie ressemble à une “religion” (endoctrinement des jeunes) maintenant que certain veulent réduire la population (les prêtres de l’écologie vont pouvoir demander des sacrifices).
    J’ai quand même une interrogation est-ce qu’une période non orientée sur une idéologie ait déjà existé ? Par contre il est indéniable que notre période l’idéologie règne en maître même quand celle-ci est contradictoire (vite découvert pour celui qui ose réfléchir) et sur tout les domaines (politique, vie sociales, éducation, valeurs, vision à long-terme,…)

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  • Ada Wong

    8 novembre 2019

    Excellent article, comme d’habitude.
    Je me permets de conseiller aux internautes de lire, si ce n’est déjà fait, le livre de Jean-François Revel qui analyse finement cette question: La Grande Parade.

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  • Maxence Rolland

    8 novembre 2019

    Merci, magnifique!

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  • Alexandre

    8 novembre 2019

    Aujourd’hui notre choix est soit de renverser le régime, soit de nous suicider (du fait que cette actuelle société est devenue pour nous invivable).

    Nous avons donc le choix entre l’entropie (le chaos) contre les autres par l’insurrection ou l’entropie (le chaos) contre nous-même par le suicide.

    C’est là qu’est le problème.

    Le problème c’est qu’il n’existe pas de troisième option.

    Je crois donc qu’il faut restaurer la provocation en duel et le code de chevalerie qui s’y réfère.

    Ce qui cause la mort de l’occident et son gynocentrisme (envisager le monde uniquement du point de vue féminin) c’est l’inversion des hontes et des fiertés par le renoncement à tout honneur ainsi qu’à tout exercice de la violence légitime par honneur.

    La dictature commence par l’absence pour une civilisation d’un code d’honneur accepté par tous.

    Au Japon l’individu qui éprouve de la honte suite à une faute va se faire seppuku (hara-kiri), c’est bien plus efficace que la peine de mort, car le criminel se donne alors de lui-même la mort et le roi se fera alors lui-même seppuku s’il ressentait de la honte à cause de son comportement.

    Au Japon un individu comme Macron après le déclenchement des gilets jaunes et après les milliers de blessés qui en découlait, se serait fait seppuku. Par exemple, les ingénieurs de Fukushima étaient à deux doigts de se retirer dans la pièce voisine pour se faire seppuku. Le fait même que Macron ne se suicide pas et qu’il regagne une certaine popularité par l’atavisme déshonorant d’une partie de la foule, suffit donc à briser toutes possibilités d’une société non violente basée sur la naturelle coercition de l’honneur.

    Les orientaux pratiquent eux l’immolation en public et les occidentaux généralement de fausses grèves de la faim pour exprimer leur incapacité à accepter la vie que leur offre la société.

    Aussi, puisque personne ne se fera jamais seppuku en Occident, c’est bien la restauration de la provocation en duel à laquelle il faut penser.

    Si Macron recevait une provocation en duel qu’il déclinait, alors celui qui a émis cette provocation serait en droit de se suicider. Nous aurions ainsi plusieurs suicides jusqu’à ce que cet individu ne démission ou ne se fasse tuer dans un duel qu’il accepterait finalement.

    Mais y-t-il encore des hommes en occident pour commettre une provocation en duel ou d’autres qui au lieu de se suicider ou de tout casser auraient cet honneur ?

    Une restauration des provocations en duel serait aussi une restauration de la démocratie, aucun élu ne pouvant alors plus faire sans les peuples.

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    • Alexandre

      8 novembre 2019

      J’ajouterais que la dictature et la folle déliquescence occidentale sont démontrées lorsque sont psychiatrisés ou censurés ceux qui précisément prônent en politique une restauration des provocations en duel..

  • Etienne

    7 novembre 2019

    Le mur n’est pas tombé…il a reculé de Berlin à Brest !

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  • ORSEL

    7 novembre 2019

    À vous lire, j’ai l’impression intime que vous décrivez notre douce France??

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  • Pierre 82

    7 novembre 2019

    Bonjour, monsieur Noé
    Je me suis souvent demandé si le déferlement de haine anti-russe déployé par les gens de gauche n’est pas dû au fait qu’ils ont failli dans leur mission sacrée de faire triompher le marxisme. Comme leur rêve collectiviste n’a pas fonctionné, ils en ont déduit que c’est à cause de ce qu’ils pensent être l’arriération mentale des Russes.
    Devant l’échec, les gens de gauche ne se remettent jamais en cause. C’est de la faute des traîtres, ou de la stupidité d’une race (le Russes étant blancs et chrétiens, il est permis de les mépriser en tant que race), ou de l’impérialisme US (le cas du Venezuela). Le modèle marxiste est bon. S’il ne marche pas, c’est de la faute des autres.

    Sinon, merci pour l’espérance que vous semez. Ce n’est pas simple de se dire libéral en France, mais il faut tenir bon. Continuer à proclamer. Les petits ruisseaux feront la grande rivière qui nettoiera les écuries d’Augias… Haut les cœurs.

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  • Garofula

    7 novembre 2019

    Merci Monsieur Noé. Tout est dit et bien dit. La social-démocratie, le mondialisme et l’écologisme sont la continuation du même marxisme sous d’autres formes, pas moins pernicieuses dans l’immédiat et pas moins mortelles à terme.

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  • Francis

    7 novembre 2019

    Excellent comme souvent

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  • herrmann vincent

    7 novembre 2019

    On dirait que l’on parle de la France. Ces “dirigeants” s’accaparaient tous les droits.
    Macron, au pas de course, essaye de faire taire tous les opposants, en leur interdisant de parler ou ou par l’oppression et le meurtre. Il a du s’inspirer de l’histoire pour agir comme il le fait.
    Merci pour ce cours d’histoire ainsi qu’à Monsieur Gave qui reste vraiment très jeune. Peut être pas les artères mais le reste !

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  • BKK

    7 novembre 2019

    Excellent ! Les sociaux démocrates sont la fin de l’Occident.

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  • Jacques Peter

    7 novembre 2019

    Oui, le mur est tombé, mais le socialisme est toujours l’idéologie dominante en France.

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  • Ockham

    7 novembre 2019

    En vous lisant je me sens bien. Continuez ! La flamme de la liberté est forte. Il a fini par tomber ce mur et c’est “Visa Frei bis Hawaï” si on a les moyens. Toutefois depuis 40 ans un excès de mollesse entretient en France et en Europe des fauves qui veulent mordre : ces marxistes durs et inhumains ou permissifs comme les énarques ou fils d’Ulm socialistes, ces salafistes quiétistes ou frères mutant par génération spontanée en assassins de masse car ce sont les mêmes et aussi ces nationalistes devenant si obtus et sociaux que le nazisme revient pour contrer les socialistes mous ou fous prêts en pleine débandade à s’allier avec leur pire ennemi l’islam. Ces jeux rappellent l’incroyable mollesse des sociaux-démocrates sans colonne vertébrale vis à vis de Hitler et de Lénine qui auraient dû partir au moins en prison mille fois. Dès que Hitler prit le pouvoir les socialistes partirent en camp de concentration, dès que Lénine eut le pouvoir il assassina froidement tout critique et Staline écrasa en masse les critiques potentielles…comme les frères ou les salafistes embastillent et torturent tout non musulman soumis dès qu’ils attrapent le pouvoir grâce à l’immense masse des soumis ne bougeant pas le petit doigt. Cela commence à l’école. Il ne faut pas tolérer à l’école des enseignants ouvertement révolutionnaires marxistes pas plus que des soi-disant quiétistes car ils vont émuler pour de bon des nazis. Or ils sont si tolérés dans notre multiculturalité qu’ils ont le droit de candidater à la présidence de la République ou vont déposer des listes confessionnelles religio-politiques ! Le multiculturel permissif et une police sur les genoux fait beaucoup qu’on ne le croit pour le dilemme alors inévitable de Staline ou Franco. Cela dit ne nous faisons pas d’illusion Röpke, Thomas Mann …et des milliers d’autres plus importants que nous, l’avaient prédit et, alors, le pouvoir est resté mou comme si un cycle nietzschéen était inévitable. La foule excédée devient élémentaire. Elle lève le bras ou le poing ou mieux se met à quatre pattes front à terre. Bottom up, top down! Espèrons que la paix n’a pas trop duré.

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    • Charles Heyd

      7 novembre 2019

      Superbe! Rien à redire car comme le dit M. Noé, ce n’est pas la mollesse qui permet de s’affranchir de la dictature mais la révolte ne serait-ce que d’une minorité.
      Regardez ce qui se passe au Venézuella, Maduro ne tombe pas tout seul malgré ses résultats brillants mais les vénézuéliens préfèrent partir plutot que d’être massacrés.
      Et surtout attention à l’école où on “éduque” nos enfants et spécialement dans les écoles coraniques.
      PS: je ne parle pas de l’Arabie Saoudite mais de la France!.

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